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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
17 janvier 2010

Le moment captif d'un dimanche : s'emporter

02janvier"Lorsqu'une porte se ferme, il y a en a une qui s'ouvre. Malheureusement, nous perdons tellement de temps à contempler la porte fermée, que nous ne voyons pas celle qui vient de s'ouvrir" [Alexander Graham Bell]

Je marche tranquillement dans une ville envahie par une neige inhabituelle. Et puis je m'arrête à une porte. Je ne sais pas vraiment ce qu'il y a derrière cette porte mais je m'arrête tout de même.

Je trouve cette porte jolie. Elle semble avoir vécue une vie longue et bien chargée. Elle est un peu défraîchie. Des rides lui parcourent le visage qui conserve tout de même une belle couleur lumineuse.

Je la trouve belle, cette porte. Je la trouve belle fermée. Je ne l'imagine pas ouverte. Je ne veux pas voir ce qui se cache derrière. Je la veux secrète. Discrète. Si elle s'ouvrait, elle briserait ce silence insaisissable.

Je me tournerai vers d'autres portes ouvertes. Je regarderai de l'autre côté. Je les franchirai. Mais cette porte, je l'aime close.

Elle me permet de vivre tranquillement quelques instants. Elle me laisse la possibilité de me reposer devant son immobilité. Devant son mutisme. Elle ne me dit pas de me dépêcher. Elle ne me dit pas de choisir. Elle ne me dit pas de courir. Elle ne me dit pas de parler, de décider. Et je me laisse emporter par son audacieuse inertie.

"L'avenir est encore le passé entré par une autre porte" [Arthur Wing Pinero]

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23 janvier 2010

Certifiée

On m'a offfert un certificat ! C'est la première fois, alors vous me voyez rougir ! Tag_de_l_amitie
Donc, ce certificat me fut offert par L'Or des Chambres et j'en suis vraiment touchée !
Il est maintenant de mise de l'offrir à mon tour à 7 autres bloggeurs...

Et là... je ne sais plus, je n'aime pas choisir... et de plus, je l'aurais offert à des gens qui l'ont déjà reçu ! Et puis tant pis... j'offre et puis ceux qui ont déjà reçu ne sont pas obligés de recommencer. ;)

Donc, j'offre à
Allie ... pour ses trois univers uniques qu'elle nous livre avec passion...
Suzanne ... pour ces douces balades qu'elle nous offre... et pour ces articles sur des artistes québécois que j'adore !
Karine :) ... pour ces mots toujours gentils et ses textes toujours vivants !
Fine Bessot ... pour l'enchantement qui s'évade de ses articles et ses oeuvres...
Ankya ... pour la diversité et la chaleur de ses textes...
Lhisbei ... parce qu'elle me permet de garder contact avec un univers de magie, fantaisie, et de science-fiction... ses textes m'ensorcellent toujours !
Célia ... parce que sa passion des livres et du thé me fait rêver... et pour son amour des animaux qu'elle partage avec nous...

et un petit extra à Sylviane, que je découvre petit à petit... et dont les textes et photos sont pleines d'émotions...

et bien sûr... je renvoie à L'Or des chambres... car son monde est tout simplement envoûtant !

18 janvier 2010

Ma porte

Il y a quelques années... non, c'est faux... il y a plusieurs années... alors que j'avais environ 13 ans, ou peut-être 14 ans, j'ai écrit ces quelques mots:

I'm cleaning my doorPOrte
of the dust on it
It doesn't open enough
and it gets dusty
I clean, clean
but it remains as
disgusting
as a door
can
be

Bizarrement, je n'ai jamais bien compris ce que représentait exactement cette porte, ma porte... et pourquoi les portes m'apparaissaient si dégoûtantes.

Mes secrets poussièreux ? Le passé triste ? Le futur incertain ? Mon moi intérieur caché et perdu sous des tonnes d'ombres grises ? Je suppose que comme toute adolescente, je criais un certain mal de vivre imprécis. Mais je relis ces mots aujourd'hui et je ne suis pas certaine qu'ils sont passés... j'ai parfois encore l'impression qu'ils me parlent doucement... Puis, je tourne le dos, ferme une porte et ouvre l'autre, je passe d'une pièce à l'autre en souriant... je ferai le ménage un autre jour.

16 novembre 2009

Ma vie télévisuelle: Le droit de potiner

Il y a de ces émissions dont on avoue avec difficulté regarder. Le genre de série qui n'est pas vraiment renommée pour son contenu d'exception. Le genre d'émission qui n'est pas reconnu pour la qualité du scénario ou pour son originalité. Ni même pour le talent de ses acteurs. Vous savez, le genre d'émission qu'on écoute un peu en cachette et que lorsqu'on se fait prendre, on dit qu'on tournait simplement les postes et qu'on s'était arrêté un peu par hasard. Et on s'empresse d'ajouter que c'est la première fois qu'on regarde cette émission.

Oui, on ment effrontément. Car on n'ose à peine s'avouer à soi-même qu'on aime la série. On se dit qu'on écoute comme ça pour passer le temps. Mais on n'oublie jamais de s'installer confortablement sur le sofa quand c'est l'heure.

BH2Je n'ai pas commencé à écouter Beverly Hills 90210 dès les premiers épisodes. C'était une émission pour adolescents mettant en vedette des adolescents. J'avais 19 ans... j'étais trop vieille pour m'intéresser à l'émission, que je me disais. Mais je m'arrêtais parfois sur l'émission, quand ça "adonnait". Les premières années, j'ai donc écouté de façon sporadique et aléatoire. Mais assez pour connaître les personnages et suivre vaguement l'histoire.

Puis en 1992, j'ai déménagé dans mon premier appartement. Avec une colocataire. Le premier été fut difficile. Même si j'étais emballée d'être dans mon premier "chez moi", il n'était pas nécessairement évident de quitter sa famille. Je me sentais un peu seule. Je travaillais beaucoup. Mais les soirs que je ne travaillais pas, je me retrouvais seule chez moi. Mon PisTout (oui, ça fait longtemps qu'on se connaît !) travaillait le soir cet été-là. Pas d'Internet à cet époque ! Je passais donc mes soirées à lire et à regarder des films sur mon magnétoscope. Ou à regarder la télévision.

Mes soirées se sont donc remplies de télévision. Parfois seule, parfois avec ma colocataire. Mais l'été, la télévision n'est pas des plus palpitantes. Surtout quand on n'a pas le câble et que la réception sur notre vieille télévision est loin d'être parfaite. Nous avions donc à peu près 3 chaînes à notre disposition. La programmation d'été était faite de jeux telévisés et de reprises de séries. Mais il y avait une série qui ne diffusait pas de reprises. Beverly Hills 90210 présentait sa troisième saison pendant l'été... en nous racontant tout simplement l'été des jeunes. Pendant l'année, c'est l'école pour les adolescents de West Beverly High School et l'été c'est les vacances.

Je me suis donc mise à regarder la seule émission vaguement intéressante. Les soirs que ma colococataire était là, elle la regardait aussi. Et puis quand l'été se termina, j'ai tout bonnement continué à regarder la série. Je ne pouvais pas dire que c'était une série originale ou exceptionnelle. Mais c'était divertissant. Et c'est devenu petit à petit, mon petit plaisir coupable hebdomadaire. Ma colocataire a aussi continué à regarder la série. Et ma soeurette avait elle aussi commencé à la regarder.

C'est rapidement devenu un sujet de conversation récurrent entre nous. On commentait les épisodes, les personnages. Nous avions toutes nos personnages préférés et ceux qu'on détestait. Et nous aimions particulièrement discuté de ceux que l'on détestait ! Les années ont passées. Nous avons continué à regarder la série. Même si petit à petit, la série est devenue, pour nous, moins intéressante, nous avons continué à regarder. Car notre intérêt a changé avec les années. La série est devenue presque uniquement un prétexte pour potiner et chialer !

Ma soeur appelait même pendant les pauses publicitaires de l'émission pour discuter et surtout pour rire de ce qui venait de se passer. En fait, il y avait toujours quelque chose à critiquer et on adorait cela. Certains personnages, nous détestions avec une passion viscérale. Les histoires nous apparaissaient improbables et même saugrenues. Et nous adorions en décortiquer toutes les invraisemblances.

C'est rapidement devenu un rendez-vous important. Et quand la série s'est terminée, nous avons versé une larme de regret... nous perdions notre sujet préféré de potinage ! 10 ans de chialage et de commérages venaient de se terminer ! Cette émission que nous aimions détester venait de se conclure avec une fin digne de récriminations... non mais, même la fin nous offrait matière à critiquer et à chialer. Une fin parfaite quoi !!!

Titre original: Berverly Hills 90210BH1

  •  Créé par : Aaron Spelling et Darren Star
  • Producteurs éxécutifs : Aaron Spelling, E. Duke Vincent et Darren Star
  • Production : Torand Productions, Spelling Television
  • Musique : John Davis
  • Genre : Drame
  • Langue : Anglais
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Durée : 44 minutes (12 épisodes de 90 minutes)
  • Nombres d’épisode : 285 épisodes + 2 épisodes spéciaux
  • Années de diffusion : 1990 à 2000

Distribution :

  • Shannen Doherty : Brenda Walsh (1990-1994)
  • Jason Priestley : Brandon Walsh (1990-1998)
  • James Eckhouse  : Jim Walsh (1990-1995)
  • Carol Potter : Cindy Walsh (1990-1995)
  • Jennie Garth : Kelly Taylor (1990-2000)
  • Ian Ziering : Steve Sanders (1990-2000)
  • Luke Perry : Dylan McKay (1990-1995, 1998-2000)
  • Gabrielle Carteris : Andrea Zuckerman-Vasquez (1990-1995)
  • Brian Austin Green : David Silver (1990-2000)
  • Tori Spelling : Donna Martin (1990-2000)
  • Joe E. Tata : Nat Bussichio (1990-2000)
  • Kathleen Robertson : Clare Arnold (1994-1997)
  • Tiffani Thiessen : Valerie Malone (1994-1998)
  • Vincent Young : Noah Hunter (1997-2000)
  • Lindsay Price : Jant Sosna (1998-2000)

… et beaucoup d’autres…

Le prémisse original de l'émission était l'adaptation d'une famille venant du Minnesota à la vie à Beverly Hills. Les personnages principaux étant les jumeaux Walsh, Brandon et Brenda. L'émission proposait un cadre enchanteur: la vie des gens riches d'un des quartiers le plus chic des États-Unis, Beverly Hills.

Les premières années proposent surtout des histoires d'un épisode traitant d'un sujet principal: le suicide, la drogue, l'avortement, le sexe à l'adolescence, etc. Malgré la richesse et le statut privilégié des protagonistes, ceux-ci faisaient face aux mêmes problèmes que beaucoup de gens.

Après des débuts difficiles, la série devint rapidement très populaire. Elle fut également diffusée un peu partout dans le monde, et le code postal de Beverly Hills, 90210 devint connu mondialement.

Puis au fil des années, les histoires ont changé, les acteurs vieillis. Ils ont passé du High School au College, puis à la vie adulte. Certains personnages sont partis, d'autres furent ajoutés. D'autres séries, des "spinoffs" furent créés: Melrose Place et Models Inc. En 2009, une suite à la série est créée, 90210, avec de nouveaux personnages et quelques personnages de la première série. Plusieurs acteurs maintenant célèbres ont d'ailleurs joué dans la série, par exemple, Hilary Swank.

Pour en savoir plus sur l'émission:

 

22 novembre 2009

Le moment captif d'un dimanche: triste allégresse

026_copy"Tristesse est poésie, toutes les fois que tristesse est sans cause." [Xavier Forneret]

Les yeux sont clos. Des émotions enfermées derrière un silence. Une existence éternelle à déverser une tristesse inconnue.

Une sensation froide. La grâce de l'immobilité. Je ne suis pas triste, mais la douleur semble m'envahir. Je cherche la poésie. La délicatesse rêvée souligne avidement les pleurs passés. L'illusion d'une vie sans autre substance que le regard indifférent des passants. Sauf peut-être le souvenirs d'un artiste triste.

Je vois la douleur onduler et devenir consolation. Les douleurs anonymes s'effacent dans la grâce d'une existence poétique. Les larmes font place aux vers pourtant encore aveugles. Les yeux ne s'ouvriront peut-être jamais. Mais la tristesse s'évade dans des mots anciens et gracieux.

"En dehors de l'enfance et de l'oubli, il n'y a que la grâce qui puisse vous consoler d'exister." [Eugène Ionesco]

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1 novembre 2009

Le moment captif d'un dimanche: repos

"Chacun porte au fond de lui comme un petit cimetière de ceux qu'il a aimés" [Romain Rolland]cimetiere_010

Un soleil éclatant. Aujourd'hui, les allées seront pleines. Remplies de gens venus porter des fleurs. Et des fleurs, il y en a, par milliers. Partout. Sur tous les étages. Colorant chaque fenêtre de couleurs lumineuses. Des fleurs vivantes. Des fleurs en plastique.

Hier, il etait vide. Tranquille. Personne pour se rappeler. Personne pour se souvenir. Oh, on vient parfois visiter ces allées pour se rappeler l'espace d'un dimanche ces gens qui ne vivent plus. Mais, les mémoires sont défecteuses et elles laissent parfois les souvenirs s'échappent. Pour certains, cependant, les cimetières que l'on visite tous les jours se trouvent dans nos têtes. Au creux d'un soupir, on va à la rencontre des gens qui sont partis.

Les cimetières ici montent vers le ciel. Les morts sont surperposés. Reposant l'un par dessus l'autre. Comme lorsqu'ils étaient vivants et existaient un sur l'autre dans ces immeubles aux étages sans fin. On s'entoure de gens morts ou vivants. On s'écoute vivre. Et puis, on s'assure de ne pas être seul quand on meurt. Alors on empile les souvenirs. 

On ne marche pas sur la mort ici, on lève les yeux vers elle.

"Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire" [Ben Sira]

8 novembre 2009

Le moment captif d'un dimanche: envahissement

"La folie est un bateau sur lequel on peut danser toutes ses nuits et qui un jour peut s'éloigner en laissant la mer se refermer 0aderrière lui" [Nadia Ghalem]

Les moments de couleur sont précieux. On oublie parfois de regarder le monde. On oublie de le contempler simplement et de se laisser toucher par les touches d'émotions. Une petite brise, une teinte, un moment brumeux ou ensoleillé.

Un après-midi à Collioure. Un vent permettant toute folie dans mes cheveux. Un quai m'appelant et exigeant un arrêt. Ralentir le pas est difficile dans une vie qui demande sans cesse de courir. Le monde est là, et on laisse la vie nous perdre dans des moments insignifiants mais envahissants et certainement importants.

Folie puis calme. Laisser la vie nous envelopper mais l'obliger à nous laisser un moment pour respirer. Une vague douce qui nous berce dans des couleurs trop vives pour les oublier. Permettre à la vie quotidienne de s'enfuir le temps d'une folie passagère.

"Un bateau est conçu pour aller sur l'eau, mais l'eau ne doit pas y entrer. De la même façon, nous sommes conçus pour vivre dans le monde, mais le monde ne doit pas nous envahir." [Sathya Sai Baba]

13 juillet 2009

Paresse

Ne croyez pas que je ne fais aucun effort. J'ai plus de 10 textes en attente, à divers stades d'avancement... Mais je traîne... 1

Bien sûr, il y a eu de la visite. Et puis, il y a eu de la famille à aller voir. Et ensuite... il a fait trop chaud. Puis, les commissions à faire. Et les nouveaux sofas sont arrivés et il a fallu réaménager le salon... Puis, il y a eu le temps plus clément et l'envie d'aller se promener. Puis, il a eu beaucoup de travail... jusque dans les soirées... petit inconvénient de travailler de chez soi...

Et puis, il y a le ménage à faire qui s'accumule, parce que pas envie de le faire. Mais il le faut... Puis, il y a la petite escapade qui s'en vient le week-end prochain... Et puis, il y aura encore plus de ménage car il y a de la visite qui s'en vient pour trois semaines... Oh, j'oublie les impôts trimestriels à faire avant mercredi...

Enfin... il semble y avoir toujours quelque chose ! Et puis, le moment de libre qui arrive enfin, semble se résumer par une immense paresse... Je "m'évache" sur le sofa - encore plus invitant qu'avant, ce nouveau sofa! - je regarde la télévision ou je lis paresseusement...

Tous les matins, je me lève pleine de bonnes volontés ! Et je planifie une soirée à terminer ces textes qui pleurent et se sentent si abandonnés... Demain, je le promets !!!

10 avril 2009

Crime littéraire : Ajouter des mots

Vous savez parfois, on ne sent pas coupable, même si on est accusé d'un crime littéraire. On a beau savoir que ça ne se fait Raturepas, qu'il ne faudrait vraiment pas le faire... mais on le fait et on ne sent pas le moindrement coupable !

En fait... c'est même un besoin pour moi... c'est comme une union avec les mots, un peu comme si le livre permettait une discussion...

Il y a évidemment des livres "sacrés" qui vont demeurer vierges de toute conjugaison. Ce sont les livres anciens, les rares, les précieux... Alors je vais m'abstenir de les tatouer, de les marquer... Mais à regret...

Car sinon... mes livres... ils savent que s'ils sont chez moi, ils vont s'illustrer de mes traces. Car je gribouille dans mes livres. Parfois peu... à peine une date ou mon nom au début du livre. Mais parfois les stigmates sont considérables ! Des notes et des réflexions sont peinturlurées dans les marges... parfois des phrases sont soulignées... si le crayon manque, alors des coins en bas de pages sont pliés pour indiquer que cette page en particulier renferme un passage significatif - positif ou négatif, peu importe... il est significatif pour moi. J'avoue que c'est presque de la mutilation. Mes livres présentent de nombreuses cicatrices de lecture. Des mots sont ajoutés, des points d'exclamation ou d'interrogation, des remarques, des explications, des ironisations...

Et je sais que pour beaucoup de lecteurs, c'est un crime impardonnable. J'en suis confuse, mais je ne saurais m'arrêter. Et en plus, j'encourage la mauvaise action. Quand j'achète un livre usagé et que je découvre en cours de lecture, quelques mots disséminés au travers des pages, j'ai l'impression de découvrir une autre lecture... la confession d'un autre lecteur... le partage intime d'une confidence. Évidemment... les mots ajoutés doivent rester simples, discrets, personnels et rares... Une trace sur le livre (et non pas un autre roman, tracé de marqueur jaune, tout de même !)... Parfois, on trouve même une photo, un article de journal, un ticket de métro, une facture, une feuille d'arbre... témoignages de la vie du livre qui viennent amplifier son existence...

Mes livres témoignent de mes lectures et si je les ouvre, je peux retrouver mes questionnements, mes étonnements, mes réflexions, mes doutes... et même mes émotions... Je suis coupable et j'en suis fière !

20 novembre 2008

Quand on retourne dans le temps...

Je suis bibliothécaire et archiviste. J'ai étudié en archivistique puis en bibliothéconomie et sciences de l'information. J'aime les bibliothèques, les livres... Je suis cependant de mon temps ; bibliothécaire résolument moderne avec tout ce que cela implique de technoinfonumériquewebetmachinchouette...

Ce qui ne veut pas dire que lorsque je croise, dans un coin perdu, un vieux catalogue papier... ces meubles en bois ou en métal cardimgremplis de cartes catalographiques, je n'ai pas un soupir nostalgique. Et je ne peux m'empêcher alors d'ouvrir un tiroir... toucher les cartes, les sentir... prendre un carton, le lire... (Ce qui bien sûr ne veut pas dire que je prendrai demain une vieille dactylo pour taper des fiches... on se calme hein !!! ;) )

Et voilà que Thomas sur Vagabondages présente un site (qu'il a trouvé chez Thierry... enfin, on se passe l'info !!!) qui permet de faire de vieilles fiches... toutes virtuelles mais pareilles aux fiches papier... et vlan, un coup de nostalgie... ma foi assez agréable. Qui me rappelle mon enfance à fouiller dans ma bibliothèque scolaire puis municipale. Mes années de cégep et université à faire des recherches interminables dans ces tiroirs - (et éventuellement sur les microfilms et finalement sur les ordinateurs... mais ça c'est plus tard...). Mes cours de catalogage que j'adorais à un point que j'ai moi-même enseigné à cataloguer...

Et voilà pour l'article "nostalgie" !!!

13 mars 2008

Relations

OrdiJe sais que je ne suis pas la seule à avoir cette relation avec ladite chose. Cette chose qui me permet de travailler, qui me permet d'écrire dans ces lieux... mais qui parfois me fait sentir comme une enfant. Impuissante, idiote... Je rage, et je ne peux rien faire. Perdre des données, être complètement dépendante d'une machine pour travailler... Outil fabuleux, outil démoniaque... sûrement avec une conscience... virtuelle.

C'est la vie... d'aujourd'hui...

1 novembre 2006

This is Halloween

HalloweenJe n’ai pas l’intention ici de faire un exposé sur les origines et l’histoire de la fête d’Halloween. Plusieurs sites, livres, articles existent sur le sujet. J’ai bien en préparation un texte mais il est loin d’être prêt, alors je préfère attendre avant de le poster.

Plus une réflexion personnelle sur l’Halloween… parce qu’ici… à Barcelone, on souligne à peine, dans quelques boutiques et quelques bars, cette fête qui a tellement fait partie de mon enfance et même de ma vie.

Je réalise que la fête telle que je la connais est une fête essentiellement nord-américaine. Une fête qui est un reflet de siècles de mélanges de multiples cultures d’immigrants irlandais, écossais, anglais, français… un petit mix de plusieurs traditions et petit à petit on continue à ajouter des couleurs à cette fête…

On pourrait y aller des origines celtes liées à la date, raconter les différents cultes celtes, les déformations – ou apports – romains, puis chrétiens… tout cela est extrêmement intéressant et je rédigerai éventuellement un texte.

Mais l’Halloween que je connais est tout autre…  Enfant, j'ai toujours "passé l'Halloween" (je suis québécoise) et ce sont parmi mes plus beaux souvenirs d'enfance !!! Pas seulement le fait de récolter les bonbons (de toute façon, mes parents m'en faisaient jeter la moitié !!!) mais tout ce qui entourait cette soirée... Les journées entières passées depuis des mois à prévoir mon costume, les fêtes chez les amis, les décorations qu'on fabriquait ou achetait, les citrouilles qu'on décorait,... la soirée même : les maisons décorées, les autres costumes, le fait de se promener tard le soir... les petits frissons... Et plus tard... les soirées de films d'horreur, les partys chez les amis, les sorties costumées...

Si j'avais des enfants, il est certain que l'Halloween aurait une grande place... et il est certain que je leur raconterais les origines et l'histoire de cette fête, je leur parlerais même des diverses traditions à travers le monde... Commercial… spirituel… je vois de grands débats sur plusieurs forums…  Quand j'étais petite, l'Halloween, n'avait rien de commercial, ni de spirituel.

Post également présent sur d'autres lieux

30 août 2009

Le moment captif d'un dimanche : le lion qui dort

"N'éveillez pas le lion qui dort!" [Philip Sydney]Lion

Il est là. Il me regarde le prendre en photo. Je crois qu'il n'est pas content. Je l'ai peut-être réveillé. Il ne fallait sûrement. Mais c'était inévitable. Même en m'approchant de l'eau à tout petit pas de souris, je savais bien que je ne pourrais pas échapper à son regard.

Il est silencieux pourtant. Il ne fait pas un bruit. Je suppose que c'est normal. Il entend tout mais lui-même ne laisse échapper aucun son. Il surveille c'est tout. Il surveille ce que je suis, ce que je fais, ce que je tente de faire.

J'aimerais bien savoir ce qu'il en pense. Peut-être rien du tout. Il garde simplement les pensées qui passent près de lui, mais ne les analyse pas. Il n'a pas besoin de faire cet effort... je m'en charge très bien sans lui. Mais il sait qu'il doit entreposer dans sa mémoire toutes mes folies, toutes mes peurs et toutes mes joies. Il ne me les rend qu'une à une, au détour d'une supposition, entre deux essais, alors que je tente d'ébaucher un chemin.

Il est bien conscient de son importance. Il me regarde et je me tais aussi.

"L'humanité suppose, ébauche, essaye, approche,
Elle façonne un marbre, elle taille une roche,
Et fait une statue...
" [Victor Hugo]

5 août 2008

Est-il possible de ne pas parler de la température ?

Je crois bien que non. C'est le sujet qui revient constamment dans toutes les conversations, peu importe la saison. Il fait froid, ilChaleur n'y a pas de neige, il y a trop de neige, il pleut trop, il ne pleut pas assez, il fait humide, il fait chaud, il fait trop chaud...

Alors que soeurette se plaint de la pluie et du mauvais temps... moi, je n'en peux plus de la chaleur.

Alors qu'il y a à peine quelques mois, je déplorais le manque de pluie et le manque d'eau en Catalogne, le mois de mai et juin furent le temps de se plaindre des jours gris, des nuages et de la pluie, puis depuis le mois de juillet, c'est une chaleur étouffante, intolérable qui comble les conversations...

Il fait chaud... chaud... suffocant... irrespirable... Je travaille de chez moi, et je n'ai pas d'air climatisé. J'ai toujours bien supporté la chaleur, et je n'aime pas vivre l'été, les fenêtres fermées. De plus, l'air climatisé me congestionne et me donne des allergies... donc en auto ou chez moi, je vis sans air frais. Même que quand je suis trop longtemps dans un lieu fermé avec un climatiseur, mon nez se bouche immédiatement et le mal de tête commence. Je vis donc les grandes chaleurs avec des camisoles, des grands verres d'eau et des ventilateurs. Mais pas trop de ventilateurs car, cela me donne mal à la tête et au cou...

Jusqu'à cet été, j'ai toujours bien vécu la chaleur. Mais cette année, je suis complètement accablée... je peux à peine dormir, j'ai de la difficulté à bouger pendant la journée, les migraines se succèdent et j'ai un fond de mal de coeur permanent... il fait trop chaud. Je suis assise devant mon ordinateur, un ventilateur sur moi, en petite chemise de nuit, je bouge à peine mais pourtant, les gouttes de sueur glissent sur mon front et dans mon dos... il fait 30º jour et nuit... souvent plus, pas souvent moins...

Et je me retiens tous les jours pour ne pas me joindre aux plaintes et parler de la maudite température... "¡Que calor!" ben oui, mautadine... "que calor"... soupirs... ;)

24 mai 2008

Ma vie télévisuelle : Une pierre si parfaite

Quand je me promène sur la plage, quand je fais des randonnées dans les bois, en montagnes, … peu importe l’endroit, je regarde toujours un peu à terre. Je regarde s’il y a des roches, des pierres à mes pieds. Parfois, une pierre attire mon regard et je la ramasse. Elle ira rejoindre d’autres roches ou pierres dans mes pots et bacs… proche de mes plantes et mes fleurs. Certaines roches vont sur mes tablettes… selon la couleur, la forme… certaines seules, certaines dans des vases avec d’autres roches et parfois des coquillages.

Et puis l’autre jour en marchant mes yeux se sont posés sur une pierre et j’ai retenu ma respiration. Elle était presquePierre identique… juste peut-être un peu plus petite. Ronde, blanche… comme la « pierre blanche » de mon enfance.

Car il y a une pierre chez moi qui n’est pas sur la terre de mes plantes et qui n’est pas sur une tablette ou dans un vase. Il y a une pierre qui est dans une petite boîte blanche, elle-même dans une plus grande boîte noire contentant quelques souvenirs de mon enfance. C’est ma première « pierre blanche ». Même si cette pierre blanche dans sa boîte n’est pas parfaite.

Cette nouvelle pierre que je viens de trouver ressemble beaucoup plus à la pierre blanche « officielle » que celle qui est cachée dans sa petite boîte. La pierre blanche « officielle » dormait dans ma mémoire. Elle s’est réveillée quand j’ai ramassé cette pierre un peu plus petite. Et les souvenirs ont accouru, pressés mais flous.

Je me suis souvenue d’une petite fille et d’un petit garçon. Ils vivaient en campagne. Je me souviens que la petite fille vivait là depuis longtemps et le petit garçon venait d’arriver. Ils furent bientôt des amis. La petite fille avait une pierre blanche. Enfin, il me semble qu’elle lui appartenait – même si j’ai lu sur certains sites que les deux enfants l’avaient trouvée ensemble. Enfin, selon mes souvenirs embrouillés, je crois que c’était la pierre de la petite fille et que le garçon, un jour lui déroba.

Pour récupérer la pierre, la fillette dut passer une épreuve. Et puis, une sorte de pacte s’établit… pour posséder la pierre, l’enfant devait passer une épreuve imaginée par l’autre. De plus, il devait passer la journée entière sans parler. S’il réussissait, il pouvait garder la pierre jusqu’à ce que l’autre réussisse une épreuve. Enfin, il me semble… ou alors, celui qui possédait la pierre devait faire l’épreuve et rester silencieux… mais je me souviens que la pierre était le centre de leur amitié. Les épreuves étaient très importantes même si je n’ai aucun souvenir d’aucune de celle-ci. Je me souviens avoir écouté les émissions avec passion et je me souviens que j’avais pleuré à la fin de la série. Mais je ne me souviens plus du tout pourquoi. Je me souviens surtout de l’émotion, de l’amitié, de l’amour entre les deux enfants.

J’ai un souvenir que cela avait duré très longtemps, même si je vois aujourd’hui que la série n’a duré que 13 épisodes. Le temps est différent quand on est un enfant. Les jours sont des éternités. L’émission originale fut diffusée en 1973 en Suède… moi, je l’ai vue en 1977 au Québec. La petite fille de 6 ans que j’étais, fut marquée par les images.

Cet été-là, j’ai été passer quelques semaines chez mes grands-parents. En campagne. J’avais une amie qui habitait à côté… et nous avions passé des jours à chercher une roche blanche et ronde… pas facile… des roches blanches, oui, mais rondes… Nous avons cherché sur le chemin qui dans le temps n’était pas encore cimenté mais tout en « gravelle » (terre et cailloux) ; nous avons cherché sur le bord du lac, où la pierre aurait plus de chance d’être polie et ronde… Nous n’avons pas trouvé. Et nous n’avons pas pu faire nos « épreuves »… mais cet été de recherche fut passionnant… Quelques mois plus tard, en visite chez mes grands-parents, alors que je me promenais toute seule devant la maison, je l’ai trouvée ! Une pierre blanche et ronde… un peu moins parfaite que celle de l’émission, mais quand même. J’étais tellement heureuse… je me souviens de m’être assise par terre pendant ce qui m’a semblé un moment interminable – donc je suppose quelques minutes – à contempler la pierre.

Milles choses me sont venues à l’esprit… les heures de recherches de l’été dernier, les épreuves que nous pourrions faire mon amie et moi… et puis, je me suis levée et j’ai été caché la pierre dans ma chambre. Et je ne crois pas que j’ai jamais dit à mon amie que j’avais finalement trouvé une pierre blanche.

J’ai maintenant trouvé une autre pierre blanche. Elle ira rejoindre l’autre pierre blanche dans sa petite boîte blanche. Une pour moi, et une pour mon amie. Et un jour, peut-être, si je revois cette amie, je lui donnerai une des deux pierres blanches.

Titre en français : La Pierre blanche

Titre original : Den Vita stenen

Pierre1Crée par : Gunnel Linde

Réalisateur : Göran Graffman
Genre: Policier – Drame – Familiale
Langue: Suédois
Couleur: Couleur
Pays d'origine: Suède
Durée: 30 min.
Nombre de saisons : 1 saison (13 épisodes)
Années de diffusion : 1973

Distribution :

Julia Hede-Wilkens: Ina Wendela Sofia (Fia) Pettersson / Fideli (as Julia Hede)
Ulf Hasseltorp:
Hampus Kolmodin / Farornas konung
Eva Dahlqvist:
Essy Brogren
Mona Dan-Bergman
: Fru Olsson
Fanny Gjörup:
Brita Qvarnström

Pour en savoir plus sur l’émission, ou pour voir quelques images, consulter ces liens :

19 mars 2008

Crime littéraire: Déchirure

Pages_arrach_es1Il y a des petites fautes et il y a de graves offenses. Les petites fautes sont faciles à avouer, parfois même cocasses. On en parle en riant et en rougissant un peu pour la forme.

Mais il y a les crimes qu'on ose à peine avouer. Ces moments d'égarement qu'on aimerait mieux ne jamais avoir vécus. Ces moments criminels qu'on se souvient avec honte. Ces actes dont on arrive difficilement à croire que l'on a vraiment accomplis.

Avec les années, on pousse le souvenir de ces actions coupables au plus profond de notre conscience. On ne veut pas se souvenir, on voudrait tellement oublier. Et la plupart du temps, on arrive à ne pas se rappeler.

Mais parfois, alors qu'on s'y attend le moins, au détour d'une allée de bibliothèque, ou encore à l'improviste alors qu'on feuillette un magazine ou une revue, le souvenir de notre crime brutalement surgit dans notre mémoire.

Ces années d'université... pas avant, non je n'aurais jamais osé. Puis, plus jamais, car je savais bien que c'était criminel. Mais ces années d'université... alors que je n'avais pratiquement pas de sous, j'ai fait des choses honteuses... Alors que j'avais des centaines et centaines de pages à photocopier - c'était évidemment avant les ordinateurs portables et les accès rapides et faciles aux ressources en-ligne - et que ces montagnes d'articles et passages de livres coûtaient une petite fortune... j'ai commis l'irréparable. Les limites de prêt étaient si sévères... la plupart des revues ne pouvaient s'emprunter... et ma capacité et endurance à recopier s'affaiblissant rapidement (et croyez-moi, j'ai recopié des articles entiers), il ne restait que la photocopie. On contournait évidemment un paquet d'article sur la le droit à la reprographie, mais on fermait habituellement un oeil sur nos photocopies.

Mais voilà... les photocopies coûtaient de la monnaie... 5, 6, puis 10 cents la page. Et je n'exagère pas la quantité... des centaines et des centaines de pages... au bout de toutes ces années... des milliers de pages. Je n'avais vraiment que peu d'argent... un petit salaire, un petit prêt, pas de bourses... un appartement, des frais innombrables (bon... habituels mais sans fin...). Et le temps... pas possible de toujours travailler à la bibliothèque. Que faire ? Besoin de ces mots... alors, d'un geste furtif, coupable... quelques pages arrachées et dissimulées dans mon sac. Les sueurs de culpabilité, la honte... surtout que c'était une chose qui me mettait en colère moi-même. Chercher un article dans une revue, tourner les pages, pour arriver aux pages disparues... article manquant, arraché par quelqu'un d'égoïste, qui ne pensait qu'à son travail. Et voilà que je faisais la même chose.

La seule chose que je puisse dire pour ma défense est que j'ai parfois retourné les articles. Retour discret dans l'allée, tourner rapidement les pages et au bon endroit, remettre les pages arrachées. Mais, je ne l'ai pas toujours fait. J'ai encore certains de ces articles. Que je place loin dans ma mémoire et dans mes archives. Ils m'ont été précieux et apporté de l'information essentielle à mes travaux... mais j'aimerais avoir été plus forte et plus honnête... C'est un crime que j'avoue avec difficulté et que j'aimerais pouvoir arracher de mes souvenirs ; arracher quelques pages de ma vie et l'oublier.

5 octobre 2007

Bientôt ce temps que j'adore...

Oui... J'aime l'automne. J'aime la température plus froide -sans être glaciale. J'aime la couleur des feuilles... j'aime le cycle de la vie qui arrive à une étape "morte" pour revivre plus tard... Mais j'aime particulièrement l'Halloween ! Cette fête que je célèbre depuis ma tendre enfance. Ce moment qui est si important pour moi. Halloween1jpg

J'ai été très surprise et ma foi, peinée de l'idée, de la perception qu'ont les gens en Europe... en France... en Espagne... de l'Halloween. Cette façon qu'ils ont de dire "fête américaine" et de la descendre constamment. À les entendre, c'est la pire chose qui existe !!! Et quand parfois, certains vont parler de la fête, c'est pour dire que les "américains" ont dénaturalisé une fête celtique...

J'ai pas mal lu sur les origines de la fête... et je célèbre l'Halloween depuis mon enfance... et je peux dire que celtique, il y a des origines... mais américanisé... pas uniquement... les traditions, les costumes, les décorations, etc... sont de plusieurs traditions. Et cette fête est pour moi très importante.

Et donc... le prochain mois... entre quelques articles personnels, ce sera majoritairement des articles sur l'Halloween... sur des films et romans fantastiques... sur ... et bien sur l'Halloween. On commence à décorer pour l'Halloween à Barcelone. Très peu. Et les enfants se déguisent plus pendant le carnaval. Pas de petits bouts de chou qui sonnent à la porte pour recevoir des bonbons. Mais l'année dernière, seule à écouter un film d'horreur dans mon salon et à penser à l'Halloween... j'ai eu droit à un "miracle d'Halloween" ! Deux enfants ont sonné à ma porte ! Déguisés! Je n'avais rien de prévu... mais j'ai pu leur donner quelques friandises improvisées. Cette année... j'ai compris. Peu importe que des enfants sonnent ou non. Je serai prête.

Parce que l'Halloween est une partie importante de moi... et j'ai bien l'intention de continuer à la célébrer même ici !!! ;)

6 février 2018

Lumières

Les noirs de mes nuits infirmes
peinturent mon ivresseOLYMPUS DIGITAL CAMERA
d’applaudissements légitimes.

L’appauvrissement de ma jeunesse
n’est que négligence et indifférence.

Une frayeur de la dégradation
compense amplement ma carence
de fausse indignation.

Aucun songe ne vient alléger
la honte de mes jouissances.

J’ai eu peur de rêver.
Une permission de voyance
n’est qu’illusion et naufrage.

Je pourrais croire à ces lumières,
sans la mutilation de mes mirages.

Ce n’était qu’hier.

18 mars 2015

Crime littéraire : amalgame

PluieArbres

Je reviendrai avec la vie privée des arbres sous la pluie...

Ça fait du sens ? Pas vraiment. Mais c'est ainsi que j'ai rêvé pendant des jours aux deux livres que je lisais en même temps. Car il m'arrive de lire plusieurs livres à la fois. Habituellement deux, mais parfois trois ou quatre.

Généralement, j'ai un livre au salon et un dans ma chambre. Parfois c'est un livre dans ma sacoche et un dans le salon. Souvent c'est un roman et un documentaire. Mais il arrive que ce sont tous des romans.

Et j'arrive à suivre, vous demandez ? Oui, ordinairement je fais nettement la distinction entre tous ces livres, même si ce sont plusieurs romans. Les seules fois où il m'arrive de m'embrouiller c'est lorsque le texte ne m'accroche pas. Vous savez quand on lit une dizaine de pages le soir et que le lendemain, on ne se souvient de rien. Mais en général,  je peux très bien passer d'un livre à l'autre sans me perdre ou me tromper d'histoire.

Je me sens cependant parfois un peu coupable de ne pas consacrer toute mon attention à un seul livre. J'ai un peu l'impression d'être infidèle au livre que je dépose sur la table du salon pour aller en ouvrir un autre livre dans mon lit. Il me semble alors que si le livre pouvait parler, il me dirait de le finir au complet avant de l'abandonner et d'en lire un autre que lui. Il me demanderait de ne pas partager mon attention entre lui et un autre. Est-ce qu'il ne mérite pas qu'on lise toutes ses pages sans s'interrompre ? Je lui répond alors que je ne l'oublie pas, que je reviendrai à lui et que ce sera comme si je ne l'avais jamais déposé. Et je lui promets de n'aimer que lui quand je lirai ses lignes et de ne pas penser aux autres.

Car d'habitude je suis capable de faire la différence entre les textes que je lis simultanément. Mais étrangement, cette fois, les mots se sont embrouillés. Dans ma tête, la pluie et les arbres se sont mélangés. Tout est devenu flou dans ma mémoire. Des mères absentes, des pères qui tentent de rassurer les enfants, des histoires qu'on invente pour tromper une attente sans fin... Une mère revient, mais laquelle ? Je ne sais plus. Douceur, lenteur, poésie, les deux textes se sont emmêlés pour ne former qu'une longue histoire d'amour.

Cela aurait dû m'énerver - surtout que je n'aime pas les histoires d'amour - mais je me suis sentie complètement enveloppée par les paroles des deux auteurs. Les mots se sont entrelacés dans ma tête, mais lorsque j'ai refermé les deux livres, les deux histoires se sont enfin séparées et ont maintenant leur propre vie dans mes souvenirs.

3 avril 2011

Le moment captif d'un dimanche : s'endimancher

11_04_03b"Viens voir la vieille barrière rouillée
Endimanchée de toiles d'araignées " [Félix Leclerc]

Ah mais non... c'est foutu. Je regarde cette photo... ce moment captif d'un... d'un samedi en fait. D'un samedi à Portsmouth. Donc... c'était foutu. Nous marchions, et je dis: "Oh la belle barrière rouillée. Je la prends en photo". Et puis, depuis... je n'ai que ces paroles en tête.

Elle n'était pas endimanchée de toiles d'araignées -enfin, je n'ai pas enquêté en profondeur, mais il n'y avait pas de toiles évidentes...-, mais elle était envahie de branches ensommeillées par l'hiver.

Mais le printemps commence à éclore; et les paroles m'envahissaient l'esprit. Car les fleurs ont recommencés à poindre leur nez. Pas de papillons ou de crapauds mais quelques bourgeons. Et des centaines de fées qui me faisaient des clins d'oeil.

Regarde la barrière, disaient-elles... elle est rouillée mais tu sais qu'elle est forte. Elle te rappelle ta force. Elle te rappelle que l'hiver est terminé et qu'il est temps de te reprendre en main... Des frontières sont à franchir et de nouvelles expériences à vivre...

Mais c'est foutu... je me perds dans la mélodie qui me gratte le cerveau... et les crapauds chantent dans ma tête, cette liberté mystérieuse alourdie par les moments destinés à se découvrir soi-même. Et puis, tant pis... chantons ensemble..."Et les crapaud chantent la liberté!".

"Il faut passer par beaucoup de choses pour se connaître. Et encore! Chaque expérience vous amène à une nouvelle frontière de vous-mêmes. Par-delà la barrière, qui sait ce qu'on trouvera." [Jean Ethier-Blais]

13 février 2011

Le moment captif d'un dimanche: versement

DSCN7305"Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide" [Raoul Ponchon]

Une image sérieuse. Dramatique. Qui évoque la profondeur, la transparence, l'emflammement du verre...

Pourtant, je n'arrive pas à réfléchir sérieusement. Je sais que je devrais soliloquer sur l'immensité du verre et sur l'éternité du dragon. Sur le verre vide et le verre plein.

Et pour le moment, je ne pense à rien de bien important.

Mon esprit vogue vers des moments passés autour d'un verre. Des rires et des confidences. Le verre plein se vide petit à petit, se mélangeant aux anecdotes, aux secrets et aux discussions sans importance. Il se remplit à nouveau. Il scintille doucement de couleurs vives.

Et le dragon ? Bah, il nous fait des clins d'oeil. Il sait bien que parfois les idées profondes ne sont pas de mises. Aller... nous serons sages demain.

"Je bois toujours le fond de mon verre et pourtant je ne sais jamais ce que je pense" [Alfred Capus]

2 février 2011

Ma vie télévisuelle: Une petite maison, une épiphanie

Quand j'étais petite, la télévision faisait partie de ma vie. N'allez pas vous imaginez que je ne faisais que regarder la télé. Loin de là. Je jouais dehors tous les jours. Je jouais seule ou avec mes amis à la maison. J'avais un monde imaginaire immense. Je lisais sans arrêt. Mais je regardais aussi beaucoup la télévision. Je regardais beaucoup d'émissions pour enfants, évidemment. Mais je regardais aussi plusieurs émissions que ma mère regardait.

1Je ne peux pas dire que je me souviens vraiment de la première fois que j'ai vu un épisode de La Petite Maison dans la Prairie. Je crois que c'était en français, mais c'était peut-être en anglais. Ma mère écoutait autant la télévision en français qu'en anglais. Mais, je suis pas mal certaine que c'était la traduction en français.

Non, je ne me souviens pas de la première fois que j'ai vu un épisode, mais je me souviens d'avoir écouté religieusement la série. De l'avoir regardée avec passion et émotions. D'avoir ri et pleuré. D'avoir chialé et espéré. D'avoir aimé et détesté certains personnages. Mes émotions ont évolué au cours des années et avec les personnages. J'ai littéralement grandi avec la série.

Mais au début, j'écoutais la série avec la passion de mon enfance. Et avec mes yeux d'enfants. J'aimais cette famille avec mon coeur d'enfant. Tout ce qui leur arrivait m'affectait. Et je me souviens que ma mère me disait parfois de ne pas pleurer, que c'était juste "une émission"... que Laura allait bien... que Mary n'était pas aveugle... Mais j'étais une petite fille et j'étais très attachée à la famille Ingalls.

Jusqu'à...... Je ne me souviens pas de la date exacte, mais je me souviens parfaitement de ce moment. Nous étions à l'épicerie Steinberg, juste à côté de chez moi. Nous attendions en ligne à la caisse avec le panier. Il y avait des magazines à potins bien placés pour qu'on les regarde en attendant notre tour. Et sur la couverture, il y avait leur photo. Charles et Caroline. Vous savez le père et la mère. J'étais jeune mais je savais lire. Et j'ai lu le titre.

Je ne me souviens plus très bien du titre. Mais cela disait que les acteurs ne se parlaient plus. Ah... je me souviens tellement avoir michael_landon9achalé ma mère pour qu'elle achète le magazine. Elle a soupiré et elle l'acheté devant mon expression qui devait sûrement être affolée. Car j'étais horrifiée. Que se passe-t-il chez les Ingalls ? Aussitôt arrivée chez moi, je me suis plongée dans la lecture de l'article. Ça parlait de chicane de salaire, de froid sur le plateau et de choses du genre.

Et c'est à ce moment que j'ai véritablement réalisé que les acteurs et les personnages étaient deux entités complètement différentes ! Oui, j'ai eu une révélation. Et pourtant, je crois que je le savais. Mais en fait, pas tout à fait, pas complètement. Les autres émissions que j'écoutais étaient surtout des dessins animés et des émissions pour enfants. Je regardais La Petite Maison dans la Prairie et je savais que c'était une émission. Mais dans le fond de moi, en quelque part, j'avais l'impression que cette famille existait réellement et qu'on la filmait tous les jours. Et oui, je voyais bien que l'époque n'était pas la bonne. N'allez pas chercher à comprendre une petite fille très imaginative et passionnée des Ingalls.

Les deux choses étaient possibles. Ils existaient et je les regardais vivre toutes les semaines. Les acteurs étaient réellement les personnages, même si je savais qu'ils n'avaient pas vraiment les mêmes noms. Et donc, cela allait de soi que Charles et Caroline étaient mariés et s'aimaient. De lire le contraire m'a attérée et je crois que je n'ai pas écouté l'émission pendant quelques semaines. Je fus incapable - pour un certain temps - de regarder Charles et Caroline s'embrasser alors que je savais qu'ils ne s'aimaient pas dans la "vraie vie".

C'était un monde qui s'éclatait. Un imaginaire très réel qui s'évanouissait. Je n'avais plus vraiment le choix de savoir, d'admettre, que, finalement, ce n'était qu'une émission. Une fiction. (J'ai été bien heureuse plus tard de découvrir qu'une Laura Ingalls avait vraiment existé, mais ça c'est une autre histoire!) C'est très difficile à expliquer... je savais que c'était faux mais en quelque part, je voulais croire que c'était vrai. Et je le croyais. Mais un jour, mon imaginaire télévisuelle est devenue une réalité bien différente de ce que je croyais et j'ai perdu une partie de mon enfance.

little_house_on_the_prairieTitre original: Little House on the Prairie

  • Créé par : Micheal Landon
  • Producteurs éxécutifs : Micheal Landon, Kent McCray, John Hawkins
  • Musique : David Rose
  • Genre : Drame
  • Langue : Anglais
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Durée : 60 minutes
  • Nombres d’épisodes : 205 épisodes (9 saisons)
  • Années de diffusion : 1974 à 1983
  • Diffusion au Québec : à partir de septembre 1976
  • Diffusion en France : à partir de décembre 1976

Distribution :

Melissa Gilbert : Laura Ingalls (1974-1983)
Micheal Landon : Charles Ingalls (1974-1983)
Karen Grassle : Caroline Ingalls (1974-1982)
Melissa Sue Anderson : Mary Ingalls (1974-1981)
Lindsay et Sidney Greenbush : Carrie Ingalls (1974-1982)
Scottie MacGregor : Harriet Oleson (1974-1983)
Richard Bull : Nels Oleson (1974-1983)
Jonathan Gilbert : Willie Oleson (1974-1983)
Alison Arngrim : Nellie Oleson (1974-1982)
Matthew Laborteaux : Albert Quinn Ingalls (1976-1983)
Dean Butler : Almanzo James Wilder (1979-1983)
Victor French : Isaiah Edwards (1974-1983)

Série américaine basée sur un série de romans pour enfants par Laura Ingalls Wilder (1867-1957) décrivant l'enfance romancé de l'auteur. La série raconte l'histoire d'une famille américaine de fermiers vivant au XIXe siècle dans le Minnesota. Ils vivent à Plum Creek près d'un village du nom de Walnut Grove.

La série est pricipalement basée sur la vie de Laura Ingalls à partir de son arrivée dans le village, de son enfance à sa vie d'adulte.

La série connue un très grand succès et reçue de nombreux prix. Elle se termina en véritablement en 1982 et une "suite" fut crée autour de la vie de Laura et de son époux Almanzo : The Little House : A new Beginning. La série se termina en 1983. Quelques films pour la télévision et des émissions spéciales furent par la suite filmés.

Sites à consulter:

 

19 décembre 2010

C'est mini, mini, Mini-Brum

Avec tout ce barda (qui achève mes amis, qui achève... j'ai enfin un salon... juste à temps pour recevoir!) je n'ai pas mentionné l'arrivée d'un nouveau membre, tout poilu, tout roux et tout fou, dans ma petite famille.

Ceux qui passent encore ici, malgré mon silence... aurons peut-être remarqué un nouvel oeil dans la rangé de droite... Et oui, aun Mini-Brum a trouvé le chemin de ma maison, et il se faufile donc sur ce blog. Il aura bientôt 5 mois et selon la dame qui l'a recueilli, lui et ses petits frères, il est né le 1 août. Une journée après notre arrivée !

Lorsque notre Vasky est décédé en novembre 2007, nous n'avions pas voulu d'un autre chat tout de suite. Son départ avait été douloureux et nous voulions attendre. Et puis ensuite, plusieurs raisons nous ont empêchés d'avoir un autre chat. Principalement le fait que nous étions au 8e étage et que Vasky, lui, se promenait sur le bord des fenêtres, et cela nous inquiétait. Vasky était un vieux chat expérimenté et tranquille... il faisait quand même attention. Mais un jeune chat ! Ouf... ça nous énervait de penser qu'il pourrait trop s'amuser et tomber. Donc nous attendions... Et puis, je voulais un chat roux. Parce que je connais des chats noirs, des chats blancs, des chats gris, un chat noir et blanc... mais je ne connaissais pas encore de chat roux !

Mais quand nous sommes revenus ici, au Québec, nous savions que nous achèterions une maison... donc pas de problème d'hauteur ! Nous pensions attendre au printemps. Mais quand soeurette m'a parlé de cette dame qui avait trouvé des chatons naissants dans son jardin, qu'elle s'en occupait et qu'elle cherchait des gens qui voulaient les adopter... quand j'ai vu la photo bde cette boule de poils aux yeux encore bleus... et quand nous avons appris sa date de naissance.... nous savions que nous devions l'adaopter. Et Mini-Brum fait maintenant parti de la famille. Depuis le mois d'octobre qu'il nous rend la vie impossible avec ses frasques ! Oh, il a l'air tranquille sur les photos, mais je vous le dis, il a de l'énergie ! Beaucoup d'énergie ! Vous pensez bien que depuis qu'on le connait, on ne s'ennuie jamais ! ;) Aller... on l'appelle: Mini-Brum, Mini-Brum ! ce voilà !!!

Évidemment... ici, on pense aussi à cette chanson: C’est plus petit qu’un autobus, c’est pas fait pour les minus, c’est Mini-Brum, mini, Mini- Brum…” ;)

Mini-Brum... Petit chat qui court partout Nommé en l'honneur des petites voitures sur l'île de Mljet en Croatie... et qui porte bien son nom, puisqu'il court sans arrêt et se faufile partout même dans les endroits les plus difficiles !

C'est notre petit Mini-Brum !

20 juin 2010

Le moment captif d'un dimanche : un regard par la fenêtre

10_06_20"Écrit tout ce qui te passe par la fenêtre!" [Lise Deharm]

Hier, je me suis perdue. Je me suis perdue trois fois.

La première fois, c'était chez moi. Je cherchais les couloirs menant vers les rêves encore à imaginer. Mais il y avait beaucoup de couloirs et j'ai eu peur. Trop de rêves, trop de possibilités.

La deuxième fois que je me suis perdue, c'était dans mes songes. Je regardais les vies passées et je me questionnais sur l'existence des nuages. Parfois sombres, parfois illuminés, ces nuages suivent leur chemin. Ils ont leur vie à vivre. Mais on ne peux pas toujours les suivre. On risque de se perdre.

La troisième fois, je ne m'en rappelle plus. C'est normal, je ne savais pas où j'étais. J'avais beau ouvrir les yeux, je ne reconnaissais pas murs, ni les portes. Mais les portes, les murs, les rues, les villes peuvent changer et se transformer. Et parfois, on ne sait plus où on se trouve.

Aujourd'hui, je sais où je suis. Je suis devant la fenêtre. Je regarde un ciel remplis de couleurs. Demain, je regarderai le même ciel. Par une nouvelle fenêtre. Et tout sera différent. Mais finalement tout sera identique. Car il est difficile de se perdre dans sa fenêtre. Sa fenêtre permet tous les rêves, toutes les réalités. Il suffit de l'ouvrir.

"Il y a le possible, cette fenêtre du rêve ouverte sur le réel." [Victor Hugo]

28 février 2010

Le moment captif d'un dimanche : expérience de couleurs

"Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger" [Jean Giono]28f_vrier

Parfois - très souvent - je m'ennuie de l'hiver. Et des saisons. Ces saisons de mon enfance. Très précises. Même si parfois elles s'enlaçaient pour devenir un peu confuses.

J'en parle en long et en large. Je regarde des photos. Et je me plains. Oui, je sais... je suis parfois plaignarde.

Mais parfois je sais aussi regarder chaque jour et les aimer. J'oublie la pluie et les jours gris. Et je vois ces fruits dans les arbres de ma rue.

Des fruits si étranges pour moi mais si communs ici. Des couleurs que je ne connaissais pas dans ces jours d'hiver. Et je me dis que cela ne sert à rien de verser des larmes pour les perdre dans des gouttes de pluie. Il suffit de regarder les arbres en couleur et d'en cueillir les teintes une à une. Et les assembler pour reconstruire les expériences anciennes et construire les nouvelles.

Petit à petit il faut se gaver des jours et des couleurs qui passent. Se nourrir des beautés et s'imprégner des sottises qui nous entourent. Et on apprend. On comprend. On aime et on déteste. On louange et on chiale.

Et parfois le gris me déprime. Mais ensuite les oranges, les rouges, les verts me rappellent qu'on se plaint toujours et que c'est ça l'expérience.

"L'expérience ne s'achète pas. Elle est le fruit du temps et de la bêtise" [André Hallée]

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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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