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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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18 juin 2007

Des pellicules de matières grises

Des semaines que nous attendons ces résultats. Les problèmes de santé de mon conjoint ne cessant pas, mais étant de plus en plus étranges et surtout mouvants... il y a un certain temps, son docteur l'a envoyé chez le neurologue qui a demandé une résonance magnétique de la tête... évidemment, les déductions, les soupçons, les doutes, les maudites recherches sur Internet - "arrête de chercher sur Internet... tout ce que ça fait, c'est allongé la liste des possibles maladies et problèmes"... mais évidemment, il ne pouvait s'en empêcher... et on se demande à lire tout ça comment on peut n'avoir aucun problème- les semaines précédants et suivants la résonance furent assez pénibles. Des jours s'encourageant, d'autres jours imaginant le pire. Et les douleurs et symptômes continuant et augmentant...

cerveaurEt puis, aujourd,hui... finalement, nous allions chercher les résultats de la résonance... Tout d'abord, nous avions su par d'autres que nous devions aller chercher les résultats nous-mêmes. Ici, la plupart du temps, il faut aller chercher ses radiographies, ses résultats, etc. et les amener au médecin. Je suppose que cela coupe dans la messagerie et le transport, mais c'est assez déroutant. De plus, nous gardons ces radiographies... mon père a de belles radiographies de son estomacs dans son tiroir de bureau...

Mais là... premier choc... on nous remet une grande enveloppe scellée et on nous dit "byebye". Et donc dans nos mains, l'enveloppe qui contient des jours et des jours de questionnement, de peurs et d'angoisse. On se dit que s'il y avait eu quelque chose d'urgent, ils nous auraient appelés...

On se dirige vers le métro et on s'en va chez le neurologue. Qui nous avait simplement dit : "quand vous aurez les résultats, vous viendrez, pas besoin de prendre de rendez-vous". On arrive, on nous dirige vers la porte 4. Et on attend, l'enveloppe sur nos genoux. Après un certain temps, je retourne à la réception et oh désolé, on avait oublié que le neurologue n'était pas là cette semaine. Revenez la semaine prochaine !

Et on fait quoi en attendant !!! On garde tranquillement l'enveloppe sur le bureau en attendant la semaine prochaine ! C'est incroyable ! On nous conseille de peut-être aller voir le médecin qui nous a envoyés chez le neurologue. Il pourra peut-être nous donner les résultats...

Et on repart... silencieusement... et on se rend jusqu'à la clinique... pleins de doute... un rendez-vous pour demain seulement. Et donc, on retourne à la maison... avec l'enveloppe.

Et alors, mon conjoint décide qu'il n'en peut plus... il veut ouvrir l'enveloppe... je ne veux pas... ce sera peut-être pire, on ne saura interpréter les résultats. Mais il est à bout... je le comprends.

Il ouvre l'enveloppe remplie de radiographie de son cerveau et... d'une feuille... on lit la feuille... conclusion: tout est beau !!! Il n'a rien au cerveau, pas de tumeur, rien... le soulagement est intense...

Je suppose que s'il avait eu quelque chose de grave, ils auraient appelé, ils nous auraient donné les résultats plus rapidement... je suppose qu'ils ne laissent partir les gens avec l'enveloppe que s'il n'y a rien de grave... enfin, je suppose...

Évidemment, nous irons demain au rendez-vous, cela va de soi... il faut qu'on nous donne les résultats et qu'on nous explique plus en détails et aussi, il faut faire d'autres tests, les douleurs et malaises étant toujours là... mais un gros poids est levé...

Mais j'avoue que je ne comprends pas trop cette façon de faire... le trajet en métro avec l'enveloppe fut vraiment une expérience très... difficile...

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17 juin 2007

Les archives de Pauline: Quelques années et une fête des pères

Aujourd'hui, nous célébrons la Fête des Pères... "québécoise" car la Fête des Pères "espagnole" est passée depuis quelques mois déjà. Même si je souhaite une joyeuse fête des pères à mon père au mois de mars, pour moi, la véritable fête est au mois de juin. Surtout maintenant. Que nous sommes ici, en Catalogne. Et depuis qu'il a une nouvelle femme dans sa vie. Une espagnole.

Mais cette année, cette fête des pères québécoise est ce dimanche... ce 17 juin... cette même journée, il y a 5 ans, elle nous a quittés… Ma mère est partie un 17 juin, il y a 5 ans… 9 jours après mon anniversaire et 4 jours avant son 32e anniversaire de mariage.

Quelques heures après que ma sœur et moi lui avons chanté ces chansons qu’elle nous chantait enfants… après que nous l’avons laissée dans son lit d’hôpital en lui disant que nous reviendrions le lendemain… alors qu’elle allait mieux et qu’on allait la transférer des soins intensifs à une chambre ordinaire… elle a fermé les yeux pour ne plus les rouvrir. Mon père nous a appelé, mais il était trop tard. Elle était partie.

Il y a 5 ans… il me semble que cela fait des années, des décennies, il me semble que c’était hier. Parfois, un petit bout de moiMontagea1 se rebelle et crie que je refuse cet état des choses…

Chaque année est difficile… et le 17 juin n’est pas une belle journée. Pas de grands discours, mais on se rappelle silencieusement… le lendemain on s’appelle et on se dit doucement… « c’était hier »… « oui »… et on se comprend.

Mais aujourd’hui… ce 17 juin… alors que cela fait 5 ans… c’est également la fête des pères. Mon père qui a aimé ma mère, qui s’est occupé d’elle durant toutes ces années de maladie… qui a tant pleuré…

Aujourd’hui, mon père a une nouvelle femme dans sa vie. Depuis presque un an. Et je n’ai pu l’appeler aujourd’hui… je l’ai appelé hier pour lui souhaiter une bonne fête des pères… lui disant que comme je ne savais pas si je serai là le dimanche, je voulais lui souhaiter tout de suite et que j’avais un petit quelque chose pour lui quand je le verrais…

Difficile pour moi d’admettre cette relation et encore plus difficile de souhaiter une belle fête des pères en cette même journée… enfin… pleins de sentiments contradictoires dont je réalise que certains sont enfantins, mais c’est ainsi… et puis mon père est un peu… «insouciant », du genre à oublier mon anniversaire, du genre à m’annoncer des choses sans penser que cela peut faire de la peine… parce qu’il ne « pense pas »… enfin…

Il m’a tout de même surpris. Il vient de m’appeler pour me demander si je savais quel jour nous étions… bien sûr que je le sais… « cela fait 5 ans que maman est partie »… et donc bien sûr qu’il s’en souvient… peu importe sa nouvelle vie…

Mais bon… je ne pouvais pas lui souhaiter une bonne fête des pères en cette journée. C’est tout.

22 septembre 2007

The Outsiders (1983)

Cinéma : The Outsiders  (1983)outsiders_ver2

Fiche technique :

Langue : Anglais (VO)
Année : 1983
Durée
: 91 min.
Pays
: États-Unis

Directeur : Francis Ford Coppola
Producteurs : Kim Aubry, Gian-Carlo Coppola
Scénario : S.E. Hinton (roman) ; Kathleen Knutsen Rowell
Cinématographie
: Stephen H. Burum
Musique originale
: Carmine Coppola

Distribution: Matt Dillon (Dallas 'Dally' Winston) ; Ralph Macchio (Johnny Cade) ; C. Thomas Howell (Ponyboy Curtis) ; Patrick Swayze (Darrel 'Darry' Curtis) ; Rob Lowe (Sodapop Curtis) ; Emilio Estevez ( Keith 'Two-Bit' Mathews) ; Tom Cruise (Steve Randle) ; Diane Lane (Sherri 'Cherry' Valance)

Synopsis : (attention spoilers)

Ponyboy, jeune garçon de 14 ans, raconte les événements des dernières semaines qui ont changé sa vie.

Ponyboy est un jeune adolescent qui vit avec ses deux frères – leurs parents sont morts peu de temps auparavant dans un accident d’automobile – dans le quartier pauvre de la ville. Lui et ses amis n’ont pas d’argent et sont appelés des « greasers ». Ils sont constamment en conflit avec les jeunes qui habitent le côté fortuné de la ville et qui s’appellent les « socs ».

Une nuit, Ponyboy et son meilleur ami Johnny sont attaqués par des Socs qui se vengent du fait que plus tôt dans la soirée, leurs petites amies ont passé la soirée avec ceux-ci. Pendant la confrontation, Johnny tue Bob, un des Socs pour défendre Ponyboy. Ils s’enfuient ayant peur de se faire arrêter.

Alors qu’ils sont en fugue, ils sauveront des flammes de jeunes enfants – avec l’aide d’un de leurs amis, Dallas. Malheureusement, Johnny et Dallas sont blessés dans l’incendie. Alors que les blessures de Dallas sont superficielles, celles de Johnny sont très graves.

Ponyboy retourne chez lui et se prépare pour une bataille entre les Greasers et les Socs – en raison des événements précédents. Les Greasers gagnent la bataille, mais alors que Dallas et Ponyboy annoncent leur victoire à Johnny, celui-ci meurt devant ses amis. Dallas ne peut supporter la mort de son ami et perd le contrôle. Il sera tuer par des policiers qui croient qu’il a une arme chargée alors que celle-ci n’a aucune balle.

Ponyboy a de la difficulté à vivre avec la mort de ses deux amis. Il décide d’écrire les événements des dernières semaines et de parler de sa vie et de celles de ses frères et amis en tant que Greasers. Les derniers mots du film sont les mêmes qui sont prononcés lors de la première scène et sont les premiers mots du texte que Ponyboy rédige pour son professeur.

À propos : (attention spoilers)

outsiders21Le roman de S.E. Hinton fut adapté pour le cinéma et dirigé par Francis Ford Coppola. Ce n’était cependant pas une idée de Coppola. Mais un groupe d’élèves et une bibliothécaire – qui adoraient le livre - écrivirent personnellement à Coppola lui demandant de réaliser un film avec le roman « The Outsiders ». Le réalisateur lut le roman et fut touché par l’histoire. Il décida d’adapter le roman pour le cinéma et non seulement il dirigea « The Outsiders » mais il adapta et dirigea « Rumble Fish », un autre roman de S.E. Hinton.

L’auteur participa activement à l’adaptation de son roman au cinéma. Elle participa à la réalisation, aida à localiser et choisir les lieux du tournage et eut même un caméo dans le film : elle interprète l’infirmière dans la chambre d’hôpital de Dallas.

Il y a quelques différences entre le film et le roman. Mais le film est très fidèle au roman. Dans une version qui fut éditée en DVD, il y a quelques années, 22 minutes furent ajoutées au film et cette nouvelle version est encore plus proche du roman. Les scènes ajoutées avaient été coupées de la première version car elles ralentissaient l’histoire. Elles permettent cependant de mieux comprendre les Greasers et explorent plus la relation entre les trois frères. Ces scènes font parties du roman et sont importantes pour la trame de l’histoire.

Il y a cependant quelques différences entre les deux œuvres : couleurs de cheveux, quelques dialogues, et la localisation des quartiers – dans le roman, les deux quartiers sont situés à l’Est et à l’Ouest de la ville, dans le film, ils sont au Nord et au Sud. Mais selon l’auteur, Coppola a repris son idée originale qu’elle avait changée dans le roman. On ne parle pas beaucoup dans le film de la relation de Sodapop avec sa petite amie, et on ne mentionne pas le fait qu’elle soit tombée enceinte de lui. 

Les acteurs qui interprètent les personnages principaux du film, ont pour la plupart continuer une carrière dans le cinéma et sont aujourd’hui connus : Matt Dillon, Tom Cruise, Rob Lowe, Ralph Macchio, Diane Lane, Emilio Estevez, etc.

Quelques critiques du film sont très négatives. Plusieurs disent que Coppola a complètement passé à côté de l’essence du roman. D’autres disent que l’image est aujourd’hui vieille et désuète. Les couleurs sont souvent très fortes et ressemblent à des images de vieux films. Les effets spéciaux sont « faibles » si on les compare à ce qui se faisait déjà à l’époque. On critique aussi beaucoup le jeu des acteurs qui étaient à l’époque de jeunes inconnus, sans expériences. On dit qu’il y a peu de chimie entre les personnages.

Une série télévisée fut également produite en 1990. La série, basée sur les personnages du roman, fut diffusée par Fox network. Encore une fois, S.E. Hinton fut impliquée dans l’écriture et la réalisation. Malheureusement, la série fut annulée après une saison.

Commentaires personnels à suivre

Commentaires sur le roman...

- Sur l'auteur

- sur l'oeuvre: ici, ici et ici

- sur le poème de Robert Frost

- sur le film

- réflexion personnelle (introduction)

Sources :

20 avril 2007

Suburbia (1984)

Cinéma : Suburbia (1984)suburbia2

Fiche technique :

Langue : Anglais (VOA)
Année : 1984
Durée
: 94 min.
Pays
: EU

Directeur : Penelope Spheeris
Producteurs : Bert Dragin, Roger Corman
Scénario : Penelope Spheeris
Cinématographie
: Timothy Suhrstedt
Musique originale
: Alex Gibson 

Distribution: Chris Pedersen (Jack Diddley); Bill Coyne (Evan Johnson); Jennifer Clay (Sheila); Timothy Eric O'Brien (Skinner); Wade Walston (Joe Schmo); Mike B. the Flea (Razzle)

Synopsis : (attention spoilers)

Les T.R (The Rejected) sont une bande jeunes – la plupart faisant partie du mouvement punk - ayant quittés leur famille pour diverses raisons et qui vivent dans une maison abandonnée dans un quartier désaffecté de Los Angeles.

Le film nous présente une tranche de vie de ces jeunes de la rue en se penchant sur quelques personnages en particulier. Nous pouvons suivre Sheila, Joe, Jack, Evan, Razzle, Skinner, … dans leur vie quotidienne. La plupart ont quitté un milieu familial inadéquat – parents alcooliques, abuseurs, etc. – pour se réfugier dans cette « nouvelle famille » qui les acceptera pour ce qu’ils sont vraiment. Malheureusement, certains habitants de quartiers environnants ne voient d’un bon œil, les résidents « illégaux » de ces maisons abandonnées.

À propos : (attention spoilers)

Écrit et dirigé par Penelope Spheeris, le film Suburbia – aussi connu sous les noms de « Rebel Streets » et « The Wild Side », est considéré comme un des films piliers du cinéma punk des années ’80. Penelope Spheeris avait auparavant dirigé un documentaire « punk rock » intitulé « The Decline of Western Civilization ». Pour le film Suburbia, Spheeris s’associe à Roger Corman, reconnu pour ses films à petits budget, voire de série B.

La réalisatrice ne choisit pas de vrais acteurs pour représenter les jeunes punks, seuls Chris Pederson (Jack) et Bill Coyne (Evan) sont des acteurs professionnels; ainsi que Mike B. the Flea qui en plus d’être apparu dans d’autres films, est le basiste fondateur du groupe The Red Hot Chili Peppers. Tous les autres jeunes du film ont été recrutés parmi de vrais jeunes de la rue – environ 14 personnes. La réalisatrice aurait d’ailleurs déclaré qu’elle savait qu’elle ne pouvait pas changer des acteurs en punks, mais qu’elle pouvait changer des punks en acteurs. Le quartier abandonné utilisé pendant 5 semaines – pendant l’hiver de 1982-1983 - pour le tournage était réellement un endroit désaffecté qui devait être détruit pour laisser place à une autoroute.

Le film est encadré par une scène initiale et finale qui met en scène la mort brutale d’une enfant. Ces scènes veulent mettre en évidence la violence fortuite, aléatoire et surtout incohérente de notre société. Elles veulent également mettre en scène la destruction de l’enfance et de la jeunesse par la société. Les jeunes punks du film se révoltent contre l’intolérance de la société, contre la volonté de détruite toute forme d’individualisme et d’originalité. Ces jeunes se révoltent contre la société qui est directement responsable de leur rage et révolte. On souligne avec force comment des jeunes en crise d’identité, troublés et sans direction sont traités et considérés par la société qui est en partie responsable de leurs problèmes.

La réalisatrice, en plus de ces scènes piliers qui encadrent le film (scène du début et de la fin), utilise plusieurs métaphores pour mettre en évidence ce rôle négatif de la société : les chiens sauvages, la scène de « dénuement » d’une fille lors d’un concert, la coupe de cheveux ou la brûlure du signe TR, etc., …

Commentaires personnels: (attention spoilers)

Genre : Drame

Suburbia se veut une représentation quasi documentaire de la vie de jeunes punks de la rue au début des années 1980. On nous présente d’abord quelques personnages et surtout les raisons qui ont fait qu’ils ont quitté leur vie familiale.

suburbiaIl y a Evans qui ne peut plus vivre avec sa mère alcoolique, Sheila qui fuit un père qui abuse d’elle, Joe qui est incapable de comprendre la relation homosexuelle de son père, Jack qui ne peut accepter le remariage de sa mère avec un policier de race noire, et ainsi de suite. Ces jeunes quittent leur milieu familial pour se retrouver dans une maison abandonnée et dans une nouvelle « famille ». Ils passent la journée à écouter la télévision, à chercher de la nourriture dans les garages de maisons de banlieues et à écouter des concerts de musique punk.

Mais les gens des quartiers avoisinants ne voient pas d’un bon œil ces jeunes squatters. Ils les considèrent comme une menace réelle à leur environnement. Et lorsque une des filles –Sheila- se suicide, ne pouvant supporter les abus qu’elle a subis de son père. Les autres squatters anéantis par cette mort, ne sachant que faire du corps de leur amie, vont porter Sheila chez ses parents. Voulant assister aux funérailles, ils s’installent silencieusement dans les derniers bancs de l’église. Les parents de Sheila ne peuvent accepter qu’ils soient présents et leur demandent de quitter. Comme ils refusent de quitter, une bataille s’ensuit, les jeunes accusant le père d’avoir abuser de Sheila et les parents accusant les jeunes d’avoir contribué à la mort de leur fille.

Les gens du quartier – sous le couvert de « Citizens against Crime - veulent chasser les jeunes de leur refuge et décident de prendre tous les moyens nécessaires à cette fin. Les jeunes sont avertis par un policier – le beau-père de Jack – mais ils décident de se battre pour cette maison qui est leur chez-soi. Ils se battent pour leur liberté d’être eux-mêmes, mais le film se clôt sur la mort du petit frère d’un des jeunes. Il est frappé par l’auto d’un des citoyens – par accident.

Même si le jeu des acteurs – ou plutôt des jeunes qui on le rappelle ne sont pas des acteurs professionnels – est souvent critiqué, il demeure selon moi, plus qu’adéquat. On sent un jeu naturel, surtout dans les scènes de vie quotidienne. Les dialogues semblent parfois forcés mais restent crédibles.

Le film est une peinture assez crédible de la réalité de squatters punks vivants dans ce début des années ’80 aux Etats-Unis. Les scènes de concerts par des groupes punks connus contribuent à donner un air de reportage au film de Spheeris.

Ce qui me semble particulièrement intéressant est cette peinture de la vie des jeunes punks qui sont eux-mêmes à la fois, pleins de tristesse, de désespoir mais également pleins de rage de vivre… et de rage tout simplement… contre eux-mêmes et contre la société. Ils ne sont pas parfaits, ils commettent certains crimes mais ne sont pas non plus des « monstres » et sont donc également des victimes. On les accuse de tous les crimes alors qu’ils ne cherchent qu’à vivre librement loin de leur ancienne vie…

Le scénario est intéressant mais semble plus touchant et crédible lorsqu’on s’éloigne de l’histoire dramatique et qu’on se concentre sur les instants « quotidiens ». L’histoire entourant la mort de Sheila et le drame qui s’ensuit est tout de même crédible même s’il tend à souligner le caractère « non-professionnel » du jeu des acteurs et du scénario.

Ce film ne se démarque de toute évidence pas par ses qualités cinématographiques ou par son scénario, mais il présente une réalité certaine et cherche à mettre en évidence le déclin de la société moderne – de cette fin du XXe siècle. Il est également un film culte du mouvement punk. Et malgré l’aspect clairement dramatique, voire tragique, du film, on garde un aspect léger et même comique dans plusieurs scènes.

Malgré les défauts et manques du film, il demeure un film important du mouvement punk.

Sources :

18 août 2007

Les archives de Pauline: Je blâme ouvertement ma mère

Je n’aime pas lui faire des reproches. On a parfois tendance à oublier les défauts et les mauvais côtés des gens qui nous ont quittés et qu’on aimait. Mais j’essaie de me souvenir d’elle, telle qu’elle était. Défauts et qualités, me souvenir d’elle complètement et pas partiellement. Et elle n’était pas parfaite. Et même si je n’aime pas lui reprocher quoi que ce soit, je dois aujourd’hui la tenir coupable.

PoidsEt donc... je place la faute sur elle. Car d’aussi loin que je me souvienne, elle a été préoccupée par son poids. Elle trouvait qu’elle avait des bourrelets, un ventre, de la cellulite sur les cuisses, des culottes de cheval… elle se pesait constamment, surveillait ce qu’elle mangeait, faisait diète après diète, elle a même suivi des cours d’aérobie afin de perdre du poids.

Mais quand je regarde des photos d’elle… par exemple quand elle avait 40 ans, alors qu’elle n’aimait pas son corps, qu’elle suivait une diète qui l’obligeait à ne prendre qu’un breuvage infect à l’heure des repas, elle était toute petite. Elle était magnifique, toute mince. Mais elle, elle se trouvait grosse. Elle aurait voulu perdre quelques livres. Et elle maigrissait. Puis reprenait le poids perdu. Puis reperdait quelques kilos. Et ainsi de suite. Une succession sans fin de combats contre son corps. Et la balance. Toujours une balance dans la salle de bain. Tous les jours, elle montait sur la balance et soupirait. Parfois elle atteignait le poids visé, mais jamais longtemps.

Les dernières années de sa vie, elle avait vraiment pris du poids, en grande partie à cause de tous les médicaments. Parfois les médicaments lui faisaient prendre beaucoup de poids, parfois ils lui en faisaient perdre beaucoup trop. Et elle continuait à s’attrister sur son corps.

Et je regarde les photos…les différents corps que ma mère a eu dans sa vie. Et je suis triste de me rappeler comment elle se trouvait grosse alors qu’elle ne l’était pas. Et pourtant, je fais la même chose qu’elle… et je regarde mes photos… et je me rappelle que même à 15 ans, je me trouvais grosse, j’essayais de perdre du poids… et pourtant je ne l’étais pas. Je n’ai pas un corps parfait, et j’aimerais bien perdre aussi quelques kilos, mais je refuse de monter sur une balance. Je ne veux pas connaître mon poids, je ne veux pas être esclave de ma balance.

Je suis tout de même obsédée par mes bourrelets, par ma cellulite… j’essaie de faire attention à mon alimentation et j’essaie de faire un peu d’exercices pour me maintenir en forme, mais j’essaie aussi d’accepter mes quelques kilos de trop. Et quand je regarde mes photos, parfois je ne m’aime pas, parfois oui…

Je blâme notre société qui amplifie un culte de la minceur mais je blâme aussi ma mère qui m’a donné une image torturée d’une femme constamment en colère contre son corps. Et pourtant, elle était si belle…

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15 juillet 2007

Confiance

Je me retrouve dans l'impossibilité de croire une seule parole qu'il prononce... C'est extrêmement déroutant et très difficile à accepter.

J’ai l’impression que tout ce qui me dit est, soit un mensonge, soit une demi-vérité… ou alors que les paroles qu’il prononce sont sans importance et qu’il cache à peu près tout. Évidemment ce n’est pas un sentiment qui a commencé sans raison. Et comme on dit, chat échaudé craint l’eau froide.

Et j’ai l’impression également que c’est probablement irréversible. Est-ce que je pourrai un jour lui faire confiance, ne paspapa remettre en question la moindre de ses paroles, ne pas avoir constamment un doute sur la véracité de ce qu’il me raconte ? Je ne sais pas. Et si c’était uniquement ce qu’il me dit maintenant… me voilà à questionner toute mon enfance, tous ces gestes et paroles, toute notre vie… C’est mon père et j’ai l’impression qu’on me l’a volé…

Je ne suis pas innocente, je sais bien qu’on ne connaît pas complètement ses parents. Qu’on a parfois des visions idéales et dénaturées de leur personne… mais je dirais que ce n’est pas complètement le cas ici… en fait, j’avais une vision assez réaliste de mon père. Je connaissais pas mal ses défauts et ses erreurs. Et j’ai connu des aspects négatifs de sa personnalité. Je n’ai pas que de beaux souvenirs de lui. Et les dernières années ont amené leur lot de contrariétés et même de disputes. Qu’il fasse des choses que je n’approuve pas ou qui me fâchent, je l’accepte assez bien. J’ai appris à le connaître et à accepter certaines attitudes et actions – ou manque d’actions. Cela a pu parfois me faire de la peine ou m’enrager, mais je pouvais vivre avec ces choses… après tout j’aime mon père…

Mais ces mensonges, ces actes cachés, ces attitudes d’adolescent immatures sont incompréhensibles pour moi. Et surtout me donne l’impression que ce n’est plus véritablement mon père. Quand je le vois, je sens mon cœur se serrer… je le vois, je le reconnais, mais j’ai constamment le sentiment qu’il me cache des choses et me ment… et je ne peux plus effacer ce sentiment. C’est comme si sous la peau d’une personne que j’aime se cache quelqu’un d’inconnu…

Même le fait que je sais qu’il est pas mal manipulé par une autre personne, ce n’est même pas ce qui me blesse le plus… c’est cette impression de ne plus pouvoir lui faire confiance.

Maintenant, le chat est-il réellement tombé du 3e étage ? Est-il réellement indemne ?  Ou alors disparaîtra-t-il dans quelques jours ? Ce questionnement paraît anodin mais renferme tous mes doutes.

9 juillet 2007

Quand les vacances terminent

Il est temps de reprendre le quotidien. Après les semaines d'inquiétudes et de nuits blanches à se tourmenter sur la santé de mon conjoint, sans oublier le boulot qui gruge les dernières énergies, finalement, ce furent les deux semaines de vacances tantVacances attendues.

Bien sûr, même si le pire est évitée, nous ne savons toujours pas ce qui cause tous ces malaises à mon ami, mais au moins nous pouvions commencer ces vacances avec l'esprit un peu plus tranquille.

Deux semaines. Deux petites semaines. Ces vacances coïncidaient avec la visite de ma belle-soeur et de mon filleul de 10 ans. Deux semaines pour les voir, les faire visiter Barcelone et les environs, la plage, Port Aventura et ensuite les amener 5 jours dans le sud de la France - histoire de voir des châteaux, la passion de mon neveu !

Deux semaines à courir à droite et à gauche, a se coucher tard et se lever encore plus tôt que d'habitude... à parler, parler, rire, et marcher, marcher...

Hier ils ont repris l'avion pour Montréal... nous avions le coeur gros, mais le corps complètement épuisé. Nous sommes allés nous coucher sur la plage... notre troisième journée de plage en deux semaines. Et nous nous sommes endormis. Complètement vidés de notre énergie.

Et aujourd'hui c'est le retour au travail. Alors que nous aurions bien besoin de vacances pour se remettre de nos vacances. Une semaine de fou en perspective... pleins de choses à faire pour le travail... encore des rendez-vous chez d'autres spécialistes pour mon conjoint... du ménage et du rangement...

Mais une chose est certaine... j'ai besoin de reprendre mes activités personnelles. Écrire, lire, et autres babioles... Donc... voilà!

31 mars 2007

Les archives de Pauline: Maîtrise de ses mots

Les mots sont importants. L'utilisation des mots... bien écrire et bien parler... Très important. Elle aimait écrire. Former de belles lettres. Elle était gauchère, mais on lui avait appris de force à écrire de la main droite. Et elle écrivait très bien. Une belle calligaphie qui lui permettait de composer de beaux textes parfaitement rédigés. Sans faute, sans erreur et sans liquid paper.

Elle était toujours félicitée par ses professeurs pour ses rédactions. De belles rédactions... toujours écrites selon les consignes, avec une grammaire et un orthographe parfaits, une syntaxe impeccable et un brin de fantaisie. Ces beaux textes à sujets habituellement imposés par les professeurs lui permettait de s'évader un peu. Suivant le style strictement demandé, mais se permettant quelques petits traits imaginatifs.

Elle rédigeait même les rédactions de son grand frère, en échange de dessins qu'il lui faisait, elle préférant écrire, lui dessiner. Elle n'était Diplomevraiment pas douée pour le dessin de toute façon. Et elle faisait bien attention de changer légèrement son style et laissait même une ou deux fautes, il ne fallait pas qu'on s'aperçoive de leur entente.

Elle fit tous ces examens avec succès. Elle eut tous ses diplômes. Et lorsqu'elle dut quitter l'école pour travailler, elle savait très bien écrire et très bien parler. En français et en anglais. Elle utilisa ses atouts dans les emplois qu'elle eut tout au long de sa vie. Et elle était très fière de son style de rédaction soigné et de sa diction parfaite. Et elle ajouta ensuite à ces habiletés, un doigté irréprochable à la dactylo.

Évidemment, il fut également très important que l'on écrive et parle très bien. Elle n'exigeait pas la perfection mais nous savions que c'était important. Et j'ai tout de suite voulu bien écrire et bien parlé aussi. Ce fut rapidement très important pour moi aussi. Et j'aimais faire des rédactions. Elle prenait toujours le temps de les lire. Et de lire tous les textes que l'on écrivait.

Et elle continua de bien écrire et bien parler. Même lorsqu'elle ne put plus travailler. Et même si elle ne rédigeait plus beaucoup, elle composait toujours quelques lettres. C'était celle qui écrivait de sa belle écriture, les lettres de mon père. Et lorsqu'elle répondait au téléphone ou lorsqu'elle appelait des "inconnus", c'était toujours de sa voix parfaite et claire, légèrement plus aiguë, avec un accent un peu plus pointu.

Mais les années passèrent et la maladie s'empara de son corps. Elle n'avait plus la force d'écrire beaucoup. Les quelques lettres ou mots qu'elle rédigeait avaient une écriture tremblotante. Les lettres vacillantes la torturaient. Et lorsqu'elle voulut écrire à l'ordinateur, envoyer des courriels à sa famille, elle se rendit compte que son doigté n'existait pratiquement plus. Taper sur le clavier était devenu ardu... son doigté transformé en deux doigts qui cherchaient les lettres sur le clavier. Et il lui semblait qu'elle ne savait plus composer, elle avait oublié comme rédiger et oublié son orthographe, sa grammaire...

Elle détestait ne plus être capable de rédiger, d'écrire comme avant. Mais cela ne l'empêcha pas de m'envoyer des courriels. Et elle ne perdit jamais ses mots, ses belles tournures de phrases. Elle ne perdit jamais non plus sa belle diction et sa belle voix. Mais ne plus être capable d'écrire et de rédiger fut très difficile pour elle.

4 avril 2007

Il pleut, il pleut et il pleut

"Il pleut, il pleut, bergère,
Presse tes blancs moutons,
Allons sous ma chaumière,
Bergère, vite, allons ;
J'entends sur le feuillage,
L'eau qui tombe à grand bruit :
Voici, voici l'orage ;
Voilà l'éclair qui luit"

J'aime la pluie. Comme j'aime le vent.  J'aime bien la regarder tomber. J'aime même marcher sous la pluie. Et j'aime particulièrement entendre tomber la pluie.  Ce bruit parfois doux et lent, parfois brutal et intarissable. Le son sur le sol, sur la fenêtre... parfois bruissement, clapotis ou fanfare. Mais surtout, le bruit de la pluie sur le toit... J'entends chaque goutte rebondir doucement ou violemment sur le toit.

Le toit de mon appartement m'offre cette musique mais elle me semble à peine un murmure... elle ne fait que m'évoquer la pluie qui tintait sur le toit de chez mes grands-parents. Cette petite maison où on pouvait toucher le plafond à certains endroits offrait une séparation sûre mais si mince entre la pluie et le lit.  Et lors des nuits d'été, la fenêtre entrouverte permettait d'entendre aussi la pluie sur le lac. Une symphonie entre la pluie sur le lac et la pluie sur le toit de la chambre. Les pluies chez mes grands-parents sont les plus belles pluies. J'ai d'autres souvenirs de pluies... certains souvenirs drôles, d'autres tristes, certains terrifiants, parfois désagréables, souvent doux. 
Ciel2
Les orages, j'aime aussi, mais un peu moins. Je sursaute et j'ai toujours en tête les histoires d'éclairs dévastateurs... fermons les fenêtres, ne pas parler au téléphone, fermer la télévision, ne pas ouvrir le robinet... Mais j'aime bien tout de même le grondement qui suit chaque éclair. Les orages de Barcelone sont souvent très violents et très spectaculaires. Les nuages noirs, la pluie torrentielle, les éclairs aveuglants et le tonnerre étourdissant.  On ne voit parfois plus le château à ma fenêtre et même les tours de la Sagrada Familia sont parfois effacées du panorama... derrière un écran de pluie ou de brouillard.  Et la mer se surexcite lors de ces orages, les vagues s'élevant hautes et alarmantes.

Depuis une semaine, il pleut. Il pleut, il pleut et il pleut. Je pleus, tu pleus, nous pleuvons...  J'aime la pluie, j'aime marcher sous la pluie, et j'aime écouter la pluie, surtout la nuit.  Mais, il pleut trop... sans arrêt... et mes plantes  si violentés  par le vent, sont maintenant inondés par la pluie. Les rivières débordent, les caves se remplissent.

Toute cette eau est sauvage, belle, triste et nostalgique.  Elle lave la rue et noie mes fleurs. 
Elle s'infiltre parfois dans le bois usé de mes fenêtres antiques mais vieilles. Mon chat regarde mélancoliquement par la fenêtre, gratte pour sortir et retourne silencieux se coucher. 

Et lorsque je vais à mon tour me coucher, je soupire en espérant que demain il fasse un peu soleil, tout en me laissant bercer par les gouttes sur le toit et sur la fenêtre.

26 mars 2007

Un autre crime littéraire: Négligence

Ce crime a commencé, il y a de nombreuses années. Et, malheureusement, il s'est poursuivi pendant un nombre incalculable d'années - près de 20 ans - et encore pire... il se poursuit encore aujourd'hui.

Il y a très longtemps... ma tante préférée m'a prêté un livre. Je devais le lire pendant mon séjour chez elle. "Les dix petits nègres" d'Agatha Christie. Et j'ai adoré. Alors du haut de mes 12 ans, je suis allée à la bibliothèque et grâce à ma mère qui renonça à pouvoir emprunter ses dix livres pour 1 mois à la bibliothèque municipale pour me permettre de prendre quelques livres du côté des "adultes"; j'ai emprunté quelques romans d'Agatha Christie.

Et je suis tombée complètement sous le charme, la magie, le "mauvais sort" -diraient quelques uns- de la romancière. Et moi, de presser ma mère de terminer les livres empruntés pour que je puisse retourner à la bibliothèque prendre de nouveaux romans d'Agatha Christie. Rapidement, j'ai lu tous les romans d'Agatha que proposait la bibliothèque municipale du quartier Saint-Michel (à Montréal) et j'ai complété pendant les années suivantes avec la bibliothèque de mon école secondaire.

Finalement, à coup de 2$ et plus tard -maximum- 5$, j'ai commencé à acheter les romans policiers d'Agatha Christie. Et à les lire, et relire, et relire, et relire. Mais comme il fut déjà établi... peu de sous dans mes poches. L'obligation de vendre d'autres livres fut même nécessaire pour me procurer mes petits romans d'Agatha Christie. Je ne me lassais pas de les lire et relire. Et rapidement je les ai tous acheté - moins 1 roman, ou plutôt recueil de nouvelles dont je suis toujours à la recherche. Mais, du fait de mon maigre budget, aucun livre acheté ne dépassait la somme de 5$... les années froissant les pages, les jaunissant,AG les couvertures craquelées... Mais je les avais ! dans ma bibliothèque...  je pouvais les lire à tous moments. Et combien de fois j'ai lu ces livres, je ne saurais le dire. Je les connais par coeur. Je connais toutes les intrigues, je peux même reconnaître certaines similitudes dans les intrigues. Et je peux dire que ce roman est la version allongée de cette nouvelle.

J'aime Poirot, j'aime Miss Marple, j'aime Adriane Oliver, j'aime le Colonel Hasting, j'aime Japp, Battle et Race, j'aime Tommy et Tuppence Beresford, j'aime Pyne et Quinn. J'aime l'atmosphère des romans - la vieille Angleterre. Un temps de lords, ladies, manoirs, campagnes et jardins. Un temps complètement révolu - et qui tend à être déja un peu désuet dans les histoires mêmes. Un début du siècle encore très victorien. Et les intrigues ! Si bien construites mais qu'on aurait pu comprendre si on s'était donné la peine. Des livres rapides, courts... pas de multiplications non nécessaires de mots et de pages.

Mais mes livres ont les pages jaunes... et rugueuses. Ils tombent littéralement en morceaux. Les reliures tiennent à peine... du "papier collant" les empêchent de se désintégrer dans mes mains... Mais je devais tous les posséder. Les avoir à proximité pour pouvoir les lire quand j'en avais l'envie - souvent en fin de soirée avec un sac de graines de tournesol... et en quelques heures, le livre terminé, je pouvais le reposer dans ma bilbiothèque. Ou je pouvais je reprendre au besoin. Peu importe son état - c'est tout ce que mes moyens me permettais de toute façon !

Et aujourd'hui ? J'ai encore tous ces exemplaires... froissés, jaunies, à la couverture pliée, décollée... je ne les ai jamais rachetés. Pourquoi ? Je ne sais trop. J'aurais pu acheter des éditions plus récentes, en meilleure condition. Car je dois les avoir près de moi. Et aujourd'hui, j'ai quand même les moyens de racheter des éditions en bonne condition des livres qui sont importants à ma bilbliothèque... mais non... je ne sais pourquoi... Avant, c'est simple... j'achetais tout simplement d'autres romans. Avant de racheter des livres que j'avais déjà, je me devais d'acheter de nouveaux livres. Mais aujourd'hui... c'est de la négligence... pure et simple. Ces livres sont en si piètre état, que je ne peux les laisser dans ma bibliothèque... ils sont cachés derrière une porte... empilés un sur l'autre...

Je sens, je sais... que je les néglige. Je devrais les racheter, leur donner la place qui leur revient, une place de première importance. Et quand je passe devant la porte centrale de la bibliothèque... cette porte qui s'ouvre vers le bas et que je sais qui cache ma collection de romans d'Agatha Christie - moins 1 - je croupie sous la honte de ce crime digne des romans d'Agatha... Qui laisse mourir des livres derrière la porte ? qui ne prend pas la peine de faire revivre les mots sur un papier qui sera encore doux et intact dans 30 ans ?

Je suis la criminelle !!!

12 mars 2007

True Romance (1993) - Suite

Film_TR2

Commentaires personnels: (attention spoilers)

Genre : Thriller, action

Excellent film de Tarantino qui s’inscrit parfaitement dans cette informelle trilogie : True Romance, Reservoirs Dogs et Pulp Fiction. Alliant un sens de l’humour noir et une violence brutale, le film a pu choquer certaines sensibilités. Bien que le film soit un film d’action, il est aussi souvent considéré comme un film romantique – en soulignant, l’histoire d’amour entre les deux personnages principaux.

Le film est de toute évidence caractérisé par la violence de plusieurs scènes. Mais si le film contient plusieurs scènes de violence, celles-ci ne sont pas gratuites et sont bien définies par le scénario. Les deux protagonistes, bien qu’ils soient généralement la cause des scènes sanglantes du film, le sont souvent sans le vouloir. Ce n’est pas un couple de criminels sanguinaires, ils sont le plus souvent victimes des circonstances et provoquent les événements sans le savoir ou sans le vouloir. Ils ne sont pas ceux qui attaquent, ils se défendent.

De plus, la violence extrême de certaines de ces scènes – qui sont moins nombreuses qu’on pourrait le croire – fait basculer le film dans l’irréalisme, l’improbabilité et surtout l’irréel et l’imaginaire. On comprend que ces scènes sont « trop » sanglantes, « trop » violentes. On ne cherche pas ici à rester dans un scénario réaliste. Nous sommes passés, en même temps que Clarence, d’une vie ordinaire, réaliste et un peu morne à un monde de couleurs, d’actions, complètement fantasmé - comme les films qu'il aime ou les bandes dessinées qu'il vend. On côtoie des personnages à la limite de la caricature – le proxénète rasta (un Gary Oldman complètement délirant), un producteur de film coké, un acteur de série B, un coloc complètement gelé (un Brad Pitt très convaincant), un mentor imaginaire (un Val Kilmer en Elvis – qu’on ne verra jamais complètement), etc. qui nous permettent de vivre ce « film » d’action comme le vivent Clarence et Alabama. Les événements improbables s’enchaînent pour en venir à la scène finale complètement incroyables dans tous les sens du mot ! Mais c’est ce qui rend le film époustouflant, satirique et si efficace. Un film qui rend un hommage au cinéma.

Certaines scènes sont particulièrement troublantes. On note entre autres, la scène entre Clarence et son père qui est pratiquement poétique ; la scène entre Dennis Hopper (le père de Clarence) et Cristopher Walken (membre de la mafia) qui est devenu une scène culte pour beaucoup de spectateur ; la scène où Alabama se fait battre par un des gansters ; les dialogues entre Clarence et « Elvis »; la liste pourrait être longue.

L’image, la cinématographie, la musique (particulièrement les mélodies du début), … contribuent également à offrir un film complet, efficace, et très esthétique. Finalement, le jeu des acteurs est plus que juste et permet de découvrir certaines facettes de ces derniers  – notamment Patrica Arquette.

Personnellement, j’ai beaucoup aimé ce film. La réalisation m’a semblé juste et les changements apportés au scénario m’ont semblé intéressants. Quentin Tarantino a d’ailleurs fini par approuver ces modifications. Je crois cependant que la fin de Tarantino aurait mieux complété l’histoire. Mais cette fin improbable et « heureuse » peut également très bien s’inscrire dans cet hommage – satirique - au cinéma.

Tous les acteurs m’ont semblé excellents – particulièrement les deux acteurs principaux. Comme toujours Dennis Hopper et Christopher Walken ne pouvaient qu’être sensationnels.

La violence peut sembler exagérée mais comme dans tous les films de Tarantino, elle fait partie de l’histoire que l’on veut raconter. On ne peut en faire abstraction et on doit la remettre en perspective. Elle est de toute façon trop présente, trop graphique, pour être réaliste. Ramené le film a cette seule caractéristique est mal le définir, même si on ne peut le comprendre sans cette violence.

Le film a un peu été oublié d’après moi (même sous-estimé), lorsqu’on parle des films de Tarantino, surtout à cause du fait qu’il ne l’a pas réalisé. Il aurait été intéressant de voir quel film, il nous aurait livré. Et il peut être tentant de s’imaginer True Romance réalisé par Tarantino.

Premier article: True Romance (1993)

Sources :

- http://www.imdb.com/title/tt0108399/

- http://www.everythingtarantino.com/true_romance/
- http://fr.wikipedia.org/wiki/True_Romance
- http://en.wikipedia.org/wiki/True_Romance

14 mars 2007

Voyage... Non ce n'est pas un voyage

Il suffit d’y croire... parce que je le veux bien. J’ai rejeté les jours paisibles car je les trouvais ennuyeux. La routine est mortellement dangereuse pour les gens comme nous. Quitté mon travail, ma ville, mon pays, mes amis, ma famille - enfin pas toute, puisque certains sont venus avec moi. Mais pas immédiatement. Seul mon chat a pris l'avion avec moi. Ciel

Je suis partie chercher les complications... J’ai eu mal au ventre. Je ne trouvais rien où je cherchais car je ne savais pas où je devais chercher. Je ne comprenais rien. Je ne comprenais plus rien. Les mots se précipitaient et tombaient à mes pieds sans avoir été déchiffrés. J’essayais de les ramasser et de les comprendre. Je marchais dans la ville et tout était fermé. Tout est toujours fermé et je ne sais pas pourquoi. J’ai essayé de trouver un sens à cette fermeture. Je suppose que c’est culturel. Cela changera sûrement éventuellement. 
J'ai laissé mes habitudes, mes coins connus, mes restaurants préférés, mes libraries adorés, mes magasins familiers... j'en ai trouvé d'autres.

Déjà plus de trois ans. Je comprends, maintenant. Il y a toujours des complications, mais je n'ai plus mal au ventre pour les mêmes raisons. Je suis qui je suis peu importe l’endroit. Les mêmes tourments, les mêmes joies… De nouveaux tourments, de nouvelles joies... 

Il y a de la musique, de la poésie, des mouvements, des voyages, des visites, de la plage, des ruines et des moments de réflexions… Y a-t-il des regrets ? Beaucoup et si peu…

De nouveaux cieux, le même ciel.

9 mars 2007

True Romance (1993)

Fiche technique :Film_True_Romance

Langue : Anglais (VOA)
Année : 1993
Durée
: 120 min.
Pays
: EU

Directeur : Tony Scott
Producteur
: Gary Barber
Scénario
: Quentin Tarantino
Cinématographie
: Jeffrey L. Kimball
Musique originale : Hans Zimmer

Distribution : Christian Slater (Clarence Worley); Patricia Arquette (Alabama Whitman); Michael Rapaport (Dick Ritchie); Val Kilmer (Elvis, Mentor); Dennis Hopper (Clifford Worley); Gary Oldman (Drexl Spivey); Brad Pitt (Floyd); Tom Sizemore (Cody Nicholson); Christopher Walken (Vincenzo Coccotti); Samuel L. Jackson (Big Don)

Synopsis :

Le jour de son anniversaire, Clarence (Christian Slater), un jeune vendeur de bandes dessinées solitaire et qui adore Elvis Presley, va au cinéma pour voir une trilogie de films d’arts martiaux, dont il est un grand amateur. Ce qu’il ne sait pas c’est que son patron, voulant lui faire une surprise et trouvant qu’il est un peu trop solitaire, a payé une call-girl nommé Alabama (Patricia Arquette) pour le rejoindre au cinéma et « être son cadeau d’anniversaire ». Elle fait donc semblant de le rencontrer, s’assoit près de lui, lui parle. Ils vont ensuite manger et terminent la soirée chez lui, après avoir été voir l’endroit où il travaille. 

Alabama tombe instantanément en amour avec Clarence, et lui confesse sa véritable raison d’être avec lui. L’amour est réciproque et les deux tourtereaux se marient immédiatement. Clarence a alors une vision d’Elvis qui le convainc que non seulement Alabama ne doit pas retourner à son proxénète mais qu’il doit aller chercher les affaires personnelles de sa nouvelle épouse. Mais la visite se termine dans un bain de sang et Clarence s’enfuit avec une valise contenant se qu’il croit être les vêtements d’Alabama.

La valise contient en fait de la cocaïne qui appartient à la mafia italienne. Les nouveaux mariés décident de partir pour Hollywood où Clarence a un ami, aspirant acteur, pour tenter de vendre la cocaïne à un producteur de cinéma. En chemin, ils vont visiter le père de Clarence, un ancien policier, afin qu’il s’informe pour savoir si la police les poursuit. La police ne les soupçonne pas, mais la mafia qui a trouvé une carte d’identité de Clarence sur les lieux du crime, les poursuit afin de récupérer la valise.

Le couple se rend à Hollywood, où il rencontre un représentant du producteur pour conclure la vente. Tout semble bien se dérouler, mais entre la mafia qui les a retrouvés et la police qui supervise la prétendue vente afin de les arrêter, le film se terminera dans un bain de sang.

À propos : (**attention spoilers)

Premier scénario de Quentin Tarantino.  Écrit en partie en collaboration avec Roger Avary, le texte fait apparemment partie d’un long scénario qui inclut le texte qui servit pour le film « Natural Born Killers » qui fut réalisé par Oliver Stone en 1994.  

Tarantino aurait voulu réalisé lui-même le film, mais finalement il le vendit. Le réalisateur Tony Scott (qui réalisa d’ailleurs le film « The Hunger ») fut immédiatement intéressé par les scénarios de Tarantino et voulut réaliser «Reservoir Dogs ». Comme Tarantino devait déjà réaliser ce film, Scott réalisa donc « True Romance ». Il modifia légèrement quelques scènes, mais sinon garda le script original dans son intégralité. Il modifie entre autre la fin du film.  Dans le scénario de Tarantino, Clarence est tué dans la scène finale, mais dans le film de Tony Scott, Alabama le sauve et ils s’enfuient ensemble.

Il modifie également quelques scènes du début, ainsi que l’ordre du premier acte. La première scène avant les crédits est la même, mais dans le scénario de Tarantino, le film poursuit avec une scène où l’on voit le proxénète d’Alabama voler la cocaïne de la mafia. Ensuite, le scénario continue avec une scène où le couple arrive chez le père de Clarence. Les scènes se rejoignent ensuite jusqu’à ce qu’ils arrivent chez l’ami de Clarence, à Hollywood. C’est à ce moment que dans le scénario de Tarantino, Alabama et Clarence racontent comment ils se sont rencontrés, leur mariage, la mort du proxénète d’Alabama et le vol involontaire de la cocaïne. Les scènes suivantes seront les mêmes, jusqu’à la scène finale.

True Romance  fait partie d’une trilogie – très informelle – comprenant «Reservoir Dogs » et « Pulp Fiction ». Plusieurs références entre les films se retrouvent dans les scénarios. Certaines lignes, dialogues ou noms sont repris.

Le contient également, comme tous les films de Tarantino, de nombreuses références et allusions cinématographiques. Que ce soit par des scènes de films diffusés réellement ou par des situations ou dialogues. Les dialogues de Clarence font souvent référence à divers films.

À part les deux acteurs principaux, Christian Slater et Patricia Arquette, la distribution du film inclut de nombreux acteurs dont plusieurs qui se retrouvent dans plusieurs films de Tarantino, dont Christopher Walken, Chris Penn et Samuel L. Jackson. Des acteurs connus – ou qui seront plus tard connus -  font de brèves mais notables apparitions : Dennis Hopper, Brad Pitt, Gary Oldman, Tom Sizemore, Michael Rapaport, Val Kilmer… Tous ces acteurs offrent d’excellentes performances.

On dit volontiers que le personnage de Clarence est une réflexion, un alter-ego de Tarantino. Un personnage un peu étrange, un peu nerd, amateur de cinéma et qui vit littéralement à travers les films et les références cinématographiques. 

-- Commentaires personnels à suivre --

3 mars 2007

Les archives de Pauline: L’inexactitude de ma mémoire

m_moireJe ne me souviens de rien. J’ai une impression d’oubli et j’ai peur. Peur de ne plus pouvoir décrire les instants de cette vie. Un vague sentiment qu’écrire est trahir. Voyons voir. Il est certain que ce dont je me souviens est probablement faux. Des témoignages romancés souffrant de la distorsion du temps et de la mémoire. C’est tout ce qui me reste. Je ne suis même pas certaine de mes propres souvenirs. Je ne suis sûre de rien.

J’ai voulu la voir revivre un peu. Pour moi. Avec les histoires qu’elle m’a contées. Avec les défauts et les qualités que je lui connaissais. Avec son odeur, ses manies, ses rêves et ses cauchemars. Je la sens parfois encore mais mes souvenirs s’effacent. Il ne me reste que des miettes… et si peu.

Et voilà, vous ne la reconnaîtrez probablement pas, ceux qui la connaissaient. Elle est sûrement différente dans vos souvenirs. Mais ce sont les miens qui sont ici. Des archives falsifiées, incomplètes, peut-être embellies. Des mots qui ne veulent parfois rien dire. On ne verra pas les liens… et on croira que j’invente. Mais ce n’est pas parce que c’est imaginaire que ce n’est pas réel. Des petits bouts d’ailes me l’ont affirmé.

1 mars 2007

Les archives de Pauline: ...pour moi...

J’imagine que c’est immensément personnelpour_moi
et je ne suis pas sûre de savoir
comment.

Je pense à des moments
mais je ne suis certaine d’avoir
le droit.

Il y a quelques années, elle m’a dit de vivre.
Et c’est tout.
Elle ne m'a pas dit comment, ni pourquoi.
Je crois que c’est à moi de le trouver.

Moi, j’essaie,
pourtant je ne suis pas convaincue de croire
à ma vie.

Je cherche des instants importants
et je ne trouve que des secondes perdues.

Je sais que cela fut fait des milliers de fois
et je ne tente pas de reproduire
quoique ce soit.

Cette exigence de ma mémoire
est entièrement personnelle,
et je ne suis pas certaine de vouloir
la partager.

Pour dire quoi…

Des bribes, des virgules, quelques points.
Et c’est ainsi,
Des photos, des papiers, des fragments…

... pour moi...

25 février 2007

Quelque plumes vertes à Barcelone

Il y a quatre ans, un an avant mon déménagement à Barcelone, je suis venue passer un été dans la ville, histoire de mettre à jour mon castillan.

Un après-midi, j’attendais l’autobus 70 à la Plaça Espanya qui me ramènerait à l’appartement que j’occupais de la Ronda San Ramón à Sant Boí de Llobregat. Il faisait chaud. Nous étions à la fin du mois de juin 2003. J’observais l’édifice en construction en face de moi, de l’autre côté de l’avenue Parallel, quand soudainement une flopée d’oiseaux au cri familier passa devant mes yeux. Le plumage était vert… il me semblait… le cri… celui de… de… perruches ??? Impossible !!! Des perruches sauvages àoiseau Barcelone ? Je n’avais jamais entendu parler d’une telle chose ! Et je ne me rappelais pas avoir vu un jour des perruches à Barcelone. Des moineaux effrontés, des pigeons bien nourris, et divers types de goélands… oui… mais pas des perruches. Il me semble que je m’en serais souvenu ! Cela devait être mon imagination ou alors une flopée de perruches échappées qui se seraient rassemblées afin de survivre… mais que quelques oiseaux…

Et puis, lorsque je suis définitivement déménagée ici et que je me suis promenée de long en large dans presque tous les coins de Barcelone, j’ai pu voir que des perruches, il y en avait dans plusieurs arbres. Dans les parcs, dans les palmiers, dans les platanes de Gran Via… dans tous les coins en fait ! Et elles volent en groupe, crient et chantent… surtout lorsqu’il fait un beau soleil de février et mars… on les voit dans les branches des arbres, on voit des groupes verts survolés les rues… et parfois même, on les voit voler le pain des pigeons !

Mais j’ai eu beau chercher dans ma mémoire… rien… j’ai demandé à des amis, la famille… est-ce que les perruches sont des oiseaux « originaires » de Barcelone? Il me semble que cela sonne étrange…

Et après tout ce temps… j’ai finalement fait quelques recherches...

Les premières observations de perruches à Barcelone furent faites au début des années 1970. Donc théoriquement j’aurais pu en voir lors de mes visites à Barcelone pendant mon enfance. Mais elles étaient encore très rares. Ces premières perruches sont véritablement des perruches domestiquées qui se sont échappées de leurs cages. Elles commencèrent à se reproduire au milieu des années 80 et elles se répandirent dans tout le pays mais surtout le long de la côte méditerranéenne. Ces oiseaux sont donc réellement retournés à l’état sauvage et on réussit un retour à l’état de liberté – surtout dans les milieux urbains.

oiseausourisOn retrouve aujourd’hui à Barcelone des colonies de Perruches à Collier d’Inde (Psittacula krameri) et de Perruches Souris (Myiopsitta monachus) également appelé Perruches Moines. Il existe d’autres espèces, mais ce sont les deux principales espèces de perruches à Barcelone. Les chiffres diffèrent dans les textes mais on estime qu’il y a environ 80 à 100 couples de perruches dans la province de Barcelone – probablement beaucoup plus.

Ces perruches sont en majorité tropicale et d’origine asiatique et africaine ou encore provenant de divers pays d’Amérique du Sud. Elles semblent cependant s’être très bien adaptées à Barcelone – ainsi qu’à plusieurs autres villes européennes. Elles bâtissent leurs nids de branches et brindilles – en forme de boules - au sommet des palmiers ou des platanes. Plusieurs couples peuvent vivre dans ces nids.  

La plupart des perruches que l’on peut observer à Barcelone ont le plumage vert avec un peu de bleu et de gris.

Et donc… non la perruche n’est pas un oiseau de la région… mais il fait maintenant partie de la ville et de la région. Et on ne peut se promener sans entendre leur cri et sans les observer dans les arbres ou en plein vol…

17 février 2007

Les archives de Pauline: Les souvenirs s'inventent parfois

C'est faux.  J'invente.

Parfois, j'invente des choses. Mais pas tout. Des souvenirs que j'aurais aimé avoir.

Étrange ce que la nostalgie peut faire… Est-ce que je m’ennuie de la maison dans laquelle j’ai passé une bonne partie de mon sadolescence ? Non, pas vraiment. Est-ce queje m’ennuie de l’appartement dans lequel je suis resté plus de 8 ans ? Un peu, mais à peine. Est-ce que je m’ennuie de la ville dans laquelle j’ai vécu toute ma vie ? Oui, mais pas tant que cela… Je m’ennuie des petites choses… Les choses parfois même un peu stupides et insignifiantes. Des choses qui même sur le moment m’apparaissaient parfois insupportables. Et je m'ennuie des choses qui ne furent jamais.

Des impressions de choses qui ne sont jamais vraiment arrivées mais qui auraient pu se réaliser. Un souvenir d'événements potentiels. Et ces souvenirs sont aussi importants que les souvenirs des moments qui se sont réellement réalisés.

Et puis, il y a les souvenirs que je préfère oublier et ces moments oubliés et effacés sont également importants et sans importance.

Il y a même des photos des faux souvenirs et des écrits des moments effacés. Et encore une fois... ce n'est pas parce que c'est imaginé que ce n'est pas réel.

 

7 février 2007

Les archives de Pauline: Les rêves de petite fille

Il y a des événements qu'on ne peut changer. Des choses qu'on ne peut prévenir, qu'on ne peut empêcher. Elles arrivent  peu importe nos larmes, nos cris, nos soupirs.

Il y a des personnes qui décident de partir. D'abandonner. La souffrance est trop grande. Elles sont épuisées, toutes petites dans leur lit. Et elles partent. Et même si cela fait des années qu'on voit venir ce jour, il arrive soudainement. Sans prévenir.

Elle est partie. Des jours de souffrance qui se sont achevés lors de cette nuit. Et même si elle nous le disait depuis des années, nous n'étions pas préparé. C'est arrivé et on a rien pu faire. Pas de retour en arrière.

Et puis les années passent. Son absence est toujours aussi envahissante. Mais la vie continue. Et puis d'autres événementsMAriage surgissent à l'improviste, sans avertissement. Et peu importe qu'on le veuille ou non... qu'on l'accepte ou non... des décisions sont prises auxquelles on a rien à dire. Des vies se refont.

On est adulte. On est mature. On est raisonnable. On accepte. On se tait. Et on dit que c'est correct. Que deux vies furent séparées. Qu'une vie est restée seule et qu'aujourd'hui elle a trouvé une autre vie avec qui partager certains moments. Qui ne seront pas les mêmes.

Mais tout bas dans le fond de son coeur, il y a une petite fille qui pleure, qui crie et qui soupire qu,elle voudrait que ce soit comme avant... Qu'on sait que ce ne sera jamais pareil. Qu'on ne veut pas accepter, qu'on ne veut pas faire des sourires...

Mais la petite fille se tait, elle sait qu'elle ne doit pas parler. Car les rêves de petites filles n'empêcheront pas les jours de passer et la vie de continuer. Et on est fort. On est adulte et raisonnable. Et on dit à la petite fille de taire. On la laissera parler parfois dans le noir... mais pas trop souvent.

12 juillet 2008

When it rains, it pours

Je suis tranquillement assise devant mon ordinateur. Je suis en train de travailler à plusieurs textes... sur des lectures, sur la fameuse Saint-Jean, et sur pleins d'autres petites choses.

Il faisait chaud aujourd'hui. Très chaud. Très humide. Hier nous sommes sortis. Un spectacle et un club. Plaisant. Mais fatiguant. Aujourd'hui, nous nous sommes levés tard. Fatigués. Puis, nous avons eu la visite d'un de mes cousins. Questions de paperasses. Puis nous sommes allés faire quelques emplettes. En chemin, nous nous sommes arrêtés sur une terrasse. Journée lente mais agráble. Alors que nous étions dans une boutique, le ciel s'est obscurci. Et puis toute l'eau contenue dansGouttes cette humidité et chaleur s'est mise à tomber.

Retour rapide à l'appartement. Il pleut... il pleut... si fort qu'on a dû mal à distinguer la Sagrada Familia que l'on voit de mes fenêtres. Il pleut, il pleut.... Nous mettons des serviettes au bas des fenêtres car nous savons qu'elles fuient lors des grosses tempêtes... C'est un vieil appartement.

Et puis... je suis tranquillement assise devant mon ordinateur... quand j'entend un cri dans la chambre. Un cri de rage. J'accours. Et là ... il y a un morceau du plafond sur le lit... et de l'eau... Panique, rage, crise... Les voisins d'en haut qui sont absents pour le week-end semblent avoir laissé une fenêtre ouverte. Ce qui se traduit par le plafond de la chambre en morceau sur le lit...

Il y a deux semaines... c'était l'eau chaude. Le réservoir - complètement rongé par la mauvaise eau de Barcelone - décida de créer plusieurs fuites. Ce qui se traduisit par la coupure de notre eau pendant quelques jours.

Hier, la toilette décida de rendre l'âme sans avertir et l'eau se répandit un peu partout.

Évidemment, rien de tout cela n'est la fin du monde. L'eau chaude est aujourd'hui réparée et la toilette également. Et le plafond sera refait...

Mais je "peux-tu" juste dire que j'avais comme pas pantoute besoin de ça tabarna*

Inspire-expire-inspire-expire....

Au moins mes plantes sont arrosés... soupirs...

14 février 2017

Rapprochement

2017-02-14"Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour s'aimer." [Paul Géraldy]

Qui se ressemble s'assemble, dit le dicton. Mais un autre dicton dit aussi que les contraires s'attirent. Qui croire ? Qui croire, je vous demande ?!?

D'un côté, avoir quelque chose en commun, c'est normal. C'est ce qui nous rapproche. On partage, on se comprend. On rit et on s'insurge ensemble. Mais sans nos différences ce serait bien monotone. Il n'y aurait auncune surprise, aucun émerveillement.

Finalement nos différences ne font-elles qu'on se ressemble un peu ?

 

8 juin 2011

Quarante années durant, j'ai vu. Aujourd'hui je regarde... [Pierre Daninos]

DSC_1038Je regarde ces années qui ont passé. Je les ai à peine vues, il me semble. Si ce n'était des photos, je me demande si j'aurais vraiment vu ces années se balader sur mon corps. On se demande parfois ce qu'on a fait de sa vie et pourquoi on ne se rappelle que certains moments. Il faut dire que tout n'est pas mémorable ! Et on préfère oublier certaines choses, non? Mais il faut prendre le temps, de temps en temps, de regarder le temps qui passe. Oh, j'ai l'impression de babiller et de ne pas dire grand chose, finalement.

"C'est effrayant, tout ce qu'on a envie de dire quand on atteint quarante ans" nous dit Jean-Paul Fugère. Et est-ce que ça intéresse vraiment tous mes blablas ? Peut-être, peut-être pas... mais il est vrai que je placotte plus qu'avant. Il me semble que j'ai toujours quelque chose à dire sur tout... mais je sais me taire. Il faut parfois aussi savoir ne pas dire. Un équilibre qui est plus facile aujourd'hui qu'avant.

Parce que enfin, comme le souligne Benjamin Franklin: "À vingt ans, la volonté est reine ; à trente ans, c'est l'esprit ; à quarante ans, le jugement."

Donc, il faut savoir quand discourir et quand se taire, quand courir et quand se reposer, quand crier et quand chuchotter... Mais est-ce que j'ai vraiment plus de jugement aujourd'hui que hier ? Des stupidités, j'en dis encore, il me semble, des idioties, j'en fais encore, j'en suis certaine.

Il me faut réfléchir à tout ça... car "Quarante ans, c'est l'âge amoureux des choses secrètes, silencieuses et intenses. L'âge intérieur, le goût de se replier...". C'est Michèle Mailhot qui le dit. Et examiner les moindres recoins des choses, ça me connait. Décortiquer les si et les peut-être, les pourquoi et les comment...  analyser chaque geste, chaque réplique, chaque événement de ma vie, de celle des autres, et du monde entier...

Mais quarante ans, c'est aussi le temps de fêter... après tout, ça n'arrive qu'une fois dans sa vie. Et donc tout ceci pour dire qu'aujourd'hui, j'ai quarante ans et j'en parle peut-être un tantinet trop ! Mais je l'accueille avec joie ce quarante ans, contrairement à ce que tout le monde croit. J'ai beau leur dire que cela ne me dérange pas du tout, on s'obstine à me dire que cela devrait me faire paniquer. Mais j'y ais réfléchit et je peux dire avec honnêteté que 40 ans, c'est joli comme tout !

31 décembre 2009

Les années filent...

Le temps passe rapidement
N'était-ce pas hier
qu'on se souhaitait une année 2009
merveilleuse et remplie de promesse ?

Ces promesses se sont-elles réalisées ?
J'en ai touchée quelques unes,
d'autres m'ont tiré la langue...
Et vous ?

Le temps passe.
On se penche pour quelques moments
sur cette année qui se termine.
On songe aux jours écoulés.

Et on se tourne vers cette nouvelle année
qui vient nous saluer joyeusement.


3109

Je vous souhaite une année 2010
bien remplie de moments
simples et fantastiques, doux et tulmulteux...
Mais surtout, une année
que vous façonnerez patiemment avec
amour et passion !


Bonne Année à tous !!!!

"N'attends pas que les événements
arrivent comme tu le souhaites.
Décide de vouloir ce qui arrive...
et tu seras heureux"

[Epictète]

29 mars 2016

Crime littéraire : achats compulsifs

DSC_5945Hier à la bibliothèque, nous avons reçu une boîte pleine de livres en don. En effet, les gens semblent incapables de jeter leurs livres. Ils viennent les porter à la bibliothèque. Peu importe leur état : livres vieux, jaunis, puants et souffrant de moisissures avancées... ils sont incapables de les mettre au recyclage ou à la poubelle. Non, on croit que la bibliothèque municipale va profiter de ces dons inestimables de livres publiés dans les années '60, '70 ou '80. Qui ne voudrait pas d'un Danielle Steel des années '80. Désolée, mais même s'il est en bon état, il y a de bonnes chances que nous avons élagué (comprendre retirer de notre collection) notre copie il y a déjà de nombreuses années.

Bon, ce que je veux dire, c'est que nous recevons toutes les semaines, des caisses et des caisses de dons. Et pour la forme... ce ne sont pas toutes les bibliothèques publiques qui acceptent les dons... car c'est un travail immense pour pratiquement aucun résultat.

Mais je ne voudrais pas être totalement négative, hein, et il arrive que certains documents soient en bon état et relativement récents. Nous allons donc vérifier si nous avons le livre (ou cd, ou DVD, ou... bon vous comprenez le principe). Et alors plusieurs options s'offrent à nous... Si nous n'avons pas le livre, nous décidons si nous le gardons ou non pour notre collection... Et si nous avons le livre ? Si le don est en meilleur état que notre copie, nous la remplaçons par le don. Mais dans tous les cas, si nous ne conservons pas le don pour notre collection et s'il est en bon état, il sera conservé pour la vente de livres.

Deux fois par année, nous avons une vente de livres usagés (lire ici, les livres que nous avons retirés de nos collections et livres que nous avons reçus en don et que nous n'avons pas conservés pour la bibliothèque pour diverses raisons mais qui étaient en assez bon état pour leur donner une autre chance). Tant de livres mis en vente à des prix ridiculement bas... car même si, il faut le dire, un but des ventes est d'aider la bibliothèque dans ses activités, le but premier de la vente - car à 0.25, 0.50$ et 1.00$, on ne fait jamais des ventes phénoménales - est de donner une deuxième vie à ces livres - car personne n'aime jeter un livre... Bon, est-ce que j'en viens à mon crime littéraire, vous vous demandez ?

Oui, alors voilà... mon crime est que je suis une acheteuse compulsive lors de ces ventes de livres ! Je ne peux m'empêcher d'acheter ces livres que je vois atterir sur les rayonnages de notre magasin consacrés à nos ventes de livres. Et le pire, c'est que je les achète avant même ces fameuses ventes de livres. Aussitôt que ces livres abandonnés ou élagués rejoignent le magasin, nous sommes quelques employés à hanter les rayonnages. Nous entendons l'appel de ces livres à la recherche d'un nouvel endroit où vivre. Et j'achète, j'achète, j'achète... j'ai des piles infinies de livres achetés à la bibliothèque qui viennent rejoindre mes piles de livres qui attendent d'être lus. Car le problème c'est que je passe mon temps à emprunter et lire les livres que j'ajoute à la collection de la bibliothèque. Donc, ces livres que j'achète, je n'ai pas le temps de les lire. Il y a définitivement trop de livres à lire. J'essaie de résister. J'essaie de ne pas acheter. Mais ils sont là... ils m'appellent, m'intriguent avec leur quatrième de couverture et je ne peux m'empêcher de les acheter. Et j'achète, j'achète, j'achète...

Et je me sens coupable de lire les livres que j'emprunte avant ceux que j'achète. Heureusement ces derniers ne semblent pas rancuniers et attendent patiemment que je les lise. Après avoir été abandonné une fois, ils ont bien le temps d'être lu à nouveau. Ils ne semblent pas m'en vouloir de mon crime d'acheteuse compulsive...

25 avril 2010

Le moment captif d'un dimanche : racines

025avril"Je crois qu'on ne peut rêver que si on a les pieds sur terre. Plus les racines sont profondes, plus les branches sont porteuses" [Juliette Binoche]

Des rêves. Des projets. Des racines qu'ont changent de terre. Mais des racines que l'on enterre tout de même.

On ne ressemble qu'à une petite graine. Tout d'abord. Puis, on grandit. Évidemment. Et nos racines s'allongent et s'entremêlent. Elles partent en toute direction mais avec force. Elles cherchent la vie qui les vivre aussi. Et elles grandissent. Elles s'enfoncent dans sérieusement et intensément dans ce sol qu'elles connaissent si bien.

Elles apprennent. Elles comprennent. Elles observent. Elles changent. Elles se transforment. Elles deviennent fortes. Et elles rêvent. Elles font des projets. Elles inventent et s'inquiètent. Elles pensent à ces jours prochains.

Et il arrive parfois qu'on transporte nos racines vers des terres inconnues. Pendant quelques temps, elles semblent dénudées et fragiles. Mais bientôt, elles reprennent force et vitalité. Et elles découvrent alors des endroits inconnus, des vies différentes. Elles regardent et apprennent. Elles grandissent encore. Et elles continues à rêver. À espérer. À bâtir. Et à réfléchir.

Elles sont prêtes, je crois. Prêtes pour un nouveau changement. Elles quitteront bientôt cette nouvelle terre. Elles retourneront à un sol connu. Elles auront beaucoup appris... elles auront beaucoup changé... et elles sont prêtes pour un recommencement, pour un renouveau dans une terre ancienne mais complètement nouvelle. Et elles rêveront toujours.

"Il faut parfois transplanter ses racines dans un terreau plus nutritif afin de voir notre plante intérieure grandir" [Daniel Desbiens]

17 février 2010

Petit moment de relâche...

Oui... le mois de février se déroule lentement.
Et célébrons les moments d'évasion
loin des nuages de Barcelone...

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Mais je dois avouer que les dernières semaines
j'ai traîné des pieds
j'ai cherché le confort de mon sofa
je me suis perdue dans de vieilles émissions
de séries que je connais par coeur

J'ai regardé le ciel gris
et j'ai chialé

Je lis mot à mot un livre
que pourtant je trouve incroyablement
intéressant...

Je traîne
Je paresse
Je néglige
Je procrastine
...

Mais...
Je reviens tranquillement
Je recommence à lire
Et je me botte le postérieur...

Oui... car ça suffit
la paresse et la fainéantise...
Et le soleil
est dans ma tête... :)

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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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