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1 octobre 2008

Quelques textes "magiques"

HALLOWEEN08Comme l'année dernière, ce mois que j'aime temps, ce si automnal mois d'octobre - même si l'automne n'est pas aussi automnale que j'aimerais dans ce Barcelone encore trop chaud - sera parsemé de textes liés à l'Halloween.

C'est que j'aime cette période et cette fête. Je l'ai déjà dit à quelque reprise ici et ici... Allie en avait aussi parlé... On aime ou on aime pas... Moi, je ne saurais vivre sans l'Halloween !

Et cette année encore, les prochains articles parleront de légendes, de romans et de films fantastiques ou d'horreur, de livres traitant de la thématique ou reliés au monde étrange, ainsi que quelques réflexions ou souvenirs...

Over at the Frankinstein Place

In the velvet darkness of the blackest night
Burning bright, there's a guiding star
No matter what or who you are.

There's a light over at the Frankenstein Place 

 There's a light burning in the fireplace
There's a light, light in the darkness of everybody's life.

I can see the flag fly, I can see the rain
Just the same, there has got to be
Something better here for you and me.

There's a light over at the Frankenstein Place 

There's a light burning in the fireplace
There's a light, light in the darkness of everybody's life.

The darkness must go down the river of nights dreaming
Flow morphia slow, let the sun and light come streaming
Into my life, into my life.

There's a light over at the Frankenstein Place

There's a light burning in the fireplace
There's a light, light in the darkness of everybody's life.

Rocky Horror Picture Show

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9 juillet 2008

Ma vie télévisuelle : ces lointains voisins

Depuis quelques temps, certains textes portant sur les voisins m’ont fait réfléchir. Que ce soit les réflexions de Célia sur son article « La fête des voisins » ou les nombreux articles de Noisette sociale sur ses voisins…

Qui sont mes voisins ? Je n'en sais trop rien. Je vis dans un édifice de plusieurs logements. Nous sommes trois appartements par étage, et 9 étages et demi (oui bon, difficile d'expliquer cette demie, mais elle existe). Je demeure à l'étage nommé Atico et à la 2e porte. J'ai rencontré la dame qui reste à la 3e porte et récemment, j'ai appris que la vieille dame qui demeurait à la porte no 1 de mon étage est décédée. Je l'avais croisée quelques fois et je savais qu'elle s'appelait "Montero" car son nom est en grosses lettres noires sur sa porte. Aujourd'hui, il y a un jeune couple qui vit dans cet appartement... des Montero également. Mais je ne leur ai jamais parlés.

4aPourtant, ce ne sont pas les occasions qui manquent. Chaque fois, que je croise quelqu'un dans l'ascenseur ou dans l'entrée, on me dit "Hola, buenos días", parfois des "Buenos días, ¿que tal?" parfois des "hasta luego"... On m'a même dit, dans l'ascenseur, que personne ne nous connaissait dans l'édifice... C'est que les voisins en Espagne, c'est important. "Los vecinos". On se parle, on placotte, on potine... on surveille les voisins et on analyse ce qui se passe chez l'autre. On met son nez partout... on s'entraide ou on se tape sur les nerfs, mais on est dans la vie du voisin.

C'est tellement important que même dans les petits villages perdus au milieu de nulle part, on construit des édifices plutôt que des maisons. Et si on construit des maisons, elles seront probablement en rangée... collées une sur l'autre. C'est que les voisins, c'est important...

Moi, les voisins... moins je les vois, moins je les connais, mieux je me porte ! Mes voisins à Montréal... je ne les connaissais pas... évidemment, je les avais croisés à un moment ou à un autre... mais tout ce que je voulais, c'est qu'ils soient le plus tranquille possible... et que j'aie le moins de contacts possibles avec eux. Bien sûr, ça peut être utile un voisin... et il m'est arrivé de donner un coup de main. Mais je répète... le moins possible !!!

Je crois que cette phobie des voisins (y a-t-il un nom à cette phobie ? je suppose que oui, mais je ne trouve pas ! ) vient de mon enfance. Quand j'habitais dans le quartier Saint-Michel de Montréal, les voisins étaient omniprésents. Nous ne pouvions pas faire un pas sans que toute la rue en parle. Cela stressait ma mère comme c'était pas possible... toujours entendre les chuchottements des autres... Je suppose que cela m'a marqué. Toujours faire attention à nos gestes, nos paroles, faire attention de ne pas rentrer trop tard, faire attention à ce qu'on portait... attention aux chicanes, attention aux rires... toujours faire attention!!!

Donc, moi, je fais mes affaires et les voisins les leurs. Mais ici, c'est pratiquement impossible... Les voisins sont tellement importants qu'une émission fut créée... une des seules émissions espagnoles que j'ai écouté religieusement. Chaque semaine, à 21h45, ou 21h55 ou 22h10 ou même 21h30 (pas trop fort sur les horaires, ici), j'écoutais les mésaventures des habitants d'un édifice de la rue Desengaño, Número 21 à Madrid. Petit édifice de trois étages, deux logements par étage, plus un grenier, une conciergerie et un club vidéo.

Une panoplie de voisins, tous les plus bizarres les uns que les autres... se rendant la vie complètement insupportable. Une exagération - à peine exagérée - de la vie dans les édifices à logements en Espagne... les "comunidades", comme ils disent ici. Avec le concierge (el portero) et le président de la communauté... les réunions de propriétaires sans sens... les potinages... la vie de voisins, quoi !

C'est drôle, complètement délirant... et pas si loin de la réalité ! Ce qui fait que je me tiens aussi loin que je peux de mes voisins ! Et je dirais comme les célèbres mots du "portero" Emilio : "¡Un poquito de por favor!" Et d'ajouter telle Paloma... "y punto en boca"

Titre original : Aquí no hay quien viva4

Créateur : Iñaki Ariztimuño ; Alberto Caballero
Producteur :
Miramon Mendi
Producteur exécutif : José Luis Moreno
Réalisateur : Alberto Caballero
Scénario : Alberto Caballero ; Laura Caballero ; Daniel Deorador ; David Fernández ; David Abajo

Genre: Comédie
Langue: Espagnol
Couleur: Couleur
Pays d'origine: Espagne
Durée: 60 min. (approximatif)

Nombre de saisons : 5 saisons – 90 épisodes (7 septembre 2003- 6 juillet 2006)
Années de diffusion : 2003-2006

Distribution :
José Luis Gil
: Juan Cuesta
Isabel Ordaz : Isabel Ruiz 'La Hierbas'

Luis Merlo : Mauri Hidalgo
Fernando Tejero : Emilio Delgado
Malena Alterio : Belén López Vázquez
Mariví Bilbao : Marisa Benito
Emma Penella : Concha
Gemma Cuervo ; Vicenta Benito
Eduardo Gómez : Mariano Delgado
Eduardo García : José Miguel Cuesta Hurtado
Sofía Nieto : Natalia Cuesta Hurtado
María Adánez ; Lucía Álvarez "La Pija"
Daniel Guzmán : Roberto Alonso
Elio González : Pablo Guerra Ruiz
Guillermo Ortega : Paco
Laura Pamplona : Alicia Sanz
Eva Isanta : Bea Villarejo
Santiago Ramos : Andrés Guerra
Adrià Collado : Fernando Navarro
Diego Martín : Carlos
Juan Díaz : Alex Guerra Ruiz
Loles León : Paloma Hurtado
Vanessa Romero : Ana
Llum Barrera : Carmen Villanueva

 
Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens
:

L’émission gagna de nombreux prix en Espagne et eut un vif succès auprès du public. Elle fut adaptée dans différents pays: au Chili, en France (sous le titre : Faites comme chez vous), au Portugal, en Argentine, en Italie et au Mexique.

Générique du début

Aquí, aquí, aquí no hay quien viva
Aquí no, aquí no.
Hu! 
Todos los días son así,
no podía imaginarme cuando vine aquí,
tan solo buscaba algo de paz,
me despierto cada día en medio de un huracán.

Aquí, aquí, aquí no hay quien viva
Aquí no, aquí no. (x2)

La casa sobre mi se derrumba,
al portero no lo puedo encontrar,
los vecinos me vigilan y escuchan,
no aguanto... en este lugar.Mete en una coctelera,
un trueno, un terremoto, y un volcán.
Y tendrás esta escalera.
Aquí, aquí, aquí no hay quien viva
Aquí no, aquí no.(x4)”
23 septembre 2008

Un petit oubli...

Et oui... il semblerait que j'ai... hum hum... oublié de dire que je n'étais pas là !!!! Mais je reviens aujourd'hui ! Le 3 septembre, je suis partie en voyage ! Et je reviens aujourd'hui. Dans quelques heures, je devrais être chez moi.
Oups
J'ai triché un peu ! Et j'ai préparé quelques textes en avance... ah les joies des blogs et de la modification de dates ! J'avais fait quelques recherches sur le Mont Saint-Michel et je me suis dit que je pourrais mettre ces textes pendant mon absence...

Et donc, j'étais en vacances ! De belles vacances ? J'espère bien ! Je pourrai confirmer dans quelques heures. Ou jours... je suppose que j'aurai besoin de vacances pour me reposer de mes vacances !

Et où se sont passées ces vacances ? Dans un pays dont rêvait mon copain depuis des années... le Japon !
Donc, je suis présentement sur le chemin du retour. Et je vous dirai bientôt comment se sont passés ces dernières semaines !

8 septembre 2008

Le Mont Saint-Michel: III. Les légendes - Partie 2

La création du Mont Saint-Michel

Michel2La principale légende concerne la création même du Mont Saint-Michel et de son église.

La légende raconte d’abord la lutte entre l’archange Michael (Saint Michel) et le démon qui a l’apparence d’un dragon. Cette lutte qui oppose la lumière à la noirceur se déroule en Bretagne dura fort longtemps et l’issu fut incertaine. Certaines versions disent que le combat eut lieu sur le Mont Dol, mais d’autres versions précisent que lors de la lutte, l’archange laissa tomber trop rochers qui créèrent le Mont-Dol, Tombelaine et le Mont Tombe. Finalement le combat se termina alors que Saint-Michel terrassa le dragon – Satan – sur le Mont Tombe.

Quelques références signalent que l’archevêque d’Avranches, Aubert, aurait été témoin de ce combat. Aubert sera l’instigateur du culte michaélique dans la région. En effet, suite à ce combat, Aubert eut un songe initiatique dans lequel il vit une apparition de l’archange. Dans cette vision, l’archange Saint-Michel ordonne à l’évêque de construire un oratoire qui lui serait dédié à l’endroit où il vainquit le dragon. Mais Aubert a des doutes et décide de ne rien construire. L’archange devra se manifester deux autres fois et les signes devront se multiplier avant que l’évêque soit convaincu de construire un lieu de prière consacré à Saint-Michel. D’ailleurs lors du troisième songe, l’archange mécontent des réticences et doutes d’Aubert, appuya son doigt sur la tête y laissant un trou. L’évêque conservera ce trou et on peut supposément voir le crâne troué d’Aubert à la basilique d’Avranches.

Certains auteurs, dont Jean Markale, interprète ce trou dans le crâne comme un symbole de l’éveil du chakra de la tête associé à la sagesse, la connaissance. Je n’approfondirai pas ce sujet, mais cette analyse est très intéressante.  

Aubert décide donc d’obéir à l’archange et de construire un sanctuaire sur le Mont-Tombe. Il obéit donc à un ordre. Certaines sources disent que jamais dans les textes, on mentionne le Mont-Tombe comme étant une île et donc que la terre était recouverte d’une forêt. L’inondation des terres suivra la création du Mont. Mais d’autres sources disent que le mont était déjà cerné par les eaux et que Dieu permit à Saint-Michel d’apparaître dans les rêves de l’évêque pour qu’il puisse construire un sanctuaire sur le Mont pour entre autres « consoler les ermites du malheur » qu’avait causé l’inondation de la forêt.

Certaines versions précisent que le lieu exact où devait être construit le sanctuaire est également révélé par un signe. L’archange avait en effet dit à Aubert que le lieu serait indiqué par la présence d’un taureau volé et que la grandeur du sanctuaire devait être équivalente à l’endroit foulé par le taureau. Aubert se rend donc au Mont Tombe et il trouve dans une grotte un taureau qui avait été volé peu de temps auparavant.

Mais d’autres versions disent que l’endroit où devait être élevé le sanctuaire fut révélé par une rosée venue du ciel. Le seul endroit sec indiquait l’emplacement du futur lieu de prières.

On rapporte également qu’il y trouva une pierre avec l’empreinte d’un doigt d’homme, mais selon d’autres versions, c’est plutôt un fragment de roche d’un autel ayant l’empreinte du pied de l’archange et qui fut ramené d’Italie du Mont Gargano (les deux monts ont d’ailleurs plusieurs histoires et légendes en commun), par deux religieux envoyé par Aubert, avec d’autres reliques. Ce voyage en plus de rapprocher les deux monts devait également servir à authentifier la vision d’Aubert. Le culte michaelique avait été initié au Mont Gargano, et l’abbé et l’évêque de Siponte ont donc authentifier la mission de l’évêque d’Avranches et offerts leur protection au sanctuaire. Le sanctuaire du Mont-Tombe sera construit d’après le sanctuaire du Mont Gargano. Ce dernier avait été construit selon les instructions de l’archange et donc le sanctuaire du Mont Tombe est donc également construit par l’archange.

Pendant la construction de l’oratoire, d’autres événements miraculeux eurent lieu. On note entre autre que lors des travaux de construction, deux roches mégalithiques furent découvertes. Il était impossible de les enlever ou détruire. Finalement, on dit que c’est un homme du village non loin qui ayant eut lui aussi une vision,  alla avec ses douze fils enlever ses roches cultuelles. D’autres versions disent qu’Aubert y amène un nouveau-né et lorsque le pied de l’enfant touche à la roche et y laisse son empreinte. La roche s’ouvre alors et permet de créer la première chapelle et crypte. On dit que cette roche avec le pied de l’enfant est présentement situé à la porte de la chapelle Saint-Aubert au pied du Mont.

Le sanctuaire fut dédicacé en 708, le 16 octobre.

Les récits entourant la création du Mont Saint-Michel peuvent être trouvés dans un manuscrit datant de 850 : la Revelatio ecclesiae sancti Michaelis. Ce texte qui semble avoir été largement remanié raconte les événements miraculeux entourant la création du Mont en y mélangeant faits réels et éléments issus de la tradition orale et de l’imaginaire. Les événements sont également très similaires à ceux entourant le Mont Gargano en Italie. On retrouve les mêmes éléments : songe, apparition, taureau, etc.

Voir aussi:

Sources :

La forêt de Scissy et le raz de marée de 709 IN L’imaginaire de la Baie.
--
http://www2.ac-rennes.fr/crdp/doc/fondsspe/fonds_regional/Maraisdol/imaginaire/foret.pdf

7 septembre 2008

Le Mont Saint-Michel: III. Les légendes - Partie 1

Plusieurs légendes entourent le Mont Saint-Michel, la région, l’abbaye,… On ne saurait toutes les énumérer. Et je ne saurais prétendre les rendre dans toutes leurs facettes et variantes… je ne proposerai que quelques lignes… Et je ne rappellerai que les principales légendes concernant le Mont. Les origines du culte de Saint-Michel, les légendes concernant Saint-Michel… une autre fois ;)

L’inondation de la forêt de Scissy

La fondation du premier oratoire sur le mont Saint-Michel est véritablement ancrée dans les mythes. On seM6 rappelle qu’on dit souvent qu’une forêt a recouvert longtemps la région, la mythique forêt de Scissy. Puis la région s’est peu à peu recouverte d’eau, la forêt laissant place à la mer et ses marées. Bien que ce processus fût probablement relativement long, on raconte volontiers que cela fut un signe des cieux et plusieurs légendes entourent cet évènement naturel. On dit que, en 709, l’eau recouvra la forêt instantanément à cause de la marée qui s’avança telle un raz-de-marée et on assimile cet événement à un acte divin, dans certaines références, comme ce fut le cas pour la destruction de la légendaire ville d’Is.

On ajoute que le menhir –ou les menhirs ou encore menhirs et enceinte sacrée - qui se serait trouvé au sommet du Mont aurait également été détruit en ces moments. Ce menhir qui était un symbole et un gardien des forces souterraines. Par sa destruction, on croyait que le Ciel libérait ces forces pour marquer le lieu qui avait été choisi par l’Archange Michael pour son sanctuaire. Mais on dit aussi que cette catastrophe est le reflet du non respect des forces souterraines et qu’elles furent libérées par les erreurs et la négligence des hommes. Le Mont a alors la mission de contrebalancer et de remettre l’ordre. La catastrophe avait également pour but de nettoyer le Mont et ses alentours des cultes païens considérés démoniaque. La création du Mont Saint-Michel et du culte dédié à l’archange suivit donc l’inondation des terres entourant le Mont.

On aurait trouvé la mention de ce/s menhir/s dans des écrits romains ainsi que dans d’autres textes plus récents. L’enceinte, dont on fait parfois mention, aurait protégé une tombe ainsi qu’une pierre. Ce lieu aurait été le théâtre de rituels très précis et importants et aurait fait partie d’un trajet très particulier avec plusieurs arrêts. On dit également que des religieux auraient détruit ces lieux de culte païens et qu’ils se seraient installés sur le Mont-Tombe dans la forêt de Scissy.

On parle aussi dans certaines références de fosses dans lesquelles on aurait retrouvé des ossements et des objets. Ces ossements seront quant à eux liés à des rituels impliquant le taureau et à des cultes de Mithra. Je ne m’attarderai pas sur cet aspect.

L’existence de la forêt et son inondation par un raz-de-marée est incontestable pour nombres de gens. Elle fait partie de nombreuses légendes et contes et est liée à l’imaginaire de la région. Elle est cependant contestée par d’autres sources. 

Le ravitaillement des premiers ermites

Les premiers ermites qui occupèrent le Mont-Tombe vivaient dans des conditions difficiles. On retrouve dans l’histoire du Mont, des traces de comment ces ermites étaient ravitaillés par les habitants de la région. Et on retrouve encore une fois dans les écrits, des contradictions.

On dit, que les villageois des environs leurs envoyaient régulièrement des vivres, du bois de chauffage, etc. Lorsque les ermites avaient besoin de ravitaillement, ils allumaient des feux pou avertir les villageois. Mais pour éviter de les déranger dans leur isolement, on envoyait un âne dans la forêt chargé du ravitaillement. Cet âne était guidé miraculeusement par le Ciel. Cependant, un jour, l’âne fut attaqué par un loup qui le mangea. Mais le loup fut puni par Dieu et il fut obligé de remplacer l’âne dans sa tâche. Ce fut donc lui qui se chargea d’apporter le ravitaillement aux ermites.

Mais d’autres textes laissent sous-entendre que le fait que les ermites allumaient des feux pour signaler aux villageois « sur la terre ferme » qu’ils avaient besoin de quelque chose, indique que le mont était entouré d’eau. Alors que d’autres soulignent que l’âne traversait la forêt pour aller porter les vivres.

Voir aussi:

Sources :

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5 septembre 2008

Le Mont Saint-Michel : II. Histoire - Partie 2

Et donc le grand mont devient le Mont-Tombe et le plus petit Tombelaine.

Il y eut très tôt des lieux de culte sur le Mont-Tombe. Alors que le Mont-Tombe est rattaché au diocèse d'Avranches au IVe siècle, on peut voir un premier oratoire sur le Mont. Cet oratoire sera dédié au martyr chrétien Saint-Étienne. Un deuxième oratoire sera construit plus bas sur le Mont et sera dédié au martyr gaulois Saint Symphorien. Quelques ermites veilleront sur ces lieux. Il est cependant presque certain que ces ermites et les oratoires du Mont oscillaient entre le culte païen et le culte chrétien. Petit à petit, cependant, les ermites du Mont-Tombe s'organisèrent en communauté résolument chrétienne avec une ébauche de monastère. Leur vie demeurait cependant assez loin des règles strictes des monastères.

MSM4Mais c'est en 708, que l'histoire du Mont-Tombe se transforme définitivement. En effet, un évêque d'Avranche nommé Aubert, entame la construction d'un édifice qui sera dédié à l'archange Saint-Michel. Il aurait reçut de l'archange lui-même, à travers de visions, l'ordre de construire cet oratoire.  Le premier oratoire, en forme de grotte, pouvait contenir plusieurs dizaines de personnes. On peut voir quelques vestiges de cet oratoire dans une des salles de l'abbaye.

Il est difficile de savoir si le Mont était alors entouré d'eau ou non. Certains situent l'inondation de la région en 709, après la consécration du Mont à Saint-Michel. D'autres disent que le Mont était déjà submergé lors de l'apparition de l'archange à Aubert. On pense même que les ermites qui vivaient déjà sur le rocher devaient faire des signaux pour demander qu'on les approvisionne.

On dit que c'est en 710 que le Mont-Tombe devient définitivement le "Mont-Saint-Michel-au-péril-de-la-Mer". D'autres disent que le Mont prit tout d'abord le nom de Saint-Michel-en-Tombe et que ce n'est qu'en 933 lors que Saint-Michel fut choisit par Charlemagne comme protecteur que le nom "Mont-Saint-Michel" est définitivement établi.

En 709, Aubert fait construire une petite église sur le Mont. Il réunit les ermites du Mont et les attache au sanctuaire de Saint-Michel. Ce sanctuaire fut d'ailleurs un des premiers en occident ayant le culte de l'Archange. Bien que le culte à cet ange avait beaucoup progressé, le choix de l'évêque Aubert a longtemps laissé perplexe et plusieurs explications ont été données. On note entre autres les liens avec les cultes païens qu'on voulait sûrement combattre... dieu solaire, culte à Mithra, cultes chthoniens... On note aussi qu'on dit qu'il y avait un menhir au sommer du Mont...

L'histoire de l'église construite par Aubert est également lié à un autre Mont en Italie, le Monte Gargano" également dédié à Saint-Michel qui en a aussi commandé sa construction. La construction du Mont Saint-Michel suit de très près l'histoire du Mont Gargano... Des liens vont d'ailleurs unir les deux Monts. Des reliques de Saint-Michel sont d'ailleurs envoyées en France. La construction et les premières années d'existence du sanctuaire seront marquées par les miracles et les légendes.

Le culte au Mont Saint-Michel commence. Les gens viennent plusieurs en pèlerinage dans ce lieu étrange qui est un tableau idéal au combat de Saint-Michel et le Dragon. Les légendes locales sont remplies de ce combat. À la mort d'Aubert, il y a une baisse de pèlerins qui viennent au Mont. Ce sont alors des chanoines qui accueillent les gens. Le culte reprendra au IXe siècle. D'autres chapelles seront construites, dont une chapelle pré-romane "Notre-Dame-de-Sous-Terre". Et en 966, une abbaye bénédictine est fondée à la demande du Duc de Normandie, Richard, 1er qui a des raisons autant politiques que religieuses. De nouveaux moines remplacèrent les religieux en place. On construisit une église et quelques bâtiments. Et les pèlerins reviennent en grands nombres au Mont-Saint-Michel.

L'histoire des bâtiments du Mont Saint-Michel est parsemée de nombreux incendies, dont un eut lieu en 992. Beaucoup d'autres suivirent. On reconstruisit toujours. Les églises premières se transformèrent au fil du temps. Une abbatiale romane fut construite au XIe siècle. Au XIIe siècle fut une période prospère pour le monastère. C'est à cette époque qu'on construira la "Merveille" de style gothique.

L'histoire du Mont est également marquée par les nombreuses guerres des siècles suivants. On fortifia les installations du Mont. Mais le Mont est marqué par plusieurs "blessures de guerre" et la Guerre de Cent ans, le détruisit presque entièrement.

L'abbaye aura ensuite de nombreuses périodes creuses pendant lesquelles peu de moines s'occupent des quelques pélerins qui viennent encore.

En 1790, les moines furent chassés de l'abbaye et ont vendit tous leurs biens. En 1792, l'abbaye est convertie en prison, pendant la Révolution. On y enferme d'abord des prêtres puis ensuite des prisonniers. L'abbaye se transforme en atelier où on fait travailler les prisonniers. On transforme les pièces pour accommoder le travail des prisonniers. On délaisse l'entretien en général et certains bâtiments vont même s'effondrer. Un autre incendie en 1834 détruit presque entièrement le Mont et peu de travaux sont entrepris pour sauver les bâtiments. On supprime en 1863, la prison et quelques moines vont temporairement revenir à l'abbaye. La vie reprend peu à peu au Mont et on ouvre à nouveau les restaurants et magasins qui avaient toujours fait partie du paysage du Mont accueuillant les pèlerins depuis des siècles.

Finalement, en 1874, l'abbaye est classée comme monument historique et on entreprend sa restauration. Les moines doivent quitter les lieux. L'apparence actuelle du Mont Saint-Michel prend forme à cette époque. Une nouvelle communauté de moines bénédictins se sont établis à nouveau sur le Mont. Ils y restèrent pendant 35 ans assurant la célébration du culte et recevant les pèlerins. en 1979, le site est ajouté sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Et depuis 2003, se sont les Fraternités monastiques de Jérusalem qui assurent maintenant le culte et l'accueil des pélerins. Il y a maintenant une communauté d'hommes et de femmes.

Aujourd'hui, le
Mont Saint-Michel comprend le monastère, l'église ainsi qu'une petite ville composée principalement d'hôtels et de commerces. Il fait partie de la Basse-Normandie, du département de la Manche et de l'arrondissement Avranches. Ses manuscrits ont d'ailleurs été récemment transférés à Avranches. Sa superficie est de 3.97 km2 et il y avait en 2006, 43 habitants appelés des Montois. Il reçoit chaque année de nombreux visiteurs. Des digues, des routes et des stationnements furent construits mais des travaux ont aujourd'hui débuté pour redonner au lieu son véritable aspect.

L'histoire du lieu est très longue et complexe... ceci n'est qu'un très très bref résumé... il faut lire son histoire entière pour bien comprendre le lieu... lire sur les origines, les premières communautés, les conflits et les guerres... l'histoire du Mont est intimement lié à l'histoire du pays et de la région... il faut aussi lire sur les conflits engendrés par les revendications de la Bretagne du Mont... à la limite de la Normandie et de la Bretagne, on se dispute encore le Mont. Il faut aussi lire sur l'architecture riche et les oeuvres d'art que contient l'abbaye...

Et finalement, il faut lire les légendes et les mythes qui entourent ce lieu... autres textes ;)

Voir aussi:

Sources :

 

4 septembre 2008

Le Mont Saint-Michel : II. Histoire - Partie 1

Un article sur Le Sang du Temps de Maxime Chattam m'a rappelé ce voyage au Mont Saint-Michel en 2006. À l'époque j'avais fait quelques recherches sur le Mont Saint Michel. Je replace ici les textes que j'avais élaborés.

Je n'aborderai pas ici, les légendes concernant les origines du Mont Saint-Michel, ce sera pour plus tard. J'essaierai de n'aborder que le côté historique de l'endroit même si l'histoire et la légende sont souvent étroitement liées lorsqu'on essaie de retracer les origines du Mont Saint-Michel. De plus, comme c'est souvent le cas, il y a beaucoup d'incertitudes, de suppositions... difficile de remonter le temps sans se perdre en hypothèses !

L'histoire du Mont Saint-Michel remonte très loin dans le temps, mais il semble que ce n'est qu'à partir duMSM3 Moyen-Âge que l'on commence à réellement avoir de l'information concrète.

La mer est ce qui modela pendant des millénaires le paysage du Mont. La mer recouvra probablement toute cette région. Au gré des changements climatiques, la région se transforma. Lorsque petit à petit, la mer dégagea la région et un codon littoral se forma au fond de la Baie qui empêchait la mer de revenir. Grâce à des arbres fossilisés retrouver sur les grèves, on dit qu'il y a sûrement eu une forêt à cet endroit. On garde dans les légendes, le nom de forêt de Scissy.

Mais selon des recherches faites par le Centre de Recherche Archéologique d'Aleth et le Centre de Documentation des historiens Locaux de Gévezé, cette forêt n'aurait jamais existée.

La mer envahit à nouveau l'endroit petit à petit. Et cette mythique forêt aurait disparu. Le Mont est à nouveau entouré d'eau. Et les fameuses marées commenceront, marquant indéniablement les légendes et l'histoire du Mont.

Le Mont Saint-Michel a eu d'autres noms au cours de son histoire et s'est problablement révélé un lieu de culte depuis fort longtemps. Certaines sources, dont l'historien breton Gilles Deric (XVIIIe siècle), disent que le Mont a été un lieu de culte pour les druides alors que le Mont était encore entouré de la supposée forêt de Scissy (parfois appelée forêt de Saint-Pair-sur-Mer).  Le Mont, comme plusieurs autres endroits non loin, s'appelait alors probablement "Mons vel Tumba Beneni" et il aurait pu être dédié au dieu solaire gaulois. En effet, le terme Beleni ou Belenos, serait l'adjectif gaulois désignant "brillant" et qui représente le dieu de Lumière et du Feu des celtes: Lug. Et nous avons donc le Mont ou Tombe de Belenos.

Le Mont prendra par la suite le nom de Mont-Tombe. Ce qui est en fait en quelque sorte un pléonasme ! Puisque le mot t'um signifiant probablement "tertre" ou "élévation". 

(Ce terme serait d'origine indo-européenne est a donné plusieurs mots dont le mot latin "tumulus", le mot grec "tumbos" et le mot gaulois "dunos" que l,on retrouve dans beaucoup d'appellation de lieux, tel que Issoudun, par exemple). Encyclopédie universelle

Beaucoup de texte explique le passage à cette appellation. On inclut dans les explication le nom de Tombelaine de l'îlot et mont voisin. En autre, on parle d'une interférence entre le nom Tombelaine et Mont-Belen (Belenos). Il est difficile de savoir exactement. On sait que les deux rochers sont situés près l'un de l'autre, un deux fois plus haut que l'autre. Ils auraient donc eu les noms latins de tumba et tumbellana. Et donc le grand mont devient le Mont-Tombe et le plus petit Tombelaine .

(À suivre... Le Mont Saint-Michel : II. Histoire - Partie 2)

Voir aussi:

Sources :

  • Le Mont Saint-Michel: monastère et citadelle. -- Lucien Bély, préface de Jean Favier, photographies : Hervé Champollion. -- Rennes: Éditions Ouest-France, c1994, 2004. -- 249 p.: ill, photgr, cartes; 24 cm. -- ISBN. 2-7373-1419-4
  • Le Mont Saint-Michel et l'énigme du dragon / Jean Markale. -- Paris: France Loisirs, c1987. -- 305 p. : ill. ; 23 cm. -- ISBN. 2- 7242-3855-9
  • Site officiel de l' office de tourisme du Mont Saint Michel. -- URL: http://www.ot-montsaintmichel.com/accueil.htm ;
  • Le Mont Saint-Michel / Wikipédia. -- URL: http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Mont-Saint-Michel
  • Le Mont Saint-Michel, partez à sa découverte avec nous !. --URL: http://www.le-mont-saint-michel.org
16 octobre 2008

Belladonna And Aconite

Belladonna And Aconite (1993) Fly
Inkubus Sukkubus

Belladonna and aconite
Give to me the gift of flight
Take me up, airborne in the night

In a dream, across the sky
A hundred-million miles high
Take me ever onwards in the night

Dark sisters join my night flight
See how far you can climb
Holt's with us on this bright night
Ride with him 'cross the sky

As a screaming horde
We cut the scape
The Devil's Apple exacerbates
To the sabbat on a demon steed I ride

Across the astral plane we race
The universe my fingers trace

And I am lost forever in my mind

28 septembre 2007

Jamais deux sans trois

FaithMais c’est la dernière fois. C’était la dernière fois que je me déplaçais pour les voir en spectacle. Heureusement, je n’ai pas perdu mon goût pour ce groupe et j’aime encore autant leur musique.

Faith and the Muse
est un groupe de Los Angeles, ensemble depuis 1993 et composé de deux principales figues, William Faith (de Shadow Project et Christian Death)  et Monica Richards (de Strange Boutique). Ils ont produit 5 albums et un album double live/remix. Leur style musical rejoint autant le rock alternatif que la musique électronique, le world music, le néo-classique, avec des incursions dans le jazz, la musique folk, celtique et médiévale.

Mon album préféré du groupe demeure encore et toujours, Annwyn, Beneath the Waves, qui paru en 1996 et qui est leur 2e album. Composé de musique traditionnelle folklorique mais également de pièces plus modernes, l’album est un mélange de mélodies médiévales, celtiques et de chansons rock. Les paroles me touchent beaucoup et puisent abondamment dans l’histoire et la littérature ancienne, la mythologie, les légendes celtiques…

Habituellement – et selon les critiques qu’on peut lire – leur performance sur scène balance entre la musique et le théâtre. Je dis habituellement, car je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de voir ces performances soi-disant uniques. J’ai assisté – ou tenter d’assister – à trois spectacles de ce groupe que j’aime beaucoup.

Une première fois à Toronto. Nous avions fait le voyage spécialement pour voir ce concert. Nous étions plusieurs amis à attendre dans le club dans lequel le band devait s’exécuter. Après deux et demie de retard, ils sont finalement arrivés. Nous étions fatigués, tannés d’attendre et ma foi, l’alcool aidant l’attente, nous avions quelques verres dans le corps. Quand les deux membres sont arrivés, ils se sont dirigés tranquillement sur scène, sans un mot d’explication ou d’excuse. Après un morceau assez plat et sans énergie, nous sommes partis. Très déçus.

Mais comme j’aime particulièrement leur musique, j’ai continué à écouter leurs albums. Et lorsqu’ils furent annoncés au Convergence de Toronto, nous sommes retournés les voir. Ils étaient le groupe principal. Deux groupes les précédaient. Qui furent tout deux, tout simplement excellents. La musique et la présence sur scène de ces deux bands étaient véritablement excellentes. Et puis nous avons attendu, après la fin du deuxième groupe. Et attendu. Et quand finalement, Faith and the Muse est venu sur scène, nous étions épuisés d’être debout, il commençait à être très tard – et nous voulions aller à la soirée annoncée. Le band commence à jouer. Après 4 morceaux, nous avions presque envie de dormir. Aucune énergie, aucune présence sur scène. Nous sommes partis. Encore.

Et puis, dimanche, ils étaient en spectacle, à Barcelone. Avec Trobar de Morte, groupe espagnol, en première partie. Petite salle. Hésitation. Mais même après toutes ces années, et ces mauvaises expériences... j'aime encore le groupe... Nous y allons.

Petit problème à l'entrée... personne pour faire entrer les gens. Mais cela se règle. Premier spectacle. Trobar de Morte est excellent. Petite audience mais qui connait le band. La musique est très bien... ils donnent un excellent spectacle. Et puis, Faith and the Muse. Les deux membres sur la scène. Sans artifices. Comme l'annonce leur tournée... Mais sans préparation, non plus... deux bancs et une guitare. On voit les caisses de bières dans le fond de la scène. Mais c'est la musique qui compte, non ?

Premier morceau... "The Silver circle" (cliquer pour écouter un extrait). Une de mes chansons préférées. Mais sans énergie. La voix de Monica est fade. Le crowd a diminué... je suis tout de même emballée... Mais après la 4e chanson, ils demandent si on a des demandes spéciales. Rien de préparer. Ils se consultent entre les chansons pour savoir ce qu'ils vont jouer. Les chansons s'enchaînent tranquillement... de bons morceaux, mais exécutés méchaniquement. Et trop de morceaux tranquilles... avec une si petite salle, avec si peu de gens, ce n'est pas le moment d'endormir l'audience. On leur demande "Cantus", ils disent "bien sûr" mais ne la joueront pas.

Nous sommes restés jusqu'à la fin... mais ce sera la dernière fois que j'irai à un des spectacles d'un groupe que je continue à aimer... tout de même... mais chez moi... car pour sauvegarder mon amour de la musique de Faith and the Muse, je crois préférable de ne plus tenter assister à un de leur spectacle... ;)

19 mai 2008

Soeurette est repartie

SisterAu départ, elle était aussi venue vivre à Barcelone. Mais après 2 ans, elle a décidé de changer de carrière, retourner à l'université et donc de retourner à Montréal.

Cela fait donc 2 ans que soeurette est retournée vivre au Québec. Je l'ai vu rapidement l'automne dernier, lors de notre voyage éclair à Montréal... justement pour son anniversaire.

Mais ces 10 jours ont passé rapidement et je l'ai à peine vue...

Évidemment, aujourd'hui c'est plus facile... Quand nous étions jeunes, mon père parlait rarement à sa famille en Espagne. Et il les voyait très peu. Les téléphones coûtaient chers, les lettres arrivaient parfois et les vols Montréal-Barcelone étaient peu fréquents et surtout très dispendieux.

Je parle à ma soeur plusieurs fois par semaine. Les appels ne coûtent que quelques sous, les conversations audios ou par écrit sur Internet sont quotidiennes... Et le Facebook et autres permettent de se parler tous les jours, de savoir ce qui se passent, de s'envoyer des photos...

Et donc on se parle souvent et on se voit même avec la webcam... mais ce n'est pas pareil.

Au début de mai, j'étais à l'aéroport, attendant qu'elle sorte de l'avion pour 3 semaines de vacance à Barcelone.  Qui ont passé bien trop rapidement !!!  Des marches, des heures de papotage, des films, des visites, des petites voyages, de la plage, des sorties... et même des petits "obstinages" entre soeurs... qui m'avaient bien manquée !!! Et plusieurs larmes ce matin quand elle est repartie pour Montréal...  Je m'ennuie de ma soeurette...

13 mai 2008

Voyage d'un jour

voyageEn visitant ce matin le blog de Fine Bessot, j'ai pris connaissance de cette sympathique initiative de Miss*Laurence: Journée de voyage - 21 Juin 2008.

Le principe est le suivant:

- le 21 juin (ou 1 ou 2 jours avant cette date), pour souligner le début de l'été, on doit publier quelques photos de notre ville/village : les maisons, les rues, l'architecture, en été, en hiver, sous la pluie, au soleil, sous la neige, ... enfin ce qui caractérise l'endroit où on demeure. Pas de limite de photos.

L'idée est que ce 21 juin, nous pourrons faire un tour du monde en images et découvrir ou redécouvrir des villes, des villages, des lieux...

Pour participer et lire les instructions plus détaillées, il faut aller sur le site de Miss*Laurence et lui laisser un message avec son nom, la ville, le pays et l'adresse de son site ou blog.

J'ai un voyage de prévu le 21 juin... ;)

vacances_dun_jour_08_carte

 

18 juin 2008

Une question de recherche

Comme tout le monde qui a un blog, je m’amuse à regarder mes statistiques. En particulier en ce qui concerne les mots-clés utilisés et qui amènent les gens sur mes textes.

C’est parfois cocasse, parfois étrange, parfois complètement incompréhensible… Parfois, je me sens coupable comme la fois  etoù j’observais le château à ma fenêtre qui me fait penser au château de Cendrillon et que les gens cherchant de l’information sur ledit château et sur ses origines repéraient mon texte… j’ai alors fait une petite recherche pour offrir un texte sur ce fameux château… culpabilisation oblige… mais ce fut une recherche fort intéressante !

Ou comme lorsque j’ai divagué sur les féroces hirondelles qui attaquaient les goélands et que plusieurs recherches dirigeaient les gens vers ce texte alors qu’ils cherchaient comment chasser les hirondelles… je n’ai pas essayé de savoir comment on les chassait mais je me suis sentie obligée de fournir des explications aux lecteurs…. D’ailleurs, on cherche encore à les chasser ces pauvres hirondelles et j’ai régulièrement des mots-clés dans ce sens et depuis quelques temps sur comment chasser les chauve-souris !

Et puis, il y a bien sûr les recherches qui font un petit velours car elles sont liées aux textes… ou presque.

Mais ce qui décourage la bibliothécaire en moi, c’est comment ces mots-clés, ses questions de recherche sont formulés. Évidemment, je sais que la majorité des gens ne savent pas comment chercher et donc que la plupart ne trouvent pas toujours – voire jamais – ce qu’ils cherchent. Les résultats des recherches proposent rarement les meilleurs sites, les liens qui répondraient vraiment à la question. Et on sait tous que si le site recherché se trouve à la 3 ou 4e page des résultats de recherche, il y a de bonnes chances qu’il ne soit pas consulté.

J’ai fait de la référence pendant plusieurs années et j’ai donné des cours de recherche documentaire à des étudiants… je sais donc que la plupart des gens ne cherchent pas correctement. Mais il me semble qu’il y a un minimum que les gens devraient savoir…. Mais je me rappelle ensuite que maintenant sur G00gle afin de trouver la véritable aide à la recherche, c’est long et compliqué… pas la recherche avancée (qui serait tout de même mieux et qui mettrait des opérateurs booléens automatiquement), je parle du texte qui explique aux gens de mettre des guillemets, des « et » et des « ou », etc. Il existe encore, mais il est difficile à trouver et une bonne partie est en anglais… De toute façon, est-ce que les gens vont vraiment lire ces aides à la recherche ?

 

Et puis, je sais que la plupart des gens vont faire le moins d’efforts possibles et ne prendront pas la peine d’apprendre à bien rechercher… Tout de même, ça heurte mon cœur de bibliothécaire ;) que de voir des recherches telles que :

  • chateau ressemblant au chateau de walt Disney (sans guillemets évidemment… 17000 résultats, la grande majorité sans lien avec le château de Walt Disney)
  • de quoi sont decedes les parents de sheila (et qui est Sheila ?)
  •  je veux une photo d'un livre ouvert (ça c’est ma préférée !!! « je veux »… il faut spécifier au moteur de recherche que l’on veut une photo juste au cas où… 2 530 000 résultats pour cette recherche ! )
  • date oficielle pour ramasser les escagots (malgré les mots vides, l’absence de guillemets, et les fautes… cette personne a eu de la chance, il y avait quelques réponses au début des résultats)

Et ça continue… heureusement, quelques recherches sont douces à lire pour mes yeux de bibliothécaire en pause de bibliothèques…

  •  "manoir clos lucé" + "château du cloux"

Fin des récriminations d’une bibliothécaire… ;)

4 juin 2008

Autres pensées sans sens ni direction

Il y a des nuits comme ça. On se couche dans son lit. On se perd dans ses couvertures. Et on attend. On attend de s’endormir. Et on attend. Pourtant on avait les yeux pleins de sommeil toute la journée. Mais une fois dans son lit, les yeux refusent de dormir. Les pensées se promènent et s’entortillent.

Pens_esDans les chansons, il semblerait que hier était mieux qu’aujourd’hui, qu’aujourd’hui est pire que demain. On a parfois l’impression que le moment présent ne doit pas être mentionné… Hier, tous nos problèmes étaient loins, et aujourd’hui, ils sont là pour rester… Mais il ne faut pas perdre espoir car même si aujourd’hui est pluie, demain il fera soleil… Mais ne parlons pas d'aujourd'hui...  Hier ou demain, tout est mieux que présentement.

“Yesterday
All my troubles seemed so far away
Now it looks as though they're here to stay
Oh, I believe
In yesterday” (Yesterday, The Beatles)

“When I'm stuck a day
That's gray,
And lonely,
I just stick out my chin
And Grin,
And Say,
Oh!

The sun'll come out
Tomorrow
So ya gotta hang on
'Til tomorrow
Come what may
Tomorrow! Tomorrow!
I love ya Tomorrow!
You're always
A day
A way!” (Tomorrow, Annie)

Et alors, on se dit que si on a perdu hier et qu’on ne peut y revenir, il ne faut pas perdre espoir, car demain sera là bientôt et il sera rempli de chaleur. Et alors on touche à quelques miettes de certitudes… et en un moment d’optimisme, on sourit et on se dit qu’aujourd’hui n’est pas si mal puisque demain sera mieux. Mais alors, on nous rappelle que ce moment de contentement nous laisse vulnérable, que le futur est à notre porte et qu’il sera probablement difficile, lui aussi.

“I ain't happy, I'm feeling glad
I got sunshine, in a bag
I'm useless,but not for long
The future is coming on” (Clint Eastwood, Gorillaz)

Allons… trop de réflexion, trop de chansons… c’est la pluie que ne cesse pas de tomber et le brouillard qui enveloppe le paysage à ma fenêtre qui engourdissent ma volonté de dormir et de me lever… Mais je me dis, que hier est passé et que demain sera, et qu’aujourd’hui, il faut simplement sourire. :-)

“Today is the greatest
Day I ’ve ever kown
Can’t live for tomorrow
Tomorrow’s much too long
I burn my eyes out
Before I get out” (Today, Smashing Pumpkins)

21 mars 2008

Les archives de Pauline: La danse du vendredi soir

Dans un petit village québécois, il y a peu de possibilités pour se distraire. Et pour une jeune fille vivant dans ce petit village pris dans des années 50 qui ne semblaient pas vouloir se terminer, il y avait peu de distractions qui en valaient la peine. Elle avaitVendredi grandi dans ce village. Elle y avait joué, été à l’école, puis travaillé. Elle y avait des amies. Et y vivait avec ses parents, ses frères et ses soeurs. Ensuite, elle déménagera avec toute sa famille dans la « grande ville ». Il y aura alors beaucoup plus de distractions.

Car la jeune fille aimait sortir et surtout danser. À chaque fois qu’elle le pouvait, elle se maquillait, se coiffait, s’habillait et allait danser. Elle adorait danser. Depuis des années déjà qu’elle dansait. Elle et son grand frère avaient même gagné des concours de danse. Ils se pratiquaient beaucoup. Danser à cette époque voulait habituellement dire danser en couple. Des chansons lentes, des chansons rapides… l’homme et la femme dansant ensemble.

Et elle aimait danser. Alors que ce soit dans son petit village ou dans la grande ville, elle trouvait toujours moyen d’aller danser. Les vendredis soirs étaient habituellement soirées de sorties. Elle se pomponnait et partaient avec ses amies pour une soirée de danse et de flirts innocents… enfin, selon ses dires.

Elle se maquillait, se faisait des coiffures agrémentées de postiches et mettait ses plus belles robes. Petites robes à bretelles… évidemment sa mère l’obligeait à couvrir ses épaules d’un petit manteau. Qui disparaissait habituellement aussitôt le coin tourné.

Elle sortait à chaque semaine. C'était une tradition à laquelle elle tenait. La danse du vendredi soir était presque obligatoire. C'était l'occasion d'oublier la semaine, de se mettre belle, de rire avec ses amies, de rencontrer de jeunes hommes et de danser, danser, danser.

Pas question de manquer une danse du vendredi soir. Et donc, elle se devait de sortir tous les vendredis. Mais il y avait des vendredis différents. Le vendredi saint, par exemple. Elle ne voyait pas de différence, mais sa mère n'approuvait pas du tout. Le vendredi saint, c'est sacré. C'est la passion, c'est la mort de Jésus... c'est un moment de silence, de prière et de recueillement... pas un moment pour s'amuser et danser.

Mais la jeune fille ne voulait pas manquer un seul vendredi. Et donc, elle di à sa mère qu'elle était une adulte, qu'elle travaillait et qu'elle était assez vieille pour savoir ce qu'elle faisait.  Elle sortait ce soir. Ces amies l'attendaient. Sa mère de lui dire alors, que si elle sortait en ce vendredi soir, elle rencontrerait le diable. Le diable profitait de la faiblesse des jeunes filles qui aimaient danser pour les  séduire et les enlever. Si elle sortait ce soir, un grand homme sombre, séduisant et mystérieux  lui demanderait pour danser. Et ce bel inconnu serait le diable en personne.

Rire de la jeune fille. Superstitions de bonnes femmes. Elle sortirait ce soir. C'était un vendredi comme tous les autres. Rien ne l'empêcherait d'avoir du plaisir et de danser. Elle se prépara et partit rejoindre ses amies. La soirée était fantastique. De la bonne musique, et du potinage entre copines. Et puis soudainement, la musique changea. Une musique lente et sensuelle... elle se tourna vers la piste de danse. Et elle l'aperçut. Un grand jeune homme aux cheveux noirs se dirigeait vers elle. Il était grand, séduisant, extrêmement beau... et mystérieux.

Elle se redressa, sourit et attendit qu'il s'approche. Elle savait qu'il venait lui demander pour danser. Elle était jeune, belle et dansait si bien. Et voilà que ce bel inconnu qu'elle n'avait jamais vu auparavant s'approchait d'elle. Toutes les filles de la salle le regardait et enviait la jeune fille. Il était si beau. Mais alors qu'il était tout près d'elle, les paroles de sa mère surgirent soudainement à son esprit.  Elle tenta de les chasser... c'était des superstitions, des racontars, des histoires pour faire peur aux jeunes afin de les empêcher de s'amuser. Mais alors qu'il lui demandait sensuellement si elle voulait danser avec lui, elle ne trouva pas la force de faire taire la voix de sa mère... et s'entendit refuser l'invitation. Ses amies furent complètement renversées... Elle-même était incapable de comprendre sa réponse. Elle regarda le séduisant jeune inconnu aux cheveux noirs rebrousser chemin. Il se dirigea vers une autre jeune fille qui dansa avec lui toute la soirée...

Elle ne le revit plus jamais. On disait qu'il était un cousin en visite... on ne savait pas bien de qui il était le cousin, mais il venait d'une autre ville. Il était beau, mystérieux et savait danser... le diable en personne !

 

9 mars 2008

La neige a neigé là-bas...

NeigeJ'ai ouï dire qu'il neige et neige dans ce blanc pays qu'était le mien il y a peu... non seulement les nouvelles en-ligne me donnent des images, les blogs québécois que je hante parfois me racontent des histoires de neige, mais soeurette aussi et amis me disent que la neige ne cesse de neiger par mon ancien chez-nous (à prononcer "cheu-nous"...).

Je n'aimais pas l'hiver... pas une fille de froid. L'hiver était un calvaire pour moi... sauf quand il neigeait... beaucoup. Quand une tempête se déclarait... je me sentais si calme, si bien. Et je me devais d'aller me promener. Surtout la nuit. Le silence, la douceur, le froid, le calme... Les bancs de neige sans fin, les autos ensevelis, les rues perdues sous les couvertures de neiges, les arbres pliant sous le poids de la neige... Le froid... horrible, mais la neige, douce. Les hivers sans neige encore plus difficiles.

Je sais que cette année fut difficile... beaucoup de neige, sans arrêt... Mais un hiver sans neige est trop froid. Un hiver avec peu de neige signifie beaucoup de slush... Que je suppose qu'il y aura en avril... Les tempêtes et la neige se convertissent toujours en belle slush noire...

Mais pour le moment... et même si je préfère les trottoirs secs et les nuits fraîches aux jours à - 20ºC... je regarde tout de même avec quelques regrets les images enneigées...

7 février 2008

Quelques cendres sur mon front

Cela faisait des années que je n’avais pas « pensé » à cette journée. Le mercredi des cendres n’a pas traversé ma vie depuis un bon moment. Mais depuis que je vis à Barcelone, je ne peux m’empêcher de penser à cette journée. Parce que l’Espagne est encore très près de sa religion catholique. Parce que l’Espagne célèbre encore les fêtes religieuses les plus obscures. Parce que l’Espagne aime fêter tout simplement. Et le Carnaval est une fête très importante. C’est même la principale occasion de se déguiser et de fêter pendant près d’une semaine. Et on peut voir des défilés, les enfants se déguisent et reçoivent des bonbons,Cendres les grands se déguisent et sortent dans les bars, les boutiques de costumes font fortunes… jusqu’au mardi gras.

Évidemment, ce qui est étrange pour moi, qui n’ai jamais vécu auparavant de Carnaval, c’est que chaque année, celui-ci n’a jamais lieu exactement à la même période. Les Carnavals et les Mardi gras de ma connaissance ont soit eu lieu dans le passé ou dans des villes lointaines… le Mardi Gras de la Nouvelle Orléans, le Carnaval de Rio de Janeiro ou de Venise, les Carnavals médiévaux… Je n’avais aucune idée que le Carnaval ou le Mardi Gras pouvaient se célébrer aujourd’hui en Espagne. Et pourtant c’est une période très, très, très importante ici. La fin de semaine dernière, il y avait pleins d’enfants de déguiser… tout mignon…

Mais évidemment, pour l’ancienne très pratiquante, religieuse que je suis, après le mardi gras, vient le mercredi des cendres qui débute le carême… jusqu’à Pâques… enfin jusqu’à la Pâque chrétienne. Parce que pour tenir ces fameux 40 jours de carêmes, il faut d’abord s’assurer de faire un mardi gras… et se laisser aller à tous les excès – bon, surtout alimentaires et alcooliques – avant de se lancer dans ces 40 jours de jeûne et contrition…

Et cette première journée de Carême est maquée par ce mercredi… des cendres. Les cendres représentant le péché et surtout la fragilité de la vie… poussières, tu retourneras en poussières… En célébrant ce mercredi, en acceptant qu’on mette des cendres sur son front, l’homme reconnaît non seulement ses fautes et sa nature éphémère, fragile, mortelle. C’est un rappel à l’humilité que nous devons avoir… Évidemment, tout ça est très religieux et très ancré dans la foi d’un dieu – chrétien.

À l’origine, uniquement les gens qui avaient commis de graves fautes recevaient les cendres – ils devaient être publiquement recouverts de cendres. Ils devaient également revêtir un sac – afin de bien marquer leur pénitence. Et puis, la tradition fut étendue à tous les croyants… et évidemment, on en est venu à une simple marque sur le front lors de la messe du mercredi des cendres, en prononçant les versets suivants provenant de la Genèse : Memento, homo, quod pulvis es, et in pulverem reverteris – histoire de bien se souvenir qu’on est poussière et qu’on redeviendra poussière… on est rien et on redeviendra pas grand-chose… enfin… toujours l’humilité… hum… Et puis, tout cela vient de vieilles traditions juives… d’Adam qui n’est que poussière, de l’Ancien Testament et de l’utilisation des cendres comme pénitences, Samuel, Jonas, Judith, les Maccabées… et ensuite des 40 jours du Christ dans le désert… enfn… les références sont nombreuses.

En principe, les cendres viennent des rameaux bénis l’année précédente (recueillis lors du dimanche des rameaux) et réduits en cendres. Oui, je sais cela… ai-je dis que je fus un jour très très religieuse?

D’ailleurs… c’est à cela que je pensais ce mercredi quand j’ai réalisé que c’était le mercredi des cendres. Mon copain me disait que le Carnaval était terminé puisque le Mardi Gras venait d’avoir lieu et moi de répondre, « oui, je sais, c’est le mercredi des cendres aujourd’hui ». Et comme toujours, lui de s’étonner que je sache ce genre de chose… Je ne peux m’empêcher de me rappeler ces heures de cours que j’ai manqué au secondaire – alors que j’allais au Collège Reine-Marie qui possédait sa propre chapelle, son propre prêtre et bien sûr les religieuses de la Présentation de Marie… Car de Carnaval et de Mardi Gras, je n’avais jamais entendu parlé, mais le Mercredi des Cendres était très important. Toute la journée était consacrée à cet événement. L’avant-midi nous allions à la confesse… pendant les cours… une après l’autre… (l’idée étant de confesser le plus de péchés possibles afin d’avoir le plus de prières à faire à la chapelle en pénitence, afin de manque le plus de cours possible)… puis dans l’après-midi, nous manquions toute une période pour assister à la messe du Mercredi des Cendres. Moment important, car pour cette occasion, nous n’allions pas à la chapelle des étudiantes, mais nous allions dans la partie – plus grande – des religieuses…

Mais je dois avouer, que même si c’était surtout l’occasion de manquer des cours et de rigoler doucement entre nous… quand nous devions faire la file devant le prêtre et quand celui-ci nous faisait une croix de cendres sur le front, nous nous taisions toutes… C’était définitivement étrange cette cendre… un peu morbide. Cela me semblait si proche de la mort… Et pendant quelques moments, on ne pouvait s’empêcher d’être touché… sentir une certaine énergie au rituel… On ne peut dire le contraire, se faire mettre une croix de cendres est plus marquant qu’une croix d’eau – peu importe qu’elle soit supposément bénite !!!

Il y a sûrement beaucoup à étudier sur ce rituel… mais bon… je trouve simplement étrange, aujourd’hui, de me souvenir du mercredi des cendres…

Quelques sources à consulter :

 

29 janvier 2008

Sous les kleeenex !

MouchoirsOui, bon... je traîne pour pondre mon deuxième texte sur cette maison assassinée et j'ai un paquet d'autres textes en attente... Mais comme mes mains sont essentiellement occupées à tenir sirop, mouchoirs, verres d'eau et cuillères pleines de soupe poulet et nouilles, je me dois de déclarer que ces textes vont attendre...

Je reviendrai bientôt... en santé... aa... a...aaaa...aaaatccchouuuuu ! snif, snif... mon nez... aaaaaa... aaaa..aaatccchooouuu!!!!

Bon et bien c'est ça...

21 janvier 2008

Les archives de Pauline: ses anniversaires sans elle

Si nous pouvions disposer de l'immortalité, c'est notre mère que, la première, nous rendrions immortelle.

[Philippe Gerfaut]

 

68_ans

Encore un an de plus. Et à 68 ans, tu nous aurais sûrement
encore dit que tu étais trop vieille.
Il est vrai que tu n'aimais pas la vieillesse en général et
ta vieillesse en particulier.

J'aurais aimé te surprendre avec un cadeau et sûrement des fleurs...
tu aimais beaucoup les fleurs, surtout en janvier.
C'est que tu aimais tout de même les anniversaires,
malgré tout... en cachette.

Tu attendais les appels et les cartes.
Mais sans oublier de dire qu'il n'était pas nécessaire
de souligner les années
qui s'accumulaient sur ton visage et sur ton corps.
Peut-être un peu de coquetterie dans tout cela
même si tu avais réellement peur de la vieillesse...

Si j'avais pu je t'aurais offert la santé et la jeunesse
avec mes fleurs... et seulement ensuite
je t'aurais donné l'immortalité...

16 février 2008

Les archives de Pauline: Faire des boudins

Vous avez peut-être remarqué dans un texte précédent des « Archives de Pauline », les photos d’une petite Pauline. Sur ces photographies, elle porte fièrement de magnifiques cheveux frisés… en boudins. Elle était très Boudinsfière de ses boucles longues en spirale. Mais elle n’aimait pas du tout se faire faire ses boucles. C’était un long processus qui débutait le soir alors qu’elle commençait par se laver les cheveux. Ensuite quand les cheveux étaient encore humides, mais bien peignés, d’abord par elle, puis par sa mère qui avait une main un peu plus vigoureuse, les boudins pouvaient être commencés. Sa mère prenait des linges qui avaient été préalablement déchirés en bandelettes de quelques centimètres de large. Les bandelettes devaient être assez longues pour pouvoir y enrouler les mèches de cheveux.

Chaque mèche humique était ensuite fortement tirée, lissée et enroulée sur une bandelette de linge qui était ensuite nouée. Sa mère travaillait vigoureusement à cette tâche fastidieuse. Une mèche après l’autre… un long travail ennuyeux, légèrement douloureux et qui était marqué par la petite baboune de la petite Pauline. Pendant que sa mère enroulait ses mèches, Pauline faisait son propre boudin. Mais discrètement. Car il ne fallait pas que sa mère la voit bouder. Ça ne se faisait pas…

Une fois chaque mèche enroulée sur sa bandelette et bien nouée, il fallait ensuite passer toute la nuit pour que les cheveux soient bien secs et par le fait même bien frisés. Et il fallait donc tenter de dormir, le corps bien droit, le cou bien raide,  avec toutes ses bandelettes sur la tête, en prenant bien soin qu’elles ne se dénouent pas. Pour que le lendemain, quand chaque bandelette était dénouée et enlevée, la mèche ait une belle forme de spirale bien longue… un beau boudin… Et la chevelure était maintenant toute bouclée ! Et la petite Pauline était bien contente d’avoir souffert pendant toute une soirée et toute une nuit ! Et son attitude maussade et obstinée de la vieille s’envolait. Jusqu’à la prochaine séance de coiffure où faire du boudin était toujours associé à la confection des boudins !

21 août 2007

Les archives de Pauline: Un prénom parmi d'autres

Ma mère n'aimait pas beaucoup son prénom. Elle ne le détestait pas carrément, mais elle ne l'appréciait pas non plus. Il fautPauline dire que la plupart des gens le prononçait d'une façon très fermée... un "ôôô" à la place du "au"... et que à son époque, il y en vait des petites filles avec ce prénom. Il est devenu rapidement désuet, voire "kétaine" comme on dit ici... et synonyme d'une époque du Québec.

Elle n'aura jamais connu la renaissance de son prénom... si on regarde les statistiques, apparamment qu'il a connu un regain de popularité et beaucoup de petites filles ont à présent ce nom... il redevient petit à petit commun je suppose.

Elle le préférait tout de même à son véritable prénom. Car une coutume veut que nous portions le dernier prénom de la liste sur notre baptistère - quand liste il y a. Sur la plupart des baptistères québécois, pendant longtemps, le premier prénom d'une petite fille était

"Marie". Les garçons portant le nom de "Joseph". Moi-même, je porte ce premier prénom... nous sommes un peuple avec des racines catholiques, il faut bien croire.

Le deuxième prénom de ma mère, "Anna", ne l'enchantait pas non plus. Elle le trouvait jolie, mais elle n’aimait pas la façon dont la plupart des gens le prononçaient… pire que son prénom. Et pour avoir un prénom qui se termine par un « a », je sais de quoi elle parle… le « a » devient rapidement un « âââ » non loin d’un « ô ». Et donc, on passe sur les deux premiers prénoms. Le troisième est celui que tout le monde avait choisi de l’appeler, mais le dernier – et donc celui qui était officiellement son prénom – était Yvette. Le nom de sa marraine. Et elle aimait encore moins ce prénom que le 3e… et donc, elle se contentait du 3e prénom, même si elle ne l’aimait pas beaucoup.

Pauline2Pourtant je trouve qu’il était joli ce prénom… Pauline… Il lui donnait un air taquin, je trouve. « Ma maman s’appelle Pauline »… que je disais à l’école. Mais elle ne l’aimait pas beaucoup…

Mon père qui le prononçait avec son accent espagnol avait même réussi à le faire écrire « Paoline » sur les chéquiers qu’ils partageaient !!! Au grand désespoir de ma mère. C’est qu’en espagnol, on prononce les voyelles séparément et donc quand on lui avait demander le nom de son épouse pour le mettre sur les chèques, il avait dit bien tranquillement, Paouline… pour bien séparer le a du o (qui se dit ou en espagnol) et donc résultat… Paoline sur les chèques… au moins, il n’avait pas dit Paulina… Car si le a est bien prononcé en Espagne, au français, elle aurait eu droit à des Pôôôlinâ ou quelque chose du genre.

Les goûts cela ne se discute pas, mais je soutien encore aujourd’hui qu’elle avait tort… son prénom était très jolie… et même toute la série… Marie Anna Pauline Yvette. Mais pour ses archives, je me contenterai de son 3e prénom qui demeure le seul officiel et le plus joli… Pauline

22 janvier 2008

Et la suite...

Et maintenant ?

Et bien, depuis 4 ans, il y a eu des moments extraordinaires, difficiles et ordinaires ! La vie, quoi... Nous avons travaillé, nousLa_Suite avons été nous promener, nous sommes allés magasiner, prendre un verre, au restaurant, au cinéma, au théâtre... nous avons découvert des boutiques intéressantes, des restaurants sympathiques... nous sommes allés à la plage... nous avons visité des musées, des expositions, des monuments, des galeries... seuls ou avec de la visite... car de la visite, il y en a eu !!!

Des tantes, des oncles, une cousines, des soeurs (ou des belles-soeurs, c'est selon), un filleul, un père et une mère (ou un beau-père et une belle-mère, c'est selon), et des amis...

Et puis, nous avons aussi voyagé... beaucoup, beaucoup voyagé...

Quand nous sommes partis et arrivés, on nous a beaucoup posé la même question: "combien de temps vous partez ? / combien de temps vous restez ?"  Et nous de toujours répondre la même chose: "on ne sait pas, mais au moins 5 ans".

Pourquoi cette réponse ? Quand nous avons commencé à parler de ce déménagement et de notre idée de venir s'installer à Barcelone, nous avons toujours considéré cela comme un projet, une expérience de vie et non pas comme un déménagement définitif. Nous voulions vivre dans un autre pays, vivre de nouvelles expériences, mais jamais nous n'avons planifié cela comme une coupure définitive. Mais ce changement de vie a demandé beaucoup de planification et d'efforts... ainsi que des coûts monétaires et personnels. Donc, nous nous sommes fixés un minimum de 5 ans, ce qui nous semblait une période intéressante. Assez pour s,installer, explorer et comprendre un peu... assez pour aimer et pour détester...  assez pour s'émerveiller et pour s'ouvrir les yeux.

Et d'un autre côté, jamais nous n,avons dit que l'expérience était éternelle et à sens unique. C'est-à-dire qu'après ces 5 ans symboliques (et aussi représentatifs, mais ça nous ne le savions pas, des 5 ans de bail sur notre logement), nous resterons peut-être à Barcelone, ou alors nous explorerons une autre ville espagnole, européenne, américaine ou encore nous partirons pour le Québec !!! Car jamais, contraitement à certaines personnes que nous connaissons, nous avons dit que "nous ne retournerions jamais au Québec" ! Nous n'avons pas décidé de quitter Montréal car nous n'aimions pas la ville ou nos vies... et nous ne sommes pas partis avec l'idée d'un non-retour définitif... Je connais des gens qui ont quitté leur ville ou leur pays et qui aujourd'hui me dise "non, non, jamais je ne retournerai à ... ", "je vais tout faire, plutôt que retourner à ..." et ce, même si la meilleure chose serait de partir, de changer de pays, ou retourner à l'endroit d'origine... une sorte de fierté mal placée... plutôt être malheureux que de retourner, qu'ils se disent ! Ce n'est pas notre cas. Nous aimions/détestions notre ville avant, nous aimons/détestons notre ville maintenant... ce que j'ai compris en venant ici, c'est que "chez moi", "home" comme on dit en anglais, n'est pas une question de lieu pour moi... je suis chez moi quand j'ai mes choses avec moi, quand je suis bien et non pas à cause de la géographie...

Et donc... aujourd'hui, après 4 ans, nous commençons à nous interroger. Nous aimons Barcelone, mais il y a certaines choses qui font que nous nous questionnons... le travail, le logement, les salaires... Rester ? aller dans une autre ville ? retourner au Québec ? Pleins de possibilités à explorer.

Et en attendant... Allons faire un tour dans le Born pour un bon repas... Venga ! Barcelona no está mal !!! ;)

19 janvier 2008

Le départ...

Il y a 4 ans exactement, je prenais l'avion pour Barcelone. Le_D_part

Cela faisait quelques années - bon plusieurs - que nous en parlions. Mon copain avait toujours aimé l'Espagne. Et il avait envie de vivre ailleurs qu'au Québec. J'avais visité l'Espagne souvent, mais depuis quelques années, j'avais une meilleure relation avec le pays de mon père - oui, parce que lorsque j'étais plus jeune, l'Espagne était synonyme de vacances ennuyantes dans la famille bruyante et donc, l'Espagne pfff, je voulais rien savoir. J'avais aussi envie de vivre en Europe. Donc puisque j'avais déjà la citoyenneté espagnole, l'Espagne semblait un bon choix.

Mais notre départ était constamment retardé. Tout d'abord parce que je ne voulais pas partir sans préparation. J'avais fini ma longue vie d'étudiante et je ne voulais pas partir au début de ma vie professionnelle. Pas question de partir sans une bonne expérience dans mon domaine, histoire de pouvoir trouver un bon emploi dans le nouveau pays. Et pas question de retourner dans un appartement miteux à gratter les sous. J'avais assez mangé de Kraft Dinner et je n'avais pas l'intention de recommencer si je pouvais l'éviter. Matérialiste, sûrement. Mais nous ne voulions pas nous planter ou nous déprimer...

Ensuite, je ne pouvais pas partir pour une autre raison, bien plus importante. Plus les années passaient, et plus ma mère était malade. Et je me sentais incapable de partir si loin. Et je ne voulais pas devoir retourner à Montréal de toute urgence. Je voulais la voir souvent... et être avec elle. Évidemment, je ne savais pas combien de temps. Le plus longtemps possible. Et il était clair que peut-être nous ne quitterions pas avant longtemps. Car la priorité était de rester avec elle. Même si elle voulait que je parte, que je réalise mes rêves sans penser à elle.  Mais mon premier rêve était évidemment qu'elle guérisse... Et ensuite, je pourrais partir. Enfin...

Et puis, en 2002, le pire arriva et soudainement - car on ne se prépare jamais assez, cela demeure toujours soudain - ma mère nous quitta.  Difficiles moments. Quelques mois plus tard, j'ai amené le sujet. Beaucoup de douleurs, besoin de changer d'air, et donc le vieux sujet revint sur le tapis. Et pourquoi pas... Cela faisait plusieurs années que nous travaillions... C'était possible.

Mais nous ne faisons jamais les choses sans préparation... Et donc nous avons commencé à préparer notre départ. Un mariage pour faciliter les choses en Espagne... Des économies à faire... des boîtes à faire... des choses à jeter, donner et vendre... des papiers à préparer pour moi, pour mon copain, pour mon chat... des aurevoirs, des visites, des promenades, des endroits à revoir... des heures et des heures de préparation...

Mais un départ même voulu n'est jamais facile. Et je suis quelqu'un qui stresse beaucoup... Il y avait tant de choses à faire. Pour notre départ. Sans compter le départ à soeurette qui viendrait plus tard avec mon père.  Les dernières semaines furent difficiles et énervantes. L'annonce au travail que je quittais. Les derniers papiers à faire. Les rendez-vous chez le vétérinaire pour le chat. Les appels à faire en Espagne, les visites au Consultat, les annulations de papiers et cartes... cela semblait sans fin. Et les boîtes et boîtes... Sans oublier que nous étions pendant le Temps des Fêtes... donc les visites qui furent souvent les dernières avant le départ, les cadeaux, les repas... 

Et puis, le 19 janvier 2004, ce fut mon départ. Avec mon minou. Mon copain ne viendrait me rejoindre qu'en avril... histoire de terminer les boîtes pour le cargo et autres gogosses... Les heures précédents mon départ furent consacrées au stress intense et à la préparation de valises. Que j'ai faites et défaites des centaines de fois. Je devais préparer des valises pour 3 mois, seule à Barcelone... tâche non facile. Et je devais m'assurer d'amener tous les papiers essentiels pour moi et mon chat. Puis, quelques derniers appels...

Mon père, ma soeur et mon copain sont venus avec moi à l'aéroport, bien sûr. Valises trop pesantes, paiement à faire. Derniers bisous à Vasky qui fut amené derrière le comptoir... et après bien des larmes et des baisers, j'ai passé les douanes avec tous mes bagages à main. Le voyage fut long jusqu'à Amsterdam où je devais attendre quelques heures pour mon vol jusqu'à Barcelone.

Je me souviens vaguement que je n'ai pas dormi pendant près de 15 heures et que j'avais une boule dans l'estomac. Heureuse de notre décision, terrorisée de notre decision, inquiète pour mon chat dans l'avion, et me sentant un peu seule.

Puis, ce fut l'arrivée à Barcelone...

23 septembre 2007

The Outsiders (1983) - Commentaires personnels

Cinéma : The Outsiders  (1983)

Commentaires personnels: (attention spoilers)

Genre : Drame

J’ai déjà beaucoup parlé du livre et du film. Je ne sais pas si je peux commenter encore beaucoup, même si j'aiOutisdersComm l'impression ne pas avoir pu véritablement rendre la beauté des deux oeuvres.

Les images du film de Coppola m’apparaissent si belles. J’ai beaucoup lu de critiques sur les images, les couleurs, les effets spéciaux. Mais j’ai lu une remarque – dans une critique dont j’ai oublié la provenance – qui a résumé mes impressions et qui a réussi à mette en mots ce que je ressentais. Les images, les couleurs, les effets utilisés semblent vieux mais rappellent quelque chose… en fait, on a l’impression de visionner un film « coloré », surtout lors des couchers ou levers de soleil. Comme si on avait mis plus de couleurs sur les images. En fait, cela évoque beaucoup le film « Gone with the Wind » et quand on se souvient de l’importance du livre dans l’histoire, on a peu de difficulté à faire des liens.

Il est vrai que le jeu des acteurs semble parfois « difficile » et on aurait aimé sentir les personnages plus près les uns des autres. Mais dans l’ensemble, je crois que le film est non seulement très près du livre mais qu’il rend très bien les émotions qu’on peut ressentir en lisant le roman. Adapter un roman signifie qu'on devra couper des scènes, faire des choix, "adapter"... l'important est de rendre l'essence de l'histoire, rendre les thèmes... et je croix que Coppola a su le faire.

Pour moi, il demeure un film très vrai, très vif et chargé d’émotions. On sent que les acteurs – bien que manquant parfois d’expériences – ont offert ce qu’ils ressentaient des personnages. Coppola a même gardé certaines scènes spontanées qui ne faisaient pas parties du scénario (par exemple, lorsque Dallas tombe en bas de sa chaise au cinéparc, on peut même voir Thomas Howell (Ponyboy) regarder la caméra en riant).

Je n'ai pas encore vu la nouvelle version de Coppola. Les scènes ajoutées semblent convenir... je verrai quand j'aurai acheté le DVD. J'ai cependant lu que la musique avait été changée... ce que je crois être une erreur, mais bon... c'est à voir et à entendre.

The Outsider est une histoire sur l’adolescence, écrit par une adolescente et interprétée par des adolescents. Il rejoint les adolescents de toutes les époques. Mais aussi les adultes qui se souviennent encore de cette époque souvent difficile de leur vie... 

Et aujourd’hui, quand je regarde le film, je ressens encore une certaine émotion – un souvenir du premier moment où j’ai visionné le film mais aussi une larme pour cette innocence qui est partie en vieillissant mais que je sais avoir encore un peu au fond de moi… Enfin, j’espère…

Premier article: The Outsiders (1983)

Commentaires sur le roman...

- Sur l'auteur

- sur l'oeuvre: ici, ici et ici

- sur le poème de Robert Frost

- sur le film

- réflexion personnelle (introduction)

Sources :

28 novembre 2007

Ma vie télévisuelle: Quelques roches quotidiennes

Si je fouille dans mes souvenirs, aussi loin que je le peux, je me souviens de ce rendez-vous quotidien. Tout d’abord, quand j’étais toute petite, avant l’école et avant la garderie, alors que je restais toute la journée à la maison avec ma mère. Puis, tous les midis pendant mon primaire, alors que je venais manger à la maison avec ma mère. Il y eut une pause pendant l’école secondaire, puisque je devais rester à l’école pour manger, mais à chaque congé et à chaque fin de semaine, le rendez-vous avait lieu.

Flintstones1aThe Flintstones a longtemps fait partie de ma routine quotidienne. Tout d’abord en anglais. Ma mère écoutait beaucoup la télévision en anglais et donc nous écoutions The Flintstones. Mon anglais n’était pas très bon. En fait, je comprenais absolument rien des dialogues. Mais je riais tout de même et je connaissais les épisodes par cœur. Ma mère se lassait parfois de me répéter sans cesse ce qui se disait… « Qu’est-ce qui dit, qu’est-ce qu’a dit? » je répétais toujours, chaque jour, aux émissions que j’avais pourtant vu des dizaines de fois. « Tu le sais » qu’elle commençait par dire, puis elle me traduisait de guerre lasse. Le jour où j’ai commencé à avoir des cours d’anglais à l’école fut un soulagement pour elle.

Mais de toute façon à ce moment, nous écoutions également la version québécoise qui s’intitulait «Les Pierrafeu ». Nous écoutions autant la version originale que la version québécoise… et je connais aujourd’hui autant les dialogues en français qu’en anglais. Je spécifie « version québécoise » car les voix étaient doublées au Québec avec des acteurs que nous connaissions – je me souviens qu’au générique, il y avait les photos des acteurs. Les références américaines de l’émission étaient toutes changées pour des références québécoises. J’ai appris en faisant quelques recherches hier, que les noms des personnages différaient légèrement en France et j’ai finalement compris pourquoi l’émission s’appelait les Pierrafeu alors que leur nom était les Caillou. J’avais bien sûr, mes émissions et personnages préférés. Mais je dois avouer que je ne sais toujours pas si j’aime ou non, le Grand Gazoo

Plus tard, je n’ai pu continuer à regarder l’émission à tous les jours… les cours, le travail… la vie. Mais quand c’était possible, quand j’étais chez moi, à midi, j’ouvrais la télévision et j’écoutais soit les Pierrafeu, soit les Flintstone pendant mon repas. Longtemps, les émissions ont joué… toujours à la même heure. Et puis, un jour, la programmation a changé. Il faut dire que cela faisait des décennies que l’émission était au programme. Mais,Flitstones2a j’avoue que cela m’a un peu bouleversé… Plus de Fred et de Wilma accompagnant les sandwichs du midi. Plus de Dino renversant Fred… plus de bébé mammouth passant la balayeuse… plus de Fred marchant sur les orteils pour lancer sa boule de quille… plus de Yabba, dabba, doo !!!

Les Flintstone faisait partie d’un moment important de ma journée quand j’étais enfant… le moment où je me retrouvais avec ma mère, à manger notre repas du midi, en regardant Fred et Barney se mettre dans le pétrin… « Qu’est-ce qui dit, qu’est-ce qui dit? » Je ne saurais me rappeler mon enfance sans les Flintstone.

Titre original : The Flintstones
Titre en français : Les Pierrafeu

Créé par : Jospeh Barbera et William Hanna
Genre: Dessins animés, comédie
Langue: Anglais
Couleur: Couleur
Pays d'origine: États-Unis
Durée: 30 minutes

Nombre de saisons : 6 saisons (166 épisodes)
Années de diffusion : Du 30 septembre 1960 au 1 avril 1966

Personnages :

Fred Flintstone: Alan Reed (EU) / Fred Caillou: Paul Berval (QUE)
Wilma Flintstone: Jean Vander Pyl (EU) / Délima Caillou: Denise Proulx (QUE)
Barney Rubble: Mel Blanc (EU) / Arthur Laroche: Claude Michaud (QUE)
Betty Rubble: Bea Benaderet (EU) / Bertha Laroche: Monique Miller (QUE)
The Great Gazoo: Harvey Korman (EU) / Grand Gazou: Claude Préfontaine (QUE)

Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :

Il est intéressant de savoir que l’émission fut l’une des premières séries animées présentant la naissance d’un enfant. The Flintstone est inspiré d’une émission américaine intitulée The Honeymooners. En plus de la série originale, plusieurs films –principalement de Noël – ont été réalisés. Une série mettant en vedette Pebbles et Bamm-Bamm adolescents fut également produite. Deux films, en 1994 et 2000, furent réalisés mettant en vedette des acteurs en chair et en os, pour représenter les célèbres personnages. D’autres faits et anecdotes intéressantes peuvent être trouvés sur les liens présentés plus haut.

Chanson originale – Générique du début :

Flintstones... Meet the Flintstones
They're a modern stone age family
From the town of
Bedrock They're a page right out of history

Let's ride, with the family down the street
Through the, courtesy of Fred's two feet

When you're, with the Flintstones
Have a yabba, dabba, doo time
A dabba doo time
We'll have a gay, old time!

30 août 2007

Crime littéraire: des menaces éclatantes

EmpruntLa citation tirée de l'Avalée des avalés est très belle. Et très impliquante. Lire un livre prêtré nous lie à la personne qui nous a prêté le livre. Lorsqu'on le rend cette personne, on devra lui dire ce qu'on en a pensé. Notre avis sur le livre. Si la personne le possédait, cela implique presque toujours quelle l'aimait - mais évidemment, pas nécessairement - et donc elle voudra savoir ce que nous avons pensé du livre qu'elle nous a prêté. Nous sommes donc liés de par ce livre.

Mais ça, c'est quand le livre emprunté est retourné.

J'ai toujours eu de la difficulté à prêter mes livres. Enfin, à prêter mes choses en général, mais mes livres en particulier. Mais bien sûr... "prête tes choses" que ma mère me disait... "ne sois pas égoïste" que ma mère me disait...

Ce fut rarement une expérience agréable. Les livres étaient retournés avec des souvenirs non sollicités... des coins de pages tournées, des couvertures endommagées, et même des morceaux perdus. J'hésitais donc à prêter mes livres. Et quand on disait "j'aimerais bien lire tel livre"... je tournais la tête, faisais semblant de ne pas avoir le livre en question. Et quand on savait que j'avais, toutes les excuses étaient bonnes pour ne pas prêter. Je l,oubliais à la maison... je ne le trouvais pas dans ma bibliothèque...

Mais évidemment, c'est difficile de ne pas prêter, surtout aux gens que tu connais. On ne comprend pas. Et dire carrément "non" très délicat.

Et puis, un jour... au cégep... dans un cours de littérature... Nous devions lire "Le Torrent" d'Anne Hébert. Ma tante venait de me donner plusieurs livres de sa bibliothèque dont ce recueil. Je m'exclamais donc innocemment, sans y réfléchir :"je l'ai ! je n'aurai pas besoin de l'acheter !" et une connaissance à côté de moi - que je connaissais à peine, mais avec qui je parlais dans les cours et entre les cours - de dire: "super ! tu me le prêtes quand tu as fini?".

L'horreur totale ! Que faire ? Trop gênée pour dire non, je lui ai prêté. Et je n'ai jamais revu le livre. Jamais. Tous les cours, elle oubliait de la ramener. La session a terminé, elle a quitté le collège et plus de livre. Ce n'était pas le premier livre que je perdais de la sorte, mais celui-ci m'a blessée, plus qu'à l'habitude. Non seulement car il est excellent, mais parce que c'était un cadeau de ma tante.

Et donc, ma réticence initiale s'est transformée en un refus total. Je ne prête plus mes livres. Et les rares fois que cela m'est arrivé, ce fut par obligation et avec des menaces. Littéralement des menaces, dont on se souvient. Un ami - oui, un ami que je connais bien - se souvient encore du mot que j'avais laissé dans le livre, signifiant que je voulais ravoir le livre et qu'il avait besoin de le rendre intact dans un délai relativement bref. Et ce, en plus, des recommandations que j'avais fait au moment où le livre avait changer de mains.

Ce ne sont pas les seules menaces que j'ai proférées aux rares personnes auxquelles j'ai prêté, dans les dernières années, des livres (et autres cossins). Et quand je prête, je note - j'ai parfois aussi tendance à oublier que j'ai prêté, surtout quand il s'agit de la famille. Qui soit-dit en passant, n'est souvent pas plus "fiable" dans le domaine du retour !!! Donc, je note. Et je fais des rappels - en bonne bibliothécaire que je suis...

Et donc, je suis consciente que la littérature se partage, mais si je suis prête à conseiller, à suggérer... je ne prête qu'à coup de menaces... très réelles. J'aimerais être plus généreuse de mes livres... mais pour ma défense, je suis généreuse de mes lectures et toujours prête à offrir en cadeau un beau livre neuf !

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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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