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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
17 novembre 2007

Il a fermé les yeux

Je suis silencieuse. Je n'étais pas là. J'étais absente pendant les dernières semaines. Un voyage de 12 jours. Je suis revenue leVasky___la_fenetre 13 novembre. J'aurais pu écrire en revenant. Ce fut un voyage agréable. Mais pendant les premiers jours de mon retour, je dois dire que je n'ai pas trop eu envie d'écrire.

J'avais un ami. Il aurait eu 15 ans ce 15 novembre mais il a fermé les yeux le 12 novembre et n'a pas pu les réouvrir. C'était un être proche de moi... de nous... Il me connaissait bien. Il savait comment se faire disputer et comment se faire caresser. Il est arrivé dans ma vie un jour de Noël. Petite boule de poils noirs complètement folle. Minouscule, nous l'avions surnommé pendant son enfance. Puis son nom Vasky fut souvent déformé en Vaskynongé sans aucune raison valable... Gros nounous pleins de poils, voilà comment on l'appelait généralement.

Il a connu trois appartements à Montréal et deux à Barcelone. Il a été témoin de bien des événements de ma vie. Des moments heureux, des moments tristes. Il s'est fait chicaner à bien des reprises. Il m'a chicané aussi à bien des reprises. Il fut malade lorsqu'il avait 10ans et nous avions eut très peur de le perdre. Vasky_clandestinIl avait fallu le nourrir à la seringue pendant quelques mois. Puis il guérit sans même nous dire ce qu'il avait eu.

Il aimait passer ses journées sur la terrasse...à chasser le lézard et à se cacher des oiseaux. Il courait sur le rebord de la fenêtre, nous faisant frémir de peur. Il aimait venir me réveiller tous les matins, histoire que je le regarde prendre quelques bouchées de son plat. Puis il revenait se coucher près de moi ou de mon copain... selon l'humeur du moment. Il s'exprimait beaucoup dans ce langage félin développé uniquement pour les humains que nous sommes.

Pendant 15 ans... et puis, il a vieilli. Il ne paraissait pas son âge. Mais on le sentait plus vieux. Il courait encore mais ne sautait plus. Il passait tout son temps avec nous. Je crois qu'il a bien essayé de nous le dire. Il nous regardait et chialait mais on ne comprenait pas. Nous sommes partis pendant 12 jours. Mon père s'en occupait comme d'habitude. Tout allait bien. Et puis, la veille de notre retour... il a fermé les yeux. Je ne l'ai pas revu... je n'ai pas pu lui dire au revoir.

Ma grand-mère dirait... "ce n'est qu'un chat"... mais j'ai pleuré... et je pleure encore. C'était un chat, oui, mais c'était un être qui partageait ma vie. Je tourne la tête et j'ai l'impression de le voir du coin de l'oeil dans son fauteil préféré... sur mon lit... sur la terrasse...

Vasky1992_2007

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26 septembre 2007

La lecture selon... moi...

Oui, j'ai un problème... j'ai beaucoup de difficulté à parler d'un livre sans m'étendre pendant des heures. J'ai lu. Beaucoup deLectureaaa livres. Et je lis encore beaucoup. Tous les jours - bon, presque tous les jours, j'avoue que ces dernières années, je lis beaucoup moins que je voudrais...

Alors que parfois, il arrive que je lis trop rapidement et que j'oublie l'histoire... il m'arrive aussi de trop aimer une oeuvre, de la lire et relire, et de ne pas savoir m'arrêter d'en parler...

Et il est vrai que comme Woody Allen - bon yenne... aurais-je quelque chose en commum avec cet artiste ??? -, j'ai appris (en fait, je n'ai pas trop eu le choix) à lire rapidement - trop rapidement. Il le fallait, si je voulais passer à travers tous ces livres à lire lors de mes études littéraires. Mais le résultat fut que j'arrive à peine à me souvenir de certains romans. Quelques images, quelques bribes... parfois à peine le titre ou l'auteur. En bonne visuelle, je me souviens parfois uniquement de la couverture!!!

Enfin... d'un autre côté... je parle parfois trop d'une oeuvre. Je ne peux me contenter d'en faire un résumé et de donner mon appréciation. Non, les billets se multiplient... l'auteur, l'oeuvre, son contexte, ses thèmes, son contexte, mes commentaires, etc. et bla bla bla. J'avoue que je le fais pas mal pour moi... j'aime analyser et comprendre. Mais j'avoue aussi que parfois j'aime aussi juste lire... sans analyser. Il y a de ces livres que je n'ai pas besoin d'analyser pour apprécier. Et il y a des livres que même si j'ai aimé disséquer, je n'ai pas besoin de partager les résultats de cette dissection.

Mais on dirait que depuis que j'ai ouvert ce carnet et décidé de cette section "Littérature et Lectures", j'ai plus penché du côté de l'analyse littéraire que du simple côté lecture. Oh !!! je me connais bien... je vais continuer à décortiquer certaines oeuvres; c'est un plaisir que je n'ai plus depuis que je travaille uniquement en gestion documentaire. Donc je me l'offre ici ;) mais je vais aussi commencer à simplement présenter certaines oeuvres... quatrième de couverture, présentation rapide de l'auteur, résumé de l'histoire et brefs commentaires personnels... enfin... le plus brièvement que je suis capable !!!

19 mai 2007

Invasion et conquête

Près de 3  ans que je demeure dans mon appartement. Tous les printemps, les hirondelles arrivent et restent jusqu'au début de l'hiver.

hirondelle Oiseaux très inquiétants, selon moi. Présents un peu partout dans la ville, ils ont établis un de leur quartiers à côté de chez moi. Quelques nids juste au-dessus du balcon de ma voisine qui jamais ne sort sur celui-ci. Tous les matins et toutes les fins d'après-midi, les hirondelles volent dans le ciel en face de chez moi, en cercles. Les cris de ces oiseaux, très stridents, occupent de longues heures chaque jour. Très effrontées, les hirondelles n'hésitent pas à presque nous toucher dans leur vol et terrorisent littéralement mon chat.

Mais voilà... l’année dernière ce fut presque la fin de leur règne de terreur ! De grands oiseaux blancs, probablement une espèce de goélands sont venus s’installer... Il y avait toujours eu de ces oiseaux, habituellement un ou deux... Établis sur les dômes de l'arène de taureaux en face de chez moi. Quelques tours majestueux au-dessus du Monumental et puis s’en allaient.

Mais en quelques jours, plusieurs goélands sont venus rejoindre leurs compagnons et nous avons assisté tranquillement à une invasion en règle. Aussitôt que les hirondelles commençaient leur tournée matinale, un premier goéland s’élevait. Il prenait son vol et poussait des cris très précis, après quelques minutes, 5-6 de ses compagnons l’avaient rejoint et volaient dans le ciel en face et au-dessus de chez moi en poussant des cris et en repoussant toujours plus loin les hirondelles qui n’avaient pas le choix de voler plus haut ou s’éloigner tout simplement. Et ce, jusqu’à ce que les hirondelles disparaissent complètement du ciel. Alors les goélands retournaient à l’arène de taureaux tranquillement. Mais si, les hirondelles revenaient et recommencaient à voler, le cri du goéland reprend, alertant ces compagnons et chassant de nouveau celles-ci.

Les hirondelles ont tentés de sortir à des heures différentes, mais les goélands veillaient et ne les laissaient jamais voler très longtemps. Celles-ci ne semblaient pas pouvoir conserver leur territoire, même si elles essayaient. Habituellement, elles battaient rapidement en retraite.

Toute l’année, les goélands ont dominé le ciel. Mais avec le printemps, les hirondelles sont revenues. Et elles recommencent leurs rondes et leurs cris au-dessus de mon balcon. Pour le moment, les goélands les observent et ne semblent pas les chasser. Ont-ils décidé de les tolérer ? Ou vont-ils à nouveau les chasser ? Les hirondelles vont-elles finir par abandonner leur territoire ? Laisseront-elles les goélands conquérir ce bout de ciel ? Est-ce l’annonce d’une paix ? Ou simplement l’accalmie avant le prochain affrontement ?

Mon chat se cache et attend la fin de ce nouvel épisode de la guerre de ces oiseaux… Qui le terrorisera à la fin de ce combat ?

24 août 2007

Mutilation particulière: encore un crime littéraire

J’aime les mots. J’aime la langue française… j’aime les langues… j’aime la grammaire, l’orthographe, la syntaxe. J’essaie de ne pas faire de fautes, et quand j’en fais cela me gène. Même si je sais que c’est naturel…

DictionnaireEt j’aime les dictionnaires, grammaires, ouvrages de référence de toutes sortes. Quand j’étais jeune, petite fille au primaire, je n’avais pas de dictionnaire à la maison. C’est que ces ouvrages sont dispendieux. Il y avait bien une encyclopédie – mais elle avait été donnée à ma mère, elle n’avait pas été achetée.

Mes premières années d’école primaire, les dictionnaires étaient dans la classe. Il y avait une rangée de dictionnaires Larousse dans la classe qu’on utilisait au besoin. Et puis, une année – je ne me rappelle plus exactement laquelle, 3e ou 4e, peut-être – on nous avait permis de les garder dans nos pupitres et même de les amener à la maison. J’adorais mon dictionnaire… non seulement, je le consultais pour répondre à mes interrogations d’orthographe ou de définitions – à l’école ou à la maison; mais je l’ouvrais souvent uniquement pour le feuilleter, lire les définitions, apprendre les nombreuses significations d’un mot, son étymologie, son histoire…

Un jour, à la fin de ma 5e année de primaire, ma tante qui était également professeur au primaire, m’a donné deux dictionnaires de sa classe. Ils étaient un peu vieux – mais encore superbe. Son école avait reçu un budget pour mettre à jour tous les ouvrages (quand cela arrivait encore…) et elle m’avait donc offert un dictionnaire Petit Robert 1 pour les noms communs et un dictionnaire Petit Robert 2 pour les noms propres. À moi. Ils m’appartenaient. Je les avais chez moi… pour toujours. Comme je les ai utilisé ces dictionnaires. Plus le Robert 1 que le 2, il faut avouer… le contenu du 2 devenant plus rapidement désuet que le contenu du 1…

Mais malheureusement… malgré tout l’amour que j’ai pour les dictionnaires, je me dois d’avouer que mes dictionnaires ont eu la vie difficile. Et sont aujourd’hui en piteux état. J’aimerais souligner tout de même que je ne suis pas l’unique responsable de cette mutilation de dictionnaire… mon Petit Robert 2 a d’ailleurs été la victime de la vengeance de ma soeurette – armée d’un crayon feutre noir - qui n’avait pas apprécié que je l’ignore un certain samedi de mes 15 ans…

Et puis, les années furent très sans merci sur la couverture de mon Petit Robert 1. Mais pourtant, j’ai aimé mes dictionnaires… je les ai utilisés, consultés et j’ai essayé de les ménager. Mais si aujourd’hui, ils sont encore dans une de mes bibliothèques – cachés derrières des portes – ils sont complètement mutilés. J’ai acheté d’autres dictionnaires depuis… mais j’ai l’impression qu’ils ne sont pas pareils… ils demeurent propres. Utilisés mais propres.

1 août 2007

Crime littéraire: mémoire trouée

Mes crimes littéraires sont innombrables et chaque confession s'accompagne de sentiments de culpabilité. Et de soulagement aussi, bien sûr. Crime confessé, à moitié pardonné ! De toute évidence, certains crimes sont  véniels, d'autres sont capitaux... enfin selon mes références (d'ex-)chrétiennes. Mais tous me font sentir coupable, et donc méritent qu'on les mentionne. M_moiretrou

Il y a un crime que j'ai trop souvent commis. Et malheureusement, je me vois répéter cette action criminelle encore. Oh, je cherche à ne plus la commettre. Et pour ma défense, je ne cherche pas à le faire volontairement. Je dirais même que c'est tout à fait involontaire. Et je dis cela en toute honnêteté... je ne commets pas ce crime volontairement.  Un délit d'oubli involontaire.  Je suis de bonne foi... mais  est-ce que cela excuse ce crime ? Ne dit-on pas que la non-connaissance ne justifie pas le crime? Ou quelque chose du genre...

Mais quel est ce crime ? Ces pages, toutes ces pages que je lis... ces livres dont je fais la lecture... j'ai beaucoup lu.  Des livres que j'ai aimés, des livres que je n'ai pas aimés, des livres qui m'ont marquée, des livres qui m'ont laissée indifférente...

Mais il arrive que même si j'ai aimé le livre, même s'il m'a marquée... je l'oublie. J'oublie l'histoire, j'oublie les mots. La plupart du temps, je possède le livre - autre crime dont je me confesserai bientôt, un crime de bibliothécaire, celui-ci - je le vois dans ma bibliothèque, je me rappelle le titre, l'auteur, et même le moment où je l'ai lu... mais je ne me rappelle plus l'histoire. Ou à peine. Habituellement, dans la plupart des cas, je me rappelle au moins, si j'ai aimé le livre ou non !

Et alors, quand on me parle du livre, j'ai parfois de la difficulté à me rappeler de l'histoire... "oui, oui, je l'ai lu" (mais je ne pourrais pas vraiment vous dire de quoi ça parle!!!). Pour ma défense, très souvent quand j'en entends parler un peu ou si je lis quelques extraits, ça me revient ! Et je me souviens...

Je place la faute sur la quantité à lire... dans un temps trop court... et donc je blâme mon Bac en Études françaises... il y avait tant de livres à lire en si peu de temps. La pratique de la lecture rapide a laissé des séquelles; mais pour être honnête, je dois avouer que mon désir de lire tant d'oeuvres, tant de livres,  a fait que je lis trop rapidement.

Je ferme le livre... avec pleins d'images, de mots, de lettres, de souvenirs... bons ou mauvais. Mais trop rapidement, les mots se brouillent, les phrases deviennent confuses, les pages se confondent... et j'oublie. Ma mémoire devient parsemée de trous de lecture...

Je regarde parfois des livres dans ma bibliothèque et je suis incapable de me souvenir de l'histoire... j'en suis si embarrassée... Le pire c,est quand il arrive que j'achète un roman que j'ai déjà lu - mais cela n'arrive pratiquement jamais (bon cela m'est arrivé à 4 reprises - 4 fois en 36 ans d'existence, ce n'est pas si mal... bien sûr, je ne compte pas les fois où j'ai presque racheté le livre, avant de réaliser que je l'avais déjà lu !)

Maintenant, j'essaie réellement de prendre mon temps, de lire le roman et de me souvenir du contenu... mais cela m'arrive encore -trop souvent-... je repose le livre, le range dans ma bibliothèque et réalise quelques temps plus tard que les pages ne sont plus qu'un souvenir flou, que des mots imprécis, brouillés, dans ma mémoire trouée. 

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7 mars 2007

Oublier de lire

Ou plutôt oublier de prendre le temps de lire. Et pourtant, c'est une partie si importante de tout ce que je suis... Peut-être un blocage. Un peur de se me perdre dans un nouveau livre. Une envie de relire des livres familiers, des histoires connues. Mais unPileLivre sentiment de culpabilité à l'idée de relire alors qu'il y a tant de choses à lire qui attendent dans ma bibliothèque et si peu de temps pour le faire.

Mais aussi un sentiment de culpabilité de de laisser ces livres non-lus. Je dois lire les livres de ma - mes - bibliothèques. Peu importe qu'ils m'inspirerontt ou qu'ils me laisseront indifférentes. Je les sens seuls, les non-lus. Ils m'en veulent un peu de les laisser ainsi... sans un sentiment pour les décrire. À part la culpabilité.

Mais le temps m'échappe et je me sens coupable de le laisser m'empêcher de lire. La fatigue, la vie quotidienne, aucune excuse n'est valable... pour cet oubli inexcusable.

28 janvier 2007

Et un château à ma fenêtre

Ce soir il n'est pas là. Cela lui arrive parfois. Et il me manque lorsqu'il s'absente. Car habituellement, il y a un château à ma fenêtre. On le voit au loin sur la montagne. On le voit le jour, mais je l'aime particulièrement la nuit. Il est alTibi2ors tout illuminé de cette lumière jaunâtre que l'on voit parfois dans les films ou sur les photos. On le voit au loin, jaune et brillant. Parfois dans les couchers de soleil, il prend des teintes étranges. Et parfois la lune vient presque le toucher. Et il ressemble au château de Cendrillon. C'est la première chose qui m'est venue à l'esprit lorsque je l'ai vu tout illuminé pour la première fois. "On dirait le château de Cendrillon". Le château de Cendrillon dans la version Walt Disney de la chose, évidemment !

Et pourtant, je ne pense pas qu'il ressemble vraiment au château de Cendrillon. Il faudrait que je vérifie. Peut-être ressemble-t-il à un tout autre château. Un château réel. Mais c'est l'impression que j'ai chaque fois que je le regarde, chaque fois que je perds mon regard sur la montagne. C'est ainsi que je le présente lorsqu'on l'aperçoit de ma fenêtre. "C'est quoi qu'on voit sur la montagne là-bas?" "C'est le château de Cendrillon"...

Il ressemble peut-être au château de Cendrillon, ou peut-être ne lui ressemble-t-il pas du tout... Et pourtant. Ce n'est pas du tout un château. Sur le haut du Tibidabo que je vois de ma fenêtre, il y a une église. L'Église du Sacré Coeur de Barcelone. Une église bien ordinaire tout au haut de sa montagne. Et comme son homonyme de Paris, elle est relativement récente, et assez décevante. Construite au début du siècle, entre 1902 et 1962, elle possède une fameuse statue du Sacré Coeur sur sa cîme - une création de Josep Miret Llopart

Tibi1À ses côtés, il y a un parc d'attraction... des manèges, des jeux, une grande roue... elle aussi illuminée. Parfois, on voit aussi, la nuit, les lumières du funiculaire qui conduit à l'église et aux manèges... Et on voit, la tour des communications, la Torre de Collserola, de 288 mètres, qui fut ajouté au tableau -selon les plans de l'architecte britannique, Norman Foster, pour les jeux olympiques de 1992. Quelques sentiers sont parfois aussi illuminés sur ce mont de 512 mètres... le plus haut pic de la  sierra de Collserola qui fait partie de la Cordillière litorale catalane et qui fut aménagé en parc de 8 465 hectares, en 1987 - le Parc de Collserola - pour le préserver et protéger.

Le Tibidabo a à ses pieds la ville de Barcelone d'un côté, la dépression du Vallès de l'autre côté, et il a deux rivières qui le bordent: le Besos et le Llobregat. Il s'est d'abord appelé Collserola au Moyen-Âge. Il prit le nom de Tibidabo plus tard, ce nom signifiant en latin "je te donnerai"... mais je ne suis pas très bonne en latin, donc je ne fais que répéter ce qu'on m'a dit. On m'a aussi dit que l'origine du nom viendrait de phrases tirées des évangiles de Saint-Mathieu et Saint-Luc. On se serait inspiré de ces évangiles pour nommer le Mont. Pourquoi, je n'en sais pour l'instant pas plus... je ferai peut-être quelques recherches, un jour...

On voit aussi peut-être le musée de la science ou le Planétarium... difficile à dire. Moi, je ne vois que le château de Cendrillon... Et qui vient de s'illuminer !!! À l'instant... pour éclairer un peu ce texte... pour me permettre de rêver un peu... Car je ne vois pas l'église sur sa montagne, je vois un château de lumière qui brille à ma fenêtre.

EDIT: Pour en savoir plus sur le château de Cendrillon de Walt Disney, lire ce billet  Le château de Cendrillon ;)

29 janvier 2007

Ces oursons que je cache

Ourson2Dans un coin de ma chambre, il y a un panier. En face de mon lit. Ce panier est la résidence de quelques oursons de peluche. Ces oursons appartiennent à différentes époques et le plus vieux a le même âge que moi, à quelques jours de différence. Le plus récent a à peine quelques semaines.

Ces oursons se serrent un sur l'autres. Par obligation, car je ne sais si cela serait leur choix. Ils ont tous un nom, mais je ne le dis pas à beaucoup de gens. Certains noms semblent étranges. Ils ne furent jamais renommés. Ils ont tous le nom qui leur fut donné à leur arrivée chez moi. La plupart sont Montréalais, d'autres Français, il y a un Berlinois.. Ils sont tous des espagnols présentement. Pour la plupart des gens qui observent le panier, c'est simplement un rassemblement d'oursons - amalgame de souvenirs d'enfance, de cadeaux et d'une certaine affinité pour les oursons.

J'ai un autre panier avec d'autres animaux en peluche. Il est un peu plus caché. Ils semblent un peu oubliés, mais ils sont aussi importants. Je les évoquerai peut-être un autre jour. C'est que les oursons sont différents. Il est vrai que ce sont une représentation de souvenirs d'enfance... de cadeaux que j'ai reçus au fil des années... et d'un attrait pour les ours en peluche...

Mais pour ceux qui se penchent un peu plus, qui approchent leur oreille duOurson1 panier, ils pourront peut-être percevoir ces murmures que j'entends parfois. Des échos de ce qu'ils ont entendus, des réponses chuchotées. Ils ont une force extraordinaire qu'il n'est pas possible de voir si on accepte pas l'imaginaire.

Toujours aimé, les animaux de peluches, de toutes sortes et de toutes couleurs. Comme tant d'enfants... Ces animaux appelés indistinctement "nounours", encore aujourd'hui, ont peuplé ma chambre pendant tant d'années. Quelques uns furent donnés, mais certains ne m'ont jamais quittés... Certains savent tout de moi. D'autres que quelques épisodes. C'est classique. Qui n'a pas raconté sa vie à ses êtres de peluche ? Probablement beaucoup de gens... mais beaucoup d'autres ont laissé leurs émotions coulées sur leurs peluches. Des larmes, des rires, parfois même des coups... ils ont servi à éloigner les fantômes, permis d'être en mesure de faire comme si tout allait bien, car ils gardaient pour eux ce qui n'allait pas...

Mais les oursons de ma chambre ont appris à comprendre et à entendre sans qu'on leur demande. Et parfois, c'est uniquementOurson3 une question de goût pour les oursons en peluche... une histoire de collection, un rêve d'avoir ces objets magnifiques et peut-être un jour un authentique antique teddy bear... mais il serait enfantin de ne pas avouer que ces présences ont une importance impossible.

Ce soir... je suis en colère. Ce soir... je me sens blessée... et je n'ai pas honte de parler de ces objets. Mais ces objets possèdent une vie que je ne peux décrire. Je n'ai pas toujours la force de me laisser aller. Mais ils n'ont pas besoin que je m'ouvre... ils viennent à moi sans que j'ai besoin de les appeler. Évidemment, c'est une illusion. Évidemment, je suis une adulte qui n'a pas besoin de ces objets pour se lever et marcher. Mais parfois dans le noir de mes rêves, je laisse l'imaginaire me parler tout doucement et me raconter de belles histoires... Il était une fois...

24 avril 2007

Crime littéraire: lecture légèrement coupable

50Ce n'est pas un bien grand crime... quelques lectures et deux livres que je possède. Mais ces lectures et ces deux livres demeurent un secret. Je crois que je n'ai pas jamais "avoué" ces lectures et la possession de ces deux livres. Et donc, la raison de ce crime littéraire qui se résume donc essentiellement à une lecture "légèrement" coupable.

Légèrement... car tout de même... ce n'est rien de très grave... juste des lectures dont je n'aime parler, que je n'ose pas avouer, car enfin, je parle ici de... de... - aller un peu de courage - de romans Harlequin !!!

Évidemment, j'accuse immédiatement ma mère. Et même, notre voisine de cette époque. Car ma mère a seulement commencé à lire des romans Harlequin uniquement lorsque cette voisine commença à lui prêter des livres. Et puis, ma mère commença à en acheter elle aussi. Ils étaient facilement accessibles, puisqu'il y en avait au dépanneur juste à côté. Et puis, ils étaient si peu dispendieux. Ma mère les achetait au dépanneur ou à l'épicerie et la voisine, les achetait près de son travail. Et puis, une fois qu'elles avaient lu leurs achats respectifs, elles se les échangeaient. C'était assez rapide... les livres étant si courts et prévisibles.

Mais pour une raison quelconque, pendant quelques années, ma mère se lança dans la lecture de ces romans. Et aux personnes qui ne connaissent pas ce type de lecture, il existe différents types de collections aux romans Harlequin. Et pendant ma jeunesse, il y eut toujours quelques livres Harlequin, de différentes collections qui traînaient dans la maison.
Harlequin_Joker_Print_C10127473
Et évidemment, la grande lectrice que je suis... hum hum... en lut quelques uns... bon... disons... plusieurs. C'est qu'ils étaient là ! Sur la table du salon, sur la table de cuisine, sur le meuble du passage, enfin, un peu partout. Et puis, on se laisse tenter et on lit. Et c'était si rapide. Quelques heures et c'était terminé.

Pour ma défense, disons que rapidement, j'ai compris le principe... c'était toujours pas mal la même histoire. Et les jeunes filles, fortes mais vulnérables me tombèrent rapidement sur les nerfs - et pour la défense de ma mère, elle abandonna elle aussi ce type de lecture... moins rapidement que moi, car enfin, sa voisine, elle, continuait à lire ces livres. Disons, qu'elle continuait par amitié.

Mais, malgré la médiocrité de ces lectures, je possède encore deux de ces livres. Et oui, deux livres furent un peu différents, m'ont intéressée pour une raison quelconque - même si la qualité de l'écriture est pauvre, l'histoire banale et beaucoup trop romantique (je n'aime pas habituellement les histoires d'amour et romantique !)  et je les ai conservés !

Ne me demandez pas les titres - ils sont tabous ! Et non, ils ne sont pas dans ma bibliothèque, ils sont bien cachés. Peut-être leur conservation a-t-elle à voir aussi avec le souvenir de ces moments... je revois ma mère lire ces livres, je la voie avec la voisine sur le balcon à les échanger... Enfin... j'en ai gardé deux, que je relis parfois rapidement et que je trouve bien ridicules, mais que je garde, honteuse et coupable...

6 avril 2007

Encore un crime littéraire: les oubliés

Péché par action et par omission. Et par manque de place.

Tout a débuté par mon premier déménagement dans mon prmier appartement.  À 21 ans, j'avais déjà une bibliothèque bien remplie  dans ma chambre chez mes parents. Et en ce mois d'août de 1992, lorsque j'ai fait mes premières boîtes pour ce déménagement vers mon premier appartement, j'ai fait de belles grandes boîtes bien pleines de livres - évidemment impossibles à soulever ! Finalement, les boîtes purent être déménagées dans mon premier chez-moi. Les livres reprirent leur place dans la bibliothèque. Mais pendant les mois qui suivirent, d'autres achats eurent lieux... et la découverte de la bouquinerie "L'Échange" n'aida pas du tout la cause du surachat de livres usagés. Mais il y avait tellement de possibilités !!! Petit à petit les livres ont commencé à déborder des étagères... et ils s'empilèrent devant les rangées de livres, le moindre recoin de tablettes ou de bureaux à commencer à accueillir des livres.

LivresdansboiteLe second déménagement, puis le troisième ont encore vu les livres rangés dans des boîtes - plus petites et "soulevables" celles-ci. Mais le troisième déménagement a aussi été l'occasion de faire une première boîte contenant des livres moins lus et plus endommagés. Première boîte qui prit le chemin du fond de garde-robe et non pas des étagères de la bibliothèque. Il n'y avait plus assez de place. Et donc, certains choix furent faits, à savoir quels livres iraient sur la tablette et quels livres iraient dans la boîte du garde-robe... boîte qui a bientôt vu une autre boîte la rejoindre.

Et évidemment, à chaque ménage du garde-robe, ce fut la redécouverte des boîtes de livres bien rangées dans le fond. Des livres que j'avais oubliés que j'avais. Mais je n'avais pas beaucoup de choix, si je voulais les conserver, il fallait les exilés dans le noir du garde-robe.

De toute évidence, dans ce troisième appartement, l'achat de livres ne cessa pas. Et donc, une troisième boîte rejoint les deux autres... un tri constant devait avoir lieu... quels livres devais-je voir quotidiennement et avoir à portée de la main ? et quels livres pouvaient être oubliés dans le fond d'une boîte ?

Le quatrième déménagement devait avoir lieu en 2004. Un déménagement de grande envergure puisqu'il devait faire traverser l'océan à mes livres. Mais pour partir de Montréal et se rendre à Barcelone, j'ai d'abord dû faire un vrai tri. C'est à dire, une sélection véritable des livres qui devaient faire le voyage et ceux qui resteraient à Montréal. Certains furent vendus, la plupart donnés. Ce fut très difficile, mais certains livres durent me quitter. La plupart me suivirent cependant. Dans des boîtes.

Mais lorsqu'elles arrivèrent dans leur nouveau logis, elles durent conserver leur cargaison de livres pendant quelques semaines, le temps qu'on commence à placer les meubles et défaire les centaines de boîtes. Malgré le fait que plusieurs livres n'avaient pas suivi, il fut rapidement clair qu'il y aurait un manque de place. En grande partie parce que même s'il y avait moins de livres qu'avant, il y avait également moins de bibliothèques ! La décision ayant été prise de ne pas déménager certaines bibliothèques en mélamine vieilles et pas très belles. Que faire ? Quelques boîtes pleines de livres restèrent donc des mois cachées derrières les portes - en effet, pas de garde-robes pour cacher les boîtes ! Les livres oubliés derrières les portes furent pour la plupart sauvés par l'achat de nouvelles bibliothèques. Mais tous ne purent pas sortir de leur cachette... manque de place amplifier par l'achat continuel de nouveaux livres.

Donc certains livres sont encore oubliés dans des boîtes. Bien qu'il n'y en ait plus derrière les portes, il y en a en dessous de mon lit et dans le débarras chez mon père. Quels sont ces livres ? Les oubliés, les mal-aimés... ceux dont je me souviens à peine des titres... loin des yeux, loin du coeur...

1 avril 2007

Dégradation littéraire: un autre crime

Mes crimes littéraires sont multiples. Et c'est troute honteuse que j'avoue ce troisième crime. D'autant plus honteuse que j'ai même eu des cours de préservation et conservation du papier, des livres. Et j'ai tout pleins de notes de cours, de textes etLivres3 d'articles sur la détérioration du papier, les causes et les façons d'y remédier. Car mon crime implique la conservation de mes livres.

Et c'est inexcusable. Je le sais. Même sans toutes ces connaissances en préservation et conservation du papier, c'est inexcusable. Il devrait aller de soi que quelqu'un qui adore les livres prenne soin de ses livres. Mais malheureusement, je dois avouer que je suis assez négligente.

Évidemment, tous ces livres usagers ou encore bon marchés n'ont pas un très bon papier. Et une bonne partie de ces livres sont très jaunis. Le papier rugueux et parfois craquant. Certains de ces livres, je n'ose même plus les ouvrir. Peur que le papier tombe en morceaux, peur de voir cette horrible couleur jaune, peur de toucher ce papier rude, granuleux, écailleux. Ces livres sont importants et donc je ne peux m'en départir. Il faudrait les racheter. Dans une meilleure édition avec du meilleur papier. Mais il y a toujours un autre livre a acheté.

Et ensuite, ils ne sont pas toujours rangés adéquatement. Et je ne les prends pas toujours de la bonne façon. Il ne faut jamais tirer un livre par sa coiffe de tête, évidemment, je sais cela. Mais je ne suis pas toujours fidèle à cette règle. En fait, pratiquement jamais. Et je tire sournoisement et rapidement les livres que je veux prendre - en cachette pour pas qu'on me voit... mais je sais et j'en suis toute embarrassée.

Et puis il y a la coiffe du bas de mes livres... que j'aimerais pouvoir cacher. La majorité est légèrement endommagée.... par ma faute encore une fois. Non pas que je les prenne par cet endroit puisque c'est la coiffe de queue, mais parce que je suis trop paresseuse lorsque je fais le ménage pour enlever les livres des tablettes. Et lorsque je ne fais pas juste épousseter, lorsque je lave les tablettes, je lave devant les livres. Et évidemment, l'eau ou le détergent, même en faisant très attention, touche souvent le bas des livres. Et le papier et la couverture de ces livres sont un peu jaunes ou bruns, parfois légèrement retournés ou déchirés... cela ne paraît pas beaucoup, mais parfois un peu... et je sais que cette détérioration peut s'empirer.

La poussière... même si j'époussette régulièrement les tablettes, je n'époussette pas assez souvent les livres eux-mêmes. Chaque tranche supérieure est poussiéreuse... la poussière s'accumule si rapidement, particulièrement à Barcelone.  Et la poussière est si difficile à enlever des têtes de livres, elle se colle entre les pages et ne veut pas partir. La poussière n'est pas très bonne pour les livres et en plus, elle peut attirer les petits insectes qui aiment bien dévorer le papier.

Une mauvaise habitude que j'ai depuis toujours me fait tourner le coin des pages quand je pose mon livre pour un moment. Et pourtant j'ai plusieurs signets de toutes sortes. Mais une incontrôlable habitude me fait plier ces coins de pages. Et donc beaucoup de mes livres ont les pages endommagées. Sans parler de toutes les fois où j'ai laissé un livre ouvert trop longtemps et le dos de la plupart de mes livres contient de nombreux plis et cassures. Et puis, les couvertures sont parfois pliées - lors de séjours dans des sacs, sacoches et valises.Ou entre les coussins du divan. Quelques livres possèdent des taches de cafés et autres boissons et aliments. Un livre a même tombé dans le bain.

Et si tout cela n'était pas assez, il y a les conditions environnementales. Un séjour prolongé dans un appartement trop humide a gondolé plusieurs livres. Le soleil a pâli plusieurs couvertures dont certaines de façon assez irrégulière et spectaculaire. Et un voyagement dans des boîtes à travers l'océan Atlantique a été assez dur sur la santé de certains livres.

Pour ma défense, il y eut quelques réparations... deux ou trois livres ont même séjournés dans une presse à la bibliothèque où je travaillais. Et quelques couvertures furent sauvées... mais c,est peu... C'est parfois avec tristesse que je regarde mes livres. Mais je me promets bien de tenter d'être plus maternelle avec mes livres...

23 mars 2007

Premier crime littéraire: Erreur de jeunesse

J'avais beaucoup de livres. Des livres achetés par ma mère ou encore reçus en cadeaux. J'avais aussi plusieurs bandes dessinées - la plupart achetée avec mon père lors de visites au dépanneur. Beaucoup de livres "d'enfants". Des livres illustrés, Pile_livresdes contes de fées, des versions allégées de romans, de vrais romans aussi, quelques livres encyclopédiques - comme je les appelais. Des livres sur les animaux, certains pays, sur des sujets plus sérieux.

J'ai lu ces livres de nombreuses fois. Certains de ces livres m'ont été lu de nombreuses fois avant que je les lise moi-même. J'aimais les livres. J'aimais lire. J'empruntais beaucoup de livres à la bibliothèque et j'ai commencé à m'en acheter quelques uns. Des livres usagés, principalement acheté aux foires du livre au métro Berri-de-Montigny (oui, avant que la station s'appelle Berri-UQAM).

Et puis, j'ai eu 14 ans. Ou bien 15 ans. Je ne suis plus certaine. Mais je me souviens très bien de l'ouverture de cette librairie "de livres usagés" juste à côté de chez moi. Sur la rue Monselet... directement en bas de la côte et donc directement en bas de ma rue... j'habitais au milieu de ce tronçon de rue... au milieu de la côte. Et de ma fenêtre de chambre, je pouvais très bien voir, en me penchant vers la rue, cette bouquinerie.

Elle devint rapidement une obsession. Combien d'heures y ai-je passé ? Incalculable. Mais évidemment, je ne pouvais sortir de ce lieu les mains vides. Heureusement, je trouvais toujours des livres à mon goût... et pour 2$, 1$, même 0.50$... Des Agatha Christie, des livres de Robert Charroux, des romans indéfinis, des livres de voyages, ...

Mais voilà. Mon budget était limité. Mon allocation n'était pas très élevée et je n'avais pas beaucoup d'argent pour assouvir mes désirs, mes besoins, littéraires. Que faire ? Où trouver l'argent. J'ai bien essayé de ne pas entrer dans la librarie. Mais elle se trouvait sur mon chemin quotidien. Et je ne pouvais sortir de chez moi sans la voir. J'ai essayé d'entrer et que regarder sans acheter, mais c'était difficile, si difficile.

Et c'est alors que j'ai décidé d'utiliser la deuxième vocation de la librairie. Je pouvais y acheter des livres usagés, mais je pouvais également vendre mes livres usagés. Et c'est ce que j'ai fait. J'ai regardé ma bibliothèque et du haut de mes 14-15 ans, j'ai évalué ma collection, ma bibliothèque. J'étais une jeune adolescente. Loin de mon enfance. Une jeune fille qui se trouvait déjà très vieillle. Loin de moi, les souvenirs d'enfants. Je ne voulais plus rien savoir de mon jeune temps, des marques de mon enfance. Je n'étais plus un bébé ! Qu'avais-je à faire de ces livres d'enfants. Et je les ai donc vendus. Pratiquement tous. Quelques uns ont pris le chemin de ma soeurette, quelques uns furent épargnés par je ne sais quel miracle, mais la plupart furent sacrifiés pour quelques sous. Pour acheter d'autres livres. De toute façon, on conservait peu les souvenirs dans ma famille... jouets, vêtements, objets ont pour la plupart trouvé d'autres toits. Et à 14-15 ans, je n'avais rien à faire de ces stigmates de mon passé.

Une collection complète et entière de Petzi, des livres-disques de Walt Disney (tourne la page avec la fée clochette), de magnifiques livres illustrés de contes de fées, des romans entiers et complets - Jules Vernes, James Barrie, etc. furent vendus. Même la majorité de mes Archie, pourtant chers à mes yeux, fut sacrifiée.

Quelques bons achats furent faits. Certaines de ces acquisitions peuplent encore ma bibliothèque. Mais combien de trésors furent vendus... Quand je pense à ces livres perdus par ma bêtise et mon insousciance d'adolescente... j'ai les joues qui s'enflamment. J'ai pu retrouver certains titres ! En grande partie dans les bibliothèques de membres de ma famille - ces livres avaient été donnés à des cousins plus jeunes. Et j'ai même réussi à racheter certains livres dans des ventes de garages et des ventes de bibliothèques... ce ne sont pas mes livres, mais au moins ce sont les mêmes titres.

Je n'aurais peut-être pas tout gardé. Mais certains de ces livres, je pleure encore aujourd'hui. Que l'adolescence est cruelle, froide et sans sentitment pour son enfance. On veut tellement devenir grand, qu'on cherche à tout effacer des années qui viennent de se terminer.

Ce premier crime littéraire est une erreur de jeunesse... sur le moment elle m'a permis de lire de nouveaux titres, d'avoir de nouveaux livres... soupirs... mais au prix de la perte de souvenirs irremplaçables et surtout de trésors d'enfance - est-ce que j'ose dire... de premières éditions...

21 mars 2007

Mes crimes littéraires

Je n'ose trop en parler. Si je parle de crimes, c'est que je me sens coupable. C'est que les livres sont pour moi si importantsLivresvendus1. Une relation très intime s'est établie entre les livres et moi... dès la première fois où j'ai pu voir un livre. La première histoire que ma mère m'a lu, le premier livre que j'ai tenu dans mes mains, le premier livre que j'ai lu seule, le premier livre que j'ai emprunté à la bibliothèque, le premier livre que j'ai acheté moi-même...

J'ai compris très tôt que les livres faisaient partie de ma vie, qu'ils y avaient une place choyée. Ma mère aimait les livres aussi et donc dès mon enfance j'avais plusieurs livres dans ma bibliothèque. Des livres imagés, des livres cent fois feuilletés, des livres crayonnés gardant la trace de moments pour la plupart oubliés mais qui furent problablement importants.

Les livres se sont multiplés dans ma vie. Tout d'abord les livres qu'on m'a acheté. Puis les livres que j'ai empruntés à la bibliothèque - bibliothèque de mon école, bibliothèque de mon quartier. Ensuite les livres que j'ai commencé à m'acheter moi-même, principalement dans les bouquineries - où les libraries, et même, les magasins de livres usagés, comme on disait. Car évidemment, il n'y avait pas beaucoup de sous pour acheter ces livres.

Et les livres se sont accumulés. Des livres, des livres, des livres... et quand j'ai étudié en littérature, c'était à cause du contenu des livres... et quand j'ai étudié en bibliothéconomie, c'est à cause du livre, du papier, de l'archives, de l'information...

Un histoire d'amour entre moi et les livres - autant les mots que le papier, le contenu et le contenant... Mais voilà, comme bien des histoires d'amour, il y a quelques épisodes moins joyeux, dont je suis loin d'être fière... auxquels je ne peux penser sans avoir une petite larme... des abandons, des bêtises, des oublis... mes crimes littéraires !

23 février 2007

Le château de Cendrillon.

Il nous arrive d’aller voir parfois ses statistiques. Intéressant tout de même, de voir ce qu’on vient voir sur nos pages. kcIntéressant et parfois surprenant de voir les mots-clés utilisés qui ont permis d’arriver sur nos textes. Et parfois, on se dit que certains ont dû être bien déçu…

Il y a quelques temps, j’observais un château à ma fenêtre et commentais sur l’église Sacré-Cœur du Tibidabo… Mais cette église est pour mes yeux, le château de Cendrillon. Tout illuminé.

Et voilà, que l’on a fait des recherches sur l’histoire du château de Cendrillon et que l’on a été voir mon texte pour des explications. Et je me sens un peu coupable de ne pas vraiment parler du véritable château de Cendrillon… Voyons voir…

Lorsqu’on parle du château de Cendrillon, on parle surtout du château de plus de 18 étages qui est l’emblème du parc thématique Magic Kingdom de Walt Disney World en Floride. Il représente également toutes productions provenant de Disney.CC

Le château fut ouvert au public, le 1 octobre 1971. Pour la construction du château, son créateur, Herbert Ruman s’inspira en partie du château du film d’animation « Cinderella » des studios Disney qui parut en 1950. Mais le château est également inspiré de plusieurs châteaux européens, principalement des châteaux français : Château de Pierrefonds, Château d'Ussé, Château de Fontainebleau, Château de Versailles, et les châteaux de Chenonceau, de Chambord, et de Chaumont. Le château de Neuschwanstein à Schwangau en Allemagne – listé dans les candidatures finales pour les nouvelles 7 Merveilles du Monde - fut également une grande inspiration pour les créateurs du château de Cendrillon.

Le château du parc Magic Kingdom a pris 18 mois à construire et mesure 57,6 mètres. Il paraît cependant beaucoup plus grand grâce à une technique appelée « perspective forcée ». Le château est construit en fibre de verre sur une structure en acier, même si il semble fait de granite solide.

On dit qu’à l’intérieur du château, on avait tout d’abord prévu un appartement pour la famille Disney, mais il ne fut jamais complété. Au tout début de 2007, une suite fut inaugurée au château, apparemment dans cet appartement qui ne fut jamais terminé. Il est maintenant possible – depuis l’inauguration de l’Année des millions de rêves (Year of a Million Dreams de Disney) de résider pour une nuit dans la suite royale du Château de Cendrillon.

Le château de Cendrillon dans le film de Disney fut probablement également inspiré par nombres de châteaux européens, bien qu’il n’y ait pas vraiment de références à ce sujet.

ffLes châteaux sont souvent situés dans les hauteurs ou dans les clairières près de forêts. C’est un endroit fort, solide, difficile d’accès. Il offre la sécurité, mais une sécurité particulière. Une sécurité séparée du reste du monde. Il éloigne de notre vie ordinaire. Un éloignement qui le rend difficile d’accès mais qui est tout de même désiré.

On dit souvent que le château est le symbole de la transcendance, particulièrement la transcendance du spirituel. Le château renferme donc les pouvoirs mystérieux et insaisissables… les pouvoirs internes. Le château est aussi un symbole de la conjonction des désirs. Désirs et pouvoirs internes.

Et le château blanc – comme le château de Cendrillon- peut être un symbole d’accomplissement, le symbole de son destin accompli, rempli. On parle alors de perfection spirituelle. Et le château éclairé – comme c’est souvent le cas du château de Cendrillon – peut symboliser la conscience, le désir, mais surtout le projet que l’on commence, que l’on aborde et que l’on met en œuvre. On va alors faire rejoindre le château illuminé, haut juché – près des cieux, avec l’âme rejoignant sa spiritualité.

Dans le château vont résider les symboles de l’âme, l’amour, les désirs – parfois aussi l’orgueil.

Le château de Cendrillon représente peut-être ce désir de transcendance – spirituelle mais aussi émotionnelle, voire sexuelle, de notre héroïne. Le château lui donne aussi – peut-être la sécurité. Une sécurité éloignée du monde ordinaire.

Le château de Cendrillon…

Sources à consulter :

- Cinderella Castle / Wikipedia. -- http://en.wikipedia.org/wiki/Cinderella_Castle

- Cinderella Royal Castle Suite / by Trey Evans. -- http://www.luxist.com/2007/01/23/cinderella-royal-castle-suite/ . -- Jan 23rd 2007

- First Photos of new Cinderella Castle Royal Suite /January 20, 2007


-
Cinderella Castle facts IN The Unofficial Guide to Walt Disney World 2003. --

- Cinderella's suite life : No glass slipper needed to live fairy tale for a night /Scott Powers . – IN Orlando Sentinel. -- http://www.orlandosentinel.com/orl-mcinderella2507jan25,0,4106763.story?coll=orl . -- Posted January 25, 2007

- La Chambre Royale du Château de Cendrillon de Walt Disney World en photos / Par Alex http://www.dlrp.fr/actu_disney_parks_year_of_a_million_dreams_960.html. -- 2007-01-15  

2 février 2007

Un Jour la Marmotte vit peut-être son ombre

MaM

Ce 2 février possède beaucoup de traditions et légendes. Il possède aussi beaucoup de nom. Certaines de ces traditions et coutumes se réfèrent parfois au 1er février, parfois au 2 février… il y a des divergences d’opinions.

Chandeleur, Candlemas, Candelaria, Fête des chandelles, Imbolc, Fête ou Jour de Brigitte (Brigid), Fête des Lumières… à la suite de ces noms plus connus, on peut retrouver aussi d’autres noms moins connus.

Imbolc (et ses origines et variations), Chandeleur (et ses variations) seront pour d’autres textes. Commençons par une célébration que je connais très bien. Car il faut bien l’avouer la Chandeleur ne fait pas partie de mes souvenirs et je n’ai connu la fête d’Imbolc que beaucoup plus tard. Alors que la marmotte, elle, on la connaissait !

Évidemment, en recherchant un peu les origines du Jour de la Marmotte ou Groundhog Day, on s’aperçoit rapidement que cette fête a elle aussi ses origines dans la célébration de la lumière et a des liens étroits avec la Chandeleur catholique et l’Imbolc celte, et même des caractéristiques plus anciennes qui plongent dans la Rome antique.

Le Jour de la Marmotte, célébré le 2 février est le jour où, en particulier au Canada et aux Etats-Unis, cet animal se réveille de son long sommeil hivernal. Cette journée, si la marmotte se réveille de sa période d’hibernation et sort de son terrier, elle prédira alors la longueur de l’hiver. Lorsqu’elle pointe son nez dehors et que le soleil illumine le ciel, si elle voit son ombre, elle rentre immédiatement dans son terrier, se rendort et indique ainsi que l’hiver sera encore long et vigoureux et durera encore au moins six semaines. Si au contraire, elle ne voit pas son ombre, elle restera éveillée car l’hiver prendra bientôt fin et les jours qui restent seront doux. Le printemps arrivera donc très bientôt.

Pour beaucoup de gens, ce jour marque donc la fin symbolique de l’hiver. Car l’hiver peut être encore très long. Et les prédictions de la marmotte sont loin d’être toujours exactes !!! Mais le Jour de la Marmotte est une journée importante, surtout dans les villes canadiennes et américaines où l’hiver est froid et long. Cette journée est une coupure dans l’hiver et annonce la lumière et le renouveau à venir.

Beaucoup de villes ont leur marmotte célèbre qui prédit chaque année, le temps qu’il reste à ces jours hivernaux. Certaines sont même connues au-delà des murs de sa ville.

D’où provient cette tradition ? Comment fut-elle transmise ou comment a-t-elle commencé en Amérique du Nord ?

On retrouve dans cette tradition, l’idée et l’importance de la lumière. La marmotte sort pour voir ou non son ombre. L’ombre qui sera projetée s’il y a de la lumière, du soleil. Les origines viennent de toute évidence des rites et coutumes déjà célébrés par plusieurs peuples : on pense d’abord à la Chandeleur, à l’Imbolc et aux fêtes Lupercales.

Sans remonter ou approfondir ces rites et traditions anciennes, on peut simplement souligner que la tradition aurait d’abord été transmise par les romains aux Teutons (Germains). La tradition disait que si lors de cette journée dédiée à la Lumière, un animal qui émergeait voyait ou non son ombre et prédisait ainsi la température des six prochaines semaines. Le folklore germanique et français parlait de marmotte ou d’ours. Les romains choisirent plutôt le hérisson. Lorsque plusieurs européens s’installèrent en Pennsylvanie en Amérique, ils amenèrent avec eux cette coutume. On remplaça le hérisson, absente en Amérique par la marmotte présente en plus grande quantité, et semblant aussi intelligente et sensible que le hérisson.

Les habitants d’Amérique étaient aussi, sinon plus impatients de voir arriver la fin de l’hiver pour commencer à semer et à récolter. Il faut cependant souligner qu’on n’a pas tenu en compte dans cette transmission de cette tradition européenne que la marmotte n’avait pas tout à fait les mêmes habitudes que le hérisson. L’hiver plus rigoureux en Amérique oblige les marmottes à demeurer plus longtemps en hibernation. Alors que le 2 février est généralement plus doux en Europe, il est souvent encore très froid en Amérique et il reste encore beaucoup de mois de froid et de neige ! Les terriers des marmottes étant souvent encore recouverts de neige, plusieurs des marmottes « travaillant » à prédire la température pour les villes sont gardées dans des environnements « privilégiés » !!! Et certaines marmottes sortent beaucoup plus tard, en mars.

On pense aussi à la tradition catholique qui consistait à allumer et à bénir à la Chandeleur, des cierges que les prêtresMamee distribuaient aux fidèles pour illuminer leurs fenêtres, au milieu de l’hiver. La lumière des chandelles offrant une coupure au milieu de l’hiver. La température de cette journée était très importante et prédisait la température du reste de l’hiver. Cette tradition provenant elle-même de la fête païenne Imbolc qui célébrait le point entre le solstice d’hiver et l’équinoxe du printemps. On disait entre autres, que si la température de cette journée était douce, la deuxième partie de l’hiver était dure et froide. 

Le Jour de la Marmotte a monté en popularité en particulier au cours du XVIIIe siècle. On dit que c’est à cause des efforts d’un éditeur de journal, Clymer H. Freas ainsi que W. Smith, également éditeur et député américain. Ils organisèrent et ont popularité un premier festival en Pennsylvanie. Ils utilisèrent une marmotte du nom de « Punxsutawney Phil, Seer of Seers, Sage of Sages, Prognosticator of Prosgnosticatorsm and Wheather Prophet Extraordinary » pour prédire la durée de l’hiver. Cette référence peut être trouvée dans la « Historical Society of Berks County » dans la ville de Reading en Pennsylvanie. Le 4 février 1841, on retrouve dans le journal d’un certain James Morris cette citation :

« Last Tuesday on Candlemas day, the day on which, according to the Germans, the Groundhog peeps out of his winter quarters and if he sees his shadow he pops back for another six weeks nap, but if the day be cloudy he remains our, as the weather is to be moderate ».

On dit qu’une partie de la légende serait vraie, l’ombre de la marmotte prédirait véritablement la température – enfin pour quelques jours. En effet, lorsqu’il fait soleil en hiver, on sait qu’il fait généralement froid. L’air article est alors plus froid et sec. Les jours nuageux sont plus doux. Et donc la température du 2 février se poursuit généralement sur quelques jours…

On peut noter également que si aujourd’hui, le premier jour du printemps tombe le 20 ou 21 mars, il y a environ 1000 ans, avec le calendrier julien, l’équinoxe du printemps arrivait le 16 mars et donc exactement 6 semaines après le Jour de la Marmotte … La prédiction de l’animal était donc très importante. On peut également lire que la tradition pourrait être la façon que les gens avaient de représenter la confusion qui fut justement créé lors du changement de calendrier. Les anciennes traditions soulignaient le changement de saison avec la journée d’Imbolc qui annonçait les jours plus longs – avec plus de clarté et de lumière. Mais d’autres traditions disaient que le printemps ne commençait que lorsque les jours étaient plus longs que la nuit – à l’équinoxe du printemps. Un animal fut choisit pour arbitrer les deux traditions – et donc cet animal déterminera si le printemps commence à Imbolc ou six semaines plus tard à l’équinoxe.

Les statistiques qui sont conservées sur les prédictions des marmottent ne permettent pas de confirmer la validité du rituel ! En général, même si les organisateurs des « Jour de la Marmotte » affirment que résultats sont vraies dans 75 à 90 % des cas, on peut confirmer le résultat dans un taux d’environ 35%.

Le Jour de la Marmotte ou Groundhog Day est une tradition très connue d’Amérique et chaque année, on va commenter le comportement de la marmotte en ce 2 février. Un film très populaire « Groundhog Day » avec l’acteur Bill Murray a sorti en 1993.

Poème écossais :

“As the light grows longer / The cold grows stronger / If Candlemas be fair and bright / Winter will have another flight / If Candlemas be cloud and rain / Winter will be gone and not come again/ A farmer should on Candlemas Day /Have half his corn and half his hay / On Candlemas Day if thorns hang a drop / You can be sure of a good pea crop.”

Poème allemand :

For as the sun shines on Candlemas Day,
So far will the snow swirl until May.
For as the snow blows on Candlemas Day,
So far will the sun shine before May.

Proverbe américain :

If the sun shines on Groundhog Day;
Half the fuel and half the hay.

Sources:

- http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0010738
- www.groundhog.org/
-
http://en.wikipedia.org/wiki/Groundhog_day
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Jour_de_la_marmotte

27 février 2009

Vous avez dit où ?

Hier soir, j'ai glissé. Dans mon salon. Et pan, mon pied arrive directement en contact avec le soulier - qui contenait le pied - de mon PisTout. Le petit orteil part d'un côté, le reste du pied de l'autre, et la fille aboutit à terre à crier de douleur. Sautillement vers le sofa. Ça fait mal, mais ça bouge, donc sûrement rien de cassé. Ce n'est pas comme si c'était la première fois que je me toe"pétais" un orteil.

Ce matin, je me lève. C'est enflé et douloureux, mais ce n'est pas une douleur très forte. Je pars donc pour une réunion. Erreur. Le soulier. Le méchant soulier. Je reviens chez moi. L'orteil est maintenant tout bleu et encore plus enflé. Bon. La clinique est à côté - disons à 2 minutes et 20 secondes de chez moi. J'y vais. 15 minutes plus tard - oui, c'est très efficace comme système public - je sors avec un papier pour une radiographie. Je dois me présenter sans rendez-vous et revenir porter les radios au médecin - oui, ici, on traîne et on garde chez nous, les radios.

La clinique ? Le nom que le médecin m'a dit et qu'elle a écrit sur le papier : "rue" Padre Claret, no 19-21. Je ne connais pas. Je retourne donc chez moi - toujours à 2 minutes et 20 secondes de là - pour regarder sur Internet.

Et puis là, rien. Je fouille sur tous les sites que je connais de recherche de noms de rue. Sites habituellement très efficaces. J'ai beau écrire "Padre Claret", ça ne me donne absolument rien. Je fais différentes recherches sur Google, pour essayer de trouver. Et j'ai mal au pied. Finalement, un site me dit que cette rue n'existe pas et me donne comme rue "Maria Claret". Me semble que c'est pas tout à fait la même chose, donc, je continue à chercher. Et puis, finalement après quelques recherches dignes de la bonne bibliothécaire que je suis, je trouve.... C'est que le nom de la rue est "Sant Antoni Maria Claret" ! Ce saint est aussi connu sous le nom de Padre Claret, et la clinique est nommée Pare Claret (padre est pare en catalan). C'était simple comme bonjour, non? Et tout le monde sait nécessairement que si on dit rue Padre Claret, c'est la rue Sant Antoni Maria Claret ! Oú avais-je la tête !!!

Enfin, pour finir mon histoire. Je pars à 15h10 pour la radiographie. À 16h00, j'étais de retour avec la radiographie dans le bureau de mon médecin - oui, je répète c'est vraiment efficace ! Rien de cassé. Mais un bandage stabilisateur pour 15 jours. Et quelques petites pilules pour la douleur et l'enflure. Oh et un bras qui chauffe parce que tant qu'à être là et pendant que l'infirmière me faisait le bandage, elle a décidé que 20 ans sans vaccin pour le tétanos, c'était trop, donc... hop une piqure en plus avant de partir.

Et tout ça pour un glissement de salon. Soupirs !

31 octobre 2008

Joyeuse Halloween !

Et bien c'est cette journée encore !
Cette journée que j'aime tant...
Cette année encore, elle se passe sans enfants
déguisés dans les rues

et sans bonbons..

Hallo1.

Il fait un peu froid dehors,
il pleut
il fait gris
et ce soir, je vais m'enrober de ma
couverture chaude
et me plonger dans mes
films d'horreur préférés !

Un Joyeux Halloween !


"This is Halloween, this is Halloween
Pumpkins scream in the dead of night"

7 avril 2008

Ma vie télévisuelle: Ne pas être choisi - Suite

GeekEt donc, une des seules émissions de téléréalité que j’écoute, « Beauty and the Geek » m’a tout de suite plu pour ce côté « expérience sociale » comme l’annonce elle-même l’émission. Il me semblait intéressant de voir les stéréotypes tombés, de voir des gens qui habituellement ne se rencontrent jamais, interagir, apprendre à se connaître. Il y a aussi évidemment un côté comique à l’émission… on ne peut s’empêcher de rire des erreurs des filles, des bévues des geeks…

Il y a eu des épisodes moins intéressants, mais en général c’est toujours intéressant et drôle. Les geeks apprennent à s’ouvrir aux autres, à être moins renfermé et surtout à ne pas être intimidés par les autres… Les beautés apprennent généralement à ne pas juger les autres selon leurs apparences et à avoir plus confiance dans leur capacité à apprendre… Évidemment, il y a toujours les exceptions… Ceux qui n’apprennent rien et ne changent pas.

Les épreuves sont souvent difficiles pour les participants. Mais ils arrivent presque toujours à y participer – avec plus ou moins de succès – mais ils y participent. Évidemment, chaque semaine, les gagnants des épreuves doivent choisir deux équipes qui s’affronteront dans la « chambre d’élimination ». L’équipe qui répond correctement au plus grand nombre de questions (sur les sujets de leur épreuve) reste dans le jeu. L’autre équipe est éliminée. Il est bien sûr difficile pour les participants d’être choisi pour être peut-être éliminés, mais cela fait partie du jeu.

Sauf la semaine dernière. Au début de cette saison, les choses furent légèrement différentes. Les beautés et les geeks jouaient les uns contre les autres et n’étaient pas en équipe de deux. Donc, les geeks contre les beautés. L’épreuve de cette émission fut une partie de « flag football », chose que la plupart des geeks – pas très sportifs – et les beautés – pas très sportives non plus – n’apprécient pas particulièrement. Je n’entrerai pas dans les détails mais à la fin de la partie, une des filles fut éliminée. La suite de l’émission apporta un « twist »… les beautés devaient maintenant choisir un geek pour former des équipes comme dans les saisons suivantes. Et comme il y avait maintenant un geek de surplus, celui non choisi serait éliminé.

Et c’est là que j’ai tiqué… celui qui ne serait pas choisi, serait éliminé. Les réalisateurs de l’émission n’ont sûrement pas été des geeks ou des nerds… ou alors ils n’ont jamais vécu l’expérience d’être choisi en dernier ou ne pas être choisi, car sinon, ils n’auraient jamais fait vivre cela aux geeks de l’émission.

Tout mon primaire et mon secondaire, j’ai été une geek et une nerd… J’avais d’excellentes notes à l’école, j’étais très timide, je n’avais pas beaucoup d’amis et je ne faisais pas partie de la gang « cool » ou « populaire ». Je ne portais que des robes alors que tout le monde portait des jeans, je passais des heures à la bibliothèque, j’aimais étudier et surtout j’étais très mauvaise en sports.

Alors quand venait le temps de faire des équipes dans le cours de gym, j’étais toujours dans les derniers à être choisie. J’attendais debout pendant que les « capitaines » nommaient les personnes qu’ils voulaient dans leur équipe. Petit à petit, il restait de moins en moins de gens, et je priais pour ne pas être la dernière… au moins l’avant-dernière. Ou alors dans les cours quand il fallait travailler en équipe et que je n’avais pas mes quelques rares amies dans ma classe… voir les gens se regrouper et essayer de trouver une équipe qui m’accepterait.

Je crois que c’est une chose que je n’oublierai jamais… ne pas être choisie… c’est un sentiment horrible. Les choses ont changé quand j’ai changé d’école et quand j’ai commencé le cégep. Mais je me rappelle les sentiments de solitude et d’angoisse que la formation d’équipes me provoquaient… Pendant longtemps, j’ai eu un mouvement de panique quand on parlait de faire des équipes, même quand j’étais plus vieille…

Et ces sentiments de solitude, d’angoisse, de panique, j’ai pu les voir sur les visages de ces participants… et le soulagement quand ils étaient choisis… Certains avaient pratiquement les larmes aux yeux. Et quand ils étaient choisis… le soulagement était incroyable. Et quand il ne resta que deux gars… ils semblaient tellement mortifiés… la peur du rejet se lisait facilement dans leurs yeux. Et puis, un fut choisi et l’autre non… Je n’ai pas aimé cet épisode… Je crois que d’avoir fait subir cette épreuve à des gens qui ont souvent dû ne pas être choisi, est carrément méchant. Le but de l’émission est de donner confiance aux gens pas de leur rappeler ce que c’est que d’attendre et surtout de ne pas être choisi.

Voilà…

Premier article: Ma vie télévisuelle: Ne pas être choisi - Introduction

Titre original: Beauty and the Geek

Producteurs: Jason Goldberg, Ashton Kutcher
Genre: Réalité
Langue: Anglais
Couleur: Couleur
Pays d'origine: États-Unis
Durée:
42 minutes

Nombre de saisons: 5 saisons à ce jour
Années de diffusion: 2005-

Distribution :

Mike Richards: Animateur

Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :

27 novembre 2007

Ma vie télévisuelle

On discutait l'autre soir. Devant un bon repas, avec notre coupe de vin. On discutait de tout et de rien. De musique, de cinéma, de livres. Et puis, j'ai mentionné qu'il n'y avait pas grand chose d'intéressant à la télévision espagnole. Bon... mes mots furent plus incisifs.... ok... plus méchants... La télévision espagnole est horrible. À part quelques émissions intéressantes, la majorité des programmes diffusée est lamentable. Mais là n'est pas leTele sujet de ce premier texte sur ma vie télévisuelle.

Donc... lorsque je fis cette remarque, on me répondit que de toute façon, on ne regardait pas la télévision. Avec ce ton. Ce ton que j'ai entendu souvent... Un genre de dédain mélangé avec un soupçon d'incrédulité devant le fait que je regarde la télévision.

Comme si c'était un péché. Quelque chose d'impardonnable. Qui n'avait pas sa place dans la vie de quelqu'un qui aime le théâtre, les livres, la musique, le cinéma... comme si la télévision était tout au bas d'une certaine échelle...

Il y a de bons livres, et il y a des livres incroyablement mauvais. Il y a des bons films et des films complètement ridicules. Et il y a de la télévision totalement stupide et de la télévision excellente. Il y en a pour tous les goûts... et parfois, la télévision va nous apprendre, nous transformer et d'autres fois simplement nous divertir.

J'aime la télévision. J'aime regarder et écouter la télévision. Parfois pour regarder des émissions, des reportages, des films qui sauront me toucher, m'apprendre de nouvelles choses, mais parfois pour simplement me changer les idées. Rire, pleurer, sursauter. Pour faire le vide.

Et je n'ai pas honte de le dire. J'écoute la télévision depuis mon enfance. J'ai des souvenirs précis de certains moments télévisuels... incluant à la fois le programme écouté et son contexte: les gens, le moment, les sons, les commentaires... J'ai appris beaucoup de choses et j'ai compris beaucoup de choses... j'ai des souvenirs de moments inoubliables parfois à cause du contenu de l'émission d'autres fois à cause des gens qui ont regardé avec moi l'émission.

Des souvenirs d'émissions écoutées par ma mère, de rendez-vous hebdomadaires avec des amis pour regarder notre émission préférée, de téléphones pendant les pauses publicitaires pour commenter les dernières péripéties, de fous rires qui ont réussi à me faire passer au travers de moments difficiles, de larmes versées, de moments passés à faire un vide total ou encore à apprendre de nouvelles choses...

J'aime la télévision... et je l'assume complètement... hum... voyons voir quel sera mon prochain texte sur le sujet... ;)

7 août 2007

Crime littéraire: Ne pas savoir emprunter

Premier crime de bibliothécaire.

Car c'est en fait la bibliothécaire en moi qui se sent terriblement coupable. Et pourtant, ma passion pour la lecture et les livres a commencé par d'innombrables visites à la bibliothèque.
Biblioth_que2
Tout d'abord la bibliothèque de mon quartier... Après avoir emprunté tous les livres qui m'intéressaient à la section jeunesse de la bibliothèque de Saint -Michel, ma mère m'a laissé partager ses 10 livres permis à la section adulte. En plus de mes 5 livres jeunesse par 3 semaines, elle me laissait prendre trois livres - qu'elle approuvait - à la section adulte. Ce qui lui en laissait seulement 7 pour elle. Qu'elle ne lisait jamais assez rapidement pour moi. J'avais toujours terminé avant la fin des trois semaines. Et j'attendais impatiemment de retourner à la bibliothèque qu'elle termine ses livres. Il me semblait qu'elle aurait pu lire plus rapidement - et laisser faire le travail, le ménage, les repas et toutes ses choses sans importance qui la tenait loin de la lecture.

Qu'il fut merveilleux le moment où j'ai pu accéder à la section adulte et avoir moi aussi mes 10 livres à emprunter. Auxquels s'ajoutaient parfois quelques livres supplémentaires des 10 livres de ma mère. Et puis, je n'oublie pas les livres empruntés à la bibliothèque scolaire de mon écore primaire... qui selon mes souvenirs n'était pas si mal en point. Nous n'étions pas beaucoup à emprunter des livres et mes amies me laissaient souvent leur 2 livres...

Et puis, j'ai emprunté assidûment à la bibliothèque de mon école secondaire... et avec notre déménagement, j'ai pu explorer tous les rayons d'une nouvelle bibliothèque publique. Ensuite, j'ai emprunté des livres à la bibliothèque collégiale... et puis j'ai commencé à acheter des livres. Principalement dans les librairies de livres usagés, dans les ventes de livres de bibliothèques, les ventes de garage...

Biblioth_caire1Mais c'est surtout le bouquiniste "L'Échange" sur Mont-Royal et leur deuxième bouquinerie sur St-Denis qui me corrompirent complètement. Les livres si peu dispendieux et en si grande quantité... et j'ai commencé à acheter au lieu d'emprunter. Je devais maintenant posséder les livres et garnir ma bibliothèque. Qui grandit et grandit... Un livre que je voulais lire ? Vite à l'Échange, et à défaut d'y trouver l'oeuvre désirée, vite aux autres librairies. Et si je ne trouvais pas le livre usagé, je finissais par l'acheter neuf ou encore simplement attendre.

J'ai déjà passé des heures dans les bibliothèques à parcourir les rayons pour trouver les livres qui devaient être lus... une couverture, un titre, un 4e de couverture, et il allait rejoindre la pile de livres empruntés. Maintenant, je faisais la même chose, dans les rayons des librairies...

Je n'ai pas connu les bibliothèques des différents quartiers où j'ai habité par la suite. Et je n'ai emprunté des livres aux bibliothèques universitaires que pour mes cours. Les romans empruntés pendant mon Bac en Études françaises ne le furent que parce que je ne les trouvais pas en librairies et que j'avais des échéances de lecture à respecter.

Mais jusque là, je ne me sentais pas vraiment coupable... la culpabilité a commencé pendant mes études de bibliothéconomie... Et surtout quand j'ai travaillé en bibliothèque ! Tous mes collègues empruntaient à la bibliothèque - surtout les nouveautés. Les étés, ils partaient avec une pile de livres à livres pendant les semaines de vacances....

Mais je continuais à acheter mes livres. Je feuilletais les livres pendant mes pauses, mais pour mieux faire mon choix à la librairie. Surtout que maintenant il m'arrivait d'avoir les moyens de les acheter neufs. J'ai bien cédé à quelques reprises et j'ai emprunté quelques livres à la bibliothèque. Mais ensuite... je me sentais perdue. J'avais aimé le livre, mais je ne l'avais plus. Je ne pouvais pas le reprendre, relire des passages à toute heure du jour ou de la nuit, voir sa tranche sur mon étagère. Il me suffisait de l'acheter, vous dites ? Incapable. Tant de livres à lire... j'achetais toujours d'autres livres avant... après tout je l'avais déjà lu.

Et donc, je suis torturée entre l'achat ou l'emprunt... car j'adore les bibliothèques, et je crois en la lecture publique, aux prêts, au travail des bibliothèques, même si je suis incapable de moi-même emprunter mes lectures...

Est-ce que je connais la bibliothèque de mon quartier à Barcelone ? Non, mais je connais la librairie de livres usagés la plus proche...

2 avril 2011

Ma vie télévisuelle : pensées inquiétantes

Hier, j'étais très fatiguée. Je me suis donc installée devant la télévision pour écouter une émission policière. J'aime bien ces émissions, particulièrement les émissions criminalistiques... Bones, CSI, Criminal Minds... Je me perds dans les intrigues et cela me permets de relaxer et me changer les idées. Je ne suis pas choquée ou dégoûtée facilement et ce genre d'émissions ne me dérangent pas du tout. Quand l'épisode se termine, je n'y pense plus.

Donc, hier, j'étais plongée dans un épisodes de Criminals Minds. Encore un épisode rempli de victimes, un psychopathe sanglant et une équipe de criminalistes qui analyse sa personnalité pour le traquer et le capturer. 

Nous sommes ensuite montés nous coucher. Une belle soirée calme après une journée épuisante. Mini-Brum couchée à côtéb de moi, je dormais profondément. Et puis, à une heure du matin précise... l'alarme ! Il faut dire que pour la première fois de ma vie, je vis dans un logis équipé d'un système de sécurité. Nous ne l'avions pas prévu, mais il était déjà installé dans la maison quand nous l'avons achetée.  Chaque soir quand nous allons nous coucher, nous mettons donc l'alarme pour la nuit. Et nous n'y pensons plus. Jusqu'à la nuit dernière. Jusqu'à ce que l'alarme se déclenche en plein milieu de la nuit. Quoi? Qui? Comment?  On se lève en panique... Quelqu'un a-t-il tenté de rentrer chez nous ? Y a-t-il quelqu'un de caché dans la maison ? On court à droite et à gauche... On appelle la compagnie de sécurité... Faisons le tour de la maison... Tout est en ordre... Une coupure de courant a déclenché l'alarme.

Nous retournons nous coucher. Mon PisTout et mon minou tombent endormis presque tout de suite. Moi ? Je regarde le plafond... et le mur... et la porte de la chambre. Minute, c'est quoi ce bruit?  Je me tourne et me retourne... et un milliers d'images se bousculent dans ma tête.

Et si quelqu'un était encore là. Nous ne l'aurions peut-être pas vu. Et s'il nous tuait pendant notre sommeil. Et si un psychopathe se cachait dans la maison. Et s'il nous enlevait et torturait... Toutes ces images d'émissions vues depuis des années se sont bousculées dans ma tête. Les crimes horribles sur lesquels l'équipe du FBI de Criminal Minds enquêtait dans l'émission de ce soir... et bien ils n'avaient aucun mobile logique et tangible. Pas l'argent, l'héritage, la vengeance, la jalousie... Rien de ça. Ce n'est pas comme la plupart des crimes dans Bones ou CSI, qui ont souvent un mobile très précis. Les crimes de Criminals Minds ont habituellement des psychopathes comme auteurs... les victimes sont souvent prises au hasard ou sont sans lien avec le criminel.

C'est une émission, que je me répète, la couverture sur la tête. J'ai chaud mais je me sens trop vulnérable sans elle. C'est une émission... mais ça existe. Et les images se bousculent... cette femme qui ouvre la porte au livreur de pizza et qui se retrouve décapitée... cet homme qui s'arrête sur la route croyant avoir affaire à un policier et qui se fait tirer à bout portant... ce garçon qui attend l'autobus et qui se fait enlever... cette famille qui prenait un repas tranquille et qui se fait tuer à table... enfin... tous les derniers épisodes se bousculaient dans ma tête. Le moindre craquement me faisait sursauter.

Et s'il y avait quelqu'un dans la maison... pas certaine qu'une équipe de criminalistes me sauveraient à la dernière minute comme dans l'épisode de ce soir...

aTitre original : Criminal Minds

Créé par: Jeff Davis

Réalisateurs : Félix Enríquez Alcalá, Edward Allen Bernero, ...
Genre: Drame, Policier, Thriller
Langue: Anglais
Couleur: Couleur
Pays d'origine: États-Unis
Durée:  42 minutes
Nombre de saisons : 6 saisons (en cours - 2011)
Années de diffusion : 2005 à ...

Titre en français: Esprits criminels

Distribution :

Thomas Gibson: Aaron Hotchner (2005-    )
Matthew Gray Gubler: Dr. Spencer Reid (2005-    )
Kirsten Vangsness: Penelope Garcia (2005-    )
Shemar Moore:  Derek Morgan (2005-    )
A.J. Cook:Jennifer "JJ" Jareau (2005-    )
Matthew Gray Gubler: Dr. Spencer Reid (2005-    )
Paget Brewster: Emily Prentiss (2006-    )
Joe Mantegna: David Rossi (2007-    )
Mandy Patinkin: Jason Gideon (2005-2007)
Meredith Monroe: Haley Hotcher (2005-2009)
Jayne Atkinson: Erin Strauss (2007-2010)
Nicholas Brendon: Kevin Linch (2007-2010)

Série policière américaine mettant l'accent sur le profilage criminel. La série a débutée en 2005 et est toujours en onde [2011]. Elle met en vedette une équipe d'agents du FBI faisant partie du département des sciences du comportement (BAU, Behavioral analysis unit). L'équipe est appelée à se déplacer à travers le pays pour résoudre des différents crimes, principalement des meurtres en série. Chaque membre de l'équipe a une personnalité particulière et compose avec les crimes d'une manière différente. Les crimes sont habituellement très violents et le fait de psychopathes, tueurs en série et personnes souffrant de troubles psychologiques graves.

Comme beaucoup de séries de ce genre, chaque semaine, l'équipe traite un nouveau crime. Certains criminels vont cependant parfois réapparaître. Les crimes sont résolus en grande partie par un profilage psychologique et sociologique du criminel. Même si les crimes sont au centre de la série, au fil des saisons, les personnages principaux vont se développer peu à peu.

Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :

 

Autres épisodes de Ma vie télévisuelle par ici !!!

30 juin 2010

Quelques nouvelles...

Oui, je sais le temps passe. Et sauf quelques billets programmés, je n'ai pas trop le temps pour écrire. J'aimerais bien remarquez, car ça me manque énormément. J'espère avoir un peu de temps cette semaine... disons que les semaines qui DSC_5960viennent de passer furent assez délirantes... Voyons voir...

* La course des derniers jours de travail

Je travaille à Barcelone depuis 6 ans et des poussières. Mais l'ironie de la chose est que je travaille pour une entreprise québécoise. Je n'avais pas cet emploi en venant vivre ici... non, non... Je l'ai trouvé à partir d'ici, un peu par hasard, au détour de contacts catalans et québécois. J'adore mon travail, mais dernièrement, j'étais un peu lasse de mes fonctions. Les choses n'allaient pas comme je le voulais et j'avais besoin de passer à autre chose.

Après discussions et réflexions, je reviens au Quebec, mais je vais rester avec mon entreprise ! Mes fonctions vont changer un peu, ce dont je suis bien contente. Mais je vais rester en contacts avec l'Espagne.

Les derniers mois, les choses étaient un peu lentes ici. Bon, vous allez dire que c'est toujours lent ici, et vous avez bien raison ! Mais c'était particulièrement mort dernièrement.
Le 23 juin était ma dernière journée de travail officielle à ce poste. Je reprends le boulot au mois d'août à Montréal.

Mais évidemment... les dernières semaines furent absolument folles, folles, folles... je ne savais où donner de la tête, les courriels, les téléphones, les rendez-vous... Alors que les derniers mois, je passais les heures tranquillement, goutte à goutte... Là, ce fut la folie ! À un point que je vais devoir faire quelques présentations pendant le mois de juillet ! Et bien sûr pas question de ne pas répondre aux courriels qui s'accumulent ! 23 juin, je disais ? Hum hum...

*  La ronde des démarches qui continue

Bien entendu, malgré tout le travail qui s'est soudainement abattu sur moi, la liste de démarches à faire n'a pas voulu me donner une pause. Elle m'a assaillie de toutes parts. Et d'aller à la Hacienda, et de courir vers la Seguridad Social et pui, appeler à ceci et envoyer une lettre à cela.

Les choses ici sont hyper compliquées ! Annuler un contrat de service ici est horrible... Parle au service à la clientèle qui nous renvoie au service de "ce n'est pas ici" qui nous renvoie au service de "avant c'était ici mais maintenant vous devez appeler là-bas"... qui nous renvoie au service de "je n'ai aucune idée de ce dont vous me causez"...  Pour finalement se faire dire qu'il faut envoyer une lettre pour redire tout ce qu'on a déjà dit mais en plus.... Il est où le "laissez-passe A-38" ???

*  La visite de dernière minute

Pendant nos six années et des poussières de mois que nous avons passés à Barcelone, nous sommes retournés à Montréal 2 fois. Pour un total de 4 semaines. En revanche... les amis et la famille sont venus nous voir... heu... souvent ! Nous avons eu mon oncle, ma tante et ma cousine en visite, deux jours après avoir reçu nos meubles... puis la soeur de mon PisTout. L'année suivante, nous avons reçu les parents de mon PisTout, puis un ami et sa copine... Les années qui suivirent, nous avons reçu chaque année, de la famille et des amis ! Parfois, pour un repas... parfois pour quelques jours, souvent pour quelques semaines.

Pas une année sans plusieurs visites. Une semaine avant que nous n'annoncions notre retour à Montréal, le seul ami de Montréal qui ne nous avait pas encore rendu visite, nous annonce qu'il pouvait enfin venir à Barcelone. Bon, on l'aime bien cet ami, mais c'est que, hum hum, nous on revient au Québec à la fin juillet. Pas de problème, il viendra à la fin juin ! Et du 18 au 27 juin, un viel ami est venu nous voir et voir Barcelone ! Oh, on a beau dire aux invités qu'on travaille de la maison, c'est semble-t-il un concept difficile à comprendre. Et voilà... un 10 jours avec un ami qu'on aime beaucoup mais qui nous a pris pas mal de notre temps !

*  Le vol

Et puis, un jeudi, pas le dernier, l'autre d'avant. Nous avons été à la réception que le Bureau du Québec à Barcelone organisait pour la Saint-Jean. C'est toujours un peu spécial car la Saint-Jean est la fête nationale du Québec et une fête de la Catalogne aussi ! Ce fut une superbe soirée. Après la soirée, nous nous sommes arrêtés prendre un verre dans un bar que nous aimons beaucoup dans le Born, un quartier que nous adorons et dont nous nous ennuieront beaucoup.

Nous revenions tranquillement vers la maison. Il n'était pas très tard. Il y avait beaucoup de gens dans les rues. Il faisait enfin beau et les gens étaient enjoués. Tout près de chez moi, à côté de l'Arc de Triomphe, à même pas 10 minutes de marche... j'ai entendu une moto qui s'approchait derrière nous. C'est commun... les motos et les scooters, ce n'est pas ce qui manque ici ! Mais soudainement, j'ai senti mon bras tiré violemment... et mon sac à main s'échapper de ma main... J'ai crié... mon PisTout est parti à courir derrière la moto, mais c'était inutile évidemment.

Et me voilà, dans la rue, sans sac à main, sans papier, sans téléphone, sans clés... avec beaucoup de rage et de peur... Nous nous sommes rendus au poste de police pour la déclaration. Puis ce furent les téléphones pour annuler les cartes, le téléphone... Puis les heures suivantes, je crois que j'ai pleuré comme une petite fille. J'avais peur... mon Pistout a mis un meuble devant la porte d'entrée... j'avais peur qu'ils essaient d'entrer avec mes clés... après tout ils avaient mon adresse... Je sais c'est un peu nono, mais je ne pouvais pas trop contrôler mes émotions. Le lendemain, un serrurier est venu changer les serrures.

Puis, ce fut la ronde des papiers... court à la banque, court à la police pour la carte d'identité, court ici, court là-bas, appelle ici et réappelle là-bas... Comme si je n'avais pas assez de papiers et démarches à faire comme ça ! Heureusement, tout c'est fait assez rapidement, et j'ai à nouveau mes cartes... Mais je n'ai plus mon porte-monnaie achetés au Japon avec les petites porte-bonheur, je n'ai plus mon porte-clé acheté à Chicago et représentant la sorcière de la Belle au Bois dormant, je n'ai plus toutes les photos que je traînais dans mon porte-feuilles... Et ça... ça m'enrage encore plus que tous les problèmes de remplacement de carte...

Et je suis en colère car maintenant, quand je me promène, j'ai toujours peur d'entendre une moto... et je tiens mon sac comme une perdue... Je n'avais pas vraiment besoin de ce souvenir avant de quitter cette ville que j'adore quand même encore !

*  Et maintenant...

Et puis voilà... cette semaine, je fais des boîtes, je fais des papiers, je vais à la banque, je réponds à mes courriels du travail, je prépare des rendez-vous, j'essaie de voir les amis et la famille, je vais voir tous ces blogs et ces merveilleux articles que je n'ai pas eu le temps de lire... et j'essaie d'écrire un peu ! Ouf !!!!

10 septembre 2009

Histoire de revivre un peu

Et bien, j'ai survécu ! Mais quelle grippe, laissez-moi vous dire ! Je n'ai jamais été malade à ce point... pas de mon souvenir en Vacancestout cas. J'ai passé par toutes les étapes de fièvres, sueurs froides, baisses de pression, maux de têtes intenses, perte de vision, faiblesses, nausées, vomissements... enfin... je garde une petite toux, mais je vais bien !

Ce qui tombe juste à point car nous quittons demain matin pour notre dernière semaine de vacances. J'ai eu peur de ne pas guérir à temps, mais j'ai le ok... je peux m'envoler vers la Croatie pour une semaine de visites et promenades, mais surtout de plages et de lectures ! Nous avions déjà prévu nous reposer pendant cette dernière semaine de vacances - et non pas visiter sans arrêt et revenir plus fatigués qu'au départ - mais là, je dois avouer que ce repos sera le bienvenue !!!

Et puis, les nouvelles du côté de Maco sont bonnes. Il a une patte qui semble lui faire un peu plus mal, mais il va bien et ne boîte plus. Il ne sort toujours pas dehors (et j'en suis bien heureuse !) mais semble plus détendu et se laisse prendre par mon père. Il a toujours sa collerette (pour ne pas qu'il enlève les 50 points de sutures !!!) mais cela oblige mon père a le nourrir avec du pâté au lieu de sa nourriture sèche habituelle et il en semble bien heureux !

Et donc, bonne semaine ! Moi, je pars dormir et lire... lire et dormir... :D

19 septembre 2009

Et un retour à la vie normale

Et c'est un retour de vacances. Sniff, sniff ! J'aime bien séparer mes vacances en 2 fois comme cette année, cela fait paraître l'été plus long, cela permet de voir différents endroits.

Cette semaine en Croatie fut simplement superbe et j'espère pouvoir y retourner. Je suis littéralement tombée en amour avec ADubrovnik, les trois jours ont coulé entre nos doigts, puis 3 jours dans l'île de Mljet où ce fut le repos total, puis de retour pour une petite escapade à Kotor au Monténegro puis une dernière nuit près de Cavtat... je vais avoir beaucoup à raconter... petit à petit.

Je me suis cependant aperçue qu'on ne se remet pas d'une grippe (et encore moins de cette "fameuse" grippe - oui, c'était elle) en quelques jours. Une petite déprime a suivi, mais ce ne fut pas trop long... je me sentais surtout lasse, sans trop d'énergie et je me fatiguais très très rapidement ! Nous qui avons l'habitude de marcher beaucoup dans nos voyages, dans les villes, dans les sentiers, dans le bois, sur la plage... je me suis vite rendu compte que c'était impossible cette fois-ci. Je devais m'arrêter sans arrêt. Et mon estomac était assez fragile... Mais en gros, cela a signifié beaucoup de temps sur les rochers à comtempler la mer, lire et carrément dormir !

Et donc voilà... les vacances sont vraiment finies. Quoique... sont-elles vraiment jamais terminées ici en Espagne dans ce pays de la fête éternelle ? (ceci dit sans aucun cliché, hein ! ;-) ). Je dis ça car même si je recommence officiellement le travail ce lundi, ce jeudi, c'est la Mercè ! La Mercè qui est la fête en l'honneur de la Patronne de Barcleone, La Mare de Deu de la Mercè a lieu officiellement le 24 septembre, mais est synonyme de 5 jours de festivités, concerts, défilés, feux d'artifices, etc...

Difficile de reprendre le travail quand à partir de mercredi soir, la plupart des gens seront en congé et fêteront tous les jours et toutes les nuits !!! Mais bon... il faut bien reprendre la vie normale un moment donné !!!

2 septembre 2009

Révolte

Les derniers jours furent difficiles. Cette grippe qui m'a envahie fut particulièrement rude: fièvre, migraines, nausées, vomissement,... J'ai même été dans l'obligation d'aller à l'hôpital, puis à la clinique à plusieurs reprises: prises de sang, électrocardiogramme,...Enfin, ce fut une des pires grippes de ma vie et je suis bien contente qu'après plus de 8 jours, je commence à aller mieux.

Malheureusement, la grippe ne fut pas l'unique difficulté des derniers jours... ma grippe fut accompagnée par des larmes... beaucoup de larmes ainsi que de la révolte.

Avant-hier, j'ai reçu un appel de mon père. Un appel qui m'a plongée dans une colère horrible. Chat6

Mon père a récemment déménagé en campagne. Jolie maison dans un nouveau développement en montagne au milieu des vignes. Endroit magnifique, tranquille... Il a bien entendu amené avec lui son petit zoo, comme nous disons: un vieux chat gris de 14 ans nommé Ti-Pou, un jeune chat de 4 ans, Maco et un jeune chien de 1 an, Sultan. Les animaux, très heureux de pouvoir aller à l'extérieur, se sont mis à explorer le jardin. Les murs entourant la maison sont en ciment et les empêchent d'aller trop loin. Ce qui est bien parfait.

Mais Maco est un jeune chat vigoureux et curieux et il a bien vite choisi un perchoir sur le haut du mur donnant sur la rue. Il ne quittait pas son perchoir, mais y passait une bonne partie de la jounée à regarder la rue. Maco est un jeune chat espiègle et affecteux.

En fin de semaine dernière, Maco a disparu. Mon père, paniqué, a cherché partout: dans les rues de son nouveau quartier, dans la montagne, dans les vignes... après deux jours, il a trouvé son chat. Les quatre pattes ensanglantées... on lui a coupé les doigts de toutes les pattes... pas juste les griffes, pas la première phalange... non les 5 doigts des quatre pattes...

J'ai les larmes aux yeux encore, a la seule pensée de la souffrance qu'il a dû vivre.

Mon père, en larmes, a appelé le vétérinaire qui vient de maison en maison... Maco est jeune, fort, résistant... il marche déjà sur ses pattes bandées. Et il a recommencé à se nourrir petit à petit. Il vivra.

Mais, je suis révoltée, en rage, je ne comprends pas... Comment peut-on torturé un animal? On me dira qu'on torture les humains... je sais... L'homme est simplement horrible...

Pauvre petit Maco...

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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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