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4 septembre 2008

Le Mont Saint-Michel : II. Histoire - Partie 1

Un article sur Le Sang du Temps de Maxime Chattam m'a rappelé ce voyage au Mont Saint-Michel en 2006. À l'époque j'avais fait quelques recherches sur le Mont Saint Michel. Je replace ici les textes que j'avais élaborés.

Je n'aborderai pas ici, les légendes concernant les origines du Mont Saint-Michel, ce sera pour plus tard. J'essaierai de n'aborder que le côté historique de l'endroit même si l'histoire et la légende sont souvent étroitement liées lorsqu'on essaie de retracer les origines du Mont Saint-Michel. De plus, comme c'est souvent le cas, il y a beaucoup d'incertitudes, de suppositions... difficile de remonter le temps sans se perdre en hypothèses !

L'histoire du Mont Saint-Michel remonte très loin dans le temps, mais il semble que ce n'est qu'à partir duMSM3 Moyen-Âge que l'on commence à réellement avoir de l'information concrète.

La mer est ce qui modela pendant des millénaires le paysage du Mont. La mer recouvra probablement toute cette région. Au gré des changements climatiques, la région se transforma. Lorsque petit à petit, la mer dégagea la région et un codon littoral se forma au fond de la Baie qui empêchait la mer de revenir. Grâce à des arbres fossilisés retrouver sur les grèves, on dit qu'il y a sûrement eu une forêt à cet endroit. On garde dans les légendes, le nom de forêt de Scissy.

Mais selon des recherches faites par le Centre de Recherche Archéologique d'Aleth et le Centre de Documentation des historiens Locaux de Gévezé, cette forêt n'aurait jamais existée.

La mer envahit à nouveau l'endroit petit à petit. Et cette mythique forêt aurait disparu. Le Mont est à nouveau entouré d'eau. Et les fameuses marées commenceront, marquant indéniablement les légendes et l'histoire du Mont.

Le Mont Saint-Michel a eu d'autres noms au cours de son histoire et s'est problablement révélé un lieu de culte depuis fort longtemps. Certaines sources, dont l'historien breton Gilles Deric (XVIIIe siècle), disent que le Mont a été un lieu de culte pour les druides alors que le Mont était encore entouré de la supposée forêt de Scissy (parfois appelée forêt de Saint-Pair-sur-Mer).  Le Mont, comme plusieurs autres endroits non loin, s'appelait alors probablement "Mons vel Tumba Beneni" et il aurait pu être dédié au dieu solaire gaulois. En effet, le terme Beleni ou Belenos, serait l'adjectif gaulois désignant "brillant" et qui représente le dieu de Lumière et du Feu des celtes: Lug. Et nous avons donc le Mont ou Tombe de Belenos.

Le Mont prendra par la suite le nom de Mont-Tombe. Ce qui est en fait en quelque sorte un pléonasme ! Puisque le mot t'um signifiant probablement "tertre" ou "élévation". 

(Ce terme serait d'origine indo-européenne est a donné plusieurs mots dont le mot latin "tumulus", le mot grec "tumbos" et le mot gaulois "dunos" que l,on retrouve dans beaucoup d'appellation de lieux, tel que Issoudun, par exemple). Encyclopédie universelle

Beaucoup de texte explique le passage à cette appellation. On inclut dans les explication le nom de Tombelaine de l'îlot et mont voisin. En autre, on parle d'une interférence entre le nom Tombelaine et Mont-Belen (Belenos). Il est difficile de savoir exactement. On sait que les deux rochers sont situés près l'un de l'autre, un deux fois plus haut que l'autre. Ils auraient donc eu les noms latins de tumba et tumbellana. Et donc le grand mont devient le Mont-Tombe et le plus petit Tombelaine .

(À suivre... Le Mont Saint-Michel : II. Histoire - Partie 2)

Voir aussi:

Sources :

  • Le Mont Saint-Michel: monastère et citadelle. -- Lucien Bély, préface de Jean Favier, photographies : Hervé Champollion. -- Rennes: Éditions Ouest-France, c1994, 2004. -- 249 p.: ill, photgr, cartes; 24 cm. -- ISBN. 2-7373-1419-4
  • Le Mont Saint-Michel et l'énigme du dragon / Jean Markale. -- Paris: France Loisirs, c1987. -- 305 p. : ill. ; 23 cm. -- ISBN. 2- 7242-3855-9
  • Site officiel de l' office de tourisme du Mont Saint Michel. -- URL: http://www.ot-montsaintmichel.com/accueil.htm ;
  • Le Mont Saint-Michel / Wikipédia. -- URL: http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Mont-Saint-Michel
  • Le Mont Saint-Michel, partez à sa découverte avec nous !. --URL: http://www.le-mont-saint-michel.org
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26 août 2008

Les livres du Somail

Un peu de silence j’ai recherché pendant la fin de semaine. Mais nous avions une destination… Il y a quelques années, nous avions fait un petit arrêt à ce joli petit village sur le Canal du Midi et découvert cette librairie… Malheureusement, les horaires étant ce qu’ils sont, je n’ai pu que me visiter quelques minutes la librairie « Le trouve tout du livre »… pas assez pour me perdre dans ces milliers de livres. 

SomailEt donc, je m’étais promis de retourner au Somail pour retourner dans cette librairie qui ressemble beaucoup aux librairies de mes rêves… Et donc, cette fuite de la fin de semaine dernière avait pour principal but, Le Somail et sa librairie. Ensuite une nuit à Narbonne et un retour à notre rivière des Pyrénées espagnoles tout près de Beget.

Je dois avouer que la première partie du samedi fut particulièrement éprouvante. Un trajet qui aurait dû nous prendre 2h30, dura 5 heures. Des embouteillages monstres dans les environs de Girona… puis un cheminement de tortues jusqu’à la frontière… notre patience fut mise rudement à l’épreuve et nous avons tout deux pensé rebrousser chemin vers Barcelone.

Finalement – et après une presque crise de nerfs aux alentours de Perpignan lorsque j’ai vu les autos complètement arrêtées sur l’autoroute – nous sommes arrivés au Somail. Toujours aussi joli… Il était 17h15, la librairie devait fermée à 18h30… donc aucune minute à perdre.Somail2

Une marche lente à travers la librairie… odeur feutrée… lumière lourde et claire. Livres murmurant doucement. Et parmi ces livres, trois m’ont choisie. Ces livres ont chuchoté délicatement et mon regard les a croisés. Je les ai pris dans mes mains. Touché tranquillement la couverture, frôlé et senti les pages… Et je les ai ramenés avec moi. Parmi ces trois livres, il y en a un… un qui m’a bouleversée quand je l’ai vu… je l’ai pris, incrédule. Ouvert. Feuilleté. Et soupiré. Un livre sur une de mes auteurs préférés. Un auteur que j’aime tellement que j’ai suivi un cours complet à l’université sur elle… Et ce livre traite des femmes qui peuplent ses romans. Un livre contenant des gravures magnifiques… un livre presque intact avec seulement quelques rousseurs…

La « Galerie des femmes de George Sand »… publiée en 1843… Lélia, Indiana, Lavinia, Pauline, Consuelo, … des extraits ainsi que des commentaires du « Bibliophile » Jacob… des gravures de chacune de ces femmes… Les 5 heures de routes furent rapidement oubliées. Peut-être un petit questionnement sur cette folie des livres qui ne me quitte pas… Le contenu autant que le contenant… la lecture des mots autant que le bruit des pages, l’odeur du papier, la couleur de la reliure…

22 août 2008

À la recherche d'un peu de silence

BruitsCette fin de semaine, je fuis. Je vais essayer de trouver un peu de silence. C'est que le bruit de Barcelone me rend complètement folle et je dois essayer de trouver un peu de silence... Je sais que ce silence aura quelques bruits d'oiseaux, quelques bruits de vents, quelques mouvements furtifs... En autant que l'on n'entende pas les ambulances interminables et irraisonnables, les klaxons irresponsables, les conversations et les cris assourdissants qui surgissent à toute heure...

J'ai compris il y a très longtemps que les espagnols aimaient le bruit... j'ai su très jeune que les conversations en espagnol étaient plus bruyantes... par définition. L'Espagne est bruyante et présentement... je crois que je vais perdre la raison... besoin de tranquillité, besoin de silence... J'avais en tête un superbe texte sur le bruit et l'Espagne... je le ferai un autre jour ! Présentement, je me sauve... dans le silence de la campagne... je reviens lundi... je ferai peut-être alors ce texte !

24 juillet 2008

Le Menhir de Champ Dolent

À la fin de l’été 2006, j’ai réalisé un voyage en France qui m’a conduit en Bretagne. J’ai eu l’occasion de voir plusieurs alignements, menhirs, dolmens, etc. Tous très intéressants et impressionnants.

Un menhir m’a particulièrement intéressé, par sa grandeur, son énergie et pour les légendes qui s’y rattachent. Ce serait un des plus hauts menhirs de France. Il aurait fait partie d’un alignement cromlech –alignement de menhirs généralement de forme circulaire-, et en serait la pierre principale.Dolent2

Description :

Nom : Menhir de Champ Dolent
Situation : Bretagne en France – Région de Dol de Bretagne.
Mesures : 9,50 m de hauteur, 1,80 m de largeur (en moyenne) et 1 m d’épaisseur (en moyenne) – Granit rose

D’autres données peuvent être facilement trouvées sur les liens en référence. Notamment, les données sur son orientation, et les données et datations radiesthésiques.

Légendes :

Plusieurs légendes se rapportent au Champ Dolent et à son menhir.

Le nom « Champ Dolent », utilisé pour nommer plus d’un endroit, nous rappelle qu’à cet endroit a eu lieu des combats et qu’après l’affrontement, les corps des victimes y furent enterrés. On retrouve souvent des débris d’armes à ces endroits qui viennent confirmer cette théorie.

Une première légende, nous dit d’ailleurs que le menhir du Champ Dolent serait tombé du ciel ou encore que le ciel horrifié, fit pousser celui-ci afin de séparer les armées de deux frères se livrant un combat sanglant sur ce terrain. Le combat fut si terrible qu’il a donné le nom de « champ de douleur » à ce lieu témoin de ce massacre sanglant. On dit d’ailleurs, que le sang fut versé avec tant d’effusion lors de ce combat que le moulin du vallon tournait sans arrêt. Et le menhir reste sur place pour nous rappeler ce combat sanglant. La légende se termine en disant que chaque siècle, le menhir s’enfonce dans la terre de quelques millimètres. Lorsque le menhir aura été complètement enseveli dans le sol, ce sera la fin du monde. 

Une autre version de la légende spécifie que chaque fois qu’une personne meurt, le menhir s’enfonce dans le sol.

Une autre légende inclut le Mont Dol. Celle-ci raconte que un jour, Satan aperçut Saint-Samson en train de construire une cathédrale sur le Mont « Dol » qui surplombait les marais environnant. L’élévation d’un édifice religieux sur un site antique indigna l’ange déchu il prit un rocher du Dol et le lança vers la Cathédrale afin de la détruire. Le rocher accrocha la partie supérieure de la tour nord (encore aujourd’hui, cette tour est manquante) et alla se planter dans un champ : le champ Dolent.  

Commentaires personnels :

Bien que terrain entourant ce menhir soit aujourd’hui aménagé pour recevoir les touristes – pelouse, haies, quelques tables de pic-nic – il demeure absolument impressionnant par sa taille. On ne peut s’empêcher d’être ému en le voyant. Combien de questions nous viennent à l’esprit car il n’y a toujours pas de réponses complètes à ces pierres.

Le menhir s’enfoncerait véritablement dans la terre à cause de son poids et il y aurait 5 mètres de la pierre sous le sol. Le monde disparaîtra-t-il lorsque la terre l’aura complètement avalé ?

Il est intéressant de noter que dans la vague de christianisation des rites païens, le menhir du Champ Dolent porta pendant un certain temps une grande croix sur le dessus. Elle fut heureusement enlevée afin de restituer les origines de ce témoignage de croyances antiques.

Je ne suis pas facilement impressionnable… ;) mais je dois avouer que « rencontrer » ce géant m’a troublée…Il existe par ailleurs, un livre d’Hervé Baslé, nommé. « Le Champ Dolent » duquel on a tiré une mini-série sur un poste de télévision de France. Cette histoire parle surtout de la vie des cultivateurs au cours du siècle dernier. Roman et série dans la pure tradition des romans de la terre.

Sources :

http://www.impenderevero.com/mega/b5.html
http://destroyedlolo.homeunix.org/galerie/France/Bretagne/Dol/
http://www.pays-de-dol.com/dolent.htm

http://www.juste-a-temps.fr/saintmalo/_voyages/histc5.htm

13 mai 2008

Voyage d'un jour

voyageEn visitant ce matin le blog de Fine Bessot, j'ai pris connaissance de cette sympathique initiative de Miss*Laurence: Journée de voyage - 21 Juin 2008.

Le principe est le suivant:

- le 21 juin (ou 1 ou 2 jours avant cette date), pour souligner le début de l'été, on doit publier quelques photos de notre ville/village : les maisons, les rues, l'architecture, en été, en hiver, sous la pluie, au soleil, sous la neige, ... enfin ce qui caractérise l'endroit où on demeure. Pas de limite de photos.

L'idée est que ce 21 juin, nous pourrons faire un tour du monde en images et découvrir ou redécouvrir des villes, des villages, des lieux...

Pour participer et lire les instructions plus détaillées, il faut aller sur le site de Miss*Laurence et lui laisser un message avec son nom, la ville, le pays et l'adresse de son site ou blog.

J'ai un voyage de prévu le 21 juin... ;)

vacances_dun_jour_08_carte

 

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24 janvier 2008

Dolmen de la Chabola de la Hechicera

Lors d’un voyage en auto au Pays Basque (en Espagne) en juin 2005, nous avons visité plusieurs endroits forts beaux et intéressants. Parmi ces endroits, nous avons pu voir de nombreux sites archéologiques. Un de ces sites m’a particulièrement intéressé…

Le dolmen de « La chabola de la Hechicera » ou « Sorginetxeko Trikuharria » en basque, se trouve dans les environs de la ville de Elvillar (Bilar) non loin de la très belle petite ville Laguardia (Biasteri) – province de Alava (Araba).

DolmenBasque1Le dolmen est un des plus importants du Pays Basque, il est très grand et très bien conservé. Il est un excellent exemple de la culture mégalithique de la Rioja Alavesa. On a découvert son existence en 1935 et on procéda à sa restauration en 1974. Il est situé sur des terres en friches, près de vignes et de champs de blés. Du dolmen, on peut aussi voir le village d’Elvillar et la très belle église du XVIe siècle. On peut d’ailleurs avoir de singulières vues de l’église et du dolmen… mélanges de cultes et d’époques assez intéressants !

On situe sa construction vers 3500-3000 ans av. J-C. Le dolmen est considéré comme un monument funéraire utilisé comme un tombeau collectif – on cite un minimum de 39 corps ayant pu reposer dans le monument.

Le site fut aussi utilisé au cours des siècles comme lieu de rencontres autant païennes que religieuses. Encore aujourd’hui, lors des fêtes en l’honneur de la vierge d’août, on célèbre un « akelarre » qui signifie en fait « sabbat ». La fête se déroule dans les alentours du dolmen et inclut des représentations de sorcières.  Encore une fois, on retrouve les cultes païens qui resurgissent dans les célébrations religieuses catholiques. Évidemment, certaines associations peuvent être aussi faites avec la déesse ou lamia basque Mari. Mari vivait dans le monde souterrain, elle et son conjoint se rencontraient les vendredis – la nuit de l’akelarre – pour concevoir les tempêtes amenant habituellement la fertilité aux hommes et aux terres. Les sorcières l’honoraient dans leurs rituels.

Le nom du dolmen « La chabola de la Hechicera » signifieDolmenBasque4 « le dolmen de la cabane de la sorcière ». Et des akelarres ont donc eu lieu et ont encore lieu près du site. D’ailleurs nous avons pu trouver les traces d’un rituel ayant eu lieu aux côtés du dolmen. Poissons calcinés et clous se trouvaient parmi les cendres encore assez fraîches…

Un akelarre (maintenant dit aquelarre, en espagnol) signifie « champ de bouc » (en basque, aker = bouc, larre = champ) et indique le lieu où on célèbre des rituels. Le bouc était associé au pouvoir dans les traditions basques, ainsi qu’à la protection du bétail. On gardait, d’ailleurs, dans les maison un bouc noir (un vrai bouc ou encore une représentation de l’animal) pour assurer la protection des animaux de la ferme. Aker (bouc) ou Akerbeltz (bouc noir) se transforma en divinité souterraine. Il commandait divers êtres souterrains comme des génies et on disait qu’il pouvait aussi commander les vents et tempêtes.

Avec le christianisme, le bouc fut rapidement associé au diable ou à Satan, Et donc, comme à plusieurs autres endroits, au Pays Basque on associa le bouc à Satan et donc par extension, le « champ du bouc » au lieu où se rendait les sorcières pour célébrer le sabbat, présidé par le « bouc » - habituellement un bouc noir (Akerbeltz). Les procès de sorcellerie des XVIe et XVIIe siècles ont contribué à établir les prétendus cultes qui avaient lieu lors des akerlarres : offrandes, danses, orgies, etc.

Donc, monument funéraire, lieu de culte païen, célébrations de rites magiques, fêtes catholiques… le site dégage de toute évidence beaucoup d’énergie. Et je retiens surtout l’image de l’église catholique apparaissant à travers les pierres, et les cendres situées tout près du monument… religions et croyances se côtoyant simplement…

Description :

Nom : Dolmen de la Chabola de la Hechicera
Type : Monument mégalithique funéraire
Période : Préhistoire, Calcolithique – Contruction entre les années 3500 et 3000 av. J-C.
Situation : Pays basque – province Alava.

Mesures : La pierre plus haute mesure 3 mètres de haut, de mètre de large et 40 cm d’épaisseur.

Composition :

Le monument funéraire est composé d’une chambre polygonale formée de 9 dalles (ou pierre brute) et d’une galerie qui conserve encore 5 dalles et une pierre de couverture. La restauration a permis de remettre cette pierre de couverture à sa place – puisqu’elle était divisée en trois morceaux lors de sa découverte.

Plusieurs restes archéologiques furent trouvés pendant les excavations et correspondaient à divers moments. Les objets les plus antiques sont des microlithes, pointes de flèches de petites dimensions. Il y avait aussi des haches polies, des pièces de céramiques, des pointes de flèches de d’autres époques, divers restes métalliques ainsi que des restes humains.

À lire :

15 janvier 2008

Quéribus, ce château cathare

Située à environ 2 heures de Barcelone, se situe la frontière de la France. La région qui se trouve en bordure de la frontière est le Languedoc-Roussillon, qu'on appelle encore aujourd'hui la Catalogne du Nord.  Étant donné la proximité de cette région nous y avons fait de nombreuses visites, parfois en train mais surtout en auto et nous y avons parcouru de nombreux chemins et routes.

Dans cette région du sud de la France connue pour ses vignobles, il y a de nombreux châteaux forteresses. Ces forteresses font parties de ce qu'on appelle les Châteaux Cathares. Plusieurs de ces châteaux forteresses peuvent encore être visités. Il ne reste souvent que quelques ruines, mais certains sont encore assez bien conservés.

Qu_ribus1 Parmi ces châteaux, le château de Quéribus demeure un de mes préférés. Considéré comme un des "cinq fils de Carcassonne", il fut un des derniers points de lutte et de refuge des Cathares lors de la Croisade contre les Albigeois. Nous l'avons visité à quatre reprises. Reconnaissable de très loin par sa tour-dongeon, il est situé sur un pilon rocheux à une altitude de 728 mètres. La montée se fait d'abord en auto, puis évidemment à pied. Malgré les apparences, il est relativement facile d'accès.

Je connaissais le nom de Quéribus. J’avais déjà lu des romans et des ouvrages qui mentionnaient ce nom. Et j’ai eu une période pendant laquelle j’ai beaucoup lu sur le Graal. Le nom de Quéribus apparaît dans nombres d’ouvrages explorant le mythe et la réalité du Graal. Et j’ai aussi lu sur les Cathares… impossible ici aussi de lire sur les Cathares et ne pas connaître le nom de Quéribus.

Malgré tout ceci, la première fois que nous avons pris les routes du Languedoc, je ne pensais pas à Quéribus en particulier. EnQu_ribus2 fait, nous avions prévu aller au château de Peyrépertuse… la planification du week-end avait été fait par la sœur de mon conjoint et je n’avais pas eu le temps de regarder les guides.

Et donc, lorsqu’au détour d’une route, alors que je regardais par la fenêtre de l’auto, j’ai vu la tour de Quéribus, j’ai littéralement senti mon cœur se serrer… Je l’ai reconnu tout de suite. Mais j’ai tout de même vérifié sur la carte du guide que nous avions… oui, c’était Quéribus. Nous n’allions pas le visiter cette fois-là… mais je savais que j’étais conquise… j’ai rarement des pincements ou des émotions vives quand je visite les lieux et cela me déçoit souvent. Je suis contente de visiter et voir les lieux, mais c’est rare que je me sente « émotionner ». Mais Quéribus m’a complètement chavirée.

Quelques mois plus tard, nous retournions dans la région qui nous avait enchanté lors de notre premier séjour. Et cette fois-ci, nous sommes allés à Quéribus. Le lieu était fermé, nous étions au mois de mars et il y avait de la neige sur le sentier. Mais il n’y avait personne et nous sommes donc monté au château. Il faisait froid, il ventait, nous étions complètement seuls… Et jamais je n’oublierai cette rencontre avec Quéribus.

Et maintenant, à chaque nouvelle visite, je découvre à nouveau Quéribus. Même lorsque nous ne faisons que passer sans nous arrêter, je ne peux m’empêcher de le regarder jusqu’à ce qu’il ne soit plus visible…  

10 juillet 2007

Quelques voyages et un peu d'Histoire

Articles publiés sous la catégorie : Quelques voyages et un peu d'Histoire

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  • Dolmen de la Creu de Falibe - publié le 26 juin 2017

 

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Bibliothèques du monde

Premier compilation : 10 juillet 2007
Dernière mise à jour: 6 janvier 2018

24 février 2007

Château de Cheverny

Pourquoi ne pas continuer dans ma lignée des châteaux…

J’ai pu visiter le Château de Cheverny lors de ce même voyage qui m’a mené dans diverses régions de la France enCheverny_P1 septembre 2006. Nous avions déjà vu quelques châteaux lors de ce voyage, la plupart dans la fameuse région de la Loire. Il y a beaucoup de châteaux à visiter et tant d’histoires à apprendre sur ces lieux.

Cheverny nous a semblé bien "petit" à côté d’autres châteaux de la Loire mais fort joli !  Le plus impressionnant selon moi, demeure le fait que contrairement aux autres châteaux que nous avons visités, Cheverny est encore habité ! Le château de Cheverny n’est pas une demeure royale mais bien une demeure privée. La famille du marquis de Vibraye – descendant de la famille Hurault - y vit maintenant depuis 1824... Il y avait même des photos récentes d'eux sur des meubles. Évidemment, on ne peut visiter tout le château... que les pièces qu'ils ont ouverts au public -histoire de pouvoir s’offrir une vie de château... Le château est ouvert au public depuis 1914.

Le château de Cheverny appartient à la famille Hurault depuis le XIVe siècle. Les terres furent en effet achetées par le Comte de Cheverny, Henri Hurault, qui était le lieutenant-général dans l’Armée du Roi Louis XI ainsi que son Trésorier Militaire.

Cheverny2_PLe château fut vendu à quelques reprises. Une première fois en 1528.  Le château avait été en effet récupéré pour cause de fraude et le roi Henri II le donna à Diane de Poitiers, sa maîtresse. Cette dernière préféra le Château de Chenonceau et vendit le château au fils du premier propriétaire, Philippe Hurault. D’autres textes disent cependant que la saisie du château avait été jugée illégale, fut annulée 30 ans plus tard et le château retourna à la famille Hurault.

Du premier château fortifié, il ne reste possiblement plus rien. D’autres constructions auraient été élevées au même emplacement. Le château actuel fut construit par Henri Hurault, gouverneur de Blois et comte de Cheverny entre 1625 et 1634. Ce serait l’architecte Jacques Bougier qui réalisa le château – mais qui décéda avant de le terminer. Contrairement à plusieurs châteaux de l’époque, Cheverny n’est pas un château de la Renaissance. C’est d’ailleurs un des premiers châteaux à adopter le style Classique de Louis XIII. La symétrie y domine complètement ainsi que la blancheur de ses pierres. L’inspiration pour sa construction est apparemment le Palais du Luxembourg à Paris.

L’aspect du château a peu changé depuis et il conserve de plus la plupart de son mobilier et décoration datant du XVIIe siècle.

Une deuxième vente eut lieu en 1755. Le château fut racheté par Victor Hurault en 1824. Mais l’histoire complète du château me semble longue et plusieurs récits se contredisent. Une recherche plus poussée devrait être réalisée pour réellement connaître l’histoire des lieux et de ses habitants.

La visite du château est très intéressante et permet de voir des pièces complètement meublées et habitables. Plusieurs œuvres – tableaux, tapisseries, etc. - peuvent être également admirées. La bibliothèque peut également être visitée – à mon plus grand plaisir !!! On peut également voir une salle d’arme très intéressante.

TintinLe château nous apparaît donc un peu différent des autres châteaux de la Loire, c’est un site plus classique... Et les fans de Tintin - et j'en suis une !- reconnaîtront sans peine ce château !!! C'est le château qui a inspiré Hergé pour créer le Château de Moulinsart... le château apparaît dans plusieurs aventures de Tintin et appartient au professeur Tournesol même si le Capitaine Haddock  fait figure de propriétaire!

Notre visite s'est terminée par une courte visite du parc entourant le château – un jardin d’ornement et d’agrément (qui remplace l’ancien jardin français), une orangerie, un jardin anglais, une grande allée, un cours d’eau. Dans ce parc se trouvent d’autres bâtiments dont le fameux chenil – haut lieuChiens2_P de Vènerie - qui héberge une cinquantaine de chiens de chasse. Les chiens de Cheverny sont célèbres et sont entraînés pour la chasse à courre.

Sources :

http://www.linternaute.com/sortir/chateaux-loire/8.shtml

http://www.chateau-cheverny.fr/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Cheverny

 

21 février 2007

Pont Aven

Un détour en France, il y a quelques temps, m’a mené vers un fort joli et très connu village du nom de Pont-Aven. Situé en Bretagne, non loin de Quimper, ce village est aujourd’hui célèbre, non seulement pour sa très grande beauté, mais par le fait PontAven1que cette beauté y a amené nombres d’artistes connus. Des noms plus anciens comme Corot et Gauguin mais également plusieurs artistes contemporains. Les galeries d’art se multiplient d’ailleurs dans le village.

L’arrêt fut imprévu – histoire de se ravitailler – mais le coup de foudre si fort, que le village fut visité deux fois. Une première fois de soir, et une deuxième fois le lendemain matin.

Le village n’est pas très grand. Mais son histoire marquée par les artistes qui y ont séjourné et qui y vivent encore peut être perçu dans chaque petite rue.

Les premiers artistes à découvrir ce village du Finistère en Bretagne viennent de l’Angleterre, de la Scandinavie et de l’Amérique. Le village est accueillant, le coût de la vie y est abordable et l’inspiration semble y venir naturellement. Rapidement, plusieurs peintres français, particulièrement parisiens viennent les rejoindre. Principalement citadins, les artistes viennent se perdre dans l’ambiance pittoresque de ce petit village breton. Maisons typiques, petit port accueillant, village animé et vivant, villageois (les Pontavenistes) souriants et ouverts aux visiteurs, le village est rempli de paysages charmants. Les artistes – et bientôt les visiteurs et touristes – y viennent donc rapidement en grand nombre. Les auberges et petits hôtels, restaurants, terrasses et cafés s’y multiplient pour loger et nourrir tous ces visiteurs.

Plusieurs artistes connus viendront à Pont-Aven dont tout d’abord plusieurs peintres académiciens. Ceux-ci feront connaître le village en offrant des peintures surtout inspirées par les costumes, les gens et les paysages bretons.

_coleAven1Corot y a aussi séjourné en 1862, ainsi que beaucoup d’autres peintres, dont le plus célèbre est sans doute Gauguin, qui s’y installe pour une première fois en 1886. Gauguin qui a prit activement part au mouvement impressionniste, ami de Pissarro et autres peintres impressionnistes, est amené à Pont-Aven par Jobbé-Duval. Ce dernier, bien qu’il soit originaire de la région et qu’il ait introduit Gauguin en Bretagne a peu de lien avec les sujets bretons.

Gauguin s’installe dans le village en 1886, dans ce qu’il appelle « un petit trou pas cher ». Il exploitera la lumière et les paysages de la Bretagne avant de quitter pour la Martinique. Il reviendra cependant à plusieurs reprises à Pont-Aven et participera avec d’autres peintres – entre autres Émile Bernard et Paul Sérusier – à ce qu’il est maintenant convenu d’appeler  "l'école de Pont-Aven".

L’école de Pont-Aven prend forme dans le cloisonnisme et le synthétisme. Il y a une recherche d’une peinture plus primitive, une peinture simplifiée, une volonté d’exalter la couleur.

Le cloisonnisme, nettement inspiré du vitrail, se définit par une technique qui trace les contours des_coleAven2 figures avec de grands traits foncés, isolant ainsi les éléments. La couleur est ensuite appliquée en larges aplats. On ne voit pas nécessairement de perspective. Les couleurs, habituellement très vives, sont ainsi mises en valeurs. Gauguin avait une nette préférence pour le bleu lorsqu’il utilisait cette technique.

Les peintres vont ensuite « créer » et « explorer » le synthétisme qui s,inspire du cloisonnisme. On simplifie les formes et on mise plus sur la suggestion, plutôt que la description. On va de plus en plus à l’essentiel, on simplifie la technique, on élimine les détails superflus qui ne m’ont pas une signification. Seuls les détails qui sont importants, qui transmettent l’idée et le message de l’œuvre sont conservés. On peut reconnaître une femme dans un personnage même sans les détails anatomiques, on voit une maison dans un dessin, même sans les portes et fenêtres…

Le tableau « Les bretonnes dans la prairies verte » d’Émile Bernard est un des premiers tableaux à utiliser ce style de peinture.

On dit que la peinture de Pont-Aven est poétique, douce. On souligne aussi une volonté de « peindre de mémoire » et non une représentation fidèle. À la suite de Gauguin et des premiers artistes à venir à Pont-Aven, d’autres artistes s’inspirèrent de cette première école. Ils découvrent les toiles de Gauguin, et à partir de 1889, ils forment ce qui est convenu d’appeler les « Nabis », c’est-à-dire les Prophètes de cette nouvelle forme de peinture. Ils se sentent libres des contraintes académiques, ils osent…

À cette époque et après, Pont-Aven a inspiré nombres d’artistes, peintres et écrivains. On retrouve des noms comme Fauché, Mauffra, Botrel, et beaucoup d’autres.

Pont-Aven attire de nombreux artistes et visiteurs… ce succès change un peu l’atmosphère et le visage du village. Il sera délaissé peu à peu – trop de monde, trop populaire. Mais les artistes n’ont jamais vraiment quitté Pont-Aven… il suffit de voir les galeries et les nombreux artistes qui peuplent encore aujourd,hui le village.

Sources :

- http://www.pontaven.com/
- http://terresdelegendes.monsite.wanadoo.fr/page4.html
- http://perso.orange.fr/art-deco.france/pontaven.htm
 

- Voyage en Bretagne / Serge Duigou. – Éditions d’Art – Jos Le Doaré, 1999. – 144 p. : ill. – ISBN 2855432138.

24 janvier 2007

Le Château de Chenonceau

Lors d'un voyage que j'ai fait récemment en France, j'ai pu visiter ces châteaux dont on entend tellement parler. Tellement... qu'on a parfois l'occasion que cela ne vaut plus la peine d'y aller ! C'est tellement touristique, si connu, si visité... cela en est presque honteux.

Mais j'aime l'histoire, j'aime voir les endroits sur lesquels j'ai lu et je me moque des racontars et des bien-pensants... Et j'aime voir par moi-même si cela en vaut la peine ou non. Si cela en vaut la peine pour moi... Et donc, nous nous sommes dirigés vers la Loire... cet endroit qu'on Chateau1nomme en levant les yeux... vous savez ces châteaux trop "in". ;)

Premier château de notre visite dans cette fameuse région, et c’était une fantastique introduction. Nous en avons visité plusieurs, mais je crois que de l’extérieur, il reste le plus impressionnant par sa construction. Il est construit directement sur le Cher. Le Château de Chenonceau est magnifique et ses jardins également.

Le château de Chenonceau est également appelé le « Château des Dames » à cause des femmes qui ont marqué son histoire. Construit entre 1513 et 1521 sur les bases d’une ancienne forteresse médiévale – qui avait remplacé un modeste manoir - par Thomas Bohier, receveur général des finances, c’est surtout sa femme Katherine Briçonnet qui fait poursuivre les travaux.

Le château d’alors est beaucoup plus petit. Le château sera cédé au roi François 1er, en 1535 pour payer les dettes que Bohier avaient laissé à sa mort.   En 1547, le roi Henri II va offrir Chenonceau à sa maîtresse Diane de Poitiers, qui fera prolonger le château sur le Cher. Elle fit également aménagé les magnifiques jardins. Elle ne pourra pas terminer son projet, puisqu’à la mort de Henri II, en 1550, la reine Catherine de Médecis oblige la favorite de son époux à échanger Chenonceau pour le château de Chaumont. Catherine de Médecis poursuivra cependant les travaux entrepris selon d’autres plans et donne au château, vers 1580, l’aspect qu’on lui connaît. 

D’autres femmes ont marqué l’histoire du « Château des Dames ». Entre autres,  Louise de Lorraine, épouse de Henri III quichateau2 y demeura en portant le deuil de son mari. Lorsque le château fut acheté en 1733 par un fermier général, sa femme, Louise Dupin y tint un salon où Voltaire, Rousseau, Marivaux et Montesquieu se rendirent régulièrement. En 1864, une autre femme, Marguerite Pelouze, devint la propriétaire des lieux.

Autres noms de femmes qu’on associe au château : Marie Stuart qui y épousa le dauphin François, qui à la mort de son père devint le roi François II , Marguerite de France, Marie de Médicis, Élisabeth d'Autriche et Élisabeth de France.

L'histoire du Château est évidemment très longue et fort intéressante. Plusieurs sites et livres nous proposent l'histoire de Chenonceau et de ceux qui y sont passés.

En 1913, Henri Menier l'acheta et encore aujourd'hui, le château appartient à ses descendants. C'est donc une propriété privée que l'on visite.  Son histoire contemporaine est surtout marquée par son utilisation comme hôpital pendant la Première Guerre mondiale, et par le fait que lors de la Deuxième Guerre Mondiale, il était situé sur la ligne de démarcation entre la zone occupée et la zone libre.

Nous avons malheureusement dû visiter rapidement le château et ses jardins car nous étions en fin de journée, mais ce fut suffisant pour nous donner une vue d’ensemble de ce magnifique site.

Pour arriver au Château, nous devons emprunté une longue allée et nous avons d'abord droit à une vue de face. Le château m'a surpris car il était plus "petit" que je ne l'aurais cru. Mais sa vue de côté, avec le château sur le Cher a tôt fait de me plonger sans son histoire. Je n'ai pas pu faire la longue visite, mais j'ai tout de même pu assez le visiter pour m'imprégner de ce Château des Dames et de leur vie si mouvementée... Je ne l'oublierai pas...                                               

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