02 juillet 2015

Deux zèbres sur la 30e Rue de Marc Michel-Amadry

zebres1Deux zèbres sur la 30e Rue : roman / Marc Michel-Amadry. -- [Paris] : Éditions Héloîse d'Ormesson, 2012. -- 114 p. ; 21 cm. -- ISBN 978-2-35087-192-9. -- La couv. porte en outre: "Drôles de zèbres".

Quatrième de couverture

Pour remplacer ses zèbres morts de faim, Mahmoud Barghouti, directeur du modeste zoo de Gaza, se résout à peindre des rayures à deuxanes. James correspondant du New York Times au Moyen-Orient, s'empare de ce fait divers insolite, porteur d'un message d'espoir et de paix. Une chronique dont les échos dépassent les frontières et qui bouleverse des destins. Entre Paris et Berlin, New York et Gaza, d'un ambitieux consultant à une artiste peintre branchée, d'un intrépide journaliste de guerre à une volcanique DJ, deux couples sont réunis grâce à la magie de ces zèbres pas comme les autres.

Bijou d'optimiste, sésame vers le bonheur, Deux zèbres sur la 30e Rue est une incitation à oser vivre à la hauteur de ses rêves. Un livre qui fait du bien, à mettre entre toutes les mains.

L'auteur

Marc Michel-Amadry est un auteur suisse qui vit présentement à Neuchâtel.

zebre2Après des études au HEC de Lausanne, il poursuit une carrière principalement en marketing. Il débute sa carrière chez TAG Heuer. Il occupera des postes de direction pour diverses entreprises. dont Ebel, Concord et Sotheby's Suisse.

Il publie son premier roman en 2012, Deux zèbres sur la 30e Rue, en s'insirant d'une histoire vraie.

Bibliographie

  • Deux zèbres ur la 30e Rue (2012)
  • Monsieur K (2015)

La page Facebook de l'auteur, son compte twitter, son profil LinledIn,

Mes commentaires

Peut-on avoir été charmé par une histoire et déçu par un roman ?

L'histoire m'a complètement conquise. Le récit d'un homme qui veut sauver la magie de son zoo, qui veut faire rêver petits et grands ; le récit d'un homme qui maquille la dure réalité de la vie à Gaza pour offrir de l'espoir aux visiteurs de son zoo... tout ça m'a charmée, m'a donné un petit pincement au coeur.

Le problème c'est que c'est court, bref, inabouti... Je voulais vivre avec Mahmoud, le directeur de ce zoo qui peint des ânes en zèbres. Je voulais le suivre dans cette histoire improbable alors qu'un journaliste l'amène à New York, loin de tout ce qu'il connaît, pour l'aider à faire vivre son zoo, l'aider à trouver les fonds pour faire de son rêve un vrai zoo qui fera rêver les enfants de la guerre. Je voulais apprendre à le connaître. Le suivre dans ses doutes, ses démarches, ses craintes et ses rêves.

Mais Mahmoud, on le voit trop peu. On saute rapidement dans les vies de 4 autres personnages : le journaliste et une jeune DJ qu'il rencontre, une artiste et son amoureux qu'elle a laissé pour vivre sa passion. Ces personnages sont intéressants, mais semblent voler la vedette à l'histoire qu'on veut vraiment suivre. Et puis, d'un autre côté, ils sont intéressants ; mais on n'apprend pratiquement rien sur eux. Tout va trop vite. Trop peu de pages. Trop d'histoires. J'ai l'impression d'avoir vu un épisode débutant une télésérie... un avant-goût de ce qui va m'être raconté plus tard. Sauf que je sais que c'est tout... il n'y aura pas de plus tard. [Et puis, j'ai été TRÈS étonnée par la conclusion... incongrue, improbable, farfelue...]

Ceci dit, j'ai beaucoup aimé le livre. Pour son histoire qui me rappelait un conte, une fable... un brin moralisateur, un brin féérique. Même si les horreurs de la guerre, les larmes et les douleurs de Gaza sont à peine évoquées, on arrive à les sentir tout de même.

Je crois que l'auteur a voulu faire de ce fait divers survenu en 2009, un roman optimiste, rempli d'espoir et de rêves. Mais qu'il s'est un peu éparpillé dans son récit. Il a voulu dire trop de choses. Il a voulu nous partager trop d'émotions dans un seul roman... un peu trop court.

Bien sûr, l'histoire est inspirée d'un fait divers bien réel. Cependant, si vous lisez les articles que j'ai mis en lien un peu plus bas, vous verrez que l'histoire - ainsi que le directeur du zoo - est un peu différente.

Je sais que je ne parle pas de l'histoire. C'est si court, j'ai peur d'en dire trop. Voyons voir... un journaliste dépressif découvre à Gaza un zoo avec de faux zèbres qui lui font redécouvrir la beauté de la vie. Il décide d'aider le directeur à rebâtir son zoo, un peu amoché par la guerre. Il le persuade de quitter pendant un temps, sa ville, son zoo, sa femme et ses enfants pour aller à New York afin d'acheter de vrais zèbres -et autres animaux. Parallèlement, nous avons l'histoire d'amour du journaliste avec une jeune DJ qui lui fera redécouvrir comment vivre passionnément ainsi que l'histoire de la rupture d'un autre couple... elle, artiste qui part à la recherche d'elle-même à New York, lui écrivain qui veut écrire sur le zoo de Mahmoud, tout en espérant le retour de sa belle... Wow... j'ai l'impression de raconter n'importe quoi. C'est un peu ça... mais pas juste.

Peu importe... même si le roman m'a semblé un peu anodin (j'aurais voulu tellement plus), l'histoire, elle, m'a charmée. Complètement. Et c'est ce qui me reste de ma lecture.

Les mots de l'auteur

"Le directeur du zoo avait tout compris. Sans magie, la vie n'est rien. Sans utopie, le cynisme gagne. Mahmoud à lui seul, redonnait espoir en l'humanité." p. 11

"Ces deux zèbres, mademoiselle, ils ont un pouvoir exceptionnel. C'est un symbole qui doit nous inciter à offrir au monde plus de magie et moins de guerre. Ces deux zèbres, Mila, c'est vous, c'est moi." p. 114.

Pour en savoir un peu plus...

Quelques articles parus en 2009 sur le véritable "Zoo de la joie":

Quelques avis sur le roman :

 

Posté par Laila_Seshat à 01:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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08 avril 2015

La vérité sur l'Affaire Harry Quebert - Expérience de lecture

AHQ1La vérité sur l'affaire Harry Quebert : roman / Joël Dicker. -- [Paris] : Éd. de Fallois, 2012. -- 669 p. ; 23 cm. -- ISBN : 978-2-87706-816-1

Quatrième de couverture

A New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.

Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Mon expérience de lecture

Pour en savoir un peu plus sur l'auteur et pour connaître ma perception de l'histoire - comprendre ici un résumé du roman - c'est dans mon billet précédent.

Maintenant voyons voir... Comme je l'ai dit, je me sens très mal à l'aise de donner mes commentaires sur le roman. Que n'a-t-on pas déjà dit sur le roman ? Alors, je vais y aller de mon expérience de lecture.

Il y a quelques semaines, j'avais une semaine de vacances. Et contrairement à nos habitudes, nous n'avions pas de voyage de prévu. Une semaine bien tranquille à la maison. J'en ai profité pour ramener des  livres que je n'ai pas le temps de lire d'ordinaire... vous savez ces briques interminables... dont fait partie le roman de Dicker. Mais pas trop long... même pas 700 pages. Et bien, il est arrivé une chose qui ne m'est pas arrivé depuis des années. Je l'ai terminé en 2 jours. Je me suis plongée dans le roman un lundi soir et j'ai eu de la difficulté à arrêter de lire, mais il fallait bien que je dorme. Je l'ai terminé le lendemain. Et pour cette unique raison... je l'aime d'un amour fou ! Ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas une foule de défauts qui m'ont franchement agacée. L'un n'empêchant pas l'autre.

J'ai adoré :

  • J'avais tout d'abord peur du fait que le roman se situe aux États-Unis alors que l'auteur soit suisse. Mais dans l'ensemble, cela a très bien passé. Quelques clichés ici et là, mais rien qui ne tue la lecture. J'ai bien senti la Nouvelle-Angleterre que je connais bien. Je me suis retrouvée dans la petite ville et j'ai trouvé mes repères.
  • J'ai adoré la leçon de création littéraire. Qui m'a semblé bien plus utile et intéressante que les tous mes cours de création littéraire... et j'en ai eu plusieurs. C'est bref, direct, parfois simpliste mais très pertinent.
  • J'ai adoré la multitude de personnages secondaires. Ils sont pour la grande majorité très bien campés. On les sent présents, on les sent vivre.
  • J'ai adoré les analepsies (retours en arrière). Ils sont très bien faits, pas trop longs et font avancer l'histoire.
  • J'ai adoré "l'enquête". On la suit facilement. Elle ne traîne pas trop. Les rebondissements sont plausibles. Les erreurs sont aussi plausibles. Je ne me suis pas ennuyée. Je voulais poursuivre, je voulais savoir. Certains l'ont trouvé convenue... peut-être. Mais personnellement, cela ne m'a pas dérangée.
  • La fin. Je n'avais pas tout deviné. Et certains aspects m'ont surpris. Bon, je savais que Nola était probablement complètement folle, mais ça c'est une autre histoire. L'intrigue est très bien été menée et je n'avais pas deviné bien des choses.

J'ai trouvé très ennuyeux (je ne dirais pas détesté, mais parfois ce furent des roulements de yeux et des soupirs sans fin) :

  • L'écriture de Dicker qui ne m'a pas épatée. Disons qu'il fallait que je me rappelle par moment que ce n'était pas une mauvaise traduction, mais bien les mots de l'auteur. Beaucoup de clichés, de lieux communs et de phrases ordinaires... Pas d'explosion dans la rédaction, mais bon, ça se lit quand même très bien.
  • Les passages sur la boxe. Cela m'a paru forcé et je n'y aie vu qu'un effort de faire américain. Inutile et ennuyant. Les parallèles que l'auteur semblaient vouloir faire entre la boxe, l'écriture et la personnalité de ses personnages m'a semblé très boiteux.
  • Le semblant de parallèle entre Marcus et Joël Dicker. Oui, parce que même s'il dit que non, on ne peut que s'empêcher de faire la comparaison.
  • Marcus et Harry... Oui, c'est triste, mais ce ne furent pas mes personnages préférés. Nola, non plus. Surtout pas Nola ! Et aussi la mère de Marcus... come on, peut-on être plus cliché ? Mais malgré que ces personnages principaux (et secondaire pour la mère) m'ont souvent irritée, cela n'a pas nuit à ma lecture. Paradoxal, mais c'est ainsi.

J'ai franchement détesté :

  • Alors là, j'ai complètement et entièrement détesté la fameuse histoire d'amour entre Harry et Nola. C'est vraiment le seul point qui aurait pu me faire abandonner ma lecture. Une chance que, même si elle est présente, elle ne prend pas toute la place. Tout d'abord, je l'ai trouvé tellement insignifiante... et tellement "trop". Une fille de quinze ans qui tombe en amour avec un homme plus vieux, ok. Qu'elle soit toute "c'est la fin du monde, si tu me laisses", "l'amour de ma vie", etc. ça passe parce qu'à cet âge-là, on est un peu extrême, intense et inconscient du reste de notre vie. Mais que pour Harry ce soit la même chose, c'est pour moi, complètement pathétique. On peut à la rigueur éprouver une attirance pour une personne mineure, mais de dire que c'est l'amour de notre vie, que c'est le seul amour, qu'on ne peut vivre sans, et blablabla... come on. C'est une adolescente !!! Chaque fois qu'on parlait de l'amour entre les deux, je décrochais littéralement. Je ne donnerai pas trop de détails (même si j'ai déjà spoilié pas mal), mais disons que pour moi, c'était non seulement inintéressant mais vraiment pas crédible.

Alors, voilà... pas d'analyse... juste des ressentis.

En résumé... J'ai adoré même si le roman m'a agacée sur bien des points. Mais quel beau moment de lecture et quel bonheur de pouvoir me perdre dans un roman pendant deux jours sans trop me sentir coupable de passer mes après-midis à simplement lire !

Les mots de l'auteur (Extraits)

" Imaginez, Marcus, combien coûte un seul emplacement publicitaire dans le métro de New York. Une fortune. On paie beaucoup d’argent pour une affiche dont la durée de vie est limitée et dont le nombre de gens qui la verront est limité aussi : il faut que ces gens soient à New York et prennent cette ligne de métro à cet arrêt dans un espace de temps donné. Alors que désormais, il suffit de susciter l’intérêt d’une façon ou d’une autre, de créer le buzz comme on dit, de faire parler de vous, et de compter sur les gens pour faire parler de vous sur les réseaux sociaux : vous accédez à un espace publicitaire gratuit et illimité. Des gens à travers le monde entier se chargent, sans même s’en rendre compte, d’assurer votre publicité à une échelle planétaire. N’est-ce pas incroyable ? Les utilisateurs de Facebook ne sont que des hommes-sandwich qui travaillent gratuitement. Ce serait stupide de ne pas les utiliser." p.531

Pour en savoir un peu plus...

Posté par Laila_Seshat à 03:27 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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07 avril 2015

La vérité sur l'Affaire Harry Quebert - L'auteur et mon résumé

AHQ1La vérité sur l'affaire Harry Quebert : roman / Joël Dicker. -- [Paris] : Éd. de Fallois, 2012. -- 669 p. ; 23 cm. -- ISBN : 978-2-87706-816-1

Quatrième de couverture

A New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.

Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

L'auteur

Joël Dicker est né à Genève en 1985. Il étudie en droit à l'Université de Fenève et obtient sonAHQ2 diplôme en 2010. Il travaille alors pour le Parlement suisse.

Il commence à écrire très jeune. Dans son enfance, il fonde un magazine sur les animaux et la nature. Il le dirigera jusqu'à environ l'âge de 17 ans. Il publie sa première nouvelle à 20 ans et remporte un prix dans le cadre du Prix International des Jeunes Auteurs.

Il publie son premier roman, Les derniers jours de nos pères, en 2012. Il avait écrit ce roman en 2009 et en 2010, il recevait le Prix des écrivains genevois pour son manuscrit.

En 2012, il publie La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, qui connaîtra un succès international et sera traduit en 38 langues. Le roman sera en lice pour de nombreux prix, dont le Prix Goncourt et Prix Interallié. Il remportera le Grand prix du roman de l'Académie française ainsi que le Prix Goncourt des lycéeens.

Site officiel de l'auteur; son compte Twitter, sa page Facebook.

Bibliographie

  • Le Tigre (2005) (nouvelle)
  • Les Derniers Jours de nos pères (2010)
  • La Vérité sur l'affaire Harry Quebert (2012)

Mes commentaires - Résumé

Ça vous arrive de ne pas être capable d'écrire votre commentaire sur un livre parce qu'il y a déjà tellement de critiques et d'avis de toutes sortes que vous avez l'impression que vous n'avez rien à ajouter ? Juste dans Babelio, il y a 825 avis. 825 !!! Qu'est-ce que je pourrais bien ajouter de plus ? Il me semble impossible de partager mes commentaires sans redire ce qu'on a mille fois écrit. Mais je l'ai terminé avec une foule de choses à dire. Alors, je vais plutôt y aller avec mon expérience de lecture...

Je vais commencer par résumer un peu l'histoire... de la façon dont moi je l'ai perçue.

Alors nous avons un jeune écrivain, Marcus Goldman, dont le premier roman connaît un succès retentissant. Il devient une vedette internationale et profite de cette nouvelle gloire et richesse. Gloire et richesse un peu excessive, mais nous sommes aux États-Unis alors sûrement c'est possible. Marcus s'est un peu assis sur cette gloire et a profité au maximum de son succès. Mais son éditeur veut continuer à faire de l'argent et lui demande un deuxième roman qui doit bien sûr être lui aussi un best-seller. Mais l'inspiration ne se commande pas. Et après avoir tant profité du moment présent et avoir procrastiné autant qu'il a pu, Marcus se retrouve devant l'obligation de pondre un roman en quelques jours ou se sera procès et faillite. Évidemment c'est la page blanche.

Il court donc se réfugier dans le New Hampshire chez son ancien professeur, mentor et ami, Harry Quebert. Évidemment au cours des derniers mois, il avait été trop occupé pour même retourner les appel de son ami, mais c'est le temps de renouer avec son mentor qui l'accueille à bras ouverts. Marcus espère que quelques jours dans une petite ville reculée auprès de celui qui l'a inspiré quand il était jeune, lui redonnera l'inspiration. Après tout Harry est l'auteur d'un cef d'oeuvre " Les Origines du mal". Mais il repart à New York avec ses pages blanches.

À peine est-il de retour chez lui qu'il apprend que Harry vient d'être arrêté pour meurtre. C'est qu'on a retrouvé sur son terrain, le corps d'une jeune fille de quinze ans, Nola Kellergan, qui avait disparue en 1975. Sur le cadavre, le manuscrit du roman de Harry. On apprend alors qu'Harry avait eu une relation avec l'adolescente. Tout le condamne, mais Marcus le croit innocent. Il décide donc de retourner dans la petite ville pour faire sa propre enquête, comprendre ce qui est arrivé en 1975, qui a tué Nola et donc prouver l'innocence de son ami. Innoncent pour le meuretre, car Harry a bel et bien eu une relation amoureuse avec une adolescente de 15 ans.

Et nous voilà donc plongé dans l'enquête d'un écrivain. Ce sera un va et vient entre le passé et le présent. Nous avons d'abord l'enquête de Marcus, ses échanges avec Harry et les autres habitants de la ville. On nous raconte aussi ses échanges avec son agent littéraire et son éditeur. Car, on l'avait deviné, cette enquête sera son prochain roman.

Puis nous sautons dans le passé et on nous raconte les événements qui se sont déroulés en 1975.

Nous avons donc un roman mélangeant le roman policier, le roman psychologique, l'étude de moeurs et l'essai sur l'écriture.

Hum... maintenant voici mon expérience de lecture... à suivre ici.

Les mots de l'auteur (Extraits)

"-- Et bien, un mot est un mot et les mots sont à tout le monde. Il vous suffit d'ouvrir un dictionnaire, d'en choisir un. C'est à ce moment-là que ça devient intéressant : serez-vous capable de donner à ce mot un sens particulier ? -- Comment ça ? -- Prenez un mot, et répétez-le dans un de vos livres, à tout bout de champ. Choisissons un mot au hasard : mouette. Les gens se mettront à dire, en parlant de vous : Tu sais bien, Goldman, c'est le type qui parle des mouettes. Et puis, il y aura ce moment où, en voyant des mouettes, ces mêmes gens se metttrons soudain à penser à vous. Ils regarderont ces petits oiseaux piailleurs et ils se diront : Je me demande ce que Goldman peut bien leur trouver. Puis ils assimilerons bientôt "mouettes" et "Goldman". Et à chaque fois qu'ils verront des mouettes, ils penseront à votre livre et à votre oeuvre. Ils ne percevront plus ces oiseaux de ma même façon. C'est à ce moment-là seulement que vous savez que vous êtes en train d'écrire quelque chose." pp.347-348

Pour en savoir un peu plus...

Posté par Laila_Seshat à 04:08 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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