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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
18 juin 2009

Une fabuleuse surprise !

Nous avions donc prévu un week-end en Alsace... qui s'est avéré doublement merveilleux. Il est toujours agréable de séjourner dans cette région... mais ce voyage me réservait une autre surprise.

Nous partons donc vendredi matin. Un vol d'environ 1h15. Nous débarquons et allons chercher nos bagages. Puis nous nous dirigeons vers la sortie... (comme, je donne des détails, non?) Je marche tranquillement, tirant ma valise à main. Nous allons vers le comptoir pour notre location d'auto. Et puis, je vois une femme près du comptoir. Avec des valises roses. Je me dis: "hum, elle ressemble à soeurette, cette fille". Et puis, cette femme au grans sourire, émet un sifflement... qui appartient uniquement à mon père, moi et soeurette... Et je me dis, complètement immobile et stupéfiée: "mais, mais... C'EST soeurette !!!!!" DSC_37571

Et elle de se diriger vers moi, en riant... et mon PisTout d'éclater de rire... Tellement surprise que je n'ai même pas réagi et que seuls les mots suivants, un peu bêtes, ont réussi à être prononcer: "mais qu'est-ce que tu fais là?"

Alors, que soeurette m'avait dit qu'elle ne viendrait pas cette année en Espagne pour ses vacances... alors qu'elle m'avait conté en détail le "supposé" voyage qu'elle comptait faire à Miami... elle et mon PisTout avaient tout planifié depuis des mois ! Elle nous rejoignait à Bâle pour notre week-end en Alsace et en Allemagne, puis revenait avec nous à Barcelone pour 2 semaines complètes !!!

Et donc, ce fut un super week-end et soeurette est ici jusqu'au 27 juin ! On va pouvoir placotter et placotter !!! Et hier, ce fut la surprise pour mon père qui ne savait pas non plus qu'elle venait. Je lui demande de venir chez moi pour une question de papiers... et c'est soeurette qui lui ouvre la porte ! La joie sur son visage était sûrement plus belle que mon expression de stupeur !

Donc... les prochains jours se partageront entre travail et soeurette !!! :D

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1 juillet 2009

Là-bas, au loin

C'était évident. Des vacances se terminent toujours. Et donc, soeurette est retournée à Montréal. Encore cette année, sa visite fut remplie de promenades, de films, de papotage, de sorties, de magasinage, de bons repas, de plages ... Mais cela fut beaucoup trop court. Et comme, ce fut une surprise, je n'avais pas prévue de jours de congé pour passer plus de temps avec elle. Heureusement, il a eu la Saint-Jean... jour férié. Et nous avons pu en profiter un peu.

Et voilà, elle est repartie. Nous ne sommes pas certaines quand nous nous reverrons. PisTout et moi, n'avons pas prévu de voyages au Québec pour l'année à venir. Et elle ne pense pas revenir l'été prochain... Il faudra que je réfléchisse aux vacances 2009_06_Alsace132010... Évidemment, nous nous parlons presque tous les jours... vive Internet ! Mais ce n'est pas pareil. C'est un des mauvais côté de vivre loin de sa famille... le contact réel...

Et je dois avouer que ce qui me manque le plus, c'est de pas la savoir près de moi. Pas nécessairement de la voir tous les jours, ni même toutes les semaines. Mais d'avoir la possibilité de la voir quand je veux. Des vacances et des séjours, c'est bien agréable, mais ce n'est pas la même chose. Pendant 3 semaines, je l'ai vu tous les jours. Tous les jours. Puis, plus rien.

Ce qui est étrange, c'est que quand les gens viennent nous rendre visite... c'est très intense pendant un laps de temps. Ils sont là, tout le temps... on les voit matin, midi et soir... on prend nos repas ensemble, on les promène dans la ville et aux alentours, on planifie des sorties, des visites... Parfois, cela devient même lourd, malgré tout le plaisir. Puis, ils s'en vont, et on reste seuls. C'est étrange.

Ce qui me manque, c'est la possibilité d'appeler soeurette et de lui demander si elle veut aller au cinéma, un jeudi; de recevoir sa visite imprévue un soir, et de se faire un souper entre soeurs; d'aller maganiser quelques heures, un samedi... La possibilité de se voir, mais pas nécessairement tous les jours...

Enfin... je m'ennuie beaucoup de soeurette.

21 mai 2009

Quand les archives m'appellent

Aujourd'hui jeudi, vendredi et samedi... des allers-retours sur Tarragona. Tous les jours. Départ à 7h00 la matin, retour vers les 22h00. Et des journées entières à écouter des mots portant sur l'information portée sur tous les types de support... Des idées sur l'accès facile ou interdit aux informations transportées par des bouts de papiers, des lieux virtuels, et autres moyens de transports anciens et modernes.

Oui, je pars me perdre parmi des collègues majoritairement catalans, quelques espagnols et une poignée d'étrangers - dont archivesma petite personne - pour assister à un congrès sur les archives et les documents.

À prévoir ?

  • Quelques conférences intéressantes
  • Quelques discours ennuyants
  • Quelques découvertes
  • Des retrouvailles avec les quelques collègues que j'ai pu croiser au cours des 5 dernières années
  • Peut-être quelques rencontres nouvelles
  • Quelques conversations agréables
  • Au moins, un ou deux combats contre sommeil
  • Des repas copieux
  • Du café en abondance
  • Beaucoup de prises de notes
  • Une valise pleine de documentation
  • Plusieurs cartes d'affaires échangées

On va espérer ?

  • Que mon espagnol soit fluide et
  • que mon catalan soit passable !

On se revoit dimanche !!! :D

3 mars 2008

Encore du vent

vent1Non mais... faut-il qu'il vente toujours autant au mois de mars ?J'aime le vent. J'ai toujours aimé le vent. Mais évidemment, je ne suis pas naïve... le vent peut faire de graves et horribles dommages. Et de petits dommages... sur ma terrasse... mais cette année, j'ai prévu le coup... rien encore dans mes bacs à fleurs. Aucune tige ne peut plier et mourir. Mais le laurier et l'oranger plient dangereusement et je ne sais que faire. Les cactus tiennent le coup, enfin s'ils peuvent survivre aux chaises qui leur tombent dessus... Je m'ennuie des fleurs de cerisiers et des mimosas photographiés, il y a quelques semaines...

Le vent s'infiltre dans les cadres de portes et fenêtres... il fait froid dans l'appartement... Des bruits effrayants se font entendre sur la terrasse au-dessus de mon appartement. Il y a eu une grosse tempête il y a quelques jours... une certaine Emma, mais qui n'a pas touché l'Espagne... peut-être des "restants"... mais séquelles ou non, en mars, il vente toujours beaucoup à Barcelone.

Quand j'étais petite, le vent me réconfortait. Surtout la nuit. J'étais une enfant craintive et peureuse... de la nuit. Le moindre craquement, la moindre ombre - que je voyais trop souvent - me faisaient peur. Et donc, quand le vent soufflait fort, provoquant d'innombrables bruits, cela me tranquilisait. Ce bruit étrange ? Sûrement le vent.

Et j'ai toujours aimé voir le vent... les branches ondulées, les feuilles, les fleurs, les papiers se promener sur les sols.

Mais... encore une fois, je le répète... trop fort, trop bruyant... chuuuttt...

27 février 2019

Et bien...

Et bien, j'ai sous-estimé le temps que cela me prendrait. Et maintenant, cela fait si longtemps que je n'ai pas écrit ici. Voyez-vous, il y a un peu plus d'un an,

DSC_6370j'ai commencé à sentir que ces lieux ne me conviennaient plus vraiment. Je me dirigeais dans différentes directions. Toutes des directions que j'aimais, photo, textes créatifs, voyages, livres... mais, je ne sais pas, cela me mettait un peu mal à l'aise d'être si éparpillée. Et de plus, Canalblog ne me convenait plus vraiment.

Alors... j'ai décidé de migrer ailleurs. Et de me diviser. J'ai commencé ma migration il y a plusieurs mois. Je n'avais pas envie de tenter de le faire selon les procédures que j'avais trouvées, car j'avais vu qu'il y avait parfois des pertes. J'ai donc pris la route longue et fait les transferts de textes à la mitaine. Et je me disais qu'une fois que tout serait transféré mais voilà, cela me prend du temps... et du temps...

Donc, je vais tirer ma révérence ici proprement. Ce que j'aurais dû faire il y a trop longtemps maintenant. C'est très moche de ma part, d'avoir simplement abandonné ces lieux pour d'autres - car j'ai écrit ailleurs. C'est bizarre, car dans un sens, c'est comme si j'avais quitté ma maison sans même me retournée pour aller vivre ailleurs. Et pourtant, cette maison avait été un refuge pour moi.

Mais le temps passe. Et voilà. Je dis adieu à ces Quelques pages d'un autre livre ouvert. Si jamais certains passent encore ici et vous avez envie de me suivre, voici où me trouver :

Pour lire un peu sur des endroits que j'ai visité, sur des légendes ou pour voir des photos, vous pouvez aller sur Dans ma tête, j'imagine... J'y raconte des histoires et je partage des photographies, des moments, des endroits que j'ai visités.

Et puis, mes réfléxions personnelles, mes poésies, mes moments captifs d'un dimanche se retrouvent sur Mes feuilles mobiles. Des mots, des souvenirs, des réfléxions...

Finalement, mon blogue littéraire se retrouve sur Quelques pages... J'y parle livres, cinéma, art, télévision, musique.

C'est d'ailleurs le blogue qui m'a retardé... je n'ai d'ailleurs pas encore tout transféré. Petit à petit. Je voulais aussi transférer les commentaires, mais c'Est trop long. J'en suis vraiment désolée. C'est pourquoi je ne supprimerai pas ces lieux. Car les commentaires sont aussi importants.

Donc, ceci est bien le dernier texte ici. on se revoit peut-être sur d'autres lieux !

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27 février 2018

Tous mes matins

Tout est trop lumineux. Cela sent trop le réveil.  Le début de la journée.  Mes yeux ne 2018Soleilveulent jamais se résigner à accepter cette clarté.  Le soleil n’est bon que pour les plantes de mon salon.  Moi, il m’a toujours agressée.  L’été, il est trop chaud, et l’hiver trop éblouissant.  Mais, le matin, il est franchement méchant.

Mes yeux s’ensommeillent et je ne suis plus qu’une poupée molle. Sans vie, sans corps. Je fuis ce soleil qui attaque mes sens. Mais sa cruauté est sans fin. Il me poursuit dans les moindres recoins de mes draps trop fins.

Je pense vaguement à le laisser gagner la bataille. Qui suis-je pour me révolter contre le soleil ? Ma révolte est futile et inutile. Je me lève donc. Doucement. J’ouvre les rideaux. La journée commence.

24 août 2009

Qui?

Qui est malade en pleine canicule du mois d'août ? grippe
Qui a la grippe en plein été ?
Qui fait de la fièvre quand il fait 35ºC ?
Qui tousse sans arrêt à sa première journée de travail après les vacances ?

Moi évidemment !!!! Mautadine !!!!

J'ai dû m'épuiser à trop lire et écrire pendant mes vacances ! :P

Bon, c'est tout pour aujourd'hui... dodo maintenant... zzzzzzzz



22 août 2009

Que trouve-t-on dans les bois ?

Je suis bien installée sur mon sofa. J'écoute une émission de télévision. Attentivement. J'aime bien cette série... je regarde peut-être Bones, CSI ou Cold Case... enfin une de ces séries de crimes à résoudre.

L'émission commençait comme beaucoup de ces émissions: la découverte d'un cadavre. Un promeneur insouciant se balade et voit quelque chose d'étrange. Il s'approche tranquillement pour voir de plus près... et oh misère, c'est un cadavre ! Scène suivante: les policiers et enquêteurs arrivent sur les lieux et questionnent le témoin.

"Ça n'arrive que dans les films ou à la télévision" que je me dis depuis des années. "Bien sûr... on commence souvent les épisodes ainsi donc ça doit bien arriver, mais quand même... qui se promène et tombe, paf, sur un corps?" que je poursuis habituellement.

Qui ? ai-je demandé... et bien mon père, voilà qui !

Il y a quelques temps, il se promenait dans la montagne. Des collines près Corpsde chez lui, dans le coin de Vendrell et Calafell. Il aime bien marcher. Il marche toujours et chaque jour. Depuis qu'il est revenu vivre en Espagne, il n'a plus du tout ce mal de genoux qui le torturait au Québec et donc chaque jour, il va marcher.

Il aime particulièrement aller dans les champs et la montagne. Car ces promenades sont toujours combinées avec une récolte quelconque. Il va cueillir des asperges sauvages. Il va ramasser des amandes, des figues, des olives, des fruits de cactus, des châtaignes. Il va à la chasse aux escargots. Il ne ramasse jamais de champignon - je lui ai formellement interdit ! Chaque randonnée est combinée avec une nouvelle découverte et récolte.

Je ne sais pas très bien ce qu'il cueillait cette fois-ci. Mais c'est un endroit où il va souvent. Un champ vacant à fleur de montagne avec une cabane abandonnée dans un coin du terrain. Il se promenait avec ca copine. Elle était fatiguée - mon père est inlassable dans ces promenades - et elle était assise sur une roche. Mon père continuait sa balade et récolte et arriva tout près de la cabane. Il s'approche, le nez par terre. Il lève la tête pour... comme ça, je suppose, pour rien en particulier. Et là, il voit une masse noire par terre à l'intérieur de la cabane. En fait dans ses mots : "un gros tas noir". Il se demande ce que cela peut bien être, et curieux, il entre dans la cabane... peut-être quelque chose d'intéressant d'abandonner et qu'il pourra récupérer et patenter (oui, il ramasse aussi parfois des objets... d'ailleurs il a récupéré et réparé une magnifique horloge abandonné sur le trottoir et qui maintenant fonctionne parfaitement !).

Je disais donc, qu'il entre dans la cabane. Il s'approche mais s'aperçoit vite que la "masse" semble être un homme. Oui, en effet, c'est un homme couché par terre sur le dos. Il ne bouge pas. Mon père s'approche tranquillement, en appelant l'homme: "hola... vous allez bien... est-ce que ça va..." (tout ça en espagnol bien sûr!).

Entre temps, la copine, sur sa roche assise, ne voyant plus mon père, vient le rejoindre. Elle entre dans la cabane. Mon père l'arrête tout de suite et lui dit de ne plus avancer, qu'il y a un homme par terre qui ne bouge pas. "Ooooh, est-il mort?", qu'elle lance, inquiète. "Je ne sais pas, je vais vérifier", répond mon père. Et ne sachant trop que faire, et hésitant à toucher l'homme, il le pousse du pied... Malgré la faiblesse de sa technique, il confirme sans tarder que l'homme est bel et bien mort !

Panique chez la copine... Elle sort en courant et en "criotant" (mot utilisé par mon père qui défini un genre de petit cri... faut pas trop analyser l'étymologie du mot, hein !!!). Mon père sort aussi et ils tentent d'appeler les urgences sur son téléphone, qui bien entendu, ne réussit pas à capter de réseau (je crois plutôt, qu'ils étaient tout deux incapables de pitoner le numéro, mais bon). Ils n'étaient pas bien loin de la ville de Vendrell, ils retournent donc à la voiture et vont à l'hôpital. Ils expliquent tant bien que mal la situation: "il y a un macchabée dans une cabane", qu'il dit (oui, il a bien dit macchabée, il n'en revient pas lui-même et avoue qu'il devait être plus troublé qu'il ne le pensait... "fiambre", qu'il a dit).

Et donc... comme à la télévision et dans les films, il repart avec des ambulanciers, rejoint rapidement par des policiers pour aller sur les lieux de la découverte. Et oui, de un, l'homme est bien mort, de deux, on interroge mon père et sa copine pendant quelques temps. Pendant qu'une équipe s'active sur les lieux pour les sécuriser et en analyser chaque milimètre.

Puis mon père et sa copine peuvent repartir en laissant leurs coordonnées, au cas où... On leur dit que l'homme semble mort d'une crise cardiaque, tout simplement... et depuis pas très lontemps. Mon père n'en saura pas plus.

Une fois chez lui, il m'appelle tout de suite: "Tu sais pas quoi ? J'ai trouvé un mort !", s'exclame-t-il. Et bien, que je me dis, après avoir écouté son histoire... ça n'arrive pas juste à la télé !

11 mai 2009

Hier... on en parlera dans 10 ans

Oui, vous savez. Hier. C'était la fête des mères "québécoise". Et je lisais les billets touchants... les billets drôles et sarcastiques... papatous... de bonnes lectures.

Ici... c'est entre deux. Mon PisTout appelle hier, sa maman, pour lui souhaiter une bonne fête des mères. J'appelle ma mère-grand québécoise... Mais je dois dire que depuis que ma mère... ma "Pauline"... n'est plus de mon monde... je laisse passer cette journée sans grand sentiment. Mais je ne suis pas sans sentiment... tout de même... et il m'arrive d'y penser....

Et alors, je me dis "oui aujourd'hui, ma chère, tu aurais dit merci à ta mère... ma grande... pour t'avoir endurer et t'avoir torcher et t'avoir donner toute son énergie..." Oui hier, j'aurais embrassé ma mère. Surtout parce qu'elle adorait ce genre de fête... Je n'aimerais pas Noël ou Pâques ou l'Halloween... sans ma mère.

Donc, puisqu'il existe 2 fêtes des mères - depuis que je vis ici - je me dois de penser doublement à ma mère... bien qu'elle ait décidé de vivre dans un autre monde... réel ou imaginaire, on ne sait trop... toujours est-il qu'elle n'est plus de ce monde physique qui se questionne sur l'achat d'un nouveau divan... Non. Elle, elle se fout de mes sofas...

Et donc mon père, qui peinture présentement les murs de la nouvelle maison de sa nouvelle copine... se questionne sur sa relation... et me demande ce qu'il devrait faire. Mon père, aujourd'hui, me demande, ce qu'il devrait faire de cette relation... Aujourd'hui... moi, qui, aujourd'hui, petite fille je redeviens... et je pense à ma mère, cette Pauline, qui ne vit plus... Mon père... me demande s'il devrait rester avec cette dame que je n'aime pas vraiment...

Enfin... comment conseiller son père en amour????

Et.... On se retrouve dans les livres bientôt... plus neutres comme commentaires... merci, bonsoir !:P

28 mars 2009

Des fleurs pleins la tête

Parfois des petites décisions permettent de finalement respirer un peu. Une grosse discussion au travail. Des idées Decisionintéressantes. Des projets palpitants. Et finalement, une décision... Cela ne m'empêche pas d'être en questionnement et d'être un peu lasse... mais je crois que c'est un peu ma vie... Je ne changerai pas d'ici demain. Mais de l'exprimer permet de l'accepter.

Je me questionnerai toujours. Je remettrai toujours en question mes choix de vie... après tout, il y a tant de possibilités... Et je dois avouer que parfois je suis un peu lasse... de la lenteur des choses ici... Mais je poursuis mon chemin ici et dans ce travail qui, maintenant redéfini, me permet enfin de faire ce que j'aime. Et j'en suis bien heureuse.

Pleins d'idées dans la tête... pleins de projets...

Et je peux donc regarder et vivre ce printemps catalan qui fleurit partout ici et qui est si doux à vivre.

27 janvier 2009

Mirage

Je ne sais trop. Beaucoup de réflexions ces temps-ci. Et quelques discussions. On parlait de Barcelone. De Montréal. D'ici et Utopied'ailleurs. On soulignait ce qu'on aimait. On chialait sur ce qu'on n'aimait pas. Et puis, quelqu'un a dit: "c'est mieux là-bas qu'ici". Et ça m'a fait réfléchir.

Qu'est qui est mieux là et moins bien là ?
On s'imagine que la vie de l'autre est mieux que la nôtre...
Que si on vivait là plutôt qu'ici, tout irait mieux...

Et on court toujours après ce qui nous semble plus beau...
On court vers une utopie personnelle... La chimère qu'on façonne de nos mains.
Et on s'étonne lorsqu'elle ne répond pas à nos besoins, à nos illusions.

Je suis bien ici. Mais je serai bien ailleurs. J'étais bien avant de venir ici. Et il y a des moments désagréables... ici et ailleurs. La vie est un chemin... parfois long et plat, parfois parsemé de trous, d'embûches et de noirceurs... Parfois ensoleillé et coloré de clichés...

Bah... je me sentais songeuse en ce mardi soir... ça me passera ;-p




17 février 2009

Garde-fou

Jetée contre un murmur,
ma progéniture se multiplie
en rien. Je n'ai pas d'enfant
que quelques gouttes perdues.
Petites mains sans visages
s'aggripant à mes draps.

Deviner les murmures
et les regards vides.
Remplis de dédains envers
les décisions.
Rires s'égouttant sur
le sol de ma salle de bain.

Des babioles utilisées par
les mauvaises personnes.
Photos vides de bambins
mais si jolies tout de même.
Concevoir sa vie
et y croire.

4 mai 2008

Et pourquoi va-t-on à Santiago de Compostela ?

16169744_pIl y a bien sûr plusieurs raisons. Alors qu’originellement, la raison était tout à fait religieuse – faire un pèlerinage sur le tombeau de saint Jacques -, apparemment qu’aujourd’hui, elle peut être simplement spirituelle – sans aucun lien avec le fameux saint Jacques. Ou bien tout simplement physique – défi personnel de randonnée pédestre, et tant qu’à marcher, on choisit un chemin déjà défini et qui offre un certificat à la fin.

L’endroit où se situe la ville fut tout d’abord, selon certaines sources, un lieu de culte utilisé par les druides. Un des anciens noms supposés de l’endroit serait « Liberum Donum » (Libredon) qui aurait comme étymologie le mot celtique « llwybr » qui signifie « lieu de passage » et « dunum » signifiant « hauteur ». Ces origines celtes du nom appuient la thèse que ce lieu était un important foyer de la culture celtique ancienne.

Plusieurs sources disent également qu’une ville romaine qui avait pour nom Asseconia (Aseconia ou Assegonia), existait à cet endroit. Elle était située sur la voie romaine XIX et on l’identifiait comme « demeure romaine de Aseconia. Après la disparition de cette petite agglomération, il resta un mausolée qui fut apparemment utilisé jusqu'à VIIe siècle. L’endroit fut probablement christianisé entre le 1er et IIIe siècle.
La Via XIX est mentionné dans les manuscrits datant du VIIe au XVe siècle, appelé « Itinéraire d’Antonin », qui est un genre de « guide » de la Rome antique recensant des villes étapes et les distances entre les villes. La via XIX reliait les villes de Bracara Augusta (Braga) et Asturica Augusta (Astorga). Asseconia était située à environ 12 milles de la ville d’Iria Flavia (Padrón) et 22 milles de la ville Brevis (Castrofeito).

La Cathédrale de Santiago de Compostela – but ultime du pèlerinage - serait d’ailleurs construite sur l’emplacement de cette petite ville romaine, plus spécifiquement les restent de la voie romaine. Des fouilles qui furent faites au milieu du XXe siècle dans le sous-sol de la Cathédrale ont d’ailleurs mises à jour des vestiges qui seraient les traces d’une nécropole antique.

Cette nécropole explique peut-être le nom de « Compostelle » qui s’est ajouté au nom de Saint Jacques. En effet le mot proviendrait du latin « Compostum » qui signifie « cimetière », un mot dérivé du terme « componere » qui peut signifier « enterrer ».

Mais on dit aussi que Compostelle viendrait du terme latin « Campus stellae » qui signifie « champ de l’étoile » et ce en mémoire de l’étoile qui indiqua l’emplacement de la tombe de Saint Jacques. Et donc, l’endroit prit le nom du saint accompagné de l’étoile.

Et on revient donc à Saint Jacques. La raison pour laquelle des centaines de milliers de pèlerins se sont déplacés et se déplacent encore. Et celui qui a donné son nom et son identité à la ville actuelle.

10 mai 2008

Une image de matamore – Santiago de Compostela

Comme tous les saints, on fit plusieurs représentations de Saint Jacques : fresques, peintures, statues… On17374615_p représenta Saint Jacques de différentes façons, souvent assis en majesté ou encore debout en pèlerin avec la tenue traditionnelle du jacquet (pèlerin de Compostelle) qui inclut un bâton, une besace, une gourde, une grande cape et un chapeau de feutre orné d’une coquille.

Mais à partir du XIIe siècle, on le représente aussi, principalement en Espagne, en guerrier monté sur un cheval – habituellement blanc – avec une épée qu’il brandit ardemment. On le nomme alors Saint Jacques, le Matamore ou « tueur de maures ». On le voit également parfois frapper un ou des guerriers des armées maures d’al-Andaloûs. Saint Jacques est donc plus qu’un évangélisateur, il est également un guerrier sauveur.

On dit en effet qu’en 844, à Clavijo, Saint Jacques apparut miraculeusement lors d’une bataille opposant le roi asturien Ramiro 1er (842-850) à l’armée de l’émir Abd al-Rahmân II (822-852).

Le roi Ramiro venait de subir une défaite à Albelda. Il se retira à Clavijo pour y passer la nuit. C’est alors que Saint Jacques lui apparaît en rêve et l’incite à retourner à la bataille. Il dit au roi qu’il le protégera, lui et son armée. Le roi reprend donc les armes et engage de nouveau les armées de l’émir. Pendant le combat, Saint Jacques, lui-même, reprenant son titre de « Fils de Tonnerre » descend pour aider les armées du roi asturien. Il apparaît alors, transfiguré, sur un cheval blanc. Il porte un étendard blanc avec une croix rouge ainsi qu’une épée avec laquelle il tue tous les soldats musulmans qu’il rencontre. Il contribue donc à la victoire des chrétiens sur les Maures. Ramiro 1er pour démontrer sa gratitude accorde à l’église de Compostela, un tribut annuel.

Mais Saint Jacques continua d’aider les chrétiens et participa à plusieurs combats contre les Maures, lors de la Reconquista des Espagnes, entre autres lors des batailles à Coïmbre, Ourique et Las Navas de Tolosa. Il devient donc un symbole de la lutte contre les Infidèles. Une armée de moines qui fut d’abord appelés «Congrégation des Frères de Cacérès » et qui devait d’abord protéger les hospices sur le chemin du pèlerinage et qui ensuite sous la bannière de Saint Jacques prit le nom de « Chevaliers de l’Épée » en souvenir de l’épée du Saint.  Et sa réputation de valeureux guerrier se répandit au-delà des frontières de la péninsule et on invoque le Saint pour gagner ses batailles.

Le cri de guerre des chrétiens lors de la Reconquista devient même « Santiago y cierra, España » Cette phrase était dite par les troupes espagnoles et fut utilisée pour la première fois à la bataille de Navas de Tolosa en 1212 par le roi Alphonse VIII. La phrase invoque le Saint et appelle à l’ordre militaire « cierra » qui signifie « charger » « attaquer ». Elle appelle donc l’Espagne à attaquer sous le patronat de Saint Jacques. (La phrase fut reprise ultérieurement mais de façon péjorative).

Saint Jacques est donc un saint guerrier et on trouve de nombreuses représentations du saint dans cette posture.

Sources :

  • § Les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle / Textes rédigés avec la collaboration de Julie Roux. – Vic-en-Bigorre : MSM, c1999. –320 p. : ill. en coul.; 24 cm. – ISBN 2-911515-21-8.
  •  http://www.saint-jacques.info/accueil.php
25 mars 2008

Château d'Amboise

Je retourne dans ce voyage effectué en 2006 en France et qui m’a permis, entre autres, de visiter la Loire. Pour pouvoir visiter quelques uns des nombreux châteaux de cette région, nous avions pris une chambre pour quelques jours dans un hôtel de la ville d’Amboise. Ce lieu nous semblait bien situé pour pouvoir nous promener dans la région et possédait lui-même un château important de la Loire.

Beaucoup d'histoire que je ne vais que survoler.  Pendant notre visite du Château, nous avons décidé de suivre la  visite guidée. J'ai parfois été déçu par ce genre de visite... Mais cette visite fut vraiment fabuleuse, la guide vraiment intéressante et dynamique. Elle nous a, non seulement parlé de l'histoire du Château, mais aussi expliqué nombres de détails architecturaux.

On connaît beaucoup plus les châteaux de Cheverny, Blois, Angers... mais on connaît peu celui d'Amboise. Alors que celui-ci a eu une place importante dans l'histoire de France... J'ai été littéralement charmé par le Château et ses jardins...

Un peu d'histoire...

Amboise2Amboise est une ville importante de la région depuis très longtemps. Site défensif à l’époque gallo romaine, puis lieu stratégique au Moyen-Âge avec l’ajout d’un pont sur la Loire. Ce pont permis également le développement économique de la ville.

Le Château d’Amboise, dont les origines peuvent être retracées jusqu’aux VIIIe siècle, domine la ville et surplombe la Loire. Au XIIIe siècle, des fortifications militaires furent construites. Le château féodal appartenait à la famille d’Amboise. Mais celle-ci perdit le château en 1431. En effet, le vicomte de Thouars, Louis d’Amboise complota contre le roi Charles VII. Il fut arrêté avec ses complices et ils furent condamnés à mort. Le roi gracia Louis d’Amboise et changea sa peine pour la prison à vie mais lui confisqua ses biens. Le Château d’Amboise fut donc rattaché à la couronne en 1434.

C’est ensuite le roi Louis XI qui entreprit la reconstruction du château. Il y créa aussi l’ordre de chevalerie de Saint-Michel. Il vécut au château avec la reine Charlotte de Savoie et ses enfants. Le futur roi Charles VIII y naquit donc et y vécu la plus grande partie de sa vie. Ce fut ce dernier qui permit la reconstruction complète de la forteresse. C’est également sous son règne que la chapelle Saint-Hubert fut construite en style gothique ainsi que l’aile nommée « Charles VIII » comprenant les appartements du Roi et de la Reine Anne de Bretagne. Après un séjour à Naples, il ramena non seulement de nombreux meubles mais également de nombreux artistes et artisans. Il fit appel au moine don Parcello pour l’aménagement des jardins – premiers jardins de style Renaissance. Petit à petit, le style Renaissance côtoiera le style Gothique flamboyant au Château. Beaucoup de travaux seront entrepris et le château s’agrandira.

Charles VIII y décédera accidentellement - il heurta sa tête à un linteau de porte - en 1498, alors qu’il avait seulement 28 ans. Louis XII succéda à Charles VIII, épousa la veuve du roi et même s’il n’y séjournera que très peu de temps il s’assurera que l’on poursuivit les travaux de construction. 

Louis XII mourut également sans descendance. Son cousin François 1er lui succéda et marquera l'histoire du Château. Il avait grandi à Amboise et il y séjourna souvent avec la Reine Claude de France. François 1er aimait les arts ainsi que les fêtes et cérémonies. Il fut le protecteur de nombreux écrivains et poètes : Ronsard, Rabelais, du Bellay, … Et il s’entoura égalementAmboise1 d’artistes, principalement italiens. Il fit d’ailleurs venir à Amboise en 1516, Léonard de Vinci, qui demeurera au château de Cloux (le manoir Clos-Lucé) et qui y décédera en 1519. Ce dernier fut inhumé au château à l’endroit où se situe actuellement son buste dans le chœur de la collégiale Saint-Florentin. Puis lorsque la collégiale fut détruite sous l’Empire, ses restes furent transportés dans la Chapelle Saint-Hubert.

Pendant cette période, d’importants travaux furent entrepris majoritairement de style Renaissance. Amboise sera le théâtre de nombreux et somptueux bals, de tournois, de luxueuses fêtes.  

Mais l'histoire du Château se poursuivit... En 1560, Amboise vit se dérouler une conjuration protestante visant à soustraire François II à l’influence des de Guise. La conjuration fut cependant violemment réprimée. C’est le premier événement des guerres de Religions. En 1563 est signée une première paix, le Traité d’Amboise.  Puis le Château sera petit à petit abandonné et les séjours royaux se feront de plus en plus rares. En 1631, les fortifications furent détruites. Le château devient même une prison et Louis XIV y fera détenir Fouquet et Lauzun. Louis XVI donna le château au Duc de Choisel, ministre de Louis XV. Lorsque le Duc est exilé à Amboise, il y fait construire la fameuse Pagode de Chanteloup qui deviendra l’attraction de la Cour.

Une grande partie des bâtiments du Château d’Amboise fut détruite sous l’Empire. Napoléon avait en effet donné le château à un ex-consul qui n’avait pas les moyens de l’entretenir. Comme beaucoup des châteaux et édifices religieux de la Loire, il fut donc mis en morceaux et vendu pièce par pièce. Les ruines du château furent données en 1815 à la Duchesse d’Orléans sous la Restauration. Son fils, le roi Louis-Philippe 1er, hérita du château en 1821 et entrepris de nombreuses restaurations. Mais le château n’est pas entretenu et en 1848, il retourne à l’État et redevient une prison. L’émir Abd el-Kader y est d’ailleurs détenu de 1848 à 1852 avec plusieurs personnes de sa suite. Il sera libéré par Napoléon III. En 1873, le château d’Amboise retourne à la famille Orléans, et il devient une maison pour les personnes âgées.

C’est au XXe siècle, que la famille Ruprich-Robert entreprend la restauration du château pour lui redonner son apparence du XV et XVIe siècle. Il reste peu de bâtiments de cette époque –environ un cinquième - mais nous pouvons tout de même admiré la Chapelle Saint-Hubert, la tour Hurtault et des Minimes, le Logis du Roi et quelques salles du Logis de la Reine.

Aujourd’hui Amboise compte près de 12 000 habitants, les Amboisiens. Le château est géré par la Fondation Saint Louis. On peut le visiter et il présente de nombreux meubles de différentes époques. La ville et les rues adjacentes ont gardé l’aspect pittoresque de vieille ville.

Sources :

  • Châteaux de la Loire / René Polette ; reportage photographique : Hervé Champallion. – Rennes : Éditions Ouest-France, c2001. – 123 p. : photogr. En coul. ; 26 cm. – ISBN 2-7373-1658-8

 

15 mai 2008

Un Jacques, des Jacques

Et donc, nous revenons à Jacques. Qui est ce Jacques dont le tombeau situé dans la Cathédrale attire tant de gens ?

Le Jacques qui serait à Compostelle est en fait « Jacques le Majeur », fils de Salomée et de Zébédée et frère de Jean l’évangéliste. Il est pêcheur sur le lac de Tibériade, quand il devient un des premiers apôtres du Christ. On l’appelle le « Majeur »  pour le distinguer de l’apôtre Jacques, fils d’Alphée qu’on appelle le « Mineur » car il a commencé à suivre Jésus après Jacques, fils de Zébédée.

On lui donne aussi parfois le surnom de « Fils de Tonnerre ». Ce surnom qui est donné également à son frère Jean est en lien avec d’un épisode de la vie de Jésus. En effet, alors que Jésus se rend à Jérusalem avec ses discipJacquesJPGles, ils s’arrêtent pour la nuit dans un village de Samarie. Ils cherchent à se loger, mais personne ne leur offre l’hospitalité. Les deux fils de Zébédée, Jacques et Jean s’en indignent et veulent punir les habitants peu charitables en faisant tomber la foudre sur le village. Jésus les réprimande mais le surnom leur resta : « Fils de Tonnerre », Boanergès en grec.

Jacques sera un des témoins principaux de plusieurs évènements marquants de la vie de Jésus, par exemple la Transfiguration, la résurrection de la fille du chef de la synagogue, la troisième apparition de Jésus après sa mort. 

Selon les Actes des Apôtres (12, 2), en l’an 44, il sera décapité à Jérusalem, sur l’ordre du roi Hérode Agrippa. Il serait le premier apôtre à mourir en martyre. Les raisons de sa condamnation à mort ne sont pas déterminées. On dit qu’Hérode avait probablement voulu plaire à certains de ces sujets influents en persécutant la jeune église chrétienne et ses adeptes. Ou alors peut-être que Jacques avait-il prononcé des paroles ou commis des actes séditieux puisque la mort par décapitation était souvent la sentence pour les crimes politiques.

D’autres Jacques font aussi leur apparition dans les écritures. Tout d’abord, Jacques le Mineur, fils d’Alphée et également apôtre. Il a aussi Jacques dit le Juste qui est un frère de Jésus et finalement, il a un autre Jacques qui serait celui qui a rédigé l’Épître de Jacques. Tous ces Jacques différents sont habituellement regroupés dans la tradition chrétienne pour ne former qu’un seul personnage. Le Jacques de Compostelle est d’ailleurs à la fois l’apôtre, le frère de Jésus et le rédacteur de l’Epître.

Plusieurs miracles sont attribués à Jacques de son vivant dont la guérison d’un paralytique alors même qu’il marchait pour se rendre au lieu de son exécution à Jérusalem.

Alors comment le corps de Jacques le Majeur a-t-il abouti en Galicie ? On dit que Jacques, tout comme Pierre, Paul et autres disciples a réalisé plusieurs voyages pour évangéliser les gens. On ne sait pas grand-chose de l’apostolat de Jacques. C’est uniquement au Ve siècle que Jérôme écrit dans son texte intitulé « Commentaire sur Isaïe » que l’Illyrie et les Espagnes ont été évangélisés par les deux frères Jacques et Jean, particulièrement Jacques. Cette théorie ne fait pas l’unanimité cependant, et le pape Innocent discréditera cette idée. D’autres reprendront cependant cette thèse, notamment l’évêque de Salona en Dalmatie.

Plusieurs écrits font donc état de l’évangélisation des Espagnes par Jacques le Majeur. Il aurait parcouru le territoire en entier et plusieurs anecdotes sont rapportées. Après avoir prêcher en Espagne, Jacques serait reparti pour Jérusalem où il sera exécuté. Ce sont ses compagnons qui auraient amené ses restes en Galicie afin qu’il se retrouve sur les lieux de son apostolat. D’autres lieux sont cependant nommés comme lieux conservant le tombeau de Jacques, par exemple, la Judée et la Marmarique.

Mais Compostelle demeure le lieu reconnu aujourd’hui où repose Jacques le Majeur.

Sources :

  • Les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle / Textes rédigés avec la collaboration de Julie Roux. – Vic-en-Bigorre : MSM, c1999. –320 p. : ill. en coul.; 24 cm. – ISBN 2-911515-21-8.
8 mai 2008

Sur un pilier

On retrouve dans quelques textes, une vieille tradition qui fut d’abord transmise oralement, qui établit une relation entre Jacques le Majeur – qui est le patron de l’Espagne - et la Vierge du Pilier de la ville de Zaragoza – qui est la patronne de l’Espagne ou encore de l'Hispanité.

Comment le patron et la patronne se sont-ils rencontrés ?

PilierEn l’an 39 ou 40 alors que Jacques le Majeur évangélisait l’Espagne, il séjourna dans la ville de Caesaraugusta (qui deviendra Zaragoza – Saragosse). Il n’avait cependant pas beaucoup de succès dans ses efforts de conversion. Selon la légende, une nuit – supposément la nuit du 1er au 2 janvier – complètement découragé, il alla au bord de l’Ebre pour prier. Pour le réconforter, la Vierge Marie lui apparut alors sur un pilier en jaspe. On dit que cependant que cette apparition est en fait une « visite », car elle serait venue à Zaragoza miraculeusement en chair et en os. Certaines sources disent même qu’elle réalisa cette visite à Jacques le Majeur alors qu’elle vivait encore – à Jérusalem – et donc avec son assomption au Ciel.

Elle vient donc « physiquement » réconforter et encourager Jacques dans sa mission d’apostolat. Après l’avoir consolé, elle lui demanda de faire construire sur ce même endroit où elle lui était apparue sur un pilier, un sanctuaire en son honneur. Et elle lui laissa le pilier pour qu’il fût mis à l’intérieur du sanctuaire – et ce jusqu’à la fin des temps. Ce pilier devait devenir le symbole de la force de la foi chrétienne en Espagne.

Les disciples qui accompagnaient alors Jacques devinrent les premiers évêques de Zaragoza. On conserve le souvenir de la visite réconfortante de la Vierge dans l’église qui fut construite sur les lieux de l’apparition. L’église Nuestra Señora del Pilar de Zaragoza date du XVIIe siècle, elle a une chapelle dédiée à la Vierge, avec une statue de Marie sur un pilier. Cette basilique a été construite sur l’emplacement d’une église gothique et avant une église romane. On peut encore voir dans l’église actuelle, certains éléments de ces anciennes constructions.

Et donc Zaragoza et Compostela ont donc établi d’étroits liens en souvenir de cette rencontre qui a permis à Jacques de convertir l’Espagne.

Sources :

  • Les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle / Textes rédigés avec la collaboration de Julie Roux. – Vic-en-Bigorre : MSM, c1999. –320 p. : ill. en coul.; 24 cm. – ISBN 2-911515-21-8.
3 mai 2008

Un long chemin à parcourir

Le mois de mai de 2007, j'avais un congrès à préparer. Un kiosque à monter - et à imaginer - pour présenter le merveilleux monde de la gestion documentaire (que j'aime beaucoup, il va sans dire) à un bataillon de professionnels du domaine. Et tout cela à Santiago de Compostela. Une semaine dans cette ville si connue de Galicia. Évidemment, le congrès ne me permis pas de vraiment voir la ville - en fait en 4 jours, je n'ai vu que l'hôtel et le lieu du congrès ! Mais j'avais prévu le coup, et le congrès se terminant le vendredi, mon ami me rejoignit ce même jour et nous sommes restés pour la fin de semaine.

Santiago_2 Je ne savais trop que penser de la ville. Je la connaissais évidemment de nom... elle et son chemin. Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle... el camino de Santiago de Compostela. J'avais même pu croiser quelques uns des chemins lors de certains voyages, à Pamplona entre autres.

Et là, j'étais dans la ville même. Le but ultime de tant de déplacements... Des gens partent de très loin pour faire cette marche - ou ce chemin, car même si la plupart font à pied, d'autres utilisent la bicyclette... et arriver à la Cathédrale. Un pélerinage qui a plusieurs lieux de départ et qui aboutissent tous au supposé tombeau de Saint-Jacques...

Il a plu cette fin de semaine. Comme beaucoup de jours en Galicie, la pluie est au rendez-vous. Il faisait aussi un peu froid, pour un mois de mai. Et il y avait déjà beaucoup de gens. Les pélerins préférant les mois moins chauds pour faire cette longue marche.

La ville est remplie de gens - les jacquets - ayant fait des kilomètres pour arriver à la cathédrale - imperméables et bâtons de marche sont partout.  Et coquillages... Et cela m'a laissé de glace... haut lieu de pélerinage... des heures et des heures de marche, des centaines de milliers de gens... but spirituel (religieux ou non)... mais trop de coquillages, trop de bâtons, trop d'imperméables...

Mais ce ne sont pas les pélerins, les "camineux" comme on les a surnommés... en fait oui... tous à cet endroitSantiago_1 pour voir le tombeau - mais bizarrement, il n'y avait pas grand monde au tombeau. Une marche avec un but. Je suis persuadée que beaucoup la font avec foi - pour leur foi en Saint-Jacques ou pour se retrouver spirituellement... mais alors... si ce n'est pour voir le tombeau, pourquoi ne pas choisir un autre lieu. Bien sûr, on dit que c'est un ancien lieu de culte celte...

Il devrait donc se dégager quelque chose de l'endroit. Est-ce qui attire tous ces gens ? - à part le tombeau car comme je l'ai dit, ce ne sont pas tous des croyants qui entreprennent le chemin. Comme je l'ai déjà dit, il m'arrive de me sentir toucher par les endroits que je visite, de ressentir l'énergie du lieu.... mais là rien.

Une jolie petite ville... rien de plus. Même l'église ne m'a pas touchée... rien que des gens entrant dans l'église pour avoir leur certificat de marcheux. Et un prétendu tombeau. De belles petites rues, de petites boutiques vendant des bâtons, et des tarta de compostela... et des sorcières... pleins de représentations de sorcières.

C'est ce qui m,a le plus marqué... toutes ces sorcières... parmi les coquillages et les jacquets. Mais donc, en revenant j'ai cherché et j'ai lu... sur Saint-Jacques, sur les chemins, sur le lieu de culte celte et sur les sorcières... J'en reparlerai... tout cela est fascinant...

Mais rien... rien du tout... que des pierres, des coquillages et de la pluie...

28 mars 2008

Récupération

Vouloir récupérer sa vie.
Vouloir reprendre contrôle.
Sentir que l'on s'empare de tous les moments.
Avoir l'impression que l'on a rien à dire sur ce qui nous arrive.
Constater que tout est plus important que soi.

recupe

Être au milieu.
Ne pouvoir que subir et essayer de ne  pas
avoir trop mal.
Car c'est tout de même notre
responsabilité de s'occuper des autres.

Être si fatiguée qu'on croit que c'est impossible
de jamais se reposer.
Un vide à l'intérieur des yeux si fatigués
et irrémédiablement ridés.

Savoir que jamais
nos peines seront légitimes.
Car les douleurs des autres
sont justifiées.
Les miennes accessoires.

Réflexions.
Besoin de tranquillité et d'absence.
S'effacer de ce qu'on doit faire.
Oublier qu'on existe.

12 septembre 2007

Petits mensonges littéraires: un crime

La citation de Sasha Guitry ne peut que m'obliger à me rappeller tous ces mensonges que j'ai pu un jour dire. De toute façon, leSemblant_de_lecture un extrait du texte d'Italo Calvino que j'avais déjà noté m'avait déjà fait un clin d'oeil - "livres - que - tu - as - toujours - fait - semblant - d'avoir - lus - et - qu'il - faudrait - aujourd'hui - te - décider - à - lire - pour - de - bon."

Histoire de me dire: "Dis donc, ne te sens-tu pas un tout petit peu visée, ma chère?"

Parce qu'il me faut bien l'avouer... il m'est arrivé de dire que j'avais lu un livre alors que je ne l'avais jamais ouvert ! Comme ça pendant une conversation entre amis, alors que tous discutent avec animation de tel ou tel bouquin... je dis des oui, des non... souvent grâce à un compte-rendu lu rapidement dans un quotidien, un magazine, une revue ou encore un blog. J'y vais même parfois de mon opinion, mes préjugés et mes commentaires ! Oui, ça m'arrive de dire que j'ai un livre, et de dire si je l'ai aimé ou si je l'ai détesté et même d'y aller d'une analyse sommaire... sans avoir jamais lu une ligne de ce livre.

Et pourquoi... pour ne pas dire que je n'avais pas lu ce livre dont tout le monde parle ? Pour éviter de paraître ignorante ? Je ne sais pas trop... J'ai lu beaucoup de livres, alors quelle différence de ne pas avoir lu un certain livre ? On ne peut pas tout lire. Y a-t-il des livres qui doivent être lu et que si on ne les a pas lu, on doit mentir pour ne pas être marginalisé ?

Mon plus bel exploit fut évidemment lors de l'examen du fameux cours pendant ma première année d'Études françaises à l'université. Ce cours - dont je ne sais même pas s'il se donne toujours - a fait perdre bien des nuits aux étudiants pendant de nombreuses années. Cours de 12 crédits à raison de deux cours de 3 crédits sur un an et donc... 60 heures de cours... mais un seul examen pour 6 crédits à la fin de l'année... examen oral qui durait de 15-20 minutes dans le bureau du professeur et qui consistait à quelques questions posées par le professeur sur les 80 livres qu'il y avait eu à lire pendant cette année. Questions qui portaient sur les auteurs ou les romans (autant l'histoire, la trame, les personnages que l'analyse du contenu...)

Et donc... sur un total de 80 livres (sans compter tous les autres livres des autres cours... soupirs...), il y avait 3 livres que je n'avais pas pu lire. Introuvables. Je m'étais donc rabattu sur la lecture de résumés analytiques. De toute évidence, un des livres sur lequel le professeur m'a posé des questions fut l'un de ces trois livres ! Il n'aurait pu en être autrement ! Et moi, de discourir et répondre - très brillamment - aux questions sur ce livre jamais lu. Excellente note que j'ai eu, soit dit en passant !

Et il m'est aussi arrivé de recommander un livre, de dire à quelqu'un qu'il se devait de lire tel ou tel livre... alors que moi-même je ne l'avais même jamais feuilleté... c'est honteux, je l'avoue. Et si ces mensonges sont peu fréquents, ils font tout de même partis de mes crimes littéraires.

Je tiens cependant à souligner que je ne parle pas de livres que je n'ai pas lus sur ce carnet ! Tout de même !!!
;)

13 juin 2007

Toujours en pause...

Quand les jours passentpo_me
j'angoisse de ne pas pouvoir
les retenir

Tant de choses à écrire
mais sans pouvoir vraiment
dire

Et ces inquiétudes qui
s'allongent qui font
minent de vouloir
s'incruster

Des incertitudes
à perte de vue
et cette envie
de ne dormir que pour
vivre dans les couvertures

Puis on se dit
que si on découvrait
notre biographie
on oublierait
qu'il reste
à vivre
un peu

15 avril 2007

Une vue monumentale

De mes fenêtres, on voit un château, évidemment, mais il y a aussi une place monumentale. Et en ce dimanche d’avril, il y a une foule à ses portes. Je suis cependant perplexe face à cette place.Monumental3

Je me souviens m’être déplacée lors de précédents voyages à Barcelone, pour voir et prendre en photos cet endroit. Tout comme les nombreux touristes que je croise quand je sors de chez moi et qui prennent en photo ce symbole espagnol. Et j’avoue que c’est une vue magnifique de mes fenêtres et que j’aime bien contempler les dômes blancs et bleus – malgré le fait qu’ils soient plus que sales et que j’ai souvent envie de me porter volontaire pour les laver ! Et c’est également un point stratégique pour les goélands qui surveillent les hirondelles pour les chasser chaque printemps.

Je n’ai jamais mis les pieds à l’intérieur cependant… même pas pour visiter le musée. C’est que je suis complètement contre les corridas. Et quand à partir d’avril, tous les dimanches jusqu’en septembre, je vois les drapeaux s’élever, la boutique installée ses tables dans l’entrée, les portes et les guichets s’ouvrir, les gens arriver peu à peu et s’assembler devant l’entrée principale, et finalement quand je les vois entrer dans l’enceinte, que la musique commence – habituellement de vigoureux pasadobles – et que s’élevent les « olés », je sais qu’un animal est mis à mort.

Monumental4La Plaza Monumental de Barcelone fut inaugurée en 1914 et eut d’abord pour nom « El Sport » qui fut rapidement remplacé – en 1916 – pour « la Plaza Monumental ». Située à l’intersection de la Gran Vía et de la rue Marina, dans le quartier Eixample, la nouvelle arène possède une architecture de style mudéjar et byzantin, est construite en brique et elle peut accueillir environ 19 582 personnes. Elle acquis tout de suite un grand prestige et ce, malgré le fait qu’à ce moment Barcelone avait d’autres arènes. Il y avait dans le quartier de la Barceloneta (un des plus vieux quartier de Barcelone et anciennement un quartier de pécheurs –puisqu’il se trouve près de la mer)  la Plaza de El Torin, qui fut construite en 1834 – et qui a aujourd’hui disparu. Et en 1900, la Plaza de las Arenas fut inaugurée à la Plaza de España. Cette arène est toujours debout mais n’accueille plus de corridas depuis 1977 et cela fait de nombreuses années qu’elle est laissée à l’abandon – elle est maintenant en voie d’être transformée en centre commercial, tout en gardant la structure originale.

Aujourd’hui, la Monumental est donc l’unique arène de Barcelone. En plus des corridas, elle propose le Museo Taurino de Barcelona et elle accueille aussi des concerts et des cirques. Mon cousin me raconte d’ailleurs souvent lorsqu’il y a vu les Beatles en 1965.

C’est un événement culturel –et sportif -, et chaque semaine des « aficionados » viennent voir les matadorsMonumental_2 pratiqués ce qu’ils considèrent un art. C’est un des rares endroits de Catalogne où il y a encore des corridas. La Catalogne ne voit pas bien la tauromachie et est un des endroits d’Espagne où on a commencé à interdire cette tradition espagnole qui remonte au début du XIe siècle. D’ailleurs, il a eu beaucoup de discussions dernièrement et l’avenir des corridas à la Monumental est incertain. Certains disent que 2007 est la dernière saison.

J’ai lu… et j’ai appris plusieurs choses sur la corrida. Ces origines multiples incertaines – avant le XIe siècle; son histoire en Espagne mais aussi dans d'autres pays; ces liens mythiques avec les premiers chasseurs et la course antique de la bête et l’homme; la symbolique de cette mise à mort de l’animal et ses liens avec les sacrifices d’animaux dans les cultures primitives; les étapes des jeux taurins; la signification des mouvements, des gestes, des objets, etc. Oui, j’ai lu et c’est bien intéressant. Et c’est une tradition qui fait partie de ma culture.

Mais je ne peux me résoudre à accepter que tous les dimanches, pour les prochains mois, des animaux seront tués en spectacle devant une foule enthousiaste – qui pour la plupart ne connaissent rien à la tauromachie. Et bien que j'aime bien contempler la Monumental, elle m'attriste tout de même... 

Quelques sources :

15 mars 2007

Les noms qu'on se donne

Cela fait longtemps que je me promène sur le Web. Je me souviens encore de mes premières incursions dans les forums et listes de discussions. La première chose qu’on comprend, c’est qu’il est préférable de se donner un nom différent de notre véritable nom… un pseudonyme comme on dit couramment.

LailaDepuis que je navigue allégrement sur le Web, j’ai eu deux noms. Un premier que j’ai abandonné, il y a déjà quelques années. Et celui-ci. Laila. Maintenant accompagné d’un Seshat. Rien de très original. Mais il me nomme maintenant depuis si longtemps que j’ai l’impression que c’est réellement mon nom.

<>

Laila fut choisit rapidement. Je devais trouver un autre pseudonyme. Il ne m’allait plus et surtout un personnage de série télévision avait maintenant ce nom et on croyait trop facilement que je l’avais choisi pour cette raison. Et cela ne me plaisait pas vraiment.

La recherche ne fut pas très longue. J’ouvris un dictionnaire de mythologie et un livre de référence sur les anges et j’ai feuilleté rapidement les pages. Je cherchais un nom qui se terminait en a, parce que j’aime cette terminaison.

Quelques noms se sont présentés, mais ne furent pas retenus… principalement car je n’aimais pas les textes ou les commentaires associés à ces noms. Je n’avais pas besoin à ce moment de réellement trouver un nom qui me « représentait » complètement, mais je ne voulais pas qu’on fasse n’importe quelles associations par la suite.

Laila m’a plu tout de suite… sur toutes ses formes : Lailah, Layla, et même Leliel et Lailahel. Et le fait que le nom Laila soit un dérivé du mot « lailah » qui signifie « nuit » m’a également plu. J’ai lu un peu plus… un ange… cela m’indiffère mais ne me dérange pas… on parle encore de la nuit, d’ange rebelle ou démonique… on parle de protection de la conception… pourquoi pas… la conception est large et ne se résume pas à la procréation humaine… et donc je l’ai adopté.

Et il m’a tout de suite convenue. J’ai parfois eu droit à des Laïla ou des Leia, mais en général, on l’écrit correctement – ce qui est mieux que pour mon véritable nom !

J’ai essayé récemment de me trouver un autre nom… tout d’abord pour remplacer celui-ci. Pour une raison quelconque j’ai eu une courte période où j’ai senti le besoin de changer de pseudonyme. Finalement, j’ai décidé de simplement ajouter un deuxième nom au premier. Pour le compléter. Pour mieux me définir.

Ce nom ne fut pas difficile à trouver car je le connaissais déjà. J'aime bien lire sur les cultures, les religiSeshatons et les mythologies diverses et l'Egypte a été longtemps un sujet qui me passionnait. J'ai lu sur la religion et les mythes de l'Égypte ancienne, il y a un certain temps déjà - très passionnant et beaucoup plus complexe que les quelques traces qu'on nous livre. Et évidemment, une déesse a retenu mon attention.

Seshat. En tant que "déesse" de l'écriture et des mathématiques, des bibliothèques et des archives, patronne des scribes, écoliers, conseillère et enseignante... elle ne pouvait que retenir mon attention. Son histoire, sa définition et son mythe sont beaucoup plus complexe que cette simple définition, mais cela représente des aspects importants de ma propre personne. Bon, j'aurais pu faire sans les "mathématiques", mais en tant que bibliothécaire, archiviste, enseignante et "crayonneuse de textes", je trouvais que Seshat accompagnait bien, la nuit conceptrice...

Laila Seshat

4 janvier 2007

Le Mont Saint-Michel

Combien de livres, d'articles, de sites sont consacrés au Mont Saint-Michel ? Il y en a une quantité incroyable... et beaucoup d'entre eux relatent, décrivent, répertorient sûrement bien mieux que moi, l'histoire, les légendes, l'architecture, etc. de cet endroit.

Il y a quelques mois, j'ai effectué un voyage en France... habitant Barcelone, j'ai pu visiter et découvrir de nombreux sites dans le sud de la France.  Depuis quelques années, j’ai eu l’incroyable chance de voir et visiter des lieux dont j’avais entendu parlé, sur lesquels j’avais souvent pu lire… Mais ce voyage nous menait plus vers le haut de ce pays. Et dès les premiers moments où nous avons commencé à planifier ce voyage, dés l’instant où nous avons inclus la Bretagne et la Normandie dans le trajet j’ai commencé à planifier un arrêt important à mes yeux... C’était pour moi un incontournable !!! Le Mont Saint-Michel...

MSM1Le Mont-Saint-Michel faisait, pour moi,  parti de ces endroits que l’on connaît mais qu’on ne pense pas jamais voir de ses propres yeux. Ces endroits auxquels on ne croit pas nécessairement à l’existence… on sait qu’ils existent, mais on garde vaguement l’impression qu’ils n’existent que dans les livres !

Bien consciente que même en cette fin d'été, ce serait sûrement remplis de visiteurs... et que l'endroit était probablement transformé en "trappe à touristes", je voulais tout de même absolument y aller...

La veille de notre visite, nous étions dans une petite auberge, très jolie. J'avais relu quelques passages de livres que j'ai chez moi et visité quelques sites sur le lieu avant notre départ. Et donc, pendant la soirée, je me suis contentée de me préparer mentalement à cette visite. Qu'est-ce que je me souvenais du site... son histoire véritable, son histoire légendaire... et pourquoi, j'avais si hâte de le voir...

Comme je l'ai dit plus haut... une grande partie de moi était incrédule à l'idée que j'allais voir le Mont Saint-Michel. J'ai souvent lu sur ce lieu... des livres à saveurs historiques, ou religieuse... des livres traitant des légendes et des livres à saveur ésotériques. Des livres traitant de Saint-Michel, de l'archange Mikael, du Dragon, du Graal... J'avais déjà trié toutes ces informations selon mes croyances et selon ma raison... ce que je crois être vrai, ce que je crois fiction, ce que je crois légende, les symboles, les mythes... Mais maintenant, qu'est-ce que cela signifiait pour moi, de voir ce lieu.

Il y avait bien sûr, l'excitation à l'idée de voir un lieu de "livres"... un lieu tant commenté, tant décrit, tant analysé... un lieu que je n'avais que lu et vu en photos - des photos d'autres personnes... j'allais voir cet endroit. Comment allais-je réagir ? Excitation, bouleversement ? Me sentirais-je émue, "émotionnée" ?

Et je me préparais aussi à être déçue. J'avais peur d'être décue. Comme je l'ai été souvent... on anticipe, on frissonne, on arrive et c'est beau, c'est correct, mais sans plus. Il y a trop de monde, trop de boutiques... il n'y a rien ou presque rien à voir...

Ou encore j'avais peur de ne rien ressentir. Cela m'arrive parfois. J'arrive sur les lieux, les lieux que je voulais tant voir de mes yeux, sur lesquels j'avais lu... et rien... aucune émotion... aucun pincement de coeur... rien... C'est bien, c'est beau, je comprends les lieux, je suis contente de voir et d'être là, mais rien... Et je ne peux jamais prévoir... j'ai pleuré à Vienne... et j'ai frisonné à Quéribus... mais je n'ai rien ressenti au Mont-Ségur, et je n'ai pas été émue devant Check Point Charlie...

Et donc... comment est-ce que je réagirais au Mont Saint-Michel ? Je me suis levée anxieuse. Énervée et contente. Le trajet vers le Mont fut très agréable, vous savez lorsqu’on se sent à la fois calme mais tout énervé… Un peu de musique de fond dans l'auto. Je ne savais pas quand nous le verrions, mais je regardais de tous côtés.

Et puis, il fut là... Tranquille. Grand. Étonnant. Il était comme dans les livres. Donc pas de surprise mais pourtant, il n'était pas du tout comme je me l'imaginais. Et j'ai frisonné. Une boule dans ma gorge. Nous nous sommes arrêtés sur le bord de la route à plusieurs reprises pour prendre des photos. Mais aussi pour le regarder tranquillement.

Et l'émotion ne me quitta pas... même dans le stationnement rempli... même pendant la marche jusqu'au pied du mont parmi les visiteurs... même pendant la marche dans la rue pour monter au sommet... malgré les nombreux visiteurs (tout de même peu nombreux comparés à d'autres moments de l'année)... malgré les boutiques de souvenirs... malgré les pauvres musées dispendieux et sans intérêt... j'ai gardé cette boule d'émotion...

On peut se sentir déçu de la visite. La visite des bâtiments, de la Merveille, etc. se fait rapidement. Il est facile de comprendre pourquoi certains trouvent qu'il y a peu à voir, à visiter - évidemment on ne voit pas tout -. Mais moi, j'ai vu tout ce que je devais voir. J'ai ressenti les lieux comme il ne m'arrive pas souvent. Et je me suis perdu dans la contemplation du paysage, de la baie, de l'eau et du sable, des roches et des pierres... j'ai vu les légendes, j'ai vu l'histoire. J'ai vu l'archange et le dragon. J'ai vu la lumière et j'ai vu l'ombre.

Et puis, nous sommes redescendus, j'ai regardé une dernière fois avant d'entrer dans l'auto. Je ne sais pas quand je reviendrai... peut-être jamais. Mais ça, ce n'est pas important.

20 novembre 2007

Un voyage éclair

Le 1 novembre, je partais pour un court voyage. 12 jours à peine. Mais un voyage qui était assez important à mes yeux. Un voyage éclair à Montréal.

Tout d’abord, un des principaux objectifs étaient de surprendre deux personnes. Ma soeurette a eu 30 ans leMontr_al1 10 novembre dernier et il me semblait une bonne idée d’être là. Mais en ne l’avertissant pas de cette visite. J’ai travaillé fort pour garder secret mon voyage à Montréal. Mais j’ai réussi… un beau matin, quelques jours avant le 10, j’ai sonné à sa porte et « coucou, c’est moi !!! ». Je crois qu’elle fut surprise !

Et puis nous voulions également surprendre la mère de mon mari. Sa fête était le 2 novembre et nous voulions également la surprendre. Je crois qu’elle fut aussi surprise.

Et puis, nous voulions revoir la famille et quelques amis proches qui nous manquaient. Même si j’avais vu ma meilleure amie à Barcelone quelques temps auparavant, j’avais aussi envie de la revoir à Montréal…

Finalement, nous avions – bon surtout moi – besoin de revoir le Québec. J’aime beaucoup l’Espagne et Barcelone, mais parfois, les petites différences font que j’en ai ras le bol !!! J’ai besoin d’une pause, même courte. Besoin de revoir le Québec. Évidemment, j’avais autant de choses à redire du Québec lorsque j’y habitais, mais au moins maintenant, j’ai la possibilité de sortir du pays quand j’ai envie de frapper les gens ;)

Et puis, cela faisait deux ans que je n’avais pas revu Montréal, la famille, certains amis, certains lieux, et donc un dose de Québec m’était nécessaire. Et il ne faut pas oublier que les si belles photos et si beaux textes d’Allie n’ont pas aider ma nostalgie !!! ;)

Et donc avant qu’il ne fasse trop froid… avant que les réunions de Noël ne nous prennent tout notre temps (comme la dernière visite qui fut faire pendant les Fêtes… plus jamais… ) mais à temps pour voir quelques décorations d’Halloween encore en place (même si certains avaient déjà leurs décorations de Noël en place) et à temps pour voir encore quelques couleurs aux arbres… pour marcher dans les feuilles et sentir l’odeur de l’automne…

Une visite éclair à Montréal – avec un détour à Québec pour le travail et un détour à Ayer’s Cliff pour voir mère-grand – fut réalisé. J’aurais aimé avoir plus de temps pour rencontrer certaines personnes mais non seulement ce voyage fut planifié à la dernière minute mais il fut en gros consacré à soeurette, belle-famille et amis de longue date. Et puis, quelques instants consacrés au magasinage de gogosses introuvables à Barcelone et indispensables. J’ai aussi fait le plein de livres… dont plusieurs livres qui m’ont tenté après avoir lu les critiques sur différents blogs dont La Bibliothèque d’Allie et Lily et ses livres… il faut dire que je ne peux entrer dans la librairie d’occasion : l’Échange sans en ressortir les bras pleins et c’est sans parler des autres bouquinistes…

Et que fut le résultat de ce voyage ? Et bien comme d’habitude… heureuse d’avoir revu Montréal et le Québec, heureuse d’avoir revu la famille et les amis… mais heureuse de revenir à Barcelone. Suis-je réconciliée avec Barcelone ? Arf… non… Est-ce que je m’ennuie de Montréal ? Arf… non…

Mais je suis bien heureuse d’avoir fait ce séjour et bien heureuse d’être revenu !!! ;)

Quelques photos...

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