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14 décembre 2008

Meet me in St.Louis (1944)

Cinéma: Meet me in St.Louis (1944) StLouis5

Fiche technique:

 

Langue: Anglais
Année: 1944
Durée: 113 min.
Pays: Etats-Unis

 

Directeur: Vincente Minnelli
Producteur: Arthur Freed, Roger Edens
Scénario: Irving Brecher, Fred F. Finklehoffe
Cinématographie: George J. Folsey
Musique: George E. Stoll

 

Distribution: Judy Garland (Esther Smith); Margaret O'Brien ('Tootie' Smith); Mary Astor (Mrs. Anna Smith); Lucille Bremer (Rose Smith); Leon Ames (Mr. Alonzo Smith); Tom Drake (John Truett)

Synopsis: (attention spoilers)

Meet me in St.Louis débute pendant l'été 1903 et raconte pendant une année, la vie de la famille Smith vivant heureux dans leur maison de Saint-Louis au Missouri. Esther Smith, une jeune fille de 17 ans, vit avec son frère, ses soeurs, ses parents et son grand-père, une vie tranquille remplies de bals et de fêtes de famille. On nous présente la vie d'une famille ordinaire qui doit composer avec les amours des jeunes filles, les tracas quotidiens et le départ du frère aînée pour l'Université sans oublier de se préparer pour l'Exposition Universelle qui doit avoir lieu en 1904, événement tant attendu.

Mais pendant l'automne, une nouvelle va bouleverser la vie de la petite famille. Le père annonce qu'il a été nommé à un poste à New York et qu'ils doivent tous déménager dans cette ville. Le départ est prévu pour l'hiver 1904, juste après Noël et avant le début de l'Exposition Universelle. La famille est dévastée et tente bien que mal de célébrer les Fêtes malgré leur tristesse à l'idée de quitter Saint-Louis.

Le film est divisée en 4 tableaux étalés sur une année. Chaque tableau commençant par un dessin en sépia d'une scène du film qui s'anime petit à petit.

Le film débute pendant l'été 1903 et nous présente tout simplement la famille Smith à travers diverses scènes quotidiennes et les amours des jeunes filles Smith. On présente ainsi petit à petit les personnages. Puis, le deuxième tableau se déroule pendant l'automne, principalement pendant la nuit de l'Halloween. L'histoire et les personnages évoluent tranquillement. L'annonce du prochain départ de la famille est annoncée à ce moment. Le troisième tableau se joue pendant l'hiver et surtout les Fêtes de Noël. La famille, bien que triste, tente tout de même célébrer Noël. Le père devant le désarroi de sa famille annonce finalement qu'il n'acceptera pas le poste à New York. Le quatrième tableau nous présente la famille, unie et heureuse, qui se prépare à aller à l'exposition Universelle, au printemps 1904.

StLouis6À propos:

Titre en français: Le Chant du Missouri

Le film est une adaptation d'une série de nouvelles par Sally Benson qui ont pour sujet des souvenirs de sa propre vie et enfance à Saint Louis. Les nouvelles furent d'abord publiées par le The New Yorker puis sous le titre 5135 Kensington. Les histoires furent ensuite rassemblées dans un recueil intitulé The Kensington Stories. Il y avait 12 nouvelles représentant les 12 mois de l'année. Le film reprend cette idée d'année complète.

Meet me in St.Louis eut énormément de succès et reçut de nombreuses nominations pour divers prix. Il est le troisième long métrage du réalisateur Vincente Minnelli et lui permet de connaître le succès.

Judy Garland, cependant, n'avait tout d'abord pas voulu faire partie du projet. Elle venait d'avoir 21 ans et voulait jouer des rôles plus "matures". Les producteurs ne lui donnèrent pas le choix (il faut dire que les acteurs étaient alors sous contrat avec les maisons de production et avaient peu à dire sur les rôles qu'ils jouaient). Le film devient cependant, après The Wizard of Oz, un de ses rôles les plus reconnus. Elle montre finalement avec ce film, son talent, non seulement de chanteuse, mais de comédienne. Le film la montre d'ailleurs tout d'abord comme une adolescente puis comme une jeune adulte qui doit faire face à la vie. On nous présente littéralement la transition que la jeune actrice voulait faire dans sa vie et sa carrière.

Vincente Minnelli etJudy Garland, alors agée de 22 ans, se rencontrent pour la première fois sur le plateau du film. Ils se marient quelques années plus tard et auront une fille, Liza Minnelli.

Le fim fut filmé en Technicolor, et les couleurs percent littéralement l'écran. Les décors et les costumes sont également des éléments importants du film. Meet me in St.Louis est considéré comme une comédie musicale, même s'il ne comporte que très peu de scènes de danse. Les chansons sont intégrées dans la trame du film ce qui est relativement nouveau à l'époque mais qui sera de plus en plus la norme des films musicaux. Le film marque le début de ce qui est considéré comme l'âge d'or des comédies musicales de la compagnie MGM. Les chansons sont cependant nombreuses et furent pour la plupart de grands succès, en particulier les chansons, Meet me in St.Louis, Louis, The Trolley Song, The Boy Next Door et Have yourself a Merry Little Christmas. Judy Garland filma la fameuse scène The Trolley Song en une seule séquence. La chanson Have yourself a Merry Little Christmas devint une chanson classique de Noël et fut reprise par un très grand nombre d'artistes. La chanson originale était légèrement différente, mais Minnelli et Garland trouvèrent la chanson si triste - Judy Garland chante la chanson à sa jeune soeur pour la réconforter de quitter la seule maison qu'elle ait jamais connue - qu'ils demandèrent au compositeur de changer certaines lignes. Il finit par s'y contraindre.

Le film fut adapté pour la télévision en 1959 avec Jane Powell et Patty Duke ainsi qu'en 1966 dans une version non-musicale. L'histoire fut également adaptée pour Broadway en 1989.

Commentaires personnels à suivre...

Sources:

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11 décembre 2008

Ma vie télévisuelle : Ces films de Noël

FilmsLe Temps des Fêtes. Les quelques semaines avant et les quelques jours après. Ce Temps des Fêtes est accompagné d'une multitude de petites choses.

On commence par poser les décorations. On décore la maison et quand c'est possible, on met aussi parfois des décorations à l'extérieur. Et puis, on sort le disque de chansons de Noël. On l'écoute d'abord une fois, puis de plus en plus alors que les jours passent.  On commence à se promener dans les magasins pour chercher les cadeaux. La petite chose qui fera plaisir à chacun. Parfois au détour d'une allée, on trouve une nouvelle décoration. Et puis, il y a les biscuits, les tourtières, les tartes qui se préparent tranquillement.

Il y a tout cela. Mais il y a aussi ces images qui accompagnent ces moments. Ce n'est pas tout le monde qui les trouve importantes, mais elles ont toujours fait partie de mon Temps des Fêtes. Ces images ont surtout fait partie de ma vie télévisuelle mais elles furent également parfois vues sur un grand écran.

Mais habituellement, les films de Noël qui ont peuplé mon Temps des Fêtes se sont laissés regardés sur le petit écran. Ils commencent généralement dès le début de décembre. Ces films ont peuplé mon enfance et m'ont suivie dans mon adolescence et dans ma vie d'adulte.

La tradition étant que le film doit être regardé à la télévision, alors qu'il passe à l'antenne. À la limite, je me permets d'enregistrer le film si je ne peux être à la maison, mais pas question de louer ou d'acheter (quoique j'ai acheté certains de ces films, mais si je les regarde, c'est à un autre moment que le Temps des Fêtes... pendant ce Temps, je ne peux voir ces films que s'ils passent à la télévision... je sais c'est fou, mais c'est important !). Et donc les films qui sont Films8écoutés dépendant totalement de la programmation annuelle.

Il y a évidemment les classiques, qui passent chaque année... Frosty the Snowman, Rudolph the Red-Nosed Reindeer, How the Grinch Stole Christmas, A Charlie Brown Christmas... évidemment les versions animées des années '60. Combien de fois ai-je vu ces films... et mon Noël n'est pas complet tant que Charlie Brown n'a pas été cherché son petit arbre de Noël...

Et puis, il y avait tous ces films classiques: It's a Wonderful life, White Christmas, Miracle on 34th street, A Christmas Carol... auxquels s'ajoutèrent petit à petit, des films moins anciens: National Lampoon's Christmas Vacation, Scrooged, The Ref, The Polar Express...

Et puis, il y avait ces films, plus ou moins de Noël, en fait pas vraiment de Noël, mais qui passait chaque année pendant le Temps des Fètes et qui donc sont devenus synonymes pour moi, de films de Noël... ces films comme The Wizard of Oz, The Sound of Music, Seven Brides for Seven Brothers, Mary Poppins, Chitty Chitty Bang Bang, Bedknobs and Broomsticks... Je me souviens de soirées passées devant la télévision emmitoufflée dans une couverture de laine, chez mes grands-parents, pendant que les adultes jasaient dans le salon, j'étais dans le sous-sol à regarder (parfois seule, puis avec soeurette) The Wizard of Oz pour la 20e fois. Et je ne peux regarder The Sound of Music sans penser aux froides soirées d'avant Noël...

Et puis, il ne faut surtout pas oublié le fameux "Ciné Cadeaux" de Radio-Québec (maintenant Tele-Québec)... vers le 19-20 décembre, les films et dessins animés peuplaient la programmation. Et j'attendais avec impatience ce moment... et encore les dernières années, je tournais les postes pour voir les films de Ciné Cadeaux ! Chaque année, des dessins animés et des films... parfois de Noël, comme la Petite fille aux allumettes, mais souvent sans aucun rapport... mais avec les années, Tintin, Lucky Luke, Astérix, L'oiseau bleu, Jules Vernes... sont devenus associés à Noël. Que serait Noël sans Astérix et Cléopâtre ou La flûte à six schtroumpfs ?
 

9 décembre 2008

Les archives de Pauline: Tourtières, alphaghetti et tarte au pudding

Je connais des gens qui me parlent des petits plats que préparait leur mère. Des menus élaborés, des plats traditionnels, des confitures maisons, des spécialités qui demandaient des heures de préparation. On me parle aussi des repas de Noël que leur mère passait des heures à préparer. Des odeurs incroyables qui s’échappaient de la cuisine pour les réveiller le matin ou pour les accueillir le midi et le soir. On me parle des biscuits maison qui faisaient partie de la collation. Parfois on me parle aussi des souvenirs de voir leur mère à la cuisine, des casseroles et des aliments qui peuplent les comptoirs.

Moi ? Je n’ai pas ces souvenirs. Enfin, pas tout à fait les mêmes. Ma mère n’aimait pas cuisiner. En fait, le terme est trop doux. Elle détestait avec passion cuisiner. Elle n’avait jamais observé sa mère faire ses conserves et ses tartes. Elle préférait commander des mets chinois au restaurant du coin. Elle n'avait jamais même fait cuire un oeuf avant de se marier. Et ceci n'est pas un cliché, c'est la vérité. Elle n'aimait pas cuisiner. Mais elle le faisait.

BouffeMon déjeûner consistait en rôties et beurre d'arachides ou céréales. Le midi, quand je revenais dîner à la maison, il y avait des sandwichs de "paris pâté", de "flocons de poulet" ou de tranches de mortadelle. Parfois, il y avait un bol d'alphaghetti. Et pour faire différent, parfois il avait du steak haché et des patates rôties.

Le soir, c'était plus compliqué. Macaroni, spaghetti, poulet rôti, quelques légumes, quelques plats typiquement espagnols adaptés à la Pauline... Les biscuits venaient en paquets, les tartes étaient remplis de pouding ou de préparations en cannes. Les gâteaux venaient habituellement en boîte... une poudre à laquelle on ajoutait un oeuf et de l'huile, je crois. À Noël, pas d'odeurs de biscuits, pas de sucre à la crème, pas de marmelades ou de ketchup maison... les tourtières n'avaient que de la viande hachée et du sel, et il n'y avait pas de dinde... mon père faisait une paella.Qui sentait très bon, soit dit en passant !

Quand nous fûmes, ma soeur et moi, plus vieilles, nous avons souvent préparer des repas... La fin de semaine, mon père prenait avec joie la relève et préparait des plats, mais pas de desserts, il n'aime pas le sucre. Ma mère avait bien quelques repas plus élaborés qu'elle préparait avec succès - je me souviens de son boeuf bourguignon - mais c'était toujours un véritable calvaire pour elle. Et je me souviens de l'année où le jardin produisit des tomates en quantité phénoménale...  pas question de perdre les tomates, et les voisins en avaient plus qu'assez... elle passa donc une fin de semaine à faire des conserves... ce fut la seule fois ! Elle a officiellement déclaré le dimanche, qu'on aurait dû la photographier car on ne l'y reprendrait plus !

J'aime beaucoup cuisiner. J'aime chercher la recette, trouver les ingrédients, sortir les bons chaudrons... trancher, couper, dépecer... faire mijoter, faire sauter... trouver les bonnes épices, les mélanger, suivre à la lettre la recette, improviser de nouvelles combinaisons... entendre le mijotement de la soupe, sentir les odeurs se mélanger...

Mais parfois, je sors une canne d'alphaghetti, j'achète de la pâte toute faite et j'y rajoute du pouding à la vanille, et parmi mes tourtières, il y en a toujours une, toute simple, toute sèche au steak haché... et il me semble que c'est toujours le meilleur plat qui ne fut jamais cuisiné. Et même si j'aime mes biscuits tout chauds sortant du four... il a des moments que je ne peux m'empêcher d'acheter un paquet à l'épicerie... de préférence des "feuilles d'érables"...

Les souvenirs culinaires ça ne se discute pas !!! :D

6 décembre 2008

Little Women - II. Commentaires

Little Women / Louisa May Alcott. -- New York : Barnes & Noble Books, 1994. -- 537 p. : ill. ; 22 cm. -- ISBN HCG1-56619-475-X

Résumé:

Les quatre filles du docteur March vivent avec leurs parents et une fidèle domestique, dans une petite ville du Massachusetts, aux États-Unis. Autrefois une riche famille, les March vivent présentement très modestement. L'histoire commence alors que le docteur March a quitté sa famille pour offrir ses services au front - pendant la Guerre de Sécession.

Le roman nous présente d'abord les quatre soeurs et leur vie avec leur mère dans cette petite ville. Elles n'ont pas beaucoup d'argent et en souffrent mais vivent néanmoins dans un univers heureux et rempli d'amour. Les premiers chapitres racontent divers épisodes de la vie des quatre soeurs, leurs mésaventures, leurs problèmes, leurs joies. On rencontre également les voisins, Mr. Laurence et son petit-fils qui devient un ami de la famille.

Les quatre soeurs sont très différentes les unes des autres, mais cherchent toutes à devenir meilleures et à surmonter leurs défauts. Le roman nous présente à travers diverses anecdotes, leur apprentissage de la vie. Elles grandissent, font des erreurs, se querellent, se réconcillient, se marient, quittent le foyer... mais elles resteront toujours liées par un amour unique et immense.

L'oeuvre:

Louisa May Alcott a écrit son roman Little Women en deux parties. Elle écrivit la première partie en 1868 et l'histoire connue un immense succès. La deuxième partie du roman fut publiée en 1869. Les deux parties furent finalement réunies en un seul volume en 1880. L'auteur écrira deux suites à son roman: Little Men en 1871 et Jo's Boy en 1886. Il est reconnu que l'auteur s'est grandement inspirée de son enfance avec ses trois soeurs pour rédiger son roman.

Little Women fut adaptée de nombreuses fois au théâtre, à l'opéra, au cinéma et à la télévision.

Commentaires personnels et expérience de lecture:

Le roman d'Alcott est de toute évidence une histoire sur le passage à l'âge adulte de quatre jeunes filles. Au début du roman, elles sont de jeunes filles à peine adolescentes. On suit d'abord dans les premiers chapitres leur aventures. Écrit d'abord sous forme d'anecdotes, on nous présente les quatre filles à travers des moments de leurs vies. On nous raconte les problèmes, les erreurs, les peurs, les peines et les joies des quatre soeurs - et à travers ses moments, on nous présente les jeunes filles: leurs qualités, leurs défauts, leurs craintes et leurs espoirs. Le roman se veut un peu un modèle pour les jeunes filles, à travers les aventures et mésaventures des quatre soeurs, elles apprennent - et nous apprennent - à être meilleures, à surmonter ses lacunes, à surpasser les événements, à être plus fortes, etc. Le roman a donc souvent été classé de moralisateur, parfois de "guide de bonnes moeurs pour jeunes filles bien élevées" !

La deuxième partie du roman poursuit dans la même voie, mais les quatre filles vieillissent et nous présentent leur vie de jeune adulte, leurs amours, leurs espoirs, etc. Il semble alors moins anecdotique. Le roman se centre également beaucoup sur l'amour familial et sur les amitiés.

Le roman est évidemment très ancré dans son époque... la famille, les bonnes manières, la morale, la religion... ce qui fait dire à certains aujourd'hui, qu'il a mal vieilli. Il est certain que certains passages peuvent faire sourire, mais on retrouve surtout un excellent portrait de la société de l'époque. Un témoignage de certaines idées, certaines valeurs d'une époque et d'un pays.

Le roman est destiné à un public jeune ; Alcott écrivait d'abord pour les jeunes adultes. Elle voulait écrire une belle histoire et surtout elle voulait offrir un témoignage de son enfance heureuse. Oui, le roman est truffé de "bons sentiments", mais il est surtout l'histoire de quatre soeurs qui apprennent à vivre et à grandir. Mais il ne faut pas seulement voir dans Little Women une histoire pour enfants. On peut lire dans le roman les préoccupations d'Alcott sur les thèmes de l'émancipation de la femme (surtout dans le personnage de Jo), sur la guerre civile américaine, sur les valeurs et traditions, sur les stérótypes, etc.

Lorsque j'ai lu le roman pour la première fois, c'est dans sa version française, Les quatre filles du Docteur March. Je l'ai ensuite relu des dizaines de fois avant d'acheter la version originale en anglais. J'ai également dû voir des dizaines de fois la version cinématographique de 1933 avec Katherine Hepburn dans le rôle de Jo, Frances Dee dans le rôle de Meg ainsi que la version de 1949 avec Janet Leigh dans le rôle de Meg, June Allison dans le rôle de Jo, Margareth O'Brien dans celui de Beth et Elizabeth Taylor dans celui d'Amy. J'ai également suivi l'anime "Les 4 filles du Dr. March" avec ma soeur. J'ai été voir le film de 1994 avec Winona Rider dans le rôle de Jo... mais je ne peux dire que j'ai vraiment apprécié cette adaptation. Pour moi, Jo, c'est Katherine Hepburn ou encore June Allison. Mais enfin, c'est vous dire comment je connais sur le bout des doigts les aventures des quatre soeurs.

Relire aujourd'hui le roman, c'est sourire parfois sur les aspects moralisateurs et l'air vieillot de l'histoire, mais c'est retrouver quatre jeunes filles que je connais bien... c'est retrouver Amy que je n'arrive toujours pas à vraiment tolérer mais que j'aime bien quand même, c'est compatir avec la pauvre Meg qui voudrait tant faire partie de la "société", c'est écouter sagement la musique de Beth et espérer vainement qu'elle ne sera pas malade, c'est suivre Jo et rêver avec elle... et secrètement espérer qu'elle finira cette fois-ci par tomber en amour avec Laurie et croire que peut-être lors de cette lecture, Tante March amènera Jo en Europe... C'est bizarre car l'histoire ne semble pas vouloir changer !!! ;)

Les avis de Majanissa, Llisa et Lilly

Premier article: Little Women: I. L'auteur

Citations:

"Jo was the first to wake in the gray dawn of Christmas morning. No stocking hung at the fireplace, and for a moment she felt as much disappointed as she did long ago, when her little sock fell down because it was so crammed with goodies. " p. 26

"As she spoke, Jo took off her bonnet, and a general outcry arose, for all her abundant hair was cut short."Your hair ! Your beautiful hair!" "O Jo, how could you? Your one beauty". " p. 188

Sources à consulter:

3 décembre 2008

Little Women - I. L'auteur

HCGLittle Women / Louisa May Alcott. -- New York : Barnes & Noble Books, 1994. -- 537 p. : ill. ; 22 cm. -- ISBN 1-56619-475-X

Quatrième de couverture:

For over a century, Louise May Alcott's Little Women has been one of the most widely read stories for young people. This heartwarming tale about the March family paints a brilliant portrait of nineteenth-century New England life. It is as appealing today as it was in 1968.
The four March sisters -- Jo, Meg, Amy and Beth -- are "rich in home-love and family", yet with their father off to the war, they must take on greater responsibility and become "little women".  Like Alcott herself, Jo retreats to the attic when "genius burns", and faces her impending womanhodd with scorn. Meg, the eldest, resents the sacrifices the family must make and yearns to enter society like a woman. Amy, the youngest and most spoiled, stirs up the entire family. And Beth, the quiet and frail sister, nearly goes unnotices until a kindly gentleman neighbor, whose grandson Laurie they have befriended, gives her a piano to play.
The sisters fight and fret, worry, fall in love, and heed the wise words of their mother. By lessons learned, sacrifices made, and the simple charms of their good-natured hearts, the magnificent March girls ultimately win the hearts of all.

Auteur:

Louisa May Alcott est née un 29 novembre en 1832 dans la ville de Germantown en Pennsylvanie (maintenant un quartier de louisa_may_alcottPhiladelphie). quelques années plus tard, sa famille déménage à Boston où elle grandit avec ses trois soeurs. Sa famille est pauvre mais elle vit heureuse, son enfance sera d'ailleurs une grande inspiration plus tard dans son oeuvre littéraire.

Son père, un transcendantaliste convaincu (mouvement spirituel, philosophique, littéraire et culturel du XIXe siècle), ouvre une école expérimentale. En 1840, après l'échec de l'école de Mr. Alcott, la famille déménage près de la ville de Concord au Massachusetts. Ils vécurent d'abord dans une communauté utopienne, puis dans des chambres louées. Finalement, ils s'établirent dans une petite maison de Concord.

Louisa reçut son éducation à la maison principalement par son père et quelques amis de la famille (entre autres, Margaret Fuller et Nathaniel Hawthorne).

La pauvreté de sa famille obligea Louisa à travailler très tôt, entre autres, comme institutrice et gouvernante. Elle aima cependant toujours écrire et jouer au théâtre. Elle écrit son premier drame vers l'âge de 15 ans. Elle publie sa première nouvelle à l'âge de 20 ans, en 1852, dans un quotidien de Boston, l'Atlantic Monthly. Deux années plus tard, elle publie son premier roman. Elle écrivit ensuite de nombreux romans et nouvelles, sous son nom, majoritairement des romans pour enfants ou jeunes adultes, mais également sous le pseudonyme de A.M. Barnard. Les romans publiés sous ce pseudonyme s'adresse à un public adulte.

Vers 1862, pendant la Guerre de Sécession, elle sera infirmière pour le Union Hospital de Georgetown, D.C. Les lettres qu'elle écrira pendant ses semaines seront plus tard publiées. Son roman le plus connu, Little Women, est en partie autobiographique et puise dans son enfance et celle de ses soeurs.

Elle continuera toujours à écrire mais, abolitionniste et féministe convaincue, elle consacrera les dernières années de sa vie à divers mouvements, particulièrement pour le droit de vote des femmes. Elle ne se mariera jamais mais en 1879, suite au décès de sa jeune soeur, elle prend en charge sa petite nièce de 2 ans.

Elle décède en mars 1888 à Boston des séquelles d'un empoisonnement au mercure - pendant ses années comme infirmière, elle souffrit de pneumonie et de la fièvre typhoide, elle fut alors traitée avec un médicament contenant du mercure.

Pour une biographie complète de l'auteur, consulter ce site (en anglais)

Bibliographie partielle :

  • The Inheritance (1849, publié pour la 1e fois en 1997)
  • Flower Fables (1854)
  • Hospital Sketches (1863)
  • The Rose Family: A Fairy Tale (1864)
  • Moods (1865)
  • Behind a Mask, or a Woman's Power (1866) (sous le pseudonyme  A. M. Barnard)
  • A Long Fatal Love Chase (1866 - publié pour la 1e fois en 1995) (sous le pseudonyme  A. M. Barnard)
  • Morning-Glories and Other Stories (1867)
  • The Mysterious Key and What It Opened (1867)
  • The Abbot's Ghost, or Maurice Treherne's Temptation (1867) (sous le pseudonyme  A. M. Barnard)
  • Little Women (1868)
  • Three Proverb Stories (1868)
  • Good Wives (Suite de Little Women) (1869)
  • An old Fashioned Girl (1870)
  • Aunt Jo's Scrap-Bag (1872-1882)
  • Little Men: Life at Plumfield with Jo's Boys (1871)
  • Work : A Story of Experience (1872)
  • Eight Cousins or The Aunt-Hill (1875)
  • Beginning Again, Being a Continuation of Work (1875)
  • Silver Pitchers, and Independence: A Centennial Love Story (1876)
  • Rose in Bloom : A Sequel to Eight Cousins (1876)
  • A Modern Mephistopheles (1877) (publié anonymement)
  • Under the Lilacs (1878)
  • Jack and Jill: A Village Story (1880)
  • Jo's Boys and How They Turned Out: A Sequel to "Little Men" (1886)
  • Lulu's Library (1886-1889)
  • A Garland for Girls (1888)
  • Comic Tragedies (1893)

Commentaires à suivre...

Citations:

" "Christmas won't be Christmas without any presents", grumbled Jo, lying on the rug. 

"It's so dreadful to be poor" sighed Meg, looking down at her old dress.

"I don't think it's fair for some girls to have plenty of pretty things, and other girls nothing at all," added little Amy, with and injured sniff.

"We've got a father and mother and each other", said Beth contentedly, from the corner.

The four young faces on which the firelight shone brightened at the cheerful words, but darkened again as Jo said sadly, -- " p.15

Sources:

 

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1 décembre 2008

Dans le froid des jours et des nuits

Parce que nous sommes le 1er décembre
et que la saison est donc officiellement commencée.

Parce que depuis la semaine dernière
Barcelone a installé ses lumières un peu partout dans la ville.

Parce que presque toutes mes décorations sont posées
et qu'il m'en reste encore quelques unes
à installer, histoire de faire durer le plaisir.


Nooeel1

Parce que depuis quelques jours,
on parle d'un froid polaire à Barcelone
et qu'avec ces quelques degrés de moins
j'ai sorti mon foulard et mes mitaines.

Parce que je vais bientôt commencer
à préparer mes biscuits et autres sucreries et
qu'il faut déjà penser à la dinde.

Parce que je commence déjà à tout prévoir
et à tout planifier pour ces jours qui
arrivent bientôt.

Je me laisser bercer par
ces jours de Noël qui
commencent tranquillement...

28 décembre 2007

Cherchez le tupperware... suite

Donc que vient faire la recherche de tupperware dans tout cela ?

Cherchez_le_TupperwareEt bien voilà... comme à chaque année, il y avait cette année, un souper chez mon père pour Noël. Noël dans ma famille, c’était ma mère. C’est elle qui nous a donné à ma soeur et moi, l’amour de Noël. Mon père n’était pas trop Noël, cela l’indifférait un peu, de plus qu’en Espagne, surtout à l’époque, on célébrait surtout les Rois. Donc, quand ma mère est décédée, le premier Noël fut un peu triste. Nous avions décoré tout de même, avons échangé quelques cadeaux et avons fait notre repas de Noël. Depuis toujours, chez nous, à Noël, mon père faitt une paella pour Noël. Cela lui permettait de s’intégrer aux préparatifs et cela nous permettait de manger autre chose que de la dinde et des tourtières – il y en avait bien assez dans la famille !

Une fois en Espagne, nous avons continué à faire notre repas traditionnel de Noël avec une paella en guise de repas. Et donc, le 25 décembre, nous allions chez mon père pour Noël. Moi, mon époux, ma sœur et mon père… L’année dernière, ma sœur n’était pas là – elle est retournée vivre à Montréal – donc ce fut uniquement mon père, mon époux et moi… un peu tranquille, sans décorations, quelques petits cadeaux et une belle paella.

Cette année, et bien, ce fut différent, puisqu’il y avait la petoune espagnole. Tout d’abord, il a fallut que j’insiste pour que ce premier Noël avec elle se fasse sans ses enfants et leur conjoint… pas envie de les rencontrer en cette journée de Noël. Puis, finalement, nous avons fait le repas le 26 décembre car, le 25 décembre, ils allaient chez la sœur du gendre à la petoune – oui, en Espagne, on va dans la famille de la famille… la famille c’est primordial – donc j’ai dû me contenter du 26 décembre. Et bien entendu, la paella fut contestée par la petoune, car évidemment ce n’est pas un repas de Noël ici … Mais, mon père n’a apparemment pas cédé sur ce point puisqu’il a fait sa paella.

Et donc, le 26 décembre, nous sommes arrivés chez mon père pour le repas de Noël. J’ai immédiatement offert mes cadeaux à mon père – et le poinsettia à la petoune -. Mon père n’est pas très cadeaux, nous avons toujours acheté pour lui les cadeaux qu’il offrait, et de plus, il est très difficile à plaire. Les cadeaux qu’on lui donne sont rarement utilisés ou appréciés donc il est très difficile de lui trouver quelque chose qui lui plaira. Cette année, je lui ai offert un fromage ! Oui, oui, un fromage énorme dans une belle caisse de bois ! C’est un fromage pas mal dispendieux que je sais qu’il aime beaucoup, donc il fut très heureux de le recevoir – pour une fois – et je lui ai donné immédiatement car enfin… hum… ça sentait fort !!!

Et puis… et puis, voilà, encore une fois aucune décoration. Une minable table dans le milieu du salon… et la porte patio ouverte pour les chats. Ce qui donne une température intérieure de 16º… j’ai gelé toute la journée ! Et puis, évidemment, c’était trop demandé que la petoune s’habille ! Comme à chacune des dernière fois que je l’ai vue, elle était en pyjama. Elle s’est finalement habillée en survêtement car nous sommes sortis voir le terrain qu’elle vient d’acheter. Si nous n’étions pas sorti, elle serait restée en pyjama. Et puis, évidemment, elle n’était encore pas maquillée. Ici… c’est strictement personnel… je n’ai rien contre le fait qu’elle ne se maquille pas, je ne me maquille pas tous les jours moi non plus.  Nous étions quand même invitésTupperware2 pour le repas de Noël, enfin... là n’est pas mon problème avec le fait qu’elle n’était pas maquillée. Hum, c’est que voyez-vous, elle a du maquillage permanent ! Donc quand elle ne se maquille pas, nous pouvons voir deux « beaux » traits noirs sur ses sourcils (enfin, l’endroit où il devrait y avoir des sourcils) et un « magnifique » trait noir sur le contour de ses lèvres… Et honnêtement, j’ai de la difficulté à la regarder en face… c’est tout simplement horrible. Enfin… si cela ne dérange pas mon père… soupirs…

Je passe rapidement sur les conversations et remarques – surtout qu’en plus je ne comprends qu’à moitié ce qu’elle raconte, incroyable accent andalou. Disons simplement que ce fut un long, long repas. Et puis, nous reçûmes nos « magnifiques » cadeaux de Noël… à 10€… je sais, je sais c’est l’intention qui compte. Finalement, ce fut le moment de quitter. Comme d’habitude, mon père voulut me donner les restes de paella. Ça aussi, c’est une tradition… il en garde un peu et je repars avec un plat plein de paella. Et mon père était bien garni en plats de plastique de tout format. C’était même un peu une plaisanterie familiale depuis toujours… les plats tupperware de mon père, de toutes les grandeurs possibles. Il en avait une quantité incroyable et comme il nous en laissait souvent avec différents mets, et bien il en rachetait tout le temps. Très fier de ses tupperwares, mon père. Et bien… plus un seul ! Parce que voyez-vous, selon la petoune, ce n’est pas bon de garder la nourriture dans des plats de plastiques, cela gâte la nourriture. Et donc, je suis repartie avec ma paella dans un bol de mélamine et un peu de papier cellophane.

C’est banal… je sais… mais bon…

27 décembre 2007

Cherchez le tupperware... introduction

J’ai déjà exprimé – de façon très modérée, je dois dire – le fait que je ne suis pas particulièrement heureuse du choix de mon père en ce qui concerne sa nouvelle relation « amoureuse ». Cela va bientôt faire un an qu’il m’a annoncé l’existence de cette relation mais ça fait au moins un an et demi – peut-être plus, on ne peut pas vraiment savoir – qu’elle existe.

Au delà du fait que j’aurais évidemment préféré – en tant que petite fille – qu’il n’y ait pas de nouvelle femme dans sa vie (après tout, il a eu 70 ans cette année et il passait son temps à dire qu’il ne voulait personne d’autres dans sa vie, qu’il était bien ainsi et qu’il ne voulait pas remplacer ma mère), c’est beaucoup moins le fait qu’il y ait quelqu’un queTupperware1 la façon dont ce fut fait et maintenant, surtout la personne en elle-même.

Bon... une fois le choc passé lors de l’annonce de la relation

(un joyeux 3 janvier de 2007, mon père me dit qu’il vient me voir, qu’il n’aura pas besoin de prêt pour son nouvel appartement... j’attends toute la journée, me demandant pourquoi, et il arrive finalement avec cette dame me disant qu’ils vont vivre ensemble...enfin)

et que tous les mensonges –bien enfantins et bien inutiles - furent plus ou moins découverts et qu’ils eurent plus ou moins cessé

(« je ne la connais que depuis cet automne... bon depuis août... bon depuis juillet... ce sera juste une coloc... bon on couchera dans la même chambre... non, elle ne vit pas ici, seulement dans le prochain appartement...heu non non, les crèmes cachées sous les serviettes dans la chambre de bain ne sont pas les siennes.. »)

et la surprise provoquée par certains comportements complètement atypiques fut plus ou moins passée

(des voyages avec la dame alors qu’il déteste voyager, des repas au restaurant alors qu’il fut toujours impossible de l’y amener, des visites dans la famille de la dame alors qu’on ne pouvait jamais aller visiter les oncles et tantes avant, et j’en passe...)

et que son attitude de jeune adolescent se fut plus ou moins modérée

(achat de nouveaux vêtements, car elle n’aime sa façon de s’habiller, visite chez le coiffeur alors qu’il fut toujours fier de dire qu’il se coupait les cheveux lui-même,...)

et que la blessure provoquée par certaines paroles et actes fut plus ou moins cicatrisée

(ne pas comprendre que je préfère que la dame ne soit pas là pour venir chercher les cendres de ma mère, répéter des paroles dictées par une autre, car pas du tout sa façon de s’exprimer...)

je me disais finalement que s’il était heureux, s’il se sentait moins seul, et bien c’était une bonne chose. Il n’était pas très vieux, il lui reste encore de nombreuses années à vivre et donc, une nouvelle amie pouvait être quelque chose de bien.

Évidemment, c’était sans vraiment connaître, celle que j’appelle désormais, « la petoune espagnole ». Les histoires sont nombreuses, mais je passe sur celles-ci pour le moment. Peut-être que je laisserai aller à écrire sur ces histoires un autre jour. Pour le moment, disons seulement, que les comportements atypiques continuent, les attitudes d’adolescent font encore parfois leurs apparitions, et surtout les agissements et paroles autant de lui que d’elle blessent encore.

Mais que vient faire la recherche de tupperware dans tout cela ?

J'y viens...

26 décembre 2007

Quelques livres de plus

Chanson1Cette année, à venir jusqu’à maintenant les Fêtes sont assez tranquilles. C’est ce que je voulais...

Tous les cadeaux étaient achetés et donc samedi, le 22 décembre, nous en avons profité pour faire tranquillement des commissions. Puis dimanche, nous sommes partis pour Montpellier. De Barcelone, la route n’est pas très longue, mais nous sommes passés par la côte, notre chemin préféré. Après la Costa Brava et ses petites routes dans les falaises, nous avons fait un premier arrêt à Banyuls pour manger un énorme croque-monsieur. Puis direction Montpellier pour un souper chez un ami québécois, son épouse française et ses deux garçons. Le repas fut excellent, la conversation agréable et la marche après le repas dans un Montpellier  illuminé, superbe.

Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner, nous sommes allés faire un dernier tour à Montpellier, histoire de voir le Marché de Noël (évidemment) et d’aller au FNAC !!! Il y a bien un FNAC à Barcelone, mais la sélection de livres en français (et en anglais) est limitée. Et bien que j’achète quelques livres en espagnol, je préfère tout de même lire en français ou en anglais. Et donc… ce furent quelques heures très agréables de bouquinage et de dépenses – beaucoup trop de dépenses… et bon yen quand vais-je pouvoir lire tout ça ? ;-)  Mais cela était nécessaire à ma vie de lectrice !

Et puis ensuite, nous sommes revenus en passant par quelques endroits que nous aimons bien… l’Abbaye de Valmagne où nous avons acheté d’autres livres et quelques bouteilles de vin, puis un détour par quelques petits villages des Corbières… et évidemment, Quéribus... enfin… un 24 décembre un peu différent. Ce dont j’avais bien besoin !Catedral

Le lendemain, nous avons fait notre souper de Noël, mon copain et moi, tous les deux. Et puis nous nous sommes échangés nos cadeaux. Et devinez quoi ! J’ai reçu deux autres livres !!!

CaligraLe livre « Catedral del Mar » de Ildefonso Falcones, en édition de luxe avec une carte de Barcelona du XIVe siècle. Le livre est magnifique et je voulais lire ce roman depuis longtemps. Et surtout, la cathédrale Santa Maria del Mar est ma préférée de Barcelone. J’ai également reçu un superbe livre ancien datant de 1906 « Album Caligráfico Universal » avec de magnifiques planches de différentes calligraphies. Il me connaît bien :-)

Il est certain que sans ma soeurette qui est à Montréal et la nouvelle situation de mon père, les Fêtes de Noël sont différentes... Et sans ma mère... qui aimait tant Noël... soupirs...

J’ai bien d’autres choses à dire à propos du repas chez mon père et les Fêtes ne sont pas terminées... mais pour le moment c’est tout...

Quelques livres de plus et un peu de tranquillité... et je dois dire que je suis bien contente !

25 décembre 2007

Le Noël d’Hercule Poirot

Critique de lectureNoelHercule

Le Noël d’Hercule Poirot / Agatha Christie ; traduit de l'anglais par Claire Durivaux. -- Paris: Librairie des Champs-Élysées, 1973. -- 252 p. ; 17 cm. -- Coll: Club des Masques; 174.

Titre original: Hercule Poirot’s Christmas
Titres alternatifs: A Holiday
for Murder / Murder for Christmas

Quatrième de couverture

N’allez pas vous imaginer que je me délecte dans les histoires de meurtre. Plaise à Dieu que je n’en revoie jamais ! j’espère du moins que nous serons tranquilles pendant votre séjour chez moi.

Modestement POIROT commença :
- Ma réputation…

Mais déjà Johnson reprenait :
- C’est Noël… l’époque bénie où règnent la pais et le pardon des injures. Chacun soit aimer son semblable en ces jours de fête !

Hercule POIROT se renversa dans son fauteuil, joignit les doigts et considéra son hôte pensivement.
- Alors, murmura-t-il, vous pensez que Noël est une saison peu favorable au crime ?
- C’est bien ce que je viens de dire.
- Pourquoi ?
- Pourquoi ? répéta Johnson, légèrement décontenancé. Ma foi parce que c’est un temps béni de réjouissances et de bonnes volontés.
- Les Anglais ! Quel peuple sentimental ! s’exclama POIROT.

Résumé

Siméon Lee est un vieux multimillionnaire excentrique et cynique, et de ses propres mots, méchant et cruel. Il a bâtit sa fortune en Afrique du Sud grâce à des exploitations minières de diamants. Il aime particulièrement jouer avec les gens et régir leur vie.

À la surprise de tous, il décide de réunir pour Noël, toute sa famille, sous son toit. En plus, de son fils aîné qui vit sous son toit avec sa femme, il fait venir ses trois autres fils. Également invitée est la seule petite-fille de Lee, que personne n’a jamais rencontrée. Elle est l’enfant de sa fille qui est décédée depuis peu. De plus, le fils d’un ancien ami et collègue de Siméon Lee qui lui rend visite à l’improviste, est aussi invité à passer les prochains jours dans la maison.

À part Alfred, qui semble aimer son père malgré toutes les humiliations qu’il lui fait subir, tous détestent le vieil homme. Ce dernier est cependant content d’avoir réuni sa famille – qui ne s’entendent pas entre eux – et est déterminé à s’amuser à leur dépend. Il se prend d’affection pour sa petite-fille qui l’amuse et n’hésite pas à le faire savoir. Il invite également son fils Harry à revenir au pays et à s’installer chez lui… et finalement, il s’assure que tous soient au courant qu’il veut modifier son testament.

Le 24 décembre, il est assassiné dans sa chambre. On entend un cri horrible, des bruits assourdissants sont aussi entendus et la porte est verrouillée de l’intérieur. Lorsque la famille réussit à ouvrir la porte, la scène est effrayante. Le vieux Lee est retrouvé égorgé sur le sol, du sang répandu partout et les meubles renversés.  

Alors que Superintendant Sugden commence son enquête, son supérieur est appelé également sur les lieux du crime. Celui-ci amène son invité célèbre qui était venu passer les Fêtes de Noël chez lui, le détective Hercule Poirot. Ce dernier se chargera de faire sa propre enquête. Vol de diamants, humiliations d’un père sur ses enfants, modification de testament, vengeances, avidité,… les motifs et les suspects ne manquent pas.

L’œuvre et Commentaires personnels

Le roman d’Agatha Christie « Le Noël d’Hercule Poirot » (« Hercule Poirot’s Christmas ») fut publié au Royaume Uni en décembre de 1938. Il parut ensuite aux Etats-Unis en 1939 sous le titre de « Murder for Christmas », puis en 1947 sous le titre « A Holiday for Murder ».  

Il met encore en scène, le détective privé, ancien membre de la police belge et maintenant vivant en Angleterre, Hercule Poirot. L’histoire se déroule pendant Noël. Le roman est divisé en 7 parties, commençant avec la journée du 22 décembre et se terminant 7 jours plus tard, le 28 décembre. Le roman présente un meurtre qui est commis dans un endroit hermétiquement fermé, ce qu’on appelle en anglais « a locked room mystery ».

L’auteur reprend également certains thèmes qu’elle avait déjà utilisés ou qu’elle reprendra plus tard. On retrouve une victime qui était un tyran antipathique et sadique avec ses proches. Ses enfants le déteste mais ont plusieurs des mêmes caractéristiques que la personne qu’ils ne peuvent supporter. Elle utilise également le thème du testament et de l’héritage qui sera utilisé souvent dans ses romans.

Le roman s’inscrit dans la tradition des livres de Christie. Mais on peut critiquer certains aspects du roman qui sont justement souvent repris et qui lorsqu’on lit plusieurs œuvres de l’auteur sont facilement reconnaissables. On retrouve un groupe de suspects tous présents dans la maison et tous ayant un solide mobile pour tuer la victime. Ils semblent tous avoir quelque chose à cacher et Poirot dévoile petit à petit les secrets de chacun. Il y a aussi beaucoup trop de coïncidences. Et un peu trop d’événements improbables. Plusieurs personnages sont stéréotypés : le serviteur sournois et se sauvant à l’arrivée de la police, le vieux serviteur semblant confondre les gens, la jeune fille étrangère espagnole avec les traits légèrement caricaturaux, le jeune homme venant de l’Afrique du Sud et trouvant l’Angleterre terne et rigide.

Le crime est cependant différent par le fait qu’il est beaucoup plus sanglant que d’habitude. L’auteur s’était fait reprocher d’offrir des crimes fades et trop raffinés. Elle a voulu ici proposer un crime violent. Elle propose aussi un Poirot plus posé et moins critique des coutumes anglaises. Il semble un peu moins coloré que d’habitude. Et c’est dommage.

J’ai eu un peu de difficulté avec certains personnages. Par exemple, le serviteur que tout le monde déteste, semble le suspect parfait, à tel point qu’on se doute bien qu’il n’est pas coupable. La petite-fille espagnole ressemble beaucoup trop à une caricature – même pour l’époque. On sent aussi parfaitement les mœurs anglaises de l’époque – comme souvent dans les romans d’Agatha Christie. Mais dans ce roman, elles sont particulièrement soulignées. Le vieux Lee qui déclare ne pas se repentir de ses actes est puni. Il n’a pas au cours de sa vie respecté le mariage et les conventions sociales et il mourra à cause de cela. Ceux qui sont plus vertueux sont nettement favorisés dans l’histoire. On sent quelques préjugés sur les classes sociales et les nationalités différentes.

Mais mis à part ces quelques critiques, le roman demeure efficace. Le meurtrier n’est pas celui qu’on croyait et Poirot mène son enquête selon ses habitudes. L’atmosphère est étouffante, dans ce manoir ancien, typiquement anglais, rempli de gens qui ne se connaissent pas ou peu et qui ne s’aiment pas pour la plupart. Les personnages, bien que caricaturaux, sont bien décrits et la prémisse est bien en place lorsque le crime arrive. On nous a présenté parfaitement cette famille « dysfonctionnelle » et dans laquelle les secrets et les non-dits sont partout.

La critique d’Allie.

Citation:

"Ah ! Mais moi j’ai été plus méchant que les autres hommes, déclara son grand-père en ricanant. Je ne regrette rien… rien du tout! Je me suis bien amusé. On dit qu’on se repent dans sa vieillesse des fautes de sa jeunesse. Quelle sottise ! Moi, je n’éprouve aucun remords…" (p.48)

" […] Vous dites que Noël est une époque de réjouissances et de belle humeur. Cela signifie, n’est-ce pas, qu’on mange et qu’on boit beaucoup… même plus que de coutume! Trop manger entraîne des indigestions ! Et l’indigestion rend certains gens irritables !" (p.79-80)

Sources :


24 décembre 2007

Chansons de Noël - Los peces en el río

Chaque année, quelques semaines avant Noël, je sors mon disque de Noël. Des chansons que j’ai assemblées au cours des années. De vieilles chansons que nous écoutions quand j’étais petite et que j’ai retrouvées sur différents disques. Des classiques,Chanson de nouvelles chansons… en français, en anglais, et maintenant en espagnol.

Depuis que je suis en Espagne, j’ai ajouté à ma liste de chansons de Noël, de nouvelles chansons… de nouveaux cantiques… ce qu’on appelle en espagnol, des « Villancicos » ou cantiques de Noël.

Les villancicos sont des chansons simples et joyeuses chantées pendant la période des Fêtes; la plupart consacrées à des thèmes religieux. Les villancicos sont d’Espagne mais sont répandues aujourd’hui jusqu’en Amérique Latine.

Le mot « villancicos » vient de « villanos » nom donné aux habitants de villas – les différenciant ainsi des nobles et des gentilshommes. Et à l’origine servaient à garder la trace de la vie quotidienne des villageois. Plusieurs avaient des thèmes religieux mais étaient surtout des chants profanes. On dit que ces chansons sont dérivées de poésies provenant de Castilla et qui sont apparentées aux « zéjeles », une forme de poésie populaire des musulmans espagnols. On y trouve aussi des influences de musiques italiennes appelés « virelai » et « ballata ». On retrouve le nom de « villancejos » ou encore « villancetes » pour désigner ces poésies de Noël. Ils étaient aussi souvent utilisés pour représenter des scènes de la Nativité dans de petites pièces de théâtre de Noël.

Certains des villancicos sont des traductions de chants anglais, français, allemand ou en latin, mais beaucoup sont d’origines espagnoles. Un des plus vieux chants serait la chanson « Jesus refulsit omnium » du IV siècle. À ces poésies furent intégrés des chants traditionnels grégoriens du Moyen-Âge. À la Renaissance, les chants devinrent plus joyeux et se rapprochent plus des chansons actuelles. Un des chants très connus est « Noche de Paz » (originalement « Stille Nacht, Heilige Nacht » et « Nuit de Paix » en français) écrite par un compositeur autrichien en 1818.

Une chanson espagnole très populaire est « Los peces en el río ». L’auteur en est inconnu mais on reconnaît dans la chanson certaines influences arabes. Elle parle essentiellement de la naissance de Jésus. Elle présente les poissons de la rivière qui sont heureux de la naissance et la Vierge Marie qui vaque à ses occupations quotidiennes. Il existe plusieurs versions de la chanson, de même que plusieurs titres. On la connaît d’ailleurs aussi sous le titre « La Virgen ».

J’ai connu cette chanson pour la première fois chantée par Lhasa de Sela, une artiste américaine-canadienne qui fut élevée à Mexico et aux Etats-Unis et qui vit aujourd’hui à Montréal. Elle chante en français, anglais et en espagnol. J’aime beaucoup sa version du villancico.

Los peces en el río 

La virgen se está peinando
Entre cortina y cortina
Los cabello
s son de oro
Y los peines de plata fina

Pero mira como beben
Los peces en el río
Pero mira como beben
Por ver a dio nacido
Beben y beben
Y vuelven a beber
Los peces en el agua
Por ver a dio nacer
Beben y beben
Y vuelven a beber
Los peces en el agua
Por ver a dio nacer

La virgen va caminando
Y va caminando solita
Y no lleva pa compañía
Que el niño de su manita

Pero mira como beben
Los peces en el río
...

La virgen lleva una rosa
En su divina pechera
Que se la dio San José
Antes que el niño naciera

Pero mira como beben
Los peces en el rio
...

La virgen lava pañales
Y los tiende en el romero
Los pajarillos cantando
Y el romero floreciendo

Pero mira como beben
Los peces en el rio
...

Quelques sites :

 

22 décembre 2007

Christmas Pudding

ChritmaspuddingCritique de lecture

Christmas Pudding : (The Adventure of the Christmas Pudding) / Agatha Christie
; traduit de l'anglais par Clarisse Frémiet. -- Paris: Librairie des Champs-Élysées, 1962. -- 185 p. ; 17 cm. -- Coll: Club des Masques; 42.

Quatrième de couverture

      Ce volume contient trois longues nouvelles d’Agatha Christie :

  • Le retour d’Hercule Poirot
  • Christmas Pudding
  • Le Policeman vous dit l’heure

Cet ouvrage a paru dans la collection LE MASQUE sous le titre : Le Retour d’Hercule Poirot.

Résumé

(Le résumé qui suit ne concerne que la nouvelle "Christmas Pudding"

L’histoire commence chez Hercule Poirot. Il reçoit la visite d’un jeune prince d’un pays de l’Est et de son intermédiaire qui demande l’aide de Poirot pour régler une affaire embarrassante pour le jeune prince. Celui-ci doit en effet se marier bientôt avec sa cousine, mais il a plusieurs maîtresses dont une à Londres. Lors de son présent voyage à Londres, il a amené avec lui plusieurs bijoux précieux afin de les faire arranger pour sa future épouse. Sa maîtresse demande à voir les bijoux et essaie un rubis. Le prince s’aperçoit ensuite que le bijou a disparu et soupçonne évidemment sa maîtresse. Si le vol est connu, cela causera un énorme scandale et il ne veut pas recourir à la police.  Poirot finit par accepter d’aider le prince à récupérer le bijou.

Afin de résoudre l’affaire, il se fait inviter chez les Lacey dans une vieille demeure anglaise en campagne. Les Lacey reçoivent plusieurs gens pour Noël et prétendent inviter Poirot pour lui permettre de vivre l’expérience d’un vrai Noël anglais. Évidemment, ce prétexte ne sert qu’à lui permettre de se mêler aux invités. En plus, du Colonel Lacey et son épouse, il y aura Sarah et Colin, les petits-enfants du couple. Il y aura également des amis des deux jeunes gens ainsi que Desmond Lee-Wortley, un courtisan de Sarah, que les Lacey n’aiment pas vraiment. Desmond vient avec sa sœur, qui est en convalescence et qui demeure dans sa chambre.

Le séjour débute tranquillement. Mais les jeunes gens déçus par M. Poirot qu’ils ne trouvent pas très dynamique, décident de planifier la mise en scène d’un crime. Une des jeunes filles, Bridget, fera semblant d’être morte afin que Poirot s’active. Ils décident de faire leur tour, le lendemain de Noël. Le jour de Noël les préparatifs vont bon train et le repas est servi. Le repas est clôturé par le fameux Pudding de Noël qui fut préparé d’avance et auquel chaque personne présente à participer en tournant la pâte à tour de rôle. À l’intérieur du pudding se retrouvent les objets habituels : pièces de monnaies, bouton, etc. Le Colonel Lacey trouve dans sa portion une pierre qui ressemble à un rubis. Tous sont étonnés et Poirot garde la pierre précieuse.

Bien qu’il ait retrouvé le rubis, il poursuit son enquête. Le lendemain matin, les jeunes gens décident de faire leur mise en scène de meurtre. Bridget s’étend dans la neige, on met de la peinture rouge pour le sang et on laisse des traces dans la neige. Les jeunes vont chercher Poirot mais lorsqu’il arrive, il découvre que la jeune fille est réellement morte et tient dans sa main le rubis. Un crime vient-il d’être commis ? Y a-t-il un lien avec le rubis du prince ?

L’œuvre et Commentaires personnels

The Adventure of the Christmas Pudding and a Selection of Entrées
est une collection de nouvelles qui fut d’abord publiée en 1960. C’est d’ailleurs l’unique fois que des nouvelles mettant en vedette Hercule Poirot ou Miss Marple ont paru dans un même recueil. Ce recueil ne parût qu’au Royaume-Uni. Les nouvelles qu’il contient furent publiées dans différents recueils dans les versions étrangères.

La nouvelle « The Adventure of the Christmas Pudding » elle-même, fut publiée une première fois sous ce nom dans un magazine “The Sketch” en décembre de 1923. Cette version plus courte fut également publiée dans d’autres recueils au Royaume-Uni en 1943 et en 1946 sous différents noms. Elle fut également republiée en 1997, toujours au Royaume-Uni, sous le titre « Christmas Adventure ». dans le recueil « While the Light Lasts and Other Stories ».

La version courte de la nouvelle ne parut jamais aux Etats-Unis. Elle fut reprise par l’auteur pour donner une version allongée de la même histoire et elle parut une première fois aux Etats-Unis en 1961 dans le recueil « Double Sin and Other Stories » sous le titre « The Theft Of The Royal Ruby ». Cette version diffère légèrement de la version anglaise.

En français, la nouvelle parût dans divers recueils, dont « Le Retour de d’Hercule Poirot ». Étant donné le nombre de recueils différents dans lesquels la nouvelle est parue, il est difficile d’en faire un recensement complet. Dans le recueil que je possède, il y a trois nouvelles dont « Christmas Pudding » qui donne son nom à l’ensemble. C’est en partie, la raison pour laquelle j’ai choisi de ne parler que de cette nouvelle. Et puis, c’est Noël, et comme c’est la seule des trois nouvelles qui a pour thème Noël…;)

Encore une fois, nous retrouvons, le détective belge d’Agatha Christie, Hercule Poirot. La nouvelle est brève – 60 pages dans mon édition – mais l’auteur nous donne les principaux traits de son célèbre détective et on reconnaît de nombreuses caractéristiques qui l’ont rendu populaire : sa moustache, son goût pour la chaleur, son incompréhension de certains traits britanniques, etc. Mais surtout, évidemment, son style d’enquête : l’observation, les interrogatoires, la déduction. Même si habituellement, il résout ses enquêtes par la déduction, il lui arrive de piéger les coupables par de petites ruses, mensonges et mise en scène. Ce qu’il fait dans cette nouvelle.

Je dois avouer que je préfère nettement les romans d’Agatha Christie à ses nouvelles. Je trouve souvent que ses nouvelles sont trop courtes pour bien présenter le cheminement de l’enquête –surtout celles d’Hercule Poirot. Et cette nouvelle ne fait pas exception. Hercule Poirot doit retrouver un bijou précieux « perdu » par un prince d’un pays inconnu. Soit. Mais la raison pour laquelle on croit que la pierre sera au manoir n’est pas claire. On passe rapidement ces explications pour simplement dire, qu’il doit aller au manoir, qu’on l’y invitera sous un faux prétexte et que les hôtes ne se poseront pas trop de questions. C’est mince comme prétexte et c’est décevant de la part de Christie. Et cette histoire de « pierre précieuse », de prince, de scandale et de maîtresse est un peu faible à mon avis… très coloniale cependant et très représentative de l’Angleterre de cette époque.

Ensuite, même sans avoir jamais lu de livres d’Agatha Christie – car il faut tout de même dire, que certains éléments sont souvent repris dans ses œuvres – il est assez facile de comprendre l’histoire et le coupable. Il y a bien quelques éléments de surprise, mais très peu et ils ne suffisent pas à étoffer l’enquête. Il y a également quelques éléments clichés qui surprennent, tels la note que reçoit Poirot dans sa chambre « Ne mangez pas du pudding. Quelqu’un qui vous veut du bien ». Tout se termine bien rapidement et sans trop de rebondissements.

Mais au-delà de ces petites déceptions, on retrouve tout de même les petites touches habituelles de l’auteur qui font le charme de ces histoires –et que personnellement j’aime beaucoup. La campagne anglaise, le manoir ancien, le vieux colonel et sa femme un peu vieux jeu, les jeunes gens trop modernes pour les vieilles coutumes, le garçon qui est une mauvaise influence sur la jeune fille, le vieux majordome, etc. Ce qui est particulièrement réussi dans cette nouvelle, est l’atmosphère du Noël anglais qui est très bien décrit. On se sent bien dans un vieux manoir anglais en pleine campagne, avec la neige, le froid, les décorations, le repas, et bien entendu le fameux Christmas pudding… Ce sont ces descriptions qui donnent à cette nouvelle sa touche unique et qui la rende incontournable… surtout à cette époque de l’année !

Citation:

"C'est une tradition qui se perd, vous savez, que celle du vrai Christmas, tel qu'on le célébrait jadis. De nos jours, les jeunes réveillonnent dans les hôtels, mais un Noël anglais, avec toute la famille réunie, les enfants et leurs bas pleins de cadeaux, l'arbre de Noël, les dindes, le plum-pudding, les papillotes avec les pétards, le bonhomme de neige devant la fenêtre..." (p.11)

Sources :


19 décembre 2007

Au Pays des Étoiles

Oui, j'avais de la difficulté à me laisser bercer par Noël cette année. Cela arrive parfois. Les circonstances, le travail, le manque de sommeil, la vie... Mais un petit voyage au pays des étoiles m'a permis de retrouver le chemin des Fêtes...

Depuis que j'habite à Barcelone, c'est le 4e Noël que je célèbre. L'année dernière et l'année précédente, nous sommes allés à Berlin au milieu décembre. Visiter un ami, visiter la ville et découvrir et redécouvrir les marchés de Noël.

 Cette année, nous sommes allés en Alsace et en Allemagne. Histoire de visiter quelques petites villes, aller à Lahr en Allemagne voir un spectacle, y rencontrer des amis qui habitent non loin et bien entendu voir des marchés de Noël. C'est devenu un besoin et presque essentiel à Noël. Il y a bien quelques marchés de Noël à Barcelone, mais rien de comparable à ceux de l'AlsAlsace2ace et de l'Allemagne.

Il faut dire que les marchés de Noël viennent de l’Allemagne et de l’Alsace. On en retrouve des traces dès le XIVe siècle, alors qu’on les appelle les « Marchés de Saint-Nicholas ». Aujourd’hui, les marchés de Noël commencent vers la fin de novembre et se poursuivent jusqu’au début janvier. Ils sont habituellement organisés par les municipalités. Les marchés sont constitués de petites cabanes en bois ou en tissus. On y vend des décorations de Noël, des produits du terroir, des objets artisanales, des objets d’arts et bien entendu de quoi manger pendant qu’on se promène… des gâteaux, des pâtisseries de Noël, des saucisses, gaufres, etc… et surtout, on y sert du vin chaud. Les rues sont décorées, la musique de Noël se fait entendre et le soir, les lumières mettent la touche finale…

Les plus célèbres marchés de Noël sont en Alsace et en Allemagne, mais on en trouve dans d’autres régions de France, en Belgique, en Suisse, en Autriche, au Danemark et même en Espagne.

Je ne connaissais pas les marchés de Noël. J’ai toujours adoré Noël, et donc cela vient compléter parfaitement mes traditions des Fêtes. Il n’y a pas de marchés de Noël au Québec ou au Canada… trop froid peut-être. Apparemment, que la ville de Joliette a eu son premier marché cette année, il faudra que je me renseigne si cela a bien fonctionné.

Nous sommes arrivés vendredi dernier à Basel. Nous sommes ensuite partis en auto par les petites routes pour nous rendre àAlsace3 notre hôtel. Première étape : Colmar. Un des principaux marchés de Noël de la région s’y tient. Ensuite, le lendemain ce fut Riquewihr et Ribeauvillé, deux magnifiques petites villes de l’Alsace avec de très beaux marchés. Les deux endroits sont magnifiques, mais il y avait définitivement trop de gens à Riquewihr. J’ai appris que ces trois villes font parties du « Pays des étoiles » de l’Alsace. En effet, l’Alsace a « 7 pays de Noël » : le pays des Mystères, des Lumières, des Étoiles, des Saveurs, des Chants et des Étoffes, des Sapins, et finalement le pays des Veillées. Chaque « pays de Noël » comporte plusieurs villes et villages de l’Alsace et a chacun ses caractéristiques… Le « Pays des Étoiles » se concentre surtout sur les vignobles alsaciens.

Il faisait froid – enfin, plus froid qu’à Barcelone - même s'il n'y avait pas encore de neige ;-). J’avais mon chapeau, mes gants, mon foulard et le bout du nez froid. J’ai trouvé mon esprit de Noël après quelques minutes au coin de la Cathédrale de Colmar, parmi les boules de Noël et les sapins…

Autres photos...

16 décembre 2007

Ces jours de Noël...

J'ai été assez silencieuse cette année. Habituellement, Noël est une époque que j'aime beaucoup. En fait... l'automne avec l'Halloween et puis Noël sont les époques de l'année que je préfère. Et tout le blabla sur comment Noël est commercial et que cela ne veut plus rien dire, me passe à cent pieds au-dessus de la tête. Bon, pas tout à fait, car cela m'énerve au plus haut point... je comprends qu'on puisse ne pas être particulièrement touché par ce temps de l"année, mais qu'on se fasse un point d'honneur à le condamner je ne comprends pas.

Noel1111 Je comprends qu'on puisse ne pas apprécier les foules et la cohue des magasins... qu'on puisse trouver cela trop dispendieux et trop commercial... Mais on fait ce qu'on veut de ce moment. Si on le trouve trop commercial, c’est qu’on le laisse devenir trop commercial. J’aime magasiner, je cherche les cadeaux (même si je n'ai pas besoin de ce temps pour faire des petites gâteries...), parmi les foules... et j'aime ça. J'aime les lumières, j'aime les décorations, même excessives et na...

 

Mais cette année, je suis silencieuse. J’ai eu de la difficulté à me « mettre dedans », comme on dit. J’ai beaucoup écrit l’année dernière… mais cette année fut une année longue et difficile et même si mes décorations sont mises depuis quelques semaines, je ne ressentais pas grand-chose.

 

Il a fait chaud… il y a plus de décorations qu’auparavant dans les rues de Barcelone, mais moins de lumières… je n’ai pas beaucoup écouté mon disque de Noël… je ne sais… Et puis, la fin de semaine dernière, nous sommes allés en Alsace et en Allemagne. Il faisait froid, les marchés de Noël étaient magnifiques et j’ai enfin cliqué…

 

Il reste quelques jours qui seront occupés ! Beaucoup de magasinage à faire, des tourtières et des biscuits à préparer, des cadeaux à emballer, des décorations à ajouter… Il faut que j’aille chercher mon « caganer » au marché de Noël de la Sagrada Familia et j’ai plusieurs articles à rédiger !!!

 

Aller, il reste quelques jours ! Et nous nous promettons d’aller dans les Pyrénées pendant le congé de Noël… histoire de voir un peu de neige !!! 

12 décembre 2007

La Guerre des tuques (1984)

Cinéma : La Guerre des tuques  (1984)tuques

Fiche technique :

Langue : Francais (VO)
Année : 1984
Durée
: 90 min.
Pays
: Québec, Canada

Réalisateur : André Melançon
Producteurs : Rock Demers
Scénario : Roger Cantin et Danyèle Patenaude
Cinématographie
: François Protat
Musique originale
: Germain Gauthier

Distribution: Cédric Jourde (Luc Chicoine); Marie-Pierre A. D’Amouyr (Sophie Tremblay); Julien Elie (Pierre); Minh Vu Duc (François « Les Lunettes »); Maryse Cartwright (Lucie Tremblay); Mathieu Savard (Ti-Guy LaLune); Olivier Monette (Jean-Louis Lapierre); Patrick St-Pierre (Daniel Blanchette); Jean-François Leblanc (Chabot)

Hommage à la Guerre des Tuques sur YouTube:
http://www.youtube.com/watch?v=n1ZFIwBzbV8&mode=related&search=

Synopsis : (attention spoilers)

Alors que les vacances de Noël sont sur le point de commencer, des enfants (majoritairement des garçons) décident d’organiser une guerre. Les vainqueurs de cette guerre pourront se partager un butin. Ils se séparent en deux équipes menées par Pierre et Luc. Ce dernier sera d’ailleurs celui qui établira les règles de cette guerre. Une nouvelle élève – et sa petite sœur- se joindra à l’équipe de Pierre pendant la guerre. L’équipe de Luc est plus nombreuse et attaque continuellement l’équipe de Pierre qui s’est bâti un château-fort selon les plan de François les Lunettes. Au milieu de cette guerre, Ti-Guy La Lune et son cousin Daniel Blanchette de Victoriaville, pacifistes, restent en dehors de cette guerre et tentent de l’arrêter.

Rapidement, Luc prend les devants et commencent à décider de tout. Les autres enfants se rebellent et ne veulent plus jouer, mais Sophie, la nouvelle élève et voisine de Pierre, les incitent à continuer. La guerre continue donc avec plusieurs combats de balles de neiges. Mais les enfants ont aussi d’autres problèmes à penser. Luc et Sophie s’aiment bien même s’ils sont dans les équipes opposées, les larmes coulent parfois et Pierre est inquiet pour sa chienne Cléo, un Saint-Bernanrd, qui est vieille et qui est malade.

La guerre se poursuit et commence à devenir un véritable affrontement entre les enfants. Jusqu’à ce qu’un événement tragique impliquant Cloé provoque la fin de la guerre lors d’un combat entre les deux équipes.

À propos :

« La Guerre des tuques » est un classique du cinéma québécois et est le premier film de la série pour enfants « Contes pour Tous » de Rock Demers. Il fut filmé à la Baie Saint-Paul.

Le film a marqué plusieurs générations d’enfants. Même si aujourd’hui le film peut paraître un peu vieillot, beaucoup d’enfants apprécient encore le film et son histoire. Le film gagna un prix Genie et un Golden Reel . Il fut nommé pour plusieurs autres prix.

Complètement ancré dans la culture québécoise, le film fut néanmoins traduit en plusieurs langues. Le film a pour titre : The Dog Who Stopped the War au Canada anglais et The Great Snowball War en Australie.  Un film s’inspirant de la Guerre des tuques fut réalisé en 2001 par Roger Cantin: La Forteresse suspendue.

La réplique « La guerre, la guerre… c’est pas une raison pour se faire mal » fut utilisée en 2003 comme slogan contre la guerre en Irak.

Commentaires personnels: (attention spoilers)

Genre: Comédie dramatique, Famille

Plus encore qu’un classique, La Guerre des tuques est devenu presque instantanément un film culte du cinéma québécois et de plusieurs générations d’enfants. Le film est bien entendu destiné aux enfants, et plus précisément aux enfants québécois. Les vacances de Noël, la neige, les guerres de balles de neige, les expressions utilisées… tout ceci nous ramène au Québec et au monde des enfants. Mais le film touche également les adultes et transcende les frontières. Les rivalités entre enfants, les batailles organisées pendant les vacances, les petites histoires d’amour… tout ceci nous rappelle des souvenirs, peu importe notre âge ou notre lieu de résidence.

En 1984, j’étais déjà une jeune adolescente, mais je me rappelle vivement du film. J’avais même une amie qui faisait une brève apparition dans le film ! En effet, elle chantait dans la chorale. Ma sœur était plus jeune et elle en a également un souvenir impérissable. Les Contes pour tous avaient pour but d’offrir un conte pour enfant qui donnerait une certaine morale, mais qui n’était jamais trop poussée. Dans le premier film de la série, on parle des rivalités entre enfants, des conflits, des premières attirances et surtout de la guerre. Et on parle de la mort à la guerre. On offre une vision honnête et réaliste de cette guerre entre enfants qui commence comme un jeu pour obtenir un butin mais qui devient peu à peu plus qu’un simple jeu.

La Guerre des tuques n’est pas un chef d’œuvre cinématographique dans le sens que les images sont simples, mais c’est un chef d’œuvre du cinéma. Les acteurs sont naturels et très bien dirigés. Le portrait offert des enfants est réaliste de l’époque et des lieux.  

On nous présente des enfants qui agissent en enfants… ils font des erreurs, ils se chamaillent, se fâchent, rient et pleurent. Le film est simple et honnête. Peut-être manque-t-il d’effets spéciaux et de rebondissements pour les enfants d’aujourd’hui… mais je connais des gens qui ont montré à leurs enfants le film et ceux-ci ont beaucoup aimé… et ont été attristés à la fin. Mais le film est aussi une comédie et offre de nombreuses occasions de rire.

Je viens de regarder quelques extraits et j’ai encore des pincements au cœur à la fin ;) Et comment ne pas souligner la justesse de certains extraits, notamment sur la guerre et sur l’honneur… Évidemment, certaines citations sont des classiques et je n’ai qu’à dire « Daniel Blanchette de Victoriaville » à mes amis pour que tous rient… Et qui ne peut trouver touchante la scène « romantique » entre Luc et Sophie : « T’as de la neige là… T’as un trou dans ta mitaine » suivi du petit bec… ;)

Citations:

« La guerre, la guerre, c'est pas une raison pour se faire mal »

« Des flancs, des flancs. Kessé ca des flancs
Pas capab' parler comme tout le monde luiiiii »

« Marche ca déniaise »

« - Pourquoi Luc y nous donne pas des bonbons à nous autres?
- Nous autres on se bat pour l'honneur.
- J'aime mieux les bonbons. »

« Y fait dire qu'il est mort... - Il est pris dans un piège à renard à ours »

« OUACH ! ! Ma belle veste neuve ! ! -ÇA VA PAS »

Sources:

11 décembre 2007

Christmas Night Murder

Harris_ChristmasCritique de lecture

Christmas Night Murder / Lee Harris. –New York: Fawcett Gold Medal, c1994. -- 215 p. ; 18 cm. --: ISBN 0-449-14922-6

Quatrième de couverture

It’s a snowy Christmas at St. Stephen’s Convent, where a cheerful party awaits an old friend and former confessor, Father Hudson Mc Cormick, who’s making his first visit in seven years. He never arrives.

Worried Sister Joseph asks Christine Bennett, a former St Stephen’s nun, to quietly investigate. But the nuns are mum, until an old scandal involving the priest and a St. Stephen’s novice once more rears its ugly head. Has Father McCormick, unable to face the scene of his sins, gone underground? Or has someone taken belated revenge, insuring that the truth will never be known?

Every signpost points to the past – to a troubled young woman who committed suicide and a once prominent family that has vanished as quietly and mysteriously as Father McCormick himself…

L’auteur

Lee Harris est un auteur américain. Sous son véritable nom Syrell Rogovin Leahy, elle écrit des romans populaires, principalement des romans d’amour tels Circle of Love (1982), Family Truths (1984) et Love Affair (1987). Sous le pseudonyme de Lee Harris,Harris elle commence à écrire à partir des années ’90 des romans policiers mettant en vedette une ancienne religieuse, Christine Bennett. Elle caractérise sa série par l’utilisation de fêtes pour situer son histoire et pour son titre : « The Good Friday Murder », « The St-Patrick’s Day Murder », « The Christmas Night Murder », « The Father’s Day Murder », etc. Sa deuxième série met également en vedette un personnage féminin, la détective Jane Bauer.

Son premier roman, « The Good Friday Murder », paru en 1992 fut nominé pour le prix Edgar. Elle a reçu en 2001, le Career Achievent Award du magazine Romantic Times pour sa contribution au roman policier.

Elle a déjà déclaré sur ses anciens romans : "I wrote a bunch of mainstream novels under my real name in the seventies and eighties before I got my head on straight and started to write mysteries”. Elle est aussi connu pour écrire encore sur une machine à écrire (dactylographe) – voir la citation plus bas.

Bibliographie (sous le nom de Lee Harris)

Série « CHRISTINE BENNETT HOLIDAY »

  • The Good Friday Murder (1992)
  • The Yom Kippur Murder (1992)
  • The Christening Day Murder (1993)
  •  The St. Patrick's Day Murder (1994)
  •  The Christmas Night Murder (1994)
  • The Thanksgiving Day Murder (1995)
  • The Passover Murder (1996)
  •  The Valentine Day's Murder (1996)
  • The New Year's Eve Murder (1997)
  •  The Labor Day Murder (1998)
  • The Father's Day Murder (1999). 
  • The Mother's Day Murder (2000)
  • The April Fool’s Day Murder  (2001)
  • Happy Birthday Murder  (2002)
  • The Bar Mitzvah Murder  (2004)
  • The Silver Anniversary Murder  (2005)  
  • The Cinco de Mayo Murder  (2006)

Série «MANHATTAN MYSTERY »

  •  Murder in Hell's Kitchen   (2003)
  •  Murder in Alphabet City   (2005)
  • Murder in Greenwich Village   (2006)

Résumé et Commentaires personnels

Christine Bennett est une ancienne religieuse qui a quitté le St. Stephen’s Convent à l’âge de 30 ans. Elle est maintenant un professeur à temps partie dans un collège près de la ville de New York et elle vient d’épouser un policier, Jack, qui l’a aidé lors qu’une enquête à laquelle elle à participer. Elle a quitté le couvent, mais garde de bons souvenirs de son temps parmi les religieuses.

Elle et son époux vont célébrer Noël avec des amis au Couvent de St. Stephen où elle continue à garder des amitiés. De plus, un prêtre qui a quitté le Couvent depuis quelques années doit revenir passer les Fêtes avec les Religieuses. Tous ont hâte de revoir le Père Hudson McCormick qui a toujours été très aimé et apprécié dans la communauté. Mais les heures passent et le Père n’arrive pas. Ses habits de prêtre sont retrouvés dans un arrêt routier et quelques temps plus tard son auto est retrouvée devant l’ancienne maison d’une jeune religieuse.

L’enquête commence pour Christine Bennett. Non seulement, elle veut aider les religieuses à retrouver le Père McCormick mais elle veut comprendre pourquoi il a disparu. De vieilles histoires refont surface. Le prêtre aurait peut-être abusé de la jeune fille qui s’est donné la mort avant de devenir religieuse. Christine ne croit pas à cette histoire, mais elle aura beaucoup de difficulté à trouver la vérité.

Christine Bennett est un personnage important des romans de Lee Harris. Son personnage évolue à chaque roman, et on suit son parcours au cours des années. Comment elle s’adapte à la vie après le Couvent. L’enquête est relativement simple. Pas de sang, pas de violences – ou à peine. On retrouve principalement, Christine qui interroge des témoins, retrace les pas de la ou des victimes, s’interroge sur les événements, essaie de faire des liens entre les gens et les événements, analyse la psychologie du crime. Mais on ne peut dire qu’il y a beaucoup de rebondissements. C’est un style d’écriture assez simple et à la limite, plat. Je n’irais pas jusqu’à dire que le roman est ennuyant ( ou « plate ») mais on ne doit pas s’attendre à être tenu en haleine. L’intrigue est assez facile à comprendre et on peut facilement déduire les prochains développements. J’avoue cependant que j’aurais pu deviner encore plus rapidement, si je m’étais attardée au titre plus longuement… Je n’en dis pas plus.

C’est un bon petit roman policier qui se lit rapidement, mais qui ne m’a pas marqué outre mesure. Il permet de passer un bon moment et puis, on le remet tranquillement dans la bibliothèque.

Citations

“And who am I? A pretty dull person who sits at a typewriter—yes, a typewriter—seven days a week or thereabouts writing about a world that sometimes seem more real than the real one. Why a typewriter? I'm one of those people who really needs to see those words on a piece of paper. Every morning, before I begin writing, I read over what I wrote yesterday and make changes in pencil. I write the date on that place on the page where I begin each day, I cut and paste (using real scissors and real tape), I toss, I occasionally tear my hair out. When the hard copy draft is completed, I put it on my computer, editing (yet again) as I go along. When my editor makes changes, it's easy to correct them on disk. But that manuscript with my notes and changes and colored paperclips to mark questions and chapter beginnings is what I love. To me, this draft is organic; it contains its own history.”

Lee Harris, IN Nuns, Mothers and Others: Lee Harris [http://www.nmomysteries.com/lee/index.html] 

Sources

6 décembre 2007

Sous l'arbre, une bibliothèque

Et bien voilà, j'aime les livres et donc il était nécessaire d'avoir une bibliothèque au village sous l'arbre... il faut penser aux habitants qui aiment les livres...

Noel_Library

Un jour, il y aura peut-être aussi une librairie comme chez Allie ;)



3 janvier 2007

Que quelques jours...

Et puis les fêtes seront définitevement terminées... Bon ordinairement, quand je demeurais à Montréal, c'étaitbohomme plus théorique que réel ! À part quelques vagues souvenirs d'avoir mangé un gâteau avec une fêve cachée lorsque j'étais très jeune, nous n'avons vraiment jamais réellement célébré les Rois Mages... également connue sous le nom de l'Épiphanie. Mais ici, en Espagne, c'est la fête la plus importante de ce temps des fêtes puisque les enfants recevront leurs cadeaux ce jour et que donc, il y a congé ! Donc, autres repas de familles... bien que j'ai la ferme intention de me cacher pour cette fois !

Et je laisse à l'année prochaine, ma recherche des différentes origines, et façons de célébrer cette occasion...

Pour l'instant, je crois que cette période des fêtes se terminera tranquillement... retirer tranquillement et délicatement les décorations... c'est pratiquement une tâche aussi importante que celle de les placer. Noel1Quelques nouveaux morceaux très importants et pour lesquels je dois trouver la boîte parfaite pour ne pas les abîmer. Aussi trouver de nouveaux rangements pour les décorations que j'ai conservées de ma mère... une boule a brisé pendant le déplacement des boites cette année et cela ne doit absolument pas se reproduire... absolument pas. Il ne m'en reste que si peu...

Et puis, il y a eu la nouvelle année... consommer mes 12 raisins religieusement... puis sortie au Razzmatazz... J'hésitais à sortir. Toujours tant de monde dans les bars au nouvel an. Mais je ne regrette pas, j'ai beaucoup dansé et la musique était plus qu'excellente !

Et une nouvelle année numérique qui commence. Je n'ai pas réellement de croyances personnelles pour une date butoire de nouvelle année, tout ceci est arbitraire, mais bon, on se sent toujours un peu obligé de réfléchir, de penser à ces jours qui ont passé et à ceux qui viennent... Puisqu'il le faut... je ferme les yeux et j'y pense...

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26 décembre 2006

L’Home dels nassos

Une autre tradition de Catalogne sur laquelle je n’ai malheureusement pu trouvé beaucoup de renseignements. J’essaierai au cours de l’année de faire une petite recherche plus poussée.

Le 31 décembre, il existe une vieille tradition qui se perd aujourd’hui. Le jour de la Saint Sylvestre était en effet le jour de l’ « homme aux nez ». On raconte aux enfants qu’un homme assez particulier se promène dans les rues de Barcelone, en particulier dans la vielle ville. Cet homme a autant de nez qu’il y a de jours dans l’année. Le dernier jour de l’année, le 31 décembre, il ne lui reste qu’un seul nez, mais de belles proportions. Les enfants vont parcourir les rues à la recherche de cet homme aux nombreux nez, sans réaliser que puisque c’est le dernier jour de l’année, il n’aura qu’un seul nez comme tout le monde. On dit alors que nous sommes tous cet homme et les enfants cherchent en vain.

La recherche pour l’Home dels Nassos commencent parfois avant – on cherche alors un homme avec autant de nez qu’il reste de jours à l’année. On va parfois voir encore des parades ou des rassemblements en l’honneur de l’Home dels nassos. On verra alors le personnage avec des mouchoirs immenses et même des draps. Traditionnellement, on retrouvait la parade sur le Passeig Marítim, maintenant on la retrouve plutôt à la Plaça del Palau.

Ce personnage semble originaire de Barcelone, mais on peut retrouver cette tradition dans différentes villes de la région. Dans d’autres villes, par exemple dans la province de Girona, le personnage passe dans les rues en menaçant les enfants qui ne sont pas sages. Les enfants lui offrent alors parfois une pièce de monnaie.

Ce semble être une tradition ancienne même si son origine est inconnue. On note des références à cette histoire au 18e siècle et selon Jairo Labrador sur la page L'alfabet de Ciutat Vella http://www.xtec.es/centres/a8052700/abc/abc_poster.htm, sur le site du réseau éducatif de Catalunya, les origines pourraient être majorquines – de Mallorca.

Selon le folkloriste catalan, Joan Amades, le personnage serait une transformation ou même une parodie d’un autre symbole mythique qui symbolise l’année, l’arbre des nez. À la souche de cet arbre vivait l’homme des nez, qui le 31 décembre était vêtu des feuilles de 12 arbres différents. Le folkloriste affirme également que l’origine de l’home dels nassos pourrait être trouvée dans la figure du dieu romain Janus. En effet, le dieu romain (lui-même aux origines incertaines) a deux visages, un tourné vers le passé et l’autre vers l’avenir… et donc vers l’année qui vient de terminer et l’autre qui commence.

Et apparemment, il y aurait un « hommes aux oreilles » qui serait vue le 30 décembre… mais je n’ai pas trouvé beaucoup de références à ce sujet.

Sources:

http://www.xtec.es/centres/a8052700/abc/h_text.htm
http://www.ub.es/geohum/inventari/fitxes/invt145.htm
http://ca.wikipedia.org/wiki/Home_dels_nassos

http://www.labuenanoticia.com/?q=node/158

http://www.bcn.es/nadal/en/tradicions.htm
http://www.barcelona-on-line.es/noticies/noticia.asp?idIdioma=2&idPublicacio=1573


- Almerich, L "Tradicions i costums populars a Barcelona", Ed. Milà, Barcelona, 1944, pàg. 89
- Amades, J. "Costumari Català", Salvat editores, Ed. 62, Barcelona, 1982, vol. 1, pàg. 255-260

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24 décembre 2006

Les archives de Pauline: Je n'ai jamais cru au Père Noël

J'ai réalisé que malgré le fait que j'adore cette époque de l'année, que pour moi, Noël est un temps très important, que j'aime les décorations, les traditions, les repas, les contes, les cadeaux, les réunions, les légendes et mythes... je n'ai jamais cru au Père Noël !

J'ai fait cette réalisation alors que je rédigeais mon petit résumé des origines du Père Noël... et j'ai remonté dans mes souvenirs, et rien... en fait oui des souvenirs de Noël, par miliers, mais pas du Père Noël... ou plutôt de souvenir de ma croyance en le Père Noël.

pnoelEt pourtant, voyons voir... mon amour de Noël me vient de toute évidence de ma mère. Pas de mon père pour qui Noël est tout simplement une autre journée. Ce n'est pas qu'il n'aime pas Noël, non, il ne s'en préoccupe tout simplement pas. Il a bien sûr participer toutes les années, mais pour ma mère et pour ses enfants. Et donc, Noël, c'est ma mère... les décorations, les lumières, l'arbre, les tourtières, c'était elle... Et je me souviens du Père Noël dans les livres d'images, dans les contes qu'elle me lisait, dans les dessins à la télévision, et du Père Noël dans les magasins... Je me souviens même qu'elle nous contait que lorsqu'elle était petite, elle laissait des biscuits et un verre de lait pour le Père Noël... mais je ne me souviens pas l'avoir fait.

Et pourtant, j'ai cru à beaucoup de chose, et on pourrait dire encore aujourd'hui, que je crois à des choses qu'on pourrait dire qu'elles sont "imaginaires"... et je me souviens que ma soeur croyait au Père Noël, je me souviens d'avoir entretenu cette croyance pendant très longtemps, lui racontant des histoires... et elle a une belle photo d'elle assise sur le genou d'un Père Noël de centre d'achat, toute souriante, et confiante d'être sur le genou d'un représentant du Père Noël, bien trop occupé aux préparatifs de dernières minutes pour aller dans tous les magasins... Et combien d'histoires -en plus du Père Noël- j'ai raconté à mon filleul, à ma petite cousine... qui fut convaincue pendant très longtemps de l'existence de bluyous dans la rocaille de ma grand-mère...

Alors pourquoi n'ai-je pas cru au Père Noël ? C'est un petit mystère pour moi... pourquoi ma mère n'a pas insisté sur cette histoire, pourquoi mon père -qui même si Noël n'était pas particulièrement important- nous a toujours raconté tant d'histoires dont certaines on ne sait toujours pas si elles sont vraies ou non, n'a pas enjolivé cette histoire à sa manière ? Je ne le saurai jamais, bien sûr...

Cela m'intrigue... j'ai pourtant des souvenirs de tant d'amis imaginaires très réels, de rencontres d'entités astrales, de formes... mais de Père Noël... aucun... Bizarre, tout de même...

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