Tout est trop lumineux. Cela sent trop le réveil.  Le début de la journée.  Mes yeux ne 2018Soleilveulent jamais se résigner à accepter cette clarté.  Le soleil n’est bon que pour les plantes de mon salon.  Moi, il m’a toujours agressée.  L’été, il est trop chaud, et l’hiver trop éblouissant.  Mais, le matin, il est franchement méchant.

Mes yeux s’ensommeillent et je ne suis plus qu’une poupée molle. Sans vie, sans corps. Je fuis ce soleil qui attaque mes sens. Mais sa cruauté est sans fin. Il me poursuit dans les moindres recoins de mes draps trop fins.

Je pense vaguement à le laisser gagner la bataille. Qui suis-je pour me révolter contre le soleil ? Ma révolte est futile et inutile. Je me lève donc. Doucement. J’ouvre les rideaux. La journée commence.