27 novembre 2006
River’s Edge (1986)
Fiche Technique
Année : 1986
Langue : Anglais
Durée : 99
min.
Pays : États-Unis
Producteur :
John Daly, Derek Gibson, Sarah Pillsbury
Scénario : Neal
Jimenez
Cinématographie : Frederick Elmes
Musique originale : Jürgen Knieper
Distribution : Crispin Glover
(Layne), Keanu Reeves (Matt), Ione Skye (Clarissa), Daniel Roebuck (Samson 'John' Tollet), Dennis
Hopper (Feck), Joshua John Miller (Tim)
Synopsis
Un étudiant d’un high school
américain tue sa petite amie et laisse le corps près d’une rivière non loin de
sa ville. Il annonce le meurtre à sa bande d’amis. Le film présente ensuite les
réactions – ou absence de réactions- de ses amis suite à cette
« annonce ».
Commentaires
personnels
Il semble être un fait que ce
film, bien que pure fiction, est tout de même inspiré d’un fait réel qui s’est
déroulé dans les années 80 dans une ville de Californie. Un adolescent aurait
véritablement tué – et possiblement violé- sa petite amie puis laissé le corps
sur les lieux. Il aurait ensuite amené quelques amis voir le corps. Le crime –
malgré le nombre de gens qui auraient été « voir » le corps –
n’aurait pas été dévoilé. Plusieurs jours auraient passé avant que quelqu’un
ait finalement appelé la police.
Il n’y a que Layne qui
devient complètement obsédé avec l’idée de protéger John… de cacher le crime.
Une amie est morte, et bien protégeons celui qui l’a tuée car c’est aussi un
ami et il avait probablement ses raisons ! Voici l’idée de Layne.
Sources:
http://www.imdb.com/title/tt0091860/
http://rogerebert.suntimes.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/19870529/REVIEWS/705290301/1023
© 2006 Laila Seshat
14 novembre 2006
Gothic (1986)
Durée : 83 minutes
Pays : Grande-Bretagne
Directeur : Ken Russell
Producteur : Penny Corke
Virgin Vision/Artisan Entertainment
Scénario : Stephen Volk
Cinématographie : Mike
Southon
Au cours de cette soirée d’orages, quelqu’un
(certains disent Byron, d’autres Polidori –dans le film c’est Polidori) propose
que chacun écrive une histoire fantastique ou « gothique », une sorte de
concours entre eux. Byron suggère alors de faire également une « séance de
spiritisme» afin de donner vie à leur création littéraire – et en même temps à
leurs pires peurs et angoisses. C’est lors de cette soirée que naquirent deux
histoires célèbres : «The Vampyre» avec le premier vampire littéraire
aristocratique Lord Ruthven écrit par Polidori (longtemps faussement attribué à
Lord Byron) et «Frankenstein»
de Mary Shelley. Le film présente les événements étranges, les peurs,
angoisses, préoccupations et hallucinations de cette étrange soirée.
Images: © Virgin Vision (photos)
- http://www.feoamante.com/Movies/G/GothicMP.jpg
- http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr
/acmedia/medias/nmedia/18/35/82/61/18427599.jpg
- http://en.wikipedia.org/wiki/Gothic_%28movie%29
- http://www.imdb.com/title/tt0091142/
© 2006 Laila Seshat
05 novembre 2006
Naked Lunch (1991)
Année : 1991
Langue: Anglais
Durée: 115 min.
Pays: Canada / UK / Japan (VOA)
Titre français: Le festin nu
Directeur: David Cronenberg
Producteur: Gabriella Martinelli / Jeremy Thomas
Scénario: David Cronenberg (scenario) – tiré du roman de
William S. Burroughs
Cinématographie: Peter Suschitzky
Musique originale: Ornette Coleman / Howard Shore
Distribution: Peter Weller (Bill Lee), Judy Davis (Joan
Frost/Joan Lee), Ian Holm (Tom Frost), Julian Sands (Yves Cloquet), Roy
Scheider (Doctor Benway), Monique Mercure (Fadela).
Synopsis :
Inspiré par le livre du même nom de William S. Burroughs ainsi que par des événements de la vie de l’auteur et de ses hallucinations, le film Naked Lunch se déroule à New York dans les années 50. Le personnage central, William Lee, est exterminateur d’insectes sans grandes convictions qui voudrait être écrivain mais qui est incapable d’écrire. Lorsqu’il remarque que sa poudre insecticide disparaît, il découvre que sa femme, désoeuvrée, l’utilise pour se droguer et qu’elle le trompe avec ses amis. Lui-même sous l’effet de la poudre, il tue accidentellement sa femme en lui tirant une balle dans la tête.
Lors de ses hallucinations, Lee croit qu’il est un agent secret, que sa machine à écrire est en réalité un insecte et lui donne des ordres. Il s’enfuit donc à Interzone – peuplé d’insectes géants monstrueux qui le guident - où il écrit sur machine à écrire des rapports sur sa mission et qui deviendra le livre Naked Lunch. Dans ce « pays » qui est en fait un monde interne, il rencontre plusieurs personnages dont un double de sa femme qu’il devra tuer également afin de vivre pleinement son écriture et sa mission.
Commentaires :
Cronenberg a réussi une adaptation complètement hallucinante du livre Naked Lunch en s’inspirant également d’autres œuvres de Burroughs ainsi que d’éléments tirés de sa biographie et de ses visions provoquées par la drogues.
Difficile à suivre, le film offre plusieurs lectures et demande plusieurs visionnements. Les images sont hallucinantes et les visions des insectes-monstres troublantes. De nombreuses images charnelles et sexuelles sont également présentes. Sexualité, homosexualité, liberté charnelle et créatrice, inconscient… thèmes récurrents dans l’œuvre de Cronenberg et Burroughs.
La musique et la photo du film sont enivrantes et épousent parfaitement le texte. Le monde fictif du personnage est très bien transmis par le décor qui est clairement défini dans le film. Nous sommes dans un décor insolite et troublant qui transmet les hallucinations des deux auteurs.
On ne peut réellement « décrire » ou
« raconter » ce film. Et on ne peut en détailler toute la complexité
et subtilité –et même parfois les images grossièrement évidentes et résolument
« anales ». On ne peut essayer d’expliquer toutes les métaphores et
réflexions philosophiques. Il faut le voir. Comme c’est généralement le cas
dans ce genre de film, on aime ou on déteste !
Prix
Genie
Awards (Canada): 1992
Best
Motion Picture
Best
Director : David
Cronenberg
Best
Supporting Actress :
Monique Mercure
Best Art
Direction : Carol
Spier
Best
Cinematography : Peter Suschitzky
Best
Overall Sound :
Peter Maxwell, Brian Day, Don White, David Appleby
Best Sound Editing
Sources :
http://en.wikipedia.org/wiki/Naked_Lunch_%28film%29
http://www.imdb.com/title/tt0102511/
Photo: http://eu.art.com/asp/sp-asp/_/pd--10126485/sp--A/Naked_Lunch.htm
© 2006 Laila Seshat
02 novembre 2006
L'évangile de Marie: Myriam de Magdala
L'évangile de Marie:
Myriam de Magdala / Évangile copte du IIe siècle traduit et 
commenté par
Jean-Yves Leloup . -- [Paris]: Albib Michel, c2000. -- 225 p. : ill ; 18 cm. --
(Spiritualités vivantes) ; 177. -- ISBN 2-226-11731-8
Résumé / Verso
« Le corpus des Évangiles s’est enrichi, depuis la
découverte des manuscrits de Nag Hammadi, de nombreux textes fascinants
attribués à Thomas, Philippe ou encore Pierre. Parmi eux, « l’Évangile de Marie » est le seul attribué à une femme ;
écrit vers l’an 150, il est aussi un témoin précieux de ce christianisme
primitif que la traduction de Jean-Yves Leloup, théologien orthodoxe et
philosophe, nous permet d’approcher. Myriam de Magdala, cette Marie Madeleine qui fut le premier témoin de
la Résurrection, transmet ici les enseignements secrets qu’elle a reçus en
vision. La pécheresse des Évangiles canoniques se rélève alors comme l’amie
intime de Jésus, édtentrice d’une parole cachée même aux apôtres… »
Commentaire personnel
Indépendamment de ses croyances personnelles, ce livre est
vraiment très intéressant et pertinent. Cet évangile, apocryphe mais reconnu,
est pratiquement ignoré du public. Et pourtant, il s’agit d’un des textes
fondateurs du christianisme puisqu’il date – supposément - d’environ l’an 150.
Que l’on soit chrétien ou non, on ne peut nier l’impact de ce texte sur notre
société et notre culture. Nous avons ici, un évangile partiel mais qui je crois
nous « parle » infiniment plus que les évangiles connus.
Il est « écrit » par une femme qui aurait été un témoin
direct de l’enseignement mais également de la résurrection (après tout Renan ne
dit-il pas : « tout le christianisme est
né de l'imagination d'une femme») de cet homme qui a tout de même laissé un
message important –que l’on croit à son existence réelle ou non. Le texte nous présente
cette femme comme un témoin direct et une amie intime de cet homme. Il nous
présente également une parole différente…
Nous avons d’abord le texte en tant que tel : texte grec
et traduction, puis un commentaire très détaillé. Jean-Yves Leloup est un
théologien, philosophe et spécialiste de spiritualité. Son commentaire est
assez juste dans son ensemble et permet une réflexion personnelle.
Le texte est « différent »… je souligne entre autre : Jésus est nommé
Enseigneur (ce qui change beaucoup de chose), « comprenne qui pourra », le «
noûs », l’imagination, l’imaginal… Ce texte nous présente l’enseignement de cet
homme d’une toute autre façon… Et il nous présente la relation de cet homme
avec cette femme d’une toute autre façon : intimité –pas nécessairement
charnelle, mais peut-être. De toute façon, il nous présente le rôle de la femme
au même niveau (et même au premier plan) que celle de l’homme dans la
transmission des paroles de ce Jésus. Et des sentiments, émotions, traits
purement humains sont rétablis dans la façon de voir cette spiritualité.
Mais finalement ce qui m’a le plus frappé, c’est cet
apport de l’imagination, imaginal et ce « noûs »… choses qui sont complètement
occultés de ce qu’on nous montre habituellement de cette spiritualité.
Et en conclusion, peu importe notre spiritualité (et pour
la petite histoire, je suis résolument non chrétienne, même si cette culture
spirituelle me fascine), je crois fermement que pour notre culture générale,
pour élargir nos connaissances magickes, ce livre est extrêmement intéressant…
La lecture du livre peut (et d'après moi doit) être faite en dehors de
tout contexte ou croyances religieux catholique (ou autre)... Les idées
véhiculées dans le texte - et dans son analyse - sont très intéressantes et
peuvent mener à une réflexion philosophique, sociologique, et éventuellement magicke...
Que ce soit un évangile ou non, qu'il soit écrit par un
"témoin" de l'existence potentiel d'un prophète ou non... n'a aucune
importance pour apprécier les idées du livre.
Texte de l’Évangile disponible ici: http://www.livres-mystiques.com/partieTEXTES/Apocryphes/marie.html
Source de l'image: http://www.renneslechateau.com/librairie/relig-leloup.htm
© 2006 Laila Seshat
01 novembre 2006
This is Halloween
Je n’ai pas l’intention ici de faire un
exposé sur les origines et l’histoire de la fête d’Halloween. Plusieurs sites,
livres, articles existent sur le sujet. J’ai bien en préparation un texte mais
il est loin d’être prêt, alors je préfère attendre avant de le poster.
Plus une réflexion personnelle sur
l’Halloween… parce qu’ici… à Barcelone, on souligne à peine, dans quelques
boutiques et quelques bars, cette fête qui a tellement fait partie de mon
enfance et même de ma vie.
Je réalise que la fête telle que je la
connais est une fête essentiellement nord-américaine. Une fête qui est un
reflet de siècles de mélanges de multiples cultures d’immigrants irlandais, écossais,
anglais, français… un petit mix de plusieurs traditions et petit à petit on
continue à ajouter des couleurs à cette fête…
On pourrait y aller des origines celtes
liées à la date, raconter les différents cultes celtes, les déformations – ou apports
– romains, puis chrétiens… tout cela est extrêmement intéressant et je
rédigerai éventuellement un texte.
Mais l’Halloween que je connais est
tout autre… Enfant, j'ai toujours
"passé l'Halloween" (je suis québécoise) et ce sont parmi mes plus
beaux souvenirs d'enfance !!! Pas seulement le fait de récolter les bonbons (de
toute façon, mes parents m'en faisaient jeter la moitié !!!) mais tout ce qui
entourait cette soirée... Les journées entières passées depuis des mois à
prévoir mon costume, les fêtes chez les amis, les décorations qu'on fabriquait
ou achetait, les citrouilles qu'on décorait,... la soirée même : les maisons
décorées, les autres costumes, le fait de se promener tard le soir... les
petits frissons... Et plus tard... les soirées de films d'horreur, les partys
chez les amis, les sorties costumées...
Si j'avais
des enfants, il est certain que l'Halloween aurait une grande place... et il
est certain que je leur raconterais les origines et l'histoire de cette fête,
je leur parlerais même des diverses traditions à travers le monde... Commercial…
spirituel… je vois de grands débats sur plusieurs forums… Quand j'étais petite,
l'Halloween, n'avait rien de commercial, ni de spirituel.
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