On blâme l'utilisatrice, svp
Un petit mot pour dire que ... oui, c'est ma faute, ma très grande faute... mea culpa...
Mon ordi, mon bon vieil Fufifu a tenu ses promesses. Mais l'utilisatrice que je suis est parfois dans la lune. Et alors que tout allait relativement bien (oh, c'était lent et bruyant, mais satisfaisant), et bien la calvaire de connasse (oui, je me traite de tous les noms) que je suis quand je me laisse aller a tout foutu en l'air. Alors je suis absente depuis le 1er avril (on pourrait presque croire à une farce, si je n'avais pas autant brailler le jour même !).
Alors, le 1er avril, après mon cute article sur les grimaces, je ferme mon ordinateur pour aller me coucher. Pour ma défense, je vais tout de même spécifier que j'ai "demandé" à mon PisTout avant de procéder... alors... je ferme mon ordi... on me demande, comme toujours... si je veux faire les mises à jour. Évidemment, on parle ici d'un ordi que je n'ai pas utilisé depuis 2009... et qui date de 2003. Alors, les mises à jour... un deux de pique devinerait qu'il ne faut pas les faire, hein !
Mais non... je dis à mon PisTout... "ça fait 2 mois que ça me demande de faire les mises à jour, et je dis toujours non... je les fais ?" "Hum... oui, vas-y"(alors, c'est officiel, on est deux, deux de pique dans la maison... Mini-Brum... tu es le 100 watts de la place, mon minou adoré !!!).
OH... QUELLE ERREUR !!!!
Et alors voilà encore un autre 2 mois avant que PisTout puisse me réanimer mon portable Fufifu... Aujourd'hui, il revit !!! :D Alors dans les prochains jours, je promets de répondre à toutes vos questions, et de publier les dizaines de textes en attente !!! Et je vous remercie pour tous les mots que vous m'avez envoyer ! Cela m'a touchée... beaucoup....
(et pour la forme... j'abuse de mon Fufifu encore quelques mois et je le mets à la retraite, promis...)
Le moment captif d'un dimanche : grimacer
"Le fou rire est immortel" [Jean-Michel Ribes]
C'est quand on ne regarde pas que les rires viennent nous surprendre. Au détour d'un couloir, en suivant la galerie, en levant les yeux.
Tout est sérieux. Tout est solennel. On garde le silence. On admire, on contemple. On s'émerveille, on sourit mais on n'ose pas rire. On chuchotte le plus silencieusement possible. On se retourne vers nous avec des yeux sévères, alors on se taie et on baisse la tête piteusement.
On écoute le guide religieusement. Il explique pleins de choses toutes très intéressantes. Mais nous sommes fatigués. Combien d'églises peut-on visiter en une journée ? Un moment donné... on est un peu saturé, vous savez.
Mais c'est tellement beau, touchant, historique et émotif. Alors on suit le guide et on se tait.
Et puis, on lève la tête au détour d'un coin et des visages nous grimacent impunément. Oh, on sait que ce sont des infirmités représentés en mascarons grotesques... le guide vient de tout nous expliquer, ce qu'on savait déjà, puisque c'est la millième église que l'on visite cette année. Ce n'est pas drôle. Qu'on se dit. Mais on se pousse du coude... "même les mascarons, en ont marre du guide qui semble boire ses propres paroles"... et la fatigue aidant, les gloussements reprennent...
Discrètement, tout d'abord... puis, les mascarons se multipliant, le guide cacassant, nous avons dû quitter brusquement, pris d'un fou rire envahissant... ben quoi, on a bien le droit de se détendre !
"Ha - ha - ha, Ho - ho - ho - And a couple of tra - la - las
That's how we laugh the day away, In the Merry Old Land of Oz" [Wizard of Oz]
Plus léger que l'air de Federico Jeanmaire
Plus léger que l'air : roman / Federico Jeanmaire ; traduit de l'espagnol [Argentine] par Isabelle Gugnon. -- [Paris] : Éditions Joëlle Losfeld, 2011. -- 221 p. ; 22 cm. -- ISBN 978-2-07-244879-9
Quatrième de couverture
Une vielle dame âgée de quatre-vingt-treize ans maintient enfermé dans sa salle de bains un adolescent qui a essayé de la voler. Elle lui précise d'emblée qu'il peut hurler à sa guise mais que cela sera sans effet. La seule condition à sa libération est d'écouter l'histoire de sa vie, parce que, au fond, cette compagnie "inespérée" permet à la vieille dame de pallier une solitude infinie et, sous le couvert d'un certain moralisme, de laisser libre cours à une sorte de cruauté teintée de sadisme. Véritable suspense en huis clos, qui se termine sur un dénouement totalement inattendu.
L'auteur
Federico Jeanmaire est né à Baradero en Argentine en 1957. Diplômé en Lettres, il fut professeur à l'Université de Buenos Aires. En 1990, il reçut une bourse du Ministerio de Relaciones Exteriores de España afin de travailler sur divers manuscrits à la Biblioteca Nacional de Madrid. Grand spécialiste du Siècle d'Or, il est reconnu pour ses lectures et son travail sur Cervantes.
Il a écrit de nombreux romans, ouvrages et articles sous son nom et sous le peudonyme de Carlos Aguilera. Il reçut de nombreux
prix pour ses oeuvres.
Bibliographie partielle
- Un profundo vacío en el pie izquierdo ((1984)
- Desatando casi los nudos (1986)
- Miguel (1990)
- Prólogo anotado (1993)
- Montevideo (1997)
- Mitre (1998)
- Los zumitas (1999)
- Una virgen peronista (2001)
- Papá (2003)
- Países Bajos (2004)
- Una lectura del Quijote (2004)
- El ingenioso hidalgo don Quijote de la Mancha (2004)
- Cómo se empieza a escribir una narración, VV.AA. (2006)
- La patria (2006)
- Vida interior (2008)
- Mas liviano que el aire (2009) (Plus léger que l'air)
- Los zumitas/El silencio del río (2010)
- Fernández Mata a Fernández (2011)
Résumé
Un jeune adolescent tente de voler une vieille dame. Il l'attaque dans la rue et l'oblige à monter dans son appartement pour lui voler son argent. La vielle dame de 93 ans, sous la ruse que son argent se trouve dans sa salle de bain, l'enferme dans la pièce. Prisonnier de la vielle dame, celle-ci l'averti qu'il peut crier tant qu'il veut, personne ne peut l'entendre. Elle lui promet cependant de le libérer lorsqu'elle lui aura raconté l'histoire de sa mère.
Elle commence donc à parler. L'adolescent crie, frappe sur la porte, hurle des grossièretés, mais finit par écouter la vielle dame. Le temps passe, la dame se fatigue et doit interrompre son récit. L'histoire se déroule donc sur plusieurs jours. Pendant lesquels, la vielle parle et cuisine pour le jeune garçon. Elle raconte son histoire, sermonne le garçon, partage ses opinions et se sent finalement moins seule.
Le roman a reçu le Prix Clarin en 2009.
Commentaires personnels
Étrange roman. Un huis clos qui se rapproche plus du théâtre que du roman. Le texte se résume en fait dans la conversation que tient la vieille dame avec l'adolescent qu'elle tient captif dans sa salle de bain. Conversation qui est pour nous un long monologue puisque nous n'entendons jamais la voix du garçon. Nous lisons uniquement les répliques de la vielle dame. Un texte entièrement fait des propos de la dame, en "je" lorsqu'elle parle et en "vous" lorsqu'elle s'adresse au jeune garçon. L'histoire est donc racontée entièerement du point de vue de la vieille dame. Il n'y a aucune description. Ce que nous savons des lieux et des événements proviennent du discours de la vieille. Les réactions et les propos du garçon sont deviner par les répliques de la vieille femme.
Le jeune garçon qui a à peine 13 ans a donc attaqué une vielle femme de 93 ans pour lui voler son argent. La vieille bien que fragile ne l'entends pas de cette façon et par la ruse attire le garçon dans la salle de bain pour l'y enfermer. La vielle victime prend donc comme otage son agresseur. Elle est vieille et elle est extrêmement seule. Elle pose donc une condition à la libération du garçon. Elle va le libérer lorsqu'elle lui aura raconté l'histoire de sa mère.
Mais l'histoire va prendre du temps. Quatre jours. Petit à petit, elle raconte l'histoire de sa mère, qu'elle n'a pas connu, et qui voulait piloter un avions et qui a pris tous les moyens pour y arriver. Alors qu'elle raconte son histoire, nous voyons percer des bribes de la vie de la vieille femme mais surtout elle partage ses opinions et ses idées. Elle refuse de laisser sortir le garçon, mais elle tente de prendre soin de lui. Elle lui passe de la nourriture sous la porte, le sermonne, le menace, le remercie, lui fait la leçon, tente de l'éduquer, comme elle le dit.
Mais rapidement, on décèle dans le discours de la vieille femme de l'aigreur, de la méchanceté, de la noirceur. Ses propos sont parfois teintés de racisme, de préjugés, et même de violence. Sous un aspect fragile et doux, elle est dure et impitoyable. Et elle est à la fois maternelle et sadique vis à vis du garçon. Elle devient en quelque sorte l'agresseur à son tour. Une grand-mère tortionnaire d'un garçon qui devient, contre son gré, son petit-fils.
Un suspense se met en place. L'auteur arrive à nous faire sentir les émotions du garçon à travers les propos de la vieille. Elle termine son histoire, mais refuse de laisser sortir le garçon. Comment peut-elle ? Il risque de l'attaquer si elle le laisse sortir. Mais elle lui promet de le libérer, de trouver une solution.
Il ne m'apparaissait pas beaucoup de fins possibles. Et je ne fus qu'à moitié surprise. Ce qui n'enlève rien à ce texte troublant, différent et étrange. Lecture complètement inattendue et que je ne suis pas prête d'oublier. Les mots de Jeanmaire m'ont accrochée, son histoire m'a soulevée. J'aimerais beaucoup relire le livre dans les mots de l'auteur.
L'avis de Dasola, Mikaël Demets, Yann Le Tumelin, Wakinasimba,
Extraits
"Non, évidemment, vous avez entièrement raison, Santi. Eux seuls savent de quoi ils ont parlé ce matin-là. Mais à quoi sert l'imagination si ce n'est à combler les vides de certaines anecdotes?" p. 32
"Ça c'est l'imagination. Elle fonctionne ainsi, mon cher petit. Vous avez imaginé que cet homme s'appelait Arnold et non José. Ce qu eje ne comprends pas, c'est cette manie, ce besoin que vous avez de comparer les fruits de votre imagination avec le réel." p. 176
"Le désir de n'importe quelle femme est plus léger que l'air"
Sources à consulter
- http://www.papelenblanco.com/novela/federico-jeanmaire-gana-el-premio-emece-de-novela
- http://es.wikipedia.org/wiki/Federico_Jeanmaire
- http://www.lexpress.fr/culture/livre/federico-jeanmaire-evoque-la-vie-d-une-vieille-recluse_1047897.html
- http://www.brefciel.com/qui-est-un-loup-pour-lautre
- http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20111013.OBS2365/prise-d-otage.html
Le moment captif d'un dimanche : les premières gouttes
"Il faut toujours un hiver pour bercer un printemps" 
Mais est-ce que l'hiver, lui, fut assez cajolé ? J'en suis loin d'être certaine. Je ne suis pas sûre qu'on l'ait assez caressé. A-t-il été assez endormi sous la neige et le froid pour laisser le printemps se réveiller doucement ?
L'hiver doit bercer le printemps. Et on doit se laisser bercer par l'hiver... le froid, la neige, la glace... et donc je ne sais pas.
Et si l'hiver n'a pas été cajolé, il n'a pas pu bercer le printemps. Et si l'hiver n'a pas réussi à suffisament bercer le printemps, celui-ci peut décider d'être ratoureux et frileux. Ou au contraire il arrivera trop vite.
Et s'il arrive trop vite, l'été peut être perturbé. C'est fragile un été. Et si court. Tout est question de balance et de berceuse.
Et pour le moment, par la fenêtre, je vois la neige disparaître très rapidement et les gouttes s'égoutter à une vitesse folle. Et je me questionne.
"Les brefs étés ont souvent des printemps précoces"
Lorsque j'étais une oeuvre d'art de Schmitt
Lorsque j'étais une oeuvre d'art : roman / Eric-Emmanuel Schmitt. -- [Paris] : Albin Michel, 2004. -- 252 p. ; 18 cm. -- ISBN 2-253-10958-4. -- (Coll. Livre de Poche ; 30152)
Quatrième de couverture
Lorsque j'étais une oeuvre d'art est un livre sans équivalent dans l'histoire de la littérature, même si c'est un roman contemporain. Il raconte le calvaire d'un homme qui devient son propore corps, un corps refaçonné en oeuvre d'art au mépris de tout respect pour son humanité. Malléable, transformable, il n'est plus qu'un corps sans âme entre les mains d'un esprit diabolique dont le génie tient avant tout à son manque de scrupule. [Michel Meyer, Eric-Emmanuel Schmitt ou les Identités bouleversés]
L'auteur
Éric-Emmanuel Schmitt est né à Sainte-Foy-lès-Lyon en France en 1960. Il étudie en littérature et en philosophie. Il enseigne pendant quelques mois à Saint-Cyr alors qu'il fait son service militaire. Il enseignera ensuite quelques
années à Cherbourg puis à l'Université de Chambéry.
Il écrit depuis sa jeunesse et il publie dans les années 1990, des pièces de théâtre qui connaissent beaucoup de succès. Il écrira ensuite plusieurs romans et il touchera même au monde de l'opéra.
Depuis 2002, il vit à Bruxelles et a obtenu sa naturalisation belge en 2008. Il a donc aujourd'hui une double nationalité.
Biographie plus compléte et première bibliographie (partielle) 1991-2008 : ici
- Le Sumo qui ne pouvait pas grossir (2009)
- Concerto à la mémoire d'un ange (2010)
- Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent (2010)
- La femme au miroir (2011)
Site de l'auteur, ici.
Résumé
Un jeune homme s'apprêtant à faire une autre tentative de suicide en sautant en bas d'une falaise se fait offrir par un homme un marché étrange. Cet homme, un artiste très connu, lui propose d'attendre 24 heures avant de se suicider, si d'ici là, il ne lui a pas fait changer d'idée, il ne l'empêchera pas de se tuer. Le jeune homme accepte et le suit dans sa magnifique et déemesurée demeure et lui propose alors un marché encore plus étrange.
L'artiste propose au jeune homme de lui offrir son corps et de devenir entièrement sa possesion et ultimement son oeuvre d'art. Le corps du garçon deviendra le canevas de sa plus grande création. Le jeune homme accepte et signe sa liberté, sa volonté, sa vie à l'artiste. Il devient un objet, une Oeuvre d'Art. Il n'a plus aucun droit.
L'oeuvre d'art voit le jour sous les soins d'un médecin et la vision de l'artiste. Et le monde entier accourt admirer "le monstre". Celui-ci vit tout d'abord sa nouvelle vie en triomphe, mais peu à peu, cette nouvelle forme d'esclavage lui pèse. Comment peut-il échapper à l'artiste et au monde de l'art alors qu'il n'est plus qu'un objet ?
Commentaires personnels (très) personnel
Le titre m'a intrigué. Le quatrième de couverture, évasif, m'a accroché. Je voulais absolument lire ce livre d'un auteur que j'aime bien. Et puis, le livre est resté dans ma PAL pendant quelques années. Il y a quelques semaines, il s'est retrouvé ouvert entre mes mains. Pour une lecture longtemps retardée mais longtemps voulue. Et maintenant, je ne sais pas trop comment aborder mon commentaire. Car c'est le 2e livre de Schmitt que je critique sur ce blog et malheureusement, c'est encore une déception. Et pourtant j'aime vraiment beaucoup l'auteur. J'ai adoré La part de l'autre, L'évangile selon Pilate, Oscar et la dame rose et beaucoup d'autres. Ce n'est pas que j'ai détesté "Lorsque j'étais une oeuvre d'art", non pas du tout... mais c'est tout de même une déception. Car je n'ai pas aimé, je n'ai pas détesté... il m'a semblé fade et sans surprise... voyons voir...
Le problème c'est que j'ai aimé lire ce conte à saveur philosophique. J'aime beaucoup la plume de Schmitt. Et toujours le cas. De ce point de vue, Schmitt nous offre encore une fois un texte magnifique. Chaque phrase est fluide et le texte s'enchaîne facilement entre prose et chanson. Et il est facile et plaisant de se perdre dans les mots et le style de l'auteur.
Mais j'ai malheureusement décroché en ce qui concerne le propos de l'auteur.
Fable ou conte philosophique, texte existentialiste ? Je ne sais trop. Mais les thèmes de ce court texte sont facilement identifiables. Et ce dès les premières lignes. Et avec ces thèmes que l'on comprend dès le début (je dirais presque dès le titre et le quatrième de couverture), on devine rapidement la fin.
Re-résumons. Un homme veut en finir avec la vie. Il a déjà essayé plusieurs fois, mais sans succès. Il rate ses suicides. Pourquoi, veut-il se suicider ? Il se sent ordinaire, il se sent sans intérêt, il se sent laid. Car il est le frère des jumeaux Firelli, des mannequins d'une beauté incroyable, apparamment. Donc, la vie est horrible et il veut mourir. Il pense que cette fois, il réussira à se suicider, mais sur cette falaise qu'il a choisi, il y a Zeus-Peter Lama. Un artiste fabuleusement talentueux et connu mondialement qui lui propose d'acquérir les droits à son corps pour en faire une oeuvre d'art. Lama cherche à toujours repousser les limites de l'art et travailler le corps de cet homme est son prochain projet. Le jeune Firelli renonce donc à tous ses droits d'être humain pour devenir un objet et une oeuvre d'art. Il renonce à son suicide. Mais renonce aussi à sa vie. Il meurt "officiellement" et devient Adam-Bis, l'ouvre de Lama. Les mutiliations-transformations artistiques le rendent méconnaissable et même ses frères ne le reconnaîtront plus.
Évidemment, les inconvénients et mauvais côtés de cette nouvelle vie font rapidement oublier tous les avantages et l'euphorie des premiers jours. Il a perdu sa vie, sa liberté. Il n'a plus aucun droit. Il est un objet. D'autant plus, qu'il rencontre un vieux peintre et sa fille qui l'encouragent et surtout lui donnent la volonté de reconquérir et réclamer son droit à la vie et à la liberté.
De beaux sujets : le suicide, la vie, la mort, la définition de la beauté et la laideur, les limites de l'art, les limites de la liberté, les droits à la vie, à l'existence, l'esclavage, le voyeurisme, le matérialisme... et bien sûr le fameux "pacte avec le diable"
Le problème pour moi, c'est que c'est tellement prévisible et cliché... que je n'ai pu y croire un instant. Je sais qu'en tant que fable/conte, le texte se doit de faire passer ses messages de façon évidente... Mais je ne pouvais croire à la situation. Même un innocent pouvait comprendre le contrat qu'il passait. Il renonçait à sa vie et ses droits pour les donner à l'artiste (oui, bon, pour les besoins du récit, on va dire que c'est possible dans notre société occidentale d'aujourd'hui). Il se suicide donc de toute façon. Mais pour ensuite se rebeller contre cette condition d'objet. Dis donc l'innocent, tu brailles parce que tu es moins beau que tes frères, tu veux te tuer, mais à la place tu mets ta vie entre les mains d'un artiste complètement fou et égocentrique et après tu te rebelles... je dis en baillant "Assume!!!". Surtout qu'on ne peut pas dire que faire un pacte avec le diable et ça aille mal puisse encore surprendre qui que ce soit! (Le lecteur y compris)
Certaines idées étaient bonnes: le musée, la vente aux enchères, l'exposition chez un particulier... mais bizarrement j'étais absolument incapable d'y croire... et ce, je le répète, même en gardant en tête le but de cette fable.
Le personnage principal m'énervait sans arrêt, Lama était inbuvable et les autres personnages insignifiants. Les seuls qui m'ont intéressés sont les "fameux" jumeaux. Peut-être était-ce le but de l'auteur après tout... mais si c'est le cas, il a tout de même perdu sa cible car je n'ai jamais réussi à entrer dans ma lecture. Tout est trop gros et irréaliste.
Mais le pire dans tout cela c'est la fin... car c'est une sorte de "happy end" complètement inapproprié. What the hell... je n'ai pu m'empêcher de penser ! Tout est bien qui finit bien !!! Et en plus, le méchant Lama reçoit ce qu'il mérite. L'oubli total. Bordel, il manquait juste ça.Quelle déception.
Je me rend compte que je suis loin d'être objective. Que mon commentaire n'est fait que de ressentis. Et aucune analyse objective. Mais bon... j'assume. Contrairement au personnage principal.
L'avis de : Allie, Edith Cannac, Keven Girard, Alecto, Isabelle, Sunniva, Flo_boss, Kenza,
Extraits
"La force de la beauté, c'est de faire croire à ceux qui la côtoient qu'ils sont eux-mêmes devenus beaux. Mes frères gagnaient des millions en vendant cette illusions. On se les arrachait pour des soirées, des inaugurations, des émissions de télévisions, des couvertures de magazines. Je ne pouvais blâmer les gens de tomber dans le piège de ce mirage, j'en avais été moi-même la promière victime. Enfant, j'étais perduadé d'être aussi magnifique qu'eux." p. 20
"Il ne peignait pourtant rien de ce qui est visible. Il peignait l'air. Un air précis, celui du matin même, entre la mer illimitée et le ciel illimité. Si je quittait son cadre, je ne voyais plus qu'avec mes yeux, j'inventoriais des éléments connus, répertoriés, l'ordinaire d'un bord de mer, la plage de la marée basse, les rochers endormis, les oiseaux profitant du retrait des eaux pour chasser à même le sol, l'éther éblouissant. J'y voyais ce qui avait été et n'était déjà plus, un moment du temps, cet air-là de dix heures du marin [...]" p. 116
"Comme La Joconde de Vinci ou le David de Michel-Ange, j'avalais les crétineries sans broncher. Pour être une oeuvre d'art célébrée et commentée par le monde entier, il faut soit être très bien élevé comme Mona Lisa, soit ne comprendre que l'hébreu ancien comme David, soit, comme moi, s'en foutre royalement." p. 169
Sources à consulter
- http://www.babelio.com/livres/Schmitt-Lorsque-jetais-une-oeuvre-dart
- http://critiqueslibres.com/i.php/vcrit/3233
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Lorsque_j%27%C3%A9tais_une_%C5%93uvre_d%27art
- http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric-Emmanuel_Schmitt
- http://www.eric-emmanuel-schmitt.com/Litterature-romans-lorsque-j-etais-une-oeuvre-d-art.html
De l'endurance des vieilleries
Pas de mon "sammy", non, cet ordi d'à peine 3 ans, est bel et bien mort. RIP you piece of sh%#!!!! Vous m'excuserez la vulgarité mais je trouve qu'après trois ans, la carte vidéo n'avait pas à rendre l'âme ! Et que le fait qu'elle ne fonctionne plus ne devrait pas signifier que l'ordi au complet est inutilisable ! Et surtout, SURTOUT, je suis en beau fusil parce que j'ai pas vraiment la possibilité de la changer cette carte vidéo.
Non, pas possible de la changer. Et croyez moi, on a essayé. PisTout a fait tout ce qu'il a pu. Mais c'est fini le temps que quand la carte vidéo lâchait, il suffisait d'en acheter une neuve, ouvrir l'ordi et la changer. Fini le temps qu'on pouvait ouvrir le capot et changer le morceau défectueux... Aujourd'hui quand ça pête et bien c'est foutu. Ya pas grand chose à faire. Et encore, le portable, nous avons pu l'ouvrir et tenter de faire quelque chose... je n'ose imaginer avec les pads et autres !!! Oubliez ça. Ça marche pu mon ami, achètes-en un autre !!!
C'est comme les télévisions et les électroménagers... une vieille laveuse de 30 ans fonctionne mieux qu'une de 10 ans... mais enfin, c'est comme ça que ça marche maintenant.
Toujours est-il que devant la carcasse de "sammy" je me voyais déjà obligé de dépenser pleins de bidous pour un nouvel ordi. Quand, PisTout m'a dit... "il y a toujours bien, le bon vieux Fufifu... la fan mène un train d'enfer, les lettres du clavier sont pratiquement toutes effacées et faudra mettre un utilitaire pour le wi-fi, mais il marche encore."
Et oui, l'ordinateur portable que j'avais acheté en décembre 2003 pour notre départ en Espagne, fonctionne encore. Oh, il a fallu lui ajouter de la mémoire il y a 5 ans (oui, on pouvait l'ouvrir et ajouter des choses!), et on a dû le reformater il y a 4 ans, la fan est très très bruyante (une des raisons pour laquelle j'avais acheté un nouvel ordi, c'était très gènant, dans tous les sens du mot, quand je rencontrais des clients), il pèse une tonne, le clavier s'est effacé en partie, il n'est pas très à jour côté logiciel... MAIS...il fonctionne parfaitement ! Je peux utiliser le traitement de texte, les pdfs, un logiciel pour mes images et photos et Internet ! Donc, il a tout ce qu'il faut. Je suis habituée à la fan. Je n'ai pas vraiment besoin de le transporter maintenant que j'ai changé d'emploi, et j'ai collé des lettres sur le clavier. Alors, pour le moment, ça va faire la job !
Ce qui nous ramène à mon titre...
Soooo... je suis de retour ! :D
N'ajustez pas votre ordinateur
... petit problème d'ordi... bon assez gros... puisqu'il "est mouru" depuis hier. Snif snif... non en fait, je suis en joual vert après mon "Sammy" qui n'a que 3 ans ! Pffff... Mais PisTout n'abandonne pas... il a tout éventré le portable et essaie de sauver la carte vidéo qui bousille tout le reste...
J'espère pouvoir revenir bientôt... "Oh saint Isidore de Séville, priez pour mon ordi !" :P (que je dirais si je priais... là, je dis juste : " bâtard, envoye marche maudit taouin" !
Bebye pour maintenant ! :D
Bibliographie no1 : Des jardins et des livres
Fictions
- Le jardin au bout du monde / Gabrielle Roy. -- 1975. [Quatre récits. Le quatrième porte le titre du recueil. "Un jardin au
bout du monde est né de la vision que je saisis un jour, en passant, d'un jardin pleins de fleurs à la limite des terres défrichées, et de la femme y travaillant, sous le vent, en fichu de tête, qui leva vers moi le visage [...]" Gabrielle Roy] - Le jardin des Henderson : roman / Catherine Hermany-Vieille. -- 1991. [Mai 1929. Un romancier et son épouse quittent la Virginie pour Paris. Mais la vie à Paris n'est pas celle à laquelle ils s'attendaient. L'Allemagne menace et malgré leurs problèmes, ils décident de s'enfuir en Tunisie où ils achètent un terrain. Ils y construiront une maison entourée d'un jardin magique. Une nouvelle vie les attend.]
- Le jardin du docteur Des Oeillets / Denis Monette. -- 2011. [Narcisse Des Oeillets est médecin. Il épouse une jeune fille du nom de Marguerite Fougère. Ils décident de créer un jardin dans lequel ils cultiveront des fleurs au nom de leurs futurs enfants. Ils auront 4 enfants: Rose, Iris, Violette et Jasmin. Mais la vie est loin d'être facile pour cette famille dont le père légèrement déséquilibré est plus horticulteur que médecin.]
- Lila et les neufs plantes du désir / Margot Berwin. -- 2009 (Traduction de l'anglais). [Une jeune femme de 32 ans, newyorkaise jusqu'au bout des doigts n'imagine pas la vie ailleurs. Pourtant, sa vie sera complètement transformée lorsqu'elle achètera un oiseau du paradis. Les fleurs deviennent sa passion et elle part à l'aventure au coeur de la jungle du Yucatan pour découvrir les 9 plantes du désir.]
- Le petit jardin des fées / Anne Duguël. -- 2010. [Trois petites filles se retrouvent pendant les vacances d'été à Pastourou, petit village du Tarn, et s'amusent dans un petit jardin clos qu'elles appelent le "Petit jardin des Fées". Le jardin appartient à la grand-mère de deux des petites filles, Vanille, 9 ans et Fleur, 7 ans. Mais cette année, un horrible drame arrive et elles ne viendront plus jouer dans le petit jardin.]
- Quatre saisons parmi les fleurs / Janine Montupet. -- 2000. [Anicia subit un très grave accident. Elle y survit, mais est complètement défigurée et devient aveugle. Elle va vivre chez son oncle horticulteur et ses cousins sur une grande propriété près de Nice. Alors qu'elle tente de réapprendre à vivre elle se voit confronter aux secrets de sa famille.]
- Le Roman de la Rose / Guillaume de Lorris et Jean de Meun. -- XIIIe siècle. [Voyage initiatique d'un poète dans le jardin du plaisir. Il y rencontrera la rose, véritable incarnation de la femme aimée.]
- Rosa Candida / Audur Ava Olafsdottir. -- 2007 (Traduction de l'islandais). [À la suite de l'accident de voiture de sa mère, son fils Arnljótur décide de quitter sa famille. Un lien spécial unissait le garçon à sa mère, son jardin et sa serre où elle cultivait une rose très rare, la Rosa candida, et où Arnljótur a aimé Anna.]
- La tulipe du mal / Jörg Kastner. -- 2011 (Traduction de l'allemand).[Au XVIIe siècle, les Pays-bas sont fous de la tulipe. Mais un meurtrier sème la terreur dans la population en tuant les citoyens et en laissant dans leur main un pétale d'une variété de tulipe inconnue.]
- La tulipe noire / Alexandre Dumas. -- 1850. [Avec comme toile de fond la guerre franco-hollandaise, le roman raconte l'histoire de Cornelius van Baerle qui malgré les malheurs et péripéties poursuit son rêve de créer une tulipe noire.]
- Un jardin en Espagne : retour au Generalife / Katia Canciani. --2006. [La rencontre d'une femme et d'un jardin. Au fil de ses promenades dans ce jardin d'Andalousie, une femme se rémémore sa vie et ce questionne sur ses choix, son destin.]
Documentaires
- Au Jardin des émotions / Lorraine Bourgeois et François Perreault. -- 2008. [Les auteurs nous montrent que jardiner ce n'est pas seulement cultiver la terre, mais aussi une expérience unique. La créativité, l'amour, l'amitié et les émotions font partie des jardins.]
- C'était le printemps : la vie rurale traditionnelle dans la vallée du St-Laurent / Jean Provencher et Johanne Blanchet. -- 1990. [On nous présente la saison du printemps et les activités qui la caractérisaient à l'époque de nos ancêtres.]
- Jardins oubliés, 1860-1960 / Alexander Reford. -- 1999. [Témoignage des magnifiques jardins du patrimoine québécois. Plus d'une centaine de jardins est présentée nous révélant que la tradition du jardin au Québec a ses racines aux débuts de la colonisation.]
- Les plus beaux jardins du monde : deux milles ans de créations / Jean-Paul Pigeat. -- 2003. [Promenade dans les plus beaux jardins du monde. L'auteur nous les présente, nous les raconte... Jardins d'eau, jardins paysager, etc. c'est un tour de jardins historiques, modernes, connus et inconnus.]
- Printemps au jardin / Steven Bradley. -- 1999. [Idées, trucs et informations pour créer son jardin au printemps.]
- La sagesse du jardinier / Gilles Clément. -- 2006. [L'auteur nous présente son métier de jardinier comme une voie vers la sagesse, comme un chemin initiatique. À travers ses expériences personnelles et professionnelles, il partage sa vision sprituelle du jardin.]
Questions de bibliographies
La semaine dernière, Allie nous demandait des suggestions de livres ayant pour thème le jardin... Et comme il s'adonne que je suis précisément en train de réaliser une bibliographie pour la bibliothèque sur le printemps et les jardins dans les livres... je me suis dit que non seulement je pouvais lui suggérer quelques titres, mais tant qu'à faire que je pouvais peut-être la mettre ici aussi ! Et puis... tant qu'à faire... je pense mettre les autres aussi... tant qu'à faire.
Mais avant de mettre celle sur les jardins... je tiens à préciser certaines choses. 
Nous utilisons plusieurs façons de faire découvrir nos livres à la bibliothèque. Nous avons des clubs de lecture, des heures du conte, des expositions, des conférences, des listes de nouveautés, des tables thématiques, ... et bien sûr des bibliographies/suggestions de lecture.
Nous en faisons plusieurs par année, et la bibliothèque possédant des collections en anglais et en français, nous en faisons donc dans les deux langues. Je participe à celles en français.
Nos bibliographies en français ont cependant des caractéristiques très précises:
- Elles doivent avoir des oeuvres de fiction et des documentaires.
- Les livres doivent, bien sûr, se trouver de notre collection.
- Les livres doivent être dans la collection des adultes ou des adolescents... pas dans la collection jeunesse (ils font leurs propres bibliographies).
- Et très important... les fictions doivent être, de préférence, des oeuvres originales en français.
- Les seules traductions inclues sont des livres de langues étrangères (autres que l'anglais). Donc si l'original est en italien, suédois, etc., on peut inclure le livre dans la bibliographie. Nous ne mettons donc, autant que possible, pas de traductions d'oeuvres anglaises. Pas de traduction de l'anglais, sauf si on juge le livre un incontournable. Par exemple, je ne pouvais faire ma bibliographie de Noël sans Le Noël d'Hercule Poirot et Christmas Pudding d'Agatha Christie !!!! [Edit. J'explique pourquoi nous ne mettons pas de traductions anglaises : la bibliothèque a une collection avec beaucoup plus de livres en anglais étant un quartier majoritairement anglophone - quoique ça commence à changer - et nous faisons beaucoup plus de bibliographies en anglais. Avec celles en français nous voulons promouvoir la littérature francophone et étrangère, donc à moins d'un incontournable, on évite les traductions en anglais.]
- Et finalement, nous avons évidemment une limite d'espace : la bibliographique doit tenir sur un dépliant (format Lettre) et donc une limite de titres.
Donc.... je précise que mes bibliographies seront loin d'être complètes (on a dû faire un choix, toujours question d'espace sur notre dépliant et question que le livre doit se trouver dans notre bibliothèque), ne comprend pratiquement pas de traductions de l'anglais... voilà... j'aime autant avertir pour ne pas recevoir une panoplie de : "tu as oublié, celui-ci ou celui-là" ! Mais si j'ai oublié un documentaire intéressant, une fiction française ou étrangère (encore une fois pas anglaise)... alors là... vous pouvez me le dire, je l'ajouterai pour une prochaine fois !!! Et qui sait, si on ne l'a pas à la bibliothèque, je l'achèterai peut-être !!!
Les bibliographies que nous produisons à la bibliothèque ont des vignettes représentant chacun des livres, la cote pour retrouver le livre dans la bibliothèque et un résumé provenant de notre base de données bibliographiques. Ici, je me contenterai de mettre le titre, l'auteur, l'année et un petit, tout petit résumé... ok ? :D
Ah oui... et je me dois d'ajouter que, malheureusement, je n'ai pas lu tous ces livres... un jour peut-être ! (oui, parce que bon... je passe pas mes journées á lire ! ce qui est bien difficile quand on passe ses journées parmi les livres !)... et si je les ai lus, je ne les ai pas nécessairement aimé ! Et oui !!! L'idée est de faire découvrir des livres aux abonnés sur un thème... de les intriguer, les intéresser. Je ne donne mon avis que s'ils me la demandent.
L'immensité...
"L'amour aime imparfaitement" [Jean de Sponde]
Évidemment.
Sinon, ce serait banal. ;)
La beauté et l'amour vivent ensemble dans une imperfection fantasque,extravagante et normale. Une danse bizarre sans convention qui doit nous envelopper, recouvrir, découvrir et dévoiler.
Le petit jardin des Fées d'Anne Duguël
Le petit jardin des Fées / Anne Duguël. -- [Verneuil-sur-Seine] : Éditions [Mic_Mac], 2010. -- 20 cm. ;176 p. -- ISBN 978-2917460177
Quatrième de couverture
"Attention! Si vous n'avez pas le coeur bien accroché, n'ouvrez pas ce livre ! L'indicible vous y attend !"
Résumé
Trois petites filles se retrouvent pendant les vacances d'été à Pastourou, petit village du Tarn, et s'amusent dans un petit jardin clos qu'elles appelent le "Petit jardin des Fées". Le jardin appartient à la grand-mère de deux des petites filles, Vanille, 9 ans et Fleur, 7 ans. Mais cette année, un horrible drame arrive et elles ne viendront plus jouer dans le petit jardin.
Plusieurs personnages nous racontent leur version de ce drame selon leur perspective, leur vision des faits. Petit à petit, le passé rejoint le présent et les indices dessinent lentement l'histoire terrible du petit jardin.
L'auteur
Anne Liger-Belair est née en 1945 à Ixelle en Bruxelles. Elle fait des études en Arts-déco en Belgique. Elle sera journaliste principalement au Moyen-Orient. Elle s'installe en France au début des années 70 et collabore à plusieurs magazines tels Hara-Kiri,
Pomme d;api, Charlie Hebdo, Pif, etc. Elle animera également a la radio, une émission sur la bande dessinée.
Elle publie son premier album pour enfants en 1987 intitulé Prince charmant poil aux dents.
Elle est surtout connue pour ses ouvrages écrits sous le pseudonymes de Gudule et destinés aux enfants. Elle signe la plupart de ses romans et nouvelles pour adultes de Anne Duguël et Anne Carali. La plupart de ses romans fantastiques sont réunis sous les titres "Le Club des petites filles mortes" et " Les filles mortes se ramassent au scalpel".
Le blog de l'auteur.
Bibliographie partielle
- Et Rose elle a vécu (1990)
- Agence Torgnole, frappez fort (1991)
- Amazonie sur Seine (1991)
- Le Corridor (1991)
- Mémé est amoureuse (1992)
- Asylum (1994)
- Gargouille (1995)
- Lavinia (1995)
- La Baby-Sitter (1995)
- La Petit Fille aux araignées (1995)
- Petite chanson dans le pénombre (1996)
- Ne vous disputez jamais avec un spectre (1997)
- Au Gringo's bar (1998)
- Entre chien et louve (1998)
- Mon âme est une porcherie (1998)
- Dans la bulle de l'ange (1998)
- Petit théâtre de brouillard (1999)
- Un jour, je serai assassinée sous ma douche! (1999)
- L'amour en chaussettes (1999)
- J'ai 14 ans et je suis détestable (2000)
- Barbés Blues (2001)
- Regardez-moi! (2001)
- La Mort aux yeux de porcelaine (2001)
- La Bibliothécaire (2001)
- Géronima Hopkins attend le Père Noël (2002)
- Kaïra (2002)
- Nous ne retrouvons pas les chiens (2004)
- La Ménopause des fées 1 : Le Crépuscule des dieux (2005)
- La Ménopause des fées 2 : Le retour (2006)
- La Ménopause des fées 3 : La Nuit des porcs vivants (2007)
- La poupée aux yeux vivants (2008)
- Gare à la poupée Zarbie (2008)
- Du moment que ce n'est pas sexuel (2008)
- Le Petit jardin des Fées (2010)
Commentaires personnels
En lisant le titre, on pourrait penser à un conte. Mais déjà la couverture, si on la regarde bien, nous fait songer qu'un ogre y est présent. Mais les ogres ne font-ils pas partie des contes ? Certainement. Et aussi bref soit-il, le quatrième de couverture nous permet déjà d'anticiper les pires cauchemars.
Trois petites filles passent l'été à s'amuser dans un petit village français. Elles ont choisi comme terrain de jeux, un petit jardin emmuré qui appartient à la grand-mère de deux des fillettes. Un jour, elles décident qu'elles vont attraper les fées qui se cachent sûrement dans le jardin. Pour les attraper, elles doivent les attirer. Elles vont donc passer leur temps à se déguiser, écouter de la musique et surtout à danser. Le conte commence dans l'insouciance des enfants. Il se terminera dans le drame. Mais ça on le sait dès les premières pages, car on nous annonce qu'un drame est arrivé à une des fillettes.
Le texte est composé de la narration de plusieurs personnages. Tour à tour, ces narrateurs vont raconter les événements qui ont mené au drame. Il n'y a donc pas de narration neutre... Ils sont neuf personnages à nous parler, à raconter ce dont ils se souviennent, ce qu'ils pensent, ce qu'ils ont observé. La soeur, l'amie et la grand-mère de la fillette prennent très souvent la parole, mais également de nombreux autres résidents du village. Les voix sont différentes, et cela peut déstabiliser la lecture au début. Mais on s'habitue rapidement aux mots et styles des différents narrateurs.
Le livre est donc une succession de narrateurs qui racontent l'histoire. Mais à leur manière et surtout à leur vitesse. On ne nous dit presque rien au début. Petit à petit, au fil des narrations, on nous en révèle plus. Et on a l'impression de ramasser des indices, découvrir les protagonistes, comprendre le passé, découvrir les victimes, les bourreaux ... pour voir apparaître le dénouement, que l'on finit par deviner bien sûr. Mais redouter. Et espérer qu'on se trompe.
Et à travers les récits si différents de ce même drame, on a l'impression de lire également sur la beauté et l'horreur des petits villages, sur ce qui fait de nous, des héros et des monstres, sur les conséquences de nos actes, sur le poids des paroles, des rumeurs, des secrets et des silences, ... Chaque personnage nous raconte le drame, mais nous aussi raconte la vie. La plume de l'auteur est tout simplement sublime et on se perd avec bonheur dans cette abondance de voix. Et malgré les horreurs de ce petit jardin, malgré les larmes et le sang qui y ont coulé, on ne peut s'empêcher d'y voir aussi les petites fées...
L'avis de : Serge Perraud, Lionel Labosse sur Altersexualite.com, Lucie Chenu,
Extraits
"Comment naît la rumeur ? Nul ne le saurait le dire. Elle semble - dans les petits villages, du moins - sourdre du sol à la manière des sources, et s'infiltrer insidieusement dans les consciences avant de devenir une lame de fond qui submerge tout." p. 47
"Mais pouvais-je savoir, inconsciente que j'étais, que les lieux ont une mémoire ? Qu'ils gardent à jamais le souvenir des faits qui s'y sont déroulés ? Le petit jardin, théâtre d'événements insoutenables, était maudit. L'air qu'on y respirait asphyxiait lentement. Sa terre suintait la mort comme celle d'un cimetière. Et c'était cet "écrin" vénéneux que j'avais offert à mes petites filles." p. 77
Sources à consulter
- http://biblio.lachapellesurerdre.fr/dk_opac15/search/IBDON/X20393
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Dugu%C3%ABl
- http://lamareauxmots.com/blog/?tag=interview
- http://www.fantastinet.com/le-petit-jardin-des-fees-danne-duguel/
- http://www.lelitteraire.com/article4340.html
- http://lamareauxmots.com/blog/?tag=interview
Dans ma tête, je m'imagine...
Dans ma tête, je m'imagine...
des escaliers qui se dévalent en boule ...
Des marches se profilent par le haut par le bas
droites et spiralées
Des escaliers se cachent dans ma tête et s’amusent dans mes jambes
Ils peuvent parfois sembler sans fin
Et pour découvrir où l’escalier nous mènera
il faut le gravir et il faut le descendre
il faut l’escalader ou il faut le débouler
Une marche apparaît aussitôt une franchie
s’additionnent, se divisent et se multiplient à l’infini
Devant un escalier
il ne faut pas se décourager
il faut tout simplement
le prendre
une
marche
à
la
fois
Le moment captif d'un dimanche : hivernal hiver
"Janvier, le mois le plus obscurément blanc de la saison des froids" [Marie-Claire Blais]
Brrr... le froid est enfin ici. Et la neige. Et la glace. L'hiver prend des airs de demoiselle blanche, de reine de glace, de princesse de neige. Il s'est enfin décidé à pointer du nez.
Il s'amuse à faire grogner les gens. Il arrive à peine et on lui dit déjà des grossièretés. On est si impoli avec la demoiselle glacée. Elle n'est pourtant pas méchante. Implacable oui, mais si douce. Et l'hiver et bien... c'est l'hiver.
Et je cherche à comprendre cette haine, qu'ont la plupart des gens qui m'entourent, pour la saison froide. Oui parce qu'enfin... il me semble que presque tous les enfants aiment l'hiver. Non ? Ce n'est qu'en vieillissant que cette haine viscérale pour cette saison semble naître.
J'avoue. Oui, j'avoue humblement que je détestais l'hiver moi aussi. Il y a, disons, 10 ans... vous m'auriez demandé, je vous aurais répondu... "j'haïs l'hiver". Pourquoi ? J'aurais répondu... le froid, la "slush", le froid, et le froid. Aujourd'hui, je peux répondre autre chose... une réponse plus honnête.
Enfant, j'adorais l'hiver. Je pouvais jouer dehors jusqu'à avoir les oreilles et les pieds tellement gelés que je ne les sentais plus du tout. Et puis... j'ai grandi. Adolescente, je n'avais pas froid... je pouvais marcher des heures sans gants, sans chapeau, sans bottes chaudes... le look était très important, mais je crois qu'on avait simplement pas froid. Je regarde les jeunes ados d'ajourd'hui et ils sont aussi peu couverts que nous l'étions.
Mais on vieillit. On veut garder le look mais le froid commence à caresser la peau. Alors quand on attend l'autobus pendant 30 minutes, qu'il fait -20ºC et qu'on a des vêtements, oh si beaux, mais oh si peu adéquats... alors oui, on haït l'hiver. Quand on ne pense qu'à rester à l'intérieur et qu'on ne profite pas du tout de l'extérieur... alors oui, on haït l'hiver...
Mais quand on a vu l'hiver ailleurs, on se dit que l'hiver ici est beau. Il est froid, il est bleu, il est blanc... Et si on s'emmitoufle bien, si on voit la beauté, si on met le nez dehors... et bien, il n'y a aucune raison d'haïr le passage de la saison froide. Elle virevolte vers nous. Elle nous touche parfois en rafale, parfois en glace, mais toujours avec amour... Elle prépare les saisons qui viennent...
"Hiver rigoureux. Un hiver où règne une température hivernale" [Alain Schifres]
Le moment captif d'un dimanche : hivernal
"L'hiver, c'est la saison du recueillement de la terre, son temps de méditation, de préparation" [Lionel Boisseau]
Prendre le temps de sentir le froid sur ses joues.
Lever le nez vers le ciel et se laisser envahir par le soleil qui commence déjà à descendre derrière les maisons.
Marcher tranquillement en écoutant les bottes produire ce crissement unique sur la neige trop froide.
Se rendre compte que la neige est trop lourde pour les petites branches des buissons qui entourent la maison et se demander s'il faudrait les aider à se relever.
Chercher le gros foulard blanc que l'on sait avoir mais que l'on ne trouve pas car on annonce -20ºC et qu'on ne veut pas avoir froid.
Observer le soleil glacial faire tout de même fondre la neige sur les toits et produire des glaçons étincellants.
S'asseoir devant la cheminée et contempler les flammes virevoltées vivement et se dire qu'il faudrait bien aller cherche une autre bûche dehors.
Voir le vent soulever des nuages de neige et espérer que la route ne sera pas trop difficile.
Sortir ses grosses bottes pour aller pelleter la neige qui envahit l'entrée de la maison.
Regarder les traces d'écureuils dans la cour et se dire qu'il ne faut oublier d'acheter des arachides et de remplir les mangeoires d'oiseaux.
... rêver que l'hiver s'enneige et s'enfroidisse enfin ; rêver de l'hiver en ce mois de janvier ; rêver que l'hiver arrive enfin et reste en place plus que quelques jours...
Car si l'hiver ne vient pas, comment pourra-t-on en profiter doucement et joyeusement et ensuite lui dire au revoir pour accueillir le printemps ?
"Quelle flamme pourrait égaler le rayon de soleil d'un jour d'hiver?" [Henry David Thoreau]
En cette deuxième journée de 2012
Il est arrivé et il est reparti ce Jour de l'An et j'y aie survécu !!!
Voyez-vous ce fut un Temps des Fêtes festif mais occupé. Après les soupers de Noël, on aurait pu penser que c'était le temps de se
reposer... meeuuuhhh non... Car je recevais le 31 décembre. Toute ma famille maternelle. Et plus le temps passait et plus je me demandais "mais quelle idée tu as eue d'inviter tout le monde, belle nouille !!!
Car chaque année, dans la famille de ma mère, on fête l'année qui passe. Comme la famille de mon père est en Espagne, nous avons toujours fêté le 31 ou le 1er du côté de ma mère. Ils étaient 6 frères et soeurs et ils se sont toujours relayés pour recevoir. C'est une tradition importante et nous avons toujours été là jusqu'à ce qu'on quitte pour l'Espagne.
Cet été, chez ma grand-mère, une de mes tantes disait que c'était son tour et qu'elle était trop fatiguée pour recevoir tout le monde... Et alors, j'ai dit: "et bien, je crois que je vais prendre le tour de ma mère et de plus, c'est au tour des neveux et nièces non de prendre la relève !" Ma grand-mère était tellement contente... j'étais bien heureuse de mon idée.
Mais la semaine qui vient de passer a été bien éprouvante ! Une semaine de ménage intense, de cuisine sans relâche, de magasinage et courses en tout genre... Et le 28 décembre je devais aller au travail... Et vous savez quoi, je me suis arrangée pour me bloquer le dos le 25 décembre ! Toute une idée ! La semaine de vacances a passé sans que je ne m'en aperçoive.
Et puis le 31 est arrivé. J'étais tellement énervée !!! Je n'avais jamais reçu 20 personnes... J'avais littéralement les nerfs en boule et le dos en compote. Mais quand les gens ont commencé à arriver, l'adrénaline a pris le relais et tout s'est mis en place ! Le souper et la soirée ont passé en un éclair et nous avons dit bonjour à 2012 avec les rires et le cava bien pétillant.
Et c'est avec un dos qui commence à relaxer et une dernière journée de congé que je commence 2012.
Des résolutions ? Des bilans ? Bah non... 2011 fut remplie de belles et moins belles choses et j'espère plus de belles et moins de moins belles choses pour 2012 !!! La vie quoi !!! :D
Et je vous souhaite à tous la même chose !!! Mais sans oublier les livres !!!
BONNE et HEUREUSE ANNÉE !!!
Aujourd'hui ou demain ?
Certains préfèrent le souhaiter aujourd'hui... question de réveillon...
D'autres préfèrent demain... question de déballage de cadeaux matinal...
Aujourd'hui ou demain ?
Moi, je réveillonne ce soir avec ma soeurette et mon PisTout. Je vais fêter demain chez les beaux-parents. Et nous avons notre soirée de Noël PisTout et moi, le 26... Alors c'est Noël aujourd'hui, demain et après-demain !!!
Et des Joyeux Noël, je vais en dire et redire...
Alors...
JOYEUX NOËL !!!
à tous... des moments remplis de joie, musique, amour et sucrerie !!!
Noël bientôt
Bon, il était temps bordel !!!
Cela n'allait pas du tout. Un Noël vert, ça ne marche pas. Pas ici en tout cas. Déjà que les Noëls verts de Barcelone me déprimaient en bibitte... il me fallait tout mon "petit change" pour me mettre dans le mood de Noël. Car Noël pour moi, c'est important... c'est vital.
Je sais... je n'ai rien écrit depuis un bon bout. Le temps passe vite. Je travaille beaucoup, et je prépare Noël, malgré l'absence de neige. Magasinage, cuisine, décorations. En général, j'arrive à la maison, et je suis épuisée. Je vous lis un peu, et puis après le souper, je lis. (oui, et je lis, je lis, je lis... tous ces livres qui me passent entre les mains... je veux tous les lire et je manque de temps !). J'ai pleins de textes de commencer... des textes qui traitent de Noël, qui parlent de livres, de moments, de cuisine... de Noël... mais rien ne trouve le chemin du blog. Tous en suspens.
Mais, j'avoue que la "chaleur", la pluie et surtout le manque de neige me minaient l'esprit. J'étais down, down, down... j'avais beau me mettre de la musique de Noël á en venir folle, à me dire que ce n'est pas l'absence de neige et de froid qui règneraient sur mon humeur... à quelques jours de Noël, j'étais à peine dans le mood... Et je n'ai même pas encore fait de biscuits de Noël. C'est triste.
Noël pour moi est synonyme de neige, de froid... soupir... heureusement que les gens décorent beaucoup ici !!! Alors, hier soir avant de me coucher, j'ai chantonné cette chanson... 
I'm dreaming of a white Christmas
Just like the ones I used to know
Where the treetops glisten,
and children listen
To hear sleigh bells in the snow....
Et en me levant ce matin... j'ouvre les rideaux et voilà !!! Oh ce n'est pas une tempête, à peine un centimètre... mais c'est déjà ça !!! On ne voit plus le brun et le vert... Vive le blanc manteau blanc ! En cette première journée de vacances, je m'en vais de ce pas à la cuisine faire mes biscuits de Noël !!! :D
Le cimetière des éléphants d'Hélène Rioux
Le cimetière des éléphants : roman / Hélène Rioux. -- [Montréal] : XYZ, 1998. -- 186 p. ; 23 cm. -- ISBN 2-89261-236-5. -- (Coll. Romanichels)
Quatrième de couverture
Je suis rentrée depuis trois mois de mon séjour au cimetière des éléphants.
Bien sûr, au début, je ne disais pas le cimetière des éléphants. C'était une île, dans la mer bleue. Alors je disais l'île, comme tout le monde. Je disais l'île fleurie, le paradis. Dans l'île, il y avait des fleurs toute l'année. Elles étaient de toutes les couleurs, le paysage, pour les yeux, était une fête. Elles se succédaient au rythme des saisons. Je ne savais pas tous les noms, mais je reconnaissais les hibiscus, les oeillets, les pivoines. Le mimosa qui, là-bas, fleurissait dès janvier. Les roses en avril, le jasmin dès le début du mois de juin. Et en été, celles qu'on appelait dames ou belles de la nuit, humbles et discrètes en apparence, et même quelconques, invisibles pendant la journée, mais qui dégageaient, la nuit, en bouffées soudaines qui enchantaient le promeneur, un si puissant parfum.
Je disais donc le paradis. Je m'émerveillais. Quelle chance nous avions de vivre ici, pensais-je.
L'auteur
Hélène Rioux est née en 1949 à Montréal. Elle étudie d'abord au Cégep du Vieux-Montréal en Lettre, puis la langue russe à l'Université de Montréal. Elle termine ses études en 1975. Elle commence très tôt à écrire, touchant à tous les genres : poèmes,
nouvelles, récits, romans.
Elle commence à publier en 1970 avec un recueil de poésie Suite pour un visage. Elle fut finaliste pour le Prix du Gouverneur Général du Canada à quatre reprises, en 1990, 1991, 1994 pour son oeuvre et en 1998 pour sa traduction de Self d'Yann Martel. En 1992, elle reçoit le Prix littéraire du Journal de Montréal, en 1993, le Prix de la Société des écrivains canadiens et le Prix Ringuet de l'Académie des Lettres du Québec en 2009. Elle fut en nomination et a reçu de nombreux prix.
En plus d'écrire, elle est aussi traductrice littéraire de l'anglais et de l'espagnol vers le français. Elle est membre du collectif de rédaction de la revue XYZ dans laquelle elle a d'ailleurs publié de nombreuses nouvelles. Elle écrit pour quelques magazines dont Lettres québécoises. Elle a vécu autant au Québec qu'en Espagne.
Bibliographie sommaire
- Suite pour un visage (poèmes) (1970)
- Finitudes (poèmes) (1972)
- Yes monsieur (récit) (1973)
- Un sens à ma vie (récit) (1975)
- J'elle (récit) (1979)
- Une histoire gitane (roman) (1982)
- Âmes en peine au paradis perdu. (1982)
- L'Homme de Hong Kong (nouvelles) (1986)
- Les Miroirs d'Éléonore (roman) (1990)
- Chambre avec baignore (roman) (1992)
- Pense à mon rendez-vous (nouvelles) (1994)
- Traductrice de sentiments (roman) (1996)
- Le cimetière des éléphants (roman) (1998)
- Dialogues intimes (2002)
- Mercredi Soir au Bout du Monde (2007)
Résumé
Une jeune femme nous raconte ses souvenirs de ses séjours dans une île lointaine. À travers ses yeux, l'auteur nous propose de rencontrer quelques uns des habitants de l'île.
Commentaires personnels
Ce roman d'Hélène Rioux se rapproche beaucoup d'un recueil de nouvelles. Roman à tiroirs, c'est ainsi qu'on le qualifie habituellement. Le roman commence avec les pensées d'une narratrice. Elle vit, à temps partiel, dans une île sans nom. On la devine hispanique et située au sud... Elle nous parle un peu de sa présence dans cette île "paradisiaque", mais rapidement elle nous introduit aux "résidents" de l'île, ceux qui l'entoure. Et qu'elle qualifie d'éléphants. L'île devient un cimetière qui recueille chacun des "éléphant" qu'elle nous présente. Chaque chapitre devient un portrait.
Un cimetière d'éléphants, selon la légende (que l'on sait être fausse), est un endroit où les éléphants, sentant la mort proche, rejoignent pour mourir tranquillement. Et donc, les personnages qu'elle nous raconte, se retrouve dans l'île, pour finir leurs jours. Et à travers ses récits, la narratrice nous parle un peu d'elle. Mais vraiment très peu. Elle reste très évasive sur elle-même et sur ses raisons d'être sur l'île. Le point central du roman sont ces portraits de différents personnages tous très colorés.
Les portraits reprennent les grands moments de la vie: l'amour (surtout l'amour), la vie, la mort, les peurs, les espoirs, ... Ce sont des textes de longueurs variables, certaines vies sont rapides, d'autres plus longues. L'écriture est cependant toujours égale... un texte simple, fort et qui va droit au but. Et des images... pleins d'images. L'île, elle, même si elle reste sans nom, sans localisation géographique, semble bien vivre. On sent le vent, la chaleur, le soleil, les moments lourds qui passent.
Certains chapitres sont forts, touchants, d'autres banals. Tout comme un recueil de nouvelles... le texte, les textes sont inégaux. Et
même si cela une lecture belle, touchante... elle m'a semblé incomplète. Il me semblait qu'on oubliait quelque chose... un mot, une phrase... je ne sais. La lecture est agréable, mais il me semblait que le texte restait trop en surface... Qui est la narratrice ? (on semble nous dire qu'elle n'a pas d'importance, et je veux bien le croire, mais on nous en dit alors trop pour qu'elle ne soit qu'en arrière plan), qu'advient-il de tous ces éléphants ?
Une belle lecture mais incomplète selon moi.
Extraits
"Une lumière hivernale entre par la fenêtre. Au nord, elle a une qualité particulière qu'on ne retrouve pas ailleurs. Éblouissante mais douce quand elle se reflète sur la neige. Blanche. Quand je suis au sud, malgré le bien-être que me procure la chaleur, cette lumière me manque." p. 13
"En surface, tout était calme. Quand je voyais les choses de loin, quand j'entendais le nom des gens sans les connaître, je ne percevais que leur paisible apparence. J'étais un témoin impassible. [...] Dans un miroir s'en mire un autre. Les histoires se mirent les unes dans les autres, leur reflet multiplié à l'infini." p. 34
Sources à consulter
- http://www.babelio.com/auteur/Helene-Rioux/75304
- http://attlc-ltac.org/fr/node/323
- http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9l%C3%A8ne_Rioux
- http://www.litterature.org/recherche/ecrivains/rioux-helene-398/
- http://lire.ca/livres/rioux/1998/cimetieredeselephants.htm
Et ce salon du livre ?
Quelle journée ! J'étais vraiment exténuée ! Ça ne paraît pas grand chose comme ça, mais deux conférences de plusieurs heures et une ballade parmi tous ces éditeurs, ces livres et ces auteurs, ça use les souliers... et les pieds et le dos.
Vous savez, je ne suis pas certaine cependant que la partie "promenade parmi les kiosques" en vaille vraiment la peine. Je préfère encore aller dans les libraries - indépendantes, si possible - pour faire mes acquisitions. On a une salle juste pour les nouveautés et juste pour les professionnels, on peut s'assoir et feuilleter tranquillement les livres et prendre des notes. C'est beaucoup plus pratique. Après quelques heures à tournoyer dans les rangées, à regarder les livres, etc., j'étais complètement vidée. Et, d'un point de vue personnel, je préfère aussi acheter mes livres dans une librarie.
Pour ce qui est des auteurs qui étaient là... même si Patrick Sénécal était en signature, je ne me suis pas sentie le courage de faire la ligne... Et je me suis rappelée que je ne suis pas particulièrement "fan" en général. Même quand j'adore un auteur, je ne me sens pas le besoin de le rencontrer ou d'avoir sa signature dans mon livre. Mais je comprends pourquoi d'autres le font. C'était quand même spécial de le voir en personne ou de voir d'autres auteurs dont je connais le nom.
En ce qui concerne les conférences, alors là, cela en valait grandement la peine !!! Les deux conférences auxquelles j'ai assistées étaient vraiment très très intéressantes. Elles étaient orientées "lectures jeunesses", et même si ce n'est pas mon "département" (nous avons une bibliothécaire-jeunesse et une bibliothécaire-ado), les discussions ont vraiment été passionnantes.
Mais c'est surtout l'activité du matin qui m'a le plus marquée. C'était sous forme de table ronde que c'est déroulé la conférence, avec un éditeur, une bibliothécaire, et des auteurs, dont Louis Émond, et donc tous dans le milieu de la littérature jeunesse. Le sujet était la lecture chez les garçons et le lien avec la réussite scolaire. Les propos qui ont été tenus autant du côté des participants que de l'assistance étaient vraiment pertinents et intéressants.
Est-ce que les garçons lisent moins ? Est-ce pour cela qu'ils ont de moins bons résultats à l'école? Beaucoup de questions furent étudiées... pas de solutions mais beaucoup d'éclaircissements et plusieurs pistes de réponses. On nous dit beaucoup dans les médias que les garçons ne lisent pas et qu'ils ont de moins bonnes notes. Et on insiste tellement que l'on croit que c'est un fait nouveau. Mais c'est faux. Depuis toujours il y a eu des résultats différents entre filles et garçons. Mais depuis les dernières décennies les filles poursuivent leurs études plus longtemps et donc on note la différence. Mais est-ce une si grande différence ?
Selon les chiffres qui furent donnés pendant la conférence, les écarts se trouvent surtout entre les garçons de milieux favorisés et ceux de milieux défavorisés. Donc, c'est plus une question socioéconomique. Et puis... les garçons lisent... juste différemment.
Louis Émond a donné cette anecdote très "parlante". Alors qu'il visitait une classe, il demande "qui n'aime pas lire? qui ne lit jamais?" Plusieurs mains se lèvent... la plupart des garçons, quelques filles. Puis il demande s'ils lisent des BDs. Quelques mains descendent... s'ils lisent des "documentaires", des livres sur les autos, les volcans, etc... á la fin, il n'y avait plus une seule main de levée. Donc le problème est plutôt ce qu'on appelle lire... Lire n'est pas synonyme de littérature. Les gens ont une idée de ce que devrait être la lecture... une lecture importante... Et pourtant l'important dans la lecture est de choisir les livres qui nous rejoignent, qui nous parlent, qui nous font envie...
Alors, les garçons lisent, des romans, des bds, des documentaires... Enfin... la discussion fut extrèmement intéressante et remplie d'optimiste. Et j'étais fière de voir qu'à notre bibliothèque on rejoignait vraiment les jeunes lecteurs... de 1 ans à 18 ans... Et les adultes aussi... l'important est de lire, de s'intéresser aux livres (physiques ou virtuels) et à l'information.
Et j'ai quitté la salle avec des images de mon père qui lit ses petits livres que j'appelle affectueusement "tes romans harlequin-westerns"... des petits livres en espagnol, se passant dans le "far-west" remplis d'intrigues répétitives de cowboys et d'amérindiens... pas de la grande littérature, on s'entend là-dessus ! Mais il en lit une dizaine et plus par semaine... depuis toujours... C'est un grand lecteur mon père !
Le moment captif d'un dimanche : feuilleter les arbres
"L'automne raconte à la terre les feuilles qu'elle a prêtées à l'été" [Georg Christoph Lichtenberg]
- Les couleurs furent partout.
- Trop peu de temps.
- Le vent les a chassées.
- Impitoyablement.
- La dame en rit
- Elle sait qu’elles reviendront
- Mais pour le moment elles sont parties
- Et elle attend ce qui vient maintenant
- L’automne passe tranquillement
- De couleurs et d’odeurs
- Il ne vit qu’un moment
- Et il meurt
- Mais la dame surveille
- Les feuilles qui s’accumulent partout
- Elle est la reine
- De l’automne jaloux
- Et il envie l’hiver
- Qui pointe son nez
- Le froid est arrivé hier
- Et il veut le chasser
- L’automne est trop court
- Il supplie la dame de lui laisser
- Encore un jour
- Ou deux…
"L'automne est une demeure d'or et de pluie" [Jacques Chessex]










