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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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29 septembre 2008

Une balade japonaise, partie 2

005aEt donc nous nous sommes ensuite dirigés vers Takayama. Cette fois, il a fallu prendre l’autobus qui était le plus rapide pour atteindre cette petite ville dans les montagnes. Takayama signifie d’ailleurs « haute montagne ». Je dis petite ville, mais avec ses près de 100 000 habitants, elle sait se faire respecter.

Je dois avouer qu’avec Kyoto, Takayama fut l’un de mes endroits préférés du voyage. J’ai adoré la ville avec ses rues anciennes, ses temples, le village traditionnel de Hida non loin, ses chars et surtout le « sarubobo », petite amulette qu’on retrouve partout dans la ville.

Nous sommes restés 3 jours dans la ville et j’aurais voulu y rester d’avantage. Les gens y étaient très sympathiques. Nous avons beaucoup visités et nos pieds nous en ont longtemps voulu. 008b

Ce fut également à Takayama que nous avons eu droit à notre premier ryokan – auberge traditionnelle japonaise. Et donc, enlève souliers, met pantoufle, enlève pantoufle, met pantoufle de salle de bain, enlève pantoufle, et ainsi de suite… C’est d’ailleurs la même chose dans les temples et dans nombres de palais et maisons traditionnelles que nous avons visités. On a beaucoup marché nu-pied et en pied de bas !

C’est aussi à Takayama que nous avons eu droit à notre premier plus traditionnel repas. Et que nous avons goûté le meilleur thé. Bien que le thé était excellent partout, même le thé en sachet offert dans nos chambres ! Et bien sûr c'est aussi la ville du saké... très important dans la région.

Puis direction Kyoto… Qui m’a complètement conquise. Les 4 jours se sont envolés et nous avons regretté n’avoir pas resté plus longtemps. Il y avait tant de choses à faire et à voir. Enormément de temples. La ville compte 2000 temples, ainsi que des palais et plusieurs jardins. Encore une fois, la ville oscille entre tradition et modernité… 008soulignée avec excès par les anime et les mangas !!!

Évidemment, le fameux quartier Gion fut visité… et nous avons pu voir quelques geishas. Je suis très ambivalente sur le concept et je vais m’abstenir de commenter, mais je dois avouer que ce fut étrange et intéressant de voir de vraies geishas.

Le premier soir nous avons beaucoup marché pour trouver un resto... finalement nous sommes entrés un peu par hasard dans un resto qui affichait quelques mots d’anglais. Nous étions tout près de Gion, mais un peu en dehors des rues plus connues.

Et nous sommes tombés sur un super
resto traditionnel... un peu défraîchi, mais très typique... une expérience 006incroyable. Salle privée pour nous deux, assis sur les tatamis, la serveuse habillée de son kimono, nous a préparé le repas devant nous à nos petites tables, cuisant nos aliments et tout... et nous a fait la conversation... bon, sûrement moins qu’elle en a l’habitude, son anglais étant limite, mais quand même... un vrai repas traditionnel avec une ancienne geisha qui aujourd’hui travaille avec ses anciennes collègues dans ce restaurant traditionnel. Assez incroyable et complètement inattendu... nous aurions voulu trouver un resto de ce genre que nous n’aurions jamais trouvé !!!

Pendant notre séjour à Kyoto, nous sommes allés visiter le palais de Himeji qui se trouve non loin de la ville. Le château est très différent des autres palais que nous avons visités et le voyage en vaut la peine.

Le lendemain, nous partions pour Nara… Petite ville tout près… et célèbre pour ses temples, encore une fois, et pour ses daims. Nous avions un très joli ryokan, même s’il était un peu beaucoup défraîchi. Il datait de 1916, et je crois qu’à part une télévision dans la chambre qui datait de 1960 et de divan dans le lobby datant de 1975, il n’y a pas eu beaucoup de modernisation… Et j’exagère à peine ! Mais c’était bien sympathique 009comme endroit.

Toute la ville semble d’ailleurs vivre dans le passé… une atmosphère étrange des années 70, je dirais. Mais c’était bien joli… Bien sûr, la ville est connue pour ses daims. Symbole important du bouddhisme, cet animal se promène librement dans la ville. On retrouve les cerf sika surtout dans les parcs immenses de la ville, mais on peut en voir un peu partout sur les routes, dans les rues et surtout près des temples ! Ceux qui se trouvent dans les parcs, sont plus sauvages, se laissant approcher et nourrir mais se promenant surtout tranquillement. Mais les daims près des temples… savent sentir la bonne affaire et poursuivent les touristes avec avidité, quêtant les biscuits !!!

010La ville a aussi la plus grosse structure en bois ainsi que la statue géante du Bouddha Vairocana appelée daibutsu. Très impressionnant. Il faut dire que la plupart des temples, palais, etc que nous avons pu visiter sont souvent des reconstructions. Il reste peu des monuments anciens car tout étant en bois, de nombreux feux et les nombreuses guerres ont détruits la plupart de ces structures. Mais on reconstruit...

La statue du Bouddhah est immense ainsi que les autres statues... Elles m'ont beaucoup impressionnée. Il est d'ailleurs rare de voir des statues dans les temples... Je préparerai un texte sur ce temple et son bouddhah... et je reparlerai des temples dans la suite de cette promenade...

(À suivre...)

Voir aussi:

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9 septembre 2008

Le Mont Saint-Michel: III. Les légendes - Partie 3

Autres légendesMSM2

Après la construction du premier sanctuaire, les légendes et histoires miraculeuses continuèrent. En voici quelques unes.

La source d’eau :

Douze clercs furent installés dans le sanctuaire établis par Aubert. La première communauté s’installe, mais il y avait un manque d’eau potable. Il était difficile d’aller s’en procurer pendant les marées hautes. Sans eau potable, ils ne pouvaient pas vivre sur le Mont Saint-Michel. Aubert fit alors miraculeusement jaillir d’un rocher avec l’aide d’un bâton, une source d’eau douce potable. La fontaine Saint Aubert est sur la face nord du Mont. C’est cette source qui fut utilisée jusqu’au XVème siècle.

Colibert :

Lorsque venait la nuit au Mont Saint-Michel, on n’entrait plus dans l’église abbatiale. Le frère portier fermait à clés les portes de l’église et personne n’aurait osé y entrer la nuit. En effet, la nuit, les anges se réunissaient dans l’église et leur présence diffusait une lumière céleste que les hommes ne pouvaient contempler sans danger. Les anges chantaient également des hymnes que le vent semblait porter au-delà de l’église et qui était la façon dont les anges communiquaient la parole de Dieu.

Mais un homme appelé Colibert voulut braver cette interdiction et passer la nuit dans l’église. Après avoir obtenu une autorisation, il se prépara pour ce qu’il considérait une expérience. Il jeûna trois jours, se confessa et lava son corps. Il entra ensuite dans l’église et se cacha.

À minuit, il commença à avoir des visions. Il se trouva paralysé, mais capable d’entendre et de voir. Dans une lumière éblouissante apparut alors Saint-Michel, la Vierge Marie et Saint-Pierre. Il entendit ensuite Saint-Michel se plaindre d’une odeur infecte dans l’église. C’est alors que Saint-Michel le voit et s’approche furieux de lui. Sans l’intervention de Saint-Pierre et de la Vierge, qui eurent pitié du curieux, Saint-Michel l’aurait probablement tué sur le champ. À la demande de la Vierge, il accorde un sursis à Colibert afin de faire pénitence. Il lui ordonne de se repentir de l’injure qu’il a fait aux anges car la mort viendra bientôt le chercher. Colibert, terrifié, perd conscience.

On le retrouve le lendemain matin, inanimé sur le sol. On tenta de le soigner, mais après avoir raconté ce qu’il avait vu et s’être confessé de son orgueil et de son manque de foi, il meure trois jours plus tard.  

La femme enceinte :

Une jeune femme enceinte qui faisait un pèlerinage au Mont Saint-Michel fut prise au dépourvu par la rapide montée de la marée. Alors qu’elle tente de traverser, elle commence à accoucher. On la croyait morte, mais à la marée basse, on la découvre saine et sauve avec son bébé naissant. Saint-Michel l’avait sauvé de la noyade empêchant l’eau de la toucher. On plaça à cet endroit une croix – la Croix des Grèves – pour rappeler ce miracle.

Le sacristain Drogon :

Le sacristain Drogon qui appartenait à un autre ordre que les moines du Mont était un moine un peu désordonné. Il accomplissait ses tâches de sacristain mais il le faisait trop bruyamment et il oubliait de s’incliner complètement devant l’autel.

Une nuit qu’il entendit du bruit dans l’église, il décida d’aller voir à l’intérieur. Il vit alors trois pèlerins devant l’autel. Il alla chercher un jeune novice qui l’aidait dans ses tâches. Il lui reprocha d’avoir laissé des gens dans l’église après sa fermeture. Comme le novice niait ces faits, il l’amena dans l’église. Comme le novice ne voyait pas les pèlerins, Colibert le gifla et l’amena vers les gens près de l’autel. Alors qu’ils s’approchaient, Colibert ne s’inclina pas devant l’autel. Il reçut alors à son tour une violente gifle qui le fit tomber et perdre connaissance. Lorsqu’il reprit conscience, les pèlerins avaient disparus et son corps était recouvert de blessures pustuleuses. Il ne guérit pas et meurt après avoir fait pénitence.

La vision de l’évêque Norgod :

L’évêque d’Avranches, Norgod se leva un matin. Comme il regardait le Mont Saint-Michel de sa fenêtre, il constata à son grand effroi que le Mont était en flamme. Il crie et alerte son clerc, mais ce dernier ne voit pas de feu. L’évêque convaincu que le Mont est en feu, s’élance sur le chemin qui mène au Mont. En chemin, il rencontre des gens, mais ces derniers ne voient pas non plus les flammes.

Il arrive au Mont et se précipite vers l’abbaye. Les moines l’accueillent mais eux non plus ne voient pas l’incendie. Finalement, il se rend sur les lieux pour constater qu’il n’y a en effet aucun feu. Il en conclut que Saint-Michel voulait l’attirer sur le Mont afin qu’il consacre sa vie à ce dernier.

Beaucoup d’autres histoires et légendes existent sur le Mont et ses bâtiments : les ossements perdus et retrouvés d’Aubert, la conversion de Thomas, etc. Toutes ces histoires sont conçues afin de confirmer le caractère sacré des lieux.

Voir aussi:

Sources :

17 juin 2008

Les archives de Pauline: Elle nous quittera ce soir

Mais ça, nous ne le savions pas.
C’était comme toutes les autres fois.
Sur le moment, nous ne sentions rien de bien différent.
Mais maintenant que j’y pense, son regard était différent.
Il était si résigné. Et si triste.
Mama1

À cause de son départ, nous sommes partis aussi. C’est de sa faute. Ce vide dans mon cœur et dans ma tête, c’est sa faute.

Et je lui en veux. Surtout de ne pas avoir été plus claire. De ne pas nous avoir dit que c’était la dernière fois que nous la verrions. Nous serions restées avec elle. Nous lui aurions dit que nous l’aimions. Nous nous serions excusées pour toutes les stupidités que nous lui avons dites dans notre vie.

Mais elle n’a rien dit.
Elle est partie.
Tout simplement.

15 octobre 2006

Peinture: Le Vampire de Munch

medium_edward_munch_vampire__1893_190772Titre de l’oeuvre: Le Vampire
Nom de l’artiste
:  Edvard Munch

Date
: 1893-4
Médium
: Huile sur toile
Dimension
: 91X109 cm

 

Biographie de l’artiste :

Edvard Munch est né à Löten en Norvège en 1863. On le considère comme non seulement un des précurseurs de l’Expressionnisme mais également comme un des peintres qui a contribué à la formation du genre.

Munch a brièvement étudié à l’école technique, puis se consacre rapidement à l’étude de l’art. Il étude le l’Art classique, la naturalisme, le dessin et ses premières œuvres sont inspirées du réalisme français et il est reconnu très tôt dans sa carrière comme un artiste de grand talent. Il rompra cependant rapidement avec le réalisme. Son passage à l’expressionnisme provient en grande partie dans sa recherche pour transmettre dans son œuvre une expérience personnelle et douloureuse. Il produit alors en 1885, le tableau « L’enfant malade ». Malgré les critiques négatives, Munch poursuit dans cette voie et même si les prochains tableaux sont un peu moins provocants, on retrouve encore une atmosphère lyrique qui se détache définitivement du réalisme.

Ses œuvres seront par la suite fortement influencées par ses relations dans la sphère anarchiste de l’époque. On retrouve dans ses tableaux l’expression de ses conflits internes, de sa volonté de dépeindre les ennuis de la vie moderne ainsi que sa propre vie. On dit souvent les œuvres de cette époque font partie de sa production « biographique-littéraire ».

Il vivra un certain temps à Paris, où il explorera les mouvements post-impressionniste et anti-naturaliste et même pointilliste. Ses œuvres demeurent cependant empreintes de ses propres expériences, impressions et émotions, ainsi que de l’expression de la décadence de la fin du siècle. Il ira ensuite à Berlin, et gravite dans un cercle d’artistes, littéraires et intellectuels où on retrouve nombres de scandinaves. Les discussions tournent autour de l’art, la philosophie, l’occultisme, le fantastique, la psychologie, etc. Ses œuvres de cette époque conservent les mêmes thématiques, mais on peut y voir également certains aspects sombres de l’amour, la mort, la maladie… On note une tendance au symbolisme. Une grande influence sur l’œuvre de Munch provient de l’écrivain polonais Stanislaw Przybyszewski et de la femme de ce dernier connu sous le nom de Ducha. L’écrivain polonais qui explore le satanisme et le fantastique pousse Munch dans ses thèmes et sa femme, très belle, et dont Munch aurait été amoureux lui inspire sa vision de la femme troublée : attirance et peur, érotisme et mort…

De retour à Paris, vers 1896, Munch explorera d’autres moyens graphiques, tels la gravure, la lithographie. Il réalisera également des affiches. Il peint cependant toujours. Ses œuvres ont pour thèmes, la solitude, l’angoisse, la difficulté de vivre, l’amour sombre et tragique, la maladie, la mort, la tristesse, etc., mais on retrouve également une orientation métaphysique courante à l’époque. Les expériences et émotions personnelles de la vie de Munch se retrouvent toujours dans ses œuvres. 

Il s’établit au début du XXe siècle, comme un peintre reconnu et comme une influence sur de nombreux artistes. Il expose à plusieurs reprises à Berlin, Prague, ... Parmi ses œuvres les plus connues on retrouve Le Cri (1893) qui exprime toute la solitude de l'homme. Comme beaucou de ses oeuvres, il en fit plusieurs versions. Edvard Mubch décède au début de l'année 1944 à Ekely.

 L’œuvre :

L’œuvre de Munch aborde souvent le thème de la femme dans son aspect conflictuel d’objet d’amour et de désir mais également de répulsion.

Cette oeuvre intitulée « Le Vampire » qui fut réalisée en 1893, représente selon toute probabilité, la femme de l’écrivain polonais Stanislaw Przybyszewski. Cette femme aux cheveux roux qui aimait la vie, rire, était une grande buveuse d’absinthe et qui selon les témoins de l’époque, était très belle, avait de nombreux prétendants –dont Munch. On a dit d’elle qu’elle rendait les hommes fous par sa beauté, son rire et sa cruauté. Elle fut une grande inspiration pour Munch. L’oeuvre « Le Vampire » faisait partie d’une série de dessins, pastels et peintures sur le thème de l’émotion. Munch développa ce thème et donna aux œuvres issus de ce cycle, le titre de « La Frise de la Vie ».

Le cycle « La Frise de la Vie » finira par incorporer la plupart de ces œuvres majeures, dont « Le Cri ». Il exposa la première séquence d’images de ce cycle à Berlin en 1893 sous le titre « Amour ». On pouvait voir dans cette exposition, six pièces (des peintures et des pastels-études pour des peintures) qui proposait la vision de Munch du chemin sur la voie de l’Amour : l’innocence, la passion, la douleur émotionnelle, la jalousie et le désespoir. La 3e œuvre de cette séquence était intitulé « Amour et Douleur » et était une étude en pastel. Cette étude se voulait étude de l’intimité entre la douleur et l’amour. On sent le désespoir de l’homme qui aime, la femme offrant un peu de compassion à cet amour et semble consoler son amant. Elle le domine cependant et on sent de l’ambiguïté dans ce tableau. Est-ce qu’elle le garde sous sa domination ou tente-t-elle de le consoler?

On sent de la tendresse mais également une froideur de sentiment soulignée entre autre par les couleurs sombres et oppressantes du décor. Les deux personnages s’enlacent dans la scène et donc sont attachés l’un à l’autre, peu importe l’aspect conflictuel de l’amour et de la douleur, du désespoir et du réconfort. L’un n’allant pas sans l’autre dans la thématique de Munch. Malgré la douleur, l’homme s’agrippe désespérément à la femme à qui il offre sa douleur, sa dévotion, alors que la femme le tient aussi fermement comme si elle voulait le réconforter mais également le garder dans cette position de supplication. Elle est celle qui garde cet amour-douleur dans cet état. Nous sommes ici très proches des sujets et l’intimité de leur enlacement, nous rend voyeurs de leurs passions et leurs douleurs.

Lorsqu'il vit la peinture pour la première fois, son ami Stanislaw Przybyszewski donna spontanément le titre « Vampire » à l'oeuvre en y voyant cet aspect de douleur que la femme semble soulager mais aussi amplifier. Il y vit une domination de la femme qui vampirise l'amour de l'homme. Munch décida de conserver ce titre. Il reprendra ce théme dans plusieurs autres oeuvres, en soulignant de plus en plus, cette idée qu'aimer une femme est dangereux pour l'homme qui risque d'y perdre sa volonté, son identité et le rapproche de la mort. Petit à petit, il ira jusqu'à enelever de ses oeuvre, l'élément de réconfort qui semble présent dans le « Le Vampire » comme par exemple, dans « Cendres » où la femme et l'homme sont complètement séparés. On y retrouve le désespoir, mais aussi l'isolation et le sentiment de perte.  

munch_cendres_1894

« Cendres » 1894

Et « Amour et Douleur » devient donc « Le Vampire ». Le regard que l’on porte alors se transforme avec ce titre, et on y voit en plus d’un sentiment de soumission, de douleur, de domination, mais également de réconfort, une sensation plus sombre, de vie et de mort. La passion devient maintenant synonyme de l’aspiration du sang de l’homme, de son essence, de son amour, de sa sexualité, de sa vie par la femme.

On voit tout de même l’homme s’accrocher à son vampire et donc une relation ambiguë avec la douleur et l’amour procurés en même temps par la femme. L’homme a désespérément besoin de l’amour et de la douleur que lui donne le vampire et ce même si cela lui donnera probablement la mort également. Alors que certains vont parfois y voir, une domination parasite de la femme sur l’homme, on doit surtout y voir une symbiose presque sacrificielle entre les deux. Malgré tout, les deux personnages semblent consentants et trouver du réconfort dans leur situation. Ils assument leur rapport douloureux envers l’amour. Ils acceptent de se faire mal par leur attitude.

Sources:

* Munch, 1863-1944 / [comité de rédaction, Maryse Bordet-Maugars... et al.]. -- Paris : Cercle d'art, 1995. --63 p. : nombreuses ill. (certaines en coul.) ; 32 cm.

* Diverses sources Web dont:

http://www.insecula.com/contact/A008594.html
http://www.photosmarval.org/peintres/expressionnisme/edvard-munch.shtml
http://en.wikipedia.org/wiki/Edvard_Munch
http://www.edvardmunch.info/edvard-munch/biography.asp

© 2006 Laila Seshat 

27 août 2017

Le moment captif du dimanche : surveillance

2017-08 (3)Observer, c’est perturber.” [Hubert Reeves]

Silence... Ne voyez-vous pas qu'il me regarde ? Il m'observe de ce globe oculaire impassible. Il ondule vers moi. Prêt à me digérer.

Il me semble qu'il chuchote mon nom. Écoutez, il crie mon nom. N'entendez-vous pas ? Il a la mauvaise prononciation car il déclame mon nom à reculons.

Il ne bouge pas. Il me surveille, je suppose. Il m'évalue et capture mes mouvements. Il a saisi toutes mes émotions. Il sait tout de moi. Regardez, il mémorise mon âme.

Son regard me caresse. Je ne suis plus. Je n'existe plus vraiment. Il m'a transformée. Je normalise ainsi l'importance de vivre. Il ne ferme jamais l'oeil. Je vivrai éternellement.

L'important, c'est de savoir ce qu'il faut observer.”  [Edgar Allan Poe]

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20 mars 2016

Le moment captif d'un dimanche : printemps en folie

2016-03-20"Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps." [Théophile Gautier]

Les écureuils sont fous aujourd'hui. Le soleil leur donne la bougeotte. Pourtant le mercure est encore sous zéro et on annonce de la neige dans les prochains jours. Mais c'est aujourd'hui le printemps et ils le savent.

Ils batifolent sous le saule, se poursuivent et se chamaillent. Ils sont insousciants pour quelques instants. Ils célèbrent cet événement. Ils tentent d'attraper chaque rayon de soleil. Ils se roulent dans la terre qui qui semble un peu plus chaude aujourd'hui. Dans quelques jours, il y aura peut-être de la neige, mais en ce moment c'est le printemps !

"Je mêle mon souffle à la chaleur du printemps
Je m’imprègne de chaque odeur
" [Gatien LAPOINTE]

14 février 2014

En amour, en bataille...

 "L'amour ne commence ni ne finit comme nous le croyons.

L'amour est une bataille, l'amour est une guerre, l'amour grandit."

[James Baldwin]

2014-02-14

Ils se battent ou ils s'embrassent ?

Enfin, vous savez... ce n'est pas parce qu'on s'aime qu'on ne se querelle pas de temps en temps.

Mais oui, c'est la vie quoi. C'est l'amour.

C'est difficile l'amour,

Il faut travailler fort pour qu'il vive !

"L'amour, c'est se battre pour qu'il dure encore."

[Damien Bernard]

 

5 mars 2013

Un crime littéraire : sans coeur

L'amour, toujours l'amour. Je me souviens de livres qui ont conquis mon coeur. De livres que j'ai aimés passionnément. De livres qui m'ont renversée. De coups de foudre fulgurants et irrésistibles. Et des livres qui ont charmé mon coeur au fil des pages. Petit à petit, mais pour toujours. J'ai aussi connu des livres qui ont volé mon coeur et qui ne me l'ont jamais rendu. Ils ont gardé une parcelle de ma vie et mon coeur tremble quand je me rappelle ma lecture et leurs mots.

Mais aujourd'hui, j'ai l'impression de ne plus avoir de coeur. Je lis un livre et j'aime ou je n'aime pas. Mais c'est tout. Elle me semble si loin, la dernière fois où j'ai fermé un livre, lu sa dernière page et soupiré d'amour fou. Je ferme le livre et je me dis que c'était bien, très bien, bon, très bon... Est-ce que CCCLj'ai aimé le livre ? Sûrement. Est-ce que j'ai adoré ? Parfois. Vais-je en garder un souvenir impérissable ? Est-ce que je l'ai aimé d'amour fou ? Probablement pas.

Mais est-ce que je peux encore m'enflammer pour une lecture ? Peut-être que non. Est-ce que d'avoir si lu, j'ai perdu la capacité de m'émerveiller  ?

Est-ce qu'un livre peut encore me transporter, me transformer ? Je ne sais plus. Et je suis triste. Je m'ennuie du temps où je m'installais confortablement dans un fauteil et me perdais toute entière dans un livre, oubliant les heures qui s'écoulaient trop rapidement. Je me souviens avec nostalgie du temps où je combattais la fatigue pour poursuivre ma lecture, les yeux lourds et picotant. Mais est-ce si important ? Est-ce nécessaire de vivre la passion littéraire ? Je ne sais plus.

Mais ne plus vivre follement une lecture n'est pas un crime. À peine un petit délit de coeur. Là où se trouve mon crime littéraire est dans mes mensonges honteux, dans les faux coups de coeur que je place sur notre table "coups de coeur du personnel" à la bibliothèque. Oh, j'ai bien choisi mes premiers livres dans mes amours d'antan. Mes vieux amants ont eu leur place sur la table. Mes amours sincères n'étant évidemment pas tous présents dans nos collections, j'ai rapidement présenté tous mes coups de coeur. Et maintenant... et bien, mes livres sur la table ne sont pas vraiment un coup de coeur... à peine un pincement. Ce sont des livres que j'ai bien aimé, oui. Des livres que j'ai aimé d'amour fou, non. Des livres que je recommande aux autres, oui. Des livres qui ont volé mon coeur, non. Des livres que j'ai lu avec plaisir, oui. Des livres qui m'ont tenue réveillé toute la nuit car je ne pouvais poser le livre avant de le terminer, non. Des livres qui m'ont distrait agréablement, oui. Des livres qui m'ont trotté dans la tête des heures et des jours après les avoir refermés sur la dernière pas, non. Et donc, je suis coupable de mentir et de m'inventer des lectures amoureuses.

Mais où sont donc passés mes coups de coeur ?

1 février 2013

La plate vérité

DSC_5349Et oui, je dois bien l'admettre. J'ai essayé de faire passer la faute sur mon pauvre chat. Il me regarde avec un air de dire: "Non mais, si tu ne dis pas la vérité, c'en ai fait de ta plante préférée... miaou, oui, c'est du chantage !" Quand ses yeux sont noirs comme ça, mieux vaut ne pas le contrarier.

Alors, passons aux aveux. La plate vérité, c'est que la raison pour laquelle je ne fais pas de billets lecture, c'est que je ne suis plus assez patiente avec mon vieil ordinateur. Il y a quelques mois... bon... plusieurs mois, j'avais eu des ennuis d'ordinateur. Après bien des cheveux arrachés, j'avais retrouvé mon vieux Fufifu datant de 2003. Et malgré tous ses défauts, je m'étais dit qu'il ferait l'affaire pour quelques mois. Je m'étais bien promis de le remplacer rapidement

 

Mais les choses étant ce qu'elles sont... et moi, étant la procrastinatrice que je suis... et bien en février 2013, je n'ai toujours pas été chercher un nouvel ordi. Et puis, nous avons fait quelques DSCN5977voyages, quelques rénovations, etc. Alors, Fufifu faisait la job. Et puis, mon PisTout s'est acheté un nouvel ordinateur de table récemment.

Mais voilà... Fufifu a beau être encore en vie, il est vieux le pauvre. Bien vieux et très, très, très lent. Et là, je me dois d'insister.... TRÈS LENT... tout prend une éternité, ouvrir les fichiers, loader les pages sur Internet, transférer et modifier les photos... c'est insupportable ! Et si je veux écouter de la musique, la fan est si bruyante que cela l'enterre, même avec des écouteurs ! Alors, disons, que je n'ai pas trop le goût de m'installer devant pour écrire. J'écris habituellement le soir ou la fin de semaine. Alors, il m'est souvent impossible d'utiliser l'ordi de PisTout, puisqu'il travaille dessus.

Présentement, il s'entraîne, alors j'ai une petite chance. Mais elles sont rares. Les quelques derniers textes que j'ai fait, je les ai fait de mon vieux Fufifu et laissez-moi vous dire que ce fut interminable.

Alors... voilà... c'est con, non ? (Bon, tu es content Mini-Brum? J'ai dit la vérité... pfff) L'achat du nouvel ordi est prévu pour binetôt. Et là, c'est vrai, car honnêtement, je suis pu capable d'utiliser Fufifu et je suis en manque d'écriture... comme c'est pas possible ! Mais d'un autre côté... je lis tellement que cela en est fou !!!!

14 février 2013

Une cage d'amour

 

Amour« Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour.  » [Pierre Reverdy]

Un amour en cage... une cage d'amour... mais des cages tout de même.

L'amour n'a pas besoin de cage, de définition, de mots criés sur les toits... L'amour se trouve dans les gestes, dans la liberté d'être soi-même, dans les moments insignifiants. Dans le geste anodin et quotidien. Dans les larmes et les rires.

"Mais prends la photo, enfin" "Attends, je suis mal placée" "Mais attends, tu devrais prendre ce plant, il est plus beau" "Pousse-toi, tu caches la lumière" "Ah, tu m'énerves, laisse-moi faire" "Parfait, belle photo" "Merci, mon PisTout, tu viens, on va aller préparer le repas" "Attends, on a bien le temps" Bisous, bisous.

"Cage dorée ne nourrit point l'oiseau" [proverbe italien]

5 août 2012

Moment captif d'un dimanche : fragilité

DSC_6013"Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir" [Matisse]

Sur le ciment insensible poussent ces fleurs fragiles. Elles semblent inébranlables et indifférentes. Oui,  elles semblent dures ainsi sans chlorophylle, mais je vous le dis, elles sont douces et exubérantes.

Sur les clochers d’églises, dans les ruelles bétonnées, sur le château en ruine et dans les coins ombragés, elles sont partout si on les cherche un peu, il suffit, dit-on, d’ouvrir simplement les yeux.

Elles se dressent, charmantes et charmeuses. Cherchant notre regard, souriant à nos clins d’œil. Et c’est avec grâce qu’elles nous accueillent, toujours troublantes et ensorceleuses.

"L'homme regarde la fleur, la fleur sourit" [Koan zen]

4 mars 2012

De l'endurance des vieilleries

DSC_4116Pas de mon "sammy", non, cet ordi d'à peine 3 ans, est bel et bien mort. RIP you piece of sh%#!!!! Vous m'excuserez la vulgarité mais je trouve qu'après trois ans, la carte vidéo n'avait pas à rendre l'âme ! Et que le fait qu'elle ne fonctionne plus ne devrait pas signifier que l'ordi au complet est inutilisable ! Et surtout, SURTOUT, je suis en beau fusil parce que j'ai pas vraiment la possibilité de la changer cette carte vidéo.

Non, pas possible de la changer. Et croyez moi, on a essayé. PisTout a fait tout ce qu'il a pu. Mais c'est fini le temps que quand la carte vidéo lâchait, il suffisait d'en acheter une neuve, ouvrir l'ordi et la changer. Fini le temps qu'on pouvait ouvrir le capot et changer le morceau défectueux... Aujourd'hui quand ça pête et bien c'est foutu. Ya pas grand chose à faire. Et encore, le portable, nous avons pu l'ouvrir et tenter de faire quelque chose... je n'ose imaginer avec les pads et autres !!! Oubliez ça. Ça marche pu mon ami, achètes-en un autre !!!

C'est comme les télévisions et les électroménagers... une vieille laveuse de 30 ans fonctionne mieux qu'une de 10 ans... mais enfin, c'est comme ça que ça marche maintenant.

Toujours est-il que devant la carcasse de "sammy" je me voyais déjà obligé de dépenser pleins de bidous pour un nouvel ordi. Quand, PisTout m'a dit... "il y a toujours bien, le bon vieux Fufifu... la fan mène un train d'enfer, les lettres du clavier sont pratiquement toutes effacées et faudra mettre un utilitaire pour le wi-fi, mais il marche encore."

Et oui, l'ordinateur portable que j'avais acheté en décembre 2003 pour notre départ en Espagne, fonctionne encore. Oh, il a fallu lui ajouter de la mémoire il y a 5 ans (oui, on pouvait l'ouvrir et ajouter des choses!), et on a dû le reformater il y a 4 ans, la fan est très très bruyante (une des raisons pour laquelle j'avais acheté un nouvel ordi, c'était très gènant, dans tous les sens du mot, quand je rencontrais des clients), il pèse une tonne, le clavier s'est effacé en partie, il n'est pas très à jour côté logiciel... MAIS...il fonctionne parfaitement ! Je peux utiliser le traitement de texte, les pdfs, un logiciel pour mes images et photos et Internet ! Donc, il a tout ce qu'il faut. Je suis habituée à la fan. Je n'ai pas vraiment besoin de le transporter maintenant que j'ai changé d'emploi, et j'ai collé des lettres sur le clavier. Alors, pour le moment, ça va faire la job !

Ce qui nous ramène à mon titre...

Soooo... je suis de retour ! :D

24 décembre 2011

Aujourd'hui ou demain ?

Aujourd'hui ou demain ? DSC_4976_copy

Certains préfèrent le souhaiter aujourd'hui... question de réveillon...

D'autres préfèrent demain... question de déballage de cadeaux matinal...

Aujourd'hui ou demain ?

Moi, je réveillonne ce soir avec ma soeurette et mon PisTout. Je vais fêter demain chez les beaux-parents. Et nous avons notre soirée de Noël PisTout et moi, le 26... Alors c'est Noël aujourd'hui, demain et après-demain !!!

Et des Joyeux Noël, je vais en dire et redire...

Alors...

JOYEUX NOËL !!!

à tous... des moments remplis de joie, musique, amour et sucrerie !!!

8 novembre 2011

La somme de toute chose

Il y a de ces livres que l'on achète pour lire. Ou pour mettre dans sa PAL, c'est selon ! Mais ils ont potentiellement la chance d'être DSC_3232lus. Et il y a de ces livres qu'on achète et qu'on ne lira pas.

Comme celui-ci. Je l'ai vu sur un présentoir, un certain dimanche après-midi de l'été dernier. Après une superbe journée à se promener sur les routes des Cantons de l'Est, nous avions terminé notre randonnée par un arrêt à l'abbaye de Saint-Benoît-du-Lac. Cela faisait très lontemps que je n'avais pas visité l'endroit et ça nous disait de faire une petite visite. Et puis, on a toujours besoin d'un bon fromage, non ?

Après une petite visite de l'abbaye, nous sommes allés à la boutique. À l'entrée de la boutique, il y avait un petit présentoir rempli de livres de toutes sortes. Quelques livres neufs, mais la plupart usagés. Et parmi ces livres, sa couverture verte m'a fait un clin d'oeil. J'aime bien les vieux livres et j'aime en acheter. Parfois des livres que j'ai déjà lus, parfois d'autres que je compte bien lire un jour.

Je le prends doucement. Il est lourd. Une étiquette rouge sur le dessus. 1$. Je regarde le titre: Summa Theologiae Moralis, III. De Sacramentis par Beneductus Henricus Merkelbach O.P.. 1939.

Un énorme livre en latin, assez vieux. J'aime les vieux livres (je sais, je me répète). Et à 1$, je me dis que je n'ai pas grand chose à perdre ! Alors, le livre prend le chemin du sac, parmi les fromages, les bouteilles de cidre et autres babioles gourmandes.

DSC_3239Une fois chez moi, je commence à feuilleter le livre... mon latin est loin, mais alors là, à des années-lumières de mon cerveau. Mais je peux quand même déchiffrer un peu. Ça jase de sacraments, et donc d'eucharistie, pénitence, d'ordination et de mariage. Intéressant. Et puis, je feuillette la partie sur le mariage, et alors là, je tape des mains (métaphoriquement, car je tiens encore le livre...). Les marges sont remplies de notes.... en latin, en anglais et en français, de trois écritures différentes.... Pleins de passages soulignés, de références et surtout de commentaires... Les pensées des prêtres qui ont possédés le livre... Les passages qu'ils ont jugés importants pour leurs sermons ou leurs conseils sur le mariage... des mots bien de leurs temps... bien catholiques. Il me semble les voir assis à une table, prenant des notes, réfléchissant au mariage...

Et j'aime encore plus le livre. Tous les livres ont une vie, mais certaines vies sont plus évidentes et émouvantes. J'aime voir les livres respirés, les entendre chuchottés.

Le livre m'a coûté 1$. Sans les notes, il vaudrait pas mal plus (c'est un livre quand même assez rare, j'ai fait quelques recherches). Mais avec les notes, il est encore plus précieux pour moi. Sans les notes, il ne serait qu'un vieux livre religieux intéressant et joli dans ma bibliothèque. Avec les notes, il est tout cela, mais maintenant il a une vie que je découvre petit à petit. Je n'ai pas acheté le livre pour lire le texte (je ne pense pas jamais retrouvé assez de mon latin pour cela!) mais maintenant, je me retrouve à tout de même le parcourir...

Ce sont les marges que je déchiffre.

21 octobre 2011

Une de ces chansons qui m'enchantent...

BooJuste parce que j'adore cette 
chanson...

que je l'ai uniquement
en cassette et que je

ne l'entends que trop rarement...

(il faut vraiment que je la récupère
en format + moderne !!!)


Et qu'en ces temps d'Halloween...
elle fait partie de
ma "playlist"
de saison avec :


- Hollow Hill
de Bauhaus
- Bloodletting
de Concrete Blonde
- Halloween de Siouxsie and the Banshees
- Alice's House de Psychedelic Furs
- People are strange de The Doors mais je préfère la version de Echo and the Bunnymen
- Sympathy to the devil de The Rolling Stones
- Lullaby de The Cure
- This is Halloween de la trame de Nightmare before Christmas
- Black Celebration de Depeche Mode
et un tas d'autres...

Voici... une des mes chansons préférées...

Witchcraft

[Book of love]

I've tried and tried

to capture you
what more can one
mere mortal do?

My love potion
boils and bubbles
poison darts
red poison apples
kafe' kasita
non kafela
Gutrune takes Siegfried
from Brunhilde
enula compana
on St. James' eve
a dash of orange
and ambergis
incantate:
Miss Mary Mack
Mack Mack
all dressed in black

My love philtre
will entrance you
it will pomp and
circumstance you
anusin, atelin
amulet
Angelique takes Barnabas
from Josette
with spiders ten
frae lockens blue
eye of newt
will stew and brew
incantate
this magic spell
Miss Lucy's in heaven
and the steamboat's in hell

Enchantra Endora Tabitha
Esmerelda Clara Hagatha

My love potion
boils and bubbles
poof! goes all my
toil and troubles
blueberry wine
and gladiola
Circe takes Glaucus
away from Sylla
coriander, vervain
and ginger root
damiana, henbane
and badger's foot
incantation
with magic black
and silver buttons
all down her back

Enchantra Endora Tabitha
Esmerelda Clara Hagatha
 
1 octobre 2011

Ces jours d'automne et d'épouvante

H1"In the velvet darkness of the blackest night
Burning bright, there’s a guiding star" [Rocky Horror Picture Show]

Mais oui... nous sommes le 1er octobre et cette année je compte bien souligner ce mois que j'adore tant !

L'automne pointe son nez. Il a fait chaud ces derniers jous de septembre. C'est très bien, je l'avoue, mais cela ne fait pas très automne. Et aujourd'hui en ce 1er jour d'octobre, le vent et la petite pluie fine ont fait leur entrée. Il faisait frais, froid même. Le vent s'amusait dans les feuilles qui ont commencé à tomber... à peine quelques feuilles, mais elles virevoltaient. Les couleurs ne sont pas encore complètement ici... sur l'île, j'entends, car ailleurs, les feuilles se tintent de plus en rapidement.

Je frissonne, mais je sais que la température remontera un peu... pour ces journées ensoleillées et pleines d'odeurs, couleurs et magie. Et aujourd'hui, j'ai acheté ma première citrouille et posé mes premières décorations.

Projets de textes pour avoir peur un peu... c'est la saison des frissons qui commence !!!

6 mars 2011

Le moment captif du dimanche : sournoise sagesse

11_03_06"Ceux qui jouent avec des chats doivent s'attendre à être griffés" [Miguel de Cervantès]

Tout petit, tout petit, le chaton. Grand, il est maintenant.

Tout petit, tout petit, mais bien éveillé. Il te regarde et évalue à quel point il peut te mener par le bout du nez.

Il n'a qu'à sortir ses griffes et tu suivras tout ce qu'il t'ordonne. Et les ordres, il les donne sans relâche. Avec ses yeux qui étaient si bleus et qui sont maintenant d'un jaune doré éblouissant.

Regarde, je te dis, il te dit que si tu ne fais pas exactement ce qu'il demande, tu auras droit à ses griffes.

Il est tout petit, tout petit, mais c'est un monstre, je te jure. Un monstre qui tire tes ficelles et qui te fais craquer au moindre miaulement. Il est grand maintenant et les griffes ne sortent plus... mais c'est toujours un petit monstre qui aime bien te manipuler comme il l'entend ! Et tu te laisses faire, avoue-le !

"Il n'est si petit chat qui n'égratigne" [Proverbe français]

19 août 2010

Un coucou entre deux courses

Dites vous m'avez oubliée ? Il faut dire que je ne saurais vous blâmer ! Je suis complètement absente et on ne peut qu'oublier lesDSCN7041 absents. C'est normal. Mais moi, je m'ennuie de vous tous... et j'essaie de vous lire un peu quand j'ai quelques minutes. Et j'ai lu tous les commentaires que vous m'avez laissés. Et je vous promets de répondre bientôt.

Quelques nouvelles rapido-rapides, ça vous dit ? ... hum... voyons voir...

Le départ fut émotionnel. Un peu surréel. La nuit fut courte. Sans sommeil. Le matin... pluvieux. Ce qui nous arrangeait puisque nous devions nous habiller un peu comme des ours, histoire de sauver de la place dans les valises. Mais je vous raconterai un autre jour, toutes ces choses ! :)

Le vol fut long... et encore une fois, un peu chargée d'émotion. L'arrivée fut relativement facile, malgré l'arrêt aux douanes et immigration (et oui, on revient, en étranger !!! )

Et puis, ce furent des moments bizarres. Difficile de croire et comprendre... mais où sommes-nous ? Enfin...

Les premières semaines furent un peu folles, et nous avons continuer notre folle course contre le temps ! Donc...

  • Les visites à la famille qui voulait nous voir tout de suite (un souper le soir même de notre arrivée, et un BBQ, deux jours plus tard...)
  • Visite chez ma grand-mère, qui a dit qu'a 96 ans, elle avait bien le droit d'exiger une visite rapide ! :D
  • La succession de papiers à faire...: banques, carte d'assurances-maladie, permis de conduire, etc.
  • Les visites aux amis qui n,en pouvaient plus d'attendre...
  • L'achat d'une voiture et visite pour les assurances (oui, bon Montréal, ce n'est pas Barcelone et ça nous prend une auto !)
  • Les achats à faire immédiatement
  • Le début du travail de mon côté qui impliquait trois jours dans la ville de Québec et qui incluait un souper chez le directeur
  • Les visites aux maisons pour l'achat éventuel d'une demeure bien à nous (oui, c'était une de nos raisons du retour au Québec, l'achat d'une maison... et puis, cela doit se faire rapidement, mes beaux-parents sont super, mais nous ne voulons pas nous imposer pendant des mois)
  • Et puis, le dédouanement du container cette semaine...
  • Et re-visites de maisons, visites pour l'hypothèque, etc.
  • Un cinéma avec soeurette parce que cela fait trop longtemps que nous n'avions pu faire quelque chose ensemble ! :D
  • Et puis... et bien le travail qui a commencé...
  • Enfin... vous voyez... je cours, je cours...

Et j'essaie de dormir un peu ! Je vous revoie bientôt, c'est promis... et pour un retour à la normal, j'espère !

Gros bisous à tous ! :D

9 mars 2011

Non, non, non... pas Scarpetta

J'adore les romans de Kathy Reichs et j'adore le personnage de Temperance Brennan. J'ai commencé à lire les romans de Reichs bien avant que la série Bones ne soit créée.

Quand en 2005, la série américaine Bones a été annoncé, j'étais très exitée ! J'avais très hâte de voir comment on avait adapté les romans et de voir les personnages prendre vie. J'adore les émissions policières et le tout me semblait très prometteur. Je dois avouer que lorsque j'ai vu la première émission, j'étais non seulement déçue mais enragée. Et je n'ai pas écouté les émissions suivantes. Je m'attendais à voir les romans de Reichs et il faut dire qu'on est loin de ceux-ci. Car mise à part le nom du personnage, la série n’est pas une transposition des romans de Reichs.

L’action ne se déroule pas entre Montréal et la Caroline du Nord. Elle est située exclusivement à Washington D.C. et on ne retrouve aucun des autres personnages. Le personnage même de Brennan diffère énormément du personnage du livre sur plusieurs points. Les deux œuvres sont donc complètement différentes. Les seuls points communs étant l’anthropologie judiciaire et le nom du personnage principal.

Lors de cette première émission, je ne pouvais croire qu'on avait transformé à ce point le personnage de Brennan... elle était beaucoup trop jeune. Et où était Ryan ? L'agent Booth devait-il le remplacer ? Ce fut un choc... Mais comme j'aimais bien les acteurs, j'ai repris la série. Et aujourd'hui, j'adore autant la série que les livres. J'ai réussi à dissocier complètement les deux oeuvres. Disons, que le fait que le personnage principal se fait appelé "Bones" aide un peu ! Je trouve même drôle, les clins d'oeil à Reichs, notamment dans le nom du personnage principal des romans de Bones ! Et je peux voir un peu du style de Kathy Reichs dans la série....

Mais si j'aime la série, j'ai encore beaucoup de difficulté à comprendre tous ces changements. Ou plutôt... je les comprends mais ça m'enrage de voir que pour s'assurer du succès de la série, on ait rajeuni à ce point le personnage. On a aussi éliminé son ancien mari - à la fois si sympathique et enrageant - et surtout on a éliminé sa fille ! Et où est son chat Birdie ? NonEt les personnalités des deux personnages sont si différents ! J'ai lu que le personnage de Temperance "Bones" Brennan n'était pas calqué sur le personnage de Temperance "Tempe" Brennan, mais plutôt sur l'auteur elle-même. Je veux bien... mais alors pourquoi lui donner le même nom ??? Non, vraiment... pourquoi ?????

Enfin... tout ça pour dire que cela me choque tout de même et qu'à chaque fois qu'un nouveau roman de Kathy Reichs paraît, ce questionnement revient... Et tout ça pour dire que... je viens de lire que les romans de Scarpetta seront adaptés au cinéma et que c'est Angelina Jolie qui interprétera le rôle de Kay Scarpetta !

Non, non, non... J'aime bien Angelina Jolie (enfin la plupart du temps) mais Kay Scarpetta !!! Really ???? Bon sang... c'est encore pire que pour Brennan ! Enfin, reste à voir ce qu'ils feront des autres personnages - s'ils sont même présents !

Me semble que quand les romans d'Agatha Christie ont été adapté au cinéma et à la télévision, ils n'ont pas remplacé Poirot avec un jeune homme tout mince et que Miss Marple n'avait pas 30 ans !

On en est vraiment au point où on n'ose pas prendre le risque qu'une anthropologue judiciaire (qui soit-dit en passant demande de longues années d'études et d'expérience) soit une femme mature près de la cinquantaire. Il faut absolument la  transformer en une belle jeune femme dans la trentaine ? Les cotes d'écoutes et les ventes de billets de cinéma seraient à ce point désastreuses ?

Soupirs !!!!

26 décembre 2010

Et c'est le Temps des Fêtes !

Il a neigé...
Que du blanc
devant la maison.

Après le réveillon du 24 décembre
dans notre chez nous
alors que nous recevions enfin
pour une première fois...
Après le repas du 25 décembre
dans la famille
où nous avons tous trop mangé...

DSC_0005

Ce soir,
nous faisons notre souper
de Noël...
tous les deux...

Un petit repas tranquille
quelques cadeaux...
Un moment pour réaliser
tous les changements...
pour profiter de notre nouvelle vie

Ce soir,
il fait froid.
Nous ferons du feu
dans la cheminée
pour la première fois.

Un Joyeux Noël à tous !

Et un superbe Temps des Fêtes !

4 février 2011

Dans ma tête, je m'imagine...

Dans ma tête, je m'imagine...
des panneaux indiquant des rêves et des espoirs...



Enseignes

Par ici
par là
Venez voir
ce que j'ai à offrir

Allons voir
ce qu'elles ont à offrir

Elles nous font signe
elles s'affichent
elles annoncent
et attendent

On passe parfois sans voir
parfois sans comprendre

Et elles attendent
ces enseignes
silencieuses

6 juin 2010

Le moment captif d'un dimanche : écouter silencieusement

10_06_06"L'amour est le miracle d'être un jour entendu dans nos silences, et d'entendre en retour avec la même délicatesse: la vie à l'état pur, aussi fine que l'air qui soutient les ailes des libellules et se réjouit de leur danse." [Christian Bobin]

Un coin tranquille. Près d'une belle petite rivière. Nous cherchons toujours ces endroits pour faire un arrêt lors de nos escapades sur les routes. Ces endroits silencieux où nous aimons nous arrêter, s'asseoir un peu, prendre une petite bouchée et s'imprégner des odeurs et des couleurs.

Nous fuyons souvent la cacophonie de la ville pour nous réfugier dans le silence des ces petites rivières. Ces endroits sont précieux et légers. Mais ils ne sont pas silencieux. Un millier de bruits furtifs nous entourent et nous bercent.

Les bruits de l'eau, des feuilles, du vent, des oiseaux, des insectes... les bruits sont partout, profonds et indiscernables. Se mélangeant en une musique naturelle, délicate et immense.

Un bruit d'ailes. Il semble gracieux et violent. Très rapide. Je sens quelque chose sur ma joue. Une aile immense m'a frôlée. Elle m'a touchée et s'est sauvée aussitôt. Un frôlement doux, presque langoureux s'il n'était pas si furtif. Une aile que l'on croit sentir et saisir mais qui nous échappe. On croit comprendre mais on ne peut qu'imaginer. Et on est heureux d'avoir été touché par une émotion pure, tendre, si fragile et vulnérable. Une émotion terrible, tyrannique et si volupteuse. Une ombre a touché ma joue. Je l'ai entendu dans son silence. Je l'ai senti sur ma vie. Et il ne me reste que l'espérance que cette ombre si délicate ne me quittera plus.Une libellule a dansé près de moi et m'a offert un bruit, un mouvement, un geste, un regard et une parcelle d'amour.

"Les âmes, libellules de l'ombre" [Victor Hugo]

7 mars 2010

Le moment captif d'un dimanche : et tourne la roue

" Travail et amour, ces deux roues énormes sur lesquelles roule le chariot du monde" [Roger Fournier]07mars

Des couleurs printanières... je n'y peux rien. Si la pluie insiste pour s'éterniser, j'amènerai donc les couleurs à moi. Ironique. Tout de même. Cette roue d'eau qui travaille à la faire virevolter... inlassablement. Je fuis l'eau qui tombe goutte à goutte pour me réfugier dans une image d'eau qui tourne lentement. Ironique, répéteront certains.

De petits canards jaunes dessinés sur les pierres me font sourire et oublier les soucis soudainement insignifiants mais quotidiens.

De jolies fleurs violettes, jaunes, rouges, roses... des taches feuillues d'un vert énergique mais apaisant... un bruit lent et continu... une odeur de bois mouillé...

Et cette eau qui tourne et tourne. Sur cette roue de bois. J'y prends une goutte pour le travail de chaque jour. J'y prends une autre goutte pour l'amour quotidien discret et familier. J'y prend une petite goutte pour me rappeler de construire mes jours avec passion et calme, avec émotion et raison. J'y prends une autre goutte pour la faire multiplier et grandir. Et j'amène toute cette eau chez moi. Pour faire tourner mon moulin personnel par ces gouttes de couleurs, de projets, de rêves et d'amour.

"Chacun tire l'eau à son moulin" [Proverbe français]

30 mai 2010

Le moment captif d'un dimanche : gribouillis

10_05_30"L'art de peindre n'est que l'art d'exprimer l'invisible par le visible" [Eugène Fromentin]

"Tu parles trop fort, que je lui dis, tu vas le déranger." "Mais non, qu'il me répond, il semble bien concentré." "Oui, tu as raison... mais taisons-nous tout de même, juste au cas..."

"Il décore sa boutique, tu penses?" "Peut-être... histoire que son commerce soit joli même lorsqu'il est fermé". "Et peut-être mettre un peu de traditionnel à côté du moderne".

"Je crois qu'il y a une histoire dans ses dessins." "Tu crois?" "Oui, une histoire invisible qu'il raconte silencieusement." "Et elle a un lien avec sa boutique?" "Difficile à dire, je ne comprends pas vraiment le nom et on ne voit pas à l'intérieur". "Tu sais, ce n'est peut-être pas sa boutique... et il n'a été engagé que pour ce boulot... tu te fais peut-être des histoires, toi aussi!"

"Peut-être... mais de toute façon, ce n'est qu'une histoire. Tu sais de ces histoires qui peuvent se lire sans jamais se répéter. Il nous raconte une histoire universelle... mais qu'il colore de sa vie, et que nous lirons selon nos émotions, selon nos envies, nos désirs... Une histoire n'est jamais qu'une histoire. Elle nous raconte milles choses à la fois et ne nous dit rien du tout... Mais je n'en sais rien, tu sais!".

"Un artiste ne peint jamais la vie tout à fait telle qu'elle est. Il la colore de sa personnalité et de ses désirs" [Lucille Roy]

15 mai 2010

Des jours et des années

DSC_1908cIl y a des gens qui me disent que je ne suis pas très romantique. C'est vrai, je l'avoue.

Je ne suis pas du genre à pleurer pendant la scène d'amour déchirante. Je ne suis pas du genre à souligner la Saint-Valentin. Je ne suis pas du genre à vouloir qu'on me donne des fleurs et je ne suis pas du genre à me promener main dans la main avec mon PisTout.

Non, c'est vrai. Je ne suis pas romantique. On me dit même que je suis anti-romantique. On m'a même dit que j'étais à la limite de la platitude quand vient le temps de s'émotionner devant les scènes larmoyantes et attendrissantes. Je reste souvent de marbre ou même je ris aux éclats devant des scènes où mes amies versent une larme. (Je crois n'avoir jamais autant ri que pendant le film Legend of the Fall et j'ai pleuré quand j'ai vu qu'on avait ajouté l'histoire d'amour à Lord of the Rings... car j'avais trouvé cette partie des annexes très ennuyante !).

Ce qui ne veut pas dire que je suis sans émotions ou que je suis incapable de m'attendrir. Oui, j'ai des émotions. Mais oui, je l'avoue, je ne suis pas la romantique classique. Et je l'assume !

Mais quand je pense aux 18 dernières années avec on PisTout, je soupire. Je pense aux premiers moments. Je pense aux moments à venir. Je pense aux bons moments, mais je pense aussi aux autres moments... car tous les moments sont importants et font que nos 18 années ensemble sont uniques. Oh... notre relation n'est pas extraordinaire... mais elle est magique à mes yeux. On se questionne parfois et on parle sans arrêt... parfois on est silencieux et parfois on crie. On rit beaucoup. Et on se taquine... on s'agace aussi et on se supporte parfois avec difficulté... Mais on se supporte aussi tous les jours et on se comprend. Et on rit... beaucoup !

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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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