Oui, je sais le temps passe. Et sauf quelques billets programmés, je n'ai pas trop le temps pour écrire. J'aimerais bien remarquez, car ça me manque énormément. J'espère avoir un peu de temps cette semaine... disons que les semaines qui DSC_5960viennent de passer furent assez délirantes... Voyons voir...

* La course des derniers jours de travail

Je travaille à Barcelone depuis 6 ans et des poussières. Mais l'ironie de la chose est que je travaille pour une entreprise québécoise. Je n'avais pas cet emploi en venant vivre ici... non, non... Je l'ai trouvé à partir d'ici, un peu par hasard, au détour de contacts catalans et québécois. J'adore mon travail, mais dernièrement, j'étais un peu lasse de mes fonctions. Les choses n'allaient pas comme je le voulais et j'avais besoin de passer à autre chose.

Après discussions et réflexions, je reviens au Quebec, mais je vais rester avec mon entreprise ! Mes fonctions vont changer un peu, ce dont je suis bien contente. Mais je vais rester en contacts avec l'Espagne.

Les derniers mois, les choses étaient un peu lentes ici. Bon, vous allez dire que c'est toujours lent ici, et vous avez bien raison ! Mais c'était particulièrement mort dernièrement.
Le 23 juin était ma dernière journée de travail officielle à ce poste. Je reprends le boulot au mois d'août à Montréal.

Mais évidemment... les dernières semaines furent absolument folles, folles, folles... je ne savais où donner de la tête, les courriels, les téléphones, les rendez-vous... Alors que les derniers mois, je passais les heures tranquillement, goutte à goutte... Là, ce fut la folie ! À un point que je vais devoir faire quelques présentations pendant le mois de juillet ! Et bien sûr pas question de ne pas répondre aux courriels qui s'accumulent ! 23 juin, je disais ? Hum hum...

*  La ronde des démarches qui continue

Bien entendu, malgré tout le travail qui s'est soudainement abattu sur moi, la liste de démarches à faire n'a pas voulu me donner une pause. Elle m'a assaillie de toutes parts. Et d'aller à la Hacienda, et de courir vers la Seguridad Social et pui, appeler à ceci et envoyer une lettre à cela.

Les choses ici sont hyper compliquées ! Annuler un contrat de service ici est horrible... Parle au service à la clientèle qui nous renvoie au service de "ce n'est pas ici" qui nous renvoie au service de "avant c'était ici mais maintenant vous devez appeler là-bas"... qui nous renvoie au service de "je n'ai aucune idée de ce dont vous me causez"...  Pour finalement se faire dire qu'il faut envoyer une lettre pour redire tout ce qu'on a déjà dit mais en plus.... Il est où le "laissez-passe A-38" ???

*  La visite de dernière minute

Pendant nos six années et des poussières de mois que nous avons passés à Barcelone, nous sommes retournés à Montréal 2 fois. Pour un total de 4 semaines. En revanche... les amis et la famille sont venus nous voir... heu... souvent ! Nous avons eu mon oncle, ma tante et ma cousine en visite, deux jours après avoir reçu nos meubles... puis la soeur de mon PisTout. L'année suivante, nous avons reçu les parents de mon PisTout, puis un ami et sa copine... Les années qui suivirent, nous avons reçu chaque année, de la famille et des amis ! Parfois, pour un repas... parfois pour quelques jours, souvent pour quelques semaines.

Pas une année sans plusieurs visites. Une semaine avant que nous n'annoncions notre retour à Montréal, le seul ami de Montréal qui ne nous avait pas encore rendu visite, nous annonce qu'il pouvait enfin venir à Barcelone. Bon, on l'aime bien cet ami, mais c'est que, hum hum, nous on revient au Québec à la fin juillet. Pas de problème, il viendra à la fin juin ! Et du 18 au 27 juin, un viel ami est venu nous voir et voir Barcelone ! Oh, on a beau dire aux invités qu'on travaille de la maison, c'est semble-t-il un concept difficile à comprendre. Et voilà... un 10 jours avec un ami qu'on aime beaucoup mais qui nous a pris pas mal de notre temps !

*  Le vol

Et puis, un jeudi, pas le dernier, l'autre d'avant. Nous avons été à la réception que le Bureau du Québec à Barcelone organisait pour la Saint-Jean. C'est toujours un peu spécial car la Saint-Jean est la fête nationale du Québec et une fête de la Catalogne aussi ! Ce fut une superbe soirée. Après la soirée, nous nous sommes arrêtés prendre un verre dans un bar que nous aimons beaucoup dans le Born, un quartier que nous adorons et dont nous nous ennuieront beaucoup.

Nous revenions tranquillement vers la maison. Il n'était pas très tard. Il y avait beaucoup de gens dans les rues. Il faisait enfin beau et les gens étaient enjoués. Tout près de chez moi, à côté de l'Arc de Triomphe, à même pas 10 minutes de marche... j'ai entendu une moto qui s'approchait derrière nous. C'est commun... les motos et les scooters, ce n'est pas ce qui manque ici ! Mais soudainement, j'ai senti mon bras tiré violemment... et mon sac à main s'échapper de ma main... J'ai crié... mon PisTout est parti à courir derrière la moto, mais c'était inutile évidemment.

Et me voilà, dans la rue, sans sac à main, sans papier, sans téléphone, sans clés... avec beaucoup de rage et de peur... Nous nous sommes rendus au poste de police pour la déclaration. Puis ce furent les téléphones pour annuler les cartes, le téléphone... Puis les heures suivantes, je crois que j'ai pleuré comme une petite fille. J'avais peur... mon Pistout a mis un meuble devant la porte d'entrée... j'avais peur qu'ils essaient d'entrer avec mes clés... après tout ils avaient mon adresse... Je sais c'est un peu nono, mais je ne pouvais pas trop contrôler mes émotions. Le lendemain, un serrurier est venu changer les serrures.

Puis, ce fut la ronde des papiers... court à la banque, court à la police pour la carte d'identité, court ici, court là-bas, appelle ici et réappelle là-bas... Comme si je n'avais pas assez de papiers et démarches à faire comme ça ! Heureusement, tout c'est fait assez rapidement, et j'ai à nouveau mes cartes... Mais je n'ai plus mon porte-monnaie achetés au Japon avec les petites porte-bonheur, je n'ai plus mon porte-clé acheté à Chicago et représentant la sorcière de la Belle au Bois dormant, je n'ai plus toutes les photos que je traînais dans mon porte-feuilles... Et ça... ça m'enrage encore plus que tous les problèmes de remplacement de carte...

Et je suis en colère car maintenant, quand je me promène, j'ai toujours peur d'entendre une moto... et je tiens mon sac comme une perdue... Je n'avais pas vraiment besoin de ce souvenir avant de quitter cette ville que j'adore quand même encore !

*  Et maintenant...

Et puis voilà... cette semaine, je fais des boîtes, je fais des papiers, je vais à la banque, je réponds à mes courriels du travail, je prépare des rendez-vous, j'essaie de voir les amis et la famille, je vais voir tous ces blogs et ces merveilleux articles que je n'ai pas eu le temps de lire... et j'essaie d'écrire un peu ! Ouf !!!!