05 juillet 2008
La petite robe de Paul
La petite
robe de Paul / Philippe Grimbert. – [Paris] : Grasset, c2001. – 155p. ; 18
cm. – ISBN978-2-253-06819-8. – (Coll. Livre de poche; 30045)
Quatrième de
couverture :
Paul n’a jamais rien caché à sa femme. Un jour, il est irrésistiblement
attiré par une petite robe blanche exposée dans la vitrine d’un magasin.
L’irruption de ce vêtement d’enfant dans l’univers feutré d’un couple sans
histoires va soudain produire effets dévastateurs et réveiller de vieux démons.
De quels secrets la petite robe blanche est-elle venue raviver la blessure
?
L’auteur :
Philippe Grinberg est né à 1948 à Paris. Son père
changera leur nom de famille pour Grimbert juste avant la Seconde Guerre
Mondiale afin de cacher leur origine juive. Il étudiera la psychologie dans les
années 60 à Nanterre.
Après avoir été lui-même en analyse, il ouvre son
cabinet de psychanalyse. Il travaillera également dans des instituts
spécialisés pour les enfants et adolescents à Asnières et à Saint-Cloud.
Grinberg se passionne pour la musique. Il se lance
dans l’écriture et publie un essai sur la musique : Psychanalyse de la chanson en 1996. Il continue à écrire des essais
puis en 2001, il publie son premier roman, La
petite robe de Paul. Il recevra plusieurs prix pour ses œuvres.
Bibliographie :
- Psychanalyse de
la chanson (1996)
- Pas de fumée sans
Freud : psychanalyse du fumeur (1999)
- Évitez le
divan : petit manuel à l'usage de ceux qui tiennent à leurs symptômes
(2001)
- La Petite robe de
Paul (2001)
- Chantons sous la
psy (2002)
- Un secret (2004)
Résumé:
Paul, un homme dans la cinquantaine marié depuis longtemps à Irène et ayant
une fille maintenant adulte, fait un stage de formation dans un quartier qu’il
ne connaît pas. Alors qu’il explore le quartier pendant les pauses, il est
attiré par une petite robe blanche d’enfant dans la vitrine d’une boutique.
Sans pouvoir expliqué sa fascination ou son geste, il entre dans la boutique et
achète la robe.
Il tente d’abord de comprendre son geste. Pourquoi a-t-il acheté cette robe ?
Il ne peut justifier son achat et alors qu’il veut d’abord l’avouer à son épouse,
il cache pourtant la robe. Mais Irène trouve la robe. Sous le choc de cette découverte,
elle tente de trouver une explication à la présence de cette petite robe dans
la garde-robe de Paul. Elle se sent cependant incapable de demander directement
à son époux les raisons de cet achat et elle imagine les pires explications.
La petite robe cachée dans la garde-robe de Paul les plonge dans les
souvenirs, les interrogations et les secrets.
Commentaires :
Un couple ordinaire, ayant en apparence une existence tranquille, va être
complètement bouleversé par l’achat d’une petite robe et surtout par les
mensonges, les secrets et les non-dits qu’entraîne cette petite robe.
Le roman commence rapidement par l’achat de Paul. Cet achat et surtout le
fait qu’il le dissimule, le plonge, lui, sa femme et nous à leur suite dans une
recherche des raisons qu’ils l’ont poussé à acheter cette petite robe blanche.
Avec sa femme, nous nous imaginons d’abord les pires scénarios. Mais le
roman nous emporte surtout dans les souvenirs de blessures anciennes. Des
blessures que le couple a subies et qui n’ont jamais vraiment été cicatrisées.
On retourne dans le passé de Paul, dans la relation avec son père, nous retrouvons
Irène, enfant, ayant perdu ses parents. Puis nous revivons la grossesse
interrompue d’Irène après de nombreux efforts… événement qui semble d’abord
avoir marqué plus Irène que Paul mais ce n’est pas certain…
On suit religieusement au fil des pages, les réflexions des deux principaux
personnages. Et finalement on se rend compte qu’une vie est bâtie sur des
moments connus mais surtout sur des moments occultés, des moments enfouis dans
les souvenirs. Des moments qu’on a cru comprendre mais qu’il faut explorer de
nouveau et comprendre de nouveau.
Le roman ne dit pas tout. Beaucoup de secrets entre les personnages, mais
on sait qu’à la fin, ils se disent beaucoup, presque tout… cependant nous ne
sommes pas dans le secret… beaucoup nous est occultés. On doit imaginer
certains éléments manquants et je suppose que parfois les conclusions doivent légèrement
variés selon le lecteur. Mais l’auteur, psychanalyste, doit avoir planifié ces
interrogations, ces questions sans réponses.
Les événements de notre vie laissent des traces, même si on croit avoir
surmonté ces moments. Le passé est toujours présent… voilà la conclusion du
roman. Il s’agit de voir, si on le comprend, l’accepte et si on poursuit notre
cheminement. Soulignons également le fait que les secrets, les silences, les
non-dits sont toujours sources de tourments, de questionnements et qu’il
vaudrait mieux dire ce qu’on voudrait taire…
Quelques irritants cependant… Parfois l’impression d’être dans un de ces
soaps, où on ne peut s’empêcher de rager parce que si « seulement les
personnages avaient parlés au lieu de taire de détail… on se serait épargner
des heures d’interrogations inutiles ». Un peu trop de questions non répondues,
également. On comprend l’idée qu’il faut comprendre et déduire sans savoir,
mais bon… un peu plus d’indices aurait été appréciés. Et personnellement, j’ai
parfois trouvé la douleur d’Irène irritante… à la limite du mélodrame, surtout
les dernières scènes – sanglantes.
Mais les mots filent… se lisent doucement. On ne peut s’empêcher d’entrer
dans leurs interrogations, de sentir les sentiments se broder autour des
douleurs et des souvenirs. J’ai senti les liens entre Irène et sa belle-mère… j’ai
senti l’angoisse de Paul quand il fouille dans les souvenirs de son père et les
secrets de sa mère… et j’ai ressenti la peur d’un dénouement qui n’est pas ce
qu’on craint d’abord…
Cette histoire traite selon moi de nombreux deuils non résolus, non acceptés
et surtout des cris de l’inconscient des personnages. Roman construit sur des
descriptions d’états d’âme, aucun dialogue… roman légèrement étouffant qui nous
ramène à la blancheur de la robe… constamment tachée de souvenirs, et
finalement de sang.
Personnellement, le livre m’a captivé… du premier moment où j’ai lu le
titre et contemplé la couverture. Je ne connaissais pas vraiment le roman, ni l’auteur
au moment de ma lecture. J’ai aimé ces questionnements qu’amène un incident
dans la vie d’un couple qui se cache ses douleurs. Et j’ai particulièrement aimé
la conclusion qui amène un nouveau personnage, la fille adulte du couple. On
craint, on croit savoir, connaître la conclusion, mais l’auteur choisit de ne
pas présenter une certaine conclusion évidente – mais somme toute, facile –
pour revenir à une vie ordinaire… des gens ordinaires qui vivent avec leurs
bibittes, tout simplement.
L’avis de Camille, Tamara, de Lily, Lilly et Lilie
Citations :
« Levant les yeux il aperçut la petite robe. Une seule robe, accrochée à un cintre au centre de la vitrine sur un fond de papier vert d’eau. Une robe d'enfant, parfaitement blanche, taillée comme une chasuble, avec trois roses à l'empiècement, semblables à celles qui émergeaient des pots. Trois boutons délicats qui donnaient naissance à des plis plats poursuivant leur chemin jusqu'à l'ourlet du bas. Le tissu avait la légèreté et la transparence d'un voile de lin, il en respirait la fraîcheur.»
« Paul fut troublé,
saisi par le sentiment de n’avoir jamais rien vu de plus joli que ce vêtement
de fillette, flottant entre ciel et terre. Il resta un long moment planté sur
le trottoir, son sandwich à la main, et sa promenade de ce jour-là ne le mena
pasplus loin. » p. 12
« Irène
prit alors conscience de la réalité de sa relation à sa belle-mère, tissé comme
ses broderies de petites choses de tous les jours, charmantes et poétiques,
sans autre épaisseur que celle du canevas auquel se limitaient leurs échanges. »
p. 114
Sources à consulter :
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Grimbert
- http://critiques-ordinaires.ouvaton.org/article.php3?id_article=502
- http://pagesperso-orange.fr/calounet/resumes_livres/grimbert_resume/grimbert_robepaul.htm
- http://www.ratsdebiblio.net/grimbertphilippelapetite.html
03 juillet 2008
Et ce bilan de la Sant Joan…
Pendant que je
fouillais un peu à droite et à gauche pour étoffer mon texte sur la Saint Jean
en Catalogne, je suis bien sûr tombé sur des articles de bilan et compte rendu…
Car chaque année, ces pétards que je fuis et que je ne comprends pas du tout
ont évidemment d’autres conséquences que le bruit.
Cette année, on
dénombre au total 269 personnes qui ont dû se rendre dans les centres
hospitaliers pour accidents ou brûlures. Ce que les autorités considèrent,
comme pour 2007, comme une année assez tranquille !!! 269 personnes se sont
rendus à l’hôpital… sûrement beaucoup d’autres se sont soignées elles-mêmes… de
ces 269 personnes, on compte 41 personnes avec des blessures graves avec
traumatisme ou amputation et environ 65 personnes avec des lésions oculaires.
La majorité des blessés sont des mineurs. Et on considère cela comme une année
somme toute tranquille !
Les pompiers
disent n’avoir eu qu’à éteindre que quelques feux de poubelles, petits boisés
urbains, peu de feux forestiers, agricoles ou de maisons. Mais ils ont tout de
même effectué plus de 900 sorties dans toute la Catalogne de 20h00, le 23 juin
à 8h00 le 24 juin. L’incident le plus grave étant l’incendie d’une fabrique de
meuble qui fut complètement détruite.
Et donc ces
feux de joie qu’on allume encore un peu partout et ces milliers de pétards ont
des conséquences beaucoup plus graves qu’un peu de bruit. Je le savais bien,
mais chaque année, je lis le décompte dans les articles de presse et je ne
comprends toujours pas…
- Comment peut-on
donner un sac de pétards et un briquet à son enfant et lui dire, « allez va
t’amuser avec tes amis » ?
- Comment peut-on encore permettre la vente de pétards et de feux d’artifices
en grande quantité à n’importe qui ?
- Comment peut-on permettre que l’on puisse allumer des feux d’artifices sur
son balcon, dans la rue, que l’on puisse faire sauter des pétards n’importe où
(je ne parle pas de petits pétards, mais de pétards très gros) ? -- Je
souligne tout de même qu’officiellement, les feux de joie non officiels sont
interdits depuis plusieurs années… mais bon, on en voir encore beaucoup --
Et après, on
pleure à l’hôpital parce qu’on a le visage, les mains ou la moitié du corps
brûlé… parce que notre petit gars doit se faire amputer deux doigts ou que notre
petite fille a perdu un œil !!! On s’étonne que les feux d’artifice qu’on a
allumé sur notre terrasse aient brûlé une bonne partie du salon, ou que le
gigantesque pétard qu’on a tiré de la rue ait allumé un feu dans le commerce
d’en face, ou que le feu de joie qu’on a monté dans le parc se propage dans les
arbres environnants !!!
Même des feux
d’artifices contrôlés et organisés peuvent causer des dommages et des
blessures, alors on peut imaginer comment ces festivités désorganisées peuvent
être incontrôlables !
Mais bon… je promets, je place un texte bientôt,
sur les beaux côtés de cette fête si populaire !!!
01 juillet 2008
Un peu de tout et beaucoup de rien
Et bien... on part quelques jours et on rate les vacanciers qui se posent virtuellement dans notre ville ! Et puis, on est heureux d'avoir eu tant de visiteurs ! On part ensuite en voyage à travers le monde... que d'endroits à visiter et tant de villes à ajouter sur ma liste de voyage...
Et puis, on se rend compte qu'on avait promis un texte sur la Sant Juan à son retour... Mais les jours passent trop vite. Il fait
chaud. Après des semaines de pluies et de nuages... après un mois de mai et un mois de juin véritablement mouillés et ombragés, presque frisquets, les derniers jours de juin sont déjà trop chauds. Le soleil envahit chaque coin de mon appartement et de ma terrasse... le vent ne souffle plus et les nuages sont disparus. On s'écrase devant notre ordinateur en tentant de travailler... et on essaie de ne pas trop penser aux douces journées de notre escapade de la Saint Jean, et on ne veut pas trop retourner dans toutes ces villes virtuelles qui nous font planifier des visites réelles...
Il fait chaud et on ne se sent pas le courage d'écrire.
Et puis, ensuite, on reçoit des amis montréalais pour quelques jours... et donc on reprend la ronde des visites, des rires, des soupers, des veillées sur la terrasse, des sorties de soirées et des papotages sur des sujets sérieux et moins sérieux... et il fait toujours aussi chaud... Et c'est sans mentionner cette fameuse victoire qui est encore célébrée dans les rues... un ballon peut soulever les foules et illuminer le ciel !!!
Mais miraculeusement, la lecture est permise... sous le ventilateur d'une chambre fraîche, sous le parasol sur une plage venteuse... au bruit sourd de la circulation ou au bruit sourd des vagues écumeuses.
Et donc... les amis sont partis et petit à petit on s'habitue à cette nouvelle chaleur étourdissante, et donc on recommence à vivre.... et on décide de reprendre ses activités, tout en se permettant une petite lenteur estivale... tout de même...
27 juin 2008
Quelques mots...
Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es, il est vrai, mais je te connaîtrai mieux si tu me dis ce que tu relis.
François Mauriac
21 juin 2008
Voyage d’un jour – Ma ville : Barcelona
La ville, pour quelqu'un qui ne sait pas lire,
c'est d'abord des pistes d'odeurs, un bruit de fond, des éclairs et des
chatoiements. [Jacques Meunier]
Barcelone. Cela
fait maintenant 4 ½ ans que je vis dans cette ville. Que je connaissais déjà
puisque je l’avais visité de nombreuses fois. Plusieurs fois alors que j’étais
petite, histoire de visiter la famille de mon père, puis à quelques reprises,
adultes.
Mais Barcelone
est vaste et il y a tant à découvrir, voir, entendre et sentir… Chaque rue peut
offrir une découverte. Chaque quartier est unique. Barcelone est une ville,
bruyante, animée, vivante… à toute heure du jour, du soir ou de la nuit… la
ville bouge. Des sons, des lumières, des odeurs, du mouvement… Parfois, c’est
carrément hallucinant et troublant.
L’architecture,
les églises, les rues, les parcs, les fontaines, les places, les montagnes, la
mer… Difficile de présenter Barcelone en quelques photographies… il y a tant de
choses à montrer… tant de choses connues également… tant de livres et de sites
sur Gaudi, les musées, les cathédrales, les places…
J’ai donc pensé vous présenter quelques endroits que j’aime bien, quelques endroits moins connus, quelques endroits près de chez moi… Mais soyez assurés que des milliers de photos j’aurais pu montrer… Alors commençons...
Tout d'abord, j'habite dans ce qu'on appelle Eixample Dret, c'est dans ce quartier que l'on retrouve la Sagrada Familia, la Monumental, l'Auditori, ... l'architecture est magnifique et j'aime beaucoup les rues.
L'édifice dans lequel je vis... tout est haut à Barcelone et on voit rarement un édifice de moins de trois étages... parfois dans le quartier Gracía ou dans des vieux quartiers industriels verra-t-on des édifices à un ou deux étages. Et dans les quartiers sur la montagne Tibidabo, il ya des maisons avec cours.... mais sinon, dans la ville, c'est 4-5-6-et plus...
La ville est en fait prise entre les montagnes, la mer, et deux rivières, Le Besos y le Llobregat... Et donc on peut aimer la ville, la montagne et la plage... tout y est... "Si vous n'aimez pas la mer, si vous n'aimez pas la montagne, si vous n'aimez pas la ville... allez vous faire foutre ! " [Jean-Luc Godard] ;)
Il y a des quartiers avec de grands boulevards et il y a des quartiers anciens, véritables labyrinthes construites de petites rues tortueuses...
Maintenant j'ai bien essayé de construire un article avec toutes les photos et mes commentaires, mais cela semble très difficile de faire une mise en forme qui a un sens... donc, les photos seront dans l'album :"Voyage d'un jour - Barcelone"... Je voudrais bien essayer de travailler la mise en forme, mais je dois quitter en toute vitesse cette ville que j'adore... trop de bruits en perspective pour les prochains jours !!! ;) J'ai cependant triché un peu et réalisé l'album en avance... ;)
Et un petit avertissement... Je n'ai pas mis de photos de la Plaza Real, la Plaza Catalunya, Plaza Espanya, la Cathédrale de Barcelone, ma cathédrale préférée: la Cathédrale del Mar, il manque des photos du Passeig San Joan, du quartier Born, ou du Poble Nou... de, de, de... d'une multitude de choses... Voici simplement quelques images que j'aime bien de ma ville...
Et avant de vous dirigez vers l'album...
Quelques édifices dont un que j'appelle "la maison de la sorcière" pour aucune raison valable à part sa tourelle... ;)
Et au retour de ma fuite... je repars en voyage sur d'autres blogs !!! À bientôt !!! :)
20 juin 2008
On se sauve, c’est la Saint-Jean bientôt !
En effet, chaque année on s’enfuit avant cette date fatidique… Cette année,
nous partirons même le 21 juin. C’est que comme le 24 juin tombe un mardi, les
gens feront sûrement « le pont » le lundi et seront donc en congé… il
est donc à prévoir que les festivités commenceront dès ce vendredi. D’ailleurs,
on commence déjà à entendre les premiers signes des festivités… pouf, pow,
pang… et je ne peux supporter ces bruits assourdissants et inutiles. En fait,
je ne comprends pas du tout.
La première année, j’avais fêté avec mes cousins. Je ne travaillais pas
et j’avais tout mon temps. Et je dois avouer que cette première expérience fut
agréable. Nouveau, différent, festif, enivrant, typique… je vivais en Espagne
et viva la fiesta !!!!
Bon, je vis en Espagne depuis un temps maintenant et la fiesta commence à
me taper royalement sur les nerfs. Encore, si cela ne durait que la veille de
la Saint-Jean, ou à la limite, le 23 et 24 juin, mais non… cela a déjà commencé
et cela durera jusqu’au 24-25 juin… sans arrêt, bang, pow, pouf,…
C’est que c’est une fête importante ici, spécialement en Catalogne. On fête
le solstice, la San Juan, la Sant Joan, et on fête
avec vigueur ! En
Catalogne c’est même devenue depuis les années ’70, la fête nationale. Et on le
souligne vigoureusement.
Car voyez-vous, c’est important la fête en Espagne et on ne manque pas
une occasion de s’amuser. Je n’ai rien contre le fait de s’amuser, mais est-ce
que c’est vraiment nécessaire de fêter avec des maudits pétards… pouf, pow, bang,
wiiiiiii pow, wiiiiiii pow.
Car même si la fête comporte beaucoup d’autres éléments et traditions, on
ne peut passer à côté des maudits pétards… Est-ce que je l’ai dit ? "les
maudits pétards". Passe encore si ce n’était que des enfants qui s’amusaient
avec des petits pétards ! Dangereux tout de même, et on voit même des enfants de 5-6 ans, briquet et sac de pétards à la main... Mais on voit aussi des adolescents, des jeunes dans
la vingtaine, des moins jeunes de 30-40-50 ans et encore !
Et donc, une dizaine de jours avant le 24 juin, des magasins
habituellement fermés pendant le reste de l’année, ouvrent leurs portes pour
vendre pétards de toutes les grandeurs et des feux d’artifices. Les feux d’artifices
seront utilisés le 23 juin, mais les pétards commencent à être utilisés immédiatement.
Et ça fait quoi un pétard ? Rien… ça fait du bruit et parfois une lumière
blanche… et pow, pif paf pouf, bang, pow… parfois si fort que les vitres
tremblent. Et les chiens aboient… certains doivent être menés chez le vétérinaire
tellement ils ont peur.
Car si pendant les jours avant le 23 juin, ce sont des pétards isolés, la
nuit du 23, ce sont des pétards ininterrompus… et je n’exagère pas… pas une
minute de silence… à partir d’environ 17h00 (parfois avant) jusqu'à 6h00 le
lendemain… pas une minute de silence. C’est fort, interminable et inutile… pas de couleurs, juste du bruit et parfois une lumière blanche... c'est hallucinant, étoudissant... et ça me rend folle !
Et donc, nous, on part… on quitte la ville… Je reviens le 24 juin… tiens
pour montrer que je suis tout de même festive, j’écrirai un texte sur le
pourquoi et comment… de cette fête si bruyante !
18 juin 2008
Une question de recherche
Comme tout le
monde qui a un blog, je m’amuse à regarder mes statistiques. En particulier en
ce qui concerne les mots-clés utilisés et qui amènent les gens sur mes textes.
C’est parfois
cocasse, parfois étrange, parfois complètement incompréhensible… Parfois, je me
sens coupable comme la fois
où j’observais le château à ma fenêtre qui me fait penser au
château de Cendrillon et que les gens cherchant de l’information sur ledit
château et sur ses origines repéraient mon texte… j’ai alors fait une petite
recherche pour offrir un texte sur ce fameux château… culpabilisation oblige…
mais ce fut une recherche fort intéressante !
Ou comme lorsque
j’ai divagué sur les féroces hirondelles qui attaquaient les goélands et que
plusieurs recherches dirigeaient les gens vers ce texte alors qu’ils
cherchaient comment chasser les hirondelles… je n’ai pas essayé de savoir
comment on les chassait mais je me suis sentie obligée de fournir des
explications aux lecteurs…. D’ailleurs, on cherche encore à les chasser ces
pauvres hirondelles et j’ai régulièrement des mots-clés dans ce sens et depuis
quelques temps sur comment chasser les chauve-souris !
Et puis, il y a
bien sûr les recherches qui font un petit velours car elles sont liées aux
textes… ou presque.
Mais ce qui décourage
la bibliothécaire en moi, c’est comment ces mots-clés, ses questions de
recherche sont formulés. Évidemment, je sais que la majorité des gens ne savent
pas comment chercher et donc que la plupart ne trouvent pas toujours – voire jamais
– ce qu’ils cherchent. Les résultats des recherches proposent rarement les
meilleurs sites, les liens qui répondraient vraiment à la question. Et on sait
tous que si le site recherché se trouve à la 3 ou 4e page des résultats
de recherche, il y a de bonnes chances qu’il ne soit pas consulté.
J’ai fait de la référence
pendant plusieurs années et j’ai donné des cours de recherche documentaire à
des étudiants… je sais donc que la plupart des gens ne cherchent pas
correctement. Mais il me semble qu’il y a un minimum que les gens devraient
savoir…. Mais je me rappelle ensuite que maintenant sur G00gle afin de trouver
la véritable aide à la recherche, c’est long et compliqué… pas la recherche
avancée (qui serait tout de même mieux et qui mettrait des opérateurs booléens
automatiquement), je parle du texte qui explique aux gens de mettre des
guillemets, des « et » et des « ou », etc. Il existe
encore, mais il est difficile à trouver et une bonne partie est en anglais… De
toute façon, est-ce que les gens vont vraiment lire ces aides à la recherche ?
Et puis, je sais
que la plupart des gens vont faire le moins d’efforts possibles et ne prendront
pas la peine d’apprendre à bien rechercher… Tout de même, ça heurte mon cœur de
bibliothécaire ;) que de voir des recherches telles que :
- chateau
ressemblant au chateau de walt Disney (sans guillemets évidemment… 17000 résultats, la
grande majorité sans lien avec le château de Walt Disney)
- de
quoi sont decedes les parents de sheila (et qui est Sheila ?)
- je
veux une photo d'un livre ouvert (ça c’est ma préférée !!! « je veux »…
il faut spécifier au moteur de recherche que l’on veut une photo juste au cas où…
2 530 000 résultats pour cette recherche ! )
- date
oficielle pour ramasser les escagots (malgré les mots vides, l’absence de guillemets,
et les fautes… cette personne a eu de la chance, il y avait quelques réponses
au début des résultats)
Et ça continue…
heureusement, quelques recherches sont douces à lire pour mes yeux de bibliothécaire
en pause de bibliothèques…
- "manoir
clos lucé" + "château du cloux"
Fin des
récriminations d’une bibliothécaire… ;)
17 juin 2008
Les archives de Pauline: Elle nous quittera ce soir
Mais ça, nous ne le savions pas.
C’était comme toutes les autres fois.
Sur le moment, nous ne sentions rien de bien différent.
Mais maintenant que j’y pense, son regard était différent.
Il était si résigné. Et si triste.
À cause de son départ, nous sommes partis aussi. C’est de sa faute. Ce vide dans mon cœur et dans ma tête, c’est sa faute.
Et je lui en veux. Surtout de ne pas avoir été plus claire. De ne pas nous avoir dit que c’était la dernière fois que nous la
verrions. Nous serions restées avec elle. Nous lui aurions dit que nous l’aimions. Nous nous serions excusées pour toutes les stupidités que nous lui avons dites dans notre vie.
Mais elle n’a rien dit.
Elle est partie.
Tout simplement.
15 juin 2008
Les divins secrets des petites ya-ya - Commentaires
Critique de lecture
Les divins secrets des petites ya-ya / Rebecca Wells. – [Paris] : Belfond, c1998. -- 471 p. ; 18 cm. – ISBN 2-226-09548-X. – Coll. Pocket ; 10759.
Titre original: Divine Secrets of the Ya-Ya Sisterhood
Résumé :
Une femme à l’aube de la quarantaine, Siddalee Walker, metteur en scène qui connaît enfin le succès, se voit dans l’obligation de remettre sa vie en question.
Siddalee ne sait
comment arranger les choses et plonge dans de profonds questionnements sur sa
vie et surtout sa relation amoureuse avec son fiancé Connor. Ayant besoin de
temps pour réfléchir, elle retarde son mariage et décide de s’isoler pour
quelques temps dans un chalet. Alors qu’elle se pose des questions sur sa peur
de l’amour, ses incertitudes et ses craintes, elle décide de demander à sa mère
de lui prêter un album qu’elle a confectionné au cours des années et dans
lequel elle garde des souvenirs sur sa vie et celles de ses meilleures amies,
les ya-ya. Le livre s’intitule « Les divins secrets des petites ya-ya ».
Commentaires personnels :
Le roman “The
Divine Secrets of the Ya-Ya” se veut une suite du premier roman de Rebecca
Wells “ Little Altars Everywhere” et reprend donc les principaux personnages de
celui-ci. Le roman fut adapté au cinéma en 2002.
Le roman raconte
les questionnements sur l’amour, le bonheur et la famille de Siddalee Walker et
sa quête pour connaître la vérité sur sa mère. Elle tente de comprendre le passé
et la vie de sa mère à travers un album de souvenirs appartenant à celle-ci.
Dans cet album, Viviane Walker a gardé la trace des moments importants de sa
vie et de son amitié avec les Ya-Ya.
Alors que l’on
suit Siddalee dans sa découverte des souvenirs de l’album, on assiste grâce à
de nombreux « flashbacks » à des moments de la vie de sa mère et de ses
amies, les Ya-Ya. La narration passe de la perspective de Siddalee, à la troisième
personne, à la perspective de Viviane. On lit parfois les retours en arrière
par l’entremise de lettres. Petit à petit, on nous présente les hauts et les
bas de la vie des Ya-Ya. Et on comprend petit à petit les difficultés et les
tourments de la mère de Siddalee.
Le roman nous
raconte l’histoire d’une longue et solide amitié entre 4 femmes et surtout
comment cette amitié a modelé, transformé la vie de ces femmes. Et c’est à
travers cette amitié que le thème de la relation entre mère et fille est abordé.
Et surtout la relation entre Siddalee et Viviane. Une relation difficile,
trouble, hantée par les abus physiques que Viviane a infligé à ses enfants,
particulièrement sa fille aînée.
J’ai bien compris
que personne n’excusait le fait que Viviane avait battu ses enfants, mais il me
semble qu’on minimisait beaucoup ses actes ainsi que le fait qu’elle soit
alcoolique. Je déplore également la fin qui m’a semblé précipité… comme si l’auteur
avait passé des pages et des pages à raconter son histoire et que soudainement elle réalise
qu’elle doit conclure son roman. En quelques pages, les 3 amies de sa mère explique un épisode important de la vie de Viviane, puis Siddalee va retrouver sa mère, lui pardonne et se marie.
Je déplore cependant le fait d'avoir lu le roman dans sa traduction française. Certains choix du traducteur m'ont semblé boiteux... comme par exemple, dire que les enfants étaient en CE1, ce qui n'a aucun lien avec les États-Unis... il n'était pas nécessaire, selon moi, de faire ces ajustements. De plus, on perd certaines expressions typiquement "louisianaises" dans la traduction... Mais finalement, malgré tout, j'ai bien apprécié cette lecture - et j'ai une envie folle de retourner en Louisiane.
Premier article: Les divins secrets des petites ya-ya - L'auteur
Citations:
« Mains levées au-dessus de nos
têtes, nous nous touchons par les pouces et prononçons notre serment : « Je
suis membre de la tribu royale et loyale des Ya-Ya dont je n’ai pas le droit de
me séparer et que personne n’a le droit de diviser parce que nous sommes de même
sang. Je jure solennellement d’être fidèle à mes sœurs ya-ya, de les chérir et
de les protéger, de ne jamais les abandonner dans le malheur et cela jusqu’à l’heure
de ma mort, où Dieu reconnaîtra les siens. » p. 111
« […] elle s’interrogea sur le
savoir subliminal qui passe entre une mère et une fille. Un savoir préverbal,
des histoires sans mots circulant comme le sang riche en oxygène entre une mère
et son bébé, à travers le placenta. Elle se demanda si, quarante ans plus tard,
elle pouvait encore recevoir des signaux de sa mère, par l’intermédiaire d’un
cordon psychique capable de franchir l’obstacle de la distance et des multiples
incompréhensions ». p. 270
Sources :
- http://ya-ya.com
- http://en.wikipedia.org/wiki/Rebecca_Wells
- http://www.knowsouthernhistory.net/Culture/Literature/rebecca_wells.htm
- http://en.wikipedia.org/wiki/Divine_Secrets_of_the_Ya-Ya_Sisterhood
- http://www.bookreporter.com/authors/au-wells-rebecca.asp
14 juin 2008
Les divins secrets des petites ya-ya - L'auteur
Critique de lecture
Les divins secrets des petites ya-ya / Rebecca Wells. –
[Paris] : Belfond, c1998. -- 471 p. ; 18 cm. – ISBN 2-226-09548-X. – Coll. Pocket
; 10759.
Quatrième de couverture :
« Une
danseuse de claquettes maltraite ses enfants... » Quand Vivi Walker lit
dans le " Sunday New York Times " le portrait que brosse d'elle sa
fille Siddy, metteur en scène à succès, elle la renie sur-le-champ. Afin
d'aider à renouer le dialogue entre la mère et sa fille, les amies intimes de
Vivi finissent par la persuader d'envoyer à Siddy son album souvenir : « Les
divins secrets des petites ya-ya ».
Siddy va alors plonger dans l'univers des ya-ya, du nom cajun que les quatre
amies se sont donné lors de leur folle jeunesse en Louisiane. Elle découvre un
petit groupe à part, soudé par une amitié que rien n'a jamais su affaiblir. À
travers ces souvenirs fragmentés, Siddy découvre une image inattendue de
l'exubérante Vivi, une femme meurtrie que seul le soutien indéfectible de ses
amies a pu maintenir debout.
L’auteur :
Rebecca Wells est
née en 1952, dans la ville d’Alexandria en Louisiane aux Etats-Unis. Elle
grandit sur une plantation qui appartient à sa famille depuis 1795. Elle étudia
d’abord à l’école Southern Ladyhood and Roman Catholism. Elle commence à écrire
très jeune ainsi qu’à arranger et jouer dans des pièces de théâtre. Elle étudia
ensuite à l’Université de Georgia en Anglais et en création littéraire.
Alors qu’elle est
à l’Université, elle continue à écrire des pièces de théâtre et monte même un
« one-woman show ». Elle décide alors de voyager à travers les
Etats-Unis puis s’inscrit à Institut Naropa, une université située dans la
ville de Boulder dans le Colorado où elle commence à travailler avec la troupe
de théâtre « The Living Theater ».
Elle travaillera
comme actrice pendant quelques temps à New York puis reprend ses déplacement à
travers le pays. Puis de passage à Seattle avec le groupe « Performing
Artists for Nuclear Disarmament », elle décide de s’y installer au début
des années 1980. Elle joint un groupe se consacrant aux arts du spectacle. Elle
vit toujours à Seattle avec son époux. Elle continue d’écrire et de faire du
spectacle.
Site de l’auteur
Bibliographie
partielle :
- Little Altars Everywhere (1992)
- Divine Secrets of the Ya-Ya Sisterhood (1996)
- Ya-Yas in Bloom (2005)
Citations:
"Lorsqu'elle tourna la tête vers ses trois amies. Elle les découvrit telles qu'elle ne les avait jamais vues : si radieuses qu'on les aurait crues éclairées de l'intérieur. Elles lui parurent très vieilles et très jeunes à la fois. Invincibles et extrêmement fragiles. Grâce à elles, elle se sentit lestée, ancrée, plus réelles. Elle les aima dans un élan de gratitudes." p.219
Sources :
- http://ya-ya.com
- http://en.wikipedia.org/wiki/Rebecca_Wells
- http://www.knowsouthernhistory.net/Culture/Literature/rebecca_wells.htm
- http://en.wikipedia.org/wiki/Divine_Secrets_of_the_Ya-Ya_Sisterhood
- http://www.bookreporter.com/authors/au-wells-rebecca.asp
12 juin 2008
Le sang du temps - Expérience de lecture
Maxime Chattam
commence son roman Le Sang du temps,
par une réflexion personnelle présentée en prologue. Il commence par dire
ceci :
« La lecture est une expérience toute
personnelle. Une exaltation folle qui naît d’une rencontre. Celle de taches
noires sur des fragments de bois traité avec un esprit. Un cerveau qui vient
capter les mots et les interpréter. Selon ses sensibilités. Le moteur de tout
récit est l’esprit du lecteur, son imagination est son carburant. […] Mais tout
est question de sens. » p. 7
Et dans les
lignes qui suivent, il partage son expérience de lecteur. Comment il agit en
tant que lecteur, ses habitudes de lecture…
Il en met
peut-être un tout petit peu…mais je suis d’accord sur deux points : 1. la
lecture est une expérience toute personnelle et 2. tout est question de sens.
Quand j’ai fait
quelques recherches sur le roman de Maxime Chattam, je me suis rendue compte
que beaucoup de lecteurs, principalement des fans de la fameuse Trilogie du Mal, ont été déçu par cette œuvre.
Leurs raisons m’ont semblé valables. Il est vrai que ce roman se détache un peu
de l’intensité des romans précédents. Qu’il y a quelques éléments un peu flous,
que quelques éléments sont traités rapidement, voire cavalièrement.
Mais ma lecture
fut très agréable. Et j’ai même aimé davantage Le sang du temps que les romans de la Trilogie du Mal.
Et pourtant le 4e de couverture
ne m’a pas particulièrement accrochée. Très bref… deux histoires différentes
qui éventuellement se recouperaient… déjà lu souvent. Et puis, quelques clichés,
selon moi… une jeune femme détient un secret et doit fuir… des cadavres d’enfants
mutilés, peut-être tués par un monstre légendaire, mais le détective n’y croit
pas… encore assez habituel dans le genre. Et puis finalement, les deux dernières
lignes… légèrement « sensationnalistes » : « À première vue, rien de commun
entre ces deux époques. Et pourtant... La vérité se cache dans ces pages.
Saurez-vous la retrouver? »… on veut nous intriguer, et
habituellement ce genre de manœuvre m’exaspère.
Mais trois
choses ont fait que j’ai tout de même acheté le livre : le
Mont-Saint-Michel, Le Caire et j’aime bien l’auteur.
J’ai commencé
la lecture du roman, seule dans une chambre d’hôtel, alors que j’étais à un
congrès à Santiago de Compostela. J’étais très stressée par les jours qui
allaient suivre et j’avais besoin d’un bon dérivatif. Je me suis installée dans
le lit, et j’ai commencé à lire. J’avais un sac de graines de tournesol… C’est
bizarre, mais quand je lis un roman de suspense, un thriller, un roman
fantastique ou un roman policier, j’ai besoin de mon sac de graines de
tournesol. J’ai lu tous mes Agatha Christie en grignotant des graines de
tournesol.
J’ai terminé la
lecture du roman pendant la nuit. Je ne pouvais m’arrêter. Je devais savoir. J’avais
visité le Mont-Saint-Michel l’année précédente et j’avais encore des milliers d’images
en tête. L’enquête au Caire m’a complètement captivée et je suis devenue la
lectrice du Mont-Saint-Michel. Et quand j’ai fermé le livre… j’étais triste de
terminer. Mais je me suis endormie tout de suite tranquillement, prête pour ma
semaine.
Oh… il y a quelques
points faibles… Marion ne m’a intéressée que du point de vue de « lectrice »,
son histoire ne m’a pas vraiment captivée. La fin m’a légèrement agacée, mais j’ai
très bien compris la tactique de l’auteur. Par moment, j’ai eu l’impression de
lire du déjà lu. L’enquête au Caire est remplie de clichés mais qui m’apparaissent
finalement nécessaires à l’histoire. Cette histoire est une histoire déjà contée... une sorte d'hommage à ce genre d'enquête du début du siècle dans un pays "étrange"... Et surtout, le narrateur et son implication
dans l’enquête sont une approche connue du « qui a tué »… et je pense
ici à Agatha Christie – je n’en dis pas plus pour ne pas tout dévoiler… Le tout est très anglais...
Mais finalement, le roman est un roman sur la lecture. Sur notre besoin de se perdre dans une histoire, d’arriver à oublier notre quotidien, nos peurs, nos problèmes pour vivre l’histoire qu’on lit… Et ma lecture fut toute personnelle… remplis de souvenirs, d’odeurs, de goûts salés et d’émotions.
Voir aussi:
11 juin 2008
Perception et expérience de lectures
J'ai parfois des lectures sentimentales. Comme j'ai des films émotionnels. C'est à dire que mon appréciation de l'expérience n'a
parfois rien à voir avec la qualité supposé ou les carences évidentes de l'oeuvre.
Et donc... j'ai parfois aimé ou détesté... et les raisons sont purement circonstancielles. Des sensations, des émotions, des moments... des endroits, des atmosphères, des expériences... Et tout ça vient changer mon opinion de la lecture ou du visionnement.
Et des souvenirs, un soleil ou une pluie, un fauteuil, un coussin, un verre, une tasse, un sandwich, une journée, une couverture, un chat... peuvent changer ma lecture. Bien sûr les mots, les adjectifs, l'harmonie et la dissonance des lettres ont aussi beaucoup d'importance. Et la rapidité ou la lenteur de l'histoire peut aussi tout bouleverser.
Mais parfois contre ma volonté, contre ma logique, contre mes notions... une lecture peut s'avérer désastreuse ou exceptionnelle selon la couleur du ciel ou la chaleur du breuvage... selon le lieu, le moment et l'humeur.
Et donc, je me sens obligée de parfois, contextualiser ces lectures que je vis.
Voici donc...
10 juin 2008
Le sang du temps - Commentaires
Critique de
lecture
Le sang du
temps / Maxime Chattam. – [Paris] : Michel Lafon, c2005. – 467 p. ; 18 cm. –
ISBN 978-2-266-16753-6
Résumé :
Deux histoires sont racontées dans le roman de Maxime Chattan, Le Sang du temps. La première histoire
se passe en 2005. Une jeune secrétaire médico-légal, Marion, découvre par
hasard un secret d’État et doit fuir de toute urgence Paris. Pour la protéger,
les autorités la conduisent en secret au Mont-Saint-Michel où elle sera en
sécurité parmi la communauté religieuse.
Alors qu’elle fait connaissance avec les lieux, la communauté religieuse et
les quelques habitants du Mont-Saint-Michel, elle se sent surveiller, mal à
l’aise. Elle s’installe néanmoins dans son nouveau environnement. Elle
découvre, un jour, dans sa chambre, un papier lui proposant une énigme qu’elle
s’empresse de résoudre. Intriguée, elle cherche à savoir qui lui a envoyé même
si cela l’inquiète.
Voulant se rendre utile, elle se rend à Avranches pour travailler aux
archives et aux livres du Mont-Saint-Michel. Par hasard, elle découvre un manuscrit
caché à l’intérieur d’un livre. Le texte raconte l’histoire d’un détective
enquêtant en 1928, au Caire, sur le meurtre d’enfants retrouvés incroyablement
mutilés.
Marion emporte avec elle le manuscrit et commence la lecture de cette
histoire. Nous sommes donc transportés avec elle au Caire. Au fur et à mesure
qu’elle lit, nous entrons dans cette deuxième histoire du roman.
Au début du siècle, le détective Jeremy Matheson, en service au Caire, se
voit confier une enquête sordide. Des enfants sont retrouvés, morts et mutilés
dans les faubourgs pauvres de la ville. La population y voit l’œuvre d’une
créature démoniaque, une goule. Le détective poursuit son enquête, ne se
laissant pas influencer par les légendes, il veut retrouver le meurtrier bien
réel.
Avec Marion, nous sommes les témoins de l’enquête de Matheson, raconté selon la perspective du détective qui tient un journal personnel de son enquête. Petit à petit, Marion est complètement captivé par l’histoire et dépose avec peine le manuscrit. Mais au fur et à mesure qu’elle avance dans l’histoire, elle se sent de plus en plus espionnée et commence à croire que l’histoire de Matheson a des conséquences sur sa propre vie. Qui la surveille ? Qui semble vouloir l’empêcher de connaître la fin de l’histoire ?
Commentaires
personnels:
L’auteur est un expert des thrillers et donne à ses romans une touche toute
américaine qui le distingue des auteurs français et qui ont fait sa renommée.
Le roman dégage une tension constante, les chapitres sont courts et intenses, les
rebondissements se succèdent rapidement. On a parfois l’impression de voir un
film. Les éléments se superposent apportant des réponses mais laissant toujours
un mystère plané. L’atmosphère est angoissante et les scènes horribles sont
abondantes.
Le roman est parsemé d’indices, d’effets miroir… et à la fin du livre, on
n’est pas certain du dénouement. Les réponses données ne sont pas claires et
l’auteur lui-même nous fait douter de nos conclusions – à la fois dans son
prologue et dans sa conclusion. Il nous amène même à poursuivre notre enquête
en relisant autrement son roman, en donnant une piste à la fin…
Et donc, Chattam veut nous pousser à la réflexion. Il offre des pistes,
mais le roman nous appartient. Les deux histoires sont en général bien menées,
même si parfois on semble perdre un peu le personnage de Marion. Son histoire,
son secret, les raisons qui la font venir au Mont-Saint-Michel semblent être
secondaires et on reste un peu sur sa faim. En fait, Marion, est moins un
personnage de l’histoire, qu’une lectrice. C’est à travers sa lecture qu’on lit
le roman. Sa lecture est notre lecture. On voit le passé défiler comme un film.
Le Mont-Saint-Michel est très présent dans le roman, mais aussi la ville du
Caire. On sent les deux lieux vivre. Même si on aurait aimé lire un peu plus de
détails sur le Mont. On apprend cependant beaucoup sur le Caire, l’atmosphère
de cette époque, de cette ville particulière.
Le livre se lit rapidement et on sent que l’écriture y est pour quelque
chose… phrases courtes, denses… beaucoup d’actions, beaucoup de stress et une
atmosphère étouffante. On s’attache à la lecture du roman mais surtout aux
histoires qu’il contient. Surtout à l’enquête sur les meurtres d’enfants.
Le roman n’a pas fait l’unanimité chez les lecteurs et surtout les fans de
Chattam. Plusieurs ont été déçus du roman, s’attendant à un autre roman dans la
lignée de la Trilogie du mal. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié ma
lecture même si certains détails m’ont apparu clichés et que le personnage de
Marion m’a semblé un petit brin fade. J’ai trouvé la fin un peu rapide, et j’ai
été un peu agacé par cette façon que Chattam s’est inclus dans son roman… et
par la façon qu’il semble vouloir nous intriguer… Mais dans l’ensemble, c’est
un roman efficace et il m’a tenu en haleine jusqu’à la fin.
L'avis d'Hilde, Valeriane et Majanissa.
Premier article : Le sang du temps - L'auteur.
Voir aussi: Le sang du temps - Expérience de lecture
Citations:
"Elle
souhaitait être chez elle. Dans son vrai chez elle, à Paris. Elle
voulait se coucher le soir et mettre le réveil pour le lendemain matin,
celui-là même qui la ferait maugréer à sept heures moins le quart, pour aller
travailler." p. 397
"Elle
avait toujours eu un petit faible pour les éditions anciennes, surtout de
livres pour enfants, qui sentaient la poussière, la moisissures et le temps. "
p. 81
"À
bien y réfléchir, elle n'avait pas lu, c'était bien là le problème. Elle avait vécu
la découverte de l'enfant mort. Le pouvoir des mots." p. 123
Sources:
- http://maxime.chattam.free.fr/
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Chattam
- http://www.chattamistes.com/index.php
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_sang_du_temps
09 juin 2008
Le sang du temps - L'auteur
Critique de
lecture
Le sang du
temps / Maxime Chattam. – [Paris] : Michel Lafon, c2005. – 467 p. ;
18 cm. – ISBN 978-2-266-16753-6
Quatrième
de couverture
Paris,
2005. Détentrice d'un secret d'État, menacée de mort,
Marion doit fuit au plus vite. Prise en charge par la DST, elle est conduite en
secret au Mont-Saint-Michel.
Le
Caire, 1928. Le détective Matherson consigne dans son
journal les détails d'une enquête particulièrement sordide: des cadavres
d'enfants atrocement mutilés sont retrouvés dans les faubourgs du Caire.
Rapidement, la rumeur se propage: une goule, créature démoniaque, serait à
l'origine de ces meurtres. Mais Matheson refuse de croire à la piste
surnaturelle.
À
première vue, rien de commun entre ces deux époques. Et pourtant...
La vérité se cache dans ces pages. Saurez-vous la retrouver?
L’auteur:
Maxime Drouot est né en France, un 19 février 1976, dans la ville
d’Herblay dans le Val d’Oise. Il fait un premier voyage aux Etats-Unis en 1987,
à Portland dans l’état d’Oregon. Il fera, ensuite, plusieurs voyages aux Etats-Unis,
notamment à New York, Denver et Portland. En 1988, il passe deux mois en Thaïlande.
Il se passionne pour le cinéma et pour la littérature. Il commence à écrire
très jeune. Il rédige des nouvelles ainsi que deux romans qu’il ne fera édité. Il
commence des études de
Lettres modernes qu’il abandonne.
Il pense un moment à devenir acteur et suit Cours Simon à Paris. C’est à cette époque qu’il écrit
sa pièce de théâtre, Le Mal
(disponible sur le site de l’auteur). Il jouera quelques petits rôles pour la télévision.
À 23 ans, il a divers petits boulots, notamment comme veilleur de nuit. Il
pense à reprendre ses études de Lettres mais abandonne rapidement l’idée. Il écrit
alors le roman fantastique Le 5e règne. Bien que rédigé en 1999, ce n’est qu’en 2003 que
le roman sera publié sous le pseudonyme de Maxime Williams. À ce moment, il
travaille aussi comme libraire.
Il décide alors d’écrire
des romans policiers et suit des cours de criminologie à l’Université
Saint-Denis. Il suivra entre autres des cours de psychiatrie criminelle et de médecine
légale. Il commence à préparer un nouveau roman et rencontre divers spécialistes.
Il commence à rédiger L’Âme du Mal
en 2000. Le roman est publié en 2002 sous le nom de Maxime Chattam. Il continue
d’écrire et publie les deux autres romans de cette trilogie du mal, en 2003
pour In Tenebris et en 2004
pour Maléfices.
Il poursuit aujourd’hui, une carrière de romancier, à temps plein.
Site de l’auteur, contenant une
biographie écrite par l’auteur lui-même.
Bibliographie:
- Le Mal (1995) (théâtre, publié sur le site officiel de l’auteur)
- Le Cinquième Règne - sous le pseudonyme de Maxime Williams (2003)
- La Trilogie du mal :
- L’Âme du mal (2002)
- In Tenebris (2003)
- Maléfices (2004)
- Le Sang du
temps (2005)
- Le Cycle de la vérité :
- Les Arcanes du
chaos (2006)
- Prédateurs (2007)
- La Théorie Gaïa (2008)
Voir aussi: Le sang du temps - Expérience de lecture
Citations:
"Elle
souhaitait être chez elle. Dans son vrai chez elle, à Paris. Elle
voulait se coucher le soir et mettre le réveil pour le lendemain matin,
celui-là même qui la ferait maugréer à sept heures moins le quart, pour aller
travailler." p. 397
Sources:
- http://maxime.chattam.free.fr/
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Chattam
- http://www.chattamistes.com/index.php
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_sang_du_temps
08 juin 2008
La course des années...
Ce n'est pas trop
mon genre. Je n'ai même pas rappelé à mon père que c'était aujourd'hui - oui,
parce que mon père si on ne lui rappelle pas, il se souvient à peine de son
propre anniversaire...
Vraiment, je
souligne rarement. C’est une journée comme les autres. J’avais peur d’avoir
peur des années qui s’empilent à ma
porte. Mais jusqu’à maintenant, elles sont
arrivées, se sont installées sur ma peau, mon corps, mon visage, mes pensées et
je les aie accueillies tranquillement.
Aujourd’hui
cependant, je trouve que ça commence à se superposer un peu rapidement. Le
temps se dépêche de passer, il court, il se presse… comme s’il avait peur de
manquer de jours. Il me semble que je n’ai pas eu le temps de les voir passer
ses jours. Ouf que la vie va vite. Les chandelles étaient plus lentes à brûler
et plus rapides à souffler sur le gâteau… aujourd’hui, elles se consument en un
instant et elles prennent une éternité à souffler… Quand je crois qu’elles sont
toutes éteintes et que je peux manger le gâteau, j’en découvre toujours une de plus.
Le temps est mystérieux.
Et hier, les étés étaient infinis, aujourd’hui, ils sont volages. Les minutes
sont interminables ou fugitives. C’est normal.
Vraiment, je souligne rarement, mais aujourd’hui, j’avais envie de m’arrêter et de regarder le gâteau avant de souffler les bougies. Faut bien regarder les années passées si on veut les connaître et s’en souvenir ! Mais c’est toujours étrange pour moi, cette journée de l’année où on devient plus vieux.
04 juin 2008
Autres pensées sans sens ni direction
Il y a des nuits
comme ça. On se couche dans son lit. On se perd dans ses couvertures. Et on
attend. On attend de s’endormir. Et on attend. Pourtant on avait les yeux
pleins de sommeil toute la journée. Mais une fois dans son lit, les yeux
refusent de dormir. Les pensées se promènent et s’entortillent.
Dans les
chansons, il semblerait que hier était mieux qu’aujourd’hui, qu’aujourd’hui est
pire que demain. On a parfois l’impression que le moment présent ne doit pas être
mentionné… Hier, tous nos problèmes étaient loins, et aujourd’hui, ils sont là
pour rester… Mais il ne faut pas perdre espoir car même si aujourd’hui est
pluie, demain il fera soleil… Mais ne parlons pas d'aujourd'hui... Hier ou demain, tout est mieux que présentement.
“Yesterday
All my troubles seemed so far away
Now it looks as though they're here to stay
Oh, I believe
In yesterday” (Yesterday, The
Beatles)
“When I'm stuck a day
That's gray,
And lonely,
I just stick out my chin
And Grin,
And Say,
Oh!
The sun'll come out
Tomorrow
So ya gotta hang on
'Til tomorrow
Come what may
Tomorrow! Tomorrow!
I love ya Tomorrow!
You're always
A day
A way!” (Tomorrow, Annie)
Et alors, on se
dit que si on a perdu hier et qu’on ne peut y revenir, il ne faut pas perdre
espoir, car demain sera là bientôt et il sera rempli de chaleur. Et alors on touche
à quelques miettes de certitudes… et en un moment d’optimisme, on sourit et on
se dit qu’aujourd’hui n’est pas si mal puisque demain sera mieux. Mais alors,
on nous rappelle que ce moment de contentement nous laisse vulnérable, que le
futur est à notre porte et qu’il sera probablement difficile, lui aussi.
“I ain't happy, I'm feeling glad
I got sunshine, in a bag
I'm useless,but not for long
The future is coming on” (Clint Eastwood,
Gorillaz)
Allons… trop de réflexion,
trop de chansons… c’est la pluie que ne cesse pas de tomber et le
brouillard qui enveloppe le paysage à ma fenêtre qui engourdissent ma volonté
de dormir et de me lever… Mais je me dis, que hier est passé et que demain
sera, et qu’aujourd’hui, il faut simplement sourire. :-)
“Today is the greatest
Day I ’ve ever kown
Can’t live for tomorrow
Tomorrow’s much too long
I burn my eyes out
Before I get out” (Today, Smashing
Pumpkins)
31 mai 2008
Quelques mots...
"Les
Ethiopiens les voient (les Dieux) camus et noirs, les Thraces, avec des
yeux clairs et des cheveux roux… et si les bœufs, les chevaux et les
lions avaient des mains, ils peindraient leurs dieux comme des bœufs,
des chevaux et des lions."
(Xénophane / env. 570-480 av JC)
29 mai 2008
Alors là... c'est la guerre !
Et bien là, c'est terminé. J’ai décidé de passer à l’action. Ça fait bien
un an que je me plains de cette invasion escargotesque et que je pleure sur mes
fleurs et plantes dévorées par ces mollusques. Jusqu’à date, chaque année, il y
en avait 3-4, pas plus, l’année dernière, à la fin de l’été, j’en avais compté
un peu plus. Et puis, au
début du printemps, j’en comptais une bonne quinzaine…
Mes belles marguerites furent complètement dévorées… puis, les fleurs du
petit cactus… puis ma lavande… sans
parler des traces de bave sur toutes les plantes et les excréments un peu
partout sur le balcon… Toujours dans l’optique que « ils sont trop mignons »,
mon copain ne voulait pas que je les expatrie vers des lieux plus appropriés,
je les regardais avec désespoir…
J’ai bien essayé quelques trucs « naturels », gingembre, coquille
d’œuf, etc… je veux les éloigner, pas les tuer… Car, j’avoue que moi aussi, je
les trouve bien jolis… il y en a de très gros, des moyens, et des tout petits…
certains encore si jeunes qu’ils sont presque transparents ! Mais bon… ne
pourraient-ils pas être mignons ailleurs que sur mes plantes ?
Et puis, un matin pluvieux, les escargots gambadaient allégrement sur la
terrasse… certains accrochés aux pétales de mes marguerites et deux dévorant
vigoureusement le petit cactus… alors là mon copain qui adore ses cactus fut
moins attendri.
Commença alors la déportation des escargots vers le parc non loin de chez
moi. Premier trajet, deux gros et deux petits… Car, je ne veux pas les déménager
et les laisser seuls. Je veux qu’ils soient en groupe, histoire qu’ils ne se
sentent pas trop seuls et dépayser… si je les transporte en groupe au moins,
ils seront entre eux (je sais, c’est un peu sentimental…). Et puis, ce n’est
pas facile de les trouver… et quand je les trouve, ce n’est pas nécessairement
un moment où je peux aller les porter au parc.
Deuxième voyage… ils sont 11 escargots à être expatrier. Puis, un autre
voyage de 5 escargots… et hier, un autre voyage de 6 escargots… Aujourd’hui, il
pleut… sur mon balcon et sur le balcon de la voisine (qui communique), j’en
compte environ 18… que je peux voir… Je ne sais plus que faire… combien y en
a-t-il ? Je lis que les escargots peuvent déposer jusqu’à une centaine d’œuf…
qu’ils peuvent se reproduire une fois par mois… qu’ils sont hermaphrodites…
Et donc, mes voyages risquent d’être réguliers… J’ai aussi lu dans mes
recherches sur Internet que les chats éloignent les escargots, je n’ai pas vu
pourquoi, ni comment… Mais je commence à croire que la raison pourquoi les années
dernières, il n’y avait que 3-4 escargots est que mon chat s’en occupait !
Il n’est plus là, et cette année, je n’arrive plus à faire le décompte !
Bon… il ne pleut plus… allons ramasser quelques escargots et faire un tour
au parc…
27 mai 2008
Predator – Commentaires
Critique de lecture
Predator / Patricia
Cornwell . – [London] : Sphere,
2005. -- 466 p. ; 18 cm. -- ISBN 978-0-7515-3404-7
Résumé
Kay Scarpetta travaille pour le National
Forensic Institute en Florida. Alors qu’elle enquête sur le meurtre d’un homme,
certaines questions surgissent qui l’amène à s’interroger sur la façon dont il
est mort. Pendant ce temps, Benton Wesley, est au Massachusetts pour une étude
sur des tueurs en série qui sont présentement en prison. Cette étude, nommé
PREDATOR cherche à comprendre les comportements criminels des tueurs. Un des
prisonniers qu’il étudie, Basil Jenrette, lui parle d’un meurtre qu’il a commis
il y a plusieurs années.
La nièce de Scarpetta, Lucy,
poursuit ses activités pour l’Institut, même si elle semble perdre un peu le
contrôle de sa vie, dans les bars et les aventures sans lendemains. Lors d’une
soirée, elle rencontre une étrange femme avec des empreintes de mains sur le
corps.
Pete Marino, ancien policier
travaillant avec Scarpette pour le National Forensic Institute, est en thérapie
depuis quelques temps. Il reçoit un téléphone de quelqu’un se nommant Hog et
qui lui parle de Scarpetta, Lucy et d’une famille qui a disparut.
Bientôt des liens entre toutes ces personnes, ces morts et ces disparitions font surfaces.
Commentaires
personnels
Ceci est le 14e roman de Patricia Cornwell avec
comme personnage principal, le Dr. Kay Scarpetta. Le résumé ci-haut est bref et
ne dit pas grand-chose, je sais. Difficile de résumer un roman ayant autant d’histoires
même si les histoires semblent converger à la fin. Beaucoup d’histoires… trop d’histoires.
Cela fait 4 mois que j’ai commencé la lecture de
ce roman d’un auteur que j’aime particulièrement. J’ai été tenté d’abandonner
plusieurs fois, mais j’en étais incapable. J’aime beaucoup Patrica Cornwell et j’aime
habituellement ces romans… mais cette lecture fut particulièrement difficile.
Je n’aime pas abandonner mes lectures… surtout d’auteurs que j’aime. Mais 4 mois
pour lire un roman est difficilement admissible pour moi.
Voyons voir. Les romans de Cornwell sont généralement
de bons romans policiers mettant l’accent sur le côté médecine légale. La
solution du crime peut habituellement se trouver dans l’enquête médicale de
Scarpetta. Outre Scarpetta, d’autres personnages reviennent régulièrement dans
les romans de Cronwell : Pete Marino, Benton Wesley, Lucy. Comme je l’ai déjà
dit, chaque roman amène des éléments nouveaux aux personnages. Mais en général,
il n’est pas nécessaire de lire les romans précédents pour apprécier la lecture
du roman actuel.
Malheureusement, je ne peux dire que j’ai apprécié
ce roman de Cornwell. Cela fait déjà quelques romans que je trouve moins intéressants.
Mais, j’ai eu franchement de la difficulté avec cette lecture. Heureusement, je
dirais qu’au 3/4 du roman, j’ai finalement réussi à m’intéresser à l’histoire
et j’ai retrouvé l’écriture de Cornwell que j’apprécie.
Scarpetta est beaucoup moins présente dans ce
roman de même que l’aspect médico-légal. Je n’ai rien contre s’attarder aux
autres personnages – et j’ai lu que Cornwell a voulu donner un « twist »
à ses personnages - mais je trouve que s’éloigner
de Scarpetta est une erreur. Je préférerais lire un roman sans Scarpetta que de
la voir au second plan ainsi. Et les autres personnages n’ont pas réussi à me
toucher. Ils me semblent devenus trop émotionnels. Je lis un roman policier,
ici, pas un roman psychologique. Les états d’âmes de Marino me semblent légèrement
pathétiques, les tourments de Lucy commencent à me taper et l’histoire d’amour
entre Benton et Scarpetta… longue, redondante et pénible…
Il y avait trop d’histoires et alors que tout
semble venir à s’entrecouper à la fin, je note un tas de points sans explications,
des personnages inutiles, superflus, et de plus en plus d’invraisemblances.
De plus, le fait de faire évoluer les personnages considérablement d’un roman à
l’autre (particulièrement lors des derniers romans) rend la lecture difficile pour
les lecteurs qui commencent avec ce livre. Même si j’ai lu les autres romans de
Cornwell, certains détails étaient loin dans ma mémoire et j’ai dû aller relire
certains passages des romans précédents.
Le tueur est plus présent. Ainsi que ses
victimes. Beaucoup de chapitres sont consacrés à la relation entre le tueur et
sa victime. Ces moments sont intéressants mais détonent d’avec le reste du
roman. Et on change constamment de perspective. Cela peut fonctionner mais ici,
cela rend l’histoire difficile à suivre.
J’aime toujours Cornwell – et j’ai bien l’intention de commenter ses romans précédents – mais je dois avouer que cette lecture fut difficile et que j’appréhende la lecture de son prochain roman.
Voir aussi:
Premier article: Predator - L'auteur
Réflexion: Dois-je abandonner ou continuer?
Citations
« She is frightened.
She’s angry because she is terrified that she will lose her precious trees,
and she will, but by then, it won’t matter. Her trees are infected. They are
old trees, at least twenty years old, and they are ruined. It was easy. Whenever
the big orange trucks roll in to cut down canker-infected trees and grind them
up, there are leaves on the road. He picks them up, tears them, puts them in
water and watches the bacteria stream up like tiny bubbles. He fills a syringe,
the one God gave him. ” p. 168
Sources
- http://en.wikipedia.org/wiki/Patricia_Cornwell
- http://www.246.dk/cornwell.html
- http://www.phenomenalwomen.com/showcase/writing/shellie_rabago.htm
- http://www.litencyc.com/php/speople.php?rec=true&UID=6032
26 mai 2008
Predator - L'auteur
Predator / Patricia Cornwell . – [London ] : Sphere, 2005. -- 466 p. ; 18 cm. -- ISBN 978-0-7515-3404-7
Quatrième de couverture
Florida
is full of predators, from the animals who thrive in its humid heat to the
humans who stalk the air-conditioned malls, and they all give Dr Kay Scarpetta, now Director of
Forensic Science and Medicine, the opportunity and the means to do what she
does best - persuading the dead to speak to her.
In the icy chill of Boston, Benton Wesley is working on
a secret project involving convicted killers, one of whom appears to confess to
an even higher number of murders than the authorities had known about. It is a
project that gives Scarpetta deep disquiet, as does the behaviour of her niece
Lucy, who is spending too much time drinking and indulging in casual pick-ups
in cheap bars.
Then the Academy is called in to assist in the discovery of a young woman’s body in Massachusetts. She has been tortured and sexually abused, her body tattooed with handprints. The Same sort of handprints Lucy has seen on the flesh of her latest pick-up.
L’auteur
Patricia Carroll Daniels est né le 9 juin de 1956 à Miami en Floride
(États-unis). Son père est avocat et sa mère, secrétaire.
Elle a deux frères. Son
père les quitte en 1961 et deux ans plus tard, elle déménage alors en Caroline
du Nord. Sa mère est dépressive et doit être hospitalisée. Patricia et ses
frères sont placés en foyer d’accueil. Sa mère confiera la garde de ses enfants
à Billy Graham, en prêcheur américain très connu. L’auteur a révélé avoir été







