Un livre ouvert... les pages de ce livre à la fois journal personnel et grimoire propose des réflexions sur l'art, la littérature, le cinéma, l'histoire, le passé, le futur et la vie...
Poèmes choisis : précédés d'une chronologie, d'une bibliographie et de jugement citiques / Saint-Denys-Garneau. -- Montréal : Fides, Bibliothèque Canadienne-Française, 1970. -- 141 p. ; 17 cm. -- ISBN 0-7755-0369-X
L'auteur
Hector de Saint-Denys Garneau est né en 1912 à Montréal. Son père, Paul Garneau, est comptable. Son grand-père, Alfred Garneau, est poète ainsi que son arrière-grand-père, François Xavier Garneau. Sa mère, Hermine Prévost, est la descendante du général baron Juchereau de Saint-Denys. Il est le cousin, de l'auteur québécoise Anne Hébert. Il passe son enfance au manoir ancestral à Sainte-Catherine-de-Fossanbault. En 1920, le jeune Hector peint ses premières toiles.
Il fera ses études classiques en philosophie et en belles lettres dans diverses écoles à Québec et à Montréal. Il fréquenta entre autres, le collège Bon-Pasteur à Québec, le Collège Jean-de-Brébeuf à Montréal et l'École des Beaux-Arts, également à Montréal. Il gagne quelques concours littéraires grâce à ses poèmes.
En 1928, on lui diagnostique une lésion au coeur -suite d'une fièvre rhumatismale. Il devra mettre un terme final à ses études, en 1934, à cause de son état de santé. Il retourne alors vivre avec ses parents au manoir.
Il continue cependant à peindre et à écrire. Il communique régulièrement avec ses amis et participe à diverses expositions. Il participe également à la fondation d'une revue artistique, La Relève. Il y publie de nombreux textes. Il publie également dans Les Idées, Le Canada et L'Action Nationale. Il entreprend aussi la rédaction d'un journal, de contes, récits et de poèmes.
Son état de santé le mène à un état de plus en plus dépressif et son entourage note son état dès 1935. En 1937, ses amis l'encouragent à publier ses poèmes. Ses parents financeront la publication de son recueil Regards et Jeux dans l'Espace. L'accueil de l'ouvrage par la critique et le public est mitigé et peu après la publication du recueil, Saint-Denys Garneau le retire du marché.
Dépressif et déçu, il part pour la France avec un ami, mais revient rapidement. Il devient de plus en plus solitaire et évite toute fréquentation. Il ne publie plus aucun texte mais poursuit l'écriture. Le 24 octobre 1943, Hector de Saint-Denys Garneau décède des suites d'un malaise cardiaque alors qu'il est parti en canot sur la rivière Saint-Jacques. Il a 31 ans. Après sa mort, on publiera son journal, des lettres et des poèmes inédits.
"Et jusqu'au sommeil perdu dont erre l'ombre autour de nous sans nous prendre Estompe tout, ne laissant que ce point en moi lourd lourd lourd Qui attend le réveil au matin pour se mettre tout à fait debout Au milieu de moi détruit, desarçonné, désemparé, agonisant", p. 119
Je sais que dans quelques instants, nous dirons nos adieux à 2008. Chaque année nous voyons nous quitter des jours, des semaines, des mois. Ils seront remplacés par d'autres mois, d'autres semaines, d'autres jours.
J'ai eu au cours des années de nombreuses traditions du 31 décembre. J'ai pris des résolutions. J'ai fait des souhaits pour moi et pour les autres. J'ai festoyé dans des bars, j'ai festoyé en famille. J'ai même mangé les douze raisins, mis la culotte rouge et tout le tra-la-la...
Aujourd'hui, je suis chez moi... je ne prends pas de résolutions, je n'irai pas dans un bar, je n'irai pas dans la famille, je ne mangerai pas les douze raisins... Mais je vais prendre un bon repas avec mon PisTout et vers minuit, nous irons prendre une marche sur le bord de la mer. Demain... je vous ferai des voeux pour la nouvelle année... car même si on change ses traditions, on peut tout de même souhaiter !!! :D
Un cadavre dans la bibliothèque / Agatha Christie ; texte français de Louis Postif. -- Paris: Librairie des Champs-Élysées, 1967. -- 252 p. ; 17 cm.
Titre original: The body in the library
Quatrième de couverture
- Madame, Madame ! Il y a un cadavre dans la bibliothèque !
Puis, avec un sanglot nerveux, la femme de chambre sortit. Mrs. BANTRY se dressa sur son séant. Son rêve prenait-il un tour extravagant, ou Mary s'était-elle vraiment précipitée dans la pièce en criant cette phrase incroyable, fantastique: "Madame, Il y a un cadavre dans la bibliothèque"? - C'est impossible, prononça tout haut Mrs BANTRY, j'ai dû rêver ! Mais elle était convaincue de n'être point le jouet de son imagination, Mary, cette femme si pondérée, avait réellement proféré des paroles étranges.
Résumé
Tout est tranquille chez les Bantry en ce matin ordinaire. Lorsque soudain, on vient annoncer en catastrophe, au couple encore au lit, que le cadavre d'une femme inconnue vient d'être découvert dans la bibliothèque. La police arrive sur les lieux et l'enquête est mené par le Colonel Melchett qui est un ami des Bantry et l'inspecteur Slack. Mais Mme Bantry fait aussi appel au support de la calme et sensée Miss Marple, qui vient immédiatement retrouver son amie.
L'enquête commence et on cherche d'abord à connaître l'identité de la femme qui a été étranglée et abandonnée dans la bibliothèque des Bantry. On interrogera les serviteurs, puis un jeune artiste un peu trop fêtard qui habite non loin et qui serait un suspect idéal. On découvre finalement l'identité de la jeune femme, une danseuse dans un luxueux hôtel voisin. Alors que l'enquête avance très - trop - tranquillement, les rumeurs dans le village vont bon train. On ne peut que pointer du doigt le Colonel Bantry. Sa femme décide donc de séjourner à l'hôtel, tout en amenant avec elle la précieuse Miss Marple, pour tenter de résoudre le mystère et faire cesser les rumeurs sur son époux.
Différentes personnes sont interrogées - et soupçonnées - des clients de l'hôtel, des employés, la cousine de la jeune victime... Finalement, l'enquête se centre sur un vieil homme, riche, handicapé. Il a perdu l'usage de ses jambes lors d'un accident d'avion qui a aussi tué sa femme, son fils et sa fille. Il vit présentement avec son gendre et sa bru. Le vieil homme s'était entiché de la jeune danseuse et voulait l'adopter, contre l'avis de sa famille.
L'enquête se complique lorsque la voiture d'un des clients, une des dernières personnes à avoir vu la victime vivante, est retrouvée complètement brûlée et contenant le corps d'une jeune fille. Deux corps que rien ne semblent liés mais qui pourtant mèneront Miss Marple vers la vérité et la capture du coupable.
L'oeuvre
Ce roman policier d'Agatha Christie fut publié en 1942 et met en vedette Miss Marple. Personnage central de 13 livres de l'auteur, Un cadavre dans la bibliothèque est le troisième roman avec la vieille demoiselle vivant bien tranquillement dans son petit village de St. Mary Mead mais qui semble toujours impliquée dans la résolution des crimes commis aux alentours. Les personnages des Bantry sont également déjà connus des lecteurs par l'entremise d'une nouvelle de l'auteur.
Agatha Christie a elle-même décrit son roman comme un "cliché" du genre policier. Elle avait voulu les lieux conventionnels et le cadavre improbable. Un exercice sur le thème classique du cadavre dans la bibliothèque. Le roman est souvent donc considéré comme une excellente parodie du genre. On y retrouve d'ailleurs de nombreuses allusions comiques souvent exagérées principalement sur les différences entre les classes sociales de l'époque. Les personnages sont volontairement caricaturaux.
Le roman fut en général bien reçu lors de sa publication. Le personnage de Miss Marple devient plus important dans l'oeuvre de l'auteur et les lecteurs semblent l'apprécier. Quelques critiques soulignent cependant une intrigue bien mince et un développement diffus. Mais on applaudit en général l'utilisation ingénieuse par Christie de lieux communs en littérature policière.
Le roman fut adapté pour la télévision en 1984 par la BBC dans le cadre d'une série mettant en vedette Miss Marple. Cette adaptation est fidèle au roman. Le roman fut de nouveau adapté en 2004 par ITV, mais on changea alors beaucoup l'intrigue.
Commentaires personnels
Ce roman d'Agatha Christie peut sembler légèrement différent de la plupart de ces autres romans policiers. L'auteur a elle-même expliqué qu'elle souhaitait revisiter un thème commun au genre : le cadavre dans la bibliothèque, mais en y ajoutant certains aspects atypiques pour transformer l'histoire. On retrouve donc une jeune femme inconnue, vêtue de façon extravagante, retrouvée étranglée dans une bibliothèque quelconque d'un manoir austère chez un couple plus que respectable ! La première scène du roman demeure d'ailleurs une des plus célèbre de l'auteur et une de mes préférées - et je ne suis pas la seule à adorer cette scène ! Les mots prononcés par la domestique (qu'on retrouve dans le quatrième de couverture de la présente édition) sont pour moi, légendaires ! Et des mots même de Christie dans une entrevue pour le Life Magazine en 1956 : "the best opening I ever wrote" !!!
L'intrigue semble souvent simple, mais les suspects et les enquêteurs se multipliant au cours des chapitres, on ne sait plus bien si la solution sera jamais trouvée. L'auteur multiplie aussi les clichés sur ses personnages. On a toujours senti les traits bien caractérisés de ces personnages, dans tous ses romans: la bourgeoisie, l'aristocratie, les gens sans argent, les étrangers, les domestiques, les artistes, la jeunesse moderne, les aînés vieux jeu,... ils sont tous bien empreints des idées reçues et des valeurs de l'époque. Mais on sent dans ce roman que l'auteur a volontairement forcé la peinture et que les clichés sont intentionnels. Et j'ai parfois ri franchement des traits et des propos de ces personnages.
Le roman met en scène Miss Marple, la vieille dame sage et posée qui réussit toujours à élucider tous les crimes en faisant de simples déductions et associations. Miss Marple étudie la nature humaine. Elle affirme sans cesse qu'on peut retrouver les mêmes caractéristiques chez la plupart des gens. Telle personne agit de la même façon que telle autre personne, on peut donc en déduire que... Et Miss Marple se trompe très rarement. Vieille dame gentille, charmante, généreuse mais réaliste, pragmatique et ne faisant confiance à personne. Mon principal regret est que la vieille dame est trop peu présente dans le roman. On a trop peu de ses remarques si justes. Et on voit trop peu cette fameuse bibliothèque !
Mais tout le reste y est... surtout cette atmosphère bien anglaise que j'aime tant des romans d'Agatha Christie !
" -- Tiens ! J'oubliais votre présence. Il est temps que vous déguerpissiez... Auparavant, laissez-moi faire les présentations : Dinah Lee, le colonel Machin-Chouette de la police du comté... Vous pouvez constater que ma blonde est vivante et en bon état. Et maintenant, colonel, veuillez poursuivre votre besogne, concernant les fredaines du vieux Bantry. Bonjour !
Le colonel répliqua:
-- Je vous conseille un peu plus de politesse, jeune homme, autrement, il vous en cuira. Là-dessus, Melchett s'en alla, le visage rouge de colère." p.34
"Ah ! oui. Aimez-vous les romans policiers? Moi, j'en raffole. Je les lis tous et j'ai obtenu des autographes de Dorothy Sayers, d'Agatha Christie, de Dickson Carr et H.-C. Bailey. Est-ce qu'on parlera du crime dans les journaux?" p. 84
Poèmes choisis : précédés d'une chronologie, d'une
bibliographie et de jugement citiques / Saint-Denys-Garneau. --
Montréal : Fides, Bibliothèque Canadienne-Française, 1970. -- 141 p. ;
17 cm. -- ISBN 0-7755-0369-X
Le recueil
Ce recueil fut publié en 1970. On y retrouve plusieurs poèmes du seul recueil publié par Hector de Saint-Denys Garneau: Regards et Jeux dans l'Espace. Saint-Denys Garneau publia son recueil en 1937 mais retira de la vente, presque immédiatement, toutes les copies de son oeuvre.
Après sa mort en 1943, on publia de nombreux recueils de son oeuvre. Dès 1949, Fides publie Poésies complètes, incluant des pièces retrouvées en plus des poèmes de Regards et Jeux dans l'Espace. Depuis de nombreux recueils de ses poèmes sont parus: des recueils complets, des morceaux choisis, des textes commentés,... On publie aussi de nombreuses études sur son oeuvres poétiques et sur sa peinture. On commenta également ses rares textes non poétiques, ses lettres ainsi que son journal, qui furent également publiés après sa mort. Sa poésie fut traduite en anglais et en espagnol.
Le recueil "Poèmes choisis" publié par Fides en 1970 comporte deux sections: Regards et Jeux dans l'Espace avec 17 poèmes des 28 poèmes de ce recueil ; Les Solitudes avec 35 poèmes. L'ouvrage propose également une brève chronologie, une bibliographie ainsi que quelques critiques.
Commentaires personnels
Lire les poèmes de Saint-Denys Garneau s'est suivre son cheminement intérieur. C'est vivre avec lui ses moments plus doux, plus joyeux pour marcher petit à petit un chemin plus sombre et finalement voir les effets de la maladie qui l'affaiblit.
On sent d'abord nettement dans ce recueil, le côté plus léger, plus enjoué de sa poésie. Il nous parle de jeux, d'enfants, de danses, de rivières, de fraîcheur, de soleil, de lumière, de musique, d'arbres (Le Jeu, Spectacle de la danse, Rivière de mes yeux, Flûte, Les ormes, Saules, etc.)... "Ô mes yeux ce matin grands comme des rivières Ô l'onde de mes yeux prêts à tout reflèter Et cette fraîcheur sous mes paupières Extraordinaire..." "Cette voix verte presque marine Et soupiré un son tout frais Par une flûte.". Les premiers poèmes de Regards et Jeux dans l'Espace semblent vouloir une certaine action, un certain mouvement. Par le jeu, et par son regard sur ce qui l'entoure, il essaie de reconstruire un monde plus libre, accueillant. Mais son propos est parfois déjà inquiet... "Et pourtant dans son oeil gauche quand le droit rit Une gravité de l'autre onde s'attache à la feuille d'un arbre...".
Puis nous avons un poème qui amène tranquillement l'ombre (Paysage en deux couleurs sur fond de ciel). Dans ce poème, le premier vers nous souligne "La vie la mort sur deux collines"... la vie et la mort, le soleil et l'ombre. Le poème suivant, Maison fermée, aborde nettement la solitude, la désolation. Dans le poème Accompagnement, Saint-Denys Garneau réalise pleinement la perte de son être, il étale sa solitude, son malaise profond et surtout il avoue son échec... échec de se réaliser pleinement dans sa vie, dans la société et dans la poésie "Ma solitude au bord de la nuit N'a pas été bonne..." "Elle est venue pour nous ravir et pour nous lâcher. Dans le cercle de notre lâcheté Elle est venue pour nous voler...".
Les poèmes qui suivent et qui font partie de Solitudes (publiés après sa mort) parlent tous (ou presque) de mort, de solitude sans issue, de nuit, de douleurs, de tristesse. Le poète crie maintenant sa douleur, sa détresse "... Sans plus de refuge au sein de soi Contre le mortel frisson des vents..." Le poète nous livre sa fragilité, son désarroi, son angoisse, son impuissance, son incompréhension face à ses maux physiques et psychologiques "Je marche à côté d'une joie D'une joie qui n'est pas à moi D'une joie à moi que je ne puis pas prendre...". Saint-Denys Garneau utilise ses poèmes pour exprimer ses angoisses et sa solitude ainsi que pour exorciser sa maladie. Une quête personnelle, spirituelle, existentielle... mais qu'il considèra comme un échec et voudra en effacer toute trace.
Son style est proche de la narration. Ses vers racontent, décrivent, expliquent sa pensée. On peut avoir l'impression qu'au-delà de sa recherche intérieure, il s'adresse tout de même à nous. Ou alors, il se parle à lui-même, essayant de se faire comprendre ce regard qu'il porte sur lui et sur le monde. Ses vers se sont libérés des contraintes de la poésie classique - on dit qu'il ouvre la poésie québécoise à la modernité - et donc par sa poésie tentait de se libérer lui-même des contraintes de la société de l'époque.
"À part vingt-cinq fleurs qui ont
brûlé pendant le jour le jardin est beau À part vigt-cinq fleurs qui
sont fanées et nous partons faire une promenade parfaite comme s'il ne
manquait rien Mais nous sentons bien Malgré la fraîcheur du soir
qui se dévoile et la parfaite légère cadence de nos pas En nous se
glisser le poids des fleurs mortes Se glisser en nous Vingt-cinq
fleurs tombées dans un coin du jardin Font chavirer en nous tout le
jardin Se rouler tout le jardin " (Extrait de "Ce qui était perdu") p. 81
Oui, je le sais... mais je le fais encore trop souvent ! Habituellement, quand je lis un roman, si je peux, je lis la version originale, dans sa langue d'écriture. Évidemment, cela se limite au français, à l'anglais et à l'espagnol. Mais tout de même, si je lis un roman américain, je vais lire le livre en anglais... un roman québécois, en français et un un roman mexicain, en espagnol ! Mais il arrive trop souvent que je lise un roman anglais ou un roman espagnol dans sa traduction française.
Il arrive que je ne regarde tout simplement pas le nom de l'auteur... et j'ai donc lu La Sombra del Viento de Carlos Ruiz Zafón dans sa traduction anglaise "Shadow of the Wind"... J'aimais le titre et j'ai acheté sans même lire le quatrième de couverture et sans me rendre compte que c'était un roman espagnol. Il arrive parfois que j'achète des livres usagés et que je prenne la version française parce que la librarie n'a que des livres en français... donc j'achète en français... Bon, évidemment, je n'ai jamais acheté un roman écrit en français dans sa traduction anglaise... tout de même !
Mais comme je lis l'anglais et l'espagnol, j'essaie de toujours prendre la version originale... car comme le dis si bien Keltia dans son excellent billet "Les tue-la-lecture"... les traductions, c'est-à-dire les mauvaises traductions, sont souvent des irritants qui me tuent littéralement le roman !
Je lis présentement le Dahlia Noir de James Ellroy. Que j'ai acheté en français dans une librairie de livres usagers. Grave erreur !!! Et pourtant, je connaissais et l'auteur et le roman avant de l'acheter. Je savais que le roman était écrit en anglais, qu'il se basait sur un événement réel et qu'il se déroulait en Californie... Pourtant, j'avais envie de le lire, il était là sous mes yeux et je l'ai acheté... "Tue-la-lecture" a-t-elle dit ? Oh que oui !!!!
Est-ce qu'on s'entend pour dire que le langage familier aux États-Unis à la fin des années 40 ne comporte pas de "des Mexicains en costards nanars de zazous" dans son vocabulaire ? D'abord, en tant que québécoise (qui a cependant lu et regardé beaucoup d'oeuvres françaises), j'ai de la difficulté à replacer certaines des expressions utilisées, mais en plus, ce qui m'énerve c'est l'application d'idées typiquement françaises à un contexte américain. La mode "zazou" est un courant de mode de la FRANCE dans les années 40 - des jeunes qui s'habillaient avec des vêtements anglais ou américains... Donc, on me dit ici que les Mexicains s'habillaient comme des Français qui s'habillaient comme des anglais ou américains !!! Non mais !!!
Je comprends qu'on tente d'expliquer et d'adapter... mais ne peut-on pas simplement renvoyer à une note et laisser le texte original ? C'est comme quand on présente des élèves et des étudiants américains et qu'on parle de CE1 ou de Bac, ou je ne sais trop quoi, qui, premièrement, ne veut rien dire pour moi, et qui ensuite ne s'applique pas aux Etats-Unis... Ça m'irrite tellement...
Et ça veut dire quoi exactement : "acheter les flics avec des billets de vingt sacs"? Pfiff ! Et pourquoi avoir changer le panneau original Hollywoodland parTerres d'Hollywood en spécifiant que la scène se passe quand le R se fait enlever... Encore une fois une note en bas de page aurait suffit !
Enfin, les exemples sont nombreux et irritants ! Et je regrette amèrement de n'avoir pas acheté le roman en anglais... Cela aurait été sûrement plus réaliste et agréable à lire !!! Au début, cela a presque gâché complètement ma lecture... mais heureusement, j'ai réussi à passer par-dessus et a apprécié le roman... j'en reparlerai d'ailleurs bientôt !!! ;) Ceci n'était qu'un petit - pas mal long - billet pour me défouler un peu !!! Bien que je sache parfaitement que c'est entièrement de ma faute !!!
Lire la critique du roman sur ce blog, ici et ici.
Le Vide / Patrick Sénécal. -- [Québec] : Alire, 2007. --642 p. ; 22 cm.
Quatrième de couverture
Pierre Sauvé
À l'orée de la quarantaine, veuf, père d'une fille de vingt ans. Sergent-détective à la police municipale de Drummondville, il enquête sur un quadruple
meurtre qui a toutes les apparences d'un crime passionnel.
Frédéric Ferland
Début de la cinquantaine, divorcé, père
de deux adultes qu'il ne voit guère, il cherche depuis des années l'excitation ultime, celle qui donnera un sens à son existence et à la vie en général,
qu'il a toujours trouvée terne. Psychologue, il exerce
sa profession dans la ville de Saint-Bruno.
Maxime Lavoie
Trente-sept ans, célibataire, idéaliste et milliardaire.
Il y a deux ans, il a quitté ses fonctions de président
de Lavoie inc. pour devenir le producteur et l'animateur de Vivre
au Max, l'émission de téléréalité
la plus controversée de l'heure... mais aussi la plus
populaire.
Trois hommes différents, trois existences que tout sépare.
Or, contre toute attente, leurs chemins se croiseront bientôt
et leur vie en sera bouleversée à jamais. Tout
comme celle de milliers de gens... tout comme la vôtre !
L'auteur
Patrick Senécal est né en 1967 dans la ville de Drummondville au
Québec. Patrick Senécal aime particulièrement l’écriture forte où les émotions,
la tension, le suspense, la terreur et le fantastique se mélangent. Parallèlement à son écriture, Senécal continue
aujourd’hui d’enseigner au Cégep de Drummondville.
Pierre Sauvé est policier. Il vit
à Drummondville. Sa vie se résume à sa carrière. Il adore son métier. Peut-être
trop. Sa femme le quitte et elle part avec leur petite fille. Pierre comprend
mal, mais tente de vivre cette séparation. Alors qu'il est en retard pour venir
chercher sa fille, il se cogne à une porte fermée. Il attend et attend.
Malheureusement, le pire arrive, son ex-femme est retrouvée noyée et il doit
maintenant prendre la garde sa petite fille, traumatisée par la mort de sa
mère. Il n'arrivera jamais à établir un contact avec sa fille qui le quitte à
ses 17 ans pour aller vivre sa vie à Montréal. Pierre continuera à se perdre
dans son travail.
Parallèlement, le roman nous
présente Maxime Lavoie. Son père, homme d'affaires riche et célèbre, meurt brutalement d'une crise cardiaque en compagnie de sa dernière conquête. Maxime, qui méprise son père, ses affaires et son mode de vie, doit venir identifier le corps. Le bras droit de son père, Masima, lui conseille vivement de prendre la relève de son père, dont Maxime vient d'hériter de toute la fortune. Maxime ne veut tout d'abord rien savoir, mais accepte finalement. Avec le soutien de son meilleur ami, Francis, il croit pouvoir changer les pratiques d'une grosse multinationale. Mais essayer de rester honnête et juste dans ce monde est très difficile. Et après la mort accidentelle de Francis, Maxime n'en peut plus. Un voyage qui tourne à l'horreur change complètement sa vie. Il abandonne la direction de l'entreprise de son père et décide de se consacrer à la production et réalisation d'une émission de téléréalité complètement irréelle qui permet aux gens de réaliser leur rêve le plus fous. Mais Maxime a un objectif caché derrière cette émission vide de sens.
Alors que les premières émissions commencent avec grand succès, un téléspectateur cherche à auditionner afin de rencontrer Maxime. Frédéric Ferland croit avoir enfin trouver quelqu'un qui comprend le vide de l'existence. Cela fait plusieurs années que Frédéric cherche à combler ce mal de vivre qui le poursuit: sexe, sport extrême, meurtre, il considère même le suicide. Mais sa rencontre avec Maxime semble le rapprocher d'une réponse à ses questionnements. Il se rend cependant compte très rapidement que le vide de Maxime n'est pas le même que le sien. Il poursuit tout de même sa route avec Maxime vers l'objectif que ce dernier s'est donné.
Pendant ce temps, des suicides et des meurtres violents qui semblent gratuits se multiplient. Pierre Sauvé est chargé de l'enquête. Sa route croisera celle de Frédéric Ferland, psychologue. Les trois vies sont maintenant liées dans ce vide omniprésent.
"Sous les exhortations gestuelles de l'animateur de foule, les spectateurs en studio se mirent à applaudir, certains poussèrent même des petits cris d'enthousiasme. Tout en souriant, Maxime ne cessait de se répéter les consignes qu'il avait bien assimilées au cours de la semaine. Les consignes du jeu..." p. 126
Je suis une cage d'oiseau
Une cage d'os
Avec un oiseau
L'oiseau dans sa cage d'os
C'est la mort qui fait son nid
Lorsque rien n'arrive
On entend froisser ses ailes
Et quand on a ri beaucoup
Si l'on cesse tout à coup
On l'entend qui roucoule
Au fond
Comme un grelot
C'est un oiseau tenu captif
La mort dans ma cage d'os
Voudrait-il pas s'envoler
Est-ce vous qui le retiendrez
Est-ce moi
Qu'est-ce que c'est
Il ne pourra s'en aller
Qu'après avoir tout mangé
Mon cœur
La source de sang
Avec la vie dedans
Il aura mon âme au bec.
Commentaires personnels
Cage d'oiseau, un des poèmes les plus connus du poète, paru en 1937 dans son seul recueil de poésies qu'il publia à compte d'auteur avec l'aide financière de ses parents.
Solitude et mort, sujets fréquents de Hector de Saint-Denys Garneau. Poème de 24 vers libres qui semble une simple litanie. Une longue parole d'un poète qui veut rendre légitime son désir de mourir. L'oiseau est la mort et elle fait son nid tranquillement. L'oiseau est dans une cage d'os, elle-même prisonnière de sa propre mortalité. Car elle contient un nid construit par la mort. Un cercle de vie et de mort.
Et l'oiseau est à l'intérieur. Il vit à l'intérieur du poète. Il le gruge, le dévore et s'évadera que s'il prend la vie du poète. Le poète est la cage de l'oiseau mais ne pourra de toute évidence pas contenir cet être. Il devra se sacrifier - sacrifier son âme - pour permettre à l'oiseau de vivre. Mais l'oiseau pourra-t-il vivre sans sa cage ?
Tragique. Oui. On sent qu'il n'y a pas d'espoir.
Beaucoup ont analysé ce poème si connu de Saint-Denys Garneau. On discours sur les métaphores... et surtout sur les liens entre le titre et le texte. Le texte n'étant en soi qu'une métaphore (dites filée) du titre. On dit aussi que l'oiseau est l'organe - le coeur - de
Saint-Denys Garneau... Le poète était souffrant, son coeur
véritablement malade. Et la cage d'os est simplement sa propre cage
thoraxique. Qui peine à retenir ce coeur souffrant. Et Saint-Denys Garneau ressentait le besoin de parler de
son coeur qui le menait probablement à une mort rapide. Est-ce
l'analyse qu'on doit faire de ce poème? Probablement. D'autres parlent aussi de la prison littéraire dans laquelle le poète se sent. Il voudrait se libérer des règles, des normes littéraires de l'époque. Peut-être.
Pour moi, c'est tout simplement un poème triste à lire à voix haute très lentement. Un poème sur la solitude, sur la mort, sur la délivrance qui s'échappe. Chaque mot signifiant une blessure. Chaque mot un souffle du coeur.
La Dame à la Licorne / Tracy Chevalier ; traduit de l'américain par Marie-Odile Fortier-Masek. -- [Paris] : Quai Voltaire, 2005. -- 358 p. ; 19 cm. -- 2-07-030058-7. -- (Coll. Folio ; 4166)
Quatrième de couverture
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble,
Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des
Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles
VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste
accepte après avoir entrevu la fille de Jean Le Noble dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates
entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes.
En élucidant le mystère d'un chef d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Àge s'apprête à épouser la Renaissance.
L'auteur
Tracy Chevalier est née à Washington en 1962. Elle grandit avec sa famille dans cette ville américaine et étudia au Bethedsa-Chevy Chase High School de la ville de Bethesda au Maryland. Elle commence à écrire alors qu'elle est au high school. Elle étudie au Oberlin College en Ohio où elle obtiendra un diplôme en Anglais. En 1984, elle part vivre en Angleterre et s'installe à Londres. Elle prend quelques cours de création littéraire et commence à publier des nouvelles dans des magazines. Elle travaillera chez un éditeur jusqu'en 1993. Elle quitte son emploi pour aller à la Universiy of East Anglia afin de suivre une M.A (diplôme supérieur de lettres) en création littéraire.. Parmi ses professeurs, on retrouve Malcom Bradbury et Rose Tremain. Elle poursuit son travail d'écriture et publie sa première oeuvre The Virgin Blue à compte d'auteur. Son deuxième roman, Girl with a Pearl Earring, publié en 1999, la fera connaître du public.
Elle vit encore aujourd'hui à Londres avec son époux et son fils.
Bibliographie
The Virgin Blue
(1997)
Girl with a Pearl Earring (1999)
Falling Angels
(2001)
The Lady and the
Unicorn (2003)
Burning Bright
(2007)
Résumé
Nicolas des Innocents, peintre reconnu à la cour du roi de France, Charles VIII, pour ses miniatures, est appelé chez le nobre Jean Le Viste, pour lequel il a déjà travaillé. Ce dernier lui demande une série de tapisseries représentant des scènes de bataille pour les murs de sa grande salle. Bien qu'étonné de cette commande qui diffère des tableaux qu'il a l'habitude de faire, Nicolas finit par accepter. Alors qu'il mesure la salle, une jeune fille vient le chercher pour l'amener chez l'épouse de Jean Le Viste. Cette dernière lui demande de persuader son époux de changer le thème des tapisseries. De bataille, elles auront maitenant pour sujet une noble dame et une licorne. Envoûté par la fille des Le Viste, Claude, et captivé par la dame, il se laisse convaincre et réussit à également faire changer d'idée à Jean Le Viste. Les tapisseries représenteront la séduction d'une licorne par une noble dame.
Après avoir commencé sa propre séduction de la jeune Claude et avoir peint les esquisses des tapisseries - en utilisant les visages de la dame Le Viste et sa fille pour deux de celles-ci, Nicolas des Innocents part pour Bruxelles afin de surveiller le commencement des travaux. Il apprend à connaître le maître lissier, sa famille et son atelier. Et se familiarise avec l'art de la tapisserie.
Les tapisseries s'achèveront au milieu des histoires et relations complexes des personnages liés à leur réalisation.
Commentaires personnels
Tracy Chevalier nous entraîne une fois de plus dans sa version romancée de l'histoire qui entoure la réalisation d'une oeuvre d'art. Ici, les magnifiques tapisseries de la Dame à la Licorne que l'on peut admirer aujourd'hui au Musée National du Moyen Age (Musée de Cluny) de Paris. Elle nous explique d'ailleurs très bien dans ses notes et remerciement à la fin de son roman, comment son oeuvre, purement de fiction, repose sur son raisonnement et ses propres hypothèses. Elle a fait ses recherches et à partir des quelques faits historiques connus sur les tapisseries, elle a construit son roman.
On connaît peu l'histoire entourant les tapisseries et on peut facilement se laisser convaincre de l'histoire romancée de Tracy Chevalier. Que cela se soit passer réellement comme elle l'imagine, importe peu. L'histoire est douce et palpable. Les tapisseries représentent fort probablement les 5 sens (et peut-être un 6e) et on peut à travers les chapitres, retrouver ses 5 sens. On voit, sent, touche, entend et même goûte... les tapisseries, les fleurs, les corps, les "mauvaises odeurs", les bruissements, les aliments... et finalement l'âme des personnages.
L'histoire nous mène de Paris à Bruxelles. De la riche demeure à l'atelier de tissage. Avec quelques pages dans un froid couvent. Les passages les mieux réussis sont nettement ceux se déroulant à Bruxelles et dans l'atelier de tissage. Les personnages sont très bien définis et le travail de lissier extrêmement bien présentés. On se sent dans un atelier de tissage du XVe siècle. Les personnages sont vivants et on sent très bien l'atmosphère de la vie à cette époque. Les passages sur le jardin de la fille du maître lissier sont également très bien documentés. Les tapisseries deviennent alors véritablement les personnages centraux du roman.
Les passages se déroulant à Paris m'ont semblé beaucoup moins réussis. Et par extension, celle se déroulant au couvent. Les personnages de Nicolas des Innocents et Claude Le Viste sont antipathiques et me semblent légèrement caricaturaux. Les autres personnages sont trop peu développés et restent donc à un niveau d'ébauche. Alors que les personnages de Bruxelles semblent bien se coller à la société de l'époque, les personnages de Paris ressemblent à ceux des romans courtois médiévaux et sont donc un peu faux. Mais je dois toutefois avouer que cela permet de différencier la vie plus "hautaine" de la petite noblesse et des gens "raffinés" de Paris à celle plus difficile et "réelle" des artisans.
Le roman comporte plusieurs narrateurs et pratiquement tous les personnages importants ont la parole. L'histoire est donc souvent répétée. Je n'ai cependant pas senti qu'il y avait de la redondance, les faits sont rapportés différemment et pas nécessairement complètement. Les narrateurs se complètent souvent. Et il est intéressant de connaître la vision du même fait selon le narrateur. L'histoire m'a semblé plus réelle et plus brutale que La jeune fille à la perle. Moins de sous-entendus, moins de non-dits.
On assiste finalement à la naissance, la création et la réalisation complète des tapisseries. Jusqu'à leur pose dans la pièce pour laquelle elles étaient destinées. J'aurais cependant aimé que le roman se termine ainsi... et la fin m'a semblé superflue et irréaliste. Je n'aurais également pas ajouté l'épilogue nous racontant comment chaque personnage termine sa vie (comme dans la fin de certains films basés sur des personnages réels). Cela ne me semblait pas nécessaire. Intéressant pour la curieuse que je suis, mais pas du tout pertinent.
Et il faut absolument consulter le site de l'auteur, particulièrement la section sur ce roman.
"La tapisserie est un art très différent de la peinture, repris-je. Les artistes qui n'ont jamais travaillé à des tapisseries ne sauraient le comprendre. Ils s'imaginent que tout peut être agrandi et tissé tel qu'ils l'ont peint. Mais le regard que l'on porte sur une tapisserie est différent de celui que l'on porte sur un tableau." p. 133
"Je l'ai peinte en pensant à vous, Madame, afin que ces tapisseries traitent non point de la seule séduction, mais aussi de l'âme." p. 341
L'affaire Raphael / Iain Pears ; traduit de l'anglais par Georges-Michel Sarotte. -- [Paris] : Belfond, 2002. -- 299 p. ; 18 cm. -- ISBN 978-2-264-03277-5. -- (Coll. 10/18 : Grands détectives, 3365)
Quatrième de couverture
"L'Affaire Raphaël est un parfait exemple de ce nouveau genre qui associe le punch d'une intrigue à surprises à une connaissance appronfondie de l'histoire de l'art. Le thème en est la course que se livrent connaisseurs, policiers et escrocs pour s'approprier une toile inédite du célèbre Raphaël. Dissimulée depuis plusieurs siècles sous la crasse et la peinture d'un petit maître sans grand talent, la précieuse toile dormirait, oubliée, dans la poussière d'une église romaine. Tous les ing´rdients d'un classique sont ici réunis par l'auteur Iain Pears. Le vieux flic diplomate et roublard, la jeune recrue aussi maligne que jolie, l'étudiant anglais maladroit, le marchand d'art ambigu et le directeur de musée imbuvable... Agrippé aux basques des héros, le lecteur voyage de palais toscans en vieilles demeures du Yorkshire, survit à nombre de coups fourrés et se laisse porter, ravi, par le tourbillon des rebondissements. L'Affaire Raphael est un livre léger et instructif, qui se lit avec jubilation."
L'auteur
Iain Pears est né en Angleterre en 1955. Diplômé en philosophie et en histoire de l'art. Il est aujourd'hui historien de l'art, écrivain et journaliste.
Pour une biographie plus détaillée et la bibliographie de l'auteur, consulter le billet suivant.
Résumé
À Rome, le commissaire Bottando est chargé de toutes les enquêtes concernant le monde de l'art. On lui présente une nouvelle affaire, d'apparence banale. Un étudiant anglais, Jonathan Argyll, a été arrêté dans une petite église de Rome. Son histoire semble cependant incroyable. Il est convaincu qu'une peinture de Raphaël était cachée sous une toile de Mantini appartenant à l'église. La toile, cependant vient d'être vendu et expédiée à l'extérieur de l'Italie.
Il semblerait pourtant qu'Argyll avait raison et le gouvernement italien rachète l'oeuvre à grand prix. Alors qu'on célèbre l'acquisition de l'oeuvre au Museo Nazionale, des doutes persistent sur son authenticité. Argyll, aidé de l'assistante de Bottando, Flavia Di Stefano, continue son enquête sur l'oeuvre. Mais l'oeuvre est brûlée avant qu'on ne puisse l'étudier davantage. Vol d'oeuvres d'art, contrefaçons, fraudes... Iain Pears nous plonge dans les coulisses du monde et du commerce des oeuvres d'art.
Commentaire personnel et expérience de lecture
L'Affaire Raphaël est le premier roman d'une série
d'enquêtes se déroulant dans le milieu de l'art. Iain Pears possédant
un diplôme en Histoire de l'Art, ses enquêtes sont très bien
documentées. Peut-être trop selon certains. Mais personnellement, je me
suis complètement perdue dans ce roman. Dans ce premier roman nous
faisons connaissance avec certains personnages qui reviendront ensuite
dans les prochains enquêtes - toutes liées au monde l'art.
L'enquête se déroule en grande partie en Italie avec quelques courts passages en Angleterre. On sent que l'auteur connaît bien Rome et qu'il aime cette ville. Je dois cependant avouer que les clichés pour la décrire ne font pas défaut, malheureusement. D'ailleurs en copiant le quatrième de couverture pour cet article, je me suis sentie "gênée" des descriptions des personnages. Ils semblent bien "typiques". Et l'histoire n'est ni fracassante, ni renversante. Mais on peut facilement passer sur ces détails. L'enquête pour découvrir l'authenticité du Raphaël nous fait bien vite oublier ces défauts de style.
J'ai passé un très bon moment avec ce roman que j'ai lu pendant mon trajet d'avion de Tokyo à Amsterdam... Et quand j'ai tourné la dernière page, je me surprenais d'avoir déjà terminé, j'étais agréablement surprise par la fin et j'aurais voulu pouvoir continuer à lire... Pourquoi on ne vend pas de livres dans les avions, dites-moi ? Du parfum oui, mais pas de romans !!!
"Les icônes sont relativement peu connues en dehors du milieu de l'art : c'est un domaine obscur qui n'intéresse que les passionnés. Ces peintures, en général en bois, qu'on accroche dans les églises orthodoxes pour aider les fidèles à se concentrer pendant la prières, sont souvent difficiles à apprécier. Sur un siple fond doré, leur forme stylisée ne séduit pas d'emblée, d'autant que l'absence de perspective les rend peu compréhensibles pour ceux dont l'éducation artistique se fonde sur le dynamisme de la Renaissance. Mais lorsqu'on y a pris goût, elles peuvent devenir une passion, tant leur élégance dépouillée et leurs formes épurées dégagent une aura de paix et de sérénité dont s'approchent rarement les oeuvres plus robustes etplus animées produites en Occident." p. 72-73
"Tôt ou tard, les faux sont démasqués ; c'est notre seule véritable consolation du point de vue de l'art. Ou en tout cas, c'est ce dont se persuadent les connaisseurs pour justifier le prix exorbitant des originaux." p. 105
Le cercle de la croix / Iain Pears. -- [Paris] : Belfond, 1999. --924 p. ; 18 cm. -- ISBN 2-226-08802-5. -- (Coll. Pocket, 10572)
Titre original: An Instance of the Fingerpost Quatrième de couverture
Université d'Oxford, 1663. Le professeur Grove est retrouvé mort dans son cabinet. L'autopsie est formelle: il y a trace d'arsenic dans son foie. L'enquête conduit à l'arrestation de sa servante. Interrogée, elle est jugée, condamnée et exécutée.
Que s'est-il réellement passé ce jour-là? À ces questions quatre témoins apportent des réponses différentes et contradictoires. Le premier est Marco de Cola, médecin vénitien, qui se trouvait à Oxford au moment des faits. Son témoignage est contredit par celui de Jack Prescott, fils d'un traître mort en exil, ainsi que par celui du Dr. John Wallis, maître espion au service du pouvoir. Il faudra attendre le récit de John Wood, historien, pour entrevoir ce qui pourrait être la vérité.
L'auteur
Iain Pears est né en Angleterre en 1955. Il étudia à la Warwick Scholl, au Warwick Wadham College et au Wolfson College à Oxford. Il obtiendra des diplômes en philosophie et en histoire de l'art. Il travailla comme journaliste pour la BBC au Royaume-Uni et pour la ZDF en Allemagne. Entre 1982 et 1990 il fut correspondant pour Reuters en Italie, France, aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Il est aujourd'hui historien de l'art, écrivain et journaliste. Il vit avec son épouse et ses enfants à Oxford.
Bibliographie sommaire
The Discovery of Painting (1989)
The Raphael Affair (1991)
The Titian Committee (1992)
The Bernini Bust (1993)
The Last Judgement (1994)
Giotto's Hand (1995)
Death and Restoration (1996)
An Instance of the Fingerpost (1998)
The Immaculate Deception (2000)
The Dream of Scipio (2002)
The Portrait (2005)
Résumé
Nous sommes au 17e siècle à Oxford en Angleterre pendant la Restauration. Un meurtre a lieu et est vite résolu par les autorités locales. On accuse, condamne et exécute la servante de la victime. Malgré le fait que les autorités semblent satisfaites du dénouement de l'affaire, plusieurs ne sont pas croire à la culpabilité de la servante. Le professeur Grove allait obtenir un poste important et plusieurs pouvaient souhaiter sa mort.
Quatre témoins vont raconter ce qu'ils croient être la vérité sur le meurtre. Les témoignages vont éclairer les circonstances et les mobiles de la mort du professeur, vont parfois se compléter mais vont aussi se contredire. La première partie est la version de Marco da Cola, un négociant venu de Venise pour mettre de l'ordre dans les affaires de son père. Puis nous avons la version de Jack Prestcott qui est à Londres pour réhabiliter son père qui est disgrâcié pour trahison. John Wallis, quant à lui, est également professeur à Oxford. Il est mathématicien et cryptographe et travaille pour le gouvernement. Finalement, nous avons la version de Anthony Wood, un jeune historien.
Commentaire personnel
Une histoire de meurtre et d'espionnage parsemée d'informations sur la société et les croyances de l'époque. On apprend sur les avancées de la médecine, sur les croyances et superstitions de l'époque, sur la politique et l'économie de l'Angleterre au milieu du XVIIe siècle. Les personnages fictifs se mèlent aux personnages ayant réllement existés. Quatre parties qui racontent chacune la même histoire d'un point de vue
différent. Les histoires se complètent mais se contredisent également. Certaines narrations confirment les déclarations des histoires précédentes ou les réfutent. Chaque témoins cherchant à nous convaincre de sa vérité. Chaque narrateur voyant et interprêtant les faits selon ses convictions. Chaque personnage certain de sa vérité et ajustant les faits pour monter sa théorie. Et finalement, le lecteur doit lui-même tiré ses propres conclusions.
Le roman de Pears est en fait quatre parties distinctes, on nous présente la même histoire de quatre perspectives différentes. Et malgré les plus de 900 pages du roman, la lecture m'a paru très rapide. Il est vrai que, comme il a parfois été dit du roman, il y a des répétitions et on comprend que certains ont trouvé des passages redondants. Mais après avoir fermé le roman, j'ai eu envie de reprendre la lecture pour revoir les histoires de chacun à la lumière des autres narrations. La traduction semble correcte mais j'aimerais beaucoup relire le roman en anglais pour vraiment m'imprégner de l'époque.
On retrouve dans le roman, nombres d'informations sur l'époque et la société anglaise du XVIIe siècle. La plupart des personnages ont réellement existés et on retrouve à la fin du roman, une liste des noms avec une courte biographie. Il estparticulièrement intéressant selon moi de voir la part des croyances et supersitions dans la tous les aspects de la sociéte de l'époque, surtout en médecine.
Définitivement une lecture à faire et refaire !
Citations
"Ayant établi que le dépôt de la bouteille était vraiment de l'arsenic (ou, pour être plus précis, qu'il réagissait dans tous les cas comme de l'arsenic et jamais autrement que comme de l'arsenic, si bien qu'on pouvait raisonnablement affirmer qu'il en possédait toutes les caractéristiques) et que, d'autre part, lorsqu'on donnait un peu de ce dépôt à un chat, il mourait d'une façon très semblable à celle dont mourait un chat à qui on avait fait prendre de l'arsenic, nous étions à deux doigts d'une conclusion alarmante." p. 179
" Il est cruel qu'on nous ait dotés du désir de savoir sabs nous accorder le temps nécessaire à son complet assouvissement. Nous mourons tous frustés : voilà la grande leçon qu'il nous faut retenir." p.738
Évidemment, ce
n'est pas parce que dernièrement, je ne me confesse pas de mes crimes
littéraires que je les ai tous avouer... ou que je n'en commette plus ! Non
malheureusement, je suis toujours aussi criminelle, juste moins encline à me
confesser.
J’aime beaucoup
lire de tous les genres de littérature. J’aime quand le livre me touche, me
fait réfléchir, m’apprend des choses… Mais j’aime aussi, comme beaucoup de
gens, me perdre dans une histoire, oublier le monde qui m’entoure. Et parfois
pour y arriver, je me plonge dans un bon roman policier – ou moins bon, si je ne suis pas chanceuse – ou dans un roman
fantastique communément appelé « roman de terreur ».
Pendant mes
dernières années d’université, j'avais un très profond besoin de déconnecter
complètement. Des lectures, j’en avais des tonnes à faire et j’en avais fait
des tonnes… toutes très « sérieuses ». Je me suis donc enfouie dans
des lectures plus « légères ». Des romans policiers, oui, mais
surtout des romans fantastiques.
Il y a d’excellents
romans fantastiques. Des romans profonds, très bien construits, remplis de
symboles… Et il y a les autres…
Je lis très
rapidement, et j’avais continuellement besoin de romans pour meubler mes
carences en loisirs. Chaque semaine, un petit détour par ma librairie de livres
usagés était nécessaire. De longues minutes devant l’étagère « fantastique »
à lire les quatrièmes de couverture, et à choisir celui qui me semblerait
combler mon insatiable appétit pour des frissons et des peurs. Les livres semblaient
principalement provenir d’une même collection, celle rouge et noire… la
collection Terreur de PressPocket. Le mur rouge et noir parfois coupé de livres
d’autres collections, était complètement révisé toutes les semaines, à la
recherche de nouveaux livres.
Il y avait des
auteurs connus, Graham Matheson, Peter Straub, Dean R. Koontz, Shirley Jackson,
Marion Zimmer Bradley, quelques titres d’Anne Rice, Stephen King… Mais il y
avait beaucoup d’auteurs moins connus, certains que j’ai appris à reconnaître,
d’autres un peu moins.
Au début, les
romans m’emballèrent… ils remplissaient parfaitement leur rôle :
permettant de faire le vide, de me changer les idées et de me donner quelques
frissons. Quelques uns ont même réussi à me faire peur ! D’autres étaient
vraiment bien écrits… et puis, les livres se succédèrent et petit à petit, j’ai
commencé à parfois m’ennuyer : cette histoire n’était-elle pas étrangement
semblable à telle autre du même auteur ? cette façon d’aborder le thème n’était-elle
pas exactement pareille à cet autre roman d’un auteur différent ? n’avais-je
pas déjà lu cette histoire ? C’est qu’il m’a fallu l’admettre… j’ai fini
par avoir l'impression de lire les mêmes romans, les mêmes trames, les mêmes histoires… j’avais l’impression
de lire des romans écrits à la chaîne, selon des canevas définis, … Et même les auteurs connus et reconnus
livraient parfois la même histoire simplement légèrement modifiée.
Mais je
continuais à lire et lire… tellement, que j’oubliais souvent le roman aussitôt
lu… il ne me laissait que peu de souvenirs, à un point que j’ai même racheté
des livres que j’avais déjà lu, pour m’en apercevoir après quelques pages… quelle
horreur ! quelle honte ! Et je cachais alors les doublons pour les
offrir mine de rien.
Et puis, finalement,
je suis devenue presque insensible à l’horreur des pages… j’ai perdu la capacité
de frissonner en lisant même un bon roman fantastique. Et c’est là, à mes yeux le
plus terrifiant crime de cette confession… Car l’expérience n’est plus complète.
Je devine habituellement la fin, je connais la plupart des types d'histoires, je reconnais les ficelles... Je lis aujourd’hui un roman fantastique, et je l’apprécie, - ce qui est bien –
mais j’ai perdu la possibilité de trembler, de sursauter, d'être surprise, de me poser des
questions en lisant ce genre littéraire. Et pour moi, c’est avoir tuer un des
plaisirs de ce genre de lecture.
Je lis encore des
romans fantastiques, mais beaucoup moins. Et je prends mon temps pour choisir
le roman qui me semble valoir la peine. Et quand parfois, très rarement, je
sursaute pendant ma lecture car on a claqué une porte, je souris de soulagement…
j’ai encore un peu la capacité d’avoir peur en lisant un livre.
Le Temps des Fêtes. Les quelques semaines avant et les quelques jours après. Ce Temps des Fêtes est accompagné d'une multitude de petites choses.
On commence par poser les décorations. On décore la maison et quand c'est possible, on met aussi parfois des décorations à l'extérieur. Et puis, on sort le disque de chansons de Noël. On l'écoute d'abord une fois, puis de plus en plus alors que les jours passent. On commence à se promener dans les magasins pour chercher les cadeaux. La petite chose qui fera plaisir à chacun. Parfois au détour d'une allée, on trouve une nouvelle décoration. Et puis, il y a les biscuits, les tourtières, les tartes qui se préparent tranquillement.
Il y a tout cela. Mais il y a aussi ces images qui accompagnent ces moments. Ce n'est pas tout le monde qui les trouve importantes, mais elles ont toujours fait partie de mon Temps des Fêtes. Ces images ont surtout fait partie de ma vie télévisuelle mais elles furent également parfois vues sur un grand écran.
Mais habituellement, les films de Noël qui ont peuplé mon Temps des Fêtes se sont laissés regardés sur le petit écran. Ils commencent généralement dès le début de décembre. Ces films ont peuplé mon enfance et m'ont suivie dans mon adolescence et dans ma vie d'adulte.
La tradition étant que le film doit être regardé à la télévision, alors qu'il passe à l'antenne. À la limite, je me permets d'enregistrer le film si je ne peux être à la maison, mais pas question de louer ou d'acheter (quoique j'ai acheté certains de ces films, mais si je les regarde, c'est à un autre moment que le Temps des Fêtes... pendant ce Temps, je ne peux voir ces films que s'ils passent à la télévision... je sais c'est fou, mais c'est important !). Et donc les films qui sont écoutés dépendant totalement de la programmation annuelle.
Et puis, il y avait ces films, plus ou moins de Noël, en fait pas vraiment de Noël, mais qui passait chaque année pendant le Temps des Fètes et qui donc sont devenus synonymes pour moi, de films de Noël... ces films comme The Wizard of Oz, The Sound of Music, Seven Brides for Seven Brothers, Mary Poppins, Chitty Chitty Bang Bang, Bedknobs and Broomsticks... Je me souviens de soirées passées devant la télévision emmitoufflée dans une couverture de laine, chez mes grands-parents, pendant que les adultes jasaient dans le salon, j'étais dans le sous-sol à regarder (parfois seule, puis avec soeurette) The Wizard of Oz pour la 20e fois. Et je ne peux regarder The Sound of Music sans penser aux froides soirées d'avant Noël...
Et puis, il ne faut surtout pas oublié le fameux "Ciné Cadeaux" de Radio-Québec (maintenant Tele-Québec)... vers le 19-20 décembre, les films et dessins animés peuplaient la programmation. Et j'attendais avec impatience ce moment... et encore les dernières années, je tournais les postes pour voir les films de Ciné Cadeaux ! Chaque année, des dessins animés et des films... parfois de Noël, comme la Petite fille aux allumettes, mais souvent sans aucun rapport... mais avec les années, Tintin, Lucky Luke, Astérix, L'oiseau bleu, Jules Vernes... sont devenus associés à Noël. Que serait Noël sans Astérix et Cléopâtre ou La flûte à six schtroumpfs?
Critique de
lecture
Le Flambeau / Agatha Christie ; avant-propos de François Guérif. – [Paris]:
Librairie des Champs-Élysées, c1981. -- 185 p. ; 17 cm. -- Coll: Club des
Masques; 584. -- ISBN 2-7024-1809-0
Quatrième de couverture
Un meurtre futur
reflété dans un miroir ; un héritier génant changé en matou docile ;
une religieuse qui tue à distance et à volonté…
Ces
histoires-là auraient pu être des énigmes policières ; elles en ont la
construction, le suspense… Pourtant, les limiers de Scotland Yard y
chercheraient en vain les indices chers à leur cœur. Ici, point de traces de
pas, d’emplois du temps truqués ou de mégots tachés de rouge. Les Esprits sont
bien au-dessus de ces contingences qui nous turlupinent, nous, simples mortels…
L’œuvre et Commentaires personnels:
Le Flambeau est un recueil de nouvelles fantastiques
publié en 1981. Les nouvelles qui se retrouvent dans ce recueil furent d’abord
publiées en 1933 dans le recueil « The Hound of Death and Other Stories ».
Dans l’ouvrage paru en 1933 nous retrouvons en fait douze nouvelles. Ce recueil
ne fut jamais traduit comme tel en français.
L’ouvrage Le Flambeau comprend
sept des douze nouvelles qui composent le recueil de 1933. Il comprend
également deux nouvelles supplémentaires qui parurent dans d’autres ouvrages.
Nous retrouvons dans le recueil Le
Flambeau, les nouvelles suivantes :
Le Flambeau (The Lamp)
Le Chien de la mort (The Hound of Death)
Le Cas étrange de sir Arthur Carmichael (The Strange Case of
Sir Arthur Carmichael)
Dans un
battement d'ailes (The Call of
Wings)
La Gitane (The Gipsy)
La Vivante et la morte (The Fourth Man)
Fleur de
magnolia (Magnolia Blossom)
La Dernière Séance (The Last Seance)
Le Miroir (In a Glass Darkly)
Agatha Christie est surtout connue pour ses romans policiers et pour ses
personnages Hercule Poirot et Miss Marple. Peu de gens savent qu’elle a écrit
quelques nouvelles fantastiques. La plupart de ses nouvelles fantastiques
furent publiées dans un recueil en 1933 mais elle continua à en écrire toute sa
vie. Ce qui démontre un intérêt marqué de l’auteur pour ce genre de littérature.
Ces incursions dans le monde occulte et fantastique demeure toutefois
souvent ignorées du grand public. Ces écrits fantastiques sont courts,
uniquement des nouvelles. Mais alors qu’ils ne paraissent qu’en 1981 pour les
lecteurs français et qu’ils sont un peu une surprise pour ceux-ci, les lecteurs
anglophones avaient appris à trouver parfois une nouvelle différente dans l’univers
très logique de la romancière.
On dit parfois que ces nouvelles fantastiques ne sont que le
prolongement de ses écrits policiers. Une sorte de rappel que la mort ne peut
pas toujours être expliquée. Et que si la plupart du temps, un détective peut résoudre
une mort ou un événement en apparence inexpliquée, il arrive que parfois l’explication
soit hors des explications rationnelles. On retrouve dans ces nouvelles, des
fantômes, des prémonitions, des cas de possessions, des médiums, de la
sorcellerie.
L’auteur avoue elle-même qu’elle a commencé par écrire des histoires
sombres, fantastiques. Mais que ce n’est que lorsqu’elle a écrit des romans
policiers qu’elle a connu le succès. Elle continuera cependant à toujours écrire
quelques lignes fantastiques.
Les nouvelles de ce recueil semblent toutes garder une part d’obscurité,
d’ombre. On ne peut trouver d’explication rationnelle, seuls l’inquiétude, le
doute, le mystérieux, l’ombre, l’occulte semble pouvoir offrir une réponse.
Ces nouvelles sont inquiétantes. Elles sont construites comme des œuvres
policières, comme toutes les oeuvres de Christie. Et donc on pourrait croire à
une réponse logique. Et le dénouement très irrationnel est présenté comme tous
les dénouements de ces romans. L’anormal est normal dans ces nouvelles. Mais la
peur et l’inquiétude demeurent importantes.
Sauf pour une des nouvelles, Fleur de Magnolia, qui ne semble avoir rien
de « surnaturel ». Et qui selon moi, n’a pas sa place dans ce
recueil.
Les nouvelles sont toutes très brèves. D’ailleurs c’est parfois
irritant. En quelques pages, nous avons un dénouement. Et on aurait voulu avoir
plus de détails, et même plus de flous… mais enfin, plus de lignes.Et on regrette que l’auteur n’ait pas développé quelques unes de ces
nouvelles en romans – comme l’a d’ailleurs fait pour d’autres nouvelles policières
qui furent reprises en romans.
Aujourd’hui, on peut lire ces nouvelles fantastiques avec un regard trop
moderne, et elles peuvent nous sembler naïves… voire trop simples. Il est évident,
que l’a terreur n’est pas au rendez-vous. Cependant, le traitement très neutre de
ces histoires m’a paru être ce qui donnait à ces nouvelles leurs émotions… Ces histoires
sont racontées avec impartialité, comme si elles étaient des faits divers dans
un quotidien. Ce côté logique et réel semble donner aux histoires un aspect
normal… comme si cela pouvait arriver. Une normalité dans le fantastique et
donc me semble relever toute l’horreur des histoires. Dans nos vies ordinaires,
normales, à tout moment peut survenir un événement inexplicable, anormale,
fantastique et on n’y pourra absolument rien… C’est là toute l’horreur de ses
nouvelles !
Citation:
« C’était une
vieille maison. Toutes les maisons de la place étaient vieilles, pétries de
cette digne et très méprisante ancienneté que l’on rencontre communément dans
les villes épiscopales. Mais le nº 19 faisait figure d’ancêtre parmi les ancêtres.
Elle possédait une solennité toute patriarcale. Elle s’élevait, plus grise
encore que les plus grises, plus glaciale que ls plus glaciale. Austère,
sinistre, empreinte de la désolation qui s’attache aux demeures inoccupées
depuis longtemps, elle régnait sur ses voisins. » p. 9
Relic / Douglas Preston, Lincoln Child. – [Paris] : Robert Laffont,
1997. – ISBN 2-266-07893-3. – (Coll. Terreur / dirigée par Patrice Duvic ;
9181)
Quatrième de
couverture :
1988. Une équipe d’archéologues est sauvagement massacrée en plein cœur
du bassin amazonien. De bateau en bateau et de port en port, quelques caisses
contenant le fruit de leurs recherches sont acheminées vers le Muséum
d’histoire naturelle de New York où elles sont oubliées au fond d’un sous-sol.
Quelques années plus tard, le musée prépare une exposition tapageuse sur
le thème des superstitions. Peu de temps avant l’inauguration, plusieurs crimes
sanglants sont commis. Un meurtrier d’une force et d’une férocité inouïes hante
les galeries poussières et les vastes halls. On parle même d’un monstre…
Les auteurs :
Douglas Preston est né à
Cambridge au Massachusetts en 1956. Il grandit dans la ville de Wellesley où il
fréquenta plusieurs écoles dont le Cambridge School of Weston. Lui et ses deux
frères avaient une réputation de jeunes faiseurs de troubles.
Il poursuivit néanmoins ses études et fréquenta le Pamona College à
Claremont en Californie. Il commença par étudier surtout les sciences –
mathématiques, biologie, anthropologie, chimie, physique, géologie, … - puis
décida finalement d’étudier la littérature anglaise. En 1978, après l’obtention
de son diplôme, il est employé par le American Museum of Natural History de New
York pour lequel il est éditeur, rédacteur et éventuellement directeur des
publications. Il y resta 8 années pendant lesquelles il rédigea son premier
ouvrage Dinosaurs In The
Attic: An Excursion into the American Museum of Natural History, qui fut publié par les St.Martin’s Press par un
jeune éditeur, Lincoln Child. C’est également pendant ces années que l’idée
pour le roman Relic commença à germer
chez les deux hommes. Douglas Preston fut également professeur à l’Université
Princeton pendant ces années ainsi que éditeur pour la publication Curator.
En 1986, Preston décide de partir pour Santa Fe au Nouveau-Mexique pour
écrire à temps plein. Il publie plusieurs ouvrages sur l’histoire du Sud-Ouest
américain. Il publie également un premier roman Jennie. C’est au début des années 90 que Preston se joint à Lincoln
Child pour écrire plusieurs thrillers dont le premier est Relic, publié en 1995.
Il habite aujourd’hui au Maine avec sa femme et ses trois enfants, non
loin de son ami Lincoln Child. Il écrit toujours, des romans et des œuvres de
non-fiction, il collabore toujours avec Child, en plus d’écrire pour diverses
publications et de poursuivre des activités de recherches pour diverses
institutions.
Bibliographie
Dinosaurs In The Attic: An Excursion into the American Museum of Natural History (1986)
Jennie (1994)
Relic (avec Lincoln
Child) (1995)
Talking to the Ground: One Family's Journey on Horseback
Across the Sacred Land of the Navajo (1996)
Mount Dragon
(1996)
Reliquary (avec
Lincoln Child) (1997)
Riptide
(1998)
Cities of Gold: A Journey Across the American Southwest
(1999)
Thunderhead
(1999)
The Ice Limit
(2000)
The Cabinet of Curiosities (avec Lincoln Child) (2002)
Still Life with Crows (avec Lincoln Child) (2003)
The Codex (2004)
Brimstone - Diogenes
Trilogy (avec Lincoln Child) (2004)
Dance of Death - Diogenes
Trilogy (avec Lincoln Child) (2005)
Tyrannosaur Canyon (2005)
The Book of the Dead - Diogenes
Trilogy (avec Lincoln Child) (2006)
The Wheel of Darkness (avec Lincoln Child) (2007)
Blasphemy (2008)
The Monster of
Florence (avec Mario Spezi) (2008)
Lincoln Child est né à
Westport au Connecticut en 1957. Il commence à écrire des nouvelles alors qu’il
est jeune et écrit même un roman de science-fiction et un roman de fantasy.
Il étudia au Carleton College au Minnesota et obtint un diplôme en
Anglais. Il devient assistant éditeur au St.Martin’s Press en 1979 à New York. Il
y devient éditeur en 1984. Quelques années plus tard, il fonde la division « horreur »
des Presses St.Martin. Il quitte ensuite l’entreprise pour devenir un analyste
de système chez MetLife. En parallèle à son intérêt pour la littérature, il fut
toujours intéressé par l’informatique et la programmation.
C’est alors qu’il travaille pour cette compagnie qu’il collabore avec
Douglas Preston pour écrire Relic. Il
avait rencontré Preston alors qu’il travaillait encore pour St.Martin’s Press. Il fut l’éditeur du premier ouvrage de
Preston, Dinosaurs In The Attic: An Excursion into the American Museum of Natural
History. Il quitta MetLife quelques années plus tard pour se consacrer à l’écriture.
Il habite aujourd’hui à Moristown au New Jersey, près de son
collaborateur et ami, Douglas Preston avec lequel il continue d’écrire des
romans.
Bibliographie :
Relic (avec Douglas Preston ) (1995)
Mount Dragon
(1996)
Reliquary (avec Douglas Preston
) (1997)
Riptide (1998)
Thunderhead
(1999)
The Ice Limit
(2000)
The Cabinet of
Curiosities (avec Douglas
Preston ) (2002)
Utopia (2002)
Still Life with
Crows (avec Douglas Preston ) (2003)
Brimstone - Diogenes Trilogy (avec Douglas Preston ) (2004)
Death Match
(2004)
Dance of Death
- Diogenes Trilogy (avec Douglas Preston ) (2005)
The Book of the
Dead - Diogenes Trilogy (avec Douglas Preston ) (2006)
The Wheel of
Darkness (avec Douglas Preston )
(2007)
« -
Je sais que le mot superstition n’a pas très bonne presse pour certains. Il
évoque une idée d’exploitation, je suis d’accord ; certains effets que
nous mettons en place pour l’expo relèvent plus ou moins du … sensationnel.
Mais je vous demande un peu comment on ferait un succès avec une expo appelée Religions
primitives, hein ? » p. 68
The
rule of four / Ian Caldwell & Dustin Thomason . – [London ] : Arrow
Books, c2004. -- 527 p. ; 18 cm. -- ISBN 0-09-945195-6
Commentaires personnels
Il faut commencer par dire que le quatrième de couverture, surtout celui de
l’édition en français, annonce un roman riche en rebondissements. Un intrigue
palpitante, plein d’actions, des mystères, des meurtres, etc. Et c’est ce qui a
déçu nombres de lecteurs. Car bien que finement ficelé, le roman est loin
d’être remplis d’actions. On a même été jusqu’à dire que le roman était un
heureux mélange de Dan Brown et Umberto Eco… Ce qui a encore dû en décevoir
plus d’un… Infiniment meilleur que le Code
DaVinci – mais sans la facture populaire - et légèrement moins bien mené que le Nom
de la Rose de Eco, The Rule of Four a tout de même une
place de choix dans ce style de roman.
Le roman est en grande partie consacré à la relation entre les quatre amis,
en particulier entre Tom et Paul. Les auteurs semblent aussi vouloir mettre
l’accent sur le passage des étudiants à l’âge adulte. Et évidemment, on
consacre beaucoup de pages, au Hypnerotomachia Poliphili, œuvre bien réelle,
qui contiendrait plusieurs énigmes à l’intérieur de ses pages. Les
protagonistes se dévouent à la résolution des mystères du livre et nous
entraînent dans leurs découvertes.
Alors que les personnages sont sur le point de découvrir les clés du roman,
des meurtres sont commis… qui semblent reliés à l’œuvre. Les secrets semblent
devoir rester cachés.
Le roman est bien écrit, un peu académique, on sent les heures et heures de
recherches que les auteurs ont dû réaliser pour ce premier roman. Malgré le
fait que plusieurs ont trouvé le roman lent, le rythme est bon. Évidemment nous
n’avons pas ici droit à de l’action pure… beaucoup de dialogues, beaucoup de
recherches de la part des personnages, mais avec finalement une fin assez
relevée et intéressante.
De longs chapitres sont consacrés aux développements des personnages et à
leur vie sur le campus de l’Université. Alors que certains ont trouvé ces
passages longs, je les ai trouvés très intéressants. Mais il est évident que le
centre du roman, que ce qui nous captive vraiment, c’est la fameuse œuvre.
Évidemment on peut comprendre que si on s’attend à lire un roman d’action,
un thriller ésotérique – comme nous l’annonce les critiques et les jaquettes
des éditions – on sera déçu… le texte est érudit (parfois trop, on sent qu’on
veut nous en mettre plein la vue…) mais lent. Et finalement, le contenu « intrigue
policière » est un peu secondaire – mais demeure intriguant… tout de même,
on veut savoir, qui a tué et pourquoi !!!!
Les personnages deviennent peu à peu complètement obsédés par l’ Hypnerotomachia
Poliphili, et je dois avouer que nous aussi… et j’ai fait mes recherches sur l’œuvre
véritable !
“It’s strange to remember someone
you’ve known all along. It isn’t like returning to the home you grew up in and
noticing how it left its shape on you, how the walls you’ve raised and the
doors you’ve opened since them have all followed the design you saw for the
first time there. It’s closer to returning home and seeing your mother or
sister, who are old enough not to have grown since you last saw them but young
enough not to have aged, and realizing for the first time how they look to everyone
else, how beautiful they would be if you didn’t know them, what our father and
brother-in-law saw when they judged them most and knew them last.”
p.444
Sepulchre / Kate Mosse. -- [London : Orion Books, c2007]. -- 739 p. ; 18 cm. -- ISBN 978-0-7528-9396-9
Quatrième de couverture:
1891. Seventeen-year-old Leonie Vernier and her brother
abandon for the sanctuary of
their aunt's isolated country house near ,
the Domaine de la Cade. But in the nearby woods, Leonie stumbles across a
ruined sepulchre - and a timeless mystery whose traces are written in blood.
2007. Meredith Martin arrives at the Domaine de la Cade as
part of her research for a biography she's writing. But Meredith is also
seeking the key to her own complex legacy and soon becomes immersed in the
story of a tragic love, a missing girl, a unique deck of tarot cards, an
unquiet soul and the strange events of one cataclysmic night more than a
century ago...
L'auteur:
Née un 20 octobre de 1961 dans le
Sussex Ouest en Angleterre, Kate Mosse est un auteur et une présentatrice à la
télévision. Elle vit présentement à la
fois dans le Sussex Ouest et à Carcassonne avec son époux Greg Mosse, ainsi qu’avec leurs
deux enfants. Pour plus de détails, voir l'article suivant.
Résumé:
Léonie Vernier est une jeune fille de 17 ans vivant à Paris à la fin du 19e siècle. Elle vit heureuse avec sa mère et son frère plus âgé. Elle va à l'opéra et commence sa vie de jeune parisienne. Son frère semble avoir quelques soucis mais rien de bien grave. Elle reçoit alors une invitation de sa tante à aller passer quelques semaines dans un manoir dans le sud de la France, à Rennes-les-Bains. D'abord avec réticence, elle quitte finalement Paris et sa mère pour un séjour chez cette tante inconnue. Son frère l'accompagne.
Elle est tout de suite conquise par le domaine, sa tante, le village, la région et ses habitants. Pendant son séjour, elle découvre un livre, écrit par son oncle, présentant un jeu de tarot et une séance particulière ayant eu lieu dans un sépulcre wisigoth situé sur le domaine. Alors qu'elle tente de trouver le sépulcre et comprendre les cartes, le passé de sa tante et son frère les rejoint dans leur refuge dans les Pyrénées.
Près d'un siècle plus tard, Meredith est en France pour terminer son travail de recherche sur un compositeur. Mais elle a également entrepris ce voyage pour retrouver ses racines familiales. Ses recherches l'amènent à Rennes-les-Bains. Dans ce village, elle retrouvera non seulement des liens avec sa famille mais se trouvera mêler dans une histoire de tarots, diables et meurtres.
Commentaires personnels et expérience de lecture:
Mon expérience de lecture du roman de Mosse, Labyrinth, ne fut pas particulièrement heureuse. Et ma critique fut assez sévère. À un tel point, que je me sentis coupable. Mais je n'ai pas pour politique de juger un auteur sur un seul roman. Alors, j'ai décidé de lire Sepulchre, le dernier roman de Kate Mosse.
Commençons par dire que la lecture fut nettement plus agréable. Mais pas sans problème. Le roman avait encore en théorie tout pour me plaire. Encore une fois, les lieux me sont familiers et je connais très bien la région. On traite de sujets qui me semblent intéressants, musique, tarots, symboles religieux... J'ai beaucoup lu sur Rennes-le-Château, sur l'abbé Saunière, sur le tarot (que je peux d'ailleurs lire). J'aime beaucoup la musique et encore plus l'association de la musique à la science et à la religion... Donc...
Le roman est construit sensiblement de la même façon que son précédent. Deux femmes. Deux histoires qui finissent par évidemment se rejoindre. On retrouve même quelques liens avec le roman précédent. Et cette fois, les deux histoires m'ont très intéressée... et c'est là le problème. Le roman est très long. Et les deux histoires sont, selon moi, mal présentées. Ce n'est pas le seul auteur à avoir utiliser ce procédé de deux histoires se déroulant en alternance à des époques différentes. Mais, je trouve que l'auteur ne manie pas bien ce procédé. Malheureusement, je ne peux passer ma journée à lire. Et donc, la lecture de 739 pages se fait sur plusieurs jours. On passe plusieurs chapitres sur un personnage, puis on saute à l'autre... mais les parties sont beaucoup trop longues et on perd le fil... De plus, la partie "moderne" est peu exploitée et on en vient à se demander sa pertinence.
Autre déception... le côté musique/ésotérisme. On nous présente beaucoup de possibilités, mais on ne finit rien. On en vient à se demander pourquoi, on a introduit ces cartes de tarots, cet séance occulte, ce "démon", etc. On en parle d'abord, on croit que c'est important et puis on en parle plus... On y revient un peu à la fin... un peu comme si on voulait faire croire qu'on n'avait pas oublié le sujet. Et la musique ? Même chose... un prétexte effleuré et vite oublié.
J'aurais préféré qu'on oublie tous ces aspects... et qu'on se concentre sur Léonie et peut-être qu'on mentionne Meredith qui découvre ses racines. Pas besoin de tout le reste. L'histoire était suffisamment intéressante. Et même passionnante. Et si on amène les autres sujets... la musique, le tarot, la magie, etc. Parfait,mais qu'alors qu'on en parle vraiment...
Oh... et si on veut introduire des mots français dans son texte anglais... alors qu'on le fasse correctement... rien ne m'énerve plus que les phrases mal formulées et surtout les expressions massacrées. "Ce n'est pas la fini" p. 449. "Oui, elle souffle! Mais vite alors" p. 701. Les clichés sont innombrables et les "facilités" aussi... le roman a plus de 700 pages, mais Meredith trouve le jeu de tarot en 5 lignes ! Enfin...
Mais j'ai tout de même nettement mieux apprécié ce roman au précédent. Et ma lecture fut plus rapide et plus passionnée. J'ai même eut de la difficulté à poser le roman pour la nuit. Mais honnêtement... trop long, trop de sujets, trop de chemins jamais aboutis...
"The stories begins in a city of bones. In the alleyways of the dead. In the silent boulevards, promenades and impasses of the Cimetière de Montmartre in Paris, a place inhabited by tombs ans stone angels and the loitering ghosts of those forgotten before they are even cold in their graves" p. 3
She'd read somewhere that certain people saw music in their heads as colour."p. 96
Les arcanes du chaos / Maxime Chattam. -- [Paris] : ALbin Michel, c2006.
-- 550 p. ; 18 cm. -- ISBN 978-2-266-17400-3. -- (Coll. Pocket. ; 13381)
Quatrième de couverture:
Célibataire parisienne sans histoires, Yael est loin de se douter qu'il existe
des secrets qui mettent en danger ceux qui les découvrent. Le jour où des
ombres apparaissent dans ses miroirs pour lui parler codes secrets et sectes
millénaires, elle se croit folle ou possédée. Projetée dans un jeu de piste
infernal, pourchassée par des tueurs, Yael se retrouve au cœur d'une lutte
ancestrale. Des catacombes de Paris aux gorges hantées de Savoie, jusqu'au New
York des milliardaires, la vérité ne doit pas survivre. Qui n'a jamais rêvé de
tout savoir sur l'assassinat de JFK ? Sur le 11 septembre ? Et si l'histoire
n'était que manipulation ? Quand le diable s'en mêle, la terreur ne fait que
commencer...
L'auteur:
Maxime Chattam, né Maxime Drouot, est né en 1976 à Herblay en France. Ses
nombreux séjours aux États-Unis seront une grande inspiration pour ses romans.
Il se consacre aujourd'hui à l'écrirture.
Yael, le personnage central du roman, est une jeune femme ordinaire, sans histoire. Elle a une vie très normale. Yael et sa vie n'ont rien d'exceptionnelles. Et puis un jour, elle commence à voir des ombres dans les miroirs, à recevoir des messages étranges sur son ordinateur... le surnaturel semble envahir sa vie. Elle hésite entre la folie ou l'apparition de fantômes. Ne sachant comment interpréter ce qui lui arrive, elle décide de se confier à un homme qu'elle vient de rencontrer dans un bar.
Ils se retrouvent rapidement lancés dans un vaste complot mélangeant intrigues politiques, sectes occultes et complots internationaux ; ils devront résoudre les énigmes qui entravent leurs routes et échapper aux attentats sur leur vie...
Commentaires personnels et expérience de lecture:
Mes lectures de Chattam se suivent et ne se ressemblent pas. Certains romans m'ont emballés, d'autres moins... Ma lecture des Arcanes du chaos fut rapide mais décevante. Pourquoi ?
Chattam nous présente d'abord son personnage principal, Yael. Jeune femme ordinaire... on le souligne parfaitement... Yael est une femme ordinaire sans rien de spécial. Une vie tout à fait ordinaire...Elle travaille dans un endroit un peu spécial sans rapport avec ses études, elle a un appartement complètement irréaliste mais évidemment sans intérêt... Et puis, soudainement sa vie bascule. Des ombres fantomatiques vont lui apparaître, des messages menaçants vont lui révéler des secrets occultes sur notre société et sur sa propre vie.
Mais il ne faut pas tomber dans le panneau - un peu trop évident, mais bon - le roman n'a rien de paranormal. On bascule tout de suite dans les complots et les théories de conspirations mondiales... les sectes qui mènent le monde, les gens puissants qui manipulent les événements mondiaux et même les vies des gens ordinaires... pour leur profits financiers, pour leur puissance personnelle et pour le simple plaisir de contrôler le monde. Yael, femme ordinaire (et encore une fois, il faut le souligner... soupirs) est manipulée par les puissances mondiales.
On passe tout... toutes les théories conspirationnistes vont trouver leur niche dans le roman. Car, nous sommes tous des marionnettes pour ces dirigeants occultes. Et Yael va le découvrir petit à petit. Bien sûr, le lecteur le découvre plus rapidement qu'elle, puisqu'il a l'avantage de lire le "blog" d'un convaincu de ces thèses. Car elle est longue à comprendre la Yael, femme ordinaire, prise dans les complots... ;)
Beaucoup de péripéties dans ce roman. Même si le tout est assez inégal... On nous fait courir puis on arrête pour d'interminables exposés sur les ficelles occultes que tirent les dirigeants tout puissants, mais tout aussi occultes, de ce monde... et ce depuis toujours...
Malhreusement, je n'ai pas réussi à croire un seul instant à ces aventures. Trop. Beaucoup trop. L'auteur a trop voulu en mettre. Et puis, personnellement, je ne peux sentir ces histoires de conspirations. Oh, je ne suis pas naïve, mais comme nous disons au Québec: "pousse, mais pousse égal" !!! Et je n'ai pas réussi à accrocher au roman et encore moins aux personnages.
Beaucoup de critiques disent que le roman de Chattam est le résultat de nombreuses années de recherches et d'études... Peut-être... mais honnêtement, je ne trouve pas qu'il a été cherché tout cela très loin. On retrouve cette information facilement en quelques clics, il ne va pas plus loin que quelques heures de lectures sur le net... s'il a été plus loin, cela n'apparaît pas dans ce roman. Il a utilisé un sujet surutilisé sur les sites et forums de conspirations... et a emballé le tout dans un roman moyen, sans grande surprise. On mélange le 11 septembre, les sociétés secrètes et semi-secrètes, les États-Unis, les symboles sur le billet de 1$ américains, la technologie de traçage des codes à barre et autre puces électroniques - et j'en passe - et voilà, on a un roman apte à toucher la fibre paranoïaque du lecteur. Ce qui j'avoue est très payant. Je n'ai rien contre le thriller à succès, mais je n'aime pas la facilité et le redit.
"Le 11 septembre 2001 a ouvert un nouveau siècle, celui des miroirs, avec ce qu'il srenvoient de notre monde : l'apparence ; et ce qu'il y a derrière : une vision subjective de la réalité." p.45
"95 % des gens ne savent pas comment fonctionne le monde, commença-t-il. Ils croient le savoir, à travers une image fausse, celle qu'on leur présente. On les manipule." p. 432
The Lottery /
Shirley Jackson. – [New York] : The New Yorker, 1948.
Résumé :
Dans une petite
ville américaine d'à peine 300 habitants, une vieille tradition a lieu à chaque
mois de juin.
Tous les
habitants se rassemblent sur la place publique pour la loterie annuelle. Les
hommes discutent, les femmes potinent, les enfants s'amusent, les responsables
de la fête préparent la boîte pour le tirage au sort et les morceaux de papier.
La loterie
annuelle est importante mais personne ne semble se rappeler quand elle a
commencé et pourquoi. Une fois tous le monde présent, chaque chef de famille va
piger un papier dans la boîte. Le papier avec la marque noire indique la
famille choisie. Chaque membre de la famille court ensuite la chance de gagner
la loterie.
Le résumé est bref et ne donne pas vraiment une idée de la nouvelle écrite par Shirley Jackson. Mais en dire plus signifierait révéler la fin... et ce serait dommage. J'avoue avoir été ébranlée par ma lecture et cette nouvelle demeure une de mes préférées de l'auteur. Avec un recul, je me dis aujourd'hui qu'on peut probablement deviner la fin, mais à ma première lecture, je n'avais pas vu venir... Ah, cette époque regrettée alors que je ne connaissais pas toutes les ficelles du genre... soupirs !
Cette nouvelle demeure cependant toujours troublante à mes yeux. L'auteur nous a livré une fable brutale. Une sorte de parabole dont la signification semble avoir échappée à plusieurs critiques. L'auteur, elle-même, nous dit qu'elle a tenté de dramatiser la violence gratuite et l'inhumanité de nos actions. Et cela ressort de toute évidence de son texte.
Ce qui souligne cette inhumanité et cette violence est l'utilisation d'une structure proche des fables. Et surtout par l'apparence paisible et jovial de la nouvelle. Tout semble doux, serein... on se prépare pour la loterie annuelle. Tout le monde se rassemble, jase ; les enfants jouent. On assiste à la vie quotidienne d'un village qui prépare une fête. Et dans cette familiarité, dans cette vie "normale" les pires atrocités peuvent être commises. La nouvelle nous rappelle que la cruauté peut apparaître dans le quotidien familier.
L'auteur nous raconte son histoire tranquillement comme si elle nous relatait une anecdote agréable... les oiseaux chantent, il fait beau, les gens sont sympathiques... rien ne laisse présager le côté maléfique de cette vie normale, le côté sombre qui peut sommeiller en nous. Et ce qui semble souligner l'horreur de cette histoire est que les gestes et actions "diaboliques" semblent tout à fait normal à ces gens. Cela fait partie de leur vie. Ils ne remettent pas en question leurs actions... cela a toujours été comme ça et cela continuera à être ainsi... L'auteur nous confronte au ridicule de certains rites, de certaines croyances... qu'on ne remet pas en question mais qu'on devrait peut-être revoir... Comment peut-on parfois accomplir certaines actions cruelles, tout simplement parce que tout le monde le fait, et que cela a toujours été fait ainsi...
La nouvelle est courte, les personnages ne sont pas approfondis, et la fin simple et brutale. On ne peut qu'applaudir Jackson pour ce texte qui va droit au but et par des mots qui semblent décrire un paysage charmant exposent la cruauté et l'horreur de la nature humaine.
The morning of June 27th was clear and sunny, with the fresh
warmth of a full-summer day; the flowers were blossoming profusely and the
grass was richly green.
The Lottery /
Shirley Jackson. – [New York] : The New Yorker, 1948.
Résumé :
Dans une petite
ville américaine d'à peine 300 habitants, une vieille tradition a lieu à chaque
mois de juin.
Tous les
habitants se rassemblent sur la place publique pour la loterie annuelle. Les
hommes discutent, les femmes potinent, les enfants s'amusent, les responsables
de la fête préparent la boîte pour le tirage au sort et les morceaux de papier.
La loterie
annuelle est importante mais personne ne semble se rappeler quand elle a
commencé et pourquoi. Une fois tous le monde présent, chaque chef de famille va
piger un papier dans la boîte. Le papier avec la marque noire indique la
famille choisie. Chaque membre de la famille court ensuite la chance de gagner
la loterie.
L’auteur :
Shirley Jackson
est née un 14 décembre en 1916 à San Francisco en Californie. Diplômée de
l’Université de Syracuse en 1940, elle se consacre éventuellement à l’écriture.
Elle décède en 1965 à 48 ans, après une vie difficile, marquée par les maladies
psychotiques.
Voir la
biographie et la bibliographie partielle de l’auteur sur le billet consacré à
son roman The Haunting of Hill
House.
L'oeuvre :
Lorsque la nouvelle de Shirley Jackson, The Lottery,
parut en 1948, la réaction du public surpris grandement l’auteur et le magazine
The New Yorker qui publia le texte. D’innombrables
lettres et appels de plaintes inondèrent la publication. Les lecteurs ne
comprenaient pas la signification de l’histoire et étaient choqués par sa chute
violente.
Bien que traditionnelle dans sa structure, le revirement
final de la nouvelle et l’absence de développement des personnages ont semblé
incompréhensibles et peu crédibles aux lecteurs. La critique générale de
l’époque soulignait aussi qu’il était difficile de s’identifier aux personnages
et qu’il était difficile d’interpréter le texte. On critiquait aussi le fait
que les valeurs traditionnelles semblaient déformées et ridiculisées. Mais
c’est surtout la fin qui choqua le public
Beaucoup de lecteurs cancellèrent leur abonnement à la
publication, et l’auteur reçut des lettres haineuses. La nouvelle fut même
censurée en Afrique su Sud. Certains ont même cru que ce genre de loterie avait
eu lieu, ou même avait encore lieu, dans des coins reculés des Etats-Unis.
Cette croyance venait surtout du fait que quelques villes et villages
organisaient parfois des tirages et des loteries d’argent.
L’auteur dut finalement publier, à la demande des
lecteurs, une explication à sa nouvelle. Celle-ci parut en dans le San Francisco Chronicle.
Elle dut vivre pendant plusieurs années avec l’incompréhension du public et
même de ses parents. En 1984, la nouvelle fut incluse dans une liste des 30
livres les plus souvent censurés ou bannis des écoles ou bibliothèques.
Aujourd’hui, la nouvelle est reconnue comme un pilier
dans le genre et est acclamée par les critiques et analyses littéraires.
The Lottery fut publié de nombreuses fois
dans divers recueils, journaux et magazines. La nouvelle fut de plus aussi
adaptée pour la radio, la télévision, le cinéma, on en fit aussi un opéra, un
ballet et une pièce de théâtre.
“The lottery was conducted--as were the square dances, the teen
club, the Halloween program--by Mr. Summers. who had time and energy to devote
to civic activities. He was a round-faced, jovial man and he ran the coal
business, and people were sorry for him. because he had no children and his
wife was a scold.”
Relic / Douglas Preston, Lincoln Child. – [Paris] : Robert Laffont,
1997. – ISBN 2-266-07893-3. – (Coll. Terreur / dirigée par Patrice Duvic ;
9181)
Résumé:
Dans le bassin de
l’Amazone en 1987, une expédition d’archéologues est massacrée. Quelques
caisses contenant des objets retrouvés pendant l’expédition sont sauvées et
envoyées à New York.
Quelques années plus
tard, le Musée d’Histoire Naturelle de New York s’apprête à inaugurer une
exposition très médiatisée sur les superstitions. Des caisses provenant
d’Amazonie sont découvertes dans les combles du musée et ouvertes. Divers
objets sont trouvés et utilisés pour l’exposition ; une étrange plante est
également découverte dans une des caisses. Cette plante inconnue intrigue une
des scientifiques du musée, Margo Green. Alors que l’exposition est sur le
point d’ouvrir, on retrouve au musée, les corps mutilés de deux enfants. La direction du musée, ne voulant pas
perturber l’exposition, demande aux enquêteurs d’être discret et de ne pas
ébruiter le meurtre.
Alors que la police
entreprend son enquête, d’autres meurtres sont commis, tous dans le musée. Un
« monstre » semble parcourir les couloirs du musée. Les meurtres se
multiplient, les enquêteurs semblent dépassés par les évènements et
l’exposition est sur le point d’être ouverte. Il revient à Margo Green et à
l’inspecteur Pendergast de comprendre la nature des meurtres et de convaincre
la police de leurs conclusions.
Commentaires
personnels et expérience de lecture :
Après avoir lu Muséumde Véronique Roy, je me suis rappelé une lecture que j’avais faite il y a
quelques années. Une autre histoire de meurtres dans un autre musée d’histoire
naturelle. Mais
les meurtres de Relic ne sont
apparemment pas l'œuvre d’un meurtrier « humain » mais plutôt celle d’une
créature… d’un « monstre ».
Il semblerait que les musées sont un cadre
parfait pour les intrigues et les mystères. Peut-être l’atmosphère particulière
des couloirs des musées, le silence, l’immobilité, les interdictions et surtout
les kilomètres de couloirs non accessibles aux visiteurs permettent de croire
que les secrets, les conspirations, et même les meurtres, les fantômes et les
monstres sont des possibilités.
Première
collaboration de Child et Preston, le roman explore le milieu des musées et
propose un mélange de science et de fantastique. On traite de manipulation génétique,
d’archéologie, d’anthropologie, biologie, de sciences, de superstitions et de religions
anciennes ; les auteurs se permettent également une critique assez sévère
des musées, l’administration interne de ces institutions, leurs rôles et leurs
implications dans la société et dans la communauté scientifique. Le roman cherche surtout à toujours rester dans le domaine du « possible » même lors des théories les plus fantastiques. On rattache toutes les découvertes à la science... les religions, les supersitions, etc peuvent toutes être reliées à une notion, une explication scientifique... qui à leur tour semblent parfois proche des croyances et de la foi...
On rencontre
également pour la première fois, l’inspecteur Pendergast qui n’a ici qu’un rôle
secondaire mais qui reviendra dans les prochains romans des deux auteurs. Les
personnages sont relativement bien développés même s’ils semblent en connaître
un peu « trop ». Les détails sur les procédures et façons de faire au
Musée sont très bien utilisés et sont très intéressants. La fin semble un peu
précipitée et j’aurais aimé un peu plus de détails sur le « monstre ».
Mais c’est une faiblesse de nombreux romans de ce genre. La construction du
roman est cependant très réussie. On demeure captif tout au long de la lecture.
J’ai cependant quelques réserves sur la traduction et j’aimerais relire le
roman en anglais.
Le roman fut adapté pour le cinéma en 1997. De
nombreux éléments et détails furent modifiés pour la version cinématographique,
ainsi que les personnages principaux. Le film est très différent du livre et
les changements rendent le développement de l’histoire relativement boiteux. Si
vous n’avez que vu le film, je vous recommande fortement de lire le roman de
Child et Preston pour vraiment avoir une bonne idée de l’histoire. C'est une lecture très agréable et rapide...
« La
nuit tomba tôt sur le Musée d’histoire naturelle ; vers cinq heures, le
timide soleil de printemps s’en allait déjà. Les visiteurs l’imitèrent. Les
touristes, les groupes scolaires, les parents débordés doublèrent les lions de
bronze et descendirent l’escalier de marbre qui menait à la sortie. »
p. 85
« Malgré sa surface utilisable de trois cent
mille mètres carrés, il n’y avait pas un pouce de terrain qui ne soit mobilisé
pour le stockage : même les cages d’escaliers, les couloirs, les bureaux
des stagiaires étaient investis. Sur cinquante millions d’objets et de
spécimens, seuls cinq pour cent étaient présentés dans les vitrines. Le reste
était voué à la recherche scientifique. » p. 64
À la fin de l’été 2006, j’ai
réalisé un voyage en France qui m’a conduit en Bretagne. J’ai eu l’occasion de
voir plusieurs alignements, menhirs, dolmens, etc. Tous très intéressants et
impressionnants.
Un menhir m’a
particulièrement intéressé, par sa grandeur, son énergie et pour les légendes
qui s’y rattachent. Ce serait un des plus hauts menhirs de France. Il aurait
fait partie d’un alignement cromlech –alignement de menhirs généralement de
forme circulaire-, et en serait la pierre principale.
Description :
Nom :
Menhir de Champ Dolent Situation :
Bretagne en France – Région de Dol de Bretagne. Mesures :
9,50 m de hauteur, 1,80 m de largeur (en moyenne) et 1 m d’épaisseur (en moyenne) – Granit rose
D’autres données peuvent être
facilement trouvées sur les liens en référence. Notamment, les données sur son
orientation, et les données et datations radiesthésiques.
Légendes:
Plusieurs légendes se rapportent au Champ Dolent et à
son menhir.
Le nom « Champ Dolent », utilisé pour nommer
plus d’un endroit, nous rappelle qu’à cet endroit a eu lieu des combats et
qu’après l’affrontement, les corps des victimes y furent enterrés. On retrouve
souvent des débris d’armes à ces endroits qui viennent confirmer cette
théorie.
Une première légende, nous dit d’ailleurs que le menhir du Champ Dolent serait
tombé du ciel ou encore que le ciel horrifié, fit pousser celui-ci afin de
séparer les armées de deux frères se livrant un combat sanglant sur ce terrain.
Le combat fut si terrible qu’il a donné le nom de « champ de douleur »
à ce lieu témoin de ce massacre sanglant. On dit d’ailleurs, que le sang fut
versé avec tant d’effusion lors de ce combat que le moulin du vallon tournait
sans arrêt. Et le menhir reste sur place pour nous rappeler ce combat sanglant.
La légende se termine en disant que chaque siècle, le menhir s’enfonce dans la
terre de quelques millimètres. Lorsque le menhir aura été complètement enseveli
dans le sol, ce sera la fin du monde.
Une autre version de la légende spécifie que chaque fois qu’une personne meurt,
le menhir s’enfonce dans le sol.
Une autre légende inclut le Mont Dol.
Celle-ci raconte que un jour, Satan aperçut Saint-Samson en train de construire
une cathédrale sur le Mont « Dol » qui surplombait les marais
environnant. L’élévation d’un édifice religieux sur un site antique indigna
l’ange déchu il prit un rocher du Dol et le lança vers la Cathédrale afin de la
détruire. Le rocher accrocha la partie supérieure de la tour nord (encore
aujourd’hui, cette tour est manquante) et alla se planter dans un champ :
le champ Dolent.
Commentaires personnels :
Bien que terrain entourant ce
menhir soit aujourd’hui aménagé pour recevoir les touristes – pelouse, haies,
quelques tables de pic-nic – il demeure absolument impressionnant par sa
taille. On ne peut s’empêcher d’être ému en le voyant. Combien de questions
nous viennent à l’esprit car il n’y a toujours pas de réponses complètes à ces
pierres.
Le menhir s’enfoncerait
véritablement dans la terre à cause de son poids et il y aurait 5 mètres de la pierre sous le
sol. Le monde disparaîtra-t-il lorsque la terre l’aura complètement avalé ?
Il est intéressant de noter
que dans la vague de christianisation des rites païens, le menhir du Champ
Dolent porta pendant un certain temps une grande croix sur le dessus. Elle fut heureusement
enlevée afin de restituer les origines de ce témoignage de croyances antiques.
Je ne suis pas facilement
impressionnable… ;) mais je dois avouer que « rencontrer » ce
géant m’a troublée…Il existe par ailleurs, un
livre d’Hervé Baslé, nommé. « Le Champ Dolent » duquel on a tiré une
mini-série sur un poste de télévision de France. Cette histoire parle surtout
de la vie des cultivateurs au cours du siècle dernier. Roman et série dans la
pure tradition des romans de la terre.
Dictionary of Angels: Including the Fallen Angels / by
Gustav Davidson. –New York : Free
Press;Toronto :
Maxwell Macmillian, c 1994. – 386 p. : ill.; 24 cm. -- ISBN-10: 002907052X
Traduction française : Le dictionnaire des anges
/ Gustav Davidson ; traduit de
l'anglais par Carole Hennebault. (Les Editions "Le Jardin des
Livres")
Résumé :
L’auteur a passé
plus de 15 ans en recherches pour la rédaction de ce dictionnaire. Il a exécuté
ses recherches dans de nombreuses bibliothèques à travers le monde, il éplucha
nombres de livres, manuscrits, textes sacrés, grimoires, ne négligeant aucune
source.
L’œuvre de
référence recense plus de 4 000 entités angéliques : Anges, Archanges,
Dominations, Vertus, Puissances, Chérubins, Séraphins, etc. faisant partie de
la littérature biblique, gnostique, cabalistique, talmudique et beaucoup
d’autres textes. Chaque entrée comporte une ou plusieurs descriptions de
l’entité ainsi que les sources et références d’où proviennent les informations.
On peut voir un véritable effort pour recenser toutes les traditions et
cultures. Plusieurs illustrations viennent compléter le livre.
Une introduction et divers textes, incantations, tables, etc. complètent
le dictionnaire de Gustav Davidson.
L’auteur :
Gustav Davidson
est né en 1895, un 25 décembre à Varsovie en Pologne. Il immigra aux Etats-Unis
avec sa famille en 1897, plus précisément à New York.
Il publia dès
1915 une pièce de théâtre en collaboration avec Joseph Koven intitulé : Melmoth, the Wanderer, a Play in Five
Acts. Il fonda quelques années plus tard, le Madrigal Magazine, dont il fut également l’éditeur.
Il poursuivit des
études universitaires à l’Université de Colombia à New York. En 1922, il fonda
un autre magazine : Rhythmus Magazine.
Il fut également éditeur et critique pour le Daily Mirror de New York entre 1929 et 1931. Durant les
années qui suivirent il publia plusieurs ouvrages dont des critiques, de la
poésie, etc. Il publia entre autres : « Thirst
of the Antelope » en 1945, « Moment
of Visitation » en 1950 et « Ambushed
by Angels » en 1965.
En plus de ces activités littéraires, il fut
également le « leader » d’une expédition dans les mers du sud, il travailla à
la Librairie du Congrès comme bibliographe et conservateur, il fut le
secrétaire exécutif de la société : « Poetry Society of America ». En 1940, il
fonda la maison d’édition « Fine Editions Press ». Il épousa Mollie
Strauss en 1942. En 1967, il publia A Dictionay
of Angels, Including the Fallen Angels à New York. Il décéda en 1971 à New York.
Commentaires personnels:
Le mois d'octobre étant le mois des anges gardiens (enfin, c'est ce qu'on me dit), voici un ouvrage qui répertorie la grande majorité des anges gardiens et des anges rebelles...
Peu de mauvaises
critiques pour cet ouvrage. Et je suis également de l’avis de la majorité des
gens qui ont le livre: ce dictionnaire est un excellent ouvrage de
référence. L’auteur a fait une recherche extensive et on serait tenté de dire
presque complète. De plus, il nous livre presque toujours les sources, les
références, les textes d’où il a tiré ses informations.
L’introduction
est très intéressante et nous livre la démarche de l’auteur. Elle offre
également plusieurs réflexions ainsi que différents liens entre les entités.
De plus, le
contenu de l’Appendice propose différentes listes, tables de correspondance,
amulettes, etc., et même quelques prières, exorcismes et conjurations. L’auteur
ne prétend pas connaître l’authenticité des textes, il ne fait que nous livrer
le fruit de sa recherche.
L’auteur ne fait
aucune discrimination et nous offre des descriptions de toutes les entités
qu’il a pu répertorier. Il va cependant parfois émettre ses doutes quant à la
validité de la source. Il notera également lorsqu’il y a des conflits ou
des contradictions dans les références. L’approche demeure très objective.
Les critiques
négatives concernant l’ouvrage proviennent en majorité des gens en désaccord
avec l’approche généraliste et non pas religieux du livre. On dit, entre
autres, que l’auteur ne donne pas une bonne idée de la nature sacrée des anges.
Ce n’est évidemment pas le but de l’ouvrage.
On retrouve
quelques critiques sur l’intégration de conjurations, exorcismes, etc… Les
critiques sont de toutes évidences basées sur les croyances religieuses des
gens – qui mentionnent surtout que le livre s’éloigne de « dieu ». Il
faut noter que les textes de l’Appendice que l’auteur a ajouté à son ouvrage
complètent en majorité le dictionnaire et ont un caractère plus informatif et
culturel que réellement « magique ». Cependant, je dirais que ces textes
peuvent être utilisés et à ce titre, ils peuvent être dangereux pour ceux qui
ne possèdent pas les connaissances et l’expérience en travaux magiques. Étant
un dictionnaire général à portée de tous, ce peut être un point négatif à
l’ouvrage.
D’autres
critiques concernent les références utilisées pour sa recherche. Certains sont
surpris de voir des références littéraires et non pas juste des textes sacrés
dans la liste des ouvrages consultés. On souligne que les références
littéraires ne sont pas « réelles » et historiques. Encore une fois, ce n’est
pas le but de l’ouvrage qui est de répertorier toutes les entités angéliques –
peu importe la source ou la provenance.
De plus, d’un
point de vue personnel, je ne crois pas que l’on peut véritablement attesté de
l’authenticité des textes sacrés et des entités répertoriées dans ceux-ci.
En conclusion, je crois que c’est un excellent livre de référence à
posséder pour connaître les entités angéliques de tout type !
Enchantment of the
Faerie Realm: Communicate with Nature Spirits & Elementals /
Ted Andrews. – St.Paul, Minnesota : :
Llewellyn Publications, 1994. – 216 p. : ill, 23 cm. – ISBN 0-87542-002-8.
Quatrième de couverture :
When out in the woods, have
you ever felt as if someone were watching you? Have you ever lost something,
only to find it later in an odd place? Do you ever dream of strange beasts or
dragons? If so, you may have had an actual faerie encounter. Now, you can learn
to commune with a whole world of unseen beings, including elves, devas and
nature spirits. With just a little patience and instruction, you can begin to
recognize their presence. You will learn the best times and places for faerie
approach, and you will develop a new respect and perception of the natural
world.
Table des
matières:
Introduction : A Faerie Tale
Chapter 1 : Faeries, Elves, Legends and Myths
Chapter 2 : The Basics of the Faerie World
Chapter 3 : The Elemental Kingdom
Chapter 4 : Nature Spirits of the Earth
Chapter 5 : Water Spirites, Spirits and Nymphs
Chapter 6 : The Breath of the Air Spirits
Chapter 7 : The Warmth of the Fire Spirits
Chapter 8 : Finding the Flower Faeries
Chapter 9 : The Touch of the Tree Spirits
Chapter 10 : Fantastic Creatures of the Faerie Realm
Chapter 11 : The Blessings of the Faerie Godmothers
Chapter 12 : Living the Magical Life
Appendix A : Music for the Faeries and Elves
Appendix B : Astral Doorways to the Faerie Realm
Bibliography
Commentaires personnels:
Ce livre nous offre tout d’abord une perspective littéraire pour glisser peu à
peu dans un côté plus spirituel. On propose des expériences ainsi que
des anecdotes de l’auteur dans son cheminement dans la connaissance de ces
êtres astraux. On nous offre également des exercices pour acquérir la
possibilité de communiquer avec ces entités astrales et pour les reconnaître. Le
livre propose finalement une définition de chacune des grandes familles
faeriques.
Le livre malgré quelques lacunes nous offre tout de même plusieurs informations du
monde astral des faes. Comment l'auteur a réuni ces informations peut sembler "insensé" pour certains mais cela demeure intéressant et divertissant à lire. Les entrées du journal personnel de l’auteur sont peut-être
trop subjectives, mais nous permettent quand même d’avoir une perspective
personnelle. Les exercices permettent un véritable travail d’introspection et
de méditation qui peut ouvrir un chemin vers un monde bien réel pour plusieurs.
Malgré la mauvaise réputation de la maison Llewellyn – vulgarisation des sujets
traités – ce livre peut être un bon point de départ vers la connaissance de ces
êtres légendaires.
On peut prendre ce livre comme un guide méditatif ou encore tout simplement comme un intéressant
ouvrage, mi-dictionnaire, mi-réflexions personnelles de l’auteur. Ou on peut tout simplement se laisser guider dans ce monde féerique, comme lorsque nous étions enfants et que l'on croyait peut-être aux fées... qui nous dit qu'elles n'existent pas encore dans un coin de notre imagination ;)
Citations:
"The world still holds an ancient enchantment. It hints of journeys into unseen and unmapped domains. There was a time when the distances between our world ans those we consider "imaginary" were no further than a bend in the road. Each cavern and hollow tree was a doorway to another world. Human recognize life in all things. The streams sang and the winds whispered ancient words into the ears of whoever would listen. " p. 3
"Those enchanted worlds still exist because the child within us never dies. The doorways may be more obsure, but we can still seek them out". p. 205
Pendant que je
fouillais un peu à droite et à gauche pour étoffer mon texte sur la Saint Jean
en Catalogne, je suis bien sûr tombé sur des articles de bilan et compte rendu…
Car chaque année, ces pétards que je fuis et que je ne comprends pas du tout
ont évidemment d’autres conséquences que le bruit.
Cette année, on
dénombre au total 269 personnes qui ont dû se rendre dans les centres
hospitaliers pour accidents ou brûlures. Ce que les autorités considèrent,
comme pour 2007, comme une année assez tranquille !!! 269 personnes se sont
rendus à l’hôpital… sûrement beaucoup d’autres se sont soignées elles-mêmes… de
ces 269 personnes, on compte 41 personnes avec des blessures graves avec
traumatisme ou amputation et environ 65 personnes avec des lésions oculaires.
La majorité des blessés sont des mineurs. Et on considère cela comme une année
somme toute tranquille !
Les pompiers
disent n’avoir eu qu’à éteindre que quelques feux de poubelles, petits boisés
urbains, peu de feux forestiers, agricoles ou de maisons. Mais ils ont tout de
même effectué plus de 900 sorties dans toute la Catalogne de 20h00, le 23 juin
à 8h00 le 24 juin. L’incident le plus grave étant l’incendie d’une fabrique de
meuble qui fut complètement détruite.
Et donc ces
feux de joie qu’on allume encore un peu partout et ces milliers de pétards ont
des conséquences beaucoup plus graves qu’un peu de bruit. Je le savais bien,
mais chaque année, je lis le décompte dans les articles de presse et je ne
comprends toujours pas…
- Comment peut-on
donner un sac de pétards et un briquet à son enfant et lui dire, « allez va
t’amuser avec tes amis » ?
- Comment peut-on encore permettre la vente de pétards et de feux d’artifices
en grande quantité à n’importe qui ?
- Comment peut-on permettre que l’on puisse allumer des feux d’artifices sur
son balcon, dans la rue, que l’on puisse faire sauter des pétards n’importe où
(je ne parle pas de petits pétards, mais de pétards très gros) ? -- Je
souligne tout de même qu’officiellement, les feux de joie non officiels sont
interdits depuis plusieurs années… mais bon, on en voir encore beaucoup --
Et après, on
pleure à l’hôpital parce qu’on a le visage, les mains ou la moitié du corps
brûlé… parce que notre petit gars doit se faire amputer deux doigts ou que notre
petite fille a perdu un œil !!! On s’étonne que les feux d’artifice qu’on a
allumé sur notre terrasse aient brûlé une bonne partie du salon, ou que le
gigantesque pétard qu’on a tiré de la rue ait allumé un feu dans le commerce
d’en face, ou que le feu de joie qu’on a monté dans le parc se propage dans les
arbres environnants !!!
Même des feux
d’artifices contrôlés et organisés peuvent causer des dommages et des
blessures, alors on peut imaginer comment ces festivités désorganisées peuvent
être incontrôlables !
Mais bon… je promets, je place un texte bientôt,
sur les beaux côtés de cette fête si populaire !!!
En effet, chaque année on s’enfuit avant cette date fatidique… Cette année,
nous partirons même le 21 juin. C’est que comme le 24 juin tombe un mardi, les
gens feront sûrement « le pont » le lundi et seront donc en congé… il
est donc à prévoir que les festivités commenceront dès ce vendredi. D’ailleurs,
on commence déjà à entendre les premiers signes des festivités… pouf, pow,
pang… et je ne peux supporter ces bruits assourdissants et inutiles. En fait,
je ne comprends pas du tout.
La première année, j’avais fêté avec mes cousins. Je ne travaillais pas
et j’avais tout mon temps. Et je dois avouer que cette première expérience fut
agréable. Nouveau, différent, festif, enivrant, typique… je vivais en Espagne
et viva la fiesta !!!!
Bon, je vis en Espagne depuis un temps maintenant et la fiesta commence à
me taper royalement sur les nerfs. Encore, si cela ne durait que la veille de
la Saint-Jean, ou à la limite, le 23 et 24 juin, mais non… cela a déjà commencé
et cela durera jusqu’au 24-25 juin… sans arrêt, bang, pow, pouf,…
C’est que c’est une fête importante ici, spécialement en Catalogne. On fête
le solstice, la San Juan, la Sant Joan, et on fête avec vigueur ! En
Catalogne c’est même devenue depuis les années ’70, la fête nationale. Et on le
souligne vigoureusement.
Car voyez-vous, c’est important la fête en Espagne et on ne manque pas
une occasion de s’amuser. Je n’ai rien contre le fait de s’amuser, mais est-ce
que c’est vraiment nécessaire de fêter avec des maudits pétards… pouf, pow, bang,
wiiiiiii pow, wiiiiiii pow.
Car même si la fête comporte beaucoup d’autres éléments et traditions, on
ne peut passer à côté des maudits pétards… Est-ce que je l’ai dit ? "les
maudits pétards". Passe encore si ce n’était que des enfants qui s’amusaient
avec des petits pétards ! Dangereux tout de même, et on voit même des enfants de 5-6 ans, briquet et sac de pétards à la main... Mais on voit aussi des adolescents, des jeunes dans
la vingtaine, des moins jeunes de 30-40-50 ans et encore !
Et donc, une dizaine de jours avant le 24 juin, des magasins
habituellement fermés pendant le reste de l’année, ouvrent leurs portes pour
vendre pétards de toutes les grandeurs et des feux d’artifices. Les feux d’artifices
seront utilisés le 23 juin, mais les pétards commencent à être utilisés immédiatement.
Et ça fait quoi un pétard ? Rien… ça fait du bruit et parfois une lumière
blanche… et pow, pif paf pouf, bang, pow… parfois si fort que les vitres
tremblent. Et les chiens aboient… certains doivent être menés chez le vétérinaire
tellement ils ont peur.
Car si pendant les jours avant le 23 juin, ce sont des pétards isolés, la
nuit du 23, ce sont des pétards ininterrompus… et je n’exagère pas… pas une
minute de silence… à partir d’environ 17h00 (parfois avant) jusqu'à 6h00 le
lendemain… pas une minute de silence. C’est fort, interminable et inutile… pas de couleurs, juste du bruit et parfois une lumière blanche... c'est hallucinant, étoudissant... et ça me rend folle !
Et donc, nous, on part… on quitte la ville… Je reviens le 24 juin… tiens
pour montrer que je suis tout de même festive, j’écrirai un texte sur le
pourquoi et comment… de cette fête si bruyante !