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26 décembre 2009

Chialage annoncé

Vous savez, parfois, je chiale. J'essaie de ne pas trop le faire à voix haute mais souvent ça bouillonne à l'intérieur. Depuis quelques années, je travaille très fort à laisser aller et ne pas m'énerver inutilement pour des choses, somme toute, sans importance. J'ai toujours eu tendance à m'impatienter et même à "pogner les nerfs" quand les gens ou les choses ne me semblent pas avoir de sens... 

Mais parfois... c'est plus fort que moi... et je chiale. Et parfois, je dois avouer que cela fait du bien de ventiler. Donc ventilons...

Il y a des choses que je ne comprendrai jamais, je suppose. On a beau avoir du sang espagnol dans le corps, il y a des choses qui demeurent incompréhensibles pour moi. Et il y a des souvenirs qui reviennent à la mémoire... Par exemple, quand j'étais petite, je me souviens que ma mère disait parfois en soupirant: "avec ton père, il faut toujours s'assurer de savoir s'il parle de 10 minutes québécoises ou de 10 minutes espagnoles" ! J'avais toujours supposé que ces délais et les attentes occasionnés par mon père était un trait personnel de mon père... mais quand je suis venu vivre à Barcelone, je me suis rapidement rendue compte que c'était carrément quelque chose d'ici ! Si on donne rendez-vous à 14h00, on peut être sûr qu'il n'y aura que moi de présente... il faut compter 20-30 minutes et même une heure de délai.... C'est ainsi... pour tout... même les rendez-vous professionnels !

ChialageIl y a donc plusieurs petites choses comme ça qui m'exaspèrent. En général, j'essaie de les prendre avec sérénité et avec le sourire... les différences culturelles sont ce qui fait le charme de vivre à l'étranger... non ? Oui, bon... parfois... mais parfois... cela m'irrite comme vous pouvez pas l'imaginer...

Je veux en venir où avec toute cette longue et ennuyante introduction ??? À cette joli photo d'une rue illuminée de Barcelone pour le Temps des Fêtes! C'est joli, hein? Mais c'est une photo qui date de la semaine dernière ! Oui, car aujourd'hui... il n'y avait pas de lumières dans les rues. En fait, aujourd'hui, samedi 26 décembre.... tout est fermé à Barcelone !!!

Pas d'épiceries, pas de magasins, et pas de lumières de Noël ! Oui, car évidemment, après avoir fermé tôt le jeudi 24 décembre - ce qui est normal, il faut aller réveillonner - et avoir fermé toute la journée du vendredi 25 décembre - ce qui est aussi normal, il faut récupérer des excès de la veille - et bien, il faut continuer à fêter le samedi 26 décembre et inventer une autre fête ! La San Estaban ! En Catalogne, on s'est dit, "hum... quelle raison pourrait-on bien trouver pour encore manger et boire excessivement et ne pas travailler ? Mais bien sûr, célébrons la San Estaban... la mort du premier martyr !!!" Et hop, on ferme tout et on fait un autre repas de famille... On ne se questionne pas trop sur cette mort martyre et on sort le turrón et le cava !

Je suis bien d'accord pour fêter et avoir du plaisir... mais ici, on a parfois l'impression que c'est la seule raison de vivre. Tout est une raison pour faire du bruit et faire la fête. Je n'ai rien contre dans un sens. Que ceux qui veulent faire la fête, la fasse - pas trop bruyamment svp, mais bon, c'est pas trop possible, ici. Mais là où, je deviens aggressive, c'est quand après, on vient se plaindre que l'économie va mal dans ce pays... que les gens n'achètent pas... que les magasins sont vides... Oui, bon... si vous ouvriez de temps en temps... on achèterait peut-être un peu plus !!! Car il ne faut pas oublier que le 27 décembre et bien c'est dimanche... et ici, le dimanche tout est fermé !!! Car il faut se reposer et passer du temps en famille ! Arrrhhhh !!! J'ai rien contre le fait de passer du temps en famille et de profiter de la vie ! Mais, ouvrir les magasins le dimanche baisseraient peut-être cet horrible taux de chômage...

Bon... il ne faut oublier que les Fêtes sont loin d'être finie ici... et quand tous les congés du Temps des Fêtes seront finies, et bien il y aura bien d'autres fériés et ponts pour ne pas travailler et encore faire la fête ! Et bien sûr les dimanches et les heures du lunch de plus de 2 heures... Et sinon, et bien, il y a toujours les victoires des équipes de futból !!!!

Enfin... c'était mon moment de chialage... je l'avais d'ailleurs annoncé ;)

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28 décembre 2008

28 décembre : Les Saints Innocents

Ce n'est pas comme si le 28 décembre signifiait quelque chose de particulier pour moi. En fait, c'est tout simplement une journée entre Noël et le Jour de l'An. Une journée pour se reposer après les repas de Noël et se préparer pour les festivités du Jour de l'An. Tout simplement. Mais il semblerait que le 28 décembre soit une date à souligner par ici. Et donc, ce matin, on annonçait "Los Santos Inocentes".

En Amérique Latine, en Espagne et dans certains autres pays, on souligne la fête des Saints-Innocents en faisant des tours et des farces. Les médias en profitent pour faire des fausses nouvelles humoristiques, les enfants, en particulier, s'amusent à faire des tours aux adultes. Un tour bien connu est d'accrocher un bonhomme de papier dans le dos des gens.

Dans certaines parties d'Amérique Latine on dit qu'il ne faut rien prêter pendant cette journée, que ce soit de l'argent ou des objets. Car celui qui emprunte quelque chose en cette journée est libre ensuite de garde ce qu'il a emprunté. Cette "tradition" est cependant plus récente. Et si on réussit à convaincre quelqu'un de nous prêter quelque chose le 28 décembre, on peut lui dire "Inocente palomita que te dejaste engañar, sabiendo que en este día nada se puede prestar". Qui se traduit à peu près par "Innocent grain (palomita signifie grain de maïs soufflé) qui t'ai laissé abuser, en sachant que en ce jour rien ne peut se prêter". Mais si on remet ce qui est prêté, on le remet accompagné de bonbons, jouets et le message correspondant: " Herodes, cruel e inclemente, nos dice desde la fosa, que considera inocente al que presta alguna cosa"... (Hérode, cruer et inclément, nous dit depuis la fosse, qu'il considère innocent à celui qui prête quelque chose).

Bizarrement, ces traditions se sont greffées à cette journée qui commémore pourtant un Innocent1événement triste. En effet, cette journée rappelle un épisode des évangiles survenant après la naissance de Jésus. Le roi Hérode ayant appris, par des mages qui se rendaient rendre hommage à un nouveau-nés, la naissance d'un enfant qui deviendrait "roi", prit peur et décida de faire tuer tous les bébés garçons de moins de 2 ans. Il voulait ainsi éviter tout prétendant à son trône. Les soldats d'Hérode massacrèrent ces petits enfants que l'on a appelé les saints innoncents, puisqu'ils étaient innocents de tout péché.

Certains analystes contestent la date choisie pour rappeler ce triste épisode, puisqu'il devrait avoir lieu après le 6 janvier qui est la date soulignant la visite des mages... Mais comme ces dates sont de toute façon un peu aléatoires... Certains disent que la coutume de faire des farces et tours en cette journée souligne que comme les enfants massacrés sur les ordres d'Hérode, les gens victimes de tours ne peuvent rien faire et doivent accepter leur destin... (Ce qui me semble une curieuse façon d'expliquer la chose, mais enfin...) 

Mais évidemment la façon pour certains de célébrer aujourd'hui le Jour des Saints Innocents ne date pas d'aujourd'hui. Déjà au Moyen-âge, cette journée était un prélude au Carnaval et on se permettait de fêter, rire et manger en abondance. On incluait cette journée dans les festivités liées au solstice d'hiver pendant lesquelles on voulait à oublier la noirceur de l'hiver en se réunissant et en se distrayant.

Peu importe la raison, le 28 décembre est aujourd'hui en Espagne, une bonne occasion pour rire et fêter encore un peu !

Sources:

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saints_Innocents

http://redescolar.ilce.edu.mx/redescolar/efemerides/diciembre/trad-28.htm

http://es.wikipedia.org/wiki/Santos_Inocentes

http://www.churchforum.org.mx/santoral/Diciembre/2812.htm

16 décembre 2008

Meet me in St.Louis (1944) - Suite

Cinéma: Meet me in St.Louis (1944)

Voir aussi le premier article: ici

StLouis4Fiche technique:

Langue: Anglais
Année: 1944
Durée: 113 min.
Pays: Etats-Unis

Directeur: Vincente Minnelli
Producteur: Arthur Freed, Roger Edens
Scénario: Irving Brecher, Fred F. Finklehoffe
Cinématographie: George J. Folsey
Musique: George E. Stoll

Distribution: Judy Garland (Esther Smith); Margaret O'Brien ('Tootie' Smith); Mary Astor (Mrs. Anna Smith); Lucille Bremer (Rose Smith); Leon Ames (Mr. Alonzo Smith); Tom Drake (John Truett)

Commentaires personnels:

Genre: Drame, Comédie musicale

Meet me in St.Louis est avant le recueil de souvenirs d'enfance de Sally Benson. Des souvenirs simples, ordinaires, faits de quotidiens et de préoccupations qui peuvent nous apparaître aujourd'hui bien futiles. Nous retrouvons aussi dans le film une image des États-Unis, au tout début du siècle. Une époque qui lors de la réalisation du film semblait déjà bien lointaine. Le film sort sur les écrans pendant la Deuxième guerre Mondiale, dans un pays profondément marqué par la Première Guerre Mondiale, par la Grande Dépression et par cette Deuxième Guerre qui est encore une fois synonyme de tristesse, séparations, morts, pauvreté... Les personnages de Meet me in St.Louis semblent évoluer dans un temps heureux, révolu, et qu'on veut bien retrouver le temps d'un film. Les couleurs sont vives, les costumes et les décors irréels et les chansons permettent de s'envoler ou encore de croire à Noël. Et surtout de croire que on se retrouvera un jour et que des temps meilleurs viendront.

Le film se colle aux saisons et à travers des images de cartes postales (qui débutent littéralement chaque nouvel épisode du film) nous entraîne dans une année haute en couleur. La trame du film est mince... une famille, quelques amourettes, une petite fille étrange, un départ qui attriste tout le monde, une Exposition peut-être manquée... mais tout finit bien et on ira à la fête !

Mais malgré ces apparences "simples" et même "mièvres", le film comporte certains moments très forts. On nous présente uneStLouis2 Esther (très proche de Judy Garland) qui traverse la fin de son adolescence pour devenir une jeune adulte... une femme, qui prend conscience de sa sensualité et qui apprend à prendre des décisions, qui grandit finalement. On nous présente les soucis et le quotidien d'une famille à l'aube d'un nouveau siècle, à travers certaines scènes d'apparence banale... un "ketchup" qu'on croit raté, un téléphone manqué, etc. Et surtout, on nous fait découvrir une enfant, Tootie (une bien jeune, mais très talentueuse Margaret O'Brien) qui semble avoir certaines peurs et troubles inquiétants. Son personnage est cependant loin d'être autant exploité qu'il aurait pu être... mais je suppose que les nouvelles de l'auteur en discutent un peu plus. Les scènes avec la jeune Margaret sont cependant souvent très saisissantes, telle la scène de l'Halloween, celle des bonhommes de neige détruits, la danse avec Judy Garland et surtout... évidemment, la fameuse chanson de Noël que Garland lui chante. On peut facilement dire, et sans se tromper, que les émotions qui transpercent à l'écran lors de ce morceau sont très palpables. Cette chanson demeure pour moi, synonyme du film. Et une de mes chansons de Noël préférées... malgré toute la tristesse qu'on peut ressentir en écoutant ces mots. 

On peut aussi apprécier le lien que les scènes musicales ont avec la trame du film. Beaucoup des films de l'époque utilisaient encore les grands morceaux musicaux, sans véritable rapport avec l'histoire du film. Les chansons de Meet me in St.Louis sont intimement liés aux personnages et au développement de l'histoire. Elles expliquent les émotions, les sentiments des personnages, aident à comprendre leurs questionnements, révèlent leurs joies, leurs peines...

Mais le film se veut avant tout un dérivatif aux temps difficiles. On nous enveloppe dans de la musique et des couleurs châtoyantes... et même si pendant un temps, on fut triste, les sourires reviennent rapidement et tout finit bien ! Qui n'a pas besoin de ça de temps en temps ! ;) Un peu trop de bons sentiments, soit, mais synonyme de film de Noël pour moi, et donc, allons-y sur le "trolley": Clang ,clang, clang went the trolley -- Ding, ding, ding went the bell -- Zing, zing, zing went my heartstrings as we started for Huntington Dell...

Citation:

StLouis3Have yourself a Merry Little Christmas

Have yourself a merry little Christmas
Let your heart be light
Next year all our troubles will be out of sight

Have yourself a merry little Christmas
Make the yuletide gay
Next year all our troubles will be miles away

Once again as in olden days
Happy golden days of yore
Faithful friends who are dear to us
Will be near to us once more

Through the years, we all will be together
If the fates allow
Until then, we'll have to muddle through somehow
So have yourself a merry little Christmas now.


Composed by Hugh Martin and Ralph Blane

Sources:

3 octobre 2008

Des livres et des frissons

Des rangées de livres... un silence sourd... des mouvements aériens... Malgré les changements technologiques, les supports modernes, les ordinateurs envahissants, les activités incessantes et la vie tourbillonnante des bibliothèques - ou autres noms que l'on peut donner aujourd'hui - on garde encore une image voilée, feutrée, indéfinissable de ces lieux.

Les livres - mais peu importe aujourd'hui le support - semblent tous contenir des secrets... L'information ouvre les portes, donne accès à la connaissance, mais semblent également contenir une part de mystère, de danger...
Ghosts
J'ai travaillé dans différents lieux, mais la dernière bibliothèque où j'ai travaillé était vieille... enfin une partie était vieille, dans un collège de Montréal en place depuis de nombreuses années... où quelques religieux se promenaient encore dans les couloirs. Des livres neufs, récents, des ordinateurs, et tout... mais aussi des rangées de livres plus vieux, certains très anciens... qui sentaient la poussière, le passé, mais aussi un mélange de secret et de révélation...

Est-il étonnant que dans le silence de ces rangés on entende des craquements indéfinissables, des bruissements discrets, que l'on sente les livres se déplacer ? Des mouvements obscurs du coin de l'oeil, des chuchotements imaginés...

Non ! Je n'ai jamais vu de fantômes dans la bibliothèque... que des mouvements délicats. Mais les bibliothèques semblent un endroit naturel pour les fantômes et l'année dernière -oui, je sais tout le monde a probablement déjà vu le lien, je le découvre aujourd'hui-

Et il y a bien sûr la fameuse bibliothèque Willard, dans l'Indiana oú les apparitions sont si fréquentes que des webcams sont installées en permanence afin de capturer des images des fantômes qui la hantent !

22 décembre 2007

Christmas Pudding

ChritmaspuddingCritique de lecture

Christmas Pudding : (The Adventure of the Christmas Pudding) / Agatha Christie
; traduit de l'anglais par Clarisse Frémiet. -- Paris: Librairie des Champs-Élysées, 1962. -- 185 p. ; 17 cm. -- Coll: Club des Masques; 42.

Quatrième de couverture

      Ce volume contient trois longues nouvelles d’Agatha Christie :

  • Le retour d’Hercule Poirot
  • Christmas Pudding
  • Le Policeman vous dit l’heure

Cet ouvrage a paru dans la collection LE MASQUE sous le titre : Le Retour d’Hercule Poirot.

Résumé

(Le résumé qui suit ne concerne que la nouvelle "Christmas Pudding"

L’histoire commence chez Hercule Poirot. Il reçoit la visite d’un jeune prince d’un pays de l’Est et de son intermédiaire qui demande l’aide de Poirot pour régler une affaire embarrassante pour le jeune prince. Celui-ci doit en effet se marier bientôt avec sa cousine, mais il a plusieurs maîtresses dont une à Londres. Lors de son présent voyage à Londres, il a amené avec lui plusieurs bijoux précieux afin de les faire arranger pour sa future épouse. Sa maîtresse demande à voir les bijoux et essaie un rubis. Le prince s’aperçoit ensuite que le bijou a disparu et soupçonne évidemment sa maîtresse. Si le vol est connu, cela causera un énorme scandale et il ne veut pas recourir à la police.  Poirot finit par accepter d’aider le prince à récupérer le bijou.

Afin de résoudre l’affaire, il se fait inviter chez les Lacey dans une vieille demeure anglaise en campagne. Les Lacey reçoivent plusieurs gens pour Noël et prétendent inviter Poirot pour lui permettre de vivre l’expérience d’un vrai Noël anglais. Évidemment, ce prétexte ne sert qu’à lui permettre de se mêler aux invités. En plus, du Colonel Lacey et son épouse, il y aura Sarah et Colin, les petits-enfants du couple. Il y aura également des amis des deux jeunes gens ainsi que Desmond Lee-Wortley, un courtisan de Sarah, que les Lacey n’aiment pas vraiment. Desmond vient avec sa sœur, qui est en convalescence et qui demeure dans sa chambre.

Le séjour débute tranquillement. Mais les jeunes gens déçus par M. Poirot qu’ils ne trouvent pas très dynamique, décident de planifier la mise en scène d’un crime. Une des jeunes filles, Bridget, fera semblant d’être morte afin que Poirot s’active. Ils décident de faire leur tour, le lendemain de Noël. Le jour de Noël les préparatifs vont bon train et le repas est servi. Le repas est clôturé par le fameux Pudding de Noël qui fut préparé d’avance et auquel chaque personne présente à participer en tournant la pâte à tour de rôle. À l’intérieur du pudding se retrouvent les objets habituels : pièces de monnaies, bouton, etc. Le Colonel Lacey trouve dans sa portion une pierre qui ressemble à un rubis. Tous sont étonnés et Poirot garde la pierre précieuse.

Bien qu’il ait retrouvé le rubis, il poursuit son enquête. Le lendemain matin, les jeunes gens décident de faire leur mise en scène de meurtre. Bridget s’étend dans la neige, on met de la peinture rouge pour le sang et on laisse des traces dans la neige. Les jeunes vont chercher Poirot mais lorsqu’il arrive, il découvre que la jeune fille est réellement morte et tient dans sa main le rubis. Un crime vient-il d’être commis ? Y a-t-il un lien avec le rubis du prince ?

L’œuvre et Commentaires personnels

The Adventure of the Christmas Pudding and a Selection of Entrées
est une collection de nouvelles qui fut d’abord publiée en 1960. C’est d’ailleurs l’unique fois que des nouvelles mettant en vedette Hercule Poirot ou Miss Marple ont paru dans un même recueil. Ce recueil ne parût qu’au Royaume-Uni. Les nouvelles qu’il contient furent publiées dans différents recueils dans les versions étrangères.

La nouvelle « The Adventure of the Christmas Pudding » elle-même, fut publiée une première fois sous ce nom dans un magazine “The Sketch” en décembre de 1923. Cette version plus courte fut également publiée dans d’autres recueils au Royaume-Uni en 1943 et en 1946 sous différents noms. Elle fut également republiée en 1997, toujours au Royaume-Uni, sous le titre « Christmas Adventure ». dans le recueil « While the Light Lasts and Other Stories ».

La version courte de la nouvelle ne parut jamais aux Etats-Unis. Elle fut reprise par l’auteur pour donner une version allongée de la même histoire et elle parut une première fois aux Etats-Unis en 1961 dans le recueil « Double Sin and Other Stories » sous le titre « The Theft Of The Royal Ruby ». Cette version diffère légèrement de la version anglaise.

En français, la nouvelle parût dans divers recueils, dont « Le Retour de d’Hercule Poirot ». Étant donné le nombre de recueils différents dans lesquels la nouvelle est parue, il est difficile d’en faire un recensement complet. Dans le recueil que je possède, il y a trois nouvelles dont « Christmas Pudding » qui donne son nom à l’ensemble. C’est en partie, la raison pour laquelle j’ai choisi de ne parler que de cette nouvelle. Et puis, c’est Noël, et comme c’est la seule des trois nouvelles qui a pour thème Noël…;)

Encore une fois, nous retrouvons, le détective belge d’Agatha Christie, Hercule Poirot. La nouvelle est brève – 60 pages dans mon édition – mais l’auteur nous donne les principaux traits de son célèbre détective et on reconnaît de nombreuses caractéristiques qui l’ont rendu populaire : sa moustache, son goût pour la chaleur, son incompréhension de certains traits britanniques, etc. Mais surtout, évidemment, son style d’enquête : l’observation, les interrogatoires, la déduction. Même si habituellement, il résout ses enquêtes par la déduction, il lui arrive de piéger les coupables par de petites ruses, mensonges et mise en scène. Ce qu’il fait dans cette nouvelle.

Je dois avouer que je préfère nettement les romans d’Agatha Christie à ses nouvelles. Je trouve souvent que ses nouvelles sont trop courtes pour bien présenter le cheminement de l’enquête –surtout celles d’Hercule Poirot. Et cette nouvelle ne fait pas exception. Hercule Poirot doit retrouver un bijou précieux « perdu » par un prince d’un pays inconnu. Soit. Mais la raison pour laquelle on croit que la pierre sera au manoir n’est pas claire. On passe rapidement ces explications pour simplement dire, qu’il doit aller au manoir, qu’on l’y invitera sous un faux prétexte et que les hôtes ne se poseront pas trop de questions. C’est mince comme prétexte et c’est décevant de la part de Christie. Et cette histoire de « pierre précieuse », de prince, de scandale et de maîtresse est un peu faible à mon avis… très coloniale cependant et très représentative de l’Angleterre de cette époque.

Ensuite, même sans avoir jamais lu de livres d’Agatha Christie – car il faut tout de même dire, que certains éléments sont souvent repris dans ses œuvres – il est assez facile de comprendre l’histoire et le coupable. Il y a bien quelques éléments de surprise, mais très peu et ils ne suffisent pas à étoffer l’enquête. Il y a également quelques éléments clichés qui surprennent, tels la note que reçoit Poirot dans sa chambre « Ne mangez pas du pudding. Quelqu’un qui vous veut du bien ». Tout se termine bien rapidement et sans trop de rebondissements.

Mais au-delà de ces petites déceptions, on retrouve tout de même les petites touches habituelles de l’auteur qui font le charme de ces histoires –et que personnellement j’aime beaucoup. La campagne anglaise, le manoir ancien, le vieux colonel et sa femme un peu vieux jeu, les jeunes gens trop modernes pour les vieilles coutumes, le garçon qui est une mauvaise influence sur la jeune fille, le vieux majordome, etc. Ce qui est particulièrement réussi dans cette nouvelle, est l’atmosphère du Noël anglais qui est très bien décrit. On se sent bien dans un vieux manoir anglais en pleine campagne, avec la neige, le froid, les décorations, le repas, et bien entendu le fameux Christmas pudding… Ce sont ces descriptions qui donnent à cette nouvelle sa touche unique et qui la rende incontournable… surtout à cette époque de l’année !

Citation:

"C'est une tradition qui se perd, vous savez, que celle du vrai Christmas, tel qu'on le célébrait jadis. De nos jours, les jeunes réveillonnent dans les hôtels, mais un Noël anglais, avec toute la famille réunie, les enfants et leurs bas pleins de cadeaux, l'arbre de Noël, les dindes, le plum-pudding, les papillotes avec les pétards, le bonhomme de neige devant la fenêtre..." (p.11)

Sources :


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25 décembre 2007

Le Noël d’Hercule Poirot

Critique de lectureNoelHercule

Le Noël d’Hercule Poirot / Agatha Christie ; traduit de l'anglais par Claire Durivaux. -- Paris: Librairie des Champs-Élysées, 1973. -- 252 p. ; 17 cm. -- Coll: Club des Masques; 174.

Titre original: Hercule Poirot’s Christmas
Titres alternatifs: A Holiday
for Murder / Murder for Christmas

Quatrième de couverture

N’allez pas vous imaginer que je me délecte dans les histoires de meurtre. Plaise à Dieu que je n’en revoie jamais ! j’espère du moins que nous serons tranquilles pendant votre séjour chez moi.

Modestement POIROT commença :
- Ma réputation…

Mais déjà Johnson reprenait :
- C’est Noël… l’époque bénie où règnent la pais et le pardon des injures. Chacun soit aimer son semblable en ces jours de fête !

Hercule POIROT se renversa dans son fauteuil, joignit les doigts et considéra son hôte pensivement.
- Alors, murmura-t-il, vous pensez que Noël est une saison peu favorable au crime ?
- C’est bien ce que je viens de dire.
- Pourquoi ?
- Pourquoi ? répéta Johnson, légèrement décontenancé. Ma foi parce que c’est un temps béni de réjouissances et de bonnes volontés.
- Les Anglais ! Quel peuple sentimental ! s’exclama POIROT.

Résumé

Siméon Lee est un vieux multimillionnaire excentrique et cynique, et de ses propres mots, méchant et cruel. Il a bâtit sa fortune en Afrique du Sud grâce à des exploitations minières de diamants. Il aime particulièrement jouer avec les gens et régir leur vie.

À la surprise de tous, il décide de réunir pour Noël, toute sa famille, sous son toit. En plus, de son fils aîné qui vit sous son toit avec sa femme, il fait venir ses trois autres fils. Également invitée est la seule petite-fille de Lee, que personne n’a jamais rencontrée. Elle est l’enfant de sa fille qui est décédée depuis peu. De plus, le fils d’un ancien ami et collègue de Siméon Lee qui lui rend visite à l’improviste, est aussi invité à passer les prochains jours dans la maison.

À part Alfred, qui semble aimer son père malgré toutes les humiliations qu’il lui fait subir, tous détestent le vieil homme. Ce dernier est cependant content d’avoir réuni sa famille – qui ne s’entendent pas entre eux – et est déterminé à s’amuser à leur dépend. Il se prend d’affection pour sa petite-fille qui l’amuse et n’hésite pas à le faire savoir. Il invite également son fils Harry à revenir au pays et à s’installer chez lui… et finalement, il s’assure que tous soient au courant qu’il veut modifier son testament.

Le 24 décembre, il est assassiné dans sa chambre. On entend un cri horrible, des bruits assourdissants sont aussi entendus et la porte est verrouillée de l’intérieur. Lorsque la famille réussit à ouvrir la porte, la scène est effrayante. Le vieux Lee est retrouvé égorgé sur le sol, du sang répandu partout et les meubles renversés.  

Alors que Superintendant Sugden commence son enquête, son supérieur est appelé également sur les lieux du crime. Celui-ci amène son invité célèbre qui était venu passer les Fêtes de Noël chez lui, le détective Hercule Poirot. Ce dernier se chargera de faire sa propre enquête. Vol de diamants, humiliations d’un père sur ses enfants, modification de testament, vengeances, avidité,… les motifs et les suspects ne manquent pas.

L’œuvre et Commentaires personnels

Le roman d’Agatha Christie « Le Noël d’Hercule Poirot » (« Hercule Poirot’s Christmas ») fut publié au Royaume Uni en décembre de 1938. Il parut ensuite aux Etats-Unis en 1939 sous le titre de « Murder for Christmas », puis en 1947 sous le titre « A Holiday for Murder ».  

Il met encore en scène, le détective privé, ancien membre de la police belge et maintenant vivant en Angleterre, Hercule Poirot. L’histoire se déroule pendant Noël. Le roman est divisé en 7 parties, commençant avec la journée du 22 décembre et se terminant 7 jours plus tard, le 28 décembre. Le roman présente un meurtre qui est commis dans un endroit hermétiquement fermé, ce qu’on appelle en anglais « a locked room mystery ».

L’auteur reprend également certains thèmes qu’elle avait déjà utilisés ou qu’elle reprendra plus tard. On retrouve une victime qui était un tyran antipathique et sadique avec ses proches. Ses enfants le déteste mais ont plusieurs des mêmes caractéristiques que la personne qu’ils ne peuvent supporter. Elle utilise également le thème du testament et de l’héritage qui sera utilisé souvent dans ses romans.

Le roman s’inscrit dans la tradition des livres de Christie. Mais on peut critiquer certains aspects du roman qui sont justement souvent repris et qui lorsqu’on lit plusieurs œuvres de l’auteur sont facilement reconnaissables. On retrouve un groupe de suspects tous présents dans la maison et tous ayant un solide mobile pour tuer la victime. Ils semblent tous avoir quelque chose à cacher et Poirot dévoile petit à petit les secrets de chacun. Il y a aussi beaucoup trop de coïncidences. Et un peu trop d’événements improbables. Plusieurs personnages sont stéréotypés : le serviteur sournois et se sauvant à l’arrivée de la police, le vieux serviteur semblant confondre les gens, la jeune fille étrangère espagnole avec les traits légèrement caricaturaux, le jeune homme venant de l’Afrique du Sud et trouvant l’Angleterre terne et rigide.

Le crime est cependant différent par le fait qu’il est beaucoup plus sanglant que d’habitude. L’auteur s’était fait reprocher d’offrir des crimes fades et trop raffinés. Elle a voulu ici proposer un crime violent. Elle propose aussi un Poirot plus posé et moins critique des coutumes anglaises. Il semble un peu moins coloré que d’habitude. Et c’est dommage.

J’ai eu un peu de difficulté avec certains personnages. Par exemple, le serviteur que tout le monde déteste, semble le suspect parfait, à tel point qu’on se doute bien qu’il n’est pas coupable. La petite-fille espagnole ressemble beaucoup trop à une caricature – même pour l’époque. On sent aussi parfaitement les mœurs anglaises de l’époque – comme souvent dans les romans d’Agatha Christie. Mais dans ce roman, elles sont particulièrement soulignées. Le vieux Lee qui déclare ne pas se repentir de ses actes est puni. Il n’a pas au cours de sa vie respecté le mariage et les conventions sociales et il mourra à cause de cela. Ceux qui sont plus vertueux sont nettement favorisés dans l’histoire. On sent quelques préjugés sur les classes sociales et les nationalités différentes.

Mais mis à part ces quelques critiques, le roman demeure efficace. Le meurtrier n’est pas celui qu’on croyait et Poirot mène son enquête selon ses habitudes. L’atmosphère est étouffante, dans ce manoir ancien, typiquement anglais, rempli de gens qui ne se connaissent pas ou peu et qui ne s’aiment pas pour la plupart. Les personnages, bien que caricaturaux, sont bien décrits et la prémisse est bien en place lorsque le crime arrive. On nous a présenté parfaitement cette famille « dysfonctionnelle » et dans laquelle les secrets et les non-dits sont partout.

La critique d’Allie.

Citation:

"Ah ! Mais moi j’ai été plus méchant que les autres hommes, déclara son grand-père en ricanant. Je ne regrette rien… rien du tout! Je me suis bien amusé. On dit qu’on se repent dans sa vieillesse des fautes de sa jeunesse. Quelle sottise ! Moi, je n’éprouve aucun remords…" (p.48)

" […] Vous dites que Noël est une époque de réjouissances et de belle humeur. Cela signifie, n’est-ce pas, qu’on mange et qu’on boit beaucoup… même plus que de coutume! Trop manger entraîne des indigestions ! Et l’indigestion rend certains gens irritables !" (p.79-80)

Sources :


12 décembre 2007

La Guerre des tuques (1984)

Cinéma : La Guerre des tuques  (1984)tuques

Fiche technique :

Langue : Francais (VO)
Année : 1984
Durée
: 90 min.
Pays
: Québec, Canada

Réalisateur : André Melançon
Producteurs : Rock Demers
Scénario : Roger Cantin et Danyèle Patenaude
Cinématographie
: François Protat
Musique originale
: Germain Gauthier

Distribution: Cédric Jourde (Luc Chicoine); Marie-Pierre A. D’Amouyr (Sophie Tremblay); Julien Elie (Pierre); Minh Vu Duc (François « Les Lunettes »); Maryse Cartwright (Lucie Tremblay); Mathieu Savard (Ti-Guy LaLune); Olivier Monette (Jean-Louis Lapierre); Patrick St-Pierre (Daniel Blanchette); Jean-François Leblanc (Chabot)

Hommage à la Guerre des Tuques sur YouTube:
http://www.youtube.com/watch?v=n1ZFIwBzbV8&mode=related&search=

Synopsis : (attention spoilers)

Alors que les vacances de Noël sont sur le point de commencer, des enfants (majoritairement des garçons) décident d’organiser une guerre. Les vainqueurs de cette guerre pourront se partager un butin. Ils se séparent en deux équipes menées par Pierre et Luc. Ce dernier sera d’ailleurs celui qui établira les règles de cette guerre. Une nouvelle élève – et sa petite sœur- se joindra à l’équipe de Pierre pendant la guerre. L’équipe de Luc est plus nombreuse et attaque continuellement l’équipe de Pierre qui s’est bâti un château-fort selon les plan de François les Lunettes. Au milieu de cette guerre, Ti-Guy La Lune et son cousin Daniel Blanchette de Victoriaville, pacifistes, restent en dehors de cette guerre et tentent de l’arrêter.

Rapidement, Luc prend les devants et commencent à décider de tout. Les autres enfants se rebellent et ne veulent plus jouer, mais Sophie, la nouvelle élève et voisine de Pierre, les incitent à continuer. La guerre continue donc avec plusieurs combats de balles de neiges. Mais les enfants ont aussi d’autres problèmes à penser. Luc et Sophie s’aiment bien même s’ils sont dans les équipes opposées, les larmes coulent parfois et Pierre est inquiet pour sa chienne Cléo, un Saint-Bernanrd, qui est vieille et qui est malade.

La guerre se poursuit et commence à devenir un véritable affrontement entre les enfants. Jusqu’à ce qu’un événement tragique impliquant Cloé provoque la fin de la guerre lors d’un combat entre les deux équipes.

À propos :

« La Guerre des tuques » est un classique du cinéma québécois et est le premier film de la série pour enfants « Contes pour Tous » de Rock Demers. Il fut filmé à la Baie Saint-Paul.

Le film a marqué plusieurs générations d’enfants. Même si aujourd’hui le film peut paraître un peu vieillot, beaucoup d’enfants apprécient encore le film et son histoire. Le film gagna un prix Genie et un Golden Reel . Il fut nommé pour plusieurs autres prix.

Complètement ancré dans la culture québécoise, le film fut néanmoins traduit en plusieurs langues. Le film a pour titre : The Dog Who Stopped the War au Canada anglais et The Great Snowball War en Australie.  Un film s’inspirant de la Guerre des tuques fut réalisé en 2001 par Roger Cantin: La Forteresse suspendue.

La réplique « La guerre, la guerre… c’est pas une raison pour se faire mal » fut utilisée en 2003 comme slogan contre la guerre en Irak.

Commentaires personnels: (attention spoilers)

Genre: Comédie dramatique, Famille

Plus encore qu’un classique, La Guerre des tuques est devenu presque instantanément un film culte du cinéma québécois et de plusieurs générations d’enfants. Le film est bien entendu destiné aux enfants, et plus précisément aux enfants québécois. Les vacances de Noël, la neige, les guerres de balles de neige, les expressions utilisées… tout ceci nous ramène au Québec et au monde des enfants. Mais le film touche également les adultes et transcende les frontières. Les rivalités entre enfants, les batailles organisées pendant les vacances, les petites histoires d’amour… tout ceci nous rappelle des souvenirs, peu importe notre âge ou notre lieu de résidence.

En 1984, j’étais déjà une jeune adolescente, mais je me rappelle vivement du film. J’avais même une amie qui faisait une brève apparition dans le film ! En effet, elle chantait dans la chorale. Ma sœur était plus jeune et elle en a également un souvenir impérissable. Les Contes pour tous avaient pour but d’offrir un conte pour enfant qui donnerait une certaine morale, mais qui n’était jamais trop poussée. Dans le premier film de la série, on parle des rivalités entre enfants, des conflits, des premières attirances et surtout de la guerre. Et on parle de la mort à la guerre. On offre une vision honnête et réaliste de cette guerre entre enfants qui commence comme un jeu pour obtenir un butin mais qui devient peu à peu plus qu’un simple jeu.

La Guerre des tuques n’est pas un chef d’œuvre cinématographique dans le sens que les images sont simples, mais c’est un chef d’œuvre du cinéma. Les acteurs sont naturels et très bien dirigés. Le portrait offert des enfants est réaliste de l’époque et des lieux.  

On nous présente des enfants qui agissent en enfants… ils font des erreurs, ils se chamaillent, se fâchent, rient et pleurent. Le film est simple et honnête. Peut-être manque-t-il d’effets spéciaux et de rebondissements pour les enfants d’aujourd’hui… mais je connais des gens qui ont montré à leurs enfants le film et ceux-ci ont beaucoup aimé… et ont été attristés à la fin. Mais le film est aussi une comédie et offre de nombreuses occasions de rire.

Je viens de regarder quelques extraits et j’ai encore des pincements au cœur à la fin ;) Et comment ne pas souligner la justesse de certains extraits, notamment sur la guerre et sur l’honneur… Évidemment, certaines citations sont des classiques et je n’ai qu’à dire « Daniel Blanchette de Victoriaville » à mes amis pour que tous rient… Et qui ne peut trouver touchante la scène « romantique » entre Luc et Sophie : « T’as de la neige là… T’as un trou dans ta mitaine » suivi du petit bec… ;)

Citations:

« La guerre, la guerre, c'est pas une raison pour se faire mal »

« Des flancs, des flancs. Kessé ca des flancs
Pas capab' parler comme tout le monde luiiiii »

« Marche ca déniaise »

« - Pourquoi Luc y nous donne pas des bonbons à nous autres?
- Nous autres on se bat pour l'honneur.
- J'aime mieux les bonbons. »

« Y fait dire qu'il est mort... - Il est pris dans un piège à renard à ours »

« OUACH ! ! Ma belle veste neuve ! ! -ÇA VA PAS »

Sources:

2 octobre 2007

Serait-ce une agression escargotesque ?

Non mais, trop c'est trop ! Je finis à peine d'écrire sur mes déboires de fleurs et plantes, je m'installe sur mon divan pour regarder tranquillement la télévision avant d'aller lire un peu avant de me coucher que voici que du coin de l'oeil, je vois une tâche sur mon plancher. Serait-ce mon chat qui a vomi une de ces multiples boules de poils ? Est-ce une feuille morte qui aEscargots entré dans mon salon poussée par le vent ? Non... non... non... c'est un escargot qui se dirige tranquillement vers le corridor qui mène aux chambres !

Il a quitté les bacs à fleurs - enfin, les bacs remplis de terre avec quelques feuilles qui s'attachent désespérément aux tiges - pour traverser complètement la terrasse, escalader le rebord de la porte, redescendre le mur, traverser le salon... pour se rendre où ? Il ne m'a pas dit...

Passe encore que mon copain ne veut pas que j'aille porter les multiples escargots qui grimpent jusqu'au 8e étage dans le parc de la Ciutadella tout près - ce qui implique que les feuilles qui réussissent à se protéger des insectes et qui réussissent à avoir assez d'eau et pas trop de soleil, doivent encore se faire manger par les escargots - mais là, si en plus, ils décident de s'approprier l'intérieur... je dis non !!! "Fuera los caracoles"... "Dehors, les escargots"

15 août 2007

Oisivité involontaire

Demain que je disais hier. Demain j'y vais. Et bien, ya apparence que ce sera encore uniquement demain. Parce qu'aujourd'hui c'est tout simplement impossible. Mais j'y suis allée, croyez-moi. Pas ce matin. Non, ça je m'en doutais. J'ai fait ma journée de travail, en bonne petite travailleuse, et à 17h00, je suis partie pour le gym. Avec mon sac bleu qui contient mes vêtements, mes souliers, mes gougounnes de douche, mon shampoing et ma brosse... le tout pesant sur mon épaule. J'avais même fait de nouvelles listes sur mon lecteur, histoire de suivre la musique pendant ma course.

J'arrive à 17h30. Et là... je vois un gros panneau... "aujourd'hui, 15 août, le gym fermera ses portes à 18h00" (en espagnol, évidemment !) Et moi, de m'arrêter net avant de mettre ma petite carte dans le tourniquet qui permet l'entrée au gym. Je regarde bêtement, les deux employés au comptoir - qui comme à leur habitude jasent en ne faisant rien. Ils me voient et me disent "bien oui, on ferme à 18h00, on est le 15 août". Je dois être devenu rouge ou blanche ou en tout cas, cela a dû paraître que j'étais en beau maudit - pour ne pas dire en beau tabarnak... (mais disons-le quand même !) car ils ont paru choqué de ma réaction.

J'ai donc rebroussé chemin, en me disant que j'arrêterais à l'épicerie pour m'acheter une gâterie, histoire de faire encore plus chier (parce que cette gâterie, je la regretterais sûrement, d'autant plus que je n'avais pas fait mon entraînement). Mais heureusement pour mon corps, je n'avais pas à m'inquiéter, car l'épicerie aussi était fermée. La seule épicerie proche de chez moi, qui est ouverte pendant le mois d'août - qui ne l'oublions pas est synonyme de ville morte - et qui ne ferme pas entre 2h et 5h.... et bien, elle ferme le 15 août...

Et pourquoi tout est fermé le 15 août ? Ben voyons pour célébrer l'Assomption de la Vierge évidemment !!! Et bien non... malgré toute maassomption culture religieuse, je n'avais pas retenu dans les dates significatives que le 15 août la Vierge était montée aux Cieux et que donc tout devait s'arrêter... aller hop, un congé de plus... qui bien sûr ne signifie pas du tout que les églises soient pleines ! Seigneur non !!! Faudrait pas s'imaginer des choses pareilles quand même ! On veut bien prendre le congé mais de là, à vraiment le célébrer.... il y a deux...

Je suis bien d'accord pour avoir congé... ça fait du bien... ça permet de se reposer (quand tu as le-dit congé!), etc., etc., etc. Mais là, ça devient ridicule. Ya un "férié" à tout bout de champ... Pour la moindre raison... on ferme ! Les fêtes nationales, les fêtes religieuses, les fêtes de chaque ville, et j'en passe des meilleures.

Et pas moyen d'avoir un calendrier fixe, puisque chaque ville, chaque village et même chaque quartier a ses fêtes propres. Les magasins peuvent être fermés à Sant Boí de Llobregat mais ouverts à Barcelone, cela peut être un férié à Madrid mais pas à Lleida... Ya pas moyen de savoir...

Et là, en plein mois d'août, alors qu'on se pète la gueule sur les bureaux fermés, les employés en vacances, les grilles devant les magasins... en plus... en plein milieu de la semaine, on ferme pour célébrer le soi-disant enlèvement du corps et de l'âme de la Vierge Marie (parce que même si je ne me souvenais pas de la date,je sais c'est quoi moi l'Assomption - contrairement à la plupart des gens présentement en congé). Et on sait évidemment que ce miracle a eu lieu un 15 août !!!

Et après, on vient me dire que c'est difficile ici, que les salaires sont minables (ce qui est très vrai, soit dit en passant), qu'il fait chaud, que ci que ça... mais on ne mentionne pas tous les jours en vacances, sans parler des interminables heures de lunch et des innombrables pauses qui n'en finissent plus. Pour rejoindre quelqu'un à son bureau, tu as habituellement entre 10h00 et 10h15 puis 11h30 et 12h30 et peut-être entre 15h30 et 16h00 ou 18h30 et 18h45... si tu as de la chance... car sinon, tu risques de tomber dans les pauses ou le lunch qui évidemment ne sont pas à la même heure pour tout le monde. Et si tu veux faire tes courses ? J'ai les horaires (tous différents) des 3-4 épiceries de mon secteur.

Mais aujourd'hui... non... tout est fermé !!! arrrhhhh ! Je ne pourrai pas dire que je n'ai travaillé ma patience en venant vivre ici... inspire, expire, inspire, expire, inspire, expire....

Bon demain... je vais au gym...

2 octobre 2017

Identité

Peut-être qu’on se surprend sur mon silence sur ce qui se passe en Espagne. En Catalogne. Peut-être pas… Vous vous en foutez sûrement. Enfin...

J’allais dire : sur ce qui se passe dans mon pays. Car l’Espagne est mon pays. Ainsi que le sont la Catalogne et le Québec.192g_Peratallada_26mai

En effet, je n’ai rien dit. Je n’ai pas partagé d’articles. Je n’ai rien dit de mon indignation et je n’ai pas partagé mon opinion.

Vous savez, je suis présentement en larmes. À cause de ce qui se passe. C’est inimaginable. C’est terrible. C’est fou ce qui se passe dans un pays démocratique. Ce n’est pas unique… malheureusement.

Le gouvernement d’Espagne se trompe. Le droit de vote, le droit à l’autodétermination est vital. Ce n’est pas optionnel. Il fallait laisser les catalans décider. Pour ou Contre. Le droit de voter n’est pas une option. Même si ce n’est pas constitutionnel. C’était une erreur du gouvernement espagnol.

Mais. Mais. Je suis espagnole, vous savez. Ma famille a quitté l’Andalousie au milieu du XXe siècle pour adopter Barcelone comme terre d’accueil. Ils aiment la Catalogne. Un père, des grands-parents, des oncles, des tantes. Ils y ont vécu ou ils y vivent présentement. Des cousins, des petits- cousins, des petits-petits cousins y sont nés. Ils parlent catalans. Certains sont pour l’indépendance. D’autres non. Mais tous, aiment leur terre d’accueil ET leurs racines andalouses. Un n’empêche pas l’autre.

On oublie que tous les catalans (d’origine ou d’adoption) ne sont pas indépendantistes. Et que tous les espagnols ne sont pas contre l’auto-détermination.

J’ai visité l’Espagne. J’aime Barcelona, Madrid, Sevilla, Santiago de Compostela, Bilbao, Girona, Toledo, Málaga, Vic, Calafell, Tarragona, Valencia, Zaragoza, San Sebastian, Pamplona, Peratallada, Rupit, Alicante, Logroño, Soria, Nerja, … C’est mon pays. Je l’aime. J’ai un faible pour la Costa brava et pour la région de Soria, je l’avoue. Mon époux a vécu 4 mois à Madrid. Il adore cette ville et ses habitants. Moi, moins… mais on s’accorde pour Peratallada, Beget et les villages blancs des Alpujarras

J’ai vécu près de 7 ans à Barcelone. Ma famille vit dans les environs de cette ville extraordinaire que je considère encore mon chez moi autant que Montréal et Pointe-Claire. Quand l’avion approche de la ville, mon cœur se serre. J’arrive chez moi. Je me suis fait des amis et des connaissances merveilleuses… Joaquim, Núria, Alberto, Carles, Rosa, … Ces gens si ouverts et accueillants.

Mais je n’oublie pas aussi tous ces gens – oui, ces catalans - si fermés, arrogants, intransigeants, que j’ai rencontrés lors de ces années. Ces regards méprisants et ces mots que l’on m’a dit. Je m’en souviens. Je ne peux les oublier. C’est une chose d’être un visiteur, un conférencier, un touriste en Catalogne. C’est autre chose que d’y être un résident étranger. Car oui, j’étais et je suis, une étrangère. Même en ayant ma citoyenneté espagnole. Je n’étais pas une catalane. C’est une chose de voir la région pendant quelques jours et une autre d’y vivre et de venir d’ailleurs. Car bien que j’aie parfois vécu l’accueil chaleureux des gens dans certains endroits, j’ai aussi vécu la fermeture complète à l’étranger – touristes ou pas – dans d’autres endroits. Plus qu’une fermeture, un rejet et un dédain total.

C’est évident pour moi que le gouvernement espagnol se trompe. Il devait laisser aux catalans le droit de tenir ce référendum. De faire leur choix. Mais le gouvernement catalan se trompe aussi s’il déclare l’indépendance après ce vote… tant de gens n’ont pas osé se rendre aux urnes. Beaucoup ont eu peur de la répression policière ou n’ont pas voulu affronter la loi espagnole. D’autres ont voté uniquement pour montrer leur opposition à cette interdiction. D’autres s’en foutent complètement et n’ont pas ressenti le besoin d’aller voter. Car oui, les images sont une chose, la vie quotidienne une autre.

Ce qui se passe présentement dans mon pays est horrible. Les affrontements, la répression policière, … tout ça… La liberté, la démocratie, les cultures distinctes, … c’est important. Primordial.

Mais… tout n’est pas si blanc et noir quand il s’agit d’identité.
Je suis québécoise, catalane, canadienne, espagnole, un peu italienne aussi, je suis de Saint-Michel, Montréal-Nord, Villeray, Barcelone, Calafell et Pointe-Claire… sans oublier Ayer’s Cliff et Alicún… Je suis multiple et je pleure aujourd’hui.

19 février 2017

Le moment captif d'un dimanche : réalité

2017-01« Regarder un atome le change, regarder un homme le transforme, regarder l'avenir le bouleverse. » [Gaston Berger]

Ne rien vouloir voir. Ne pas vouloir regarder l'avenir. Faire semblant de ne plus voir le passé. Vouloir l'effacer. Dire qu'on l'a oublié. Puis baisser la tête et se retourner. Se laisser envahir par les images. Des instants importants, des moments anodins. Voir des mirages, des illusions, des rêves brisés, des chutes et des mensonges, des excuses et des échecs.

Baisser à nouveau la tête. Fermer les yeux. Ne plus vouloir voir. Puis soupirer et relever la tête. Se retourner et regarder une autre fois derrière soi. Et puis voir aussi les succès, les victoires, les espoirs, les conquêtes, les idées, les efforts, les plans. Sourire. Les échecs, les succès, tous ces moments sont importants.

Et donc, on se retourne vers le futur. On est prêt à le regarder. On se sent la force de l'affronter. Et peut-être de le changer. Sourire même si on a peur. Mettre son chapeau, son manteau, prendre ses lunettes et regarder le plus loin qu'on peut. Et on avance.

« Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur. » [Winston Churchill]

20 septembre 2015

Le moment captif d'un dimanche : terreur matinale

DSC_2804"Tristesse du réveil. Il s'agit de redescendre, de s'humilier. L'Homme retrouve sa défaite : le quotidien." [Henri Michaud]

Les matins de mon existence sont difficiles. Ils ont toujours une raison d'être incontournables.

J'aimerais être comme les matinaux. Ouvrir mes yeux avec les premières lueurs du matin, avant même que le soleil n'apparaissent dans le ciel. On me dit que le réveil du jour est unique, que tout a une couleur indescriptible. On me dit qu'on se sent renaître quand le soleil s'éveille.

Mais tout est trop lumineux. Cela sent trop le réveil. Le début de la journée. Mes yeux ne veulent jamais se résigner à accepter cette clarté. Je refuse de me lever. Je suis terrorisée par le gazouillement des oiseaux qui annnonce le début de la journée.

Tant que nos nos yeux sont fermés, tant que l'on reste dans son lit, la vie s'arrête. C'est quand on se lève qu'il faut faire face à son quotidien. Les problèmes ne peuvent nous rejoindre tant que l'on se tortille dans ses draps. On n'est jamais tenu d'affronter la vie quand on est caché dans son lit. Dans son lit, on peut rêver à des nuits sans fin peuplées de songes. Mais il faut bien se lever et vivre. On ne peut passer son temps à s'évader dans des vies imaginaires. Et une fois, la réalité du soleil acceptée, le matin m'apparaît moins inhumain.

"La vie est un rêve, c'est le réveil qui nous tue." [Virginia Woolf]

 

16 avril 2017

Le moment captif d'un dimanche : amour et cruauté

2017-07"Le caractère le plus profond du mythe, c'est le pouvoir qu'il prend sur nous, généralement à notre insu." [Denis de Rougemont]

Au début, il y a une activation irraisonnée de croyances émotionnelles. Puis vient la construction des autels. Abandon de liberté pour un pardon artificiel. Droit à la sérénité. Sans questionnement. Douce quiétude.

Besoin de détresse. Croyances épidémiques. Toutes différentes. Idoles cycliques, incroyablement similaires.

Beauté des mots et poésie des gestes. La plupart du temps. Volonté de bons sentiments : amour, compassion, ouverture, entraide... Pour un temps.

Inflexibilité des pensées et rigidité des actes. Trop souvent. Interdiction de la différence. Privation, condamnation, intolérance. Généralement.

Les yeux fermés. Un chant, une prière, un poème, un cri, un espoir pour une mythologie universelle.

"Secte, religion ; foi, superstition, juste un problème de définition." [Antonio Navalhas]

17 juillet 2016

Le moment captif d'un dimanche : clair-obscur

 2016-07-05« A quoi sert la lumière du soleil, si on a les yeux fermés. » [Proverbe arabe]

Ouvre les yeux et tu verras la lumière. Ferme les yeux et tu verras les ombres. Je ne ferme les yeux que pour mieux voir mon âme. Le soleil est trop éblouissant et je ferme la porte. Je m’assois. Je ne vois plus rien. Puis la noirceur commence à briller doucement. Elle s’intensifie. Le noir m’envahit.

Je me suis enveloppée d’obscurité. Et j’ai laissé les ténèbres m’envahir. Et je vois la lumière s’infiltrée partout. Elle cherche à m’envahir. Je suis confuse. Les ombres qui me rassurent s’estompent doucement. Je sens la lumière m’attaquer. Mais je résiste. Je veux vivre d’ombres et de lumières.

Je me lève. J’ouvre les yeux. Il fait noir mais la lumière est partout. Les rayons de soleil me bousculent. Je rebondis sur la nuit. Je vie.

« La clarté, c'est une juste répartition d'ombres et de lumière. »   [Goethe]

 

 

 

18 mars 2016

Quelque part avant l'enfer de Niko Tackian

enfer1Quelque part avant l’enfer / Niko Tackian. –[Paris] : Scrineo, c2015.—xx cm ; 317 p. –ISBN 978-2-3674-0204-8

Quatrième de couverture

Anna est miraculée. Après un accident et deux semaines de coma, elle est toujours en vie. Est-ce la promesse d'un nouveau départ ? Une chance avec son fils et son mari de tout recommencer ?

Mais de l'autre côté, l'espace d'une infime seconde, alors que sa vie était suspendue à un fil, elle a vu le tunnel, une lumière noire, et un homme lui promettant de la tuer...

Il la poursuit encore.

Pourquoi l'a-t-il choisie comme témoin de ses crimes ? Parfois, il vaut mieux ne pas revenir...

Un thriller psychologique haletant qui traite avec brio le thème de la mort imminente.

L’auteur

Nicolas  Tackian est né en 1973 à Paris en France. Il fait des études en Droit puis en Histoire de l’art. Connu sous le nom de Niko Tackian, il est scénariste et réalisateur,  principalement pour la télévision. Il a aussi été journaliste et rédacteur en chef pour différents magazines. On le connaît également enfer2comme auteur de bandes dessinées, notamment pour L’Anatomiste publié en 2005. Il publie son premier roman, Quelque part avant l’enfer, en 2015.

Page Facebook de l’auteur

Bibliographie partielle

  • Quelque part avant l’enfer (2015)
  • La nuit n’est jamais complète (2016)

Bibliographie et filmographie sur Wikipedia

Mes commentaires

Et un autre suspense qui m'a donné l'impression de voir un film. Il faut dire que l'auteur est encore une fois scénariste et réalisateur. Et de plus, il a écrit des BD. Il sait donc offrir un rythme soutenu à son texte et nous propose des images fortes. L'histoire est rapide, les chapitres courts et le texte est dense. La thématique est intéressante et il est rare qu'on nous parle de mort imminente dans ces termes. Le roman semble osciller entre le fantastique, le roman policier, le suspense et le thriller psychologique.

Anna est une jeune mère de famille qui vit des moments difficiles dans son couple. Après un accident de voiture, elle vit une expérience de mort imminente (EMI). Mais contrairement aux récits des gens ayant vécu une expérience similaire, Anna ne ressent aucune paix et ne voit pas de lumière blanche. Son expérience est noire, désagréable, malsaine. Et elle ne voit pas d'anges bienveillants ou des membres de sa famille qui l'accueillent, elle voit plutôt un homme effrayant qui la menace et lui promet de la retrouver et de la tuer.

Elle survit à son accident mais quand elle sort du coma Anna est dévastée par son expérience. Elle revit sans cesse ces moments de mort imminente. Elle se sent menacée, elle est convaincue d'avoir été témoin d'un meurtre et a peur pour sa vie. Sa famille veut l'aider mais elle semble sombrer petit à petit dans la folie et la paranoïa. Anna tente de comprendre ce qui lui arrive et ce qui lui est arrivé lors de son EMI. Alors qu'elle tente de trouver des réponses avec l'aide d'un professeur qui fait des recherches sur les EMI, des meurtres sont commis et Anna est convaincue que le meurtrier est celui de qui la poursuit dans ses rêves. Lorsque son fils semble menacé, Anna fera tout en son pouvoir pour le sauver.

Roman fascinant et très intense. Et dont la fin m'a complètement surprise. Anna est un personnage complexe, troublé, traumatisé par une expérience incroyable et qui se bat contre des démons... des démons réels et imaginés. Les personnages secondaires sont très intéressants également. Je n'ai pas parlé beaucoup de l'enquête sur les meurtres en série mais cet aspect est également très bien mené.

Mais l'intérêt de l'histoire réside vraiment dans le combat d'Anna pour comprendre ce qui lui arrive. Et nous cherchons avec elle un sens à toute cette histoire. J'ai particulièrement aimé l'aspect sombre de l'expérience de mort imminente contrairement à ce qu'on entend habituellement. L'auteur semble être bien documenté et son texte est solide.

J'ai beaucoup aimé l'atmosphère du roman. J'ai bien noté quelques petites invraisemblances et j'aurais aimé quelques petits indices tout au long du roman pour comprendre un peu mieux la fin. Mais en général, le roman est très bien construit et vivant. Un petit mot sur la structure du texte. Le roman a 317 pages et environ 70 chapitres qui sont donc très brefs. Cela donne un rythme intense au roman qui me semble essentiel à l'histoire - et qui rejoint le côté "film" et "case de bande dessinée". Mais en même temps, j'ai été un peu essouflée et le fait de changer contamment de chapitre m'a étourdie. Mais je le répète c'est un roman intense et solide.

Les mots de l’auteur

 « Elle décida d’avancer dans une direction, le nord, et s’aperçut qu’elle n’avait pas de chaussures. Étrangement ses pieds ne la faisaient pas souffrir, comme si le tapis de neige n’était pas réellement là. Elle fit quelque pas en avant jusqu’à atteindre le tronc d’un immense chêne. L’arbre se dressait vers le ciel et ses branches transformées en piques de glace pointaient dans toutes les directions comme les bras d’une étoile. En fixant le tronc, elle aperçut un symbole gravé profondément dans l’écorce : une spirale. » p.44

Pour en savoir un peu plus…

17 juin 2010

Les archives de Pauline : Quelques années de trop

Mum5Elle a sa main tendue. Elle ne veut pas se faire prendre en photo. Elle ne voulait jamais se faire prendre en photo. Il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas... ses cheveux, ses vêtements, ses courbes... Et puis, rapidement, très rapidement, trop rapidement, ce furent ses rides.

Tous les jours à chialer sur sa vieillesse. À 35 ans, à 40 ans, à 50 ans, à 60 ans... elle ne dépassera pas le 62 ans... Parfois, je me dis que c'est aussi bien. Mis à part les maladies qui l'accablaient, je ne crois pas qu'elle aurait pu vivre sa véritable vieillesse! En janvier dernier, elle aurait eu 70 ans. Je n'ose imaginer son angoisse face à cet âge. Je ne crois pas qu'elle aurait très bien accepté d'avoir 70 ans.

Vous pensez que j'exagère. Mais je ne crois pas. Ma mère avait une véritable phobie de la vieillesse. Elle avait littéralement peur des vieilles personnes. Adulte, elle ne parlait pas de cette peur... mais elle m'a raconté...

Quand elle était petite, elle m'a avoué avoir une peur horrible des personnes qu'elle considérait âgées. Elle était petite, donc elle ne sait plus très bien, l'âge des personnes qui l'effrayaient, mais elle savait qu'ils étaient "vieux". Elle se souvient avoir peur de son grand-père. Il était pourtant inoffensif... il n'avait rien fait pour lui faire peur. Mais elle ne pouvait supporter ses rides, ses cheveux blancs et ses dents manquantes. Elle m'a dit, qu'elle ne pouvait supporter de le voir marcher... avec sa canne, en tremblant.

Elle m'a aussi raconté qu'elle se cachait, même jeune fille, lorsque ses vieilles tantes venaient en visite. Elle a avoué à sa mère qu'elle arrivait à peine, enfant, à toucher à ses grands-parents, à ses oncles et tantes vieillisants. Ma grand-mère lui a demandé un jour si elle avait "peur" d'eux, de ses propres parents. Ma mère en riant à dit: "non, pas trop"... mais nous savions tous que cétait à moitié vrai, à moitié faux...

Ma mère aurait-elle pu voir sa mère aujourd'hui ? Ma grand-mère a eu 96 ans, en mai dernier. Elle est espiègle, riante, alerte, mais fatiguée, courbée, ridée. Elle oublie des choses parfois, et il arrive qu'elle s'endorme au milieu d'une conversation. Je crois que malgré tout l'amour de ma mère pour sa mère... elle aurait eu du mal à l'accepter dans sa vieillesse. Elle aurait sûrement évité de la regarder... Elle aurait tout fait pour elle, mais elle aurait hésité à la regarder et même à la toucher.

Et les miroirs... elle les briserait tous. Elle aurait peur de se regarder. Elle aimait la vie. Mais elle aimait la vie, sans vieillesse et sans maladie. Nous, nous l'aurions aimée comme elle était. Et aujourd'hui 8 ans après son départ, je l'aime pour ce qu'elle était, incluant ses peurs.

14 octobre 2012

Moment captif du dimanche : de la beauté de la sorcière

2012-10-14"The wind began to switch / The house, to pitch / And suddenly the hinges started to unhitch / Just then the Witch / To satisfy an itch / Went flying on her broomstick, thumbing for a hitch!" [Wizard of Oz]

Ah mais non... Pauvre sorcière. Une maison, vous vous rendez compte ! Cela a dû lui faire bien mal, la pauvre. Je l'aime bien moi la sorcière. Oui, elle n'est pas bien belle, je l'avoue. Mais on ne les fait jamais très belles les sorcières. Oui, l'autre sorcière est "belle". Enfin, c'est ce qu'on nous dit et avec sa belle robe, on pourrait presque le croire. Mais je n'aime beaucoup sa voix et si on la regarde bien, elle n'est pas très belle, non plus.

Je m'insurge donc contre les représentations de sorcières... toujours laides et prêtes à nous faire mal... pfff... Et celles qu'on nous montre belles sont alors "trop belles." Et toujours méchantes. Oui, l'autre sorcière est "gentille". Mais si elle était vraiment gentille, elle aurait dit tout de suite à Dorothy comment retourner chez elle.

Non, les contes n'aiment pas les sorcières en général... Quand on dit sorcière, on frissonne, on pense au diable et aux mauvais sorts... c'est bien triste, je vous le dis !

"Il fait bon vivre chez qui la grand'mère est sorcière." dit un proverbe russe. Et je suis bien d'accord. Ma grand-mère est une sorcière, j'en suis sûre. Elle est douce, gentille, souriante et très belle. Elle sait toujours tout et nous envoie toujours tant d'amour. Elle sait toujours comment guérir nos bobos et a un milliers de solutions pour nos problèmes quotidiens. Des trucs pas toujours ordinaires, il faut l'avouer mais qui fonctionnent toujours. Oui, j'en suis certaine, même si elle ne le sait pas, ma grand-mère est une sorcière ! 

"Ding Dong! The Witch is dead. Which old Witch? The Wicked Witch! Ding Dong! The Wicked Witch is dead." [Wizard of Oz]

 

 

9 octobre 2011

Le moment captif d'un dimanche : faucher la vie

"La mort a pour moi le visage d'un enfant au regard transparent" [Serge Gainsbourg]2011_10_09

Incontournable. Amère et brutale. Douce et paisible. Elle ne veut jamais nous abandonner. Dès notre naissance, elle nous avertit qu'elle peut nous prendre à tout moment.

On ne veut pas parler d'elle. On croit que si on la nomme, elle accourra sans tarder.

On ne l'aime pas. Je ne l'aime pas non plus. Mais elle n'est pas mauvaise. Elle n'est pas inutile. Elle est. Tout simplement. Elle a pris des gens que j'aimais. Elle en prendra encore. Et un jour, ce sera mon tour. Demain, dans 5 ans, dans 60 ans.

On ne le sait pas. Je ne le sais pas. C'est évidemment pour ça qu'on la boude et on parle dans son dos. Elle est trop souvent imprévisible. Et même quand on sait qu'elle arrive, elle nous prend par surprise.

Parce qu'on se dit qu'elle mène dans l'oubli nos vies. Nos corps. Nos pensées.

Petit enfant inconnu, sur son petit tricycle, qui n'a pu vivre qu'une seule année. L'a-t-on longtemps pleuré ? A-t-on mis des fleurs devant sa pierre ? Pense-t-on encore à lui ? Chut... il dort dans nos mémoires, ce petit enfant que je ne connais pas.

"La mort est un sommeil à l'échelle de l'univers" [Claude Lelouch]

28 janvier 2011

Pour en finir avec le Moyen Âge - Suite

Pour en finir avec le Moyen Âge / Régine Pernoud. -- [Paris] : Éd. du Seuil, 1979. -- 158 p. ; 18 cm. -- ISBN DSC_0601978-02-005074-6. -- (Coll. Points : Histoire ; no 38). -- Comprend un index.

Commentaires personnels

Publié en 1977, l'ouvrage de Régine Pernoud demeure malheureusement encore très pertinent. Toute la période que l'on appelle communément le "Moyen Âge" est encore méconnue et beaucoup d'idées reçues et clichés la définissent dans l'imaginaire des gens.

Régine Pernoud tente donc dans son livre de rectifier les erreurs sur le Moyen Âge. Elle aborde beaucoup de sujets: l'art, la femme, la féodalité,... Le livre est peut-être un peu court pour tant de sujets différents et on a parfois l'impression de ne faire qu'effleurer le sujet. Et on voudrait plus d'information. Mais l'ouvrage demeure très intéressant et divertissant. L'auteur prend un ton très familier et nous raconte plusieurs anecdotes personnelles.
Ce qui en fait peut-être un livre très subjectif. On note de toute évidence la passion de l'auteur pour le Moyen Âge, mais on ressent aussi son opinion négative sur la Renaissance. Il est vrai cependant que celle-ci a nettement contribué à donner une mauvaise image à l'époque qui la précédait.

Le livre est très facile d'accès et se laisse lire comme un roman. On passe de préjugé en préjugé et il est très intéressant de voir certaines visions de cette -ces- période corrigées. Il est aussi parfois très enrageant de voir qu'encore aujourd'hui beaucoup de gens ne connaissent pas cette période et conservent des idées négatives et fausses. Le Moyen Âge prend peu de place dans l'enseignement de l'histoire et c'est dommage. Tant de choses furent accomplies et découvertes pendant ces siècles... près de 1000 ans ! L'auteur analyse d'ailleurs la profession même d'historien pour la critiquer ouvertement.

Et avec une phrase comme ça, je ne peux qu'adorer !  "La règle, c'est que l'étudiant en littérature fasse une thèse sur Proust et que l'étudiant d'histoire accepte de s'intéresser à tout, sauf à la période médiévale" (p.132). Pour la "petite histoire", je voulais tout sauf faire une thèse sur Proust (brrrrr...) pendant mes Études littéraires et j'ai opté pour la littérature médiévale ! Alors !!! :D

L'avis de Schlabaya

Premier article

Extraits

 "... Dans la vision, dans la mentalité de ce temps (et non seulement du XVIe siècle, mais des trois siècles suivants) il y aurait eu deux époques de lumière : Antiquité et Renaissance - les temps classiques. Et, entre les deux, un « âge moyen » - période intermédiaire, bloc uniforme, « siècles grossiers », « temps obscurs »." p. 15

" [...] le passage bien connu du Trésor de Brunetto Latini expliquant à ses lecteurs, au milieu du XIIIe siècle la rotondité de la terre. "Tiens me dit-elle, très étonnée, je croyais que Galilée avait été brûlé vif au Moyen Âge pour avoir dit que la terre était ronde." Je lui expliquai que sa phrase contenait trois erreurs historiques : Galilée n'avait pas découvert que la terre était ronde ; on le savait depuis plus de quatre siècles. Ensuite il n'avait pas été brûlé vif, mais seulement emprisonné, ce qui était déjà une manière bien peu courtoise de traiter quelqu'un qui s'avisait pour la première fois que la terre tourne autour du soleil. Enfin le tout ne se passait pas au Moyen Âge. Là, pour la convaincre, j'ai dû avoir recours au Larousse en vingt volumes. C'Est avec un intense étonnement qu'elle a dû admettre que "l'affaire Galilée", que chacun attribut au Moyen Âge, appartient bien à l'époque classique, puisqu'elle a eu lieu en 1633." p. 100

Sources à consulter

21 janvier 2010

Devant deux portraits de ma mère de Nelligan

Devant deux portraits de ma mère

[Émile Nelligan]

Ma mère, que je l'aime en ce portrait ancien, Pauline1
Peint aux jours glorieux qu'elle était jeune fille,
Le front couleur de lys et le regard qui brille
Comme un éblouissant miroir vénitien!

Ma mère que voici n'est plus du tout la même;
Les rides ont creusé le beau marbre frontal;
Elle a perdu l'éclat du temps sentimental
Où son hymen chanta comme un rose poème.

Aujourd'hui je compare, et j'en suis triste aussi,
Ce front nimbé de joie et ce front de souci,
Soleil d'or, brouillard dense au couchant des années.

Mais, mystère de coeur qui ne peut s'éclairer!
Comment puis-je sourire à ces lèvres fanées?
Au portrait qui sourit, comment puis-je pleurer?

Commentaires personnels

Le temps passe. Le temps vole la jeunesse pour lui donner des rides. Pour tout le monde... pour nous, pour nos soeurs, nos frères, nos pères, nos mères. Le temps passe et semble tuer les sourires qui furent, les joies qui ont passées. Mais la mère demeure. Jeune, nous ne l'avons pas connue. Vieille, elle est comme un tableau de sa vie. Une oeuvre d'art, une peinture de ce qu'elle représente pour nous.

Car notre mère est un portrait. Nous avons une image de notre mère. Est-ce une illusion ? Peut-être. L'image du passée est-elle plus belle que celle du présent ? Le vieux portrait nous donne une image jeune, le portrait plus récent, nous offre une image fanée. Le temps. Mensonger. Est-ce que l'image de jeunesse est vraiment plus douce que l'image de vieillesse ?

Les portraits parlent. Ils nous livrent des histoires. Nous cachent parfois des secrets. Que se cache derrière les sourires, derrières les rides ? Les portraits nous parlent mais que leur répondre ? Peut-on leur répondre ?

Poème considéré classique de Nelligan... sonnet, strophes, rimes embrassées, alexandrins, quatrains, tercets... poème classique. Sujet classique aussi: la mère. Notre mère qui fut jeune et qui vieillit. Portraits de notre mère qu'il faut affronter et accepter et que le poète nous chante dans des rimes douces mais rythmées.

Le poème est classique, parfois considéré "ancien", archaïque selon certains critiques. Mais il demeure une musique à lire à haute voix. Les sons suivent les images, les vers s'écoulent graduellement comme des notes phonétiques. Une succession de mots et images entrecoupés de pauses, de silences...

Un portrait, des portraits, des sourires, des pleurs... des regards et des rides... Les yeux de la mère, son regard, son front, ses lèvres, son sourire... notre mère. Mais notre mère demeure une femme. Elle fut jeune, vivante, amoureuse, folle, insouciante. Il y a une distance entre les portraits de notre mère et notre rapport avec elle et avec ceux-ci. Le poème nous rappelle cette distance. Et il y a une distance entre les représentations de la mère. Est-ce la même femme ? Notre mère est multiple. Elle fut multiple dans sa vie et elle fut multiple dans nos vies.

Pourquoi, la mère, la femme sourit-elle dans le premier portrait ? Pourquoi est-elle jeune ? Pourquoi est-elle vieille ensuite? Que s'est-il passé dans sa vie que nous ne voyons pas sur les portraits et qui en font deux femmes différentes ?

Le poème est souvent considéré comme mièvre, sentimental... trop même. Mais l'est-il ? Il nous présente ces deux femmes différentes. Il nous présente le passage du temps sur une femme. Sur la mère. Mais le passé était-il moins triste que le présent ? Le poème est classique, ses thèmes aussi... mais son interprétation est ambigüe.

Deux portraits que Nelligan nous peint avec des couleurs vives, expressives et où le textuel devient image et expression. Les mots sont un jeu qu'il faut comprendre. Et pour comprendre, il faut jouer ! Jouer avec les vers, les symboles. Un signe, un symbole, une centaine de significations.

Une mère, des mères. Cette femme qui fut notre mère est plurielle et unique.

5 juin 2010

En attendant...

Je regarde mon blog et je m'attriste... j'ai environ 4 avis de lecture en chemin, mais je ne trouve pas le temps de les compléter. C'est que je ne peux pas juste écrire quelques lignes. À chaque fois que je commence un avis de lecture, je me dis: "cette fois, je vais y aller de façon sommaire... juste donner mon commentaire personnel, simplement dire si j'ai aimé ou non et pourquoi, y aller simplement de mes ressentis".

DSCN5969Mais à chaque fois, je commence à analyser un peu, à chercher à savoir pourquoi j'ai aimé ou non... et comment le texte est construit, etc. Je suppose que c'est une manie que j'ai acquise après trois années passées à décortiquer le moindre paragraphe et à analyser les positions des virgules dans le texte et comment cette position en changeait le sens (oui, mon cours d'analyse grammaticale avancée à l'université, nous faisait faire ce genre d'exercice... j'ai même eu un examen d'une question, valant 60% de la note finale, dans laquelle il fallait analyser la position des verbes et leurs incidence sur le texte en minimum 5 pages... J'en fais encore des cauchemars !!!!).

Donc, même si je le voudrais bien, pour le moment, le côté carnet de lecture du blog va se reposer un peu ! Je vais bien essayer de glisser ici et là une petite analyse de lecture... mais je crois que pour les prochains mois, les textes seront plus personnels et qu'il y aura moins d'avis de lecture ou de films... Je vais essayer, remarquez, car pour moi, c'est essentiel, même vital. Mais bon, hier, j'avais quelques heures dans la soirée et je me suis contentée d'écouter des reprises de Star Trek. Trop fatiguée pour même écouter quelque chose de nouveau ! Et dimanche, j'aurais bien un peu de temps, mais j'ai promis à mon PisTout qu'on irait à la plage... c'est qu'il adore la plage et c'est ce qui lui manquera le plus... alors, je ne peux pas lui refuser un petit après-midi de "playa" !!! Et autant en profiter avant que les méduses n'envahissent les vagues... bientôt, la baignade sera un peu plus difficile...

En attendant de reprendre un rythme régulier, je vais y aller des quelques pensées, réflexions et des bribes de vie quotidienne... avec espoir de quelques textes plus fournis ! Je suis optimiste ! :D

19 janvier 2010

Tentations... un tag en or

 NouRentrée littéraire - Janvier 2010

Bon, je fus taguée la semaine dernière. Un tag provenant de L'Or des Chambres et nous demandant de parler de nos tentations de la rentrée littéraire. J'ai un peu paniquée, je dois l'avouer ! C'est que je suis presque incapable de dire non à un tag... mais je suis aussi bien loin de la rentrée littéraire !

Les seules rentrées littéraires qui m'ont concernée furent lorsque je travaillais dans une bibliothéque... le développement de la collection m'obligeait à acheter les nouveautés... mais honnêtement d'un point de vue personnel, je n'ai jamais vraiment suivi les rentrées littéraires... C'est à peine si je suis la production littéraire des auteurs contemporains que j'aime ou même aodre !

Quand j'achète un livre... c'est parfois parce qu'on m'en a parlé ou que j'ai lu une critique sur un forum ou blog... mais surtout c'est parce que je suis dans une librairie et que je farfouille... je prends un livre, je le taponne, je lis le quatrième de couverture, je le feuillette... Parfois, je m'aperçois que c'est un livre vieux de 5 ans, mais pour moi, c'est un nouveau livre... Évidemment, dans les libraries, j'explore toujours la table des nouveautés, même chose en bibliothèque. Mais ce n'est pas quelque chose qui m'attire ou qui raisonne mon choix.

De plus, à Barcelone, les nouveautés francophones et anglophones sont souvent vieilles de quelques mois ou mêmes quelques années... Non, je ne cours pas les rentrées... je suis même assez anti "salon du livres"...

Mais, comme cela vient d'un endroit que je viens à peine de découvrir mais que j'affectionne déjà... je veux bien essayer de me prêter un peu au jeu... Donc... ce qui me tente de la rentrée ? Voyons voir...

- Il y a bien le nouveau Arturo Pérez-Revierte, El asedio, qui doit sortir au mois de mars. Le nouveau roman de cet auteur que j'aime beaucoup et qui a écrit "Le CLub Dumas" et "Le Tableau du Maître FLamand" ainsi que la série "Capitaine Alatriste", se déroulera à Cádiz en 1811. Ce sera un roman historique-policier-d'aventures-d'espionnage, etc...

- Peut-être La poupée de Kokoschka d'Hélène Frédérick. Roman inspirée d'une histoire vérédique.

"A Munich, en 1918, le peintre Oskar Kokoschka fait fabriquer une poupée grandeur nature à l'effigie d'Alma Malher dont il fut l'amant fébrile et jaloux. Le destin de cette curieuse commande est conté par Hermine Moos, conceptrice de la marionnette. Au gré de son journal écrit au quotidien, apparaît une femme hors du commun, pudique et iconoclaste, soumise et émancipée. Ce portrait d'une vie de bohème au féminin s'ancre dans un contexte historique fort : débâcle de la société prussienne et révolution perdue spartakiste. 'La Poupée de Kokoschka' éclaire la monstruosité de tout fantasme de possession, et parle autant du pacte amoureux que de l'acte de création." (résumé Evene)

- Il y a le roman d'Anne Carrière, Ce soir, je vais tuer l'assassin de mon fils, car l'histoire me rappelle mon roman préféré de Patrick Sénecal - Les Sept Jours du Talion -  et que je veux voir comment fut traité un sujet semblable. On parle ici de vengeance et justice personnelle...

- Il y a bien Sukkwan Island de David Vann... parce que je l'ai déjà vu critiqué sur certains blogs et que l'histoire me semble intéressante. Cela se passe en Alaska, c'est un huis-clos qui semble terrible entre un père et son fils.

- Et puis, Choses dites: entretiens, 1959-1993 (avec Gaston Miron) de Marie-Andrée Beaudet et Pierre Nepveu. Parce que j'aime Gaston Miron... parfois... et parce que Pierre Nepveu fut un de mes professeurs de littérature et que je l'ai adoré...

Ouf... maintenant, si je réussis à feuilleter ces ouvrages, je pourrais bien les acheter ! ;)

13 octobre 2009

The Lost Boys (1987)

LostB01Cinéma: The Lost Boys (1987)

Fiche technique

Langue: Anglais (VO)
Année: 1987
Durée
: 97 min.
Pays
: États-Unis


Directeur: Joel Schumacher
Producteurs: Harvey Bernhard, Mark Damon, Richard Donner
Scénario: Janice Fisher et James Jeremias

Cinématographie: Micheal Chapman
Musique originale
: Thomas Newman


Distribution: Jason Patrick (Micheal Emerson), Corey Haim (Sam Emerson), Diane Wiest (Lucy Emerson), Edward Hermann (Max), Kiefer Sutherland (David), Jami Gertz (Star), Corey Feldman (Edgar Frog), Jamison Newlander (Alan Frog), Barnard Hugues (Grandpa), Brooke McCarter (Paul), Billy Wirth (Dwayne), Alex Winter (Marko), Chance Micheal Corbitt (Laddie Thompson).


Synopsis

Une mère, récemment divorcée, s'installe avec ses deux fils, chez son père, dans la ville de Santa Carla en Californie. La famille tente de s'adapter à leur vie dans une nouvelle ville. La mère, Lucy, se trouve un nouvel emploi dans un club vidéo et commence à fréquenter le propriétaire et ses fils tentent de s'intégrer aux habitants de Santa Carla. Mais Santa Carla n'est pas une ville comme les autres et les disparitions étranges font partie du quotidien.

Lors d'un concert, Micheal suit une jeune fille qui semble appartenir à une bande de jeunes motards. Il tente de la revoir mais se trouve rapidement impliquer avec le groupe d'adolescents étranges. Lors d'une soirée avec la bande, Micheal boit un liquide qu'il croit être du vin, mais qui s'avère être du sang. Après avoir bu ce liquide, Micheal commence à vivre d'étranges expériences et à subir de bizarres tranformations.

Son jeune frère, Sam, s'aperçoit des transformations survenant chez Micheal et en vient à la conclusion qu'il se transforme petit à petit en vampire. Avec l'aide de ses nouveau amis, il tentera d'aider son frère à redevenir humain et à se libérer de l'emprise de cette bande de vampires.

À propos et Commentaires personnels

Genre: Horreur, Comédie

The Lost Boys fut tourné la même année qu'un autre film de vampires, populaire et légèrement semblable, Near Dark. Comme The Lost Boys, Near Dark met en scène une bande de jeunes "délinquants" qui sont en fait des vampires et qui tentent d'attirer dans leur groupe, un jeune adolescent "innocent" s'étant épris d'une jeune fille de la bande. Mais The Lost Boys mise davantage sur la dérision et l'humour, en gardant toutefois un côté sanguinaire et sombre.

Le film fut filmé dans la ville de Santa Cruz en Californie et le boardwalk ainsi que le parc d'amusement sont facilement identifiables. La bande sonore du film connue un immense succès, avec des pièces telle que "God Times" avec INXS et Jimmy Barnes, "People are strange" une chanson de The Doors reprise pour le film par le groupe Echo and the Bunnymen et la chanson thème "Cry Little Sister" par Gerard McMahon.

Le titre du film fait directement référence aux "garçons perdus" de l'oeuvre de J.M. Barrie, Peter Pan. Comme les "lost boys" du roman de Barrie, les vampires du film sont des adolescents éternels qui ne vieilliront jamais et qui "s'amuseront" pour l'éternité. Mais rester éternellement jeune et s'amuser toutes les nuits n'est pas sans conséquence. Il faut payer le prix et devenir un vampire, un tueur impitoyable. Un prix que la famille Emmerson n'est pas prête à payer.

LostB02

Plusieurs suites furent envisagées et même écrites. Puis en 2007, une suite fut finalement tournée, Lost Boys: The Tribe. Seul Corey Feldman reprend son rôle mais on peut voir quelques caméos d'autres acteurs du film original.

Le film The Lost Boys fait partie d'un nouveau genre de films de vampires, mélangeant humour, horreur, modernité, marginalité et rock. Le "tagline" faisant la promotion du film résume très bien la direction que le réalisateur a voulu donné à son film: "Sleep all day. Party all night. Never grow old. Never die. It's fun to be a vampire." (Dormir toute la journée. Fêter toute la nuit. Ne jamais vieillir. Ne jamais mourir. C'est amusant d'être un vampire)

Les vampires de Lost Boys, sont jeunes, marginaux, "cools". Ils se déplacent en motos, ont des looks rockeurs, vivent dans un hôtel abandonné enfoui dans une caverne, et écoutent du rock. Le film a un rythme rapide et les chansons contribuent à cette cadence endiablée. Chaque chanson s'harmonise avec les images qu'elle souligne.

Bien que l'humour soit la principale force du film, tournant en dérision nombres de mythes et stéréotypes du genre au détour d'une phrase, la violence et l'horreur sont également présente. Il y a du sang, mais les scènes violentes sont peu nombreuses et très bien placées. Et rappellent aux spectateurs que les vampires sont aussi des monstres sanguinaires ; des tueurs violents. Les effets spéciaux sont très réussis et passent le test du temps, même plus de 20 ans après la sortie du film.

Tous les acteurs sont excellents. Kiefer Sutherland est particulièrement convainquant dans le rôle du chef de la bande vampire, et on arrive même à trouver sa mort émouvante. Jamison Newlander et Corey Feldman sont très bons dans le rôle de jeunes adolescents amateurs de comics et chasseurs de vampires amateurs. Dianne West et Edward Herrmann sont également excellents.

On peut difficilement dire cependant que ce film offrira des frissons aux amateurs de films d'horreur. Malgré quelques scènes plus tendue, le film ne vise évidemment pas à "faire peur". Mais, ce n'est de toute évidence pas le but du film et on sent que jamais il ne se prend au sérieux. The Lost Boys cherche surtout à redonner au mythe du vampire un peu de modernité et de dynamisme et à nous faire rire en même temps.

Voir aussi : The Lost Boys : expérience de visionnement


Citations

"Grandpa: Now, on Wednesdays when the mailman brings the TV Guide sometimes the address label is curled up just a little. You'll be tempted to tear it off. Don't. You'll only wind up rippin' the cover and I don't like that. And stay outta here.

Sam: Wait, you have a TV?

Grandpa: No. I just like to read the TV Guide. Read the TV Guide, you don't need a TV."

"Sam Emerson: Look at your reflection in the mirror. You're a creature of the night Micheal, just like out of a comic book ! You're a vamire Micheal ! My own brother, a goddam, shit-sucking vampire ! You wait 'till mom finds out, buddy !"

"David: Now you know what we are, now you know what you are. You'll never grow old Micheal, and you'll never die. But you must feed !"


Sources

  • http://www.imdb.com/title/tt0093437/
  • http://www.fast-rewind.com/lostboys.htm
  • http://www.horreur.com/critique-573-generation-perdue.html
  • http://en.wikipedia.org/wiki/The_Lost_Boys
  • http://www.best-horror-movies.com/the-lost-boys.html

19 décembre 2008

Quelques jours de froid

Et bien, les jours passent...
Et je n'ai pas encore visité de
Marchés de Noël dignes de ce nom !
Et bien qu'il fasse un peu plus froid
qu'à l'habitude à Barcelone...
Il fait un tantinet trop chaud pour
mon besoin de Noël.

Noelll

Et donc, je m'envole aujourd'hui
pour 3 jours en Alsace.
L'année dernière ce pays des étoiles
m'avait conquise...
Nous y retournons donc encore
cette année !
Un peu de froid et quelques marchés
de Noël jusqu'à lundi matin !
On se croise les doigts pour
quelques flocons... sait-on jamais !!!

À lundi ;)

23 décembre 2008

Mission accomplie ! :D

Et bien voilà ! Il suffit de réduire le temps de cuisson de moitié... en fait, il suffit de rester assis devant le four et surveiller attentivement ! Et donc, après 4 ans de biscuits désastreux, mais mangeable ... j'ai enfin réussi... grâce:Biscuit2

- au sucre à glacer trouvé à 2 heures de route de Barcelone... Vive Perpignan !
- un nouveau four
- et une surveillance assidue du temps de cuisson

J'ai mes biscuits de Noël !!!!

Et je peux vous assurer qu'il y en a en quantité suffisante pour Noël...  et de différentes saveurs... J'ai même répondu à la demande spéciale de mon Pis.Tout (bon ça c'est le nom qu'il semble que je donne à mon copain... sans le savoir... non, non, pas "pitou", mais bien Pis.Tout... longue histoire qui vient du fait que je donne rarement des surnoms ou des noms affecteux aux gens... mais que je dis souvent "pis tout"... je sais sans rapport avec le post, mais comme j'appelle ma soeur soeurette dans ce blog, il fallait bien que je donne un nom à mon époux... et comme je déteste dire "mon mari"... bon... longue parenthèse pour rien ! soupirs ;) ).... je disais dooonnnc...

Mon
Pis.Tout voulait des bisucuits au beurre de pinotte... (parce que dire biscuits au beurre d'arachide, ça n'a pas la même connotation !) et que même si ces biscuits ne font pas partie de mon répertoire biscuitesque de Noël habituel, j'étais si fière d'avoir trouvé les bons temps de cuisson, que j'ai accepté de les intégrer exceptionnellement dans mes biscuits de Noël !!!

Et maintenant, temps pour une petite danse de victoire dans la cuisine...

"Fa la la la la, la la la la.
Tis the season to be jolly,
Fa la la la la, la la la la"


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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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