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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
24 avril 2015

Pages à brûler de Pascale Quiviger

PB2Pages à brûler : roman / Pascale Quiviger. -- [Montréal] : Boréal, 2010. -- 254 p. ; 22 cm. -- ISBN 978-2-7646-2073-1

Quatrième de couverture

Une jeune femme, Clara Chablis, est portée disparue. L’inspecteur Bernard Lincoln est responsable de l’enquête. Il ne trouve aucun antécédent à cette disparition, ni intention suicidaire, ni comportement douteux, pas de casier judiciaire. Les proches de Clara Chablis, au premier chef son compagnon, Daniel Kieffer, ne semblent aucunement inquiets. Toutefois, quelque jours plus tard, un cadavre est retrouvé dans une décharge publique, affreusement mutilé, qui correspond au signalement de Clara Chablis. Il serait tentant de soupçonner le petit ami, mais un problème surgit. Le code génétique du corps qui a été trouvé est absolument identique à celui du principal suspect.

Pascale Quiviger semble avoir donné naissance à un genre nouveau, celui du « thriller poétique », juste pour raconter cette histoire au charme envoûtant. Très vite, C'est le lecteur qui mène l'enquête, cherchant à percer le mystère de Clara Chablis, de sa vie, comme un livre qui reste toujours à écrire, passe de main en main, de génération en génération, avant d'être jeté au feu.

L'auteur

Pascale Quiviger est née en 1969 à Montréal-Nord au Québec. Elle a un baccalauréat en arts PB1plastiques de l'Université Concordia et une maîtrise en philosophie de l'Université de Montréal et de l'Université des Sciences humaines de Strasbourg.

Elle vivra pendant plusieurs années à Rome, où elle étudie l'art de l'estampe. Elle partage ses passions entre les arts visuels et l'écriture et publie un premier recueil de nouvelles en 2001, Ni sols ni ciels.  Elle obtient le Prix du Gouverneur général pour Le Cercle parfait publié en 2003.

Pascale Quiviger enseigne la peinture et les arts visuels à Nottingham en Grande-Bretagne où elle réside présentement. Elle se spécialise aussi en hypnothérapie.

Bibliographie

  • Ni sols ni ciels (2001)
  • Le Cercle parfait (2003)
  • Below Zero (2005)
  • Un point de chute (2006)
  • La maison des temps rompus (2008)
  • Pages à brûler (2010)
  • Si tu m'entends (2015)

Site de l'auteur.

Mes commentaires

J'ai comme vraiment l'impression de me répéter... mais ça commence à franchement m'énerver. J'ai envie de crier aux maisons d'édition : "la quatrième de couverture C'EST IMPORTANT, bordel !!!". Est-ce que c'est possible de faire un maudit effort pour qu'elle reflète un tant soit peu le contenu du roman en question ???? Parce que là j'ai comme l'impression que la personne qui a rédigé ledit résumé n'a pris connaissance que du premier chapitre - qui a peut-être 66 pages mais qui est loin de ce en quoi consiste le roman.

Parce que si on se fie uniquement au quatrième de couverture, on pourrait penser qu'on s'embarque dans un roman policier conventionnel : disparition, enquête, inspecteur, cadavre mutilée ; et même avec un brin de non-conventionnel : un revirement intriguant à saveur de code génétique mystérieux et impossible. Et bien, si on cherchait vraiment cette recette, alors on sera complètement et définitivement déçu... Et si je n'avais pas fait un effort et continuer ma lecture, j'aurais abandonné celle-ci vers la page 70. Peu après le premier chapitre, en fait. Heureusement, j'ai continué, même si je ne comprenais plus rien de cette fausse enquête annoncée. Heureusement, car j'ai vraiment adoré ce roman. Même si je garde une petite déception de ne pas avoir lu le roman policier que je pensais lire.

J'ai réussi à passer par-dessus cette déception, mais combien de lecteurs n'ont pas continué leur lecture ou n'ont pas réussi à pardonner cette quatrième de couverture trompeuse et mensongère. Et c'est triste, car le roman de Quiviger est vraiment excellent et m'a complètement envoûtée. Et donc, je répète combien de lecteurs n'ont pas pu découvrir ce superbe roman ? Qui est un brin particulier, mais très touchant. Et puis, il y a aussi tout ceux qui n'avait rien à faire d'un roman policier et qui ne l'ont alors pas lu... et qui seraient possiblement tombés en amour avec les mots de Quiviger... Triste, je vous dis.

Bien sûr, vous direz que le 2e paragraphe de cette quatrième de couverture laisse présager autre chose qu'un roman policier... mais entre vous et moi... c'est assez subtil !

"Enquête poétique" lit-on dans le quotidien La Presse. Peut-être. Car nous enquêtons, dans ce texte... nous cherchons à savoir qui est Clara Chablis. Ou plutôt nous embarquons dans une quête pour découvrir qui est vraiment Clara et comment et pourquoi elle a marqué et surtout bouleversé tout ceux qu'elle a croisé dans sa vie... enfin tout ceux qu'elle a laissé la croiser...

On dit que l'auteur a écrit un texte sur l'altruisme et la compassion... j'ai plutôt l'impression que Quiviger a écrit un texte sur un être improbable, unique et irréel. Sur un être mi-angélique/mi-féérique qui transforme tout ceux qu'elle croise et qu'elle croit devoir transformer. Un être qu'on a parfois peine à croire en son existence.

Clara disparaît... on commence par la chercher, mais bientôt on suit plutôt ses proches pour tout simplement essayer de la comprendre. Chaque chapitre prend la voix de quelqu'un qui a pu cotoyer Clara. Un roman choral composé des voix d'un policer, d'un chien, d'une ancienne amie, d'un faux beau-père, d'un faux copain, d'une multitude de gens finalement. Une écriture parfois déroutante puisqu'on change de style selon le narrateur... et les derniers chapitres sont écrits entièrement en vers libres.

Mais ce qui m'a le plus touchée dans le roman, ce n'est pas Clara, elle-même, mais plutôt tous ces personnages secondaires qui sont tellement vivants, tellement réels. Ils sont remplis de défauts, de peurs, de peines, de joies... ils sont si pleins de vie que c'est la raison pourquoi j'ai eu l'impression que Clara état plutôt une "idée" qu'un être réel.

Les mots de l'auteur

"En bref, votre disparue : ou elle est la fille de sa mère et elle est la jumelle de son copain et elle n'est pas le cadavre, ou sa mère n'est pas sa mère, son copain n'est pas son frère et, encore une fois, elle n'est pas le cadavre." p. 51

"Quand j'y repense, je me dis que la spécialité de Clara, c'est de défoncer des portes ouvertes." p. 89

"J'ai vu comment j'allais mourir en regardant la serrure sans clef, la cellule sans fenêtre, comment mon coeur allait arrêter de battre, coincé par les murs. J'ai vu comment les pages à brûler allaient s'éparpiller dans le courant d'air du troisième étage, comment elles allaient planer au-dessus de notre ville médiocre." pp. 114-115

"Le moment venu -- je l'attendis la nuit était lente -- j'entendais les bruits étouffés -- que font les heures sombres : -- les pas -- les voix -- des bouts de mudiques -- les portières des taxis qui s'arrêtent et repartent. -- Je ne lisais pas. -- Je ne buvais pas. -- Je ne regardais pas la télévision. -- Je n'étais qu'un garçon qui attend une fille." p.228

"Elle proposa de repeindre les murs -- en diverses teintes de blanc -- qu'elle choisit pour leur nom -- neige de mai -- fleur de lotus -- crème alpine -- Pour moi -- c'était tout aussi bien -- sucre en poudre -- noix de coco -- eau de Javel --..." p.245

Pour en savoir un peu plus...

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1 octobre 2013

Et voici octobre

Et revoici octobre qui arrive tout doucementDSC_9651

dans la chaleur trop estivale.

Mais il est enfin là.

 

Mes octobres sont précieux.

Chaque année, je m’enveloppe

de feuilles colorées, de citrouilles,

de vents et de frissons.

 

Et je me remplie de promesses

et d’espoirs…

 

Je veux oublier les journées épuisantes,

les obligations, les listes interminables

de choses à faire…

Je veux lire, me promener sans but, et

surtout écrire, écrire, écrire.

Je veux retrouver le temps qui m’échappe.

Et octobre m’inspire tant…

1 juillet 2011

Et maintenant le 1er juillet

1juilletAprès le 24 juin, la Saint-Jean, fête nationale du Québec, voici le 1er juillet. Exactement une semaine plus tard vient la fête nationale du Canada. Mais ici, au Québec, ya pas de guerres depuis des sièckes, on aime pas ça se faire tuer, me semble que c'est pas complqué, cela fait très longtemps que la fête du Canada est, disons, moins soulignée... Il y a bien sûr plusieurs événements, quelques fêtes, quelques spectacles, mais cette fête du 1er juillet est beaucoup moins présente.

Il y a plusieurs raisons à cela... politiques, personnelles, historiques... Toujours est-il que, le 1er juillet, fête nationale du Canada, est aussi aujourd'hui, fête du déménagement au Québec.

Avant les années 1970, la coutume était de déménager le 1er mai. On retrouve cette date dans une ordonnace de 1750 et cette date est également présente dans le Code civil du Québec depuis 1866.

En 1974, l'Assemblée nationale du Québec change cette date. Ce projet de loi permet aux propriétaires et aux locataires de choisir ensemble la date à laquelle le bail viendra à échéance, tout en permettant une prolongation aux baux qui se terminaient le 30 avril 1975 de se prolonger jusqu'au 30 juin 1975.

Les gens ont immédiatement adopté la date du 1er juillet. En effet, cette date permettait aux gens qui changeaient de logis, de laisser leurs enfants dans la même école pour toute l'année scolaire. Les problèmes de changement d'école à quelques mois de la fin de l'année scolaire étaient donc évités. Rapidement, la date du 1er juillet est devenu synonyme de "démnagement" !

Et bien qu'aujourd'hui, cela commence à changer un peu... et qu'on peut voir des déménagements - et des baux - tout au long de l'année, le 1er juillet demeure la journée choyée pour son déménagement. Et c'est un ballet incroyable de camions se promenant d'un logement à l'autre...

Et pendant plusieurs années, j'ai vécu cette danse de déplacements de vie. Je me rappelle de fin de mois de juin à paqueter des boîtes et à embrasser les amis que l'on ne reverrait probablement plus. Je me rappelle des 1er juillet à attendre le camion et les déménageurs... ma mère qui stressait, mon père qui rageait et ma soeurette et moi qui pleuraient les souvenirs.

Et puis, ce furent mes appartements... les camions loués à peu de frais et qui ne valaient pas grand chose, les amis qui se portaient volontaires, les jurons et les rires, les escaliers à monter, à descendre et à remonter et à redescendre... un millier de fois ! La bière et la pizza offertes en remerciement...

Cette année, j'ai revu cette farandole de remue-ménage avec un sourire, partiellement nostalgique, résolument heureux de revoir mais ne pas participer à cette joyeuse bizarrerie du 1er juillet...

À lire!

5 juillet 2011

Non, ce n'est pas le paradis...

Encore une fois, je discute tranquillement avec quelqu'un... et on me dit : "wow, Barcelone ! Mais pourquoi, bon sang, vous êtes revenus ici ! C'est tellement plus beau là-bas ! Et la température est bien meilleure !" etc., etc., etc., et blablabla...

Vous dire le nombre de fois qu'on m'a sorti ce genre de remarques depuis que nous sommes revenus au Québec est carrément impossible ! Des dizaines ? Je pencherais même plus vers la centaine ! Et j'ai beau répondre et expliquer... on ne semble pas me croire ou m'écouter... On m'entend mais on ne m'écoute pas du tout. Je me répète et me répète... en vain... Alors, voici ce que je me tue à leur dire et qu'ils n'écoutent pas :

BCNBeau"Alors oui ! Barcelone est une belle ville. Magnifique, vivante, dynamique, diversifiée... Oui, oui, oui... Mais Barcelone demeure une ville. Avec ses qualités et ses défauts. Et vous savez quoi ? Je ne passais pas mes journées à me promener tranquillement, à admirer l'architecture et à prendre des cafés et des apéros sur les terrasses. Non, non... je travaillais, j'allais faire des courses, je faisais du ménage,... vous savez, la vie quotidienne quoi !

Et oui, Barcelone est magnifique, splendide, remplis d'endroits complètements renversants... des grands monuments, aux détails d'un immeuble dans une petite rue tranquille. Mais vous savez quoi ? il y a des rues ordinaires, sales, avec une petite odeur d'égout....Comme dans toutes les villes, il y a des édifices absolument horribles, des façades grises, fades et sinistres, des rues insignifiantes, mornes et inintéressantes.

Et oui, Barcelone est constamment en mouvement, vivante, folle et sans sommeil... mais Barcelone est excessivement bruyante, sans jamais un moment de silence ou de tranquillité. Les cafés sont toujours remplis, les rues toujours BCNLaidgrouillantes de vie... et on ne peut sortir sur sa rue sans avoir des cris, des rires, des pétards, des chiens qui jappent, des voitures , des sirènes et des motos... un bruit constant qui diminue à peine vers 4h-5h, pour reprendre à 6h00... oui la ville est dynamique et sans repos, peu importe la rue ou le quartier... elle ne dort jamais... et nous, difficilement.

Barcelone est belle. Mais la belle Barcelone... celle dont vous me parlez, est une ville de touristes que vous ne voyez que quelques jours ou quelques semaines. Barcelone est aussi ordinaire et parfois laide.

Alors... la prochaine fois que vous allez à Barcelone, faites un détour par l'Hospitalet, Sants, la Zona Franca ou la Barceloneta... et vous me direz ce que vous pensez de l'architecture, des détritus, des coquerelles et de l'odeur...

Toutes les villes sont uniques... J'aime Barcelone et Montréal... mais je ne trouve pas une, plus belle que l'autre... juste différente.

Et là... je ne parle pas de la température... parce que j'en ai déjà parlé souvent ... mais vous savez quoi, en hiver, on ne va pas à la plage car il fait trop froid, et il fait gris, gris, gris... et l'été, on peut à peine respirer pendant des mois tant il fait chaud... 

Et je n'ai pas parlé d'économie, société, politique... Non, ce serait trop long... De toute façon, vous ne me parlez que de beauté et chaleur... Soupirs !"

Bon... je respire ;-)

15 mai 2011

Le moment captif d'un dimanche : la vie à deux

12_02_14"C'est dur de faire un couple. Ça prend une vie" [Hélène Ségara]

Il me semble que c'était hier. Mais c'était il y a longtemps. Mais non, ce n'est pas il y a si longtemps, tu exagères toujours. Mais ce sont quand même 19 années qui ont passé... Ce n'est pas une vie, mais c'est tout de même un âge vénérable.

Tu as peut-être raison... ça remonte à quelques temps quand même. Mais il me semble quand même que c'était hier. Tu crois qu'on a changé ? J'espère bien ! Tu imagines, si nous étions les mêmes. Nous étions fous, non ? Sûrement trop. Nous le sommes encore, tu sais. Mais d'une autre façon... C'est un peu mystérieux, comme un équilibre entre la folie et la sagesse, entre la tendresse et la passion, entre les rires et les pleurs. C'est que nous sommes deux. Et nous serons toujours deux. Deux entités bien différentes. Tu es toi, je suis moi. Nous suivons le même chemin. D'abord avec passion, maintenant avec amour et tendresse. On oublie parfois de s'entendre mais on finit toujours pas s'écouter et se comprendre.

La vie passe et nous comptons maintenant 19 ans de bêtises et de folies. Il me semble pourtant que c'est hier que tout a commencé. Ah mais enfin, tu fais exprès ou quoi !!! Viens ici que je t'embrasse !

"Le couple repose sur un mythe fusionnel. Comme si nous ne faisions qu'un. Alors que nous ne sommes définitivement deux" [Denis Robert]

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27 juin 2013

Dans la nature... le Parc Oméga

01On va souvent chercher très loin ce qui se trouve tout proche. J'aime beaucoup les animaux. Et quand j'étais petite, voir des animaux se résumait au Zoo de Granby et au Parc Safari. Avec les années, j'ai continué à visiter les zoos, tout en étant de plus en plus triste, la plupart du temps, des conditions dans lesquelles on gardait les animaux. Mais c'est plus fort que moi, je vais presque toujours dans les zoos des villes que je visite.

Quand j'étais jeune, j'avais une nette préférence pour le Parc Safari. L'idée que nous nous promenions en voiture parmi les animaux était pour moi incroyable et excitante même si les autruches me faisaient terriblement peur... Puis j'ai vieilli. Et j'ai été attiré par les parcs du même genre mais présentant principalement (mais pas uniquement) des animaux "locaux". J'ai planifié avec impatience mon voyage au zoo sauvage de Saint Félicien. Ce n'était quand même pas à la porte ! Quelle belle expérience ! Et l'idée que nous nous promenions "en cage" alors que les animaux étaient "libres" (dans le parc, on s'entend) m'a beaucoup plu.

Puis, en Espagne, j'ai multiplié les visites à ce genre de parcs... Réserve africaine de Sigean, Parc animalier de Casteil, le merveilleux Parc des singes Jigokudani au Japon ... et je ne parle pas des zoos, fermettes, etc. Je ne peux m'empêcher de chercher les animaux.

Quand je suis revenue au Québec, j'ai acheté des livres sur le Canada et le Québec. En effet, je me suis aperçue que je connaissais plus l'Espagne et la France que le Québec ! Et je découvre, découvre, découvre, une tonne d'endroits... l’Ecomuseum, par exemple (dont je reparlerai) ou encore le Parc Omega.

Quelques informations pratiques…

Le Parc Omega, qui existe depuis au moins 23 ans, est situé en Outaouais, à environ une heure de Montréal. Bien que l’on donne habituellement la 04municipalité de Montebello comme adresse, le parc animalier est réellement situé au nord de celle-ci à Notre-Dame-de-Bonsecours.

Le parc a une superficie de 1800 acres (environ 7200 km²) et possède 12 km de circuit routier et 6 km de sentiers pédestres.

Lorsqu’on entre sur le site du parc, on nous invite à syntoniser la station de radio FM 90,1 (pour le français). Tout le long du trajet en voiture, on peut ainsi entendre de l’information sur les animaux que l’on peut voir.

À l’entrée il est aussi possible d’acheter des sacs de carottes. On peut également en acheter plus loin au besoin. On peut offrir ces carottes sans problèmes aux divers animaux qu’on va rencontrer – enfin, ceux qui aiment les carottes, bien entendu !

Sur le circuit routier on croisera différents animaux locaux et d’autres pays. On peut voir des animaux des prairies, forêts, montagnes… Wapitis, cerfs, orignaux, daims, caribous, bouquetins, bisons, coyotes, renards roux, sangliers, loups gris, ratons laveurs, porcs-épics, ours noirs, castors, de nombreux oiseaux et beaucoup d’autres. (Ici, je tiens à préciser que les animaux même avides principalement de carottes - ce qui veut dire qu’ils viennent directement à votre fenêtre - demeurent des animaux. Nos visites furent incroyables et impeccables, mais je connais des gens qui ont des « traces indélébiles » des cerfs, daim, etc. sur leur voiture ! Les bois de ces cervidés peuvent être très impressionnants ! Et il ne faut jamais oublier les consignes de sécurité !)

La plupart de ces animaux peuvent se voir sur le circuit routier. On peut également observer plus longuement et de plus près les loups et les ours grâce à une passerelle d’un des sentiers pédestres.

03Sur le sentier pédestre se rendant à une vieille Ferme datant de 1847, on peut encore voir différents cervidés, toujours attirés par les carottes ! Puis on arrive à la ferme. Plusieurs animaux de ferme se promènent et les enfants seront bien heureux. Pour se rendre à la ferme, on emprunte les sentiers pédestres mais une carriole s’y rend également, ou on peut louer une voiturette.

Le propriétaire, Olivier Fabre, un français originaire de Mulhouse, cherche continuellement à diversifier son parc : des expositions dans le bâtiment d’accueil ou au sous-sol de la ferme. Un sentier des premières nations fut inauguré en 2011. Et selon un article de la Presse, un ancien poste de traite serait maintenant en place, un labyrinthe de bottes de foin et possiblement des cabanes perchées dans les arbres pour y passer la nuit. Mais je n’ai pas pu confirmer ces dernières informations. Ce qui me reste de mes visites, c’est que le Parc Oméga cherche continuellement à se renouveler et a à cœur de présenter les animaux dans un milieu le plus naturel possible. Et pour ceux qui aiment visiter les parcs animaliers, c’est un détour obligatoire.

Quelques liens à consulter

26 mai 2013

Le moment captif d'un dimanche : de plumes et d'eau fraîche

DSC_2551"L'oiseau chante, même si la branche sur laquelle il est perché craque, parce qu'il sait qu'il a des ailes." [José Santos Chocano]

Pique, picosse, picosser. Sur la branche d'un arbre, il n'a pas peur de tomber. Il est bien accroché et il le sait. Et sinon, il sait voler.

Pique, picosse, picosser. Je le regarde manger. Et j'ai envie de l'agacer. Un tout petit peu, juste pour m'amuser.

Bris, brise, briser. Changer mes idées prises dans les responsabilités. Avec le vent, tourbillonner. Oublier la morosité. Et fuir ce ciel trop mouillé.

Chat, chatouille, chatouiller. Et donc, j'aimerais bien qu'il veuille avec moi jouer. Mais mon chat ne le laisse pas approcher.

Chat, chatouille, chatouiller. Mon chat sur le ventre se fait gratouiller en regardant l'oiseau qui se sait observer. Je soupire et je ne peux que l'envier. Quand il aura fini de picosser, il pourra s'envoler.

"Un arbre peut loger dix mille oiseaux" [Proverbe birman]

25 mai 2014

Le moment captif d'un dimanche : tiens la porte

DSC_3946"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée." [Proverbe français]

Tiens la porte, je dois passer. Ferme la porte, il y a un courant d'air. Ouvre la porte, il y a des secrets à découvrir. Tu as la clef ? Moi non plus. Il faut la trouver. Et quand la porte n'est ni ouverte ni fermée que doit-on faire ?

Ces portes sont vieilles. Elles gardent des souvenirs ancestraux. Ce sont de fausses vieilles portes peut-être. Car les souvenirs sont immortels, intemporels, accidentels. Les vrais souvenirs sont invisibles. Et parfois si volatiles qu'ils résistent aux rêves.

Une porte, mille portes. Je ne vois pas ce que vous voyez. Je me trouve dans un enclos fait de portes immuables, implacables, intangibles. Comment ouvrir une porte faisant partie d'une muraille de portes ? Ce mur de portes, ce portail emmuré, énumère mes fantasmes encerclés ; ordures de mes cauchemars mais aussi jardins de mes espoirs insaisissables.

"La porte de l'invisible doit être visible." [René Daumal]

7 juin 2012

Crime littéraire: superficialité

Je marche tranquillement dans les rangées de la librairie, de la bibliothèque... ou m[eme... de la vente de garage. Qu'est-ce qui attire mon regard ? Une image bien sûr. CouvertureMais parfois il n'y a pas d'image. Alors c'est le titre. Et oui. Je suis très souvent bien superficielle. La couverture ou le titre sont parfois l'unique raison pourquoi, je prends un livre dans mes mains.

Donc, je prends le livre. Je regarde la couverture. L'image est importante. Évidemment. J'ai déjà reposé un livre qui avait une couverture que je trouvais horrible. J'ai déjà hésité à acheter un livre que je voulais intensément parce que je n'aimais tout simplement pas la couverture. Ou encore, parce que le livre ayant été adapté au cinéma, ne se trouvait plus qu'avec l'affiche du film en couverture... ÇA... je ne suis pas capable... vraiment. Comme si le roman n'existait plus que parce qu'il avait été adapté au cinéma ! Pfff.

Mais si l'image ne me fait pas reposer le livre ou s'il n'y a tout simplement pas d'image... alors c'est le titre. Mais je dois avouer que le titre est aussi parfois le premier contact. Mais oui... quand le livre est bien posé sur une tablette, on ne voit que la tranche. Alors, le titre est le premier contact. Et encore une fois, ce premier regard est important. Bien sûr, j'ai souvent lu des livres dont je détestais les titres - particulièrement des traductions - parce que je savais que je voulais le lire... à cause d'une critique, de l'avis d'un ami. Ou parce que je me suis forcée à tourner le livre, malgré son image, malgré son titre affreux, pour lire le quatrième de couverture. Mais, il ne faut se le cacher... la couverture et le titre sont pour beaucoup de lecteurs, PRIMORDIAL... (alors auteurs... si vous ne pouvez pas contrôler la couverture, tentez, du moins (car, je sais que parfois c'est impossible, car le travail éditorial et publicitaire s'infiltre partout) de trouvez un "bon" titre !)

Mais j'avoue avoir reposé des livres sans même lire le quatrièeme de couverture, simplement parce le titre m'apparaissait insignifiant, inintéressant ou stupide. Ou que la couverture était - à mes yeux - horrible.

Mais si mon regard accepte la couverture, si mon esprit concède le titre... alors la prochaine étape est évidemment le quatrième de couverture. Alors là, c'est encore plus compliqué et difficile. Parfois, il n'y en a pas... ou alors qu'une ligne ou deux... Désolée, mais moi, il me faut un résumé. Même si je connais et aime l'auteur... un titre n'est pas suffisant. Parfois, ce sont des critiques que l'on retrouve à l'arrière, et ça je ne suis pas capable s'il n'y a pas au moins un petit résumé. Et puis, ça m'achale... je veux un résumé, pas des fleurs lancés par les autres ou un pitch de marketing.

Mais il n'est pas facile de rédiger un quatrième de couverture. Oh non. Et j'ai bien souvent été trompée par un quatrième de couverture alléchant... on lit le résumé, on se dit que le roman semble très très intéressant et on pleure de dépit. Ou le roman n'est pas aussi bon que le résumé le laissait entendre... et donc on s'est laissé avoir par un pitch d'éditeur (et ça, à la limite, je peux accepter). Ou alors, le résumé ne correspond pas du tout, mais alors là, pas du tout, au contenu du roman. On pense lire un roman d'horreur et on se retrouve avec une histoire d'amour... on pense avoir choisi un thriller et on a un roman psychologique... C'est carrément enrageant...

Mais le pire crime demeure à mes yeux, les quatrièmes de couverture en disant trop peu. Comme si on avait voulu garder le secret, ne pas trop en dire... sauf que combien de livres ne seront pas lus parce le résumé ne "résume" pas bien le roman ?!?! Et je le vois tous les jours. Des romans que j'achète parce que j'ai lu des critiques, j'ai vu un résumé sur mon outil de sélection (résumé qui est souvent très différent du quatrième de couverture)... et je me dis "Wow, quel roman intéressant!!!" Et puis, il arrive, et le quatrième de couverture ne dit rien... quelques mots, quelques phrases... et alors les gens qui prennent le roman - pourtant en section Nouveautés (et on s'entend que c'est "la" section hot que la plupart des usagers ne dépasse pas !!!) - le reposent immédiatement. Rien ne les a accrochés. L'image, la couverture, le titre... c'est bien beau... mais s'il n'y a pas un "BON" résumé du roman, les gens ne le prennent pas. Et je fais partie de la "gang" !

Et alors, j'essaie de remédier à mon crime de superficialité... en essayant d'atténuer la superficialité des autres... Je fais des affiches "accrocheuses" de ces romans que je sais être excellents, et dont je suis certaine qu'ils vont plaire à beaucoup de mes usagers. J'en parle dans nos bulletins, je les mets dans nos bibliographies thématiques, je les mets sur notre table "Coups de coeur des employés"... Mais ça m'enrage, je vous jure... c'est quoi l'idée des éditeurs de ne mettre aucun quatrième de couverture ou alors que quelques lignes... ou pire, un résumé qui en dit trop ou pas assez... ou encore qui ne rejoint pas du tout le contenu réel de l'histoire...

Il y a des romans qui dorment sur nos étagères. Ce sont d'excellents romans. Mais certains ont une couverture si horrible que cela me gène de les mettre dans mes coups de coeur, même s'ils sont excellents. Certains ont un titre si insignifiant que c'est honteux de les publiciser. Certains ne sortent qu'une fois que je les ai annoncés dans notre bulletin, en faisant moi-même un résumé...

Alors... oui, c'est un crime, cette superficialité... mais il y a tant de livres à lire qu'il faut bien se baser sur quelque chose, non ?

 

23 novembre 2011

Le cimetière des éléphants d'Hélène Rioux

AVrioux2Le cimetière des éléphants : roman / Hélène Rioux. -- [Montréal] : XYZ, 1998. -- 186 p. ; 23 cm. -- ISBN 2-89261-236-5. -- (Coll. Romanichels)

Quatrième de couverture

Je suis rentrée depuis trois mois de mon séjour au cimetière des éléphants.

Bien sûr, au début, je ne disais pas le cimetière des éléphants. C'était une île, dans la mer bleue. Alors je disais l'île, comme tout le monde. Je disais l'île fleurie, le paradis. Dans l'île, il y avait des fleurs toute l'année. Elles étaient de toutes les couleurs, le paysage, pour les yeux, était une fête. Elles se succédaient au rythme des saisons. Je ne savais pas tous les noms, mais je reconnaissais les hibiscus, les oeillets, les pivoines. Le mimosa qui, là-bas, fleurissait dès janvier. Les roses en avril, le jasmin dès le début du mois de juin. Et en été, celles qu'on appelait dames ou belles de la nuit, humbles et discrètes en apparence, et même quelconques, invisibles pendant la journée, mais qui dégageaient, la nuit, en bouffées soudaines qui enchantaient le promeneur, un si puissant parfum.

Je disais donc le paradis. Je m'émerveillais. Quelle chance nous avions de vivre ici, pensais-je.

L'auteur

Hélène Rioux est née en 1949 à Montréal. Elle étudie d'abord au Cégep du Vieux-Montréal en Lettre, puis la langue russe à l'Université de Montréal. Elle termine ses études en 1975. Elle commence très tôt à écrire, touchant à tous les genres : poèmes, AVriouxnouvelles, récits, romans.

Elle commence à publier en 1970 avec un recueil de poésie Suite pour un visage. Elle fut finaliste pour le Prix du Gouverneur Général du Canada à quatre reprises, en 1990, 1991, 1994 pour son oeuvre et en 1998 pour sa traduction de Self d'Yann Martel. En 1992, elle reçoit le Prix littéraire du Journal de Montréal, en 1993, le Prix de la Société des écrivains canadiens et le Prix Ringuet de l'Académie des Lettres du Québec en 2009. Elle fut en nomination et a reçu de nombreux prix.

En plus d'écrire, elle est aussi traductrice littéraire de l'anglais et de l'espagnol vers le français. Elle est membre du collectif de rédaction de la revue XYZ dans laquelle elle a d'ailleurs publié de nombreuses nouvelles. Elle écrit pour quelques magazines dont Lettres québécoises. Elle a vécu autant au Québec qu'en Espagne.

Bibliographie sommaire

Résumé

Une jeune femme nous raconte ses souvenirs de ses séjours dans une île lointaine. À travers ses yeux, l'auteur nous propose de rencontrer quelques uns des habitants de l'île.

Commentaires personnels

Ce roman d'Hélène Rioux se rapproche beaucoup d'un recueil de nouvelles. Roman à tiroirs, c'est ainsi qu'on le qualifie habituellement. Le roman commence avec les pensées d'une narratrice. Elle vit, à temps partiel, dans une île sans nom. On la devine hispanique et située au sud... Elle nous parle un peu de sa présence dans cette île "paradisiaque", mais rapidement elle nous introduit aux "résidents" de l'île, ceux qui l'entoure. Et qu'elle qualifie d'éléphants. L'île devient un cimetière qui recueille chacun des "éléphant" qu'elle nous présente. Chaque chapitre devient un portrait.

Un cimetière d'éléphants, selon la légende (que l'on sait être fausse), est un endroit où les éléphants, sentant la mort proche, rejoignent pour mourir tranquillement. Et donc, les personnages qu'elle nous raconte, se retrouve dans l'île, pour finir leurs jours. Et à travers ses récits, la narratrice nous parle un peu d'elle. Mais vraiment très peu. Elle reste très évasive sur elle-même et sur ses raisons d'être sur l'île. Le point central du roman sont ces portraits de différents personnages tous très colorés.

Les portraits reprennent les grands moments de la vie: l'amour (surtout l'amour), la vie, la mort, les peurs, les espoirs, ... Ce sont des textes de longueurs variables, certaines vies sont rapides, d'autres plus longues. L'écriture est cependant toujours égale... un texte simple, fort et qui va droit au but. Et des images... pleins d'images. L'île, elle, même si elle reste sans nom, sans localisation géographique, semble bien vivre. On sent le vent, la chaleur, le soleil, les moments lourds qui passent.

Certains chapitres sont forts, touchants, d'autres banals. Tout comme un recueil de nouvelles... le texte, les textes sont inégaux. EtJaime_la_plumeQ même si cela une lecture belle, touchante... elle m'a semblé incomplète. Il me semblait qu'on oubliait quelque chose... un mot, une phrase... je ne sais. La lecture est agréable, mais il me semblait que le texte restait trop en surface... Qui est la narratrice ? (on semble nous dire qu'elle n'a pas d'importance, et je veux bien le croire, mais on nous en dit alors trop pour qu'elle ne soit qu'en arrière plan), qu'advient-il de tous ces éléphants ?

Une belle lecture mais incomplète selon moi.

Extraits

"Une lumière hivernale entre par la fenêtre. Au nord, elle a une qualité particulière qu'on ne retrouve pas ailleurs. Éblouissante mais douce quand elle se reflète sur la neige. Blanche. Quand je suis au sud, malgré le bien-être que me procure la chaleur, cette lumière me manque." p. 13

"En surface, tout était calme. Quand je voyais les choses de loin, quand j'entendais le nom des gens sans les connaître, je ne percevais que leur paisible apparence. J'étais un témoin impassible. [...] Dans un miroir s'en mire un autre. Les histoires se mirent les unes dans les autres, leur reflet multiplié à l'infini." p. 34

Sources à consulter

20 août 2014

Le temps qui passe

c"Ce n'est pas le temps qui manque, C'est nous qui lui manquons" [Paul Claudel]

Je manque à mon temps. Je le malmène. Je lui mène la vie dure. On dit que l'été, le temps s'étend, que la chaleur l'étire. Qu'il passe tranquillement. Mais mon temps pendant l'été se faufile à travers mes doigts. Il coule, il s'échappe.

Hier, nous étions au mois de juin, aujourd'hui nous avons passé la mi-août. C'est que les mois de mai et juin furent complètement consacrés au jardin et au potager. Complètement, entièrement. Puis, juillet, ce fut des envolées sur les routes du Québec. L'été passe si vite. Les samedis et dimanches si rares.

Tous les étés c'est pareil. Je devrais avoir au moins la politesse de mettre ces lieux en pause. Mais je suis sans façon, et je manque aux convenances.

Pourtant, régulièrement, je pense à écrire. Entre l'entretien de mes fleurs et mes légumes et les escapades en vélo ou en auto, les obligations familiales et les ménagères, je lis et je lis. J'oublie juste d'écrire. Mais voici la fin d'août qui pointe son nez. Je vais essayer de m'arracher un peu à la nature pour peupler de mots ces pages.

 

 

6 février 2014

Ma vie vie télévisuelle : ma vie en dessin...

Pendant le Temps des Fêtes, je me suis blessée. Je me suis "accrochée" la cuisse sur un boulon de métal. Bon, plutôt déchirée qu'accrochée... disons que cela a fait assez mal et qu'il y a eu du sang en abondance. Vite, vite, j'ai nettoyé et pansé la plaie. Quand je me suis couchée, cela élançait pas mal et picotait. Et c'est à ce moment que, comme d'habitude quand je me blesse ou que je suis malade, je me suis mise à imaginer les paquettes, en petits bonhommes rouges, Vie1se promenant parmi les globules pour aller réparer en vitesse réparer ma blessure. Et puis, peut-être des anticores volants se battaient-ils en même temps contre une invasion de bactéries, ces bonhommes si laids. Et puis, évidemment, il y a un vieux monsieur tout blanc, au centre de commande, qui contrôle tout ça. C'est tout un combat qui se passe et tout un travail de reconstruction... tout ça en même temps. Ouf.

On pourrait croire que j'avais commencer à divaguer et que ma blessure était plus grave qu'elle n'apparaissait... mais non, c'est que voyez-vous, c'est automatique, quand je suis malade, quand je me blesse, j'imagine dans mon corps un episode de "Il était une fois... la vie". Que ce soit un rhume que je combatte ou un excès de tartre sur mes dents, un bleu sur mon genou ou une indigestion, un mal de dos ou une grosse migraine... il y a toujours un épisode en train de jouer dans mon corps.

C'est dire comment cette émission m'a marquée ! Suis-je la seule à voir des petits bonhommes se promener dans son corps et lui permettre de fonctionner ?... hum... j'ai trop mangé ce soir... aller, les amis au travail !

Titre original: Il était un fois... la Vie

  • Créé par : Albert Barillé
  • Dirigé par : Albert Barillé
  • Scénario : Albert Barillé
  • Consultant scientifique : Alexandre Dorizynski
  • Musique : Michel Legrand
  • Graphisme et Design : Jean Barbot
  • Artiste : Claude Lambert
  • Genre : Famille - Dessin animé
  • Langue : Français
  • Pays d’origine : France
  • Durée : 25 minutes
  • Nombres d’épisodes : 26 épisodes (1 saison) Liste des épisodes sur Wikipedia
  • Années de diffusion : 1986-1989  (toujours en rediffusion)
  • Contribution de nombreux pays : Canada, Espagne, Pays-Bas, Suisse, Belgique et Japon

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Distribution:

  • RogerCarel : Maestro, Métro, Maître Globus, Pierre, Le Nabot
  • Marie-Laure Beneston : Psi, Pierrette
  • Alain Dorval : Hémo, Petit-Gros, le Teigneux
  • Gilles Laurent : Pierrot le globule blanc
  • Autres voix

Générique :

Chanson Hymne à la vie, composée par Michel Legrand, interprétée par Sandra Kim.

Commentaires :

Vie2Dessin animé qui combine l'humour et l'éducation. L'émission voulait offrir aux enfants - et aux adultes - des informations sur le corps humain et son fonctionnement. C'était essentiellement éducatif tout en essayant de faire rire un peu. Je ne me rappelle pas avoir vraiment ri, mais j'ai sûrement souri et je me rappelle que je trouvais cela très amusant.

Chaque épisode aborde un sujet différent, habituellement une partie ou un élément du corps : le sang, les muscles et la graisse, les os et le squelette, le coeur, l'oeil, l'oreille, la bouche et les dents,le foie, ... ou une fonction : la respiration, la digestion, ... L'émission aborda également la naissance, la vaccination, les chaînes de la vie, les toxines et bien d'autres sujets.

Les épisodes débutaient par un très (très) long générique. Puis, on voyait souvent Pierrot, ses amis et sa famille. Et puis, un accident, un malaise, un bobo... et on entrait dans le monde du corps, pour expliquer ce qui arrivait, comment notre corps fonctionne et réagit. Et évidemment, on avait souvent les explications du vieux bonhomme blanc qui semblait être le centre nerveux du corps et aussi, dans le monde "normal",  le médecin ou le dentiste, enfin le scientifique. C'était parfois un brin moralisateur, mais bon, on nous dit simplement comment on devrait, idéalement, prendre soin de notre corps.

Il était une fois... la Vie a duré un an, mais l'émission faisait partie d'un ensemble de séries : Il était une fois... l'Homme ; Il était une fois... la Terre ; Il était une fois... les Explorateurs ; Il était une fois... l'Espace ; Il était une fois... les Découvreurs ; Il était une fois... les Amériques. Chaque série reprenait les mêmes personnages dans des contextes différents. On retrouve donc toujours Maestro, vieux sage, qui explique tout... et puis Psy et Pierrot, Pierre et Pierrette, Petit-Gros, sans oublier le Nabot et le Teigneux... les méchants, toujours méchants, peu importe la série.

Sites à consulter:

26 juin 2011

Le moment captif du dimanche : apprivoiser son renard

11-06-26"Il n'est pas d'homme sage qui ne commette parfois une sottise, ni de sot qui ne fasse aucun acte sensé" [Roman de Renart]

C'est parfois enrageant. On a l'impression qu'on change, qu'on évolue... qu'on corrige ses plus grand défauts. Que l'on vieillit, que l'on grandit. Mais non. On a beau rider et faire des cheveux blancs, on continue à faire des bêtises.

Et on se dit qu'on est bien idiot. De refaire encore et encore les mêmes sottises. C'est naturel. Et on est idiot de croire que l'on peut tout changer. On a beau chasser notre naturel, il revient toujours le salaud ! Et au galop en plus !

Et si nos bêtises étaient essentielles ? Il s'agit de les apprivoiser et de les comprendre. Connaître nos sottises et les promener. Trotter avec nos âneries et espérer qu'elles demeurent banales.

Et j'observe le renard trotter avec sa proie et j'observe mes sottises courir. Et je me dis que je serais bien sotte de ne pas les accepter. Reste maintenant à essayer de ne pas trop les répéter... On peut bien espérer, non ?

"Le renard change de poil mais non pas de naturel" [Proverbe français]

17 avril 2011

Le moment captif du dimanche : goutte à goutte

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"Il y a des pluies de printemps délicieuses où le ciel a l'air de pleurer de joie" [Paul-Jean Toulet]

Bon, j'avoue que cette pluie printanière commence à me peser un peu. En fait, ce n'est pas tant la pluie que le froid qui se colle à celle-ci, qui me rend un peu triste.

Le printemps est si magnifique ici et il me tardait tant de le revoir... C'est qu'il n'existe pas beaucoup là-bas, et si ce n'était des cerisiers et amandiers en fleurs, le printemps passerait presque inaperçu.

Ici, il est si rempli de promesses et d'espoirs... tant de moments le caractérisent... La neige qui fond, le gazon qui verdit petit à petit, les crocus et tulipes qui pointent le bout de leur nez... les degrés qui montent tranquillement... les gens qui sortent peu à peu et qui s'activent dehors après des mois de tranquillité au chaud à la maison...

Et là... la pluie s'attarde, elle s'aggrippe à l'hiver froid. Elle griffe le printemps de ses gouttes glaciales. Elle rend la terre trop mouillée... les flaques d'eau s'accumulent un peu partout. Et on soupire devant nos fenêtres à attendre le soleil pour sortir enfin.

Mais ne vous méprenez pas, j'aime bien la pluie du printemps qui annonce tant de vie. Et cette étrange Dolly Parton n'a-t-elle pas si justement dit ?: "Si tu veux l'arc-en-ciel, tu dois supporter la pluie !"

Alors, regardons le ciel pleurer sa joie annonciatrice de renouveau et allons danser dans ces coquines flaques d'eau !

"I'm singing in the rain
Just singing in the rain
What a glorious feelin'
I'm happy again
I'm laughing at clouds
So dark up above
The sun's in my heart
And I'm ready for love"

23 mai 2010

Le moment captif d'un dimanche : des traces rouges

"Voir le monde dans un grain de sable, et le ciel dans une fleur sauvage. Tenir l'infini dans la paume de la main et l'éternité dans une heure." [William Blake]

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Il y a des choses que l'on sait. Des choses que l'on a apprises. Au cours des années...

Par exemple, une chanson que l'on a jamais bien compris... cette chanson qui parle de gentils coquelicot mesdames et de gentils coquelicot nouveau... On me parle de jardin, de romarins, de 3 mots latins, d'hommes et de garçons qui ne valent rien, de dames dont on ne dit rien et de demoiselle dont on dit beaucoup de bien. Je n'y comprend rien mais les rimes, j'aime bien...

Et puis, on se souvient de ce symbole du mois de novembre. On se souvient des combattants et on se souvient de voir chaque année, un coquelicot sur le manteau de tant de gens.

Quelqu'un nous aurait aussi dit que 8 ans de mariage étaient soulignés par ces fleurs si rouges. On ne l'a su qu'après ses propres noces de coquelicots... Et puis, on réalise que le nom français de la fleur est une onomatopée rigolote sur le coq et sa crète rouge... bien sûr dans d'autres langues, on l'appelle différemment, mais on ne peut s'empêcher de sourire en disant son nom...

Et on fait des recherches et on apprend sur le symbolisme... et peut-être même un lien avec Perséphone et Démeter...

Mais lorsque le printemps arrive, on ne peut que se rappeler de la première fois que l'on a aperçu la première tache rouge sur le bord de la route. On ne savait pas trop quelle était cette tache rouge. Mais elle semblait se multiplier. Et puis, on l'a regardé d'un peu plus près... touché ses pétales un peu froissés, regardé ses petits grains noirs...

On ne connaissait pas cette fleur. On a pas tout de suite fait le lien avec cette tache rouge du mois de novembre. Et puis, on a cherché dans les livres et on a appris le nom de cette petite fleur qui fleurit partout dans les champs catalans en ce mois d'avril et mai...

Et notre coeur se serre à chaque fois qu'on aperçoit dans les champs, sur les bords des routes, dans les endroits les plus improbables, ces petites fleurs si rouges et si fragiles... On ne sait pas trop pourquoi, on aime cette leur avec une passion incroyable et on ne sait pas trop comment on pourrait s'en passer. Chaque fois que notre regard croise le rouge fané de ses pétales, les larmes viennent à nos yeux. On le dit pas trop, car on se sent vaguement ridicule d'avoir tant d'émotion pour une simple fleur sauvage. Mais on espère pouvoir en faire pousser dans son prochain jardin, car on serait triste de ne plus voir chaque année, ce gentil coquelicot qui nous rappelle nos rêves et nos projets.

"Sois comme la fleur, épanouis-toi librement et laisse les abeilles dévaliser ton coeur" [Râmakrishna]

30 janvier 2011

Le moment captif d'un dimanche: dérailler

DSC_2262_copy"Je trouverai un chemin, ou j'en ferai un" [William Cecil Burleigh]

On suit un chemin. Puis un autre. Chaque jour amène un chemin. Parfois plusieurs. Il faut alors choisir.

Parfois, le chemin ne nous dit rien de bon. On le boude. On décide de ne pas le suivre. Et on attend qu'un autre chemin apparaisse.

Certains diront qu'il ne faut attendre qu'un chemin se décide à passer devant nous. Il faut le créer de toute pièce. Il faut en inventer le tracé. Il faut bâtir la route, mettre de l'asphalte, aligner les rails, dessiner son chemin.

Il faut suivre un chemin. Sans oublier de ne pas se laisser conduire. Car les chemins sont parfois difficiles. Parfois trompeurs. Le chemin peut parfois s'emparer de nous. Il se moque de nous. Il ne donne pas la bonne direction, se cache, se perd dans ses détours et des courbes.

Il faut regarder le chemin, l'évaluer, l'analyser, le rêver. Il faut l'observer et ne pas manquer de se renseigner sur la longueur du trajet. On prend le chemin, on l'adapte, on l'invente, on le suit et on oublie surtout pas de se laisser dérailler de temps à autre...

"Chaque homme doit inventer son chemin" [Jean-Paul Sartre]

23 janvier 2011

Le moment captif d'un dimanche : insouciance

DSC_0581"Quand la souris nargue le chat, c'est que son trou n'est pas loin" [Proverbe nigérien]

Mais l'écureuil lui, même s'il sait que son nid n'est pas loin, n'y pense pas vraiment quand il vient manger tranquillement sur notre terrasse arrière. Il est bien tranquille. Il peut déguster tranquillement ses noix... il n'a pas peur du chat. Il le regarde même parfois... il le nargue calmement. Et le chat, lui, il devient fou. Il saute partout. Il plonge vers cette fenêtre qui l'empêche d'attraper cet effronté.

Qui le nargue et nargue, protégé par la fenêtre. Tous les jours. Il faut dire qu'on offre quotidiennement l'occasion à l'écureuil de venir narguer notre chat dans son salon. On pourrait lui mettre ses noix, près de l'arbre qu'il habite. Mais non, on les met devant la fenêtre.

Et le chat observe l'écureuil venir rassasier sa faim tous les jours. Et il se dit qu'il ne perd rien pour attendre.... le printemps arrivera bientôt. Et qu'il mange donc maintenant ses noix cet écureuil effronté... Car il se pense peut-être immortel mais quand le chat sortira, il a besoin d'y retourner rapidement dans son trou, car le chat prendra sa revanche.

C'est que c'est un félin sauvage notre chat. Il oublie ses manières quand il voit l'écureuil. Nous n'existons plus, il quitte nos genoux, et cesse de ronronner et il fonce vers la fenêtre, les oreilles baissés, le dos frémissant, les crocs sortis. Il se cache dans les rideaux pour l'observer et étudier cet étourdi. Il analyse et perfectionne sa technique de chasse. Il se pratique même sur des petits écureuils en peluche.

Ne vous inquiétez pas... nous les mettrons près de l'arbre les noix quand le chat sortira. Car il sortira, le chat.... et l'écureuil ne reviendra plus sur le balcon... enfin... j'espère !

"Au fond, personne ne croit à sa propre mort, et dans son inconscient, chacun est persuadé de son immortalité" [Sigmund Freud]

15 avril 2009

Child of the Night de Kilpatrick

Kilpatrick1Child of the Night / Nancy Kilpatrick. -- London: Raven Books, [1996]. -- 314 p. ; 20 cm. -- ISBN 1-85487-446-2

Quatrième de couverture

She wondered if she had always been dead and only now was alive for the first time...

She tried to drink the blood as quickly as she could, all the while aware of his quick breathing and the thin sheen of sweet covering his flesh. The barrier between them was rapidly dissolving. She found this both exciting and terrifing...

Carol Robins's life is on hold. Her fairy-tale marriage is over, and when she decides to espace to Bordeaux, France, it is the last place she expects to meet a vampire.

Imprisoned and abused, Carol is forced to mak a bargain with her sadistic captor: two weeks in his power doesn't seem like much, in exchange for her life. But when fate intervenes, two weeks turn into years as Carol desperately travels to the ends of the earth to reclaim what has been stolen from her - something she values more than life itself: the unique offspring of an unholy union between two different species: one living, the other Undead...

L'auteurKilpatrick2

Nancy Kilpatrick est née à Philadelphie aux États-Unis en 1946 mais fut naturalisée canadienne dans les années 70.

L'auteur a écrit plus d'une quinzaine de romans et 200 nouvelles. Elle a également écrit le scénario d'oeuvres graphiques et d'oeuvres théâtrales. Elle a écrit sous divers pseudonymes, dont Amarantha Knight et Desirée Knight. Elle est également l'auteur de plusieurs oeuvres de non-fiction, dont le livre "The Goth Bible: A Compendiun for the Darkly Inclined". Elle s'implique également dans l'édition d'oeuvres anthologiques. Elle a gagné plusieurs prix, dont le Arthur Ellis Award en 1993 pour sa nouvelle "Mantrap". Elle fut également en nomination pour plusieurs prix. Le thème récurrent de la plupart de ses écrits demeure le vampirisme.

Elle demeure présentement à Montréal, au Québec, où elle continue à écrire et à s'impliquer dans la communauté "gothique" et "dark". Elle offre également des cours de rédaction et des ateliers, spécialisés dans le genre vampirique et fantastique.

Site de l'auteur

Bibliographie partielle

  • Near Death (1994) (Série Power of the Blood World)
  • Child of Night (1996) (Série Power of the Blood World)
  • Reborn (1998) (Série Power of the Blood World)
  • Dracul: An eternal love story (1998)
  • Bloodlover (2000) (Série Power of the Blood World)
  • Cold confort (2001)
  • Eternal City (2003 ) (Avec Micheal Kilpatrick)
  • The Goth Bible: A Compendiun for the Darkly Inclined (2004)

Commentaires personnels et expérience de lecture à suivre....

Citations

"As she strolled the streets of the downtown, of the harbour, little almost-memories made her brain itch the way the biting mosquitoes infected her skin. and as she scratched at the recollections, they swelled and became more prominent" p. 173

Sources

  • http://www.alire.com/Auteurs/Kilpatrick.html
  • http://www.bdfi.net/auteurs/k/kilpatrick_nancy.php
  • http://www.sff.net/people/nancyk/index.htm


27 janvier 2010

Défi La Plume Québécoise

Après mon premier swap en octobre, voici mon premier "challenge" !

C'est Suzanne qui lance ce petit défi pas trop difficile:

  • pas de limite de temps
  • pas d'obligation en genre
  • pas de liste à faire

(mais il serait bien de le mentionner à Suzanne si vous participez!)

Mais une obligation en nombre: 4 livres.
4 livres d'auteurs québécois !
Un peu de littérature québécoise... classique, nouvelle, poésie, romans, théâtre,...
pas de limites !

Defi

Un petit défi pour faire découvrir ou redécouvrir
la littérature québécoise.

Par le passé, j'ai beaucoup lu d'oeuvres québécoises.
Mais beaucoup moins depuis les dernières années.
Alors pour me remettre à la lecture de la
littérature de mon coin de pays,
je m'inscris au défi !

10 janvier 2010

Le moment captif d'un dimanche : innocent bazar

023"N'importe quel marchand de jouets, vous le confirmera: ce n'est pas compliqué d'amuser un enfant..." [Grenon et Goupil]

Légèrement flou. La photo d'abord. Et mes souvenirs que font surgir cette table chaotique d'une boutique lègèrement bordélique.

Je me rappelle d'objets dont je ne pouvais me séparer. Un capharnaüm de babioles qui traînaient partout dans ma chambre. Et souvent dans d'autres pièces. Au grand désespoir de ma mère qui passait son temps à ramasser mes jouets ou à me gronder pour que je les range sagement... ce que je faisais en chignant... pour les répandre à nouveau dans toute la maison aussitôt qu'elle tournait le dos.

Des couleurs, des formes, des textures, des sons, et même des odeurs.

Des jouets multicolores. Les coloris se mélangeant dans ma mémoire. Des poupées et des barbies aux vêtements flamboyants, des petites autos étincelantes, des casses-têtes lumineux, des livres rayonnants, ...

Des objets multidimensionnels. Des reproductions d'animaux de ferme en plastique, froides et lisses, des peluches douces et poilues, des véhicules métalliques, ...

Des jeux sonores et bruyants. Des bricoles qui offraient joyeusement des sons déchirants et répétitifs, des poupées et des animaux qui reproduisaient toutes sortes de bruits, des disques qui racontaient des histoires et qui nous disaient de tourner la page au son d'une clochette, ...

Des joujous anciens qui parfois étaient si vieux que l'on pouvait sentir les années nous murmurer leurs histoires, des livres barbouillés de dessins et de taches dont il était préférable oublier la provenance mais qui témoignaient des nombreux moments de confidences, ...

Des jouets témoins des rires et des larmes, des jouets précieux et irremplaçables... jusqu'au moment où ils furent oublier au coin d'une table, dans le fond d'un placard... mais qui jamais n'oublieront les heures de confidences et les secrets de mon enfance.

"Il y a des chose de l'enfance que seule l'enfance connaît!" [Colum McCann]

28 décembre 2009

Chansons de Noël - 12 days of Christmas

12days Le Temps des Fêtes ne peut se dérouler sans mon disque de chansons de Noël. Encore cette année, j'ai allongé la liste des chansons en faisant partie. De vieilles chansons traditionnelles y  côtoient des chansons plus récentes... le français, l'anglais et l'espagnol se mélangent joyeusement. Parfois une même chanson jouent deux fois mais dans différentes langues... cela dépend de mes souvenirs et de mes émotions.

J'ai autant un attachement sentimental à la version française du Petit Renne au Nez Rouge, qui me rappelle les chansons que l'on chantait en classe quand j'étais enfant, mais la version anglaise, Rudolph The Red-Nosed Reindeer, me rappelle le dessin animé qui jouait chaque année pendant la période des Fêtes.

Il y a une chanson qui fait partie de ce disque qui est une de mes préférées... une chanson qui m'est impossible de ne pas chanter chaque fois que je l'entends: 12 days of Christmas.

Bien sûr, quand j'étais plus jeune, je ne comprenais pas complètement la chanson. Tout d'abord, quels étaient ces "douze jours de Noël". Personne dans ma famille ne pouvait me renseigner. Ce ne fut que plusieurs années plus tard, après quelques lectures et conversations, que j'ai appris que les 12 jours de Noël ne commençaient habituellement que le 25 décembre pour se terminer le 5 janvier, la veille de l'Epiphanie. Mais bien sûr, il y a des gens qui contestent ces dates et parlent plutôt du 26 décembre comme 1er jour de Noël. Et d'autres parlent d'autres dates, le 27 et même parfois le 28 décembre. Mais en général, on pointe le 25 décembre comme la première journée de Noël... chaque jour pouvant être l'occasion de recevoir des cadeaux... de la journée de Noël à la Fête des Rois... Ces douze jours servent de toute évidence à lier la naissance de Jésus à l'arrivée des Rois Mages, et donc à la reconnaissance de sa naissance et divinité. Différents cultes chrétiens proposent d'ailleurs diverses célébrations pour chacun de ces jours.

L'origine de la chanson n'est pas certaine, comme beaucoup de cantiques. Et plusieurs interprétations existent sur la signification des paroles. Une chose est certaine, c'est que, personnellement, cela me pris plusieurs années avant même de comprendre certains vers de la chanson ! A partridge ? Turtle doves ? Maids a-milking ? J'avais beaucoup de difficulté à compendre ces mots. Petit à petit, au fil des années, j'ai appris la signification de ces mots... même si encore aujourd'hui, on discute de ce qu'est vraiment un "partridge in pear tree" !

J'avais aussi de la difficulté à comprendre les cadeaux offerts. La chanson nous raconte en effet, les cadeaux reçus chaque jour de ces 12 jours de Noël:

  • Une perdrix dans un poirier
  • deux colombes
  • trois poules françaises
  • quatre oiseaux appelant
  • cinq anneaux d'or
  • six oies pondant
  • sept cygnes nageant
  • huit jeunes filles trayant
  • neuf dames dansant
  • dix seigneurs sautant
  • onze joueurs de cornemuse jouant de la cornemuse
  • et douze percusionnistes frappant du tambours

Des cadeaux étranges me semblait-il ! On connait la mélodie depuis le XVIe siècle, mais la version que l'on connait daterait du début du XXe siècle. En effet, Frederic Austin aurait modifié certaines des paroles et c'est sa version qui est chanté aujourd'hui. La chanson était utilisée aux siècles derniers comme jeu de mémoire. Au XVIIIe siècle, la chanson fait partie de recueils de jeux d'enfants.

On parle souvent de la chanson comme une simple comptine composée par des vers amusants faciles à se rappeler. Une chanson drôle et répétitive... et amusante à apprendre.

Certaines explications de la chanson rattachent cependant chaque vers, chaque cadeau à un élément directement associé à la foi catholique. On dit en effet, que la chanson fut composée en Angleterre à une époque où la foi catholique était interdite (on parle habituellement du XVIe siècle). Les vers de la chanson permettaient aux croyants de chanter leur foi ainsi que d'enseigner aux enfants, les principes de leurs croyances. Cependant, cette théorie ne fut jamais confirmée.

On peut toutefois souvent trouver ces explications pour les douze cadeaux:

  • "True love" serait l'amour de dieu
  • "A Partridge"  représente le courage et la dévotion du christ
  • "Pear Tree" est le bois de la croix de Jesus
  • "Two turtle doves" représente l'ancien et le nouveau testament. Ou encore la vérité et la paix
  • "Three French Hens" sont les cadeaux des rois mages. Mais ce vers pointe également vers la nourriture des rois en général. D'autres parlent aussi des trois vertues : Foi, Espérance et Charité
  • "Four Calling Birds" sont les 4 apôtres ayant signés les 4 évangiles
  • "Five Gold Rings" représentent les 5 testaments anciens faisant partis de la loi de Moïse: le Pentateuque
  • "Six Geese A-Laying" sont les six jours de la création. Chaque oeuf étant un symbole de la création
  • "Seven Swans A-Swimming" représentent les 7 présents offerts à Paul par l'Esprit Saint
  • "Eight Maids A-Milking" représente l'amour et l'acceptance de Jésus pour les pauvres et les parias de la société. Certains parlent cependant des 8 béatitudes.
  • "Nine Ladies Dancing" sont un symbole des fruits de l'Esprit Saint: amour, joie, paix, patience, bonté, fidélité, gentillesse, et contrôle
  • "Ten Lords A-Leaping" représentent les 10 commandements
  • "Eleven Pipers Piping" sont les 11 apôtres (sans Judas qui a trahi Jésus)
  • "Twelve Drummers Drumming" sont les douzes principes du crédo.

Peu importe la signification des vers, la chanson demeure pour moi, un symbole de Noël. Elle est entraînante, drôle, facile à retenir... et ma foi, bien rigolote ! Et chaque fois que je l'entends, je ne peux m'empêcher de la chanter de ma belle voix qui fausse si bien !

À lire

The Twelve Days of Christmas

On the first day of Christmas,
my true love sent to me
A partridge in a pear tree.

On the second day of Christmas,
my true love sent to me
Two turtle doves,
And a partridge in a pear tree.

On the third day of Christmas,
my true love sent to me
Three French hens,
Two turtle doves,
And a partridge in a pear tree.

On the fourth day of Christmas,
my true love sent to me
Four calling birds,
Three French hens,
Two turtle doves,
And a partridge in a pear tree.

On the fifth day of Christmas,
my true love sent to me
Five golden rings,
Four calling birds,
Three French hens,
Two turtle doves,
And a partridge in a pear tree.

On the sixth day of Christmas,
my true love sent to me
Six geese a-laying,
Five golden rings,
Four calling birds,
Three French hens,
Two turtle doves,
And a partridge in a pear tree.

On the seventh day of Christmas,
my true love sent to me
Seven swans a-swimming,
Six geese a-laying,
Five golden rings,
Four calling birds,
Three French hens,
Two turtle doves,
And a partridge in a pear tree.

On the eighth day of Christmas,
my true love sent to me
Eight maids a-milking,
Seven swans a-swimming,
Six geese a-laying,
Five golden rings,
Four calling birds,
Three French hens,
Two turtle doves,
And a partridge in a pear tree.

On the ninth day of Christmas,
my true love sent to me
Nine ladies dancing,
Eight maids a-milking,
Seven swans a-swimming,
Six geese a-laying,
Five golden rings,
Four calling birds,
Three French hens,
Two turtle doves,
And a partridge in a pear tree.

On the tenth day of Christmas,
my true love sent to me
Ten lords a-leaping,
Nine ladies dancing,
Eight maids a-milking,
Seven swans a-swimming,
Six geese a-laying,
Five golden rings,
Four calling birds,
Three French hens,
Two turtle doves,
And a partridge in a pear tree.

On the eleventh day of Christmas,
my true love sent to me
Eleven pipers piping,
Ten lords a-leaping,
Nine ladies dancing,
Eight maids a-milking,
Seven swans a-swimming,
Six geese a-laying,
Five golden rings,
Four calling birds,
Three French hens,
Two turtle doves,
And a partridge in a pear tree.

On the twelfth day of Christmas,
my true love sent to me
Twelve drummers drumming,
Eleven pipers piping,
Ten lords a-leaping,
Nine ladies dancing,
Eight maids a-milking,
Seven swans a-swimming,
Six geese a-laying,
Five golden rings,
Four calling birds,
Three French hens,
Two turtle doves,
And a partridge in a pear tree!

5 mars 2009

La secte des égoïstes de Schmitt

ego1La secte des égoïstes / Éric-Emmanuel Schmitt. -- [Paris] : Albin Michel, 2007. -- 124 p. ; 18 cm. -- ISBN 978-2-253-14050-4. -- (Coll. Livre de poche; 14050)

Quatrième de couverture

Et si la vie n'était qu'un songe ? et si les nuages, les oiseaux, la terre et les autres hommes n'étaient que visions de notre esprit ?  A Paris, dans une salle du sous-sol de la Bibliothèque nationale, un chercheur découvre par hasard l'existence d'un excentrique, Gaspard Languenhaert, qui soutint cette philosophie « égoïste » dans les salons du xviiie siècle. Intrigué, il abandonne ses travaux et part à la recherche de ce penseur singulier. Mystérieusement, toutes les pistes tournent court. Conspiration ? Malédiction ? Sur les traces de Languenhaert et de ses disciples, de Paris à Amsterdam, c'est peut-être et surtout au fond de lui-même que notre chercheur enquête, emportant avec lui le lecteur dans des vertiges hallucinants.

L'auteur

Éric-Emmanuel Schmitt est né à Sainte-Foy-lès-Lyon en France le 28 mars 1960. Son père et sa mère sont tout deux professeurs d’éducation physique. Il est, de ses propres aveux, un adolescent rebelle et même un peu violent. Il se découvre cependant une passion pour le théâtre et commence à écrire vers cette époque.

Il passe ses classes préparatoires littéraires au Lycée du Parc puis entre à l'École normale supérieure. Il termine son diplôme en philosophie en 1985. Il enseigne pendant quelques mois à Saint-Cyr alors qu'il fait son service militaire. Il enseignera ensuite quelques années à Cherbourg puis à l'Université de Chambéry.

Il continue d'écrire - il parle parfois de voyages mythiques qui ont orienté son écriture - et il publie dans les années 1990, des ego2pièces de théâtre qui connaissent beaucoup de succès, sont joué à travers le monde et remportent de nombreux prix. Il écrira ensuite plusieurs romans et il touchera même au monde de l'opéra.

Depuis 2002, il vit à Bruxelles et a obtenu sa naturalisation belge en 2008. Il a donc aujourd'hui une double nationalité.

Bibliographie (partielle)

  • La nuit de Valognes (1991)
  • Le visiteur (1993)
  • La secte des égoïstes (1994)
  • Golden Joe (1995)
  • Variations énigmatiques (1996)
  • L'École du diable (1996)
  • Diderot ou la philosophie de la séduction (1997)
  • Le libertin (1997)
  • Milarepa (1997) (Le Cycle de l'Invisible)
  • Frederick ou le boulevard du crime (1998)
  • Le Bâillon (1999)
  • Hôtel des deux mondes (1999)
  • L'Evangile selon Pilate (2000)
  • Mille et un jours (2000)
  • La part de l'autre (2001)
  • Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (2001) (Le Cycle de l'Invisible)
  • Oscar et la dame rose (2002) (Le Cycle de l'Invisible)
  • Lorsque j'étais une œuvre d'art (2002)
  • Guignol aux pieds des Alpes (2002)
  • Petits crimes conjugaux (2003)
  • L'Enfant de Noé (2004) (Le Cycle de l'Invisible)
  • Mes Evangiles - La Nuit des oliviers (2004)
  • Mes Evangiles - L'Evangile selon Pilate (2004)
  • Ma vie avec Mozart (2005)
  • Odette Toulemonde       et autres histoires (2006)
  • La Rêveuse d'Ostende (2007)
  • Ulysse from Bagdad (2008)
  • La Tectonique des sentiments (2008)
  • Le Bossu (2008)

Résumé et commentaires personnels à suivre...

Citations

"Paris m'était devenu insupportable: tout y clamait ma débâcle. La Bibliothèque nationale n'était plus qu'un grand corps vide, où chaque rayonnage me narguait de son silence, et mon appartement devenait la poubelle de mes jours." p. 53

Sources

13 décembre 2009

Le moment captif d'un dimanche : Flocons

000b"La neige possède ce secret de rendre au coeur en un souffle la joie naîve que les années lui ont impitoyablement arrachée" [Antonine Maillet]

C'est fou. On m'aurait dit, il y a une dizaine d'années, que j'aurais besoin de quelques flocons dans ma vie, que des rires auraient envahit le silence.

Et pourtant je regarde cette image aujourd'hui, et je retrouve une chaleur qui réconforte mes émotions grelottantes. Et j'esssaie de réconcillier mes souvenirs, sûrement altérés par la nostalgie, avec mes espoirs et même mes peurs d'un demain incertain.

Évidemment, il y a maintenant de nouvelles images qui courent dans ma tête et qui feront de nouveaux souvenirs. Ces souvenirs sont pour plus tard. Il est parfois important de laisser des images pour les souvenirs à venir.

Entre le passé et le futur, je dois vivre le présent. Mais le présent devient le passé en un instant et l'instant à venir est le futur. Il me faut planifier mes prochains souvenirs. Que seront-ils ? Quelles images vont former les souvenirs dans 2 ans. Dans 5 ans, Dans 10 ans...

Les flocons tombent tranquillement sur le sol de mes souvenirs. Peut-être reviendront-ils sur mon pays personnel...

"Entre le passé où sont nos souvenirs et l'avenir où sont nos espérances, il y a le présent où sont nos devoirs" [Henri Lacordaire]

25 décembre 2008

Feliz Navidad ... Bon Nadal ...

"Le voilà qui sourit sur la place
Son chapeau, sa canne et son foulard
Il semble nous dire d'un ton bonasse :
"Ne voyez-vous donc pas qu'il est tard ?"

Il dit vrai tout de même
Près du feu, je t'emmène
Allons nous chauffer dans l'intimité
Au royaume du bonhomme hiver"

JoyeuxNo

"You better watch out
You better not cry
Better not pout
I'm telling you why
Santa Claus is coming to town

He's making a list,
And checking it twice;
Gonna find out Who's naughty and nice.
Santa Claus is coming to town"

Un Joyeux Noël
à tout le monde !!!

22 septembre 2009

The Old Gumbie Cat de T.S. Eliot

The Old Gumbie Cat
(T.S. Eliot)

I have a Gumbie Cat in mind, her name is Jennyanydots;
Her coat is of the tabby kind, with tiger stripes and leopard spots.048

All day she sits upon the stair or on the steps or on the mat;

She sits and sits and sits and sits--and that's what makes a Gumbie Cat!


But when the day's hustle and bustle is done,

Then the Gumbie Cat's work is but hardly begun.

And when all the family's in bed and asleep,

She tucks up her skirts to the basement to creep.

She is deeply concerned with the ways of the mice--

Their behaviour's not good and their manners not nice;

So when she has got them lined up on the matting,

She teachs them music, crocheting and tatting.


I have a Gumbie Cat in mind, her name is Jennyanydots;

Her equal would be hard to find, she likes the warm and sunny spots.

All day she sits beside the hearth or on the bed or on my hat:

She sits and sits and sits and sits--and that's what makes a Gumbie Cat!
But when the day's hustle and bustle is done,
Then the Gumbie Cat's work is but hardly begun.

As she finds that the mice will not ever keep quiet,

She is sure it is due to irregular diet;

And believing that nothing is done without trying,

She sets right to work with her baking and frying.

She makes them a mouse--cake of bread and dried peas,

And a beautiful fry of lean bacon and cheese.
I have a Gumbie Cat in mind, her name is Jennyanydots;
The curtain-cord she likes to wind, and tie it into sailor-knots.

She sits upon the window-sill, or anything that's smooth and flat:

She sits and sits and sits and sits--and that's what makes a Gumbie Cat!
But when the day's hustle and bustle is done,
Then the Gumbie Cat's work is but hardly begun.

She thinks that the cockroaches just need employment

To prevent them from idle and wanton destroyment.

So she's formed, from that lot of disorderly louts,

A troop of well-disciplined helpful boy-scouts,

With a purpose in life and a good deed to do--

And she's even created a Beetles' Tattoo.


So for Old Gumbie Cats let us now give three cheers--

On whom well-ordered households depend, it appears.

Commentaires personnels

"She sits and sits and sits and sits--and that's what makes a Gumbie Cat!" Combien de Gumbie Cat connais-je ? me questionnais-je alors que je chantonnais involontairement le poème de T.S. Eliot. Oh... quelqu'uns... au moins 3, probablement 4 ou 5... Chat typique... Le chat semble dormir sans arrêt... partout... sur les marches, sur le sofa, sur le tapis, sur le lit, sur nos genoux. Chat normal... comme tous les chats.

Mais quand le jour s'envole, le chat s'éveille et commence sa journée... sa journée chargée, très très chargée ! Alors que les humains vont se coucher après une journée fatiguante... alors que les yeux se ferment enfin pour offrir un peu de repos... alors le Gumbie Cat s'active enfin. C'est quand les humains vont dormir que le Gumbie Cat retrouve sa vitalité et s'anime enfin... peut-être,,, sûement... un peu trop !!!

Le Gumbie Cat est très actif et a beaucoup de responsabilités. Ce chat es responsable pour tout ce qui se passe dans sa maison. Et il se doit de contrôler tout et tous... Alors que le jour, le Gumbie Cat semble invisible et inactif... il contrôle absolument tout son environnement... de la poussière sur les meubles, aux insectes qui se cachent, aux humains qui tentent de l'approviser.

Le Gumbie Cat se sent responsable... Le poids du monde est sur ses épaules. Il semble ne pas s'en préoccuper mais c'est sa seule préoccupation. C'est le chat qui passe inaperçu car si silencieux, si discret... mais c'est le chat indispensable à la maisonnée. Sans ce chat, la maisonnée ne pourrait pas fonctionner. Invisible et résevé, il n'en est pas moins actif. Il veut aider tout le monde, mème ceux qui ne veulent pas de son aide !

Il est vrai que nombre de chats sont furtifs et insaisissables et parfois on croit qu'ils ne font absolument rien. Mais on découvre rapidement qu'ils contrôlent tout et qu'ils sont éveillés et laborieux. Comme... beaucoup de gens. Qui semblent ne rien accomplir mais qui sont toujours à l'affût des besoins - même inconnus - des autres.

On a immédiatement associés les chats d'Eliot à des traits de caractères humains. On a supposé que les vers apparamment enfantins du poète visaient en fait à décrire satyriquement des traits, des comportements humains... Et on peut facilement voir dans le Gumbie Cat, une parodie des fonctionnaires semblant ne jamais travailler, ou encore des bureaucrates qui croient pouvoir tout faire et sauver tout le monde... remettre dans le droit chemin les délinquants et criminels (oh ces méchantes coquerelles et souris qu'il faut réformer à tout prix !!!) malgré même leur volonté ! Il est évident que le Gumbie Cat se croit supérieur et qu'il doit aider - et contrôler - les autres ! Car le chat est parfait, non ?

À lire sur ce carnet:

À consulter

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