maman01Maman a tort de Michel : roman /Michel Bussi. — [Paris] : Presses de la Cité, c2005. – 508 p. ; 23 cm. – ISBN978-2-258-11862-1

Quatrième de couverture

Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide.
Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple.
Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent.
Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche.
Le compte à rebours a commencé.
Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent.

Qui est Malone ?

L’auteur

Michel Bussi est né à Louviers en France en 1965. Il est professeur de géographie à L'Université de Rouen et directeur du laboratoire commun "Identité et Différenciation des Espaces, de l’Environnement et des Sociétés" (I.D.E.E.S) de l'Université de Rouen, du Havre et de Caen (Unité mixte de recherche du CNRS). Il a publié de nombreux articles et ouvrages dans son domaine, principalement en géographie du politique (géographie électorale, recompositions territoriales, etc.).maman02

Il commence à écrire de la fiction dans les années '90, mais ne parvient pas à se faire publier. En 2006, il publie enfin son premier roman, Code Lupin qui est un grand succès avec plus de 7 000 exemplaires de vendu. Son deuxième roman Omaha crimes paru en 2007 obtient de nombreux prix. Ses romans suivants connaissent tous le succès et il devient un auteur de romans policiers reconnu.

Site Web officiel de l'auteur, sa page Facebook, sa fiche sur le site de l'Université de Rouen,

Bibliographie partielle

  • Éléments de géographie électorale à travers l'exemple (1998)
  • Pour une nouvelle géographie du politique : territoire, démocratie, élection (2004)
  • Code Lupin (2006)
  • Omaha crimes (2007)
  • Mourir sur Seine (2008)
  • Sang famille (2009)
  • Un monde en recompositions. Géographie des coopérations territoriales (2009)
  • Nymphéas noirs (2011)
  • Un avion sans elle (2012)
  • Ne lâche pas ma main (2013)
  • N'oublier jamais (2014)
  • Gravé dans le sable (2014) (réédition revue et corrigée de Omaha crimes)
  • Maman a tort (2015)
  • Le temps est assassin (2016)

Mes commentaires

Parfois, on s'attend à tellement aimer une lecture que je crois qu'on ne peut qu'être déçu. C'est ce qui s'est passé avec ce roman. La quatrième de couverture m'avait immédiatement conquise. J'avais acheté d'autres romans de Michel Bussi pour la bibliothèque mais je n'en avais encore jamais lus. Mais celui-ci, je l'ai tout de suite noté. Et puis, les critiques du roman et de l'auteur étaient en général très bonnes. J'avais donc très très hâte de le lire. Puis j'ai attendu. J'ai attendu que nous le recevions, puis qu'il soit traité, puis qu'il soit disponible. Et j'ai attendu. J'aurais pu le réserver, mais je n'aime pas faire ça... je laisse nos abonnés emprunter les nouveautés. Mais ce fut long. Le livre était toujours emprunté. Ce qui ne faisait qu'augmenter mon envie de le lire. L'histoire me semblait très intriguante. Et j'avais vraiment hâte de me plonger dans ce suspense psychologique.

Ouf, quelle déception. Le roman n'est pas complètement mauvais. Mais ma lecture fut pénible, pénible, pénible. Et si ce n'avait été du fait que j'avais tellement eu envie de le lire et que cela avait pris des mois avant qui je puisse l'emprunter, j'aurais abandonné ma lecture à plusieurs reprises. Mais je me suis poussée à le lire jusqu'au bout.

Bon, commençons par l'histoire. Vasile Dragonman, le psychologue d'une école contacte la police car un élève, Malone, affirme que sa maman n'est pas sa maman. De plus, l’enfant affirme que son toutou lui raconte des histoires qui lui rappellent sa vraie maman et sa vie d’avant. La commandante Marianne Augresse n’accorde pas trop de foi à cette histoire, mais comme elle trouve Vasile de son goût – et que son besoin d’avoir un enfant devient pressant, horloge biologique oblige – elle enquête tout de même un peu. Mais tout semble normal, les parents vivent au même endroit depuis un certain temps, ont plein de photos du petit et les voisins n’ont rien à redire sur cette petite famille. La commandante ne voit pas ce qu’elle peut faire, surtout qu’elle est en charge d’une grande opération  policière sur un vol qui a mal tourné et toute son équipe est à la poursuite des braqueurs qui ont réussi à se sauver. Elle a donc autre chose à faire. Mais le psychologue insiste, Malone ne ment pas et il faut faire vite car il finira par oublier son histoire, la mémoire d’un enfant de 3-4 ans est éphémère.

Le roman entrecroise donc les deux intrigues : la quête de la vérité sur Malone et la poursuite des fugitifs. L’auteur ajoute à ceci les histoires de la peluche de Malone. Bien sûr, les deux intrigues vont finir par se rejoindre. Mais c’est long avant qu’on sache exactement comment et pourquoi. On se doute bien que l’enfant a un rapport avec le braquage, mais ça traîne.

Le petit Malone est un personnage très intéressant et il est au centre du roman. Il est intelligent et on ne peut que s’attendrir devant ses réflexions et son désir de ne pas oublier sa vie d’avant et sa vraie mère. On ne peut s’empêcher de penser que ce sont peut-être juste des histoires d’un enfant imaginatif, mais sa conviction est touchante.

Mais mis à part Malone, les autres personnages m’ont soit énervée, agacée ou laissée complètement indifférente. La plupart était des clichés ambulants : la policière en charge, femme forte, mais qui cherche désespérément un homme pour avoir un enfant, le beau psychologue à moto, la meilleure amie compatissante, les collègues machos ou vieillissant, le braqueur en chef cruel et sanglant, et j’en passe… Et je ne peux passer sous silence les noms des personnages : la commandante (avec un e, on le souligne à toutes les deux lignes) Marianne Augresse – car c’est une femme forte ; Vasile Dragonman – parce qu’il est roumain ; et puis Malone Moulin, Lieutenant Jibé Lechevalier, Lieutenant Pasdeloup,… c’est insupportable. Et comme, on répète sans arrêt les noms complets des personnages, je ne pouvais les ignorer. Cela enlevait à mes yeux toute crédibilité aux personnages. Il arrive que des gens aient des noms étranges – j’ai connu une Peggy Latortue – ou qui ressemblent à leur caractère ou travail – on peut penser à Pierre Plouffe, champion de ski nautique – mais là c’est comme juste trop !

Et puis, j’ai aussi trouvé insupportable les extraits du site enviedetuer.com. Non seulement, ils semblent insignifiants et sans aucun rapport avec l’histoire, mais quand on sait pourquoi on nous avait parlé de ce site, on ne comprend toujours pas pourquoi on s’est tapé tous ces extraits sans intérêt. Finalement, l’histoire est remplie d’invraisemblances et de coïncidences beaucoup trop faciles. Tout finit par s’emboîter et c’est trop simple.

L’auteur écrit bien mais je n’ai tout simplement pas accroché à son style et ses histoires.

Les mots de l’auteur

« - Qu'est-ce qu'elle te disait ta maman ? - Que tout ce qu'il y a dans ma tête va partir, comme les rêves que je fais la nuit. Mais qu'il faut que je me force à penser à elle. Et puis à notre maison aussi. À la plage. Au beateau de pirates. Au château. Elle me disait juste ça, que les images dans ma tête vont partir. J'avais du mal à la croire mais elle répétait toujours la même chose. Les images dans ta tête vont s'en aller. Elles vont s'envoler si tu ne penses pas à elles dans ton lit. Comme les feuilles sur les branches des arbres.» p. 27

Pour en savoir un peu plus…

  • Page Wikipedia sur l'auteur
  • Entretien avec l'auteur dans la revue EchoGéo
  • Critiques sur Critiques Libres
  • Avis sur Sens critique
  • Avis sur Babelio
  • L'avis de Serial Lectrice
  • L'avis de Léa TouchBook
  • Les avis de Lucie Merval et Sophie Peugnez sur le site ZoneLivre.fr : l'Univers du romanpolicier et fantastique
  • L'avis de Caroline sur le blogue Carobookine
  • L' avis de Johanne sur le blogue Livresse des mots
  • L'avis de Audrey891 sur le blogue Songe d'une nuit d'été
  • L'avis de La Livrophile
  • L'avis de Manou sur le blogue La Bulle de Manou
  • L'avis d'Exuline sur le blogue Exulire