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voyage
1 août 2011

Grange Walbridge - Mystic (Cantons-de-l'Est)

Lorsque nous vivions à Barcelone, une des principales choses que nous aimions était que nous pouvions partir facilement le week-end en Catalogne et dans le Languedoc-Rousillon pour visiter les villages et faire des pics-nics près des rivières ou dans les vignobles. Quand nous discutions de notre possible retour au Québec, dans la liste des choses qui nous manqueraient, c'était tout en haut de la liste.

Donc, nous nous sommes dit ,à notre retour, que les petits voyages de villages et rivières ne devaient surtout pas s'arrêter. À vrai dire, nous ne connaissons pas vraiment le Québec ou les alentours. J'ai vu les villes Québec, Toronto, Boston et New York... mais les régions nous ne les connaissons que très peu...

Alors après les travaux, les déménagements et emménagements et le jardinage... nous avons commencé à faire des petites excursions de 2-3 jours, mais souvent d'une simple journée.

La semaine dernière nous sommes allés faire un tour dans les Cantons de l'Est. Je connais les Cantons de l'Est, puisque la grande majorité de la famille de ma mère y habite. Mais, mis à part Ayer's Cliff, Magog et North Hatley, je dois avouer que je ne connais pas tant que ça la région. Les visites de famille consistant à "visiter la famille" !

Nous avons donc ouverts nos livres d'excursions et de choses à visiter au Québec... et avons mis le cap pour la région de Brome-Missisquoi. Après un petit arrêt à Farnham -où l'église est vraiment magnifique mais impossible à visiter - nous nous sommes arrêtés à Mystic.

Même si je n'ai pas visité beaucoup de villages dans la région, beaucoup de noms me sont connus et familiers. Je dois cependant avouer que je ne connaissais pas du tout Mystic. Charmant petit village, connu surtout pour son étrange grange dodécagonale unique au Canada.  

grange2Un peu d'histoire...

Cette grange à douze côtés est en fait située à Saint-Ignace-de-Stanbridge, mais on l'associe habituellement à la petite ville de Mystic, en grande partie à cause de son constructeur Alexander Salomon-Walbridge.

La famille Walbridge quitta le Vermont en 1822 pour venir s'installer à Mystic et a grandement contribué au développement industriel du village, principalement à la fin du XIXe siècle.

La grange dodécagonale fut contruite en 1882. Alexander Salomon-Walbridge, fils du premier Walbridge, était fernier et ingénieur. Il étudia en Europe et ramena plusieurs idées considérées comme révolutionnaires pour l'époque. Il fit construire la grange selon ses plans plutôt fantaisistes

La grange a douze côtés, a une base de 24 mètres et chaque côté a 6,5 mètre de hauteur. La grange a deux étages: le 1er étage servait a entreposé le foin et le rez-de-chaussée était utilisé principalement pour garder les vaches qui fournissaient aussi le "chauffage" pendant l'hiver !

La grande particularité de la grange consistait dans le pont pivotant installé au milieu et attaché au toit. Lorsqu'une charrettegrange1 entrait dans la grange pour y déposer son foin, on pouvait ensuite tout simplement faire pivoter le plancher du pont et positionner ainsi la charrette vis à vis l'endroit où on voulait entreposer le foin. Puis ensuite, il n'était plus nécessaite de faire reculer les chevaux avec la charrette - manoeuvre toujours difficile. Il suffisait de faire à nouveau pivoter le pont et la charrette pouvait repartir droit devant.

Du domaine bâtit par Alexander Salomon-Walbridge, il ne reste plus que la fameuse grange. Mais le domaine comportait originellement, un manoir, un lac artificiel et une petite centrale. La grange fut classée monument historique en 2004 et la société d'histoire de Missisquoi décide alors d'y installer sa collection d'outils agricoles. La grange avec ses douze cotés et son pont pivotant serait unique au monde. On peut donc aujourd'hui visiter la grange, qui est la plus ancienne du Québec, et en apprendre un peu plus sur l'agriculture au Québec.

Quelques sources à consulter...

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29 juillet 2010

Demain matin...

"Le moment présent est la piste désignée à tout nouveau départ! [Louis-Marie Parent]

Et voilà... l'aventure espagnole prend fin. Nous reverrons Barcelone et l'Espagne en tant que touristes. Les dernières semaines furent encore plus occupées que je ne l'avais prévues. Et je n'ai pas pu venir écrire ici. Cela me rend triste un peu. Mais le temps filait si rapidement et les moments plus calmes, je les réservais au sommeil !

10_07_25Nous avons pu réaliser tout ce que nous voulions : tous les papiers, appels, etc. Et surtout toutes les visites à la famille et aux amis. Mon père est bien triste et cela me bouleverse, mais il comprend. Il viendra bientôt nous voir.

Je n'ai pas eu le temps de répondre aux commentaires ici. Je vais le faire bientôt. Et ne croyez pas que je n'ai pas été faire un petit tour sur vos carnets. J'aurais aimé pouvoir y laisser mes commentaires, mais je n'avais pas trop le temps, ni l'énergie. Mais, je compte bien me reprendre...

Alors, demain matin, à 9h00, notre avion décolle vers Genève, puis un autre avion nous mènera à Montréal. Que de choses encore à dire et à faire...

Je vous réécris de Montréal... bientôt... après avoir dormi pendant des jours, je crois !!!!!

8 juillet 2010

Ok... j'avoue...

043aOk... je m'avoue vaincue... pour le moment, on s'entend ! Non seulement, les derniers jours furent bien remplis par:

- les visites aux compagnies de gaz, eau, électricité
- les visites aux banques
- les visites de mon papa en or... dont je vais m'ennuyer beaucoup beaucoup...
- les visites aux futurs clients qui se réveillent quelques semaines avant que je quitte le pays
- les visites de vagues connaissances de passage à Barcelone et qui veulent absolument nous dire un bonjour...
- les boîtes, les boîtes, les boîtes ...
- les victoires de l'Espagne au Mundial (wouhou Viva España!!!)
- la chaleur complètement folle qui assaille Barcelone
- les milliers de emails en retard que je dois encore répondre...

Mais en plus, nous partons demain matin, pour une semaine de vacances (oui, bon, on a bien droit d'oublier le déménagement pendant quelques jours... et profiter de la proximité de la Croatie pour aller se perdre dans ce sublime pays... oui, oui, je vous le conseille et reconseille... courez vers la Croatie !).

Donc, je remets mes textes et réflexions et mes commentaire sur vos merveilleux articles à tous... à dans quelques semaines ! Ce blog est officiellement en pause ! Yep ! De retour le 19 juillet pour passage temporaire car le vol vers Montréal est le 30 juillet ! J'espère venir vous faire quelques coucous... mais snif snif, je ne promets rien !

De gros bisous à tous ! Et à bientôt ! Profitez bien de l'été ! :D

14 mai 2010

Et on se sauve sur les routes espagnoles

Oui, je l'ai dit. Le temps passe trop vite. Oh, je sais que j'ai des nouvelles à donner. Et je tarde à donner des détails. Tout se dessine si vite. Et il y a tant à faire. Des listes ont été faites. Et elles s'allongent tous les jours. "Les choses à faire en Espagne"... "Les choses à faire.... au voyageQuébec".

Ce n'est pas plus facile dans un sens que dans un autre. Et le temps file... il s'échappe. Malgré les doutes, nous sommes confiants et heureux de notre décision. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas un millier de moments, d'endroits, de babioles, ... qui vont nous manquer.


Et donc, malgré le temps qui s'envole, il y a aussi beaucoup de choses que nous voulons faire avant de partir. Des promenades à faire dans Barcelone, des endroits à revoir... ce restaurant que nous aimons tant, ce quartier que nous avons tant fréquenté, ce musée dont je ne me lasse pas... Des gens à voir et revoir... mon père dont je ne veux me séparer, la famille qui nous a si bien accueilli, les amis qui font maintenant partis de nos vies... Des moments pour profiter de notre logis et de notre terrasse... les barbecues sur la terrasse, les plantes et fleurs à prendre soin pour encore quelques mois, les escargots à amener au parc...


Et bien sûr... il y a des endroits que l'on veut voir ou revoir... dans quelques mois, ces petits voyages seront différents. Je sais que nous reviendrons en Espagne -et nous reviendrons souvent, voir mon père, voir la famille et les amis. Mais, même si nous savons que nous reviendrons souvent à Barcelone et en Catalogne, je ne crois pas que nous nous promènerons encore beaucoup en Espagne.


Et donc, pour ce week-end que nous soulignons
chaque année... nous avons planifié un petit voyage à travers l'Espagne... histoire de voir quelques petites villes que nous n'avons pas encore vu ! Découvrir des villages que nous ne connaissons pas. Explorer des chemins nouveaux. Alors, nous partons dans quelques heures, direction Tortosa, puis Valencia, et puis Cuenca... et puis quelques villages... et Toledo... un petit voyage en auto comme nous aimons tant... et un retour en avion par Madrid. Madrid que nous ne verrons pas cette fois-ci. Nous lui avons fait nos aurevoirs en janvier dernier !!!

Encore quelques petits voyages de prévu en Europe... puis ce seront des voyages vers d'autres horizons !

2 mars 2010

Dolmen de Restous

DSC_6484

Nous aimons beaucoup voyager mon PisTout et moi. Nous partons souvent pour des fins de semaines de 2 ou 3 jours pendant l'année, sans compter les vacances annuelles. Pour ces petits voyages, nous prenons parfois l'avion pour visiter une ville. Mais très souvent nous prenons tout simplement l'auto pour explorer les régions près de chez nous. Il y a tant à voir et à découvrir.

Et lorsque nous prenons l'auto pour voyager, nous avons toujours notre guide voyage de la région ainsi qu'une carte détaillée. La route ne nous fait pas peur et parfois on peut rouler des heures pour aller  visiter un château, une abbaye, un village. Et parfois en chemin, on voit sur la carte, un site qui n'était pas dans le guide. Et même que parfois, le site n'est même pas sur la carte. Et c'est un panneau sur le chemin qui nous fait dire: "tiens, ça semble intéressant, tu veux aller voir ?" Et on découvre ainsi souvent de très belles choses !

Ce fut le cas lors d'un séjour dans le Midi-Pyrénées, dans le département de l'Aveyron à Séverac-le-Château. Nous avons visité le château, le village et puis en route pour les alentours. Nous avions une destination.... Espalion. Mais en chemin sur les petites routes, nous avons vu un panneau qui nous a fait dire: "tiens, ça semble intéressant, on y va?".

Et donc, on sort de la voiture et on commence à marcher. En suivant les jolis panneaux que l'on voit sur la première photo. Pour enfin découvrir le Dolmen de Restous.

DSC_6489

Il n'est pas le seul dans son département car l'Aveyron est apparamment celui qui possède le plus de dolmen dans toute la France. On y a répertorié plus de 800 dolmens, âgés entre 3500 ans et 2500 ans avant J.-C.. Oui, l'Aveyron dépasse même la Bretagne.

Les dolmens étaient des sépultures et on y déposait habituellement plusieurs corps. Il y avait trois types de dolmens: les dolmens simples, les dolmens à couloir et les allées couvertes.

La plupart des dolmens de l'Aveyron sont des dolmens simples, c'est-à-dire qu'ils sont consitués de deux dalles verticales appelées orthostats et d'une dalle plate pour le toit souvent appelée la table. Il avait également une pierre pour le fond, la dalle de chevet, et une pierre amovible, la dalle-porte, pour fermer l'entrée.

Le Dolmen de Restous est un dolmen simple constitué de deux blocs de pierre posés verticalement et surmonté d'un monolithe qui constitue le toit. Les dolmens étaient souvent recouverts de terre formant ainsi des buttes artificielles ou tumulus. On ne retrouve pas la trace de ce tumulus ici mais on peut voir un vestige du cromlech (cercle de pierres) qui entourait le dolmen. On ne retrouve pas la "porte" qui à l'origine devait sûrement fermé la chambre funéraire, mais la dalle de chevet s'y trouve toujours.

Comme chaque fois que j'ai pu me trouver devant un mégalithe... un dolmen (ici, et ici) ou un menhir, j'ai ressenti diverses émotions. Car il m'est toujours difficile de d'abord "réaliser" que ce monument est si "vieux". Comme si c'était impossible. Je dois souvent en faire plusieurs fois le tour pour bien m'imprégner de l'endroit. Je marche sur la pointe des pieds, toujours impressionnée que l'on puisse être si près, qu'on puisse les toucher et ayant toujours peur de détruire une pièce, une partie de l'histoire. Je me sens ensuite envahie par l'endroit... je pense aux gens qui l'ont construit... aux gens qui y furent déposés... Et parfois... parfois... je sens encore toute cette énergie qui cherche à nous rejoindre... Ces roches sont remplies d'émotions et toujours vivantes !

Caractéristiques:

  • Nom: Dolmen de Restous
  • Autre nom: Dolmen Rouquiès
  • Situation: Près de Rodez et du village Buzeins
  • Latitude : 44.36300N
  • Longitude: 2.980000E
  • Fonction: Sépulture collective - Chambre funéraire
  • Type: Dolmen simple
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22 février 2010

De ces livres qui nous trouvent par hasard

Il y a quelques jours, je me suis envolée, ou plutôt nous avons roulé, jusqu'à Uzès. Le but de ce petit voyage était de revoir certains endroits du Languedoc que nous aimons bien... Banyuls-sur-Mer, pour prendre un croque-monsieur sur la promenade face à la mer, Maury pour revoir au loin la silhouette de Quéribus et pour acheter quelques bouteilles au sympathique vendeur de cette boutique-restaurant, Abbaye de Valmagne pour son église, son vin et ses livres... pour finalement arrivée à la limite du Languedoc et de la Provence... et passer deux jours à Uzès. Et revoir la petite ville et ses alentours.

Mais un autre but avoué de ce petit voyage était de retourner à Nîmes que nous avions aussi déjà visitée. Revoir la ville est toujours agréable, bien entendu... mais il y avait aussi le but livresque... C'est-à-dire, faire quelques achats de livres en français, chose qui est difficile à Barcelone. Oh il y a bien quelques sections dans les grandes libraries et quelques librairies de livres usagés en français... Mais les sections sont souvent très petites et n'ont pas les dernières nouveautés et les libraries usagées sont surtout dirigées pour la clientèles des écoles françaises de Barcelone.

Donc... un plein de livres était au menu du week-end ! Premier arrêt, une grosse librarie très connue... puis quelques petites libraries... Ajoutés aux livres achetés à Valmagne, j'avais une bonne valise pleine de mots. Dont, évidemment, un certain livre, Sukkwan Island, qui fera partie d'une lecture commune avec l'Or des chambres !

Tous les livres cherchés furent adoptés. Mais parfois, il y a des livres qui nous trouvent par hasard. On ne les cherchait pasLivreV vraiment mais ils sont là qui nous attendent au détour d'une table. Ce samedi matin, il y avait marché dans les rues d'Uzès. Comme tous les samedis... sur la place aux Herbes,                 sur les boulevards et l'Esplanade. Des produits, des objets, des aliments, des odeurs, des couleurs... et une table avec des livres.

Je dois m'arrêter, bien sûr. Il y a beaucoup de titres, des livres de toutes les époques, dans différents états. Et quelques livres qui semblent plus anciens. J'aime les livres. Comme Allie, j'aime les vieux livres. J'aime les voir, les toucher, les sentir... regarder leurs rides, leurs couleurs... C'est parfois difficile de résister à la tentation de ramener avec moi, tous ces livres perdus sur les tables... sans personne pour tourner leurs pages, pour les faire vivre encore un peu.

Mais je fais attention... je suis sélective. J'attends qu'un livre me parle, me convainc de le prendre et de le ramener dans ma bibliothèque. Et ce samedi matin, il était là. Sous d'autres livres. J'ai remarqué son dos qui semblait un peu fatigué. J'ai soulevé les autres livres et je suis tombé immédiatement en amour avec la couverture. Mais je suis prudente. Les couvertures sont parfois trompeuses, qui ne sait pas cela. Je l'ai pris dans mes mains. Il était lourd. Et je l'ai feuilleté. Cela ne m'a pris que quelques secondes pour savoir qu'il repartait avec moi. Il est un peu vieux, mais pas trop. Il a les pages jaunes. Elles sont un peu rudes au toucher. Mais les mots et les illustrations sont absolument superbes.

Quand les fées vivaient en France / Yvonne Ostroga, préface par Paul Bourget, illustrations de Félix Lorioux. -- Paris : Hachette, [1923]. -- 173 p. : ill.; 24 cm.

Un livre remplie d'histoires de fées... "L'école des fées", "L'enchanteur enchanté", "Viviane et Lancelot", "Le chevalier blanc", "Le val sans retour", "Morgane, reine des flots", "Le prisonnier de Madoine", "La dame de lins", "Le nain vert obéron", "Mélusine, dame de Lusigna", "Urgande la déconnue", "Or, les fées vivent toujours"... Des histoires que je ne connais pas avec souvent des personnages connues... des fées... magnifiques, bonnes, méchantes... magiques.

Et donc... je suis revenue à Barcelone entourée de livres qui sont maintenant bien au chaud dans mes bibliothèques !

12 février 2010

Une envolée vers des livres... mais pas que...

DSCN1117

- Dis... il me semble que cela fait un bout que nous ne sommes pas allés en France ?

- De quoi, tu parles !!!! Nous sommes allés en Alsace en décembre !

- Je sais... mais je parle de notre coin... tu sais... celui que nous avons visité une bonne trentaine de fois... parfois pour des semaines, parfois pour une journée... tu sais bien ! c'est tout près de Barcelone...

- Oui, bon, j'admets que ça fait peut-être quelques mois que nous ne sommes pas allés dans le Languedoc-Roussillon ou en Provence... mais nous retournons en Alsace au mois de mars !

- Oui, oui, je sais et j'ai bien hâte ! L'année dernière, il y avait pleins de décorations de Pâques et comme chaque fois que nous sommes allés en Alsace, ce fut tout simplement merveilleux... mais je parle de nos fuites en terres françaises sans avions... Je parle de prendre une voiture et se sauver à quelques heures de Barcelone...

- Oui, bon, c'est vrai. La dernière fois que nous avons eu besoin de faire un plein rapide de mots français, c'était en... oh... tu as raison, cela fait bien quelques mois... je n'ose dire... août... NON ! Si loin... c'est impossible... faut vérifier...

- Bon, on vérifiera un autre jour... allons... on prend une auberge pour le week-end...

- Parfait... ... ... C'est fait... on part vendredi.

- Super ! Au fait on passe par ici et par là. J'ai tout planifié !

- Heu... mais on a déjà visité cette ville......

- Je sais... mais il y a une librairie qui m'a fait un signe au loin... elle s'ennuie de moi ! Je dois la visiter ! Et puis, j'ai une lecture commune à faire... tu sais... le devoir m'appelle !!!

- gre gre gre... on devra se restreindre en valise, hein... pour laisser place à tous ces livres que Madame doit ramener !

- Et n'oublie pas les bouteilles de Banyuls et Maury ;)

Et donc... on quitte pour la fin de semaine ! Un plein de mots français, de vins, de repas, de promenades, de visites, et surtout de livres !!! :D Nous allons un peu plus loin que d'habitude. Nous retournons dans une auberge que nous avions bien aimée dans une petite ville bien sympathique !!! Celle de la photo... vous devinez ? ;-)

2 février 2010

Un voyage familial : Alicún de Ortega

Il y a de ces voyages importants. Pas de grands voyages, non. Mais des voyages obligatoires et sentimentaux. La première fois que j'ai vu ce village, j'avais 11 ans. Je dois avouer qu'il ne signifiait pas grand chose pour moi. En fait, c'était la finalité d'un voyage en Espagne qui m'exaspérait au plus haut point.

C'était l'été. Mon dernier été avant de commencer le secondaire. J'avais tant de chose à faire, tant de projets avec mes amis... Mais non, nous devions aller en Espagne. Voir la famille. Trois semaines à Barcelone. Puis ce voyage en auto vers l'Andalousie. La destination finale du voyage étant le village natal de mon père. Le minuscule village où mon père était né et avait passé son enfance. Un minuscule village de la province de Granada, perdu dans les montagnes de la Sierra Nevada... Alicún de Ortega.

J'ai peu de souvenirs de ce voyage. Je me souviens d'un long trajet en auto, de champs d'oliviers, de la chaleur, de l'air fatigué de ma mère, de mots que je ne comprenais qu'à moitié, de chambres d'hôtels, de lunchs sur le bord de la route. Et je me souviens vaguement du village. Je me souviens de petites rues. De maisons blanches. Encore de la chaleur. De la place principale. De la fête du patron du village. Des feux d'artifices pendant la fête. De la chèvre que la vieille dame avait égorgé devant nous pour la fête.

Toute ma vie... depuis cette visite en 1982... mon père a dit "Un jour, je vais retourner voir mon village". Mais sans jamais y aller. En remettant chaque année, ce voyage. Alors cette année, j'ai dit : "Ça suffit... on y va, un point c'est tout !" J'ai tout préparé et je ne lui ai pas donné le choix. Et donc, 28 ans plus tard, ce janvier de 2010, nous sommes partis en avion pour Granada. Puis en auto, nous avons suivi la route nous menant vers ce "fameux" Alicún de Ortega.

Alicun1La route fut impressionnante, je dois l'avouer. Des paysages entre le désert et la montagne. Entre terre et neige. La région avait subi de fortes pluies quelques jours auparavent... et ce, depuis des semaines. Alors, il y avait beaucoup plus de vert qu'à l'habitude.

Et puis nous sommes arrivés. À ce village. Pendant tout le trajet, mon père nous avait raconté des histoires. Des histoires de son enfance. Certaines, je connaissais et avais entendues de nombreuses fois, d'autres étaient nouvelles. Il semblait énervé. Il ne cessait de rire.

Petit village. Oui. Mais plus grand que dans mes souvenirs. Nous nous sommes promenés. "Cette maison... la maison de ta tante Justa... celle-ci... lla famille de mon ami Cristobal y vivait... Ici, c'est la grande place... ils ont changé le nom !... Ces maisons sont nouvelles... Tu vois le panneau annonçant la station de train... il n'était pas là avant, mais c'est à cette station que nous nous sommes rendus (à pied et à dos d'âne) pour déménager à Barcelone... C'est ici que la fête de village a lieu, chaque année, tu t'en souviens quand nous sommes venus en 1982 ?... "

Et puis finalement, nous avons trouvé "LA" maison où il avait grandi... elle avait un peu changé... elle avait une nouvelle peinture, des rénovations... Il n'était pas certain. Une vieille dame s'est arrêtée... "Vous cherchez quelque chose?" Et puis, nous avons commencé à parler. Oui, c'était la bonne maison. Elle se souvenait de la famille de mon père. Elle a parlé de ma grand-mère, de mes cousins... Elle nous a raconté sa vie dans le village... Elle nous a raconté le village aujourd'hui, les nouveautés. Elle nous a parlé du passé, du présent, du futur ! Enfin... nous avons placoté un bon moment. Que de souvenirs ! Alicun2

Et puis nous avons continué la promenade... pour aller finalement luncher dans le seul petit bar ouvert en ce vendredi de janvier. On nous regardait un peu bizarrement. Surtout, que nous parlions en français (j'ai bien essayé de parler en espagnol avec mon père... mais c'est impossible... il a vécu près de 40 ans au Québec, il nous a toujours parlé en français... donc ensemble on parle en français !). Et puis, après le repas, somme toute très bon, nous avons continué notre visite.

La dernière chose que mon père voulait faire avant de partir était d'acheter des saucissons, qu'il disait unique à Alicún. Principalement du chorizo et de la morcilla. La seule charcuterie semblait fermée. Mais une dame balayant son porche nous proposa d'aller chercher le propriétaire qui lunchait chez lui à deux pas. Ce que nous avons fait ! Et mon père est reparti avec 10 kilos de saucissons ! Et avec l'assurance du charcutier qui affirmait qu'il suivait encore la recette établie il y a des années par les femmes du village - et dont ma grand-mère faisait partie ! (Verdict: mon père dit que c'est très semblable mais pas tout à fait ! ;) ).

Puis nous avons quitté le village. Notre voyage continuait vers Granada et d'autres villages. Je ne sais quand je reverrai ce petit village. Mon père, quant à lui, promet de revenir cet été ! Et que cette fois-ci, il le fera... il veut absolument revoir la fête annuelle de son village, au moins une dernière fois !

Alicún de Ortega

  • Communauté autonome : Andalucia
  • Province : Granada
  • Région : Guadix
  • Altitude : 687 m.
  • Population : 570 à 783 Alicuneros (varie selon les sources)
  • Rivière bordant le village : Guadahortuna
  • Montagne : Cerro de Alicún
  • Cultures : Vignobles et Oliviers
  • Plats typiques : Migas, Gachas, Andrajos, Alfajores, Embutidos, ...
  • Précipitations : Rares mais violentes
  • Fêtes populaires : 12 et 13 mai Fête de la Vierge de Fátima -- 15 au 18 août, Fête de la Virgen del Carmen

Alicun3Petit village aux limites de la région de Granada en Andalousie, situé dans la Sierra nevada-Baza. Le village a perdu beaucoup de ses habitants après la guerre civile. La plupart a quitté le village pour émigrer dans d'autres villes, notamment en Catalogne (Comme la famille de mon père). Tranquille pendant les mois d'hiver. La population se compose alors plutôt de gens plus âgés ; les gens plus jeunes se déplacent dans les villes plus importantes pour travailler. L'été, le village voit sa population augmenter, principalement pendant les vacances estivales et les fêtes locales.

Il y a peu de tourisme au village, même s'il possède quelques monuments (sanctuaire, église du XVIe siècle, etc.). Les fêtes locales amènent cependant beaucoup de visiteurs. Elles sont ponctuées de feux d'artifices, de repas communs et parfois encore "d'abattage" publics des porcs et autres animaux qui seront mangés lors des fêtes. Mais cette tradition tend à disparaître et même à être interdite.

Le village est considéré comme un des plus anciens de la région. Il est connu sous différents noms: Acatucci (romain), Agatugia et on mentionne le village dans plusieurs textes arabes du Moyen-Âge sous le nom de Al-liqun. Le nom évolua ensuite, on retrouve les graphies de Al-liqún, puis Al-liqut, Alicum, Alicur, et finalement Alicún.

L'endroit où se trouve le village a été occupé depuis la préhistoire et on a retrouvé de nombreux vestiges. Les Romains occupèrent aussi l'endroit ainsi que les musulmans. L'histoire a aussi marqué le village et la région au XIVe siècle.

Près d'Alicún de Ortega est située une station balnéaire très connue: Alicún de las Torres. (C'est là que nous avions logé en 1982... je me souvients très bien des piscines !!!). Les eaux sulfatées, bicabonatées et très minéralisées ont des propriétés curatives et se maintiennent habituellement aux alentours de 35ºC. Selon les propriétaires du site, les romains utilisaient déjà ces eaux à des fins thérapeutiques. La structure hydraulique serait encore celle installée par les Maures.

La région offre beaucoup d'autres endroits à visiter: un immense ensemble de dolmens (environ 200), des formations géologiques impressionnantes, plusieurs maisons troglodytes, grottes, vestiges néolithiques et ibères, gravures en pierre (Pétroglyphes) et autres villages sympathiques.

Sources à consulter

21 décembre 2009

De la neige...

0abJe disais vouloir de la neige... un Noël blanc. Je disais m'ennuyer du froid, de l'hiver et des foulards... Et bien, on m'a entendue, écoutée, et répondue !!!

Nous sommes arrivés à Mulhouse vendredi. Il y avait des nuages et une température d'environ 3ºC. Pas vraiment différent de la température à Barcelone des jours précédents. Pas un flocons. Nous étions un peu déçus.

Nous nous sommes rendus à notre première destination: Eguisheim. Joli marché de Noël et joli village alsacien. La soirée passa rapidement entre Eguisheim et Turkheim, autre village tout près. Puis... ce fut le temps de dormir...

Le lendemain matin, nous nous sommes levés sur une photographie d'hiver. Un joli manteau blanc recouvrait les rues et les toits ! Nous étions vraiment heureux. Nous nous sommes partis pour notre 2e journée de villages et de marchés de Noël. La 0actempérature était beaucoup plus froide. Environ -14ºC et même un peu moins avec le facteur vent ! La transition fut assez difficile, je dois avouer ! Nos petits corps n'ont plus l'habitude de ces froids ! Mais malgré les frissons, les pieds gelés et le petit bout du nez froid, nous étions assez contents ! Nous avions ce que nous avions espéré... du froid et de la neige pour ce pré-Noël !

Et puis, le lendemain, nous avons repris la route, du côté allemand cette fois-ci. Un château enneigé et rempli d'un vent fou fut notre premier arrêt. Puis quelques villages... Nous avions prévu arriver à notre dernier hôtel assez tôt vers 18h00... prendre un repas relativement tôt et se reposer dans notre chambre pour cette dernière soirée...

0aC'était sans compter sur cette belle neige... Alors que nous étions dans le dernier village de notre itinéraire, Schiltach (la 1ere photo), la neige a recommencé. Tout doucement. La nuit commençait à tomber. C'était féérique... bien entendu ! Nous avons repris la route pour nous diriger vers Baden Baden. Belle route en Forêt Noire... bien enveloppée d'arbres immenses et bien montagneuse. La neige a commencé à tomber avec plus de vigueur...

Nous trouvions cela assez joli et nous prenions encore quelques photos... Nous avions bien quelques petites inquiétudes... après tout, cette auto louée avait des pneus d'été (oui, je sais, on se dit que dans une région qui connait quand même un peu la neige, des pneus d'hiver ou à tout le moins des pneus 4 saisons seraient une bonne idée... mais bon) et cela pouvait devenir glissant.

Et puis, cela empira... et les photos cessèrent. Nous étions en pleine forêt, il faisait noir... les arbres enneigés contribuaient à la poudrerie et la tempête s'emballa... Et bientôt nous n'avons plus rien vu... nous étions seuls sur la route complètement couverte de neige. Nous allions très tranquillement, mais nous sentions les roues glisser... et puis soudain, à cause des routes impratiquables, nous avons un peu perdu notre chemin. Nous savions où aller et nous savions que nous n'étions pas loin... mais nous ne pouvions nous rediriger. Et puis, le comble... le lave-glace cessa de fonctionner... nous pouvions à peine voir. Un trajet qui aurait dû prendre environ 1 heure, dura près de 4h30... nous étions épuisés... Et puis, nous avons râté une sortie... enfin, nous n'avons pas pu freiner pour la prendre et nous avons pris une pente... l'auto glissa, glissa... heureusement, nous avons réussi à arrêter sans rien heurter, mais impossible de remonter... pas avec des pneus d'été...

Enfin... après de longues heures, nous avons finalement réussi à retrouver notre chemin et sortir de la tempête. Nous sommes arrivés à l'hôtel très tard... mais ils nous ont tout de même préparé un repas... nous étions bien contents !!!

Je suis bien heureuse de ce voyage enneigé mais je me serais bien passée de ces dernières heures assez difficiles... Aujourd'hui, nous avons pu prendre notre avion à Baden Baden... nous avons été chanceux, partout en Europe, les vols sont cancellés...

Bon... c'est bien beau ça... mais il faut se préparer pour Noël ! Encore quelques jours de travail et ce sera les vacances !!! :D

18 décembre 2009

Encore une fuite vers le pays des étoiles !

Comme l'année dernière, et l'année d'avant, nous nous échappons pour quelques jours vers le pays des étoiles... cette Alsace 00000remplie de marchés et de magie de Noël... avec bien sûr une incursion en Forêt Noire !

Je dois avouer qu'avec le froid qui s'est installé à Barcelone, et les décorations et lumières un peu partout dans les rues (la ville a décidé d'augmenter la quantité de lumières cette année pour "contrer la crise"... enfin...), il est plus facile cette année d'être en mode Noël ! Plus facile qu'il y a quelques semaines, en tout cas !

Évidemment, il neige un peu partout en Espagne... et même pas mal ! C'est la panique partout ! Mais à Barcelone, comme d'habitude, pas un flocon ! Mais il fait froid... aujourd'hui, il fait à peine 1ºC... c'est très froid pour ici et c'est le plus froid que j'ai connu dans cette ville depuis 6 ans...

Les gens se promènent en grommelant... nous sortons en souriant ! C'est que c'est triste le Temps des Fêtes quand il fait chaud... Mais on ne s'inquiète pas ! Ils annoncent des températures sous zéro en Alsace !

Car nous partons aujourd'hui pour cette région que nous aimons bien... nous l'avons visité en décembre, en mars et en juin... toujours superbe... Mais j'ai une préférence pour décembre. Bien sûr. Et donc, direction marchés de Noël: quelques achats pour compléter ma collection de décorations, un peu de vin chaud, beaucoup de photos et quelques petites douceurs à grignotter...

Et donc, c'est un départ verd le froid... et la suite d'Edward Scissorhands devra attendre un peu... ;)

28 octobre 2009

La Fontaine de Vaucluse

Fontaine3Il y a quelques mois, nous avions décidé de prendre la route - encore une fois. Cette fois, nous allions un peu plus loin... en Provence. Nous nous sommes arrêtés à quelques endroits. Dont un lieu qui n'avait droit qu'a, à peine, quelques lignes dans notre guide. Il aurait dû en avoir beaucoup plus !

Nous avions visité quelques villages aux alentours et sur le chemin du retour, il y avait cette fontaine. Bon... je suppose que ce n'est pas vraiment une fontaine; mais c'est son nom: la Fontaine de Vaucluse. Elle se fait discrète dans les guides touristiques mais elle vaut un détour... ce fut une rencontre magnifique et inoubliable.

La Fònt de Vauclusa ou La Font de Vau-Cluso (selon la norme linguistique que l'on choisit) est tout d'abord une commune française, située en Provence. Mais la Fontaine de Vaucluse est aussi une source, une résurgence,  plutôt qu'une fontaine. On la trouve au pied d'une falaise de plus de 230 mètres. On dit que c'est la plus grosse source de France et la cinquième plus grosse au monde. Son écoulement moyen peut ateindre jusqu'à 630 millions de m3 par année ! L'eau provient de l'infiltration dans la montagne des eaux de la pluie et de la neige. Ces eaux viennent en grande partie du Mont Ventoux, du Mont de Vaucluse, du plateau d'Albion et de la Montagne de Lure. Toute cette eau pénètre la montagne et n'a qu'une seule sortie: la Fontaine de Vaucluse.

À l'origine, l'endroit s'appelait Vallis Clausa qui signifie en latin "vallée close". Et quand on arrive à la fontaine, on ne peut queFontaine1 comprendre le sens de ce nom. Après une longue marche le long d'un cours d'eau qu'on nomme la Sorgue, on arrive à une falaise qui semble la source du cours d'eau. Entourée de falaises vertigineuses, il n'y a aucune issue... la vallée est close.

Et donc, au fond de la vallée close, au pied de la falaise, de l'eau provenant d'un réseau souterrain et qui peut parfois jaillir violemment, est la source de La Sorgue. Le site est connu depuis très longtemps et on retrouve des mentions de la fontaine dès l'Antiquité alors qu'elle fait l'objet d'un culte des eaux et d'offrandes rituelles. La source est habituellement paisible en hiver et en été. L'eau est claire et transparente... d'une couleur turquoise saisissante.

Mais parfois, principalement au printemps et en automne, l'eau monte et prend une couleur rouge. Les habitants de la région y voient un mauvais présage. Lorsque l'eau prend la couleur du sang, on craint des malheurs, la peste, des épidemies, etc. La couleur de l'eau s'explique bien entendu par la présence d'argile rouge qui lorsque l'eau monte dans les réservoirs souterrains teinte la source de Vaucluse.

L'homme a toujours voulu comprendre la fontaine de Vaucluse et très tôt, on tenta de sonder les fonds de la falaise, puis les rivières souterraines. Aujourd'hui, les plongeurs ne peuvent que rarement s'aventurer sous la falaise, mais grâce à des sondes automatisées on a pu calculer en 1985, la profondeur du gouffre a 308 mètres. Mais la source de la fontaine demeure encore mystérieuse et n'a pas encore révélé tous ses secrets.

Depuis toujours, on a décrit la beauté du site. Char, Mistral, Chateaubriand, Pline l'Ancien, Scudéry, Voltaire,... Au Moyen-Âge, Fontaine2au VIe siècle, un ermite du nom de Veran se serait installé près de la Fontaine et y aurait combattu une "couloubre". Cette couleuvre monstrueuse terrorisait la région et vivait près de la Sorgue. Veran la tua et ramena la paix dans la région. Il accomplit de nombreux miracles et devint l'évêque de Cavaillon. Des moines auraient suivi l'exemple de Veran et s'installèrent dans un monastère près de la Fontaine. Pétrarque vécut aussi près de celle-ci au XIVe siècle et mentionne dans ses écrits la Fontaine et le figuier, qui plongeant ses racines dans la Fontaine, semble éternel. 

La Fontaine de Vaucluse nous offre beaucoup d'autres légendes. Une épave s'y trouve à plus de 25 mètres. Elle cacherait aussi, bien entendu, un trésor. On a longtemps cherché à la retrouver. Aujourd'hui, le site est protégé. Mais la découverte en 2001 de plusieurs pièces antiques, en bronze, argent et en or, certaines datant du 1er siècle avant J.-C. permet aux chercheurs de trésor de continuer à rêver.

Lorsqu'on arrive au pied de la falaise et que l'on voit pour la première fois, l'eau turquoise de la Fontaine, on ne peut qu'être envoûter par le charme de l'endroit. On imagine mille fées qui dansent ardemment sur la surface translucide de la Fontaine. Des secrets éternels sont chuchotés à nos oreilles. Une folie profondément paisible nous envahit et nous raconte nos désirs, nos joies et nos peines. La Fontaine nous connait et nous reconnait. Elle a toujours existé et nous rappelle notre immortalité.

Sources à consulter

20 août 2009

À la table du Moyen Âge

CuisinePuis-je me permettre un très mauvais jeu de mot ? Enfin, un jeu de mot facile et même enfantin ? Et bien oui, je vais me permettre. Pourquoi ? Parce que j'en ai envie, voilà tout! (mais enfin... que de chichi pour un mauvais jeu de mots !)

Alors voilà ce fameux mauvais jeu de mots: j'ai absolument dévoré l'ouvrage de Birlouez: A la table des seigneurs, moines et paysans du Moyen Age! Une fois que j'ai commencé ma lecture, je n'ai pu arrêter... presque comme un roman qu'on ne peut plus reposer car on veut connaître la suite immédiatement.

J'ai lu le livre en deux soirées, dans mon lit, dans une auberge perdue près de Séverac-le-Château. Le lendemain, dans la voiture, je ne faisais que parler du livre avec mon PisTout. "Savais-tu ceci?" "Te rends-tu compte de cela?"

Nous avions prévu plusieurs arrêts ce jour-là, dont une visite du Château de Coupiac, dans le sud de l'Aveyron. Le château est géré depuis plus de 25 ans, par l'association "Los Amics del Castel de Copiac" qui en plus de s'occuper de la restauration des lieux, organise diverses activités et animations tout au cours de l'été (et parfois pendant les autres saisons).

Nous voilà donc à Coupiac pour la visite de ce lieu haut en histoire et fort bien conservé et restauré. Nous payons notre entrée et commençons la visite. Quelle ne fut pas notre surprise - enfin plutôt la mienne! - de constater que l'animation de la journée se déroulait dans la cuisine du château. Une gentille dame, toute costumée, expliquait les coutumes et habitudes alimentaires au Moyen Age ! Quelle coïncidence incroyable !

Nous nous sommes donc assis et avons écouté ses explications. Ma lecture étant plus que fraîche dans ma mémoire, ma langue picotait à chaque question qu'elle posait : "savez-vous pourquoi on dit telle chose?" "saviez-vous que l'on ne mangeait pas de telle chose?" Et quand on lui posait des questions, je me tortillais sur le banc afin de ne pas répondre à sa place ! Et c'est que j'aurais pu !

L'animation fut un bon complément à ma lecture. Installés dans une cuisine médiévale, entourés d'objets des différentes périodes médiévales, nous avons aussi eu droit, en conclusion, à une dégustation d'hypocras, ce vin des chevaliers !

Ma seule déception: le seul livre sur le sujet à la boutique était l'ouvrage de Birlouez ! J'espèrais pouvoir acheter d'autres volumes et compléter ainsi ma lecture sur ce sujet (que je trouve personnellement) passionnant !

17 août 2009

Vacances... une première fuite...

C'est un été lent. Un été chaud. En tout cas, ici à Barcelone, c'est un été épuisant et paresseux. Il commença tôt et continue. Du soleil et du soleil. Les jours passent lentement alourdis par cette chaleur qui semble éternelle.

Vacances1Quand j'étais enfant, je me souviens que les étés étaient infinis. Ils duraient des vies entières. Puis, avec l'âge, les études et le travail, les étés m'ont parus éphémères. Ils passaient et je ne semblais pas être en mesure de les voir.

Depuis que je vis en Espagne, bien que les étés passent encore relativement rapidement, je dois dire qu'ils ne passent plus inaperçus. Ils sont là. Brûlants et bruyants. Remplis de chaleur et bruits mais aussi de plages, de fêtes de quartier et de promenades dans la ville.

Les étés sont donc bien vivants. Mais comme je l'ai déjà dit, ils sont aussi parfois difficile à supporter. Et bizarrement semblent s'éterniser. Difficile de travailler dans la chaleur.

Heureusement cette année, l'été est ponctué de visites et courts voyages. Soeurette fit son tour au tout début... amie-complice et son copain sont arrivés au début août et sont déjà repartis... et la semaine dernière, j'avais finalement une première semaine de vacances.

Et je crois que cela faisait très longtemps que je n'avais attendu une semaine de vacance avec autant d'ardeur ! Et les premiers jours de cette fuite dans les Pyrénnées espagnoles puis françaises furent témoins d'un peu de pluies et de fraîcheurs... Qui étaient les bienvenus... et qui ne furent présentes que le temps de respirer enfin. Puis elles repartirent et laissèrent la place au soleil pour les derniers jours vécus au fin fond du Languedoc-Roussillon...

Des marches, des visites de châteaux, d'abbayes, de villages... des pics-nics sur le bords de rivières... des moments de lecture...

Et aujourd'hui, un retour à Barcelone, qui elle, n'a pas abandonné son soleil et sa chaleur. Et les jours reprennent leur quotidien. Jusqu'en septembre alors qu'une deuxième fuite nous attend ! J'aime bien espacer mes fuites...

12 juin 2009

En route pour l'Alsace

DSC_0804a_copyHabituellement, nous y allons au mois de décembre et au mois de mars. Il y a un événement que nous aimons bien qui a lieu à tous les trois mois. Nous y allons en décembre car j'adore les marchés de Noël et ceux de l'Alsace et de la Forêt noire sont magnifiques. Et cela nous donne un peu de froid... une petite impression d'hiver.

Nous y allons aussi au mois de mars. Encore une fois, habituellement pour avoir un peu de température frisquette... un peu de cette annonce froide de printemps.

Mais cette fois, je voulais y aller aussi en juin... Histoire de voir cette magnifique région avec des feuilles, de l'herbe verte et des fleurs. De la voir sous un tout autre aspect. Alors, on part aujourd'hui... pour revoir Colmar, Strasbourg, Riquewhir, etc. sous le soleil du mois de juin. Puis, direction Lahr, Baden-Baden... aussi avec un peu de couleurs florales et arbolesques !

J'ai bien hâte car j'aime beaucoup cette région et il me tarde de la voir sous un autre aspect ! Et j'ai un petit besoin de changer d'air !!! Donc, à dimanche !

27 mars 2009

Dolmen de Coste Rouge

La fin de semaine dernière nous avons fait une petite escapade imprévue dans une région que j'aime beaucoup, le Languedoc-Roussillon... Si près de Barcelone... à peine quelques heures de routes...

Mais nous avions prévu une fin de semaine de ménage, commission, rangement de paperasse, etc. Pourtant on annonçait une si belle température qu'en milieu de semaine, PisTout vient me proposer de nous enfuir pendant deux jours. Grosse hésitation... il y avait tant à faire... la raison dictait de rester bien sagement à Barcelone faire toutes ces corvées, mais le coeur a gagné et nous sommes partis samedi matin.

Nous avons roulé et fait quelques escales... Puis le dimanche, nous avons fait une petite visite au Prieuré de Saint Michel de Grandmont près de Lodève. En ce début de printemps, nous étions les deux seuls visiteurs. La visite du prieuré fut très agréable... accompagnée de documentation pour nous faire connaître l'histoire de l'endroit, nous avons pu apprécier le silence et la tranquilité... ce qui est rare lorsqu'on visite ce genre d'endroits toujours bondés de touristes. Conseil: venez en mars ou avril ! Il fait beau et vous pouvez admirer des endroits exceptionnels complètement seuls.

Dolmen3Sur le site du Prieuré, il est aussi possible de visiter un magnifique parc. La personne à la réception nous a ouvert le parc - habituellement fermé à cette époque - et nous a mené vers le fameux Dolmen de Coste-Rouge... et nous a ensuite raconté son histoire... Le Prieuré fut toujours un endroit privilégié, depuis des milliers d'années, les hommes se sont appropriés l'endroit...

Le Dolmen de Coste-Rouge aussi nommé le Dolmen de Grandmont n'est pas le seul mégalithique de l'âge du bronze du parc, mais il est sans conteste le plus connu. Il est appelé en occitan "Ostalet de las fadas", ce qui signifie "petite maison des fées". Il date de plus de 4000 ans, il a environ 2 mètres de haut. La chambre intérieure a environ 3 mètres de long. Le dolmen est surtout exceptionnel pour son ouverture avec une porte, communément appelée "porte de four". Cette dalle d'ouverture est d'environ 9m carré. Peu de dolmen ont encore cette porte. On voit également très bien le tumulus qui tenait les murs de soutènement (et qui aurait peut-être aidé à poser la pierre du dessus) ainsi que le passage qui menait à la chambre intérieure.

Le dolmen fut, comme tous les dolmens, une sépulture collective. On venait y mettre les corps des morts, probablement de dignitaires ou d'hommes importants. On dit que jusqu'à 50 corps y furent placés. Les moines de Saint Michel de Grandmont ont laissé le dolmen intact sur leur terrain mais ont cependant gravé une croix sur le côté.... histoire de christianisé ce monument ancien. On rapporte aussi que les moines soignaient les maladies de la peau en faisant allonger le malade sur le dessus du dolmen... Quand superstition et religion se croisent... comme toujours finalement !

De ce site, il est possible de voir le lac de Salagou, la vallée et surtout - par temps très clair - la mer au loin. On dit aussi, qu'au solstice d'hiver (ou est-ce d'une autre saison? j'ai un petit blanc de mémoire...), le soleil touche directement la porte...

À consulter:

30 septembre 2008

Une balade japonaise, partie 3

011Après avoir nourri les cerfs sika et avoir visité les temples… après avoir acheté quelques statuettes de chats… Notre prochaine direction était Osaka.

Ah osaka… ville résolument moderne… fini les temples. Bien sûr il y en a quelques uns ainsi que quelques palais. Mais la ville ne compte plus vraiment sur ses attraits anciens… Elle est moderne. Un point c’est tout. Et je dois dire que de tout notre voyage… c’est la ville la plus « trash » du Japon. C’est la ville plus « sale », il y avait des papiers sur les trottoirs (chose que nous n’avions pas vu à date), la ville la plus désordonnée… C’était un tantinet plus « humain » ! Mais un peu moins « sécuritaire » aussi.

Nous avons visité les quartiers les plus connus. Et le fameux quartier « Blade Runner ».015

Le premier soir, j’étais complètement épuisée mais nous sommes tout de même sortis pour dîner. Et sans le savoir, nous avons mangé exactement au restaurant photographié par tous (avec la tour comme fond) et qui sert le fameux poisson qui s’il n’est pas bien coupé, peut être mortel ! Nous avons survécu… car oui, nous en avons mangé… un peu à notre insu ! C’est ça quand on pointe une photo dans un menu et qu’on a aucune idée de ce qu’on commande !!!

Et je dois dire que j'étais bien contente de ne plus visiter de temples. C'est qu'après tant de lieux sacrés... j'avais l'impression qu'ils se ressemblaient tous... Et puis, cette obligation de toujours devoir donner quelques pièces pour prier, pour cogner la cloche aux souhaits, etc... Je comprends le concept de sacrifice personnel, mais ça sonnait très monétaire à mes yeux et très rentable pour les moines. Bon... j'y reviendrai un autre jour...

Osaka fut donc très moderne. Notre ryokan fut très très beau. Un peu en dehors de la ville. Avec un jardin intérieur magnifique. Tenu par un français et sa femme japonaise. Charmante.

016Puis après Osaka, nous avions prévu une nuit dans un ryokan "de luxe" sur une péninsule tout près d'Utsumi. Très traditionnel. Avec bains chauds et repas compris. Nous étions les premiers "occidentaux" qu'ils recevaient. Nous avions même le petit déjeuner de compris... poisson cru 'a 8h00 AM, c'est tout de même difficile pour mon pauvre estomac !

Mais le ryokan était complètement sublime... très relaxant. En cet fin de voyage... les bains chauds furent les bienvenues. Et bien sûr la vue sur la mer... pas de refus !

Le lendemain nous retournions à Tokyo pour notre dernière nuit. Le voyage de retour fut difficile. Mais il n'effaça pas les trois semaines que je venais de vivre...

Quelques mots... modernité, cuteness, temples, spiritualité, symboles et fashion. Volonté de reconstruire, construire. Tradition. Modernisme. Séparation. Intégration. Volonté de protection. Volonté d'ouverture. Anglais... Français... souvent boîteux mais si 013important. Travail, travail, travail... épuisement. Volonté de rire et s'amuser... Technologie? Faux... pas dans la vie de tous les jours... On prie pour et par l'argent... On accroche les amulettes avec les breloques... on vénère les bouddhah et les mangas !

Je crois que Fine a tout dit... fascinant et étrange. Et à revoir... rapidement... je n'ai rien dit... je crois que j'aurai d'autres choses à définir bientôt !!!

À lire aussi:

29 septembre 2008

Une balade japonaise, partie 2

005aEt donc nous nous sommes ensuite dirigés vers Takayama. Cette fois, il a fallu prendre l’autobus qui était le plus rapide pour atteindre cette petite ville dans les montagnes. Takayama signifie d’ailleurs « haute montagne ». Je dis petite ville, mais avec ses près de 100 000 habitants, elle sait se faire respecter.

Je dois avouer qu’avec Kyoto, Takayama fut l’un de mes endroits préférés du voyage. J’ai adoré la ville avec ses rues anciennes, ses temples, le village traditionnel de Hida non loin, ses chars et surtout le « sarubobo », petite amulette qu’on retrouve partout dans la ville.

Nous sommes restés 3 jours dans la ville et j’aurais voulu y rester d’avantage. Les gens y étaient très sympathiques. Nous avons beaucoup visités et nos pieds nous en ont longtemps voulu. 008b

Ce fut également à Takayama que nous avons eu droit à notre premier ryokan – auberge traditionnelle japonaise. Et donc, enlève souliers, met pantoufle, enlève pantoufle, met pantoufle de salle de bain, enlève pantoufle, et ainsi de suite… C’est d’ailleurs la même chose dans les temples et dans nombres de palais et maisons traditionnelles que nous avons visités. On a beaucoup marché nu-pied et en pied de bas !

C’est aussi à Takayama que nous avons eu droit à notre premier plus traditionnel repas. Et que nous avons goûté le meilleur thé. Bien que le thé était excellent partout, même le thé en sachet offert dans nos chambres ! Et bien sûr c'est aussi la ville du saké... très important dans la région.

Puis direction Kyoto… Qui m’a complètement conquise. Les 4 jours se sont envolés et nous avons regretté n’avoir pas resté plus longtemps. Il y avait tant de choses à faire et à voir. Enormément de temples. La ville compte 2000 temples, ainsi que des palais et plusieurs jardins. Encore une fois, la ville oscille entre tradition et modernité… 008soulignée avec excès par les anime et les mangas !!!

Évidemment, le fameux quartier Gion fut visité… et nous avons pu voir quelques geishas. Je suis très ambivalente sur le concept et je vais m’abstenir de commenter, mais je dois avouer que ce fut étrange et intéressant de voir de vraies geishas.

Le premier soir nous avons beaucoup marché pour trouver un resto... finalement nous sommes entrés un peu par hasard dans un resto qui affichait quelques mots d’anglais. Nous étions tout près de Gion, mais un peu en dehors des rues plus connues.

Et nous sommes tombés sur un super
resto traditionnel... un peu défraîchi, mais très typique... une expérience 006incroyable. Salle privée pour nous deux, assis sur les tatamis, la serveuse habillée de son kimono, nous a préparé le repas devant nous à nos petites tables, cuisant nos aliments et tout... et nous a fait la conversation... bon, sûrement moins qu’elle en a l’habitude, son anglais étant limite, mais quand même... un vrai repas traditionnel avec une ancienne geisha qui aujourd’hui travaille avec ses anciennes collègues dans ce restaurant traditionnel. Assez incroyable et complètement inattendu... nous aurions voulu trouver un resto de ce genre que nous n’aurions jamais trouvé !!!

Pendant notre séjour à Kyoto, nous sommes allés visiter le palais de Himeji qui se trouve non loin de la ville. Le château est très différent des autres palais que nous avons visités et le voyage en vaut la peine.

Le lendemain, nous partions pour Nara… Petite ville tout près… et célèbre pour ses temples, encore une fois, et pour ses daims. Nous avions un très joli ryokan, même s’il était un peu beaucoup défraîchi. Il datait de 1916, et je crois qu’à part une télévision dans la chambre qui datait de 1960 et de divan dans le lobby datant de 1975, il n’y a pas eu beaucoup de modernisation… Et j’exagère à peine ! Mais c’était bien sympathique 009comme endroit.

Toute la ville semble d’ailleurs vivre dans le passé… une atmosphère étrange des années 70, je dirais. Mais c’était bien joli… Bien sûr, la ville est connue pour ses daims. Symbole important du bouddhisme, cet animal se promène librement dans la ville. On retrouve les cerf sika surtout dans les parcs immenses de la ville, mais on peut en voir un peu partout sur les routes, dans les rues et surtout près des temples ! Ceux qui se trouvent dans les parcs, sont plus sauvages, se laissant approcher et nourrir mais se promenant surtout tranquillement. Mais les daims près des temples… savent sentir la bonne affaire et poursuivent les touristes avec avidité, quêtant les biscuits !!!

010La ville a aussi la plus grosse structure en bois ainsi que la statue géante du Bouddha Vairocana appelée daibutsu. Très impressionnant. Il faut dire que la plupart des temples, palais, etc que nous avons pu visiter sont souvent des reconstructions. Il reste peu des monuments anciens car tout étant en bois, de nombreux feux et les nombreuses guerres ont détruits la plupart de ces structures. Mais on reconstruit...

La statue du Bouddhah est immense ainsi que les autres statues... Elles m'ont beaucoup impressionnée. Il est d'ailleurs rare de voir des statues dans les temples... Je préparerai un texte sur ce temple et son bouddhah... et je reparlerai des temples dans la suite de cette promenade...

(À suivre...)

Voir aussi:

28 septembre 2008

Une balade japonaise, partie 1

003Et bien voilà… on a tous ses voyages rêvés. Et je commence par dire que ce voyage était le voyage rêvé de mon copain. Il rêvait du Japon depuis des années ! Non, ce n’était pas mon voyage de rêve. J’avais tout de même hâte à ce voyage… tout de même, le Japon ce n’est pas rien. De plus, ayant un ami qui a fait un stage d’études pendant plusieurs mois à Tokyo, j’avais une image assez intéressante de l’endroit.

Donc… c’était la destination rêvée de « mon pit ». Moi… j’ai simplement suivie. Et j’en suis bien heureuse !!!  

Nous sommes partis le 4 septembre. Barcelone-Amsterdam en environ 90 minutes, un « gros » 50 minutes pour changer d’avion. C’est-à-dire, courir comme des fous d’un bout à l’autre de l’aéroport, repasser les douanes et s’asseoir dans l’avion en direction de Tokyo. Et puis, un bon 11h30 jusqu’à la destination finale. Le vol s’est bien déroulé… complètement absorbé par les 5 films que j’ai écoutés. Et puis nous y étions. 002

Direction hôtel. Premier hôtel… complètement occidental. Mon choix. Pour le premier hôtel, j’avais besoin de lieux familiers. Les ryokans traditionnels suivraient ensuite. Et puis Tokyo ?

Tokyo c’est époustouflant et 4 jours ne furent pas suffisants pour même l’aborder. Si on fait abstraction du trajet en train et métro jusqu’à l’hôtel (suivi d’un somme de quelques heures), notre premier contact avec la ville fut de nuit. Une marche vers le quartier de Shibuya. Quartier des lumières et quartier qu’on a pu voir tant de fois dans les films. Beaucoup de gens, beaucoup de lumières… Incroyable ! Mais bizarrement, malgré tous ces gens, jamais je ne me suis sentie oppressée, jamais je ne me suis sentie bousculée… jamais je ne me suis sentie envahie par le bruit, les gens… et même l’odeur… puisque même dans la rue, il y a des espaces fumeurs – interdiction de fumer dans la rue sauf aux endroits indiqués !

004La ville contient évidemment aussi beaucoup de parcs, des temples, des endroits plus traditionnels. Les parcs sont magnifiques et on oublie immédiatement que nous sommes en ville… le changement est drastique et presque insensé. Une minute, tu te trouves parmi des buildings sans fins, la minute suivante, tu es en pleine nature…

Les gens sont très sympathiques… très souriants, très polis… à la limite du « trop » ! Nous ne sommes pas habitués à tant de sourire dans les magasins ! Les gens semblent cependant très épuisés… beaucoup de gens endormis dans les métros. Et beaucoup de gens affaissés sur leur table dans les restaurants après quelques verres de bières ou de saké.  005

Et je dois dire que les gens sont très soignés ! Surtout les japonaises ! Très fashion ! Je me sentais très touriste avec mes jeans et mes chandails très ordinaires ! Aller hop, un peu de maquillage, on se monte les cheveux, et surtout on va s’acheter une tonne de bas stay-up, de bas aux genoux, de collants… Mais on ne peut « compétionner » en originalité. Et en « cuteness »… Les petits bonhommes, les mangas, les toutous, il y en a partout ! Le Japon c'est un constant aller-retour entre tradition et modernité !

Et puis ? La langue ? Et bien… nous avions quelques mots, évidemment, les traditionnels, bonjour, bonsoir, merci, pardon… Et puis, quelques mots d’anglais sont parfois compris… sinon, des gestes, des sourires, et un livre avec des phrases en espagnols et l’équivalents en symboles japonais… Et les restaurants ? La même chose… et une préférence pour les cartes avec images… sinon… et bien, on a découvert bien de nouveaux plats ! Tous excellents !

Mais 4 jours… c’est peu. Il y a tant de choses à découvrir à Tokyo. Mais nous avions d’autres destinations ! Et donc départ pour Nagano. Nous avions beaucoup de trains à prendre pour ce voyage. Mais il n’y avait aucune inquiétude… je n’ai jamais de ma 007vie, vu un réseau de trains si efficace. Jamais une seconde de retard. Quand il est indiqué que le train arrive à 15h04 et qu’il repart à 15h04… c’est exactement ce qui arrivera !

Donc direction Nagano. Pas vraiment pour la ville, même si nous l’avons rapidement visitée en soirée. Non, notre direction était en fait, le fameux parc de singes… Oui, vous savez, ces reportages que l’on peut voir sur les macaques japonais dans les bains chauds entourés de neige… Bien sûr, il n’y avait pas de neige… mais les macaques et les bains étaient au rendez-vous. Expérience très étrange. Après 4 jours de ville moderne, nous étions en pleine montagne. Trajet de train, puis d’autobus, puis 008amarche dans la forêt… pour finalement atterrir sur le terrain des singes. Pas d’enclos… nous marchons avec eux. Rien ne nous sépare des singes qui s’épouillent, jouent, mangent, se baignent et nous observent. Défense de les nourrir, de les toucher et de les fixer dans les yeux… ce sont des animaux sauvages tout de même. Mais l’expérience est indescriptible.

Puis, nous avons marché jusqu’à un village tout près, célèbres pour ces bains et ryokans. Quelques photos… et puis retour à Nagano. Le lendemain, Takayama nous attendait…

À suivre...

(Cliquez sur les photos pour mieux les voir...)

Voir aussi:


 

23 septembre 2008

Un petit oubli...

Et oui... il semblerait que j'ai... hum hum... oublié de dire que je n'étais pas là !!!! Mais je reviens aujourd'hui ! Le 3 septembre, je suis partie en voyage ! Et je reviens aujourd'hui. Dans quelques heures, je devrais être chez moi.
Oups
J'ai triché un peu ! Et j'ai préparé quelques textes en avance... ah les joies des blogs et de la modification de dates ! J'avais fait quelques recherches sur le Mont Saint-Michel et je me suis dit que je pourrais mettre ces textes pendant mon absence...

Et donc, j'étais en vacances ! De belles vacances ? J'espère bien ! Je pourrai confirmer dans quelques heures. Ou jours... je suppose que j'aurai besoin de vacances pour me reposer de mes vacances !

Et où se sont passées ces vacances ? Dans un pays dont rêvait mon copain depuis des années... le Japon !
Donc, je suis présentement sur le chemin du retour. Et je vous dirai bientôt comment se sont passés ces dernières semaines !

5 septembre 2008

Le Mont Saint-Michel : II. Histoire - Partie 2

Et donc le grand mont devient le Mont-Tombe et le plus petit Tombelaine.

Il y eut très tôt des lieux de culte sur le Mont-Tombe. Alors que le Mont-Tombe est rattaché au diocèse d'Avranches au IVe siècle, on peut voir un premier oratoire sur le Mont. Cet oratoire sera dédié au martyr chrétien Saint-Étienne. Un deuxième oratoire sera construit plus bas sur le Mont et sera dédié au martyr gaulois Saint Symphorien. Quelques ermites veilleront sur ces lieux. Il est cependant presque certain que ces ermites et les oratoires du Mont oscillaient entre le culte païen et le culte chrétien. Petit à petit, cependant, les ermites du Mont-Tombe s'organisèrent en communauté résolument chrétienne avec une ébauche de monastère. Leur vie demeurait cependant assez loin des règles strictes des monastères.

MSM4Mais c'est en 708, que l'histoire du Mont-Tombe se transforme définitivement. En effet, un évêque d'Avranche nommé Aubert, entame la construction d'un édifice qui sera dédié à l'archange Saint-Michel. Il aurait reçut de l'archange lui-même, à travers de visions, l'ordre de construire cet oratoire.  Le premier oratoire, en forme de grotte, pouvait contenir plusieurs dizaines de personnes. On peut voir quelques vestiges de cet oratoire dans une des salles de l'abbaye.

Il est difficile de savoir si le Mont était alors entouré d'eau ou non. Certains situent l'inondation de la région en 709, après la consécration du Mont à Saint-Michel. D'autres disent que le Mont était déjà submergé lors de l'apparition de l'archange à Aubert. On pense même que les ermites qui vivaient déjà sur le rocher devaient faire des signaux pour demander qu'on les approvisionne.

On dit que c'est en 710 que le Mont-Tombe devient définitivement le "Mont-Saint-Michel-au-péril-de-la-Mer". D'autres disent que le Mont prit tout d'abord le nom de Saint-Michel-en-Tombe et que ce n'est qu'en 933 lors que Saint-Michel fut choisit par Charlemagne comme protecteur que le nom "Mont-Saint-Michel" est définitivement établi.

En 709, Aubert fait construire une petite église sur le Mont. Il réunit les ermites du Mont et les attache au sanctuaire de Saint-Michel. Ce sanctuaire fut d'ailleurs un des premiers en occident ayant le culte de l'Archange. Bien que le culte à cet ange avait beaucoup progressé, le choix de l'évêque Aubert a longtemps laissé perplexe et plusieurs explications ont été données. On note entre autres les liens avec les cultes païens qu'on voulait sûrement combattre... dieu solaire, culte à Mithra, cultes chthoniens... On note aussi qu'on dit qu'il y avait un menhir au sommer du Mont...

L'histoire de l'église construite par Aubert est également lié à un autre Mont en Italie, le Monte Gargano" également dédié à Saint-Michel qui en a aussi commandé sa construction. La construction du Mont Saint-Michel suit de très près l'histoire du Mont Gargano... Des liens vont d'ailleurs unir les deux Monts. Des reliques de Saint-Michel sont d'ailleurs envoyées en France. La construction et les premières années d'existence du sanctuaire seront marquées par les miracles et les légendes.

Le culte au Mont Saint-Michel commence. Les gens viennent plusieurs en pèlerinage dans ce lieu étrange qui est un tableau idéal au combat de Saint-Michel et le Dragon. Les légendes locales sont remplies de ce combat. À la mort d'Aubert, il y a une baisse de pèlerins qui viennent au Mont. Ce sont alors des chanoines qui accueillent les gens. Le culte reprendra au IXe siècle. D'autres chapelles seront construites, dont une chapelle pré-romane "Notre-Dame-de-Sous-Terre". Et en 966, une abbaye bénédictine est fondée à la demande du Duc de Normandie, Richard, 1er qui a des raisons autant politiques que religieuses. De nouveaux moines remplacèrent les religieux en place. On construisit une église et quelques bâtiments. Et les pèlerins reviennent en grands nombres au Mont-Saint-Michel.

L'histoire des bâtiments du Mont Saint-Michel est parsemée de nombreux incendies, dont un eut lieu en 992. Beaucoup d'autres suivirent. On reconstruisit toujours. Les églises premières se transformèrent au fil du temps. Une abbatiale romane fut construite au XIe siècle. Au XIIe siècle fut une période prospère pour le monastère. C'est à cette époque qu'on construira la "Merveille" de style gothique.

L'histoire du Mont est également marquée par les nombreuses guerres des siècles suivants. On fortifia les installations du Mont. Mais le Mont est marqué par plusieurs "blessures de guerre" et la Guerre de Cent ans, le détruisit presque entièrement.

L'abbaye aura ensuite de nombreuses périodes creuses pendant lesquelles peu de moines s'occupent des quelques pélerins qui viennent encore.

En 1790, les moines furent chassés de l'abbaye et ont vendit tous leurs biens. En 1792, l'abbaye est convertie en prison, pendant la Révolution. On y enferme d'abord des prêtres puis ensuite des prisonniers. L'abbaye se transforme en atelier où on fait travailler les prisonniers. On transforme les pièces pour accommoder le travail des prisonniers. On délaisse l'entretien en général et certains bâtiments vont même s'effondrer. Un autre incendie en 1834 détruit presque entièrement le Mont et peu de travaux sont entrepris pour sauver les bâtiments. On supprime en 1863, la prison et quelques moines vont temporairement revenir à l'abbaye. La vie reprend peu à peu au Mont et on ouvre à nouveau les restaurants et magasins qui avaient toujours fait partie du paysage du Mont accueuillant les pèlerins depuis des siècles.

Finalement, en 1874, l'abbaye est classée comme monument historique et on entreprend sa restauration. Les moines doivent quitter les lieux. L'apparence actuelle du Mont Saint-Michel prend forme à cette époque. Une nouvelle communauté de moines bénédictins se sont établis à nouveau sur le Mont. Ils y restèrent pendant 35 ans assurant la célébration du culte et recevant les pèlerins. en 1979, le site est ajouté sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Et depuis 2003, se sont les Fraternités monastiques de Jérusalem qui assurent maintenant le culte et l'accueil des pélerins. Il y a maintenant une communauté d'hommes et de femmes.

Aujourd'hui, le
Mont Saint-Michel comprend le monastère, l'église ainsi qu'une petite ville composée principalement d'hôtels et de commerces. Il fait partie de la Basse-Normandie, du département de la Manche et de l'arrondissement Avranches. Ses manuscrits ont d'ailleurs été récemment transférés à Avranches. Sa superficie est de 3.97 km2 et il y avait en 2006, 43 habitants appelés des Montois. Il reçoit chaque année de nombreux visiteurs. Des digues, des routes et des stationnements furent construits mais des travaux ont aujourd'hui débuté pour redonner au lieu son véritable aspect.

L'histoire du lieu est très longue et complexe... ceci n'est qu'un très très bref résumé... il faut lire son histoire entière pour bien comprendre le lieu... lire sur les origines, les premières communautés, les conflits et les guerres... l'histoire du Mont est intimement lié à l'histoire du pays et de la région... il faut aussi lire sur les conflits engendrés par les revendications de la Bretagne du Mont... à la limite de la Normandie et de la Bretagne, on se dispute encore le Mont. Il faut aussi lire sur l'architecture riche et les oeuvres d'art que contient l'abbaye...

Et finalement, il faut lire les légendes et les mythes qui entourent ce lieu... autres textes ;)

Voir aussi:

Sources :

 

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