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5 novembre 2008

Et voilà...

Futur

Il y a quelques temps, je me questionnais sur mon cheminement professionnel et sur le danger de la routine... j'amorçais une petite réflexion à développer...  il y a quelques jours, je parlais de ménage personnel, du besoin d'un coup de balai...

Parfois, pour changer, il faut s'arrêter. Je le savais. Je le sais. Mais ça fait peur. Même à mon âge. Mais je sais que si on fait juste en parler, cela finit par s'éterniser.

Dans plusieurs traditions, la nuit du 31 octobre au 1er novembre est le début de la nouvelle année... une nuit de recommencement. Et donc, j'ai pris ma décision.

Et donc, j'ai fait une première démarche. Mon employeur est infiniment compréhensif. En fait, même avec l'éloignement, je me sens écoutée, comprise. Nous avons discuté et redéfini mon travail. C'est un premier pas.

Je respire mieux... même si j'ai parfois des frissons en pensant à tout ceci...

La lune brille et je rêve... et j'ai hâte de retrouver mes documents...

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24 octobre 2008

Ma vie télévisuelle : Situation familiale, partie 2

Parmi les familles télévisuelles qui peuplaient ma vie imagée, Lily Munster et sa famille furent un sans aucun doute une agréable surprise dans ce monde modèle. Une famille différente et étrange. Une mère parfaite, mais politiquement incorrecte – même si cette expression n’existait pas encore dans mon vocabulaire, je comprenais nettement… Mais cette famille unique cherchait tout de même à s’intégrer à leur environnement. Et essayait de paraître normale… et croyait se fondre dans la addamssociété de l’époque.


Une autre famille étrange quant à elle, n’avait rien à faire de s’intégrer à la société… ils se savaient complètement normaux, et c’était clairement les autres qui étaient étranges… La famille Addam se distinguait par cette inconscience qu’ils ne cadraient pas avec la définition acceptée de la normalité.

Contrairement aux Munsters, les Addams n’était pas une famille de classe moyenne. Ils étaient riches, ne travaillaient pas, et si les enfants allaient à l’école ce n’était que par obligation, car il était évident qu’ils auraient eu une éducation plus appropriée à la maison !


Les Munsters étaient clairement des « monstres » dans une société moderne… les Addams quant à eux étaient certes étranges et macabres mais leur nature n’était pas clairement définie ; leur vie est définitivement étrange, peuplée d’êtres bizarres, d’événements surnaturels… qui pour eux sont tout à fait naturels. Les Addams sont une famille unie, et toujours étonnée de voir comment vivent les gens autour d’eux et surtout de voir comment les gens réagissent à leurs actions…


Addams3Cette famille m’a semblé se distinguer encore plus des familles idéales et parfaites présentées alors à la télévision. Et je n’ai pu m’empêcher de tomber sous le charme des Addams. Morticia Addam, jouée à cette époque par une ravissante Carolyn Jones m’a paru une mère exceptionnelle… Belle, sombre, cultivée, aristocratique, étrange… elle s’occupait de sa maison et de sa famille, mais à sa façon… elle coupait les fleurs et gardait uniquement les tiges, elle rajoutait quelques toiles d’araignées s’il n’y en avait pas assez… Elle aimait ses enfants, mais ne les empêchait pas de vivre, et surtout ne les surprotégeait pas. L’amour entre elle et son époux, Gomez, était plus qu’évident, et ils ne se cachaient pas pour se déclarer leur flamme et pour s’embrasser… Elle était de toute évidence le pilier de sa famille, et était toujours prête à défendre celle-ci.


Ma mère me semblait plus près de Morticia Addams… un peu un mélange de Morticia et Lily… rien à voir avec les mères traditionnelles et parfaites, et cela m’a semblé très bien ainsi !


Titre original : Addams Family

Créé par : Charles Addams

Adapté d’une bande dessinée par Charles Addams (1937)

Producteurs: David Levy, Nat Perrin

Réalisateurs: Stanley Z. Cherry, Arthur Hiller

Scénario: Hannibal Coons, Harry Winkler
Genre: Comédie
Langue: Anglais
Couleur: Noir & Blanc
Pays d'origine: États-Unis
Durée: 30 minutes
Nombre de saisons : 64 épisodes

Années de diffusion : Septembre 1964 à Avril 1966

Addams2

Distribution :

  • Carolyn Jones: Morticia Frump Addams
  • John Astin: Gomez Addams
  • Ted Cassidy: Lurch
  • Jackie Coogan: Uncle Fester Frump
  • Ken Weatherwax: Pugsley Addams
  • Lisa Loring: Wednesday Friday Addams
  • Marie Blake: Grandmama Addams

The Addams Family fut d’abord une bande dessinée du dessinateur Charles Addams. Il créa cette famille pour le magazine New Yorker à la fin des années 1940. La bande dessinée représentant une famille sinistre, clairement en opposition avec les valeurs traditionnelles et plus légères de l’époque, fut adaptée pour la télévision dans les années 1960.

Pour en savoir plus sur Addams Family, consulter ces liens :


Générique du début (Addams Family)

They're creepy and they're kooky,
Mysterious and spooky,
They're all together ooky,
The Addams Family.

Their house is a museum
Where people come to see 'em
They really are a scream
The Addams Family.

(Neat)
(Sweet)
(Petite)

So get a witches shawl on
A broomstick you can crawl on
We're gonna pay a call on
The Addams Family.

7 octobre 2008

Ma vie télévisuelle : Situation familiale, partie 1

Les vies de familles sont souvent au centre des histoires télévisuelles. Des histoires littéraires aussi… sans oublier le cinéma. Et bien sur de nos vies.Pendant de nombreuses années, les familles à la télévision étaient formidables. Mon enfance et adolescence furent remplies de familles composées d’un père, une mère, et souvent au moins trois enfants. La famille idéale où malgré les difficultés des 17 premières minutes, tout se finissait dans les rires. Parfois un oncle, une grand-mère, les voisins venaient se joindre à la famille. Et c’était toutes des familles idéales.

Ma famille était bien… un père, une mère, une sœur… mais il ne me semblait pas qu’elle ressemblait aux famillestélévisuelles. À la fin de la journée, il y avait parfois des cris et des pleurs… parfois on se couchait fâché, parfois on s’aimait et parfois on arrivait à peine à s’endurer. Mes parents n’étaient pas parfait, ni ma sœur et encore moins moi.

Ses familles peuplaient les soirées. Des familles du passé, des familles du présent et toutes parfaites. Father knows Best, Leave it to Beaver, Little House on the Prairie, Happy Days, The Cosby Show, Family Ties, Growing Pains, la liste est longue. Et si ces familles avaient des pépins, des problèmes – il fallait bien sûr meubler le temps d’antenne – en général, tout était bien vite réglé.Évidemment, les familles évoluèrent… et on retrouva des familles monoparentales, élargies, et puis petit à petit des familles pas très idéales. Mais mes premières familles télévisuelles étaient idéales… La mère était parfaite. Toujours – ou presque - souriante. Levée avant sa famille, préparant le petit déjeuner, s’occupant de la maison et des enfants, préparant le repas du soir. Toujours un mot pour sécher les pleurs, toujours le mot pour faire entendre raison doucement. La maman parfaite. Ma mère était unique et je l’adorais mais elle était loin de ressembler à ces mamans ! Elle détestait faire les repas, et perdait souvent patience…

Munster2Et donc, quand pour la première fois, j’ai vu, à la télévision, Lily Munster, j’ai su qu’il y avait des mères différentes.

« The Munsters » est une émission des années 60. Et qui a joué en même temps que « The Addams Family ». Mais contrairement aux Addams, complètement étranges mais en apparence presque « normaux », les Munsters sont complètement normaux mais avec une apparence radicalement étrange. Les Munsters se veulent une famille moyenne, ordinaire, mais les membres de cette famille sont tous des personnages « monstreux »… vampire, « Frankenstein », loup-garou… sauf bien sûr la cousine Marilyn, totalement « normale » aux yeux des voisins mais « anormale » dans cette étrange famille.

C’est une famille ouvrière, dite "moyenne", le père va travailler tous les jours, la mère demeure à la maison pour prendre soin de sa famille, etc. Malgré leurs particularités, ils veulent surtout s’intégrer dans une société qui les voit comme des monstres. Légèrement innocents et naïfs, ils tentent de s’adapter à la vie contemporaine. Et ne comprennent pas les réactions des autres à leur égard. Munster1L’émission, une comédie, se veut clairement une parodie des films d’horreur de l’époque ainsi que des émissions de télévision montrant des familles parfaites et idéales. Il est évident que les Munsters sont différents et de nature « surnaturelles » dans un monde parfaitement normal !

Lily Munster – jouée par une Yvonne De Carlo splendide – est la mère de famille. Son nom de « jeune fille » comme on dit, est Lily Dracula. Elle est donc perçue comme « un vampire » même si ce n’est jamais clairement défini. Lily Munster était la mère parfaite à mes yeux… non pas la mère sans défaut des autres émissions, mais la mère « humaine quoique surnaturelle » et qui est le centre de la famille. Elle était la voix raisonnable de la famille – un peu comme ma mère – mais elle avait ses manies et ses défauts – comme ma mère. Elle devait endurer les bévues et erreurs de sa famille, mais même si elle essayait de garder son calme, elle était loin d’être exemplaire dans sa façon de réagir. Et elle ne se pliait pas aux normes de la société de l’époque… La maison de Lily n’était pas sans sa poussière et ses fils d’araignées.

Je trouvais Lily Munster si belle, si différente, si unique… Magnifique, plus grande que nature, sombre, chantante, à la fois normale et différente. Atypique et parfaite dans ses Munsterdéfauts. Tolérante des différences des autres, patiente mais impatiente… Consacrée à sa famille mais sans jamais s’oublier. La mère parfaite à mes yeux.

PS. Oui, je sais Lily... ce fut long mais c'est fait !!! ;)

Titre original : The Munsters

Producteurs: Joe Connelly, Bob Mosher

Réalisateurs: David Alexander, Charles Barton

Scénario: Ted Bergmann
Genre: Comédie
Langue: Anglais
Couleur: Noir & Blanc
Pays d'origine: États-Unis
Durée: 30 minutes
Nombre de saisons : 70 épisodes

Années de diffusion : Septembre 1964 à Mai 1966

Distribution :

  • Fred Gwynne: Herman Munster
  • Yvonne De Carlo: Lily Munster
  • Al Lewis: Grandpa
  • Beverley Owen, Pat Priest: Marilyn Munster
  • Butch Patrick: Edward Wolfgang Munster
  • John Carradine: Mr. Gateman
  • Chet Stratton: Clyde Thornton

Pour en savoir plus sur The Munsters, consulter ces liens :

Et bien sûr... le post de Lily ;)

23 octobre 2008

V. Le balai et la sorcière

Dans l’imagerie populaire, on associe souvent la sorcellerie, principalement la sorcière, au balai. Les images de sorcières –habituellement nues - tenant un balai ou encore volant sur un balai sont très connues et utilisées. Le balai est donc aussi souvent devenu un symbole maléfique. On retrouve dans beaucoup de cultures, l’image de la sorcière enfourchant son balai pour s’envoler vers le sabbat. La sorcellerie étant souvent considérée comme maléfique, l’association fut facile à faire. Le balai devint un instrument maléfique.

 

L’image la plus répandue est celle d’un balai « médiéval » et on l’associe presque uniquement à la sorcière – peu au sorcier. De toute évidence, principalement, car c’est un objet associé aux tâches domestiques. On voit donc les sorcières avec des balais et souvent les sorciers avec des bâtons ou des fourches.

Le balai est parfois représenté comme objet ordinaire dans la maison de la sorcière mais le plus souvent on le voit comme un objet « enchanté » qui permet à la sorcière de s’envoler pour le sabbat. Elle l’enfourche alors et s’élance – souvent par la 14414803cheminée – pour rejoindre d’autres sorcières dans un endroit éloigné.

 

Malgré le fait que cette image est très connue, il existe peu de témoignages ou confessions – lors des procès de sorcellerie - de sorcières ayant utilisé ce « moyen de transport ». Les sorcières « confessant » plutôt de s’être rendu au sabbat à pied ou cheval. De plus, on cite souvent le cas de Guillaume Edelin, de Saint-Germain-en-Laye (près de Paris) – un prétendu sorcier –  et donc un homme comme premier cas de confession incluant le vol sur un balai (en 1453). Quelques confessions soulignent cependant l’utilisation d’un simple bâton, fuseau ou d’objets similaires pour se rendre au sabbat. La majorité de ces témoignages – la plupart du temps obtenus sous la torture, évidemment – précisent que les objets utilisés pour le vol sont enduits de baume, huile, crème « magiques » permettant à l’objet de voler. Quelques sources parlent aussi du fait que le balai était utilisé par la sorcière pour cacher son absence de son logis. Celle-ci plaçait un balai à sa place dans le lit. Le balai prenait forme humaine. La sorcière pouvait ensuite se rendre au sabbat par d’autres moyens.

Les balais ou bâtons sont aussi souvent utilisés lors de danses rituelles dans lesquelles les sorcières sautent, dansent et les chevauchent – sans toutefois s’envoler.

 

Dans la presque totalité des « témoignages » et « confessions », non seulement le balai est enduit d’une substance magique, mais certaines incantations sont également utilisées. Les noms de Satan, Lucifer et Diable sont souvent utilisés puisque les sabbats auxquels les sorcières sont sensés se rendre sont « présidés » par ces « démons ». De plus, on a souvent dit que le balai servait aussi à recevoir entités, âmes et esprits tel un réceptacle.

 

Comme mentionné plus haut, bien que cet acte fut peu relaté, au cours des siècles, la tradition populaire a conservé et propagé cette image de la sorcière s’envolant sur son balai et passant par la cheminée. On mentionne parfois, que cette image peut provenir de la coutume de pousser un balai dans la cheminée des maisons pour indiquer que la maîtresse de maison était absente.

 

Certaines sources notent que le balai était en fait le bâton utilisé lors de rituels par les sorcières et sorciers et que pour éviter d’être reconnus comme praticiens d’arts magiques, ces derniers « maquillaient » leur bâton en balai, objet usuel et commun des maisons.

L’image montrant une femme – sorcière – volant sur un balai est donc ancienne et bien ancrée dans l’imaginaire. Elle remonte non seulement au Moyen-Âge mais encore plus loin, puisqu’on peut trouver des traces de cette imagerie dans les mythologies celtique, nordique, germanique, romaine et grecque. On rattache alors le mythe de la « grande chasse sauvage » à la chevauchée des sorcières se rendant au sabbat. On mentionne souvent « Diane » comme déesse de cette chasse mythique et initiatrice de cette chevauchée magique. On cite aussi la chevauchée des walkyries menée par Odin. On identifie alors les walkyries aux sorcières et Odin à Satan. Les exemples sont multiples. Et les sorcières volent dans la nuit, souvent accompagnées des âmes damnées, d’êtres démoniques, de fées et autres esprits.

Cette chevauchée dans les airs est un mythe très ancien et peut être associé à la séparation du corps et de l’esprit, ainsi qu’à la liberté de l’esprit, à son élévation. Et le balai devient donc un symbole de voyage dans un autre monde, d’élévation de l’esprit, de décorporation, de voyage symbolique. On parle alors de symbole mystique et le voyage sur le balai symbolise le voyage sur d’autres plans – astraux ou cosmiques.

 

On a souvent dit que les sorcières enduisaient leur balai de différents onguents et graisses – selon toutes probabilités provoquant des hallucinations - et on dit que ces onguents permettaient la transe dans laquelle devait se trouver la sorcière pour exécuter son voyage. Le vol étant évidemment soit symbolique, soit réalisé sur d’autres « plans de réalité ». On suppose alors que la sorcière quitte son corps physique pour s’élever – élever son esprit vers des mondes astraux.

 

La composition du balai est également à étudier. Le bois utilisé est très important et change la symbolique de l’objet. Par exemple, on utilise du frêne pour le manche, représentant l’esprit et l’air, l’arbre du monde « yggdrasil » ainsi que l’extase par laquelle est possible le vol de l’esprit ; le saule sera utilisé pour lier la brosse au manche, le saule représente alors la lune ainsi que le brouillard qui doivent être traversés et les brindilles de bouleau qui font la brosse représentent la grande déesse qui permettra à la sorcière de se purifier et de renaître. D’autres bois peuvent être donnés en exemple.

Tous les articles sur le balai:

26 octobre 2008

VI. Le balai - Conclusion

Balaifin

Dernier article sur le balai. C’est que j’en ai assez de balayer. Ce ménage personnel me semble long et il faut dire que le ménage physique de la maison accapare mon balai.

Et puis, même si je sais que le balai a encore beaucoup à m’apprendre je commence à en rêver tellement j’ai lu et lu sur le sujet. Je le vois partout et sous toutes ses formes. Que symbolise le balai en rêve ? Beaucoup de choses… mais je crois que c’est surtout une obsession de terminer cette recherche. Donc, je me dis que c’est assez. Je rédige ce dernier texte et je passe à autre chose. Je n'’ai bien entendu fait que résumer mes lectures. D’autres ont été beaucoup plus loin - et beaucoup mieux - dans l’analyse du balai, de ses légendes et de sa symbolique.

Et donc du balai...

 



Articles précédents sur le balai:

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25 octobre 2008

IV. Le balai, digression

Petite digression sur le thème. En continuant mes lectures sur le balai dans le but de rédiger mon texte sur les relations entre le balai et la sorcellerie, j’ai souvent trouvé des articles traitant du « balai de sorcière » mais faisant références à un tout autre sujet.

Il m’a semblé intéressant de lire un peu plus sur le sujet et d’écrire quelques lignes. Après tout… j’aime bienRouilleBalai exploré tous les aspects d’un sujet…

Le « balai de sorcière » fait aussi référence à une maladie ou plus précisément à un champignon qui « attaque » principalement arbres et arbustes, en particulier les conifères.

Nom latin : Melampsorella caryophyllacearum
Nom complet français : Rouille - Balai de sorcière
Nom anglais : Yellow witches’ broom

En fait, la maladie du balai de sorcière fait référence à différentes maladies qui s’attaquent à différents arbres, arbustes et plantes. Ces maladies sont toujours provoquées par des champignons. On retrouve ces champignons dans plusieurs régions du monde, dont l’Amérique du Sud, l’Afrique, et l’Amérique du Nord. Ils attaquent surtout le sapin, l’épinette, le pin, le mélèze, etc.

Le cycle de vie du champignon est en général de deux ans. Au début de l’infection, les spores du champignon attaquent les bourgeons. On remarque alors un léger renflement sur les pousses. L’année suivante les poussent atteintes se développent en ramifications qui ressemblent à un balai « de sorcière ». Le risque d’infection est très grand et souvent le champignon se propage aux autres arbres. Et même si les aiguilles infectées tombent à l’automne, la maladie reste dans l’arbre infectée. Le champignon se transmet d’arbre en arbre, parfois par l’entremise des oiseaux.

RouilleBalai2On appelle cette maladie « rouille – balai de sorcière » à cause, d’une part la formation de branches touffues, d’autre part à cause de la couleur vert jaunâtre des aiguilles qui devint peu à peu de couleur jaune orangé. La maladie peut être mortelle pour l’arbre. Le champignon cause une sorte de tumeur sur les branches, ainsi que la brûlure des feuilles et bourgeons.

On parle souvent de cette maladie comme d’une excroissance, d’une greffe d’un nouvel arbre sur l’arbre affecté. Cette excroissance tue alors littéralement l’arbre affecté en suçant la sève. On considère alors que cette excroissance est une plante parasite qu’on appelle le « gui nain ». C’est ce « gui nain » qui est en fait le champignon, qui empêche la croissance de l’arbre.

Il existe différentes formes de la maladie, selon le type d’arbres affectés. Mais en général, on peut reconnaître la maladie à l’apparition excessive de rameaux denses sur une branche, ayant un aspect de balai.

Différents traitements existent. Pour en savoir plus, sur la maladie et sur les traitements, consulter les sources proposées plus bas.

Finalement… j’ai aussi trouvé quelques mentions de recettes de trempettes incluant ce qu’on appelle « balais de sorcières ». Ces balais sont des légumes coupés que l’on embroche sur une brochette envois au bout de laquelle on attache du papier brun découpé pour former une brosse… ;-) Ces balais et sa trempette sont servis principalement en période d’Halloween…

Ceci dit… il est temps que je commence à rédiger ce dernier texte sur les balais et les sorcières… il faudra voir si toute cette recherche et ces lectures m’aideront dans ce fameux ménage…

Sources :

http://www.cfl.scf.rncan.gc.ca/IMFEC-IDECF/maladies/dommages/typ_balaisorciere.html
http://www.gov.ns.ca/natr/protection/ipm/Sheets/IpmYell.htm
http://www.agrireseau.qc.ca/horticulture-arbresdenoel/documents/balai.pdf

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_du_balai_de_sorci%C3%A8re

Tous les articles sur le balai:

22 octobre 2008

Une sorcière et un balai

Cette chanson de Inkubus Sukkubus est une de mes préférées, après Belladonna and Aconite bien sûr... J'aime beaucoup ce groupe britannique. Leur mélange de musique gothique et de heavenly voices, avec leur touche franchement païenne m’a toujours beaucoup plu. En fait, on dit apparemment du « pagan goth anglais » ou encore du « rock gothique païen »… peu importe. J’aime la musique qui est marquée par l’énergie de la guitare et la batterie mais aussi par les sons plus mélodiques. Mais j’aime surtout la voix de la chanteuse Candia Ridley.

Les deux principaux membres fondateurs, Candia et Tony Mac Cormarck, donnent un axe résolument païen à leur musique et à leurs textes : les sujets touchant la religion, la sorcellerie, la relation avec la nature, les dieux et déesses, les légendes, la roue de l’année, le paganisme en générale. On retrouve aussi des thèmes touchant au vampirisme, au romantisme, et autres thèmes plus sombres.

Les albums ont pour titre : Beltaine (1992), Belladonna & Aconite (1993), Wytches (1994), Heartbeat of the Earth (1995), Vampyre Erotica (1997), Away with the Faeries (1998), etc. On retrouve sur ces albums des chansons intitulées: All the Devil’s Men, Beltaine, Craft of the Wise, Lammas Song, Pagan Born, Samhain, Rune, Song to Pan, Wild Hunt, Dark Mother, Hecate Cerridwyn, etc.

J’avais vraiment été enchanté par leur prestation lors d’un spectacle que j’avais vu à New York, il y a quelques années… très simple, très lyrique mais à la fois très énergique.

Basor1La chanson Belladonna And Aconite est un de leur gros succès… je ne me lasse jamais de cette chanson et elle a toujours pour effet de me donner des frissons et de me remonter le moral. Je ne peux m’empêcher de sourire et de bouger un peu. Et je ne peux m’empêcher de chanter, même si ma voix est bien loin de celle de Candia.

La chanson Wild Hunt reprend encore ce même thème. Un vol à travers les éléments, une rencontre brutale et douce, un combat, un abandon.

Aujourd’hui, ces chansons m’ont aussi rappelé que j’ai encore un texte en préparation sur les balais !!! Les paroles m’ont remise dans le sujet et m’ont redonné envie de poursuivre ce travail… le balai et la sorcière… symbole et surtout, image archi connus. Et je crois que les chansons vont chercher plusieurs symboles et éléments de cette association de la sorcière chevauchant son balai et s’envolant pour le sabbat… en particulier la référence à la belladonna et l’aconite qui donnent le don du vol ainsi qu'à la chasse sauvage… le fait que ce soit peut-être dans un rêve… que ce soit une course dans le plan astral… et l’idée d’être perdu à jamais dans son propre esprit… Je trouve toutes ces images dégagées des paroles de ces chansons si évocatrices de la relation entre le balai et la sorcière.

Il faut vraiment que je termine la dernière partie de mes recherches sur le balai… encore tant de choses à comprendre !

Tous les articles sur le balai:

20 octobre 2008

III. Le balai, symbole sexuel

Avant d’aborder plus en profondeur la relation entre le balai et la sorcière, je me pencherai un peu sur la symbolique sexuelle du balai –qui a tout de même plusieurs liens avec les sorciers et sorcières.

Le balai est clairement associé à une symbolique sexuelle dans nombres de textes et légendes. Plusieurs coutumes folkloriquesBalai6 comportant un balai peuvent se rattacher à un contexte sexuel.

Très souvent, on retrouve le balai comme symbole purement phallique et donc masculin. Il devient alors une représentation du pénis en érection, principalement le manche.

À la fois un symbole féminin et un symbole masculin, la symbolique sexuelle du balai est souvent réduite au bâton (masculin) pénétrant le buisson (féminin). Certains peuples, dont supposément les Celtes, considéraient donc le balai comme une représentation des organes génitaux masculins et féminins.

Le balai volant – image principalement rattaché aux sorcières et sorciers – représente l’activation de la sexualité des sorciers (de sexes féminins et masculins) qui leur permettra de s’élever au dessus des besoins et désirs humains ordinaires et communs. Ce symbole essentiellement phallique est également symbole des puissances que le balai devrait vaincre ou dominer – puissance sexuelle – mais qui permettent à l’utilisateur de celui-ci de s’emporter et s’élever.

La nature de cette élévation est intimement liée à la maîtrise du praticien sur sa propre sexualité. Principalement sur leur propre énergie sexuelle et son utilisation dans les actes magickes.

La façon dont est tenu le balai doit en soi être différente selon le sexe du praticien. Le balai est « enfourché » pour le vol manche en avant et branches à l’arrière lorsque le praticien de sexe masculin et le contraire, c’est-à-dire manche en arrière et branches en avant pour le praticien de sexe féminin.

On peut d’ailleurs lire que le balai enfourché par la sorcière est une représentation du pénis ou encore d’un pénis artificiel – tel un godemiché. D’ailleurs dans l’ouvrage « A Dictionary of Slang, Jargon and Cant » publié en 1889 par Albert Barrere et Charles Godfrey Leland, les auteurs nous apprennent que l’expression «  a broom-handle », en français « un manche à balai », était anciennement utilisée pour définir un godemiché ou un pénis artificiel. L’expression « le balai » représentait quant à elle, les organes génitaux féminins. Et donc, l’expression « avoir une brosse » ou « avoir un balai » (« to have a brush ») signifiait avoir une relation sexuelle.

On peut d’ailleurs facilement interpréter les mentions de relations sexuelles des sorcières avec le « diable » comme une allusion à l’utilisation de godemiché. En effet, les descriptions de ces relations ou du pénis du diable parlent souvent d’un « membre » excessivement long et froid, sobre et rude.

Le balai est également souvent utilisé dans les traditions païennes de mariage ou union entre l’homme et la femme. Une coutume qu’on retrouve fréquemment est le saut du balai. Les personnes unies lors de la cérémonie vont sauter par-dessus le balai, symbolisant ainsi le passage à une nouvelle étape de leur vie. Ce saut se veut un symbole joyeux et qui termine la cérémonie.

Le balai est parfois tenu au-dessus d’un chaudron – symbole double de sexualité, le balai représentant la masculinité (ou encore à la fois le masculin et le féminin) et le chaudron, symbole féminin. Le couple doit se tenir par la main et sauter ensemble démontrant ainsi la symbiose de la relation et la puissance de l’union.

Finalement, la symbolique de la sorcière chevauchant le balai et volant au-dessus des champs est une claire manifestation d’une tradition antique visant à influencer la fertilité de la terre des champs pour obtenir de bonnes récoltes. La tradition voulait que les femmes montaient sur des balais et courraient et sautaient dans les champs. La hauteur des sauts permettait de déterminer l’abondance de la récolte. Le balai – encore une fois symbole phallique et donc masculin – et la femme qui le chevauchait fertilisaient la terre.

Mais les liens entre le balai et la sorcellerie sont multiples.

À suivre...

Tous les articles sur le balai:

19 octobre 2008

II. Encore un balai - Quelques superstitions

Balai3

Superstitions et traditions diverses

Toujours dans une perspective de nettoyage personnel, je continue de me pencher sur le balai.  Étonnant parfois, ce qu'on découvre sur un objet familier. Et étonnant, ce que parfois on se souvient en lisant ces superstitions... des choses qu'on nous a dites, il y a des années, et qu'on avait oubliées.

Voici quelques superstitions trouvées ici et là… parfois avec une origine, souvent non, car les origines se croisent souvent et on retrouve dans plusieurs régions, pays, les mêmes superstitions. Et mon but n’est pas ici de les retracer ou même de les expliquer… juste les lire avec un sourire. Certaines m’ont déjà été racontées… avec souvent beaucoup de sérieux, d’autres m’étaient totalement inconnues.

  • Il ne faut jamais pencher un balai contre un lit. Car, dit-on, les mauvais esprits y      jetteront un sort. D’autres disent encore que cela pourrait présager un décès.
  • Il ne faut pas balayer son perron après la tombée de la nuit car cela pourrait amener un étranger à venir vous rendre visite.
  • Balayer la nuit chasse le bonheur de la maison et peut même chasser et blesser les âmes qui se promènent tranquillement chez soi.
  • Il ne faut jamais apporter son ancien balai lorsqu’on déménage. Il vaut mieux en acheter un nouveau.     
  • Il ne faut pas balayer la poussière vers l’extérieur de sa maison – mais plutôt la ramasser – car la chance s’enfuirait avec elle.
  • D’après certains textes, certains peuples d’Afrique croient que lorsqu’on frappe un homme avec un balai, on le rend impuissant. Mais apparemment que les Écossais croient que frapper un homme avec un balai lui apportera de la chance.
  • Si l’on veut qu’un visiteur quitte enfin notre logis, il suffit de retourner un bala derrière une porte.
  • Aux Antilles (mais aussi ailleurs), on croit que balayer les pieds de quelqu’un – soi-même y compris – peut causer malheur. Certains disent que cela porte malheur en général ou encore que la personne ne se marierait jamais. On peut cependant chasser ce mauvais sort, si la personne qui balaie crache sur le pied sur lequel le balai a passé.
  • On plaçait parfois des balais dans les coins sombres ou derrière les portes pour éloigner les démons.

J’ai parlé dans un autre billet des vertus de purification du balai, autant physiques que symboliques… On retrouve donc beaucoup de superstitions liées à cette idée de purification.

  • Si l’on veut empêcher un invité indésirable de revenir chez soi, il suffit de bien balayer, après son départ,  la pièce ou l’endroit où il se trouvait lors de sa visite.
  • Pour empêcher les mauvais esprits de venir chez soi, ou dans un lieu précis, il faut balayer devant la porte. Mais jamais après la tombée de la nuit – on sait que cela peut entre autres, nous faire venir un étranger – ou le jour de la Toussaint.     
  • Selon certaines superstitions chinoises, l’exorcisme des cadavres se fait avec un balai. Le balai près du lit permet de balayer les maladies – et par le même coup d’expulser les lutins ! (http://classiques.uqac.ca/classiques/dore_henri/C19_manuel_superstitions_chinoises/manuel_superstitions.rtf . -- MANUEL DES SUPERSTITIONS CHINOISES  par  le P. Henri DORÉ, S. J.)
  • Utiliser un balai fait en branche d’aubépine chassera le chef de famille. 

La pluie semble aussi avoir des liens avec le balai – on a déjà vu que le balai peut être associé à l’eau en tant qu’élément de purification.


  • Pour attirer la pluie, on peut faire tremper un balai dans de l’eau. D’ailleurs on dit que lorsqu’il pleut en janvier c’est à cause d’une sorcière qui trempe son balai dans un seau.

Finalement, le balai peut aussi servir à indiquer certaines choses...

  • Suspendre un balai à une porte de maison indique qu’il y a une jeune fille à marier dans la demeure – et que celle-ci sait très bien faire les tâches de la maison !!!     
  • En Inde – et ailleurs -  lorsqu’une femme brandit un balai, c’est qu’elle est très en colère

Le balai est multiple !!! Et je n'ai pas encore abordé l'aspect "sexuel" du symbole, ni même ses relations avec la "sorcière" !!!

Tous les articles sur le balai:


18 octobre 2008

I. Le balai - Symbole sacré

On dit que le balai est un symbole de puissance sacré. Cet outil qui permet de nettoyer les sols fait partie de nos maisons depuis si longtemps qu’on ne pense pas qu’il a pu ou peut avoir un caractère sacré. Ce rassemblement de brindilles naturelles – ou artificielles – rattaché à un mancheBalai2 – souvent en bois, mais pas toujours – et qui nous permet de rassembler en petits tas, la poussière, les détritus, etc. qui se trouvent sur nos planchers, pourrait représenté plus qu’un simple outil de travail ménager. Et si on utilise parfois le balai pour représenter les origines humbles de quelqu’un ou pour témoigner de son caractère humble et simple, on l’utilise aussi pour symboliser la puissance, le sacrésymbole magique, axe cosmique, symbole sexuel… parfois objet maléfique le balai est multiple.


Le mot semble commun pourtant. Un balai, deux balais… probablement d’origine celte, le mot vient du breton « balazn » ou « balain ». Plusieurs disent « genêt » pour parler du balai… en associant le matériel utilisé à l’outil lui-même. En anglais, on retrouve le mot broom ou encore besom.


Symbole de puissance sacrée :


Si le balai,est associé au nettoyage, il est aussi associé à la purification et l’épuration spirituelles. Un nettoyage spirituel en quelque sorte… une purification de soi et des lieux sacrés.


Les sanctuaires, les temples, les églises, plusieurs religions et traditions spirituelles ont fait du balayage un rituel sacré. La personne chargée de nettoyer le lieu de culte se devait d’être « pur » et pieux. Elle avait la tâche sacrée de débarrasser le sol de tout ce qui pouvait le rendre sale et impur, tout ce qui pouvait le souiller, tout ce qui pouvait provenir de l’extérieur et qui ne faisait donc pas partie du lieu sacré de culte.


Plusieurs traditions magickes actuelles utilisent lors des rituels, le balai, –réel ou symbolique- pour « nettoyer » l’espace où se dérouleront les rituels. Instrument associé à l’élément « air », on l’utilise donc principalement pour chasser les énergies négatives et purifier les espaces. Quelques sources associent cependant le balai à l’élément « eau » et à la lune, toujours dans une optique de purification. Le praticien marche habituellement dans le sens des aiguilles d’une horloge, en traçant un cercle et en balayant à quelques centimètres du sol. Le balai ne touchant donc pas nécessairement le sol puisque la purification est principalement symbolique. On utilise aussi parfois de l’encens pour purifier l’espace du rituel – seul ou en combinaison avec le balai.


Le praticien doit donc visualiser les lieux qui sont purifiés par le balai – l’énergie négative est chassée.


Le balai, en plus de servir à la purification des lieux, peut aussi servir à les protéger. On verra alors un balai,posé en travers du seuil de la pièce ou du lieu de résidence, parfois sous le lit de la personne qui désire la protection ou encore placé contre une fenêtre ou une porte.


Habituellement, on verra le balai,,qui sert à purifier, fabriquer en bois de genêt, bouleau ou de saule. D’autres bois peuvent parfois être utilisés comme le noisetier, le sorbier ou l’aubépine. Quelques sources affirment cependant que le balai est traditionnellement fabriqué avec du frêne pour le manche – qui est associé à la protection – avec des brindilles de bouleau – pour la purification.


Quelques textes vont souligner que le balai,doit être consacré à la déesse et au dieu – pour les praticiens qui honorent des divinités.

À suivre…

Tous les articles sur le balai:

17 octobre 2008

Un coup de balai

 

BalaiJe sens que j’ai besoin d’un ménage. D’un ménage personnel, d’un bon coup de balai comme on dit. Un ménage dans mes émotions, un ménage dans ma profession... 

Prendre un balai et chasser les éléments qui encombrent mes émotions, mes pensées, mes gestes, mes rêves. Mes mains sont-elles assez fortes pour faire ce nettoyage ? Elles feront l'affaire.

Tant de choses semblent se bousculer - ordonner, classer, reconstruire, restructurer... Besoin de nettoyer, clarifier ces pensées de nettoyage qui se promènent aléatoirement sur les manches à balais.

Et comment sera ce balai ? Symbole positif, symbole négatif... tiens il faudrait se pencher sur ce symbole ! Tiens en ce temps de citrouilles, chats noirs, fantômes et sorcières... pourquoi ne pas se pencher un peu sur cet outil source de légendes et images !


Articles sur le balai:

10 juillet 2008

Je traîne encore dans les bars... parfois

Et maintenant à gauche ou à droite? De quel côté sont les toilettes? Je ne me souviens pas car cela ne fait pas un millier de fois que je viens dans ce bar. Je me retourne et je me souviens car cela fait quand même quelques fois que je viens. Mais ce n’est de toute façon qu’un simple détail. Car à part la situation des toilettes, les autres détails sont sensiblement les mêmes.

Mais allon
s-y dans l’ordre… Sortir à Barcelone… Tout d’abord, il faut choisir sa soirée. Bien sûr nous voulons resterDSCN3313 dans le monde gothico-ebm-machin chouette. Et si nous avons de la chance, nous pouvons espérer avoir un peu de
dark wave-brit pop-machin et la-la-la. Nous décidons donc de sortir un vendredi, un samedi. Il a longtemps, je pouvais aussi sortir un dimanche. Mais ce n'est plus vraiment possible... c'est trop difficile le lendemain. Donc, si nous n’étions pas si sélectifs - et amochés le lendemain - nous aurions très bien pu choisir un autre jour de la semaine.

Il est 21h00, nous commençons à préparer le souper. Ou alors nous partons pour le restaurant. Pour les besoins de la cause, optons pour le repas à la maison. Nous mangeons donc vers 21h30. Ce qui est en soi, très tôt pour cette région !  De vrais espagnols auraient bien sûr mangé au plus tôt vers 22h30, plus probablement vers 23h00. Mais personnellement, j’ai besoin de digérer si je veux me sentir en paix avec mon corps dans mes vêtements de sortie. Nous tentons ensuite de passer le temps, en regardant un peu la télévision mais nous sommes vaincus par l’horreur télévisuelle espagnole. Nous optons donc pour un film... de circonstance... histoire de ne pas tomber endormis et de résister à l'envie d'ouvrir un livre ou d'aller se coucher !

Vers 23h00, je me dirige vers ma chambre pour commencer à me préparer. Nous aurions pu partir plus tôt pour aller prendre quelques verres dans un des millions de bars de la ville, mais je préfère prendre un verre en essayant de faire quelque chose avec mes cheveux. Et en essayant de trouver quelque chose de potentiellement décent à mettre. De toute façon, je me demande bien à quoi cela sert de perdre son temps à trouver le look parfait quand il fait si sombre dans les bars. Et les noirs, rouges, violets et bleus se confondent pour ne former qu’une énorme masse sombre. La nuit tous les chats sont gris… Enfin… il faut trouver quoi mettre et il faut peindre son visage… sculpter ses cheveux…

Vers 1h00 du matin, nous sommes prêts à partir. 1h00 AM… il est encore tôt… et nous serons probablement les premiers sur place. Les gens arrivent habituellement vers 2h30, voire 3h00 am... Car après avoir pris un repas qui s'est problablement éternisé jusqu'à 1h00, il est habituel d'aller dans un premier bar avant d'arriver au club élu pour la soirée.

Mais une chose est certaine… ce sera la même musique. Toujours la même musique, peu de surprises, quelques nouveautés qui deviendront obligatoirement des classiques. Le cover sera un peu plus cher qu'à Montréal, mais sera accompagné d’une consommation gratuite et de beaucoup plus d’alcool dans nos verres. Et la foule ? Un peu la même… des différences évidemment, mais en définitive, nous réussissons toujours à voir les mêmes gens dans tous les bars que nous avons pu visiter… à Barcelone, à Chicago, à New York, à Paris, à Vienne,… C’est vaguement rassurant et définitivement déprimant… Que de conformité dans ce monde soi-disant marginal !

Il est 4h30 du matin… je commence à trouver cela long. En fait, quand il y a de la bonne musique, c’est court… et 6h00 arrive rapidement… sinon, je pars plus tôt… je me sens vieille et je trouve de plus en plus difficile de fêter jusqu’à 6-7h00 du matin. Mais ça dépend… je suis encore capable "d’être sur le party" si la musique est bonne. "Si la musique est bonne !" Est-ce un autre signe ? Suis-je une vieille radoteuse qui trouve que seule la musique qu’elle aime est de la bonne musique ? Pourtant j’aime de nouveaux bands… de nouvelles chansons…

Bon… un peu plus de fond de teint pour cacher ces rides d’amertume. Mais nous ne sommes jamais contents de ce qu’on a… les soirées ici sont ordinaires, mais elles le sont aussi à Montréal, Madrid, à Vienne, à Amsterdam, à Lausanne… L’herbe est toujours plus verte chez le voisin, ne dit-on pas ? En fait, les soirées sont amplement satisfaisantes et surtout, peu importe le genre de musique qu'on aime, il y a d'innombrables soirées qui se terminent toutes aux petites heures du matin... Cela fête beaucoup un espagnol ! Ça aime faire la fiesta, l'ai-je déjà dit ?

Nous sortons ce vendredi. Un show de « Combichrist » suivi d’une soirée dans un club… J’ai hâte… Ça fait parfois du bien de de danser, de sortir, même si l'envie est beaucoup moisn présente qu'avant. Je me souviens quand j'avais 27 ans (en fait, je me souviens exactement de la date de cette réflexion), je me disais que je voudrais éternellement sortir dans les clubs... que ce serait difficile en vieillissant d'arrêter de sortir - histoire de ne pas se sentir une vieille parmi les jeunes. Que ce serait horrible, que toujours j'aurais envie de sortir...

Mais finalement, ce n'est pas vraiment un problème... et l'envie de sortir est rare maintenant. Tout de même, parfois, c'est un petit besoin... besoin de danser, de sortir...

Je me demande... la musique sera-t-elle bonne demain ?


4 avril 2008

Petite réflexion personnelle á développer...

RelVoilà. Parfois. On ne peut s'empêcher de réfléchir. On sent que la réflexion devra être poussée un peu plus.

Mais on ne peut s'empêcher d'avoir de ces pensées. On sait que ce n'est pas important à part pour sa propre petite personne. Mais on ne peut d'empêcher d'y penser.

On regarde sa vie. On regarde les raisons pourquoi on se lève chaque jour. On s'assoit devant son ordinateur avec son café. Et on se dit qu'au commencement, on était si heureux. Et on aimait beaucoup ce qu'on faisait. Pleins de projets. Pleins d'idées.

Et puis, petit à petit, on s'est aperçu que la routine nous rattrape. Et puis. On se dit que ce n'est pas bien grave, on peut vivre avec. Mais la routine est méchante... il faut la combattre et on est les seuls responsables de la vaincre. J'aime mon travail. Je ne veux rien changer, juste trouver ma voie et à moi de me battre contre la routine !

Et désolée pour ces pensées sans sens ni direction... ;-)

3 février 2008

Ma vie télévisuelle : Comment on finit par vouloir apprendre l’anglais

Je ne sais plus à quel âge on commence à apprendre l’anglais dans les écoles québécoises, mais quand j’étais jeune, nous avions nos premiers cours d’anglais en 4e année du primaire, donc environ à 9-10 ans. Si je dis « Kick the ball Sandy! » à un québécois de mon âge, il est à peu près certain qu’il me répondra « All right Tom! ». Comme dans beaucoup d’autres endroits, nos leçons d’anglais passait systématiquement par « Meet Sandy and Sue » !!! Et donc on commence très jeune à apprendre l’anglais. Ce qui ne veut pas dire que nous parlons ou comprenons l’anglais. J’ai des amis de mon âge qui peuvent difficilement faire une phrase en anglais et qui sont incapable d’écouter un film ou une émission en anglais. Même après des années et des années d’apprentissage.

Parce que finalement, c’est une question de vouloir apprendre une langue et non pas simplement de l’apprendre. J’ai répété à partir de 9 ans, mes « Meet Sandy and Sue » et en bonne petite élève, je faisais tous mes devoirs et j’avais d’excellentes notes dans mes cours d’anglais. Mais cela ne voulait pas dire que je comprenais l’anglais. Et quand j’écoutais les Flintstones à la télévision, je ne comprenais pas vraiment. Mais ce n’était pas grave, quand je ne comprenais pas quelque chose, je demandais à ma mère de traduire. Jusqu’à mes 12 ans…

HappyDays1J’avais une amie qui écoutait beaucoup la télévision en anglais. Elle était italienne et parlait couramment l’italien, le français et l’anglais. Et elle écoutait une émission qui s’appelait « Happy Days» et qui jouait à un poste anglais. Quand je jouais chez elle, il fallait obligatoirement s’arrêter pour regarder cette émission qu’elle adorait. Et bien entendu, j’écoutais avec elle. Malgré le fait que cela faisait déjà quelques années que j’apprenais l’anglais, je ne comprenais pas grand-chose et mon amie avait beaucoup moins de patience que ma mère… À mes questions, elle ne répondait pas toujours… en fait, pratiquement jamais.

Mais le problème est que, petit à petit, j’ai commencé à écouter l’émission chez moi. C’est que j’aimais la musique… j’aimais les personnages… bizarrement, j’aimais bien « Potsie » (bizarrement, car aujourd’hui, je ne vois pas trop ce que je lui trouvais, mais bon…) et je rageais de ne pas comprendre. Et ma mère n’avait pas envie d’écouter l’émission donc je me retrouvais seule devant mon incompréhension… J’avais donc maintenant ma motivation ! Et ce ne fut pas bien long… les heures de cours, les devoirs, les exposés oraux… combiner avec mon besoin d’écouter et comprendre Happy Days ont finalement eu raison de mon indifférence à l’anglais. Je devais comprendre…

Et ce ne fut pas long avant que je comprenne les épisodes d’Happy Days… L’émission fut tournée à partir de 1974, mais très tôt les épisodes furent présentés en syndication, en reprise… Et quand à 12 ans, j’écoutais Happy Days l’après-midi, c’était déjà des reprises, même s’il le programme offrait encore de nouveaux épisodes. J’ai cependant écouté les dernières saisons en « live »… L’émission a quand même duré 11 ans, ce qui est très rare en télévision.

L’émission se déroulait cependant dans les années 1950 et début ’60. Et déjà à l’époque, j’adorais cette période… j’aimais la musique que je connaissais déjà un peu grâce à ma mère et que j’ai appris à connaître encore plus grâce à l’émission. En vedette, était des adolescents, principalement, un jeune garçon un peu innocent, Richie Cunningham et ses deux meilleurs amis. Les parents et la jeune sœur de Richie étaient également souvent présents. Ainsi qu’un personnage un peu plus vieux, surnommé, The Fonz… qui est d’ailleurs devenu rapidement connu et célèbre.

Les émissions étaient souvent très stéréotypées… on nous présentait des situations qui se voulaient représenter les problèmes de jeunes des années ’50, mais qui étaient très édulcorés… et tout finissait toujours bien, souvent avec une belle leçon à apprendre… Il y avait parfois des situations de conflits entre parents et enfants, mais cela finissait toujours par une belle réconciliation. La famille des Cunningham était la famille moyenne idéale ! Les jeunes se rencontraient toujours au « dinner » du quartier de la ville de Milwaukee (Wisconsin) où la musique était toujours présente… c’était très caricatural, mais j’adorais… c’était l’époque du rock’n’roll… je savais bien que cela n’était pas vraiment la réalité, mais là n’était pas le but de l’émission ! L’émission était ce qu’on appelle une « sitcom » « comédie de situation »… l’idée était de faire rire, tout simplement.

On peut analyser la représentation qu’on offrait des années ’50 et surtout on peut retrouver les critères et barrières de la télévision des années ’70… ce qu’on pouvait et ne pouvait pas dire… Le personnage de Fonzie, le faux délinquant au blouson de cuir, populaire avec les filles, macho, mais sans jamais être un vrai rebelle, mérite en lui-même une longue analyse !

L’émission évolua beaucoup au cours de ses 11 ans… des personnages quittèrent, de nouveaux apparurent… j’ai écouté tous les épisodes jusqu’à la fin… et j’ai encore en mémoire certains moments très précis… quand Potsie chante « Happy Birthday sweet sixteen » à Joanie… quand Fonzie fait du ski nautique… quand…HappyDays2

Et tout cela en anglais !!!!

Titre original : Happy Days

Producteur : Garry Marshall
Genre: Comédie
Langue: Anglais
Couleur: Couleur
Pays d'origine: États-Unis
Durée: 30 minutes
Nombre de saisons : 11 saisons - 255 épisodes + 2 émissions spéciales
Années de diffusion : Janvier 1974 à Septembre 1984

Distribution :

Ron Howard: Richie Cunningham
Henry Winkler: Arthur "Fonzie" Fonzarelli
Tom Bosley: Howard Cunningham

Marion Ross:  Marion Cunningham
Anson Williams: Warren"Potsie" Webber
Donny Most: Ralph Malph
Erin Moran: Joanie Cunningham
Scott Baio: Charles "Chachi" Arcola
Pat Morita: Arnold (Matsuo Takahashi)
Al Molinaro: Alfred Delvecchio
Lynda Goodfriend: Lori Beth Allen Cunningham
Cathy Silvers: Jenny Piccalo
Ted McGinley: Roger Phillips

Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :

Générique du début

Happy Days

Sunday, Monday, Happy Days,
Tuesday, Wednesday, Happy Days,
Thursday, Friday, Happy Days,
Saturday, what a day,
Rockin all week with you.

This day is ours
Won't you be mine. (Oh Happy Days)
This day is ours (Oh Happy Days)
Oh please be mine.

Hello sunshine, goodbye rain,
She's wearing my high school ring on her chain.
She's my steady, I'm her man,
I'm gonna love her all I can.
(Chorus)
Gonna cruise her round the town,
Show everybody what I've found
Rock'n'roll with all my friends
Hopin' the music never ends.

These Happy Days are yours and mine (oh Happy Days)
These Happy Days are yours and mine (oh Happy Days)
These Happy Days are yours and mine, Happy Days.
     
 

6 avril 2008

Ma vie télévisuelle: Ne pas être choisi - Introduction

Je ne suis pas une fan des émissions de téléréalité. Je me rappelle bien avoir écouté l'émission "Pignon sur rue" au milieu des années ‘90, mais ce n'était pas tout à fait le même concept. Ces dernières années, toutes ces émissions de téléréalité qui envahissent les différentes chaînes me laissent passablement indifférentes. En fait, je peux difficilement les supporter. Mais il y a deux émissions que j’aime bien écouter. La première, « The Amazing Race », je la regarde quand ça adonne. Je trouve intéressant de voir des équipes parcourir le monde dans une course contre la montre. La pression semble immense et je serais incapable de le faire.

La deuxième émission, je la regarde depuis sa première année de diffusion en 2005 et jeBG ne manque pas une seule émission. « Beauty and the Geek » est une émission de téléréalité américaine. L’émission commence par la chanson de Pet Shop Boys « Opportunities » ou plutôt le refrain qui selon moi ne peut mieux expliquer l’émission :

"I've got the brains, you've got the looks
Let's make lots of money
You've got the brawn, I've got the brains
Let's make lots of money
.
"

L’émission consiste à réunir dans une maison un groupe de belles filles, les « beautés » et un groupe de garçons intelligents mais socialement « faibles », les « geeks ». Les participants sont jumelés en équipe, une beauté et un geek. Ils devront ensuite, au cours des semaines qui suivent, réussir différentes épreuves et éviter d’être éliminé. L’idée est que les épreuves que doivent subir les beautés les forcent à utiliser autre chose que leur « beauté » ou « sex-appeal » (donc habituellement, elles doivent étudier) et les geeks doivent réaliser des tâches qui mettent à l’épreuve leurs aptitudes sociales. Les membres des équipes doivent s’entraider. Par exemple, une semaine, les beautés devaient réaliser une fusée-maison et les geeks devaient approcher des femmes pour obtenir leur numéro de téléphones.

Le but est d’évidemment de parvenir à la fin et de gagner la somme de 250 000$, mais pour les participants le but est BG1également de changer, de s’ouvrir aux autres. Les beautés qui viennent à l’émission sont habituellement des filles assez égocentriques, habituée à profiter de leur look pour obtenir ce qu’elles veulent. Elles n’ont jamais eu d’interactions avec des geeks. La plupart sont assez « simples » ou plutôt ne sont pas très intellectuelles. Le cliché de la « belle nounounne ». Les geeks, quant à eux, sont également le stéréotype parfait du gars intellectuel, pas très bien arrangé, qui n’a jamais eu de relation amoureuse, le type super intelligent mais nerd. Les filles sont habituellement des mannequins playboy, des serveuses de bars, etc. Les gars sont habituellement tous très diplômés mais on les présente surtout comme ayant des passions « geeks » : collectionne des figurines de Star Wars, joue à des jeux de rôles, etc.

La plupart des participants apprennent à s’ouvrir, à voir au-delà des apparences, des relations d’amitiés et parfois amoureuses se développent. Il y a sûrement des choses « arrangées », mais en gros je trouve l’émission intéressante et souvent drôle et touchante. La plupart des participants semblent réellement changer...

Où je veux en venir avec tout ça ?

J’y viens…

Titre original: Beauty and the Geek

Producteurs: Jason Goldberg, Ashton Kutcher
Genre: Réalité
Langue: Anglais
Couleur: Couleur
Pays d'origine: États-Unis
Durée:
42 minutes

Nombre de saisons: 5 saisons à ce jour
Années de diffusion: 2005-

Distribution :

Mike Richards: Animateur

Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :

1 avril 2008

Anatomie et biologie des rhinogrades

Chaque matin avant de commencer la journée de travail, je commence par un café, un yogourt et un petit tour de web... visite sur certains blogs et carnets, et bien sûr, un petit tour de différentes nouvelles. Actualités mondiales, espagnoles, un petit tour sur les nouvelles du Québec, les dernières nouvelles en arts et cultures et finalement les dernières nouvelles en sciences et technologie.

Travailler de la maison signifie que parfois on oublie la journée ou la date... est-ce que c'est mardi ou mercredi ? le 25 ou 29 mars ? Donc ce matin, je m'installe et commence à lire un peu diverses nouvelles. Je survole les grands titres et clique sur les articles qui me semblent intéressants. Et je tombe sur cet article: Les mammifères qui marchaient sur le nez par Jean-Luc Goudet pour Futura-Sciences. Hum... bizarre. Je vais lire. Le premier paragraphe semble étrange mais sérieux. Je lis souvent des articles dans cette revue. Le deuxième paragraphe me fait lever les sourcils. On parle de mammifères ayant disparus,  des rhinogrades, qui utilisaient leur nez pour se déplacer, en plus d'autres activités. On mentionne l'ouvrage d'un éminent scientifique ayant étudié ces animaux disparus: Anatomie et biologie des rhinogrades. Un nouvel ordre de mammifères du du Dr Harald Stümpke paru en 1962.

Et c'est quand je vois la couverture du livre que je me dis... "nan... ça ne se peut pas". J'aime bien lire sur les espècesAvril disparues, nouvelles et même sur la cryptozoologie, et je ne me souviens pas d'avoir jamais lu ou vu quelques chose du genre. Ou alors... "non... oui... je crois me souvenir de quelque chose..." Et c'est à ce moment que je me demande: "quel jour sommes-nous déjà? n'est-ce pas le 1er avril?" Je termine l'article. Tout à fait sérieux. Mais c'est absolument impossible. Donc, je fais quelques recherches... Et voilà... j'avais raison et non ! L'article est bien une farce, souvent utilisé dans le monde scientifique... les rhinogrades n'ont jamais existé ! Mais le livre, lui, existe bel et bien.

En 1962, le zoologiste Pierre-Paul Grassé, sous le pseudonyme de Harald Stümpke, écrivit un livre ayant apparence d'un ouvrage scientifique très sérieux dans lequel il décrit un ordre biologique du nom des "rhinogradentia". L'oeuvre fictive est vraiment rédigée comme un livre authentique. L'auteur présente cet ordre de mammifères dans les règles de l'art ; il les décrit d'un point de vue biologique, donne leur habitat, leurs habitudes, etc. Cet exercice n'avait pas pour but de mystifier indéfiniment la communauté scientifique... c'est un simple canular et il est connu comme tel. Beaucoup de sites sont cependant consacrés à ces animaux se déplaçant sur leur nez!!! Des artistes ont reproduits ces animaux... Et évidemment, chaque année, certaines revues, magazines et sites reprennent le canular pour le 1er avril.

Les informations offertes par Grassé sont très détaillées et accompagnées de croquis. Ces animaux vivaient dans un milieu complètement fermé sur un archipel d'île du Pacifique oriental dans les années 1940. L'île avait également un peuple autochtones (environ 700 personnes) qui décédèrent au contact du soldat qui découvrit l'archipel. Et tous les rhinogrades disparurent également suite à une catastrophe naturelle.

Ce genre d'exercice me semble bien amusant et intéressant ! Et je crois bien que je vais me procurer le livre !

À lire:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rhinogrades
http://vennarecci.free.fr/Rhinogrades/
http://scienceblogs.com/tetrapodzoology/2007/04/at_last_the_rhinogradentians_p.php
http://www.museumofhoaxes.com/photos/snouters.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Rhinogradentia
http://nsm1.nsm.iup.edu/rgendron/Caminalcules.shtml
http://forbiddenmusic.wordpress.com/2007/11/04/the-snouters-form-and-life-of-the-rhinogrades-by-harald-stumpke/

 

22 février 2008

Jalousie

J'ai un ordinateur portable nommé Fujitsuuuu. Ce gentil ordinateur fut acheté à Montréal juste avant mon départ pour Barcelone. Né en décembre 2003, il traversa l'océan pour m'accompagner dans ma vie barcelonnaise. Quelques petits accrochages au début mais avouons que c'était plus la faute de l'électricité fluctuante de l'appartement...

Et donc pendant 4 ans, mon Fujit m'accompagna dans mon travail et dans mes loisirs. Il voyagea beaucoup... et tous les matinsClavier il était au rendez-vous. L'été, il surchauffait un peu... s'arrêtant abrutement en plein milieu d'une réunion en-ligne. Et les lettres sur le clavier avaient presque toutes disparues... Il était très lourd à porter. Et puis, évidemment, la connexion n'était pas la bonne et je devais le brancher sur un transformateur... Et récemment, les clients chez lesquels je l'amenais semblait le trouver bien vieux. Et puis, je sentais qu'il se faisait vieux. Oh... encore en forme mais il semblait toujours soufflé si fort.

Et donc, il y a quelques semaines, j'ai décidé qu'il était temps de trouver un nouveau compagnon informatique. Et Samsuuuung entra chez moi. Nouvel ordinateur bien espagnol... Mais le temps manquant pour plein de bonnes raisons, le transfert des données et l'installation des programmes ne se firent pas immédiatement... petit à petit... Et donc, je travaillais tranquillement sur mon bon vieux Fujit en attendant de terminer de la préparation de Samy. Mais je crois que Fujit sentait bien qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Et il planta un soir sans raison. Il revient immédiatement, mais je crois qu'il devint de plus en plus jaloux.

Et puis, lundi... il se fâcha... et pouf... il s'arrêta. Et ne voulut plus revenir... Pendant un très long temps, il ne voulut plus me voir. Me laissant sans données, sans presque aucun programme... panique et gricements de dents... Et puis, Fujjit se sentit peut-être un peu coupable et décida de revenir à la vie. Il me laissa le temps de faire transferts et installations.

Il dort présentement, se reposant. Il servira à nouveau après une convalescence de quelques temps. Et Samy et bien il est maintenant fin prêt pour m'accompagner à chaque jour. Et je respire à nouveau !!! Bien que le clavier espagnol soit un peu un casse-tête, mon monde informatique fonctionne à nouveau !!!


11 février 2008

Des détails sans importance

Et bien voilà, cela devait arriver un jour... je suis taguée !!! Et par Lily ;-)

Voici ce qu’on demande :

- Mentionner la personne qui nous a taguée
- Mettre le règlement sur son carnet
- Révéler six choses sans importance sur soi
- Taguer six autres personnes en mettant leur lien
- Prévenir ces personnes sur leur carnet

Des choses sans importance ? Voyons voir...

Chocolat1 1. Je ne peux plus manger de chocolat, mais cela m'indiffère complètement. Ce qui surprend toujours les gens. Quand on m'offre du chocolat (avec un gros sourire) et que je refuse, on insiste toujours. Je dois alors dire que le chocolat me donne de violentes migraines (du genre à devoir être coucher dans le noir complet et à vomir sans arrêt), on prend invariablement un air attristé... et on ne me croit jamais quand je dis que cela ne me dérange pas. Cela fait environ une dizaine d'année que j'ai développé cette intolérance au chocolat. Mais je n'ai jamais été folle du chocolat et je n'en mangeais que très très rarement. Quand on me demandait: un morceau de gâteau au chocolat ou à la vanille?  j'ai toujours répondu - même enfant - "à la vanille" !!

2. J’ai presque tous les films animés de Walt Disney et en version originale. De Snow White and the Seven Dwarfs àDusney Treasure Planet, en passant par Fantasia, The Aristocats, Aladdin et Mulan. Et je peux vous chanter à peu près toutes les chansons ! Et je peux vous réciter les dialogues de bons nombres de ces films... en particulier Aladdin, The Lion King et Pinocchio.   

Nuit

3. Je me réveille au moins 3-4 fois par nuit. J’ai le sommeil hyper léger et le moindre petit bruit va me réveiller… mais uniquement la nuit. Je me peux m’endormir partout et dormir profondément… dans les autobus, devant la télévision, dans l’auto, avec un bruit de fond de trafic et de construction, etc… mais pas la nuit dans le silence. Alors le moindre petit bruit va me réveiller : un craquement, la respiration de quelqu’un, mon chat qui mangeait, …Genoux

4. Mes genoux craquent. Beaucoup. Et fort !  Depuis toujours. C'était même une "inside" quand j'étais professeur. D'ailleurs mes étudiants, lors de la soirée des finissants, avaient fait une liste des caractéristiques de chacun de leur professeur... et une des miennes: "on sait toujours où  elle se trouve dans la classe pendant les examens car on entend ses genoux craqués quand elle approche de nous" ! Et le bruit peut être si fort que quand je me tourne la nuit, le bruit me réveille.

Bidet5. J’ai récupéré le bidet de ma salle de bain que je n’utilisais pas pour y mettre des plantes bambous, des chandelles et des roches. Cela ajoute une belle petite touche verte à ma salle de bain.

6. Je collectionne les bibelots de chats. Mais pas n’importe quel. Il faut que vraiment le bibelot m’interpelle
Chats5 quand je le vois. Partout où je vais, dans tous les magasins, dans les ventes de garages, les brocantes… je cherche toujours le chat… Et je collectionne les photos de chats lors de mes voyages. Quand on regarde mes photos de voyages, il y a toujours quelques photos de chats croisés au détour d’une rue, couchés sur un perron, à une fenêtre, dans une cour, se promenant sur le trottoir… Un voyage n’est pas complet tant que je n’ai pas croisé un chat !

Et voilà… et je ne tague personne… ;-) une autre fois peut-être !

20 mars 2008

Bibliothèque Nationale d'Autriche

J’ai toujours aimé voyager. Et depuis quelques années, j’ai pu voyager et visiter de nombreux endroits. Et quand je visite une ville, j’essaie toujours de voir s’il est possible de visiter une bibliothèque nationale ou autre…Et quand c’est possible, je prends des photos… Et je lis un peu sur le lieu, l’histoire de la bibliothèque. 

Bib1Quand nous avons visité Vienne en septembre 2005, nous avons pu visiter la Bibliothèque Nationale d’Autriche, la Österreichische Nationalbibliothek. Et j’ai pu prendre plusieurs photos.

La Bibliothèque Nationale D’Autriche est l’ancienne bibliothèque de la Cour et fait partie du Palais impérial Hofburg. Elle fut fondée par les Habsburg. C’est une aile indépendante du Palais. Elle fut construite au début du XVIIIe siècle – terminée en 1737 -  et est l’œuvre de l’architecte Johann Bernhard Fisher von Erlach. Après sa construction, la Bibliothèque alors appelée Hofbibliothek, était la plus grande bibliothèque d’Europe. De style baroque, la bibliothèque comprend une Salle d’apparat (« Prunksaal ») comportant une magnifique coupole présentant des peintures de Daniel Gran.

Aujourd’hui, elle est la plus grande bibliothèque d’Autriche avec ces 7,4 millions deBib4 documents et d’objets ainsi que les 10 fonds spécialisés qu’elle gère. On peut retrouver dans ces collections, des volumes, dont les œuvres de la bibliothèque du Prince Eugéne de Savoie, des papyrus, des manuscrits, des livres rares et anciens, d’incunables, de nombreuses cartes géographiques, atlas, et globes, des collections de photographies, d’affiches, etc. Elle contient également une grande collection des écrits de Martin Luther, des ouvrages en l’Esperanto et sur cette langue ainsi que sur d’autres langues artificielles ou construites.

Quelques photos

Pour connaître un peu plus l'histoire de la Bibliothèque consulter les liens suivants...

À consulter:

12 janvier 2008

Les mystères des humeurs

Hier, j'étais de bonne humeur. Ce fut une bonne journée. Malgré certains désagréments au travail, malgré certaines personnes dans le métro... ce fut une journée correcte. Rien d'extraordinaire. Un soleil en début de journée. Il faisait chaud.
J'ai eu des conversations intéressantes avec des gens sympatiques.
J'ai écouté de la musique en travaillant et chantonné en faisant le souper.
J'étais de bonne humeur
Je me suis couchée tard mais j'ai bien dormi.
humeur
Et puis, je me suis réveillée ce matin, d'humeur massacrante.
Tout m'énervait. La bonne humeur des gens m'agressait personnellement.
J'ai eu de la difficulté, toute la journée, à supporter les gens.
Tout le monde n'énervait.
J'avais envie de rien.
De très mauvaise humeur toute la journée.

Et je me questionne.
Pourquoi me suis-je levée de si mauvause humeur
alors que je m'étais couchée de bonne humeur?
Qu'est-ce qui s'est passé pendant la nuit.
Les rêves que je me souviens me semblent
ordinaires. Pas plus bizarres, pas plus spéciaux
que d'habitude.
Et donc... je me questionne sur les mystères de mes
humeurs...

Voilà.

7 janvier 2008

Cette loi téléphonique

Il semblerait qu'il existe certaines lois régissant ma vie... Ce ne sont pas des lois fédérales, provinciales, municipales, ou autres  ce sont des lois familiales ou conjugales ! Certaines sont cocasses d'autres commencent à franchement m'énerver !

Qu'une loi conjugale dise que je suis celle qui obligatoirement doit faire l'époussetage est correct puisque mon conjoint est celui qui fait le lavage. Que ce soit une loi conjugale que je doive obligatoirement faire les impôts trimestriels est acceptable puisque mon conjoint s'occupe des budgets. J'arrive à vivre avec l'existence d'une loi familiale qui stipule que je suis en charge de rappeler les anniversaires et d'acheter les cadeaux des autres pour les autres parce que ma mère a longtemps remplie ce rôle.

T_l_pMais je commence à trouver pénible de toujours devoir obligatoirement appeler les gens et que quand je ne le fais pas on me dise "tu n'as pas appelé", "tu n'appelles pas souvent"... hum hum, parce que le téléphone n'avait pas de "pitons" sur le tien !!! Cette loi familiale qui dit que je suis celle qui doit nécessairement appeler les gens commence à me taper royalement les nerfs. Et encore si c'était seulement les appels conversationnels ! Mais non, pour une raison quelconque certaines personnes ne savent plus s'exprimer quand il s'agit d'appeler les bureaux, les gouvernements, les architectes, les banques, ... ou alors, quand on appelle soi-même, on donne "mon numéro" aux gens pour qu'ils me rappellent moi, ou on m'appelle pour me dire d'appeler telle ou telle personne (oui, à ce moment on se rappelle qu'on peut m'appeler!!!) ... Au fait, ai-je dit que j'ai toujours détesté parler au téléphone? oui, oui, même adolescente... alors... aarrrhhh....

Oui, ça fait du bien de ventiler parfois... ;-)

3 janvier 2008

Ma vie télévisuelle: Les premiers amours, partie 2

Revenons à ces premiers amours. Évidemment Thierry de Candy fut très important, mais mon véritable amour de petite fille fut Albator. Comme beaucoup d’autres sûrement. Je me souviens vaguement du moment où j’ai commencé à écouter Albator. Je me souviens que cela faisait partie de mes émissions préférées et que cela jouait le samedi.Albator2

Et je me souviens que j’étais éperdument amoureuse d’Albator. Ses longs cheveux qui lui couvrait le visage, sa cicatrice, ses pantalons lui moulant les jambes, la cape noire et rouge, la tête de mort sur son vaisseau et sur ses vêtements, la façon qu’il tenait son verre de vin… je vous rappelle que j’étais une petite fille ;) Mais Albator peuplait mes rêves et faisait une compétition terrible à Thierry.

Albator était appelé « Capitaine Harlock » dans la plupart des autres pays et j’ai appris que c’était son nom original dans la version japonaise. Mais quand l’émission fut traduite en français, les adaptateurs eurent peur que le nom fut trop proche de « Capitaine Haddock » de Tintin et donc le nom devient Albator. Avant d’être un dessin animé, ce fut un manga… et il y eut des apparitions d’Albator (je suis incapable de l’appeler Capitaine Harlock, désolée) dans divers mangas et dessins animés.

Il y eut deux séries… Albator '78 et Albator ’84. Il y eut aussi un film que j’ai vu de nombreuses années plus tard et en anglais « Arcadia of My Youth ». En fait, ce film explique beaucoup de choses sur la série et aurait répondu à beaucoup de questions que j’avais quand j’étais  petite. Albator'  78  était vraiment un dessin animé étrange et noir… et le corsaire Albator était aussi très étrange et mystérieux et … hum…

Mais en y repensant aujourd’hui, je me dis que les dessins animés étaient parfois bien durs et violents mais aussi bien philosophique et triste quand j’étais petite. Et certaines images me sont gravées dans mes souvenirs. CAlbator3e corsaire hors la loi mais héros, qui se bat pour sauver l’humanité mais était toujours si taciturne et mélancolique. Et ces « Sylvidres », femmes-végétales, belles, étranges et si méchantes, la plupart du temps elles sont nues et quand elles meurent elles brûlent comme du papier et poussent un cri strident… On voyait souvent les personnages prendre de l’alcool et même s’enivrer… enfin… nous sommes loin du politiquement correct.

L’histoire se passe en 2977. L’humanité est paresseuse, complaisante, ne fait plus rien et passe son temps à s’amuser ou à s’ennuyer. Évidemment c’est une cible parfaite pour des envahisseurs qui prennent facilement le contrôle de la Terre. L’émission est très sombre et la vision du futur de l’humanité, très pessimiste… la société est sans rêve, sans ambition, et n’a même pas la volonté ou même la capacité de comprendre qu’elle est menacée. Albator et l’équipage de son vaisseau Atlantis se battent pour sauver –malgré eux – les hommes. Mais tout n’est pas clair… les hommes sont souvent vils et ne semblent pas mériter d’être sauver, les envahisseurs apparaissent souvent sous un bon jour… Et puis, il y a Stellie, la petite fille aux cheveux bleus qui joue de l’ocarina, fille du meilleur ami d’Albator, Toshiro et d’Esmeralda (qui a elle-même ses propres mangas, films et séries télévisées) et que ce dernier a promis de protéger… j’ai encore en mémoire les morceaux de musique qu’elle jouait sur cet étrange instrument de musique …

Je me souviens moins d’Albator ’84. On dit que cette suite était purement commerciale, peut-être… je me souviens que les personnages avaient changé et que je les trouvais moins intéressants.

J’ai le souvenir d’une histoire triste et sombre où les personnages étaient constamment torturés par leur passé, tristes, mélancoliques, nostalgiques… Les hommes –sauf Albator et son équipage – sont mous, décadents, oisifs et sans idéaux… contrairement à eux, Albator poursuit un idéal, il se bat pour la liberté, la paix…

Beaucoup de sites sont consacrés à Albator… en anglais, en français, en japonais, en de multiples langues… je crois que cette émission a marqué beaucoup de gens. Les dessins étaient magnifiques, l’histoire captivante… beaucoup de ces sites analysent l’émission (toutes les séries, les mangas, les films, etc.) de long en large… beaucoup de choses j’ai compris et appris en les consultant…

Mais moi, je me souviens surtout du moment où la chanson commençait et où apparaissait Albator à l’écran… j’étais ensuite complètement absorbée par les aventures de ce si beau corsaire de l’espace…

Albator1Titre original : 宇宙海賊キャプテンハーロックUchū Kaizoku Kyaputen Hārokku (Capitaine Harlock Capitaine de l’espace)

Titre en français: Albator ‘78 / Albator ’84 / Albator, le Corsaire de l’Espace
Titre en anglais
: Captain Harlock

Créé par : Leiji Matsumoto

Directeur : Rintaro
Musique originale : Seiji Yokoyama
Genre: Dessins animés, drame, aventure, science-fiction
Langue d’origine: Japonais
Couleur: Couleur
Pays d'origine: Japon

Adaptation : Michel Gatineau
Durée: 24 minutes
Nombre d’épisodes : 42 épisodes (Pour Albator ’78) et 22 épisodes (Pour Albator ’84)
Années de diffusion : 1978 (au Japon), 1979 (au Québec), 1980 (en France).

Personnages - acteurs français :

Albator : Richard Darbois
Ramis: Thierry Boudon
Clio : Anne Kerylen
Toshiro : Jean-François Laley
Stellie : Jeanine Forney

Plusieurs acteurs ont donné leur voix aux personnages selon l’époque et le pays. Les acteurs pour la série Albator ‘78, Albator ’84 et les films ne sont pas toujours les mêmes.

Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :

 
Albator – Générique

Albator, Albator
Du fond de la nuit dort
Albator, Albator
De babord a tribord
Tu veilles sur la galaxie
Sur la liberte aussi

Albator, Albator
Le corsaire de l'espace
Albator, Albator
Meme si tu parais de glace
Ton coeur est bon,
Ton coeur est grand
Comme le coeur d'un geant

Le bel Atlantis est ton vaisseau
Le pavillon noir est son drapeau
Bibop, Nausica sont avec toi

Albator, Albator
Avec ton equipage
Albator, Albator
Tu prends a l'abordage
Au stellarpon,
Au planotir
Tous les Spatio-Cargyrs

Albator, Albator
Capitaine au coeur d'or
Albator, Albator
Bien plus fort que la mort
Tu es toujours au rendez- vous
N'importe quand, n'importe ou
Tu es toujours au rendez-vous
Toujours avec nous

7 décembre 2007

Ma vie télévisuelle: Les premiers amours, partie 1

Nous avons tous été en amour, non? Et souvent plus d’une fois dans notre vie. Je me souviens de mes premiers amours. Il y avait ce petit garçon à la garderie. Je n’étais pas consciemment « en amour » avec lui, mais je le trouvais si gentil et beau. Et quand la nouvelle petite fille l’avait invitée chez elle pour sa fête, je n’avais pas aimé ça. Non. Pas du tout.

Et puis, il y avait eu le petit garçon albinos en première année du primaire. Je ne me souviens pas de son nom, mais il avait les cheveux, les cils et les sourcils blancs et m’avait donné une bague en plastique. Et que je le trouvais merveilleux. Beaucoup plus que Jocelyn – dont je me souviens du nom – et qui m’avais donné des roses et une bague en or (oui, une vrai… elle appartenait à sa petite sœur apparemment et l’échange était honnête selon ce que sa mère a dit à ma mère).

Ensuite, il y a bien quelques images qui me viennent à l’esprit… le frère de Carla, Jackie en 6e année, et petit à petit Joey, le voisin; mais mes amours de l’enfance furent principalement Thierry et Albator.

Commençons par Thierry.Thierry

Qui est Thierry ? Et bien, un personnage du dessin animé japonais « Candy ». Candy est une partie très importante de ma vie télévisuelle. J’ai écouté cette émission à tous les samedis quand j’étais enfant. C’était un rendez-vous très, très important. J’ai ri et j’ai pleuré en regardant Candy et manquer un épisode était un drame incroyable.

Tous les samedis, je me levais – et soulignons que je n’ai jamais, même enfant, été quelqu’un de matinal – pour écouter Candy. Candy était une petite fille espiègle aux boucles blondes. Elle fut élevée dans un orphelinat avec sa meilleure amie, Annie, trouvée en même temps qu’elle. L’émission nous raconte sa vie, d’abord à l’orphelinat, puis alors qu’elle est adoptée dans une famille qui est loin de l’aimer. On la suit ensuite dans une école privée de Londres puis alors qu’elle devient infirmière à Chicago… Disons qu’elle avait le tour de se mettre dans le pétrin – à tous les épisodes – et que le malheur avait tendance à se coller à elle… Je me dois ici de souligner quelques paroles de la première chanson – en français - qui jouait à la fin (il y a eu en effet deux chansons de la fin) qui selon moi donne une bonne idée du genre d’émission qu’on nous présentait : « Oublie tous tes petits chagrins, Ils reviendront dès demain ».   

Candy1J’ai chanté les chansons de Candy, j’ai écouté tous les épisodes et j’ai détesté Eliza et Daniel. Je n’aimais pas vraiment Anthony et ne fut pas triste lorsqu’il mourut. J’ai trouvé injuste qu’Annie fût adopté par une si bonne famille alors que Candy était dans une famille si horrible. J’ai voulu un raton laveur comme animal domestique. J’ai parfois trouvé Candy insupportable et bien naïve. J’ai voulu partir pour Londres pour aller dans une école privée et j’ai considéré pendant quelque instant devenir infirmière. J’ai trouvé incroyable la fin et je ne comprenais pas comment Albert, l’ami barbu put être le Grand oncle Albert et le petit prince des collines. Et surtout, je ne comprenais pas pourquoi Candy rêvait encore et toujours de ce maudit prince des collines alors que Thierry était là… et pourquoi elle avait sacrifié sa relation avec lui parce qu’une autre avait « besoin de lui »… Je la trouvais un peu trop « bonne » à mon goût.

J’ai été complètement en amour avec Thierry, dès le premier instant qu’il apparut à l’écran. Ses cheveux bruns longs, son attitude rebelle, son air bohème, ses remarques ironiques envers Candy. Même le fait qu’il fumait en cachette – alors que je détestais déjà la cigarette – m’a conquise. J’aimais Thierry avec passion. J’avais trouvé ennuyant Anthony et « le petit prince des colline » m’énervait au plus haut point. Thierry était parfait.

J’avoue que Thierry a peuplé nombres de mes rêves. Et ce, pendant de nombreuses années.

Titre original : Candy Candy (キャンディ・キャンディ)Candy2
Titre en français : Candy

Créé par : Yumiko Igarashi et Kyoko Mizuki

Dessinateur : Mitsui Shindo
Genre: Dessins animés, drame
Langue originale: Japonais
Couleur: Couleur
Pays d'origine: Japon
Durée: 25 minutes
Nombre d’épisodes : 115 épisodes
Années de diffusion : 1976-1979

D’après un manga diffusé en 9 épisodes. Quelques films furent produits ensuite. Une suite est demandée par les fans de la série depuis des années. Elle serait peut-être réalisée prochainement.

Personnages - acteurs français :

Candy Neige André : Amélie Morin
Terry Granchester: Thierry Bourdon
Annie Brighton : Nicole Fontaine (Que)
Anthony Brown André : Marc Bellier (Que)
William Albert André : Régis Dubost (Que)

Mais les acteurs offrant leur voix aux personnages ont beaucoup changé au cours des années et selon le pays…

Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :

Chanson en français – Générique du début :

Au pays de Candy
Comme dans tous les pays
On s'amuse, on pleure, on rit,
Il y a des méchants et des gentils
Et pour sortir des moments difficiles
Avoir des amis, c'est très utile,
Un peu d'astuce, d'espièglerie,
C'est la vie de Candy

Mais elle rêve et elle imagine,
Tous les soirs en s'endormant,
Que le petit Prince des Collines,
Vient lui parler doucement,

Pour chasser sa tristesse,
Elle cherche la tendresse,
Câline et taquine, toujours jolie,
C'est Candy, Candy

Chanson en français – Générique de la fin (premier) :

La nuit descend, Candy s'endort
En rêve elle va sur la colline
Avec son prince au cheveux d'or
Elle rentrera a l'aurore

On est moins triste dans la vie
On est moins solitaire
Quand dans son coeur on a trouvé
Un secret pour rêver
 

Oublie tous tes petits chagrins
Ils reviendront dès demain
Les rêves sont courts, la nuit tombe
Et dans l'ombre
Quelqu'un t'appelle ...
 

Candy .... Candy ... Candy ... Can-andy ... 

 

21 novembre 2007

Crime littéraire partagé : fermer le livre

Livre_ferm_

Ce n’est pas que je croyais que j’étais la seule à le faire. Mais pour une raison obscure, je n’en parlais jamais. J’avais la vague sensation que même si plusieurs faisaient comme moi, j’étais tout de même coupable d’un crime littéraire. Ou encore plus coupable que les autres. C’est qu’on m’avait dit qu’il fallait terminer ce qu’on commençait. Ma grand-mère était particulièrement ferme sur ce sujet : « Ne commence pas ce que tu ne peux terminer ». Ma mère avait tendance à dire la même chose… « Si tu as commencé quelque chose, finis-le ». Et je crois me souvenir de quelques professeurs disant la même chose.

Donc, je me sentais obligée de terminer les livres que je commençais. C’était une obligation morale. Terminer ce que je commençais. Si j’ouvrais un livre, je me devais de le terminer. C’était aussi un devoir envers le livre. J’avais l’impression qu’il se sentirait abandonné, délaissé… qu’il serait triste de ne pas être lu au complet. Et je me sentais coupable. J’ai donc terminé plusieurs livres que je n’aimais pas. Le livre m’ennuyait ? Je le lisais tout de même jusqu’à la dernière page. Parfois de peine et de misère… de longues soirées ennuyantes à tourner les pages… ou encore de longs mois à lire quelques lignes chaque jour pour essayer de terminer cet interminable livre… relisant parfois 10 fois la même ligne car je n’arrivais pas à m’en souvenir, faute d’intérêt.

Même sentiment horrible de culpabilité, si je n’arrivais pas à aimer un livre ou le style d’un auteur, surtout si c’était un auteur connu, reconnu… ou le pire… un chef d’œuvre de la littérature… enfin considéré comme tel… Je lisais péniblement chaque page, essayant de retenir les phrases, tentant de voir le génie derrière les mots. J’ai bien sûr pu parfois reconnaître comme un bon livre certains ouvrages même si je les avais détestés. Mais je n’arrivais pas à arrêter de lire le livre…

Et puis, bien sûr, l’inévitable arriva… j’ai fermé certains livres avant la fin. Par paresse, me disais-je… parce que j’étais lâcheuse, je me disais honteusement. Et bien sûr, je cachais ces crimes. Et quand je passais devant le livre – que j’étais incapable de vendre ou donner – je baissais honteusement la tête et je me disais que j’en reprendrais la lecture un jour. Je l’ai parfois fait avec divers résultats : habituellement, je le terminais, toujours à cause de cette culpabilité, mais le livre ne m’intéressait pas plus qu’auparavant ; parfois, je le refermais une seconde fois avant de le terminer, me sentant encore plus coupable d’avoir donner de faux espoirs au pauvre livre mal-aimé ; et parfois, je le terminais contente parce que cette fois j’avais aimé le livre.

Bizarrement, tout ceci c’est poursuivi sur des années et des années… et ce n’est que lorsque j’ai lu sur certains carnets, des textes de lecteurs et lectrices qui se permettent de ne pas terminer un livre et qui le disent ouvertement, que je me suis sentie moins coupable.

Le temps passe vite… tant de choses à faire, tant de livres à lire… droit de ne pas finir un livre, et droit de ne pas aimer un livre... Et il y a donc des livres qui furent fermer sans être entièrement lu: Portrait of a Lady de Henry James ; Lost Souls de Micheal Collins ; Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, pour en nommer quelques uns.

J'en ferai peut-être une liste un jour... expliquer pourquoi j'ai fermé le livre sans l'avoir lu au complet, pourquoi il m'a ennuyé au point tel que je me suis sentie incapable de le terminer, pourquoi les mots, l'histoire, le style ne m'ont pas plu...

Évidemment, je réalise que ce serait tout de même une façon de ne pas les abandonner complètement...

19 novembre 2007

Passage

Je ne suis pas du genre à croire aux dates. Je veux dire par cela que je ne crois pas que le nombre attribué à une époque ait ann_e_2007une quelconque signification. 1325, 1842, 1970, 1999, 2004… ce ne sont que des chiffres… tout cela est arbitraire selon moi, et nous pourrions vivre sous un autre mode de calcul du temps. Certains le font.

Mais parfois, on a juste hâte qu’une année se termine. Et qu’une nouvelle année commence. Et pour une fois… j’ai vraiment hâte que 2007 disparaisse et que 2008 commence. Cela ne changera peut-être pas grand-chose mais il me semble que cela sera symboliquement différent.

Évidemment, je ne crois pas que cela sera instantanée… et qu’au 12e coup de minuit à l’heure de Barcelone (car bien sûr, ceci aussi est relatif) tous les problèmes de la dernière année s’envoleront comme par enchantement. Mais j’aimerais bien, ceci dit... Une heure passe et la vie change. Les soucis s’évaporent et les larmes sèchent. Les questions sont répondues et les doutes s’estompent. Certaine personne retourne d’où elle est venue. Et les êtres disparus reviennent à la vie.

Bon. C’est fait. J’ai chialé. Je suppose que j’avais besoin de le dire à voix haute. Et de l’écrire en quelque part. Et je tourne la page, je suppose. Je retourne à d’autres mots.

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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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