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quebec
4 mars 2007

Sept jours du talion, Les

Les sept jours du talion / Patrick Senécal. – Québec : Éditions Alire, 2002. – 333 p.; 18 cm.

Quatrième de couverture :

« Il s'appelle Bruno Hamel, il a trente-huit ans et il est chirurgien. Avec sa petite famille - Sylvie, sa conjointe, et Jasmine, sa fille de sept ans -, il habite Drummondville et, comme tous les gens heureux, il n'a pas vraiment d'histoire. Jusqu'à ce que Jasmine, par un bel après-midi d'automne, soit violée et assassinée.

Dès lors, l'univers de la famille Hamel bascule. Mais lorsque la police arrête le meurtrier, un terrible projet germe dans l'esprit enténébré de Bruno : il va s'emparer du monstre et lui faire payer ce qu'il a fait à sa petite fille.

Le jour de la comparution du meurtrier, Hamel, qui a minutieusement préparé son coup, kidnappe le monstre, puis transmet aux autorités policières un message laconique : celui qui a violé et tué sa petite tille va souffrir pendant sept jours, après quoi il sera exécuté. Ensuite seulement, lui-même se rendra.

Les Sept Jours du talion : un suspense d'une rare intensité dont personne - et surtout pas le lecteur ! - ne sort indemne. »

L’auteur :

Patrick Senécal est né en 1967 dans la ville de Drummondville au Québec. Il commence très tôt à écrire et produit avec un amisenecalpatrickphoto à l’âge de 10 ans, une bande dessinée. Vers l’âge de 13 ans, il commence à écrire des nouvelles.

Il pensera tout d’abord faire des études de médecine, mais alors qu’il est au Cégep de Drummondville, il décide d’étudier plutôt en Arts et Lettres. Il publiera son premier roman alors qu’il est au Cégep, « La vengeance ». Il poursuivra ses études à l’Université de Montréal en faisant un BAC en Études françaises. Il fera également quelques cours de cinéma.

Il fera partie d’un groupe humoristique pendant quelques années, pour lequel il écrit plusieurs textes, en plus de participer sur scène. Un de ses textes sera présenté sous forme de pièce de théâtre «  Les Aventures de l’inspecteur Hector ». La pièce sera présentée en 1997, au théâtre de la Licorne.

Il publiera son premier roman en 1994, « 5150, rue des Ormes ». La même année, il commencera à enseigner la littérature, le théâtre et le cinéma au Cégep de Drummondville. Ce premier roman reprend une thématique où se retrouvent le suspense et le fantastique et qui le fera connaître comme un auteur de roman d’horreur.

Patrick Senécal aime particulièrement l’écriture forte où les émotions, la tension, le suspense, la terreur et le fantastique se mélangent. Il publiera son deuxième roman en 1995 qui reprend ces thématiques, « Le Passager ».

Il publiera par la suite régulièrement. Ses œuvres sont accueillies favorablement par la critique et le public. Son roman, « Sur le Seuil », publié en 1998, sera porté à l’écran par Éric Tessier et met en vedette les acteurs québécois Michel Côté et Patrick Huard.  Senécal participera à la rédaction du scénario. D’autres romans de Patrick Senécal pourraient être portés à l’écran dans les années à venir.

Il a aussi écrit pour la série « La Chambre No 13 »  (le 7e épisode) diffusée en 2006. Son roman « Aliss » paru en 2000 obtiendra le prix Boréal en 2001. Ses premiers romans furent réédités dans des versions remaniées par l’auteur. Parallèlement à son écriture, Senécal continue aujourd’hui d’enseigner au Cégep de Drummondville.

Bibliographie :

  • 5150, rue des Ormes, (1994) - roman
  • Le Passager. (1995) - roman
  • Sur le seuil. (1998) - roman
  • «Ressac», Roberval fantastique, (1998) -      nouvelle
  • «La Source», Fenêtre secrète sur Stephen King      15, (1999) - nouvelle.
  • «Eaux troubles», Fenêtre secrète sur Stephen      King 16, (1999) - nouvelle.
  • «Nuit d'ancre», Solaris 133, (2000) - nouvelle.     
  • Aliss. (2000) - roman
  • «Retrouvailles», Alibis (2001) - nouvelle
  • Les Sept Jours du talion. (2002) - roman
  • Oniria. (2004) - roman
  • Le Vide. (2006) - roman).

Commentaires personnels à suivre...

 

Sources :

 

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27 décembre 2006

La Chasse-galerie: II. Commentaires

La Chasse-galerie, légendes canadiennes / Honoré Beaugrand, Montréal, 1900, 123 p.; Fides, 1979, 107 p.

Commentaires :

Ce conte fait partie du patrimoine québécois autant d’un point de vue littéraire que traditionnel. Au Québec, c’est la version d’Honoré Beaugrand qui est le plus connu.  L’auteur s’est inspiré de légendes et folklores du Québec, mais également de la vie quotidienne. Il raconte l’histoire du Québec, sa vie quotidienne, ses coutumes et traditions.

chasseLa « Chasse-Galerie » s’inscrit parfaitement dans le contexte de l’époque : la vie des coureurs des bois, les traditions et coutumes de ces hommes des bois, les traditions de Noël et du Jour de l’An, les croyances et peurs dans le fantastique, le diable, la présence incontournable de la religion dans la vie des gens, et même la consommation d’alcool… On note aussi dans son récit, la fascination pour un monde qui demeurait mystérieux pour la majorité des gens : le monde de la route, des coureurs des bois, des hommes qui s’enfonçaient pour des mois dans les profondeurs de la forêt. Forêts et routes, mondes remplis de mystères, de créatures étranges, de noirceurs…

On retrouve également dans ce conte la recherche du fantastique et le goût de s’effrayer…On peut facilement voir les craintes et les peurs des gens de cette époque : le diable, l’enfer, la perte de son âme… Et on voit également la présence de l’église et de la religion qui jouait volontiers avec ces peurs pour garder les gens dans le droit chemin. Le conte était également une occasion de provoquer une rupture avec le quotidien et permettait d’entrer dans un autre ordre du temps, de l’espace, … un autre univers extraordinaire. On le dit toujours rituellement au début du conte : on va maintenant conter une histoire qui va changer la vie des auditeurs.

Ce conte fait partie des traditions orales du Québec. Il était conté lors des veillées en famille ou dans les réunions de paroisses. Il a forgé l’imaginaire québécois et nous offre non seulement une histoire fabuleuse mais également un regard sur la société de cette époque. 

Mais si ce conte fait partie de la culture québécoise, on sait que les premiers colons ont mélangé des éléments de légendes françaises avec des mythes amérindiens qui parlent de canoës volants.  Cette légende est connue dans plusieurs cultures à travers le monde, sous différents noms.

Il y a tout d’abord, la légende française qui parle d’un noble très riche qui aimait la chasse et qui selon certaines traditions auraient eu le nom de Gallery. Un jour au lieu d’aller à la messe, il décide d’aller chasser. Il fut alors condamné à errer dans le ciel tout en étant lui-même chassé par des cheveux et des loups.

Dans la Banque de dépannage linguistique panfrancophone, un article très intéressant fait venir le mot « chasse-galerie » du parlers de l’Anjou, du Poitou et de la Saintonge. Le mot ne serait attesté en France que depuis 1829 (ou peut-être depuis 1791), et il serait arrivé au Canada au XVIIe siècle au Québec et en Acadie. On y traite également de l’étymologie du mot « chasse-galerie ». Le mot chasse devrait être pris dans son sens collectif qui englobe les chasseurs, les chiens de chasse, l’équipement, etc. Le mot « galerie » pourrait venir du nom du noble qui avait été condamné à errer dans le ciel. Ou encore le mot serait rattacher aux mots « galier » et « gaille » qui en ancien français ou en patois signifieraient « cheval ».

On dit aussi que l’histoire viendrait aussi de la « troupe infernale ». La troupe composée de diables, démons, sorciers, etc. courraient dans les airs pendant la nuit, et faisait un grand vacarme : hurlement, aboiement, sifflements, etc. La légende de la chasse-galerie sert alors à expliquer les bruits étranges de la nuit…

On rattache également la légende à ce que les anglo-saxons appellent la « Wild Hunt ». Cette chasse comprenait un groupe de chasseurs –souvent des spectres- qui se lançaient dans une course folle dans les cieux. Voir cette Chasse sauvage n’était pas un bon présage et annonçait des catastrophes. Si on se trouvait dans le chemin des chasseurs, on pouvait être enlevés et amené aux Enfers. Cette légende se trouve en Angleterre, Allemagne et même dans les pays Scandinaves. On pourrait en dire beaucoup plus sur les origines de la.Wild Hunt.

On peut même faire remonter les origines de la légende de la Chasse-Galerie aux Vikings. On parle alors de ressemblances avec des récits mythiques liés au dieu Wotan. Ce dieu de la guerre chevauchait un cheval ailé à 8 pattes, il transmettait la rage à ses combattants, et ses apparitions avaient apparemment lieu entre Noël et l’Épiphanie. Les apparitions du dieu sont accompagnées de cris. Les récits concernant le dieu se sont transformés a leur introduction en France et avec la christianisation. On peut la rattacher aussi à la croyance française que lorsqu’on s’enrageait, on était condamné à notre mort à errer dans le ciel pour toujours.

Peu importe les origines de la légende, elle fait aujourd’hui partie des traditions québécoises…

Premier article: La Chasse-galerie: I. L'auteur et le récit

Sources :

http://www.chez.com/feeclochette/lachasse.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chasse-galerie
http://www.ratsdebiblio.net/beaugrandhonore.html
http://www.forum.umontreal.ca/numeros/1999-2000/Forum00-02-21/article06.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Wild_Hunt

© 2006 Laila Seshat

25 décembre 2006

La Chasse-galerie: I. l'auteur et le récit

La Chasse-galerie, légendes canadiennes / Honoré Beaugrand, Montréal, 1900, 123 p.; Fides, 1979, 107 p.

Ce recueil d’Honoré Beaugrand comporte plusieurs contes très intéressants, dont mon préféré, « La Chasse-Galerie ».

L’auteur :

Honoré Beaugrand est né un 24 mars de 1848 à Saint-Joseph-de-Lanoraie au Québec. Il fera des études classiques au Collège Joliette. Il fréquentera l’école militaire de Montréal brièvement après son expulsion du Collège. Il joindra les forces militaires françaises de l’empereur Maximilien et partira pour le Mexique. Il y sera blessé à plusieurs reprises et même emprisonné. Il ira en France en 1867 avec les troupes françaises après la chute et l’exécution de Maximilien.

Il devra quitter la France à cause d’activités antigouvernementales et il séjournera alors la Nouvelle-Orléans où ilhb sera journaliste. Il retournera au Mexique puis s’installera au Massachusetts où il fonde un journal « L’Écho du Canada » en 1873. Il y rencontre et épouse Éliza Walker avec qui il aura une fille. Il voyagera ensuite dans l’Ouest des Étars-Unis après avoir vendu son journal. Il fondera en 1875, un 2e journal « La République » dans lequel il publiera en plus de ses opinions sur la religion –notamment sur ses allégeances franc-maçonniques - et la politique, les premiers chapitres d’un roman sur l’émigration : « Jeanne la fileuse ».

Il déménage ensuite en 1878 à Ottawa où il fonde le journal « Le Fédéral » qui ne paraît que quelques mois. Il part ensuite pour Montréal où il fonde plusieurs journaux : « Le Farceur », puis le journal « La Patrie ». Il restera propriétaire du journal jusqu’en 1897. Le succès de ce journal libéral lui permettra de se lancer en politique. Il sera maire de Montréal en 1885-1886.

Il fera une carrière politique mais demeure également connu pour la publication de nombreux essais et récits de voyages. Il sera un défenseur de la cause des Canadiens Français. Honoré Beaugrand est connu comme journaliste, romancier, essayiste, et comme homme politique. Il recevra en 1885, la croix de la Légion d’Honneur française.

Il écrivit de nombreux récits et contes dont le fameux récit : « La Chasse-Galerie » qui parut pour la première fois le 13 décembre 1891 dans « La Patrie ». Le conte sera réimprimé plusieurs fois et le titre sera repris pour un recueil de contes publié en 1900.

Honoré Beaugrand meurt le 7 octobre 1906 à 58 ans. Sa vie très remplie mérite d’être lue en détail. Quelques liens pour en savoir plus sur sa vie et sa bibliographie.

- L'ÎLE, le Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise. – URL : http://www.litterature.org/ile32000.asp?numero=55
- Wikipédia
. – URL :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Honor%C3%A9_Beaugrand 
- 
L'univers du conte québécois du XIXe siècle. -- URL : http://home.ican.net/~galandor/littera/conteurs.htm#beaugrand
-  L’Encyclopédie de l’Agora. – URL : http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Honore_Beaugrand

Le récit :

« La légende qui suit a déjà été publiée dans la Patrie, il y a quelque dix ans, et en anglais dans le Century Magazine de New York, du mois d'août 1892, avec illustrations par Henri Julien. On voit que cela ne date pas d'hier. Le récit lui-même est basé sur une croyance populaire qui remonte à l’époque des coureurs des bois et des voyageurs du Nord-Ouest. Les “gens de chantier” ont continué la tradition, et c'est surtout dans les paroisses riveraines du Saint-Laurent que l'on connaît les légendes de la chasse-galerie. J'ai rencontré plus d'un vieux voyageur qui affirmait avoir vu voguer dans l'air des canots d'écorce remplis de “possédés” s'en allant voir leurs blondes, sous l'égide de Belzébuth. […] ». H.B.

La « chasse-galerie » d’Honoré-Beaugrand raconte l’histoire de coureurs des bois qui pour aller retrouver leurs petites amies vont passer un pacte avec Satan. Très loin dans les bois, en une veille du jour de l’An bien arrosée, un jeune homme se laisse entraîner par ses camarades à faire la chasse-galerie. Il s’agit de faire un pacte avec le diable, qui permettait de partir en canot dans les airs. On voyageait à plus de 50 lieues à l’heure et on pouvait se rendre très loin. Il fallait être revenu dans les 6 heures et on ne devait pas prononcer le nom de dieu pendant le trajet, ni accrocher les clochers d’Église.

Le jeune hésite mais se laisse convaincre par un compagnon qui dit avoir déjà fait la chasse-galerie 5 fois. Il s’agit de ne pas prendre de boisson en route pour ne pas perdre la tête. Il faut être huit pour faire le voyage et il embarque donc. Il faut cependant faire un serment à Satan. Il répéta avec ses compagnons l’incantation et le canot s’éleva à toute vitesse dans les airs.

Le voyage d’aller se passe bien et ils arrivent au réveillon pour voir leurs amis et surtout leurs copines. Mais un des compagnons ne peut résister à l’alcool et prend plus d’un verre à la fête. Le voyage du retour est plus difficile et les coureurs des bois passent bien proche de mourir et de perdre leur âme. Heureusement, ils en sont quittent pour une vilaine chute et l’histoire se termine sur la morale qu’il vaut mieux attendre l’été pour aller embrasser sa petite amie !

Œuvre disponible en-ligne :

La chasse-galerie: légendes canadiennes (format PDF, Bibliothèque électronique du Québec) 

Commentaires à suivre...

© 2006 Laila Seshat - Résumé

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