08 octobre 2007

Nightmare on Elm Street (1984) (suite)

Cinéma : Nightmare on Elm Street  (1984)NOES3

À propos : (attention spoilers)

Le film fut écrit par Wes Craven, écrivain et réalisateur, en 1981.  Nightmare on Elm Street n’était pas son premier film d’horreur. Il avait réalisé entre autre The Last House on the Left (1972), The Hills Have Eyes (1977), Deadly Blessing (1982), Swamp Thing (1984). Il devient rapidement un réalisateur connu pour ses films fantastiques et d’horreur. Parmi sa filmographie, on retrouve des œuvres pour le cinéma (The Serpent and the Rainbow (1989), The People Under the Stairs (1991), Scream Triology (1996, 1997, 2000), etc.) ainsi que pour la télévision (The Twilight Zone, etc.).

Il présenta le scénario pour Nightmare on Elm Street à plusieurs maisons de production. Finalement, ce fut la maison New Line Cinema qui accepta son projet. La réalisation ne se fit pas sans problème, principalement monétaire.

Craven aurait apparemment déclaré qu’il fut inspiré pour son scénario par la lecture d’articles de journaux relatant l’histoire de jeunes réfugiés Cambodgiens qui refusaient de dormir souffrant d’horribles cauchemars.  Les parents auraient encouragés leurs enfants à dormir, mais selon les articles, les enfants seraient tous morts dans leur sommeil. On dit aussi que le fait divers dont il se serait inspiré parle plutôt d’un adolescent qui refusait de dormir car il disait qu’il serait tué dans ses rêves. Alors que ces parents le forcent à dormir, ils le retrouvent le lendemain, mort, dans son lit. D’autres sources disent cependant que Craven aurait trouvé son inspiration d’un film réalisé par ses étudiants alors qu’il enseignait.

Le réalisateur avait tout d’abord planifié une fin heureuse à son film. Nancy tuait Freddy en cessant tout simplement de croire en lui et réalisait que tout ce qui était arrivé, était en fait un long rêve. Mais la maison de production voulait une fin équivoque dans laquelle alors qu’on croit tout d’abord que Freddy meurt et que tout est un rêve, on réalise qu’en fait il n’est pas mort et on ne sait pas si on voit encore un rêve ou un autre rêve à l’intérieur d’un rêve. Les deux fins furent filmées mais on utilisa la deuxième pour la version finale du film. Ceci laissant une porte ouverte pour une suite. Une suite fut en effet filmée – ainsi que de nombreuses autres. Mais Craven refusa de les réaliser.

Les suites sont très inégales, certaines très bonnes d’autres moins réussies, mais toutes continuent à fournir d'importans éléments sur le personnage de Freddy Krueger. Les films continuent également à explorer le monde des rêves et à remettre en question la ligne, parfois assez floue, entre la réalité et le monde des rêves. Les films en arriveront même à remettre en question de la ligne entre la réalité et le film lui-même. Qu’est-ce qui est un rêve et qu’est-ce qui est le monde réel ? Qu’est-ce que la réalité et qu’est-ce qui est un film ? L’actrice qui incarne Nancy reviendra dans une des suites en tant qu’elle-même. L’actrice est alors elle-même poursuivit par Freddy, le personnage des films dans lesquels elle a joué…

Freddy Krieger est devenu un personnage très connu du cinéma. Même sans être un fan de films d’horreur, on le reconnaît immédiatement : le chapeau, le chandail rayé rouge et vert, le visage brûlé et surtout le fameux gant avec de longs couteaux à chaque doigt.

Commentaires personnels: (attention spoilers)

Genre : Horreur

J’ai vu ce film chez une amie, en vidéo. À sa sortie au cinéma, je n’avais pas eu la permission d’aller le voir et j’étais trop jeune pour y aller toute seule. Nous étions dans le salon de mon amie et je me rappelle que malgré le fait qu’il faisait jour, que nous discutions pendant le film – commentant les personnages, etc. – je savais que j’aurais de la difficulté à dormir cette nuit-là.

Je n’ai pas pu fermer l’œil de la nuit. En fait je n’ai pratiquement pas dormi pendant les jours qui ont suivi. Et donc, le film avait parfaitement atteint son objectif. Nous avons tous eu peu en rêvant. Certains cauchemars sont fréquents et beaucoup de gens ont les mêmes peurs : être poursuivi, avoir l’impression de ne pas avancer, se noyer, voir des serpents, des araignées, etc. Mais lorsqu’on se réveille, le rêve est fini. Il ne peut nous atteindre dans la vie réelle. Et c’est là que Craven a réussi à nous toucher… dans son film, ce qui arrive dans le cauchemar a une incidence dans la vie réelle. Le cauchemar est réel. Si on est blessé dans le rêve, la blessure existe aussi dans la réalité. Nos angoisses se matérialisent non seulement dans le rêve mais nous poursuivent dans la réalité. Il n’y a plus de frontière entre l’imaginaire et le réel.

Et pour vaincre le rêve, il faut l’affronter dans la réalité. Le personnage de Nancy pourra vaincre Freddy en lui faisant dos et en prenant son énergie – dans le monde réel et non plus dans le monde des rêves.

Le film est efficace. Et il le demeure encore aujourd’hui. Il est sanglant, mais beaucoup moins que les films qui le suivront. Et Freddy demeure encore très peu vu. On l’entend plus qu’on le voit et c’est ce qui est terrifiant. Les effets spéciaux sont très bien produits, même si aujourd’hui on les sent un peu vieillis. Les acteurs sont bien dirigés et les personnages sont crédibles. On note cependant que la représentation des adolescents est un peu « passée date » et clichée.

Nigthmare on Elm Street est ce qu’on appelle un « slasher movie », c’est-à-dire une histoire présentant des meurtres sanglants exécutés par un psychopathe (dans laquelle une mort en suit une autre), mais il est très bien réalisé et a une solide histoire pour le supporter. Dans mes catégories personnelles, c’est aussi un film « slasher surnaturel ou fantastique » dans le sens que le meurtrier ne fait pas partie du monde des vivants – c’est un être « surnaturel », un esprit, un fantôme, un personnage de rêve (ou plutôt de cauchemar).

Je regarde aujourd’hui le film et même si je l’ai vu une vingtaine de fois depuis ce premier après-midi, j’ai encore quelques frissons. Il demeure un de mes films préférés. Et quand je vais me coucher après l’avoir regardé, j’ai encore une petite réflexion sur la barrière entre les rêves et la réali.

Premier article: Nightmare on Elm Street (1984)

Sources :

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07 octobre 2007

Nightmare on Elm Street (1984)

Cinéma : Nightmare on Elm Street  (1984)

NOESFiche technique :

Langue : Anglais (VO)
Année : 1984
Durée
: 91 min.
Pays
: Etats-Unis

Directeur : Wes Craven
Producteurs : Robert Shaye, Sara Risher, John Burrows, Stanley Dudelson,
Scénario : Wes Craven
Cinématographie
: Jacques Haitkin
Musique originale
: Charles Bernstein
Maquillage : Kathryn Fenton, David B. Miller
Costumes : Dana Lyman

Distribution: Robert Englund (Fred Krueger), Heather Langenkamp (Nancy Thompson), Johnny Depp (Glen Lantz), Amanda Wyss (Tina Gray), John Saxon (Lt. Thompson), Ronee Blakley (Marge Thompson)

Résumé :

De jeunes adolescents habitant tous sur Elm Street dans une petite ville américaine réalisent qu’ils font tous le même cauchemar impliquant un homme avec un gant aux doigts en couteaux. Quand une des amies se fait tuer pendant son sommeil, Nancy réalise que les rêves deviennent réalité. Ce qui se passe dans les cauchemars se réalise dans le monde réel. Elle cherchera à savoir qui est cet homme, pourquoi il les poursuit dans leurs cauchemars, elle et ses amis, et comment elle peut le vaincre.

Synopsis : (attention spoilers)

Dans une petite ville d’Ohio, Springwood, des adolescents habitant sur la rue Elm font des cauchemars. Deux amies, Nancy et Tina se rendent compte qu’elles font toutes deux le même cauchemar. Elles sont poursuivies par un homme horriblement brûlé portant un vieux chapeau, un chandail rouge et vert et ayant un gant avec de longues lames de couteaux. Mais Tina se réveille de son cauchemar avec 4 déchirures sur sa robe de nuit. Effrayée, elle demande à Nancy et Glen, le copain de Nancy, de passer la nuit avec elle.

Le copain de Tina, Rob, viendra les rejoindre. Pendant la nuit, Tina a un autre cauchemar. Mais cette fois-ci, le meurtrier la rattrape et la tue brutalement. Rob se réveille et la voit se faire tuer par une présence invisible. Il ne peut rien expliquer et est évidemment arrêté pour le meurtre de Tina.

Les rêves ne s’arrêtent cependant pas avec la mort de Tina. Nancy continue de faire d’horribles cauchemars toujours avec le même personnage. Chaque fois qu’elle ferme les yeux, elle se retrouve dans un cauchemar. Elle devient persuadée que Tina fut tuée par l’homme dans leurs cauchemars. Personne ne l’écoute. Mais alors qu’elle fait un autre cauchemar, elle se fait couper par l’homme mais réussit à ramener son chapeau.

Elle finira par découvrir l’identité de l’homme de ses cauchemars. Sa mère lui révèle qu’il y a plusieurs années, un homme, nommé Freddy Krueger, ayant tué plus de 20 enfants, avait réussi à être acquitté. Les parents des enfants l’avaient cependant pourchassé jusque dans son refuge, une chambre à fournaise, et l’avaient brûlé vivant pour se venger. Et maintenant, le fantôme de ce meurtrier s’en prennait aux enfants de ces parents.

Nancy décide qu’elle doit tuer Freddy et élabore un plan. Elle réussira à ramener le meurtrier dans le monde réel. Après d’autres morts horribles et de nombreux affrontements, elle réussira finalement à vaincre Freddy, ce qui aura pour effet de ramener à la vie tous ceux qui furent tués.

La dernière scène nous montre les jeunes qui quittent la maison et la mère de Nancy se faire attraper par Freddy et entraîner dans la maison par la fenêtre de la porte.  

Sources :

 Commentaires à suivre…

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06 octobre 2007

Quelques frissons

J’ai une passion pour les films d’horreur. Les films d’horreur, fantastiques, thrillers, et même les films gores… je sais, je sais… ces films n’ont pas la cote. Sont peu appréciés. D’où me vient ma passion? Je sais que ma mère adorait les films d’horreur… Psycho, The Omen, The Entity… ces films préférés. Je me rappelle m’être cachée dans un coin pour voir les films que ma mère écoutait tard le soir. Je n’avais évidemment pas le droit de les regarder. Mais je restais réveillée – j’avais cela en commun avec ma mère, toujours préférée la nuit au matin. Personne ne sachant que j’avais regardé en cachette le film d’horreur, je passais les nuits suivantes terrifiées sous ma couverture. Mais je voulais toujours regarder tout de même les films d’horreur.

00CIMETIERES13aDes films d'horreur, des films fantastiques, des thrillers, etc. ... je crois que je peux dire que j'en ai vu plus que la majorité des gens... Ayant travaillé plus de 5 ans dans un club vidéo, et étant la ressource attitrée du magasin pour la section horreur, et de plus ayant la possibilité de louer 3 films par jours gratuitement... je peux dire que j'en ai vu !!! Des bons, des moyens, des mauvais, et des tellement mauvais qu’ils en sont bons !!!

Mais déjà ici, je dois faire une parenthèse. Il y a plusieurs catégories de films d’horreur !!! Il en existe officiellement et ensuite il y a mes propres catégories !!! Maintenant, il faut que j’explique ma vision des films d’horreur. Il y a les films d’horreur qui font littéralement « peur ». Mais ça, il n’y en a pas beaucoup. Et ce n’est pas nécessairement le but. Même si cela est un rare plaisir d’avoir peur, mais de savoir que sa peur est temporaire. Mais on voit tellement de films de tout genre, qu’on connaît les techniques et les rouages du cinéma… De plus, on sait que c’est un film. Quand un film fait peur, c’est que cela pourrait être « vrai » et donc que cela pourrait nous arriver…

Souvent les films les plus « épeurants » sont ceux dans lesquels on voit le moins de choses… peu d’effets spéciaux, peu de sang… c’est surtout une atmosphère, des bruits, des mots qui vont créer l’effet inquiétant. Et souvent, c’est plus tard que la peur vient. Durant le film, à part des « sauts de surprises », nous n’avons pas « réellement peur ». Mais plus tard, dans notre lit, on repense à tout cela… et c’est là que l’on sait si le film a fait son effet !

Et ensuite, il y a les films dit d’horreur ou alors fantastiques, qui ne font pas vraiment peur, mais plutôt inquiètent, font penser, nous font interroger et même rêver. Ce sont certains films fantastiques, films de morts-vivants et films que j’appelle « religieux ». Ou encore les films fantastiques-romantiques (majoritairement les films de vampires)

Finalement, il y a les films d’horreur que j’appelle les « slashers movies » ou encore les thrillers… Parfois, il y a du surnaturel mais souvent c’est un meurtrier bien réel… Beaucoup de catégories de films d’horreur.

Je me souviens quand un client me demandait conseil pour un « bon » film d’horreur… le nombre de questions que je lui posais pour déterminer quel genre de film exactement il recherchait. Déjà une bonne bibliothécaire de référence, j’étais !!!! Films fantastiques ; films impliquant des lieux hantés souvent des maisons ; films utilisant la mythologie, les légendes ou la pure fantaisie ; films à thématique religieuse ou théologique ; films traitant de sorcellerie ou de pouvoirs surnaturels (tels la télékinésie ou autres) ; films de « morts-vivants » ; films d’êtres surnaturels, tels les vampires, les loups-garous et autres ; les « slashers » films, avec êtres vivants ou surnaturels ; les films de série B qui pourraient être classés dans d’autres catégories mais qui sont si mauvais qu’ils méritent d’être vu en tant que films de série B ; et bien sûr les « inclassables » car il y en a toujours…

Évidemment, chaque catégorie, comporte des sous-catégories. Et certains films peuvent avoir plus d’une catégorie… Cela rend les choses difficiles pour rien, mais pour moi, ces catégories sont importantes !!! Et ici, je n’ai pas parlé des films « comiques » qui pourraient rentrer dans les diverses catégories. Par exemple : Once Bitten  avec Jim Carrey, film de vampires comique qui pourrait aussi être dans les «B » movies.… Et je n’ai pas listé de films qui sont selon moi plus des films de science-fiction (sauf Frankenstein, qui est tiré du premier roman dit de science-fiction mais qui est aussi considéré comme un film d’horreur)

Des films d’horreur, il y en a des milliers… c’est très difficile d’en voir des bons… et j’en ai vu des vraiment moches… mais certains même s’ils sont poches sont des classiques… Il faut en voir beaucoup pour se faire une idée… Le seul problème c’est qu’on est souvent déçu… mais parfois un film voit le jour et il est vraiment génial… et pas toujours parce que l’histoire est bonne… Compliqué pas vrai?

Il y a aussi les films tellement mauvais qu’il faut les voir… ce sont les films qui sont réalisés sérieusement. Ils sont sensés être sérieux, horrifiants, mais ils sont tellement mauvais qu’ils en sont drôles !!! Il en existe des centaines !!!

Dans de prochains articles, je vais essayer de donner quelques exemples pour chaque catégorie, évidemment des films que j’ai aimé (sans aucun ordre particulier).Quelques films seront analysés plus en détail… on sait comment j’aime m’étendre… ;)  Évidemment, la liste ne sera pas complète… il y a tellement de films d’horreur ! Ai-je dit que j’adorais l’Halloween – qui me permet d’assumer mon amour des films – et des livres - d’horreur (mais oh… j’aime beaucoup d’autres genres de films et de livres ;) )

Bon cinéma !!!

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15 février 2007

The Hunger (1983)

Fiche Techniquehunger2

Année : 1983
Langue
: Anglais
Durée
: 100 min.
Pays
: États-Unis

Directeur : Tony Scott
Producteur : Richard Shepherd
Scénario
: Ivan Davis et Michael Thomas – Roman de Whitley Strieber
Cinématographie
: Stephen Goldblatt
Musique originale
: Michel Rubini et Denny Jaeger

Distribution : Catherine Deneuve (Miriam Blaylock), David Bowie (John Blaylock), Susan Sarandon (Sarah Roberts), Cliff De Young (Tom Haver)

Synopsis  

Deux vampires modernes, riches et d’une extrême beauté, Miriam et John (Catherine Deneuve et David Bowie), hantent les bars et clubs chics et huppés de New York à la recherche de sang frais. Ils séduisent de jeunes gens qu’ils ramènent à leur luxueux appartement pour des nuits de luxure. Les deux vampires boivent ensuite le sang de leurs victimes afin de vivre éternellement.

Mais John, âgé d’à peine quelques centaines d’années, commence à vieillir à une vitesse accélérée. Dans le but de trouver une cure à ce vieillissement prématuré, John va chercher l’aide d’un médecin spécialiste du vieillissement, Sarah (Susan Sarandon), qu’un nouveau livre a fait connaître publiquement. Il se rend à la clinique mais on ne le croit pas. Pourtant en quelques heures, alors qu’il est dans la salle d’attente, les rides envahissent son visage. Il raconte à Sarah une histoire invraisemblable de vampire, sang et immortalité.

Sarah tout de même intriguée par l’histoire de John décide d’aller voir l’homme à son lieu de résidence. Miriam tombe amoureuse de Sarah et la séduit. Elle lui fait boire de son sang. Sarah retourne chez elle, ignorant ce que Miriam lui a fait. Miriam qui sait que John ne peut être « guérit », cherche une nouvelle partenaire pour partager les prochains siècles.

Commentaires personnels
(attention “spoilers”)

Basé sur un roman paru en 1981, de l’auteur Whitley Strieber –connu entre autres pour ses romans fantastiques -, le film nous présente une histoire résolument ancrée dans cette fin du XXe siècle particulièrement ce début des années 80. Le couple de vampires est moderne, riche, habillé à la dernière mode, beau et séduisant. Ils fréquentent les clubs les plus « in », portent des lunettes fumées, dansent et séduisent de jeunes ensemble leurs victimes – habituellement des couples. Leur sexualité très ouverte fait partie du tableau de cette époque.

Le film débute par une séquence dans un bar new-yorkais à la mode, avec une performance du groupe mythique Bauhaus qui interprète leur chanson « Bela Lugosi’s dead ». L’atmosphère sombre et stylisée du film est donné avec cette ouverture…

HungerLa thématique du vampire est légèrement retravaillée dans ce film. On nous présente ici, une vampire femme, vieille de 3000 ans, qui vampirise ses amants pour qu’ils aient une vie éternelle à ses côtés. Ils demeurent jeunes et beaux, mais uniquement pour un temps. Seule Miriam possède la vraie vie éternelle.

Le film nous présente d’abord le couple heureux, vivant une vie luxueuse et nocturne – même s’ils peuvent sortir le jour – vivant de sexe et sang. Mais John commence soudainement à vieillir et Miriam sait qu’elle devra trouver quelqu’un pour le remplacer. John tente tout de même de trouver une cure dans une clinique, mais doit quitter sans qu’on ait pu l’aider.

Désespéré, de retour à son appartement, il tente de s’enlever la vie, demande à Miriam de le tuer mais il ne peut mourir. Miriam le place alors dans un cercueil, toujours vivant, dans le grenier, parmi d’autres cercueils contenant tous ses anciens amants. Ne pouvant mourir malgré leur vieillissement rapide, elle les garde dans des cercueils dans son grenier. Elle leur a donné une jeunesse pendant quelques siècles mais les a condamné à agonir dans une vieillesse sans fin.

Entre temps, Sarah qui fut tout de même intriguée par l’histoire de John décide d’aller voir l’homme à son lieu de résidence. Miriam tombe amoureuse de Sarah et la séduit. Elle lui fait boire de son sang. Lorsque Sarah apprend ce qui lui arrive, elle est dégoûtée. Mais sa transformation en vampire, cependant, continue. Le fiancé de Sarah, Tom, inquiet, part à sa recherche et la retrouve chez Miriam. Celle-ci sachant que Sarah est de plus en plus affamée pour du sang, envoie Tom à la chambre de Sarah. Celle-ci complètement affolée et affamée attaque son fiancé et boit son sang. Miriam croit alors que Sarah restera avec elle, mais cette dernière horrifiée de son crime, coupe sa propre gorge.

Elle ne peut cependant trouver la mort, mais tombe dans un coma. Lorsque Miriam amène Sarah dans le grenier pour la placer avec ses autres amants, ceux-ci l’attaquent pour se venger d’elle. Ils la poussent en bas des escaliers et lorsqu’elle tombe, elle devient elle-même un corps putréfié.

Les dernières scènes du film ont donné lieu à beaucoup de discussions et de critiques.  Tout d’abord parce qu’elle diffère légèrement de la fin du roman de Whitley Strieber. Ensuite, la scène qui suit l’attaque de Miriam par ses anciens amants montre un agent d’immeuble faisant visiter l’appartement à des potentiels acheteurs et laisse supposer la fin – ou la mort – des vampires. Mais la scène finale nous montre Sarah sur un balcon en compagnie de deux personnes et dans un cercueil, on voit Miriam qui crie.

Dans le livre, c’est Miriam qui change de ville et qui se trouve un nouvel amant. Les producteurs ont décidé de faire ce changement parce qu’ils croyaient que les spectateurs préfèreraient voir Miriam punie mais plusieurs membres de l’équipe et de la distribution dont le réalisateur se sont dits mécontents de ce changement. Personnellement, j’ai préféré la fin du film que j’ai trouvé plus intéressante que celle du livre.

Le film reçut beaucoup de critiques négatives à sa sortie. Tout d’abord à cause de son atmosphère très sombre et stylisé – beaucoup trop selon certains – qui rend parfois le film très lent, lourd et froid. On a aussi critiqué le jeu des acteurs. Et finalement, une seule scène est souvent mentionnée et retenue du film : la scène de séduction et de sexe entre Sarah et Miriam. Bien que cette scène est magnifiquement filmée et est une scène importante pour le cinéma homosexuel, il est malheureux que ce soit souvent la seule scène mentionnée de ce film.

Malgré que ce soit un film sur les vampires, la thématique est retravaillée et va au-delà des mythes et références habituelles. D’ailleurs la fameuse performance par le groupe Bauhaus annonce que le film veut se démarquer des autres films de vampires – se détacher des symboles habituels : « Bela Lugosi’s Dead »… le symbole par excellence du film de vampire est mort… Les vampires se promènent le jour, on ne voit pas de crocs, pas de crucifix, etc. De plus, on nous laisse entendre que le surnaturel n’a pas vraiment sa place dans l’histoire – le vampirisme a une explication scientifique, génétique. On retrouve cependant toujours le lien entre le sang, l’immortalité, le sexe et l’amour éternel. Le thème principal du film cependant n’est pas le vampirisme, mais la peur de la vieillesse, la mort et leur aspect inévitable.

Sources:

http://www.imdb.com/title/tt0085701/
http://en.wikipedia.org/wiki/The_Hunger

http://rogerebert.suntimes.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/19830503/REVIEWS/305030301/1023 http://www.moria.co.nz/horror/hunger.htm  
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Pr%C3%A9dateurs

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14 novembre 2006

Gothic (1986)

GothicMPFiche technique :

Langue : Anglais (VOA)
Durée : 83 minutes
Pays : Grande-Bretagne

Directeur : Ken Russell
Producteur : Penny Corke Virgin Vision/Artisan Entertainment
Scénario : Stephen Volk
Cinématographie : Mike Southon

Acteurs : Gabriel Byrne (Lord Byron), Julian Sands (Percy Shelley), Natasha Richardson (Mary Shelley), Myriam Cyr (Claire Clairmont), Timothy Spall (Dr. John Polidori).

Synopsis :

Le film est basé sur une anecdote réelle : en 1816, le poète Lord Byron invite dans sa villa Diodati du Lac Leman en Suisse où il s’est exilé, quelques amis pour passer une nuit de lecture d’histoires d’horreur, boisson, drogues, hallucinations et autres perversités – Lord Byron était reconnu pour « ses soirées » spéciales. Il reçoit son ami Percy Shelley, également poète, sa compagne Mary Shelley (alors Mary Wollstonecraft Godwin), la demi-sœur de Mary, Claire Claimont –qui était aussi la maîtresse de Byron et plus tard de Shelley, et son médecin/biographe, le Dr. John Polidori. 

Au cours de cette soirée d’orages, quelqu’un (certains disent Byron, d’autres Polidori –dans le film c’est Polidori) propose que chacun écrive une histoire fantastique ou « gothique », une sorte de concours entre eux. Byron suggère alors de faire également une « séance de spiritisme» afin de donner vie à leur création littéraire – et en même temps à leurs pires peurs et angoisses. C’est lors de cette soirée que naquirent deux histoires célèbres : «The Vampyre» avec le premier vampire littéraire aristocratique Lord Ruthven écrit par Polidori (longtemps faussement attribué à Lord Byron) et «Frankenstein» de Mary Shelley. Le film présente les événements étranges, les peurs, angoisses, préoccupations et hallucinations de cette étrange soirée.

Commentaires personnels :

18427599

D’autres films furent faits sur le même sujet, entre autres Haunted Summer de Ivan Passer (1988) et Remando al viento (Titre anglais : Rowing with the Wind de Gonzalo Suárez (1988).

Ce film dirigé par Ken Russell a ses forces et ses faiblesses. Un peu entre le génial et le stéréotype, le kitsch. Le réalisateur, bien connu pour sa vision assez spéciale, donne sa touche personnelle à cette anecdote bien réelle. Atmosphère dérangeante, inquiétante, sombre… lourde d’un malaise diffus mais omniprésent, très bien encadré par l’orage très lourd et étouffant. Cela tombe parfois dans l’exagération un peu à la limite du ridicule. Mais à peine. Il propose une vision plus fantastique et surtout imprégnée des hallucinations des protagonistes induites par la drogue et l’alcool. La nuit se transforme en nuit d’horreur pour les invités. La séance produit les peurs et démons intérieurs des participants… et peut-être de réels égrégores. 

La cinématographie est très belle et les scènes d’hallucinations sont assez époustouflantes. La musique accompagne de façon magnifique l’image. Le jeu des acteurs est en général très bon, quoique inégal. Les personnages sont un peu caricaturaux et parfois un peu loin de ce qu’on peut lire dans les biographies de ces gens: Byron est le « fou » pervers, Mary Shelley est décrite comme une innocente « ange » et sa demi-sœur est montrée comme une vulgaire fille un peu perverse (poussant un peu l’image et mythe de la « vierge/putain ». Le réalisateur a vraiment été cherché les vices et problèmes des protagonistes pour les exalter et donner des explications pseudo-psychalistiques.

On peut avoir une bonne idée des vraies personnes, de leurs peurs, leurs angoisses, déceptions, obsessions, etc. Par exemple, l’obsession de Mary pour son enfant mort à la naissance, la peur de Shelley d’être enterré vivant, etc.

Certaines critiques ont trouvé le film trop lyrique, trop pesant, les dialogues trop longs… habituellement, on aime ou on déteste. Malgré ces lacunes parfois évidentes, le film mérite d’être vu. Personnellement, j’ai beaucoup aimé.

Images: © Virgin Vision (photos)

- http://www.feoamante.com/Movies/G/GothicMP.jpg
- http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr
/acmedia/medias/nmedia/18/35/82/61/18427599.jpg 

Liens :

- http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=5596
- http://en.wikipedia.org/wiki/Gothic_%28movie%29
- http://www.imdb.com/title/tt0091142/

© 2006 Laila Seshat

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19 octobre 2006

Prince of Darkness (1987)

Fiche Technique : 

Année : 1987
Langue :
Anglais
Durée :
102 minutes
Pays :
États-Unis (VOA)
Directeur :
John Carpenter

Producteur : Andre Blay / Larry J. Franco / Shep Gordon
Scénario : John Carpenter  (as Martin Quatermass)
Cinématographie : Gary B. Kibbe
Musique originale : John Carpenter / Alan Howarth

Distribution : Donald Pleasence (Father Loomis), Jameson Parker (Brian Marsh), Victor Wong (Prof. Howard Birack), Anne Marie Howard (Susan Cabot), Peter Jason (Dr. Paul Leahy), Alice Cooper (Street Schizo). 

(DVD cover: http://www.dvdmaniacs.net/Reviews/M-P/prince_of_darkness_us.html)

Prince_of_Darkness

Synopsis :

Pendant des années, un terrible secret fut gardé dans le sous-sol d’une église catholique de Los Angeles par une mystérieuse secte. À la mort du prêtre dirigeant la secte, un autre prêtre découvre des manuscrits et un mystérieux cylindre contenant un liquide vert dans le sous-sol. Le père Loomis fait alors appel à un ami professeur de physique pour qu’il vienne étudier le cylindre de verre. Le professeur, accompagné de plusieurs étudiants de l’université – étudiants en chimie, physique, biologie, écritures anciennes, …- se rend à l’église pour passer une fin de semaine à faire diverses expériences et recherches sur le cylindre et les textes anciens trouvés près de celui-ci. 

Petit à petit, ils réussissent à déchiffrer le texte contenant des équations et écrit en latin et à dater le cylindre qui date de plusieurs millions d’années. L’atmosphère devient de plus en plus oppressante et ils sont observés par d’étranges itinérants entourant l’église. Silencieusement, le liquide du cylindre reprend vie et prend possession des membres de l’équipe, un après l’autre. Les survivants luttent pour leur vie et découvrent avec horreur la nature du liquide.

Commentaires personnels :

-- Attention « spoilers » --

Excellent film de John Carpenter, même s’il faut être indulgent sur les effets spéciaux, la facture low-budget de l’image et sur la moustache de l'acteur principal, le film date tout de même de 1987... La thématique est très bien développé, l'atmosphère très troublante... 

Le film ne reçut pas de bonnes critiques à sa sortie, les commentaires allant « de mauvais effets spéciaux », à « trop intellectuel, compliqué et prétentieux pour un film d’horreur » en passant par « trop semblables à d’autres films de Carpenter » (on peut en effet voir des références à nombres de ses propres films).

Il est certain que l’histoire contient plusieurs lacunes – par exemple, la datation du cylindre, les équations quantiques, le jeu de certains acteurs, etc. – mais l’histoire dans son ensemble est très bien menée. Et le mélange de la science et de l’occulte est tout de même passablement bien rendu. Et le film, efficace. L’atmosphère est très lourde et inquiétante… en particulier l’armée de « zombies », menée par Alice Cooper et postée autour de l’église. La sensation d’être dans un univers dévasté, abandonné et complètement isolé, même en plein Los Angeles, est très forte. Les séquences de rêves ressemblant à des séquences de télévision sont très intenses, en particulier la dernière scène –qui m’est restée longtemps à l’esprit !

L’apocalypse est évitée mais à un très grand prix et on se doute que ce n’est que partie remise. En effet, le liquide contient l’essence – le fils- de Satan qui veut ramener sur terre, son « père » qui se trouve présentement dans un plan d’existence à l’intérieur du nôtre – un anti-univers. 

Malgré ses imperfections, ce film demeure un de mes préférés sur cette thématique et je ne me lasse jamais de le revoir. 

Sources :

http://en.wikipedia.org/wiki/Prince_of_Darkness_(1987_film)
http://www.i-mockery.com/minimocks/prince-of-darkness/default.php
http://www.imdb.com/title/tt0093777/
http://www.dvdmaniacs.net/Reviews/M-P/prince_of_darkness_us.html

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