04 avril 2007

Il pleut, il pleut et il pleut

"Il pleut, il pleut, bergère,
Presse tes blancs moutons,
Allons sous ma chaumière,
Bergère, vite, allons ;
J'entends sur le feuillage,
L'eau qui tombe à grand bruit :
Voici, voici l'orage ;
Voilà l'éclair qui luit"

J'aime la pluie. Comme j'aime le vent.  J'aime bien la regarder tomber. J'aime même marcher sous la pluie. Et j'aime particulièrement entendre tomber la pluie.  Ce bruit parfois doux et lent, parfois brutal et intarissable. Le son sur le sol, sur la fenêtre... parfois bruissement, clapotis ou fanfare. Mais surtout, le bruit de la pluie sur le toit... J'entends chaque goutte rebondir doucement ou violemment sur le toit.

Le toit de mon appartement m'offre cette musique mais elle me semble à peine un murmure... elle ne fait que m'évoquer la pluie qui tintait sur le toit de chez mes grands-parents. Cette petite maison où on pouvait toucher le plafond à certains endroits offrait une séparation sûre mais si mince entre la pluie et le lit.  Et lors des nuits d'été, la fenêtre entrouverte permettait d'entendre aussi la pluie sur le lac. Une symphonie entre la pluie sur le lac et la pluie sur le toit de la chambre. Les pluies chez mes grands-parents sont les plus belles pluies. J'ai d'autres souvenirs de pluies... certains souvenirs drôles, d'autres tristes, certains terrifiants, parfois désagréables, souvent doux. 
Ciel2
Les orages, j'aime aussi, mais un peu moins. Je sursaute et j'ai toujours en tête les histoires d'éclairs dévastateurs... fermons les fenêtres, ne pas parler au téléphone, fermer la télévision, ne pas ouvrir le robinet... Mais j'aime bien tout de même le grondement qui suit chaque éclair. Les orages de Barcelone sont souvent très violents et très spectaculaires. Les nuages noirs, la pluie torrentielle, les éclairs aveuglants et le tonnerre étourdissant.  On ne voit parfois plus le château à ma fenêtre et même les tours de la Sagrada Familia sont parfois effacées du panorama... derrière un écran de pluie ou de brouillard.  Et la mer se surexcite lors de ces orages, les vagues s'élevant hautes et alarmantes.

Depuis une semaine, il pleut. Il pleut, il pleut et il pleut. Je pleus, tu pleus, nous pleuvons...  J'aime la pluie, j'aime marcher sous la pluie, et j'aime écouter la pluie, surtout la nuit.  Mais, il pleut trop... sans arrêt... et mes plantes  si violentés  par le vent, sont maintenant inondés par la pluie. Les rivières débordent, les caves se remplissent.

Toute cette eau est sauvage, belle, triste et nostalgique.  Elle lave la rue et noie mes fleurs. 
Elle s'infiltre parfois dans le bois usé de mes fenêtres antiques mais vieilles. Mon chat regarde mélancoliquement par la fenêtre, gratte pour sortir et retourne silencieux se coucher. 

Et lorsque je vais à mon tour me coucher, je soupire en espérant que demain il fasse un peu soleil, tout en me laissant bercer par les gouttes sur le toit et sur la fenêtre.

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02 avril 2007

Ce vent printanier

Il y a quelques semaines, il faisait si beau. Le soleil de plus en plus chaud. Le thermomètre atteignant les 18º-20º C et au soleil, problablement plus. Un mois de février merveilleux et une première semaine de mars fabuleuse. Les barcelonais le manteau sous le bras, les touristes en gougounne et bermudas, les oliviers en fleurs, les oiseaux qui piaillaient tout excités de cette belle température.

VentEt puis, le mois de mars se termine en pluie et en vents... les températures baissent un peu, on retrouve le 13-14º C avec  même parfois des nuits plus froide que cela. On oublie, mais c'est pas mal toujours comme ça.

Et le vent se réapproprie donc sa ville. Il souffle sans arrêt dans les rues. Et transforme les journées légèrement chaudes en journées froides. Le vent s'inflitrant partout. Sous les vêtements, dans les cheveux, à travers les fenêtres mal isolées de Barcelone.

Les plantes de ma terrasse plient dangereusement. Les pots vides se promènent d'un côté à l'autre. Même les chaises ont décidé de se laisser bercer cette année. Les stores intégrés de toutes les fenêtres de tous les appartements - mes stores intégrés à mes fenêtres font un vacarmes incessant. Les vitres de mes fenêtres résistent par je ne sais quel miracle - les doubles fenêtres ne semblent pas être un concept connu ici.

Le vent m'a toujours fasciné. J'aime le vent. Le vent qui joue avec les feuilles des arbres, qui s'emmèle dans mes cheveux, même s'il me laisse complètement décoiffé.  Son mugissement est une musique sourde qui me rappelle de nombreuses nuits.

Évidemment lorsque c'est l'été, il n'est plus aussi fort, mais sa présence est toujours la bienvenue. Mais je dois avouer que ce vent printanier de Barcelone est envahissant. On dirait qu'il ne cessera jamais. Il est froid, fort et toujours présent. Les palmiers indiquant sa force et sa direction... principalement venant de la mer.

Ce vent de Barcelone m'annonce que bientôt il fera chaud... même s'il me semble que le soleil tarde à revenir.

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18 mars 2007

Obligations de famille

Pour ne pas dire familiales. Car il me semble que cela ne correspond pas tout à fait à la situation. Je dirais : obligations de la part de la partie de famille qui réside dans ma personne. La famille que je suis. La partie de la famille que je suis. Car la partie de la famille qui correspond à ces obligations de famille ne semble pas partager cette affiliation à ces obligations.

Ce qui revient à dire que ces obligations sont toujours à sens unique - lire : à partir de moi vers l'autre, et jamais l'inverse. Cela me vide de toute mon énergie et cela brise tellement de choses en moi et autour de moi. Je sens que c'est vaguement et probablement de ma faute.

Culpabilité. Ces obligations sont-elles obligatoires ? Et si je me détache, suis-je coupable de ne pas assez aimer ? Je suis lasse de ces questionnements.

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14 mars 2007

Voyage... Non ce n'est pas un voyage

Il suffit d’y croire... parce que je le veux bien. J’ai rejeté les jours paisibles car je les trouvais ennuyeux. La routine est mortellement dangereuse pour les gens comme nous. Quitté mon travail, ma ville, mon pays, mes amis, ma famille - enfin pas toute, puisque certains sont venus avec moi. Mais pas immédiatement. Seul mon chat a pris l'avion avec moi. Ciel

Je suis partie chercher les complications... J’ai eu mal au ventre. Je ne trouvais rien où je cherchais car je ne savais pas où je devais chercher. Je ne comprenais rien. Je ne comprenais plus rien. Les mots se précipitaient et tombaient à mes pieds sans avoir été déchiffrés. J’essayais de les ramasser et de les comprendre. Je marchais dans la ville et tout était fermé. Tout est toujours fermé et je ne sais pas pourquoi. J’ai essayé de trouver un sens à cette fermeture. Je suppose que c’est culturel. Cela changera sûrement éventuellement. 
J'ai laissé mes habitudes, mes coins connus, mes restaurants préférés, mes libraries adorés, mes magasins familiers... j'en ai trouvé d'autres.

Déjà plus de trois ans. Je comprends, maintenant. Il y a toujours des complications, mais je n'ai plus mal au ventre pour les mêmes raisons. Je suis qui je suis peu importe l’endroit. Les mêmes tourments, les mêmes joies… De nouveaux tourments, de nouvelles joies... 

Il y a de la musique, de la poésie, des mouvements, des voyages, des visites, de la plage, des ruines et des moments de réflexions… Y a-t-il des regrets ? Beaucoup et si peu…

De nouveaux cieux, le même ciel.

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28 février 2007

Mais est-ce que la maîtresse était folle ?

On sait très bien que la mémoire fait parfois défaut. Ou encore qu'elle nous donne de faux souvenirs. Ou des souvenirs trafiqués à coups de photos ou de récits qu'on nous fait des événements.

Mais on a également des souvenirs très forts... des moments qu'on sait qu'ils ont existés et des choses qu'on est certain qu'elles ont été dites !

Et par un après-midi ensoleillé, j'écoutais en travaillant de vieilles chansons. Qui m'ont rappelé de vieilles comptines et chansonnettes qu'on récitait et chantait enfants. Décision impulsive de chercher ces chansonnettes et ces comptines sur Internet... ne trouve-t-on pas toutes paroles de chansons?

J'écoutais quelques vieilles chansons... dont une que ma mère écoutait souvent. Elle écoutait surtout la version de Vicky car elle avait le disque, mais je crois que Dalida l'a aussi chanté ainsi que beaucoup d'autres artistes: Le Temps des Fleurs... voilà le nom de la chanson.

Ce qui m'a rappelé "l'autre version" ! Celle qu'on chantait au primaire... dans les journées d'activités, dans la cour de récréation... Voyons voir... cherchons les paroles de ce classique de mon enfance "C'était dans l'temps de l'école" chanté sur la même mélodie que "Le Temps des Fleurs". Sait-on jamais ! Avec tout ce qu'on peut trouver et retrouver sur le Web... peut-être que ces paroles de chansonnette peuvent aussi être trouvées !

Et bien oui, j'ai trouvé... sur Planet'anim (http://www.planetanim.com/modules/mysongs/singlelink.php?lid=627) voilà les paroles... je les ai trouvé sur d'autres sites également... mais, mais, mais voilà... elles sont identiques à ce que je me souviens sauf que... sauf que... il y a des bouts qui ne sont pas pareils !

Et je me demande, est-ce ma mémoire ou alors étions-nous les seuls à ne pas dire : "C'était dans le temps de l'école on pitchait des pots de colles, le lendemain c'était mon examen "  mais plutôt "C'était dans le temps de l'école, la maîtresse était folle, le lendemain c'était mon examen" ? Parce que je suis certaine qu'on disait que la maîtresse était folle !

Et puis je suis pas mal certaine qu'après avoir dit : "J'ai eu 0% mon père était content mais la maitresse a ma chauffé les fesses! AH! la maudite cochonne attends que j'te la pogne, je l'ai pogné pis je l'ai pas manqué" Nous disions que nous l'avions assis sur l'cul pis que après ça on l'avait pu jamais r'vue... et non " j'tallé chez l'directeur ça faisait mon bonheur mais j'ai passé un très mauvais quart d'heure. J'y ai sacré un coup de pied y'a fait un vol planné depuis c'temps là j'me fais plus écoeuré oh é!!!"

Enfin... c'est peut-être ma mémoire mais je suis assez certaine de ces souvenirs... on chantait cette chanson tellement souvent et assez fort... mais pas trop... histoire que la "maîtresse" nous entende mais qu'elle ne sache pas qui chantait ! Mais je suppose que celui lui importait peu finalement !

Et puis j'ai cherché d'autres chansons, d'autres comptines... il y en a d'identiques mais d'autres qui diffèrent... comme La Samaritaine... Je me souviens de chaque mot et chaque mouvement et "claque" des mains... mouvements très chorégraphiés... et encore une fois... cela ne concorde pas...

Je n'ai pu trouver que ceci :

La Samaritaine, taine, taine,
Va à la fontaine, taine, taine,
Va puiser de l'eau, l'eau, l'eau,
Dans un petit seau, seau, seau,
Le pied a buté, té, té,
Le seau est tombé, bé, bé,
L'eau s'est renversée


La première partie est identique, mais ensuite...

La Samaritaine, taine, taine,
Va à la fontaine, taine, taine,
Pour chercher de l'eau, l'eau, l'eau
Dans un petit seau, seau, seau,
Le bon Dieu la voit, voit, voit
Et lui dit tout bas, bas, bas
La Samaritaine,
tu n'en auras pas, pas, pas
,

Je ne sais pas... je suis vraiment certaine de mes souvenirs... combien de récréations ai-je passé à réciter ces chansons... mes souvenirs sont-ils mauvais... ou étions-nous la seule école à chanter ces comptines et chansonnettes de cette manière ????

Que de questions existentialistes !!!

Au moins... les seules paroles que j'ai trouvé de cette comptine qu'on chantait avec encore une fois, chorégraphie des mains sont les mêmes que je me rappelle :

Michel je t'abandonne (donne-donne)
Je ne veux plus te voir (voir-voir)
La peine que tu m'as faite (faite-faite)
M'a mise au désespoir (poir-poir)!
Assise à ma fenêtre (nête-nête)
Je te regarde passer (ser-ser)
Je dis à ma grand-mère (mère-mère)
Voici mon bien-aîmé
Olé!
(avec un mouvement des mains sur les épaules ! )

Peut-être ne suis-je pas complètement perdue avec mes souvenirs du primaire !!! ;)

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26 février 2007

L'espace d'une boîte

On nous dit que rien ne changera. Et on veut bien croire un peu. On sait bien que cela ne se peut pas car rien n'est plus pareil. Mais on veut bien croire qu'on fera un effort pour que cela change le moins possible.

pens_esEt puis, je ne fais que cela vouloir croire. Malgré les mensonges et les histoires. Je veux bien croire qu'on avait de la difficulté à me dire la vérité. Que parce qu'on ne savait pas trop comment annoncer sa nouvelle vie, on soit tomber dans des récits complètement faux... qui n'étaient même pas bien construits. Et que même si je voyais les mensonges dans les paroles, on tentait de nier parce qu'on avait soi-même de la difficulté à comprendre cette nouvelle vie.

Je peux bien l'admettre. Je suis capable de l'accepter et même de pardonne. Parce qu'on aime sa famille. Parce qu'on aime croire que certaines choses ne changeront pas.

Je réalise que certaines choses ne m'ont jamais été dites. Que certaines choses furent cachées. Je crois aussi comprendre que les mensonges ont fait partie de nos vies. De façon complètement incroyables ces mensonges expliqueraient tellement de choses inexplicables. Mais je ne peux croire à ces mensonges. Encore beaucoup d'espoirs. Et je refuse de laisser ces espoirs me quitter complètement.

Mais parfois certains événements me sont difficiles à accepter. Quelques part en moi, je comprends que lorsqu'on construit une nouvelle vie, on se laisse aller à certaines décisions et à certains mots. Mais je ne peux comprendre qu'on puisse dire que rien ne changera pour ensuite tout changer.

Je ne comprends pas qu'on puisse trouver que quelques boîtes n'aient plus leur place. Qu'on ne puisse plus trouver quelques centimètres d'espace pour entreposer des moments de ma vie. Qu'une nouvelle personne dans une nouvelle vie prenne tant d'espace que mon espace soit complètement encombrant. Et que ce soit juste mon espace à moi qui prenne trop de place.

Que quelques boîtes, me dira-t-on. Il n'y a qu'à trouver un espace ailleurs, quitte à débourser quelques sous pour louer quelques mètres carrés. Mais quand on me fait savoir si clairement que ces boîtes prennent trop de place... je ne peux m'empêcher de comprendre très clairement comment l'espace d'une boîte peut représenter un espace de trop.

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25 février 2007

Quelque plumes vertes à Barcelone

Il y a quatre ans, un an avant mon déménagement à Barcelone, je suis venue passer un été dans la ville, histoire de mettre à jour mon castillan.

Un après-midi, j’attendais l’autobus 70 à la Plaça Espanya qui me ramènerait à l’appartement que j’occupais de la Ronda San Ramón à Sant Boí de Llobregat. Il faisait chaud. Nous étions à la fin du mois de juin 2003. J’observais l’édifice en construction en face de moi, de l’autre côté de l’avenue Parallel, quand soudainement une flopée d’oiseaux au cri familier passa devant mes yeux. Le plumage était vert… il me semblait… le cri… celui de… de… perruches ??? Impossible !!! Des perruches sauvages àoiseau Barcelone ? Je n’avais jamais entendu parler d’une telle chose ! Et je ne me rappelais pas avoir vu un jour des perruches à Barcelone. Des moineaux effrontés, des pigeons bien nourris, et divers types de goélands… oui… mais pas des perruches. Il me semble que je m’en serais souvenu ! Cela devait être mon imagination ou alors une flopée de perruches échappées qui se seraient rassemblées afin de survivre… mais que quelques oiseaux…

Et puis, lorsque je suis définitivement déménagée ici et que je me suis promenée de long en large dans presque tous les coins de Barcelone, j’ai pu voir que des perruches, il y en avait dans plusieurs arbres. Dans les parcs, dans les palmiers, dans les platanes de Gran Via… dans tous les coins en fait ! Et elles volent en groupe, crient et chantent… surtout lorsqu’il fait un beau soleil de février et mars… on les voit dans les branches des arbres, on voit des groupes verts survolés les rues… et parfois même, on les voit voler le pain des pigeons !

Mais j’ai eu beau chercher dans ma mémoire… rien… j’ai demandé à des amis, la famille… est-ce que les perruches sont des oiseaux « originaires » de Barcelone? Il me semble que cela sonne étrange…

Et après tout ce temps… j’ai finalement fait quelques recherches...

Les premières observations de perruches à Barcelone furent faites au début des années 1970. Donc théoriquement j’aurais pu en voir lors de mes visites à Barcelone pendant mon enfance. Mais elles étaient encore très rares. Ces premières perruches sont véritablement des perruches domestiquées qui se sont échappées de leurs cages. Elles commencèrent à se reproduire au milieu des années 80 et elles se répandirent dans tout le pays mais surtout le long de la côte méditerranéenne. Ces oiseaux sont donc réellement retournés à l’état sauvage et on réussit un retour à l’état de liberté – surtout dans les milieux urbains.

oiseausourisOn retrouve aujourd’hui à Barcelone des colonies de Perruches à Collier d’Inde (Psittacula krameri) et de Perruches Souris (Myiopsitta monachus) également appelé Perruches Moines. Il existe d’autres espèces, mais ce sont les deux principales espèces de perruches à Barcelone. Les chiffres diffèrent dans les textes mais on estime qu’il y a environ 80 à 100 couples de perruches dans la province de Barcelone – probablement beaucoup plus.

Ces perruches sont en majorité tropicale et d’origine asiatique et africaine ou encore provenant de divers pays d’Amérique du Sud. Elles semblent cependant s’être très bien adaptées à Barcelone – ainsi qu’à plusieurs autres villes européennes. Elles bâtissent leurs nids de branches et brindilles – en forme de boules - au sommet des palmiers ou des platanes. Plusieurs couples peuvent vivre dans ces nids.  

La plupart des perruches que l’on peut observer à Barcelone ont le plumage vert avec un peu de bleu et de gris.

Et donc… non la perruche n’est pas un oiseau de la région… mais il fait maintenant partie de la ville et de la région. Et on ne peut se promener sans entendre leur cri et sans les observer dans les arbres ou en plein vol…

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23 février 2007

Le château de Cendrillon.

Il nous arrive d’aller voir parfois ses statistiques. Intéressant tout de même, de voir ce qu’on vient voir sur nos pages. kcIntéressant et parfois surprenant de voir les mots-clés utilisés qui ont permis d’arriver sur nos textes. Et parfois, on se dit que certains ont dû être bien déçu…

Il y a quelques temps, j’observais un château à ma fenêtre et commentais sur l’église Sacré-Cœur du Tibidabo… Mais cette église est pour mes yeux, le château de Cendrillon. Tout illuminé.

Et voilà, que l’on a fait des recherches sur l’histoire du château de Cendrillon et que l’on a été voir mon texte pour des explications. Et je me sens un peu coupable de ne pas vraiment parler du véritable château de Cendrillon… Voyons voir…

Lorsqu’on parle du château de Cendrillon, on parle surtout du château de plus de 18 étages qui est l’emblème du parc thématique Magic Kingdom de Walt Disney World en Floride. Il représente également toutes productions provenant de Disney.CC

Le château fut ouvert au public, le 1 octobre 1971. Pour la construction du château, son créateur, Herbert Ruman s’inspira en partie du château du film d’animation « Cinderella » des studios Disney qui parut en 1950. Mais le château est également inspiré de plusieurs châteaux européens, principalement des châteaux français : Château de Pierrefonds, Château d'Ussé, Château de Fontainebleau, Château de Versailles, et les châteaux de Chenonceau, de Chambord, et de Chaumont. Le château de Neuschwanstein à Schwangau en Allemagne – listé dans les candidatures finales pour les nouvelles 7 Merveilles du Monde - fut également une grande inspiration pour les créateurs du château de Cendrillon.

Le château du parc Magic Kingdom a pris 18 mois à construire et mesure 57,6 mètres. Il paraît cependant beaucoup plus grand grâce à une technique appelée « perspective forcée ». Le château est construit en fibre de verre sur une structure en acier, même si il semble fait de granite solide.

On dit qu’à l’intérieur du château, on avait tout d’abord prévu un appartement pour la famille Disney, mais il ne fut jamais complété. Au tout début de 2007, une suite fut inaugurée au château, apparemment dans cet appartement qui ne fut jamais terminé. Il est maintenant possible – depuis l’inauguration de l’Année des millions de rêves (Year of a Million Dreams de Disney) de résider pour une nuit dans la suite royale du Château de Cendrillon.

Le château de Cendrillon dans le film de Disney fut probablement également inspiré par nombres de châteaux européens, bien qu’il n’y ait pas vraiment de références à ce sujet.

ffLes châteaux sont souvent situés dans les hauteurs ou dans les clairières près de forêts. C’est un endroit fort, solide, difficile d’accès. Il offre la sécurité, mais une sécurité particulière. Une sécurité séparée du reste du monde. Il éloigne de notre vie ordinaire. Un éloignement qui le rend difficile d’accès mais qui est tout de même désiré.

On dit souvent que le château est le symbole de la transcendance, particulièrement la transcendance du spirituel. Le château renferme donc les pouvoirs mystérieux et insaisissables… les pouvoirs internes. Le château est aussi un symbole de la conjonction des désirs. Désirs et pouvoirs internes.

Et le château blanc – comme le château de Cendrillon- peut être un symbole d’accomplissement, le symbole de son destin accompli, rempli. On parle alors de perfection spirituelle. Et le château éclairé – comme c’est souvent le cas du château de Cendrillon – peut symboliser la conscience, le désir, mais surtout le projet que l’on commence, que l’on aborde et que l’on met en œuvre. On va alors faire rejoindre le château illuminé, haut juché – près des cieux, avec l’âme rejoignant sa spiritualité.

Dans le château vont résider les symboles de l’âme, l’amour, les désirs – parfois aussi l’orgueil.

Le château de Cendrillon représente peut-être ce désir de transcendance – spirituelle mais aussi émotionnelle, voire sexuelle, de notre héroïne. Le château lui donne aussi – peut-être la sécurité. Une sécurité éloignée du monde ordinaire.

Le château de Cendrillon…

Sources à consulter :

- Cinderella Castle / Wikipedia. -- http://en.wikipedia.org/wiki/Cinderella_Castle

- Cinderella Royal Castle Suite / by Trey Evans. -- http://www.luxist.com/2007/01/23/cinderella-royal-castle-suite/ . -- Jan 23rd 2007

- First Photos of new Cinderella Castle Royal Suite /January 20, 2007


-
Cinderella Castle facts IN The Unofficial Guide to Walt Disney World 2003. --

- Cinderella's suite life : No glass slipper needed to live fairy tale for a night /Scott Powers . – IN Orlando Sentinel. -- http://www.orlandosentinel.com/orl-mcinderella2507jan25,0,4106763.story?coll=orl . -- Posted January 25, 2007

- La Chambre Royale du Château de Cendrillon de Walt Disney World en photos / Par Alex http://www.dlrp.fr/actu_disney_parks_year_of_a_million_dreams_960.html. -- 2007-01-15  

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20 février 2007

Quelques chansons...

La musique définit souvent des moments de notre vie et parfois aussi des traits de notre personnalité. Je fais rarement ces tests qui hantent les blogs, forums et autres journaux et carnets virtuels, et je réponds rarement aux questionnaires de ce genre, mais ces chansons me semblent définir ces instants et ces émotions... Il faut refaire dans quelques années, voir les différences, les similitudes...

Une chanson ...

- Qui vous rend joyeuseThis is the day / The The ou encore  When I Grow Up / Garbage

Un petit down est toujours remonté par une de ses deux chansons... même si les paroles ne sont pas exactement joyeuses.

- Qui vous fait pleurer : Deux petits chaussons/ André Claveau

Je n'aime pas les clowns. Mais cette chanson me rendait triste enfant, et me rend encore plus triste aujourd'hui.

- Qui vous fait rire : Héloïse / Me, Mom and Morgentaler ou Heavy Metal / Cowboy Fringuants

La première à cause des paroles et surtout de l'accent si mignon de Gus ! Et la deuxième, pour les paroles également, les expressions si québécoises et pour les images et l'époque qu'elle me rappelle.

- Qui vous fait réfléchir sur la vieEverybody knows / Leonard Cohen
- Qui vous fait réfléchir sur le monde : It's the end of the world as we know it (and I feel fine) / REM ou encore Armageddon days are here again / The The

Pas spécialement optimiste, ni joyeux, mais c'est la vie

- Que vous auriez aimer écrire : Cry (if you want to) / Holly Cole Trio

Les mots qu'on veut se faire dire quand on pleure...

- Que vous voulez être jouer à vos funérailles : Monkey Gone To Heaven / Pixies

Cela me semble tout à fait à propos... reste à le mettre sur mon testament pour qu'on la fasse jouer sans faute.

- Que vous voulez entendre à votre mariage : I’ll be seeing you / version par Iggy Pop et Françoise Hardy

En fait cela a joué ! Parce que nous avons fait programmé la musique.

À suivre...

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29 janvier 2007

Ces oursons que je cache

Ourson2Dans un coin de ma chambre, il y a un panier. En face de mon lit. Ce panier est la résidence de quelques oursons de peluche. Ces oursons appartiennent à différentes époques et le plus vieux a le même âge que moi, à quelques jours de différence. Le plus récent a à peine quelques semaines.

Ces oursons se serrent un sur l'autres. Par obligation, car je ne sais si cela serait leur choix. Ils ont tous un nom, mais je ne le dis pas à beaucoup de gens. Certains noms semblent étranges. Ils ne furent jamais renommés. Ils ont tous le nom qui leur fut donné à leur arrivée chez moi. La plupart sont Montréalais, d'autres Français, il y a un Berlinois.. Ils sont tous des espagnols présentement. Pour la plupart des gens qui observent le panier, c'est simplement un rassemblement d'oursons - amalgame de souvenirs d'enfance, de cadeaux et d'une certaine affinité pour les oursons.

J'ai un autre panier avec d'autres animaux en peluche. Il est un peu plus caché. Ils semblent un peu oubliés, mais ils sont aussi importants. Je les évoquerai peut-être un autre jour. C'est que les oursons sont différents. Il est vrai que ce sont une représentation de souvenirs d'enfance... de cadeaux que j'ai reçus au fil des années... et d'un attrait pour les ours en peluche...

Mais pour ceux qui se penchent un peu plus, qui approchent leur oreille duOurson1 panier, ils pourront peut-être percevoir ces murmures que j'entends parfois. Des échos de ce qu'ils ont entendus, des réponses chuchotées. Ils ont une force extraordinaire qu'il n'est pas possible de voir si on accepte pas l'imaginaire.

Toujours aimé, les animaux de peluches, de toutes sortes et de toutes couleurs. Comme tant d'enfants... Ces animaux appelés indistinctement "nounours", encore aujourd'hui, ont peuplé ma chambre pendant tant d'années. Quelques uns furent donnés, mais certains ne m'ont jamais quittés... Certains savent tout de moi. D'autres que quelques épisodes. C'est classique. Qui n'a pas raconté sa vie à ses êtres de peluche ? Probablement beaucoup de gens... mais beaucoup d'autres ont laissé leurs émotions coulées sur leurs peluches. Des larmes, des rires, parfois même des coups... ils ont servi à éloigner les fantômes, permis d'être en mesure de faire comme si tout allait bien, car ils gardaient pour eux ce qui n'allait pas...

Mais les oursons de ma chambre ont appris à comprendre et à entendre sans qu'on leur demande. Et parfois, c'est uniquementOurson3 une question de goût pour les oursons en peluche... une histoire de collection, un rêve d'avoir ces objets magnifiques et peut-être un jour un authentique antique teddy bear... mais il serait enfantin de ne pas avouer que ces présences ont une importance impossible.

Ce soir... je suis en colère. Ce soir... je me sens blessée... et je n'ai pas honte de parler de ces objets. Mais ces objets possèdent une vie que je ne peux décrire. Je n'ai pas toujours la force de me laisser aller. Mais ils n'ont pas besoin que je m'ouvre... ils viennent à moi sans que j'ai besoin de les appeler. Évidemment, c'est une illusion. Évidemment, je suis une adulte qui n'a pas besoin de ces objets pour se lever et marcher. Mais parfois dans le noir de mes rêves, je laisse l'imaginaire me parler tout doucement et me raconter de belles histoires... Il était une fois...

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