10 juillet 2008

Je traîne encore dans les bars... parfois

Et maintenant à gauche ou à droite? De quel côté sont les toilettes? Je ne me souviens pas car cela ne fait pas un millier de fois que je viens dans ce bar. Je me retourne et je me souviens car cela fait quand même quelques fois que je viens. Mais ce n’est de toute façon qu’un simple détail. Car à part la situation des toilettes, les autres détails sont sensiblement les mêmes.

Mais allon
s-y dans l’ordre… Sortir à Barcelone… Tout d’abord, il faut choisir sa soirée. Bien sûr nous voulons resterDSCN3313 dans le monde gothico-ebm-machin chouette. Et si nous avons de la chance, nous pouvons espérer avoir un peu de
dark wave-brit pop-machin et la-la-la. Nous décidons donc de sortir un vendredi, un samedi. Il a longtemps, je pouvais aussi sortir un dimanche. Mais ce n'est plus vraiment possible... c'est trop difficile le lendemain. Donc, si nous n’étions pas si sélectifs - et amochés le lendemain - nous aurions très bien pu choisir un autre jour de la semaine.

Il est 21h00, nous commençons à préparer le souper. Ou alors nous partons pour le restaurant. Pour les besoins de la cause, optons pour le repas à la maison. Nous mangeons donc vers 21h30. Ce qui est en soi, très tôt pour cette région !  De vrais espagnols auraient bien sûr mangé au plus tôt vers 22h30, plus probablement vers 23h00. Mais personnellement, j’ai besoin de digérer si je veux me sentir en paix avec mon corps dans mes vêtements de sortie. Nous tentons ensuite de passer le temps, en regardant un peu la télévision mais nous sommes vaincus par l’horreur télévisuelle espagnole. Nous optons donc pour un film... de circonstance... histoire de ne pas tomber endormis et de résister à l'envie d'ouvrir un livre ou d'aller se coucher !

Vers 23h00, je me dirige vers ma chambre pour commencer à me préparer. Nous aurions pu partir plus tôt pour aller prendre quelques verres dans un des millions de bars de la ville, mais je préfère prendre un verre en essayant de faire quelque chose avec mes cheveux. Et en essayant de trouver quelque chose de potentiellement décent à mettre. De toute façon, je me demande bien à quoi cela sert de perdre son temps à trouver le look parfait quand il fait si sombre dans les bars. Et les noirs, rouges, violets et bleus se confondent pour ne former qu’une énorme masse sombre. La nuit tous les chats sont gris… Enfin… il faut trouver quoi mettre et il faut peindre son visage… sculpter ses cheveux…

Vers 1h00 du matin, nous sommes prêts à partir. 1h00 AM… il est encore tôt… et nous serons probablement les premiers sur place. Les gens arrivent habituellement vers 2h30, voire 3h00 am... Car après avoir pris un repas qui s'est problablement éternisé jusqu'à 1h00, il est habituel d'aller dans un premier bar avant d'arriver au club élu pour la soirée.

Mais une chose est certaine… ce sera la même musique. Toujours la même musique, peu de surprises, quelques nouveautés qui deviendront obligatoirement des classiques. Le cover sera un peu plus cher qu'à Montréal, mais sera accompagné d’une consommation gratuite et de beaucoup plus d’alcool dans nos verres. Et la foule ? Un peu la même… des différences évidemment, mais en définitive, nous réussissons toujours à voir les mêmes gens dans tous les bars que nous avons pu visiter… à Barcelone, à Chicago, à New York, à Paris, à Vienne,… C’est vaguement rassurant et définitivement déprimant… Que de conformité dans ce monde soi-disant marginal !

Il est 4h30 du matin… je commence à trouver cela long. En fait, quand il y a de la bonne musique, c’est court… et 6h00 arrive rapidement… sinon, je pars plus tôt… je me sens vieille et je trouve de plus en plus difficile de fêter jusqu’à 6-7h00 du matin. Mais ça dépend… je suis encore capable "d’être sur le party" si la musique est bonne. "Si la musique est bonne !" Est-ce un autre signe ? Suis-je une vieille radoteuse qui trouve que seule la musique qu’elle aime est de la bonne musique ? Pourtant j’aime de nouveaux bands… de nouvelles chansons…

Bon… un peu plus de fond de teint pour cacher ces rides d’amertume. Mais nous ne sommes jamais contents de ce qu’on a… les soirées ici sont ordinaires, mais elles le sont aussi à Montréal, Madrid, à Vienne, à Amsterdam, à Lausanne… L’herbe est toujours plus verte chez le voisin, ne dit-on pas ? En fait, les soirées sont amplement satisfaisantes et surtout, peu importe le genre de musique qu'on aime, il y a d'innombrables soirées qui se terminent toutes aux petites heures du matin... Cela fête beaucoup un espagnol ! Ça aime faire la fiesta, l'ai-je déjà dit ?

Nous sortons ce vendredi. Un show de « Combichrist » suivi d’une soirée dans un club… J’ai hâte… Ça fait parfois du bien de de danser, de sortir, même si l'envie est beaucoup moisn présente qu'avant. Je me souviens quand j'avais 27 ans (en fait, je me souviens exactement de la date de cette réflexion), je me disais que je voudrais éternellement sortir dans les clubs... que ce serait difficile en vieillissant d'arrêter de sortir - histoire de ne pas se sentir une vieille parmi les jeunes. Que ce serait horrible, que toujours j'aurais envie de sortir...

Mais finalement, ce n'est pas vraiment un problème... et l'envie de sortir est rare maintenant. Tout de même, parfois, c'est un petit besoin... besoin de danser, de sortir...

Je me demande... la musique sera-t-elle bonne demain ?


Posté par Laila_Seshat à 17:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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