31 octobre 2008

Joyeuse Halloween !

Et bien c'est cette journée encore !
Cette journée que j'aime tant...
Cette année encore, elle se passe sans enfants
déguisés dans les rues

et sans bonbons..

Hallo1.

Il fait un peu froid dehors,
il pleut
il fait gris
et ce soir, je vais m'enrober de ma
couverture chaude
et me plonger dans mes
films d'horreur préférés !

Un Joyeux Halloween !


"This is Halloween, this is Halloween
Pumpkins scream in the dead of night"

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29 octobre 2008

The Lottery

The Lottery / Shirley Jackson. – [New York] : The New Yorker, 1948.

lottery2Résumé :

Dans une petite ville américaine d'à peine 300 habitants, une vieille tradition a lieu à chaque mois de juin.

Tous les habitants se rassemblent sur la place publique pour la loterie annuelle. Les hommes discutent, les femmes potinent, les enfants s'amusent, les responsables de la fête préparent la boîte pour le tirage au sort et les morceaux de papier.

La loterie annuelle est importante mais personne ne semble se rappeler quand elle a commencé et pourquoi. Une fois tous le monde présent, chaque chef de famille va piger un papier dans la boîte. Le papier avec la marque noire indique la famille choisie. Chaque membre de la famille court ensuite la chance de gagner la loterie.

L’auteur :

Shirley Jackson est née un 14 décembre en 1916 à San Francisco en Californie. Diplômée de l’Université de Syracuse en 1940, elle se consacre éventuellement à l’écriture. Elle décède en 1965 à 48 ans, après une vie difficile, marquée par les maladies psychotiques.

Voir la biographie et la bibliographie partielle de l’auteur sur le billet consacré à son roman The Haunting of Hill House.

L'oeuvre :

Lorsque la nouvelle de Shirley Jackson, The Lottery, parut en 1948, la réaction du public surpris grandement l’auteur et le magazine The New Yorker qui publia le texte. D’innombrables lettres et appels de plaintes inondèrent la publication. Les lecteurs ne comprenaient pas la signification de l’histoire et étaient choqués par sa chute violente.

Bien que traditionnelle dans sa structure, le revirement final de la nouvelle et l’absence de développement des personnages ont semblé incompréhensibles et peu crédibles aux lecteurs. La critique générale de l’époque soulignait aussi qu’il était difficile de s’identifier aux personnages et qu’il était difficile d’interpréter le texte. On critiquait aussi le fait que les valeurs traditionnelles semblaient déformées et ridiculisées. Mais c’est surtout la fin qui choqua le public

Beaucoup de lecteurs cancellèrent leur abonnement à la publication, et l’auteur reçut des lettres haineuses. La nouvelle fut même censurée en Afrique su Sud. Certains ont même cru que ce genre de loterie avait eu lieu, ou même avait encore lieu, dans des coins reculés des Etats-Unis. Cette croyance venait surtout du fait que quelques villes et villages organisaient parfois des tirages et des loteries d’argent.

L’auteur dut finalement publier, à la demande des lecteurs, une explication à sa nouvelle. Celle-ci parut en dans le San Francisco Chronicle. Elle dut vivre pendant plusieurs années avec l’incompréhension du public et même de ses parents. En 1984, la nouvelle fut incluse dans une liste des 30 livres les plus souvent censurés ou bannis des écoles ou bibliothèques.

Aujourd’hui, la nouvelle est reconnue comme un pilier dans le genre et est acclamée par les critiques et analyses littéraires.

The Lottery fut publié de nombreuses fois dans divers recueils, journaux et magazines. La nouvelle fut de plus aussi adaptée pour la radio, la télévision, le cinéma, on en fit aussi un opéra, un ballet et une pièce de théâtre.

Texte complet : http://www.classicshorts.com/stories/lotry.html et http://www.americanliterature.com/Jackson/SS/TheLottery.html

Commentaires à suivre...

Citations :

The lottery was conducted--as were the square dances, the teen club, the Halloween program--by Mr. Summers. who had time and energy to devote to civic activities. He was a round-faced, jovial man and he ran the coal business, and people were sorry for him. because he had no children and his wife was a scold.

Sources :


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26 octobre 2008

VI. Le balai - Conclusion

Balaifin

Dernier article sur le balai. C’est que j’en ai assez de balayer. Ce ménage personnel me semble long et il faut dire que le ménage physique de la maison accapare mon balai.

Et puis, même si je sais que le balai a encore beaucoup à m’apprendre je commence à en rêver tellement j’ai lu et lu sur le sujet. Je le vois partout et sous toutes ses formes. Que symbolise le balai en rêve ? Beaucoup de choses… mais je crois que c’est surtout une obsession de terminer cette recherche. Donc, je me dis que c’est assez. Je rédige ce dernier texte et je passe à autre chose. Je n'’ai bien entendu fait que résumer mes lectures. D’autres ont été beaucoup plus loin - et beaucoup mieux - dans l’analyse du balai, de ses légendes et de sa symbolique.

Et donc du balai...

 



Articles précédents sur le balai:

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25 octobre 2008

IV. Le balai, digression

Petite digression sur le thème. En continuant mes lectures sur le balai dans le but de rédiger mon texte sur les relations entre le balai et la sorcellerie, j’ai souvent trouvé des articles traitant du « balai de sorcière » mais faisant références à un tout autre sujet.

Il m’a semblé intéressant de lire un peu plus sur le sujet et d’écrire quelques lignes. Après tout… j’aime bienRouilleBalai exploré tous les aspects d’un sujet…

Le « balai de sorcière » fait aussi référence à une maladie ou plus précisément à un champignon qui « attaque » principalement arbres et arbustes, en particulier les conifères.

Nom latin : Melampsorella caryophyllacearum
Nom complet français : Rouille - Balai de sorcière
Nom anglais : Yellow witches’ broom

En fait, la maladie du balai de sorcière fait référence à différentes maladies qui s’attaquent à différents arbres, arbustes et plantes. Ces maladies sont toujours provoquées par des champignons. On retrouve ces champignons dans plusieurs régions du monde, dont l’Amérique du Sud, l’Afrique, et l’Amérique du Nord. Ils attaquent surtout le sapin, l’épinette, le pin, le mélèze, etc.

Le cycle de vie du champignon est en général de deux ans. Au début de l’infection, les spores du champignon attaquent les bourgeons. On remarque alors un léger renflement sur les pousses. L’année suivante les poussent atteintes se développent en ramifications qui ressemblent à un balai « de sorcière ». Le risque d’infection est très grand et souvent le champignon se propage aux autres arbres. Et même si les aiguilles infectées tombent à l’automne, la maladie reste dans l’arbre infectée. Le champignon se transmet d’arbre en arbre, parfois par l’entremise des oiseaux.

RouilleBalai2On appelle cette maladie « rouille – balai de sorcière » à cause, d’une part la formation de branches touffues, d’autre part à cause de la couleur vert jaunâtre des aiguilles qui devint peu à peu de couleur jaune orangé. La maladie peut être mortelle pour l’arbre. Le champignon cause une sorte de tumeur sur les branches, ainsi que la brûlure des feuilles et bourgeons.

On parle souvent de cette maladie comme d’une excroissance, d’une greffe d’un nouvel arbre sur l’arbre affecté. Cette excroissance tue alors littéralement l’arbre affecté en suçant la sève. On considère alors que cette excroissance est une plante parasite qu’on appelle le « gui nain ». C’est ce « gui nain » qui est en fait le champignon, qui empêche la croissance de l’arbre.

Il existe différentes formes de la maladie, selon le type d’arbres affectés. Mais en général, on peut reconnaître la maladie à l’apparition excessive de rameaux denses sur une branche, ayant un aspect de balai.

Différents traitements existent. Pour en savoir plus, sur la maladie et sur les traitements, consulter les sources proposées plus bas.

Finalement… j’ai aussi trouvé quelques mentions de recettes de trempettes incluant ce qu’on appelle « balais de sorcières ». Ces balais sont des légumes coupés que l’on embroche sur une brochette envois au bout de laquelle on attache du papier brun découpé pour former une brosse… ;-) Ces balais et sa trempette sont servis principalement en période d’Halloween…

Ceci dit… il est temps que je commence à rédiger ce dernier texte sur les balais et les sorcières… il faudra voir si toute cette recherche et ces lectures m’aideront dans ce fameux ménage…

Sources :

http://www.cfl.scf.rncan.gc.ca/IMFEC-IDECF/maladies/dommages/typ_balaisorciere.html
http://www.gov.ns.ca/natr/protection/ipm/Sheets/IpmYell.htm
http://www.agrireseau.qc.ca/horticulture-arbresdenoel/documents/balai.pdf

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_du_balai_de_sorci%C3%A8re

Tous les articles sur le balai:

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24 octobre 2008

Ma vie télévisuelle : Situation familiale, partie 2

Parmi les familles télévisuelles qui peuplaient ma vie imagée, Lily Munster et sa famille furent un sans aucun doute une agréable surprise dans ce monde modèle. Une famille différente et étrange. Une mère parfaite, mais politiquement incorrecte – même si cette expression n’existait pas encore dans mon vocabulaire, je comprenais nettement… Mais cette famille unique cherchait tout de même à s’intégrer à leur environnement. Et essayait de paraître normale… et croyait se fondre dans la addamssociété de l’époque.


Une autre famille étrange quant à elle, n’avait rien à faire de s’intégrer à la société… ils se savaient complètement normaux, et c’était clairement les autres qui étaient étranges… La famille Addam se distinguait par cette inconscience qu’ils ne cadraient pas avec la définition acceptée de la normalité.

Contrairement aux Munsters, les Addams n’était pas une famille de classe moyenne. Ils étaient riches, ne travaillaient pas, et si les enfants allaient à l’école ce n’était que par obligation, car il était évident qu’ils auraient eu une éducation plus appropriée à la maison !


Les Munsters étaient clairement des « monstres » dans une société moderne… les Addams quant à eux étaient certes étranges et macabres mais leur nature n’était pas clairement définie ; leur vie est définitivement étrange, peuplée d’êtres bizarres, d’événements surnaturels… qui pour eux sont tout à fait naturels. Les Addams sont une famille unie, et toujours étonnée de voir comment vivent les gens autour d’eux et surtout de voir comment les gens réagissent à leurs actions…


Addams3Cette famille m’a semblé se distinguer encore plus des familles idéales et parfaites présentées alors à la télévision. Et je n’ai pu m’empêcher de tomber sous le charme des Addams. Morticia Addam, jouée à cette époque par une ravissante Carolyn Jones m’a paru une mère exceptionnelle… Belle, sombre, cultivée, aristocratique, étrange… elle s’occupait de sa maison et de sa famille, mais à sa façon… elle coupait les fleurs et gardait uniquement les tiges, elle rajoutait quelques toiles d’araignées s’il n’y en avait pas assez… Elle aimait ses enfants, mais ne les empêchait pas de vivre, et surtout ne les surprotégeait pas. L’amour entre elle et son époux, Gomez, était plus qu’évident, et ils ne se cachaient pas pour se déclarer leur flamme et pour s’embrasser… Elle était de toute évidence le pilier de sa famille, et était toujours prête à défendre celle-ci.


Ma mère me semblait plus près de Morticia Addams… un peu un mélange de Morticia et Lily… rien à voir avec les mères traditionnelles et parfaites, et cela m’a semblé très bien ainsi !


Titre original : Addams Family

Créé par : Charles Addams

Adapté d’une bande dessinée par Charles Addams (1937)

Producteurs: David Levy, Nat Perrin

Réalisateurs: Stanley Z. Cherry, Arthur Hiller

Scénario: Hannibal Coons, Harry Winkler
Genre: Comédie
Langue: Anglais
Couleur: Noir & Blanc
Pays d'origine: États-Unis
Durée: 30 minutes
Nombre de saisons : 64 épisodes

Années de diffusion : Septembre 1964 à Avril 1966

Addams2

Distribution :

  • Carolyn Jones: Morticia Frump Addams
  • John Astin: Gomez Addams
  • Ted Cassidy: Lurch
  • Jackie Coogan: Uncle Fester Frump
  • Ken Weatherwax: Pugsley Addams
  • Lisa Loring: Wednesday Friday Addams
  • Marie Blake: Grandmama Addams

The Addams Family fut d’abord une bande dessinée du dessinateur Charles Addams. Il créa cette famille pour le magazine New Yorker à la fin des années 1940. La bande dessinée représentant une famille sinistre, clairement en opposition avec les valeurs traditionnelles et plus légères de l’époque, fut adaptée pour la télévision dans les années 1960.

Pour en savoir plus sur Addams Family, consulter ces liens :


Générique du début (Addams Family)

They're creepy and they're kooky,
Mysterious and spooky,
They're all together ooky,
The Addams Family.

Their house is a museum
Where people come to see 'em
They really are a scream
The Addams Family.

(Neat)
(Sweet)
(Petite)

So get a witches shawl on
A broomstick you can crawl on
We're gonna pay a call on
The Addams Family.

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23 octobre 2008

V. Le balai et la sorcière

Dans l’imagerie populaire, on associe souvent la sorcellerie, principalement la sorcière, au balai. Les images de sorcières –habituellement nues - tenant un balai ou encore volant sur un balai sont très connues et utilisées. Le balai est donc aussi souvent devenu un symbole maléfique. On retrouve dans beaucoup de cultures, l’image de la sorcière enfourchant son balai pour s’envoler vers le sabbat. La sorcellerie étant souvent considérée comme maléfique, l’association fut facile à faire. Le balai devint un instrument maléfique.

 

L’image la plus répandue est celle d’un balai « médiéval » et on l’associe presque uniquement à la sorcière – peu au sorcier. De toute évidence, principalement, car c’est un objet associé aux tâches domestiques. On voit donc les sorcières avec des balais et souvent les sorciers avec des bâtons ou des fourches.

Le balai est parfois représenté comme objet ordinaire dans la maison de la sorcière mais le plus souvent on le voit comme un objet « enchanté » qui permet à la sorcière de s’envoler pour le sabbat. Elle l’enfourche alors et s’élance – souvent par la 14414803cheminée – pour rejoindre d’autres sorcières dans un endroit éloigné.

 

Malgré le fait que cette image est très connue, il existe peu de témoignages ou confessions – lors des procès de sorcellerie - de sorcières ayant utilisé ce « moyen de transport ». Les sorcières « confessant » plutôt de s’être rendu au sabbat à pied ou cheval. De plus, on cite souvent le cas de Guillaume Edelin, de Saint-Germain-en-Laye (près de Paris) – un prétendu sorcier –  et donc un homme comme premier cas de confession incluant le vol sur un balai (en 1453). Quelques confessions soulignent cependant l’utilisation d’un simple bâton, fuseau ou d’objets similaires pour se rendre au sabbat. La majorité de ces témoignages – la plupart du temps obtenus sous la torture, évidemment – précisent que les objets utilisés pour le vol sont enduits de baume, huile, crème « magiques » permettant à l’objet de voler. Quelques sources parlent aussi du fait que le balai était utilisé par la sorcière pour cacher son absence de son logis. Celle-ci plaçait un balai à sa place dans le lit. Le balai prenait forme humaine. La sorcière pouvait ensuite se rendre au sabbat par d’autres moyens.

Les balais ou bâtons sont aussi souvent utilisés lors de danses rituelles dans lesquelles les sorcières sautent, dansent et les chevauchent – sans toutefois s’envoler.

 

Dans la presque totalité des « témoignages » et « confessions », non seulement le balai est enduit d’une substance magique, mais certaines incantations sont également utilisées. Les noms de Satan, Lucifer et Diable sont souvent utilisés puisque les sabbats auxquels les sorcières sont sensés se rendre sont « présidés » par ces « démons ». De plus, on a souvent dit que le balai servait aussi à recevoir entités, âmes et esprits tel un réceptacle.

 

Comme mentionné plus haut, bien que cet acte fut peu relaté, au cours des siècles, la tradition populaire a conservé et propagé cette image de la sorcière s’envolant sur son balai et passant par la cheminée. On mentionne parfois, que cette image peut provenir de la coutume de pousser un balai dans la cheminée des maisons pour indiquer que la maîtresse de maison était absente.

 

Certaines sources notent que le balai était en fait le bâton utilisé lors de rituels par les sorcières et sorciers et que pour éviter d’être reconnus comme praticiens d’arts magiques, ces derniers « maquillaient » leur bâton en balai, objet usuel et commun des maisons.

L’image montrant une femme – sorcière – volant sur un balai est donc ancienne et bien ancrée dans l’imaginaire. Elle remonte non seulement au Moyen-Âge mais encore plus loin, puisqu’on peut trouver des traces de cette imagerie dans les mythologies celtique, nordique, germanique, romaine et grecque. On rattache alors le mythe de la « grande chasse sauvage » à la chevauchée des sorcières se rendant au sabbat. On mentionne souvent « Diane » comme déesse de cette chasse mythique et initiatrice de cette chevauchée magique. On cite aussi la chevauchée des walkyries menée par Odin. On identifie alors les walkyries aux sorcières et Odin à Satan. Les exemples sont multiples. Et les sorcières volent dans la nuit, souvent accompagnées des âmes damnées, d’êtres démoniques, de fées et autres esprits.

Cette chevauchée dans les airs est un mythe très ancien et peut être associé à la séparation du corps et de l’esprit, ainsi qu’à la liberté de l’esprit, à son élévation. Et le balai devient donc un symbole de voyage dans un autre monde, d’élévation de l’esprit, de décorporation, de voyage symbolique. On parle alors de symbole mystique et le voyage sur le balai symbolise le voyage sur d’autres plans – astraux ou cosmiques.

 

On a souvent dit que les sorcières enduisaient leur balai de différents onguents et graisses – selon toutes probabilités provoquant des hallucinations - et on dit que ces onguents permettaient la transe dans laquelle devait se trouver la sorcière pour exécuter son voyage. Le vol étant évidemment soit symbolique, soit réalisé sur d’autres « plans de réalité ». On suppose alors que la sorcière quitte son corps physique pour s’élever – élever son esprit vers des mondes astraux.

 

La composition du balai est également à étudier. Le bois utilisé est très important et change la symbolique de l’objet. Par exemple, on utilise du frêne pour le manche, représentant l’esprit et l’air, l’arbre du monde « yggdrasil » ainsi que l’extase par laquelle est possible le vol de l’esprit ; le saule sera utilisé pour lier la brosse au manche, le saule représente alors la lune ainsi que le brouillard qui doivent être traversés et les brindilles de bouleau qui font la brosse représentent la grande déesse qui permettra à la sorcière de se purifier et de renaître. D’autres bois peuvent être donnés en exemple.

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22 octobre 2008

Une sorcière et un balai

Cette chanson de Inkubus Sukkubus est une de mes préférées, après Belladonna and Aconite bien sûr... J'aime beaucoup ce groupe britannique. Leur mélange de musique gothique et de heavenly voices, avec leur touche franchement païenne m’a toujours beaucoup plu. En fait, on dit apparemment du « pagan goth anglais » ou encore du « rock gothique païen »… peu importe. J’aime la musique qui est marquée par l’énergie de la guitare et la batterie mais aussi par les sons plus mélodiques. Mais j’aime surtout la voix de la chanteuse Candia Ridley.

Les deux principaux membres fondateurs, Candia et Tony Mac Cormarck, donnent un axe résolument païen à leur musique et à leurs textes : les sujets touchant la religion, la sorcellerie, la relation avec la nature, les dieux et déesses, les légendes, la roue de l’année, le paganisme en générale. On retrouve aussi des thèmes touchant au vampirisme, au romantisme, et autres thèmes plus sombres.

Les albums ont pour titre : Beltaine (1992), Belladonna & Aconite (1993), Wytches (1994), Heartbeat of the Earth (1995), Vampyre Erotica (1997), Away with the Faeries (1998), etc. On retrouve sur ces albums des chansons intitulées: All the Devil’s Men, Beltaine, Craft of the Wise, Lammas Song, Pagan Born, Samhain, Rune, Song to Pan, Wild Hunt, Dark Mother, Hecate Cerridwyn, etc.

J’avais vraiment été enchanté par leur prestation lors d’un spectacle que j’avais vu à New York, il y a quelques années… très simple, très lyrique mais à la fois très énergique.

Basor1La chanson Belladonna And Aconite est un de leur gros succès… je ne me lasse jamais de cette chanson et elle a toujours pour effet de me donner des frissons et de me remonter le moral. Je ne peux m’empêcher de sourire et de bouger un peu. Et je ne peux m’empêcher de chanter, même si ma voix est bien loin de celle de Candia.

La chanson Wild Hunt reprend encore ce même thème. Un vol à travers les éléments, une rencontre brutale et douce, un combat, un abandon.

Aujourd’hui, ces chansons m’ont aussi rappelé que j’ai encore un texte en préparation sur les balais !!! Les paroles m’ont remise dans le sujet et m’ont redonné envie de poursuivre ce travail… le balai et la sorcière… symbole et surtout, image archi connus. Et je crois que les chansons vont chercher plusieurs symboles et éléments de cette association de la sorcière chevauchant son balai et s’envolant pour le sabbat… en particulier la référence à la belladonna et l’aconite qui donnent le don du vol ainsi qu'à la chasse sauvage… le fait que ce soit peut-être dans un rêve… que ce soit une course dans le plan astral… et l’idée d’être perdu à jamais dans son propre esprit… Je trouve toutes ces images dégagées des paroles de ces chansons si évocatrices de la relation entre le balai et la sorcière.

Il faut vraiment que je termine la dernière partie de mes recherches sur le balai… encore tant de choses à comprendre !

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21 octobre 2008

Wild Hunt

Wild Hunt

Inkubus Sukkubus

Herne, Herne, Herne, Herne!
Come with bright eyes a-flashing
Come with your dark hounds crashing
Come rend the sky asunder
Come with the rain and thunder
Break all that lies before you
Take all that dies around you
Ride with the Hounds of Hell
Fly with the Hounds of Hell
Take me to the Wild Hunt
Break me with the Wild Chase
Take me with the Wild Hunt
Take me riding wildly with the Wild Hunt now
In darkest green you move now
With oak and ash and thorn now
The cloak thats swathed around you
Denies Ive finally found you
Ive sought your untamed beauty
Within the hearts of men
Ive found both love and cruelty
In equal parts within
Come with those bright eyes flashing
And with your hounds a-crashing
I feel Ive always known you
Tho none would ever own you
Proud Herne to ride beside you
And leave the dying day
But who knows who is hunted
And who shall be the prey

Encore des mots d'Inkubus Sukkubus... encore pour me rappeler la sorcière et son balai....

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20 octobre 2008

III. Le balai, symbole sexuel

Avant d’aborder plus en profondeur la relation entre le balai et la sorcière, je me pencherai un peu sur la symbolique sexuelle du balai –qui a tout de même plusieurs liens avec les sorciers et sorcières.

Le balai est clairement associé à une symbolique sexuelle dans nombres de textes et légendes. Plusieurs coutumes folkloriquesBalai6 comportant un balai peuvent se rattacher à un contexte sexuel.

Très souvent, on retrouve le balai comme symbole purement phallique et donc masculin. Il devient alors une représentation du pénis en érection, principalement le manche.

À la fois un symbole féminin et un symbole masculin, la symbolique sexuelle du balai est souvent réduite au bâton (masculin) pénétrant le buisson (féminin). Certains peuples, dont supposément les Celtes, considéraient donc le balai comme une représentation des organes génitaux masculins et féminins.

Le balai volant – image principalement rattaché aux sorcières et sorciers – représente l’activation de la sexualité des sorciers (de sexes féminins et masculins) qui leur permettra de s’élever au dessus des besoins et désirs humains ordinaires et communs. Ce symbole essentiellement phallique est également symbole des puissances que le balai devrait vaincre ou dominer – puissance sexuelle – mais qui permettent à l’utilisateur de celui-ci de s’emporter et s’élever.

La nature de cette élévation est intimement liée à la maîtrise du praticien sur sa propre sexualité. Principalement sur leur propre énergie sexuelle et son utilisation dans les actes magickes.

La façon dont est tenu le balai doit en soi être différente selon le sexe du praticien. Le balai est « enfourché » pour le vol manche en avant et branches à l’arrière lorsque le praticien de sexe masculin et le contraire, c’est-à-dire manche en arrière et branches en avant pour le praticien de sexe féminin.

On peut d’ailleurs lire que le balai enfourché par la sorcière est une représentation du pénis ou encore d’un pénis artificiel – tel un godemiché. D’ailleurs dans l’ouvrage « A Dictionary of Slang, Jargon and Cant » publié en 1889 par Albert Barrere et Charles Godfrey Leland, les auteurs nous apprennent que l’expression «  a broom-handle », en français « un manche à balai », était anciennement utilisée pour définir un godemiché ou un pénis artificiel. L’expression « le balai » représentait quant à elle, les organes génitaux féminins. Et donc, l’expression « avoir une brosse » ou « avoir un balai » (« to have a brush ») signifiait avoir une relation sexuelle.

On peut d’ailleurs facilement interpréter les mentions de relations sexuelles des sorcières avec le « diable » comme une allusion à l’utilisation de godemiché. En effet, les descriptions de ces relations ou du pénis du diable parlent souvent d’un « membre » excessivement long et froid, sobre et rude.

Le balai est également souvent utilisé dans les traditions païennes de mariage ou union entre l’homme et la femme. Une coutume qu’on retrouve fréquemment est le saut du balai. Les personnes unies lors de la cérémonie vont sauter par-dessus le balai, symbolisant ainsi le passage à une nouvelle étape de leur vie. Ce saut se veut un symbole joyeux et qui termine la cérémonie.

Le balai est parfois tenu au-dessus d’un chaudron – symbole double de sexualité, le balai représentant la masculinité (ou encore à la fois le masculin et le féminin) et le chaudron, symbole féminin. Le couple doit se tenir par la main et sauter ensemble démontrant ainsi la symbiose de la relation et la puissance de l’union.

Finalement, la symbolique de la sorcière chevauchant le balai et volant au-dessus des champs est une claire manifestation d’une tradition antique visant à influencer la fertilité de la terre des champs pour obtenir de bonnes récoltes. La tradition voulait que les femmes montaient sur des balais et courraient et sautaient dans les champs. La hauteur des sauts permettait de déterminer l’abondance de la récolte. Le balai – encore une fois symbole phallique et donc masculin – et la femme qui le chevauchait fertilisaient la terre.

Mais les liens entre le balai et la sorcellerie sont multiples.

À suivre...

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19 octobre 2008

II. Encore un balai - Quelques superstitions

Balai3

Superstitions et traditions diverses

Toujours dans une perspective de nettoyage personnel, je continue de me pencher sur le balai.  Étonnant parfois, ce qu'on découvre sur un objet familier. Et étonnant, ce que parfois on se souvient en lisant ces superstitions... des choses qu'on nous a dites, il y a des années, et qu'on avait oubliées.

Voici quelques superstitions trouvées ici et là… parfois avec une origine, souvent non, car les origines se croisent souvent et on retrouve dans plusieurs régions, pays, les mêmes superstitions. Et mon but n’est pas ici de les retracer ou même de les expliquer… juste les lire avec un sourire. Certaines m’ont déjà été racontées… avec souvent beaucoup de sérieux, d’autres m’étaient totalement inconnues.

  • Il ne faut jamais pencher un balai contre un lit. Car, dit-on, les mauvais esprits y      jetteront un sort. D’autres disent encore que cela pourrait présager un décès.
  • Il ne faut pas balayer son perron après la tombée de la nuit car cela pourrait amener un étranger à venir vous rendre visite.
  • Balayer la nuit chasse le bonheur de la maison et peut même chasser et blesser les âmes qui se promènent tranquillement chez soi.
  • Il ne faut jamais apporter son ancien balai lorsqu’on déménage. Il vaut mieux en acheter un nouveau.     
  • Il ne faut pas balayer la poussière vers l’extérieur de sa maison – mais plutôt la ramasser – car la chance s’enfuirait avec elle.
  • D’après certains textes, certains peuples d’Afrique croient que lorsqu’on frappe un homme avec un balai, on le rend impuissant. Mais apparemment que les Écossais croient que frapper un homme avec un balai lui apportera de la chance.
  • Si l’on veut qu’un visiteur quitte enfin notre logis, il suffit de retourner un bala derrière une porte.
  • Aux Antilles (mais aussi ailleurs), on croit que balayer les pieds de quelqu’un – soi-même y compris – peut causer malheur. Certains disent que cela porte malheur en général ou encore que la personne ne se marierait jamais. On peut cependant chasser ce mauvais sort, si la personne qui balaie crache sur le pied sur lequel le balai a passé.
  • On plaçait parfois des balais dans les coins sombres ou derrière les portes pour éloigner les démons.

J’ai parlé dans un autre billet des vertus de purification du balai, autant physiques que symboliques… On retrouve donc beaucoup de superstitions liées à cette idée de purification.

  • Si l’on veut empêcher un invité indésirable de revenir chez soi, il suffit de bien balayer, après son départ,  la pièce ou l’endroit où il se trouvait lors de sa visite.
  • Pour empêcher les mauvais esprits de venir chez soi, ou dans un lieu précis, il faut balayer devant la porte. Mais jamais après la tombée de la nuit – on sait que cela peut entre autres, nous faire venir un étranger – ou le jour de la Toussaint.     
  • Selon certaines superstitions chinoises, l’exorcisme des cadavres se fait avec un balai. Le balai près du lit permet de balayer les maladies – et par le même coup d’expulser les lutins ! (http://classiques.uqac.ca/classiques/dore_henri/C19_manuel_superstitions_chinoises/manuel_superstitions.rtf . -- MANUEL DES SUPERSTITIONS CHINOISES  par  le P. Henri DORÉ, S. J.)
  • Utiliser un balai fait en branche d’aubépine chassera le chef de famille. 

La pluie semble aussi avoir des liens avec le balai – on a déjà vu que le balai peut être associé à l’eau en tant qu’élément de purification.


  • Pour attirer la pluie, on peut faire tremper un balai dans de l’eau. D’ailleurs on dit que lorsqu’il pleut en janvier c’est à cause d’une sorcière qui trempe son balai dans un seau.

Finalement, le balai peut aussi servir à indiquer certaines choses...

  • Suspendre un balai à une porte de maison indique qu’il y a une jeune fille à marier dans la demeure – et que celle-ci sait très bien faire les tâches de la maison !!!     
  • En Inde – et ailleurs -  lorsqu’une femme brandit un balai, c’est qu’elle est très en colère

Le balai est multiple !!! Et je n'ai pas encore abordé l'aspect "sexuel" du symbole, ni même ses relations avec la "sorcière" !!!

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Posté par Laila_Seshat à 08:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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