02 février 2011

Ma vie télévisuelle: Une petite maison, une épiphanie

Quand j'étais petite, la télévision faisait partie de ma vie. N'allez pas vous imaginez que je ne faisais que regarder la télé. Loin de là. Je jouais dehors tous les jours. Je jouais seule ou avec mes amis à la maison. J'avais un monde imaginaire immense. Je lisais sans arrêt. Mais je regardais aussi beaucoup la télévision. Je regardais beaucoup d'émissions pour enfants, évidemment. Mais je regardais aussi plusieurs émissions que ma mère regardait.

1Je ne peux pas dire que je me souviens vraiment de la première fois que j'ai vu un épisode de La Petite Maison dans la Prairie. Je crois que c'était en français, mais c'était peut-être en anglais. Ma mère écoutait autant la télévision en français qu'en anglais. Mais, je suis pas mal certaine que c'était la traduction en français.

Non, je ne me souviens pas de la première fois que j'ai vu un épisode, mais je me souviens d'avoir écouté religieusement la série. De l'avoir regardée avec passion et émotions. D'avoir ri et pleuré. D'avoir chialé et espéré. D'avoir aimé et détesté certains personnages. Mes émotions ont évolué au cours des années et avec les personnages. J'ai littéralement grandi avec la série.

Mais au début, j'écoutais la série avec la passion de mon enfance. Et avec mes yeux d'enfants. J'aimais cette famille avec mon coeur d'enfant. Tout ce qui leur arrivait m'affectait. Et je me souviens que ma mère me disait parfois de ne pas pleurer, que c'était juste "une émission"... que Laura allait bien... que Mary n'était pas aveugle... Mais j'étais une petite fille et j'étais très attachée à la famille Ingalls.

Jusqu'à...... Je ne me souviens pas de la date exacte, mais je me souviens parfaitement de ce moment. Nous étions à l'épicerie Steinberg, juste à côté de chez moi. Nous attendions en ligne à la caisse avec le panier. Il y avait des magazines à potins bien placés pour qu'on les regarde en attendant notre tour. Et sur la couverture, il y avait leur photo. Charles et Caroline. Vous savez le père et la mère. J'étais jeune mais je savais lire. Et j'ai lu le titre.

Je ne me souviens plus très bien du titre. Mais cela disait que les acteurs ne se parlaient plus. Ah... je me souviens tellement avoir michael_landon9achalé ma mère pour qu'elle achète le magazine. Elle a soupiré et elle l'acheté devant mon expression qui devait sûrement être affolée. Car j'étais horrifiée. Que se passe-t-il chez les Ingalls ? Aussitôt arrivée chez moi, je me suis plongée dans la lecture de l'article. Ça parlait de chicane de salaire, de froid sur le plateau et de choses du genre.

Et c'est à ce moment que j'ai véritablement réalisé que les acteurs et les personnages étaient deux entités complètement différentes ! Oui, j'ai eu une révélation. Et pourtant, je crois que je le savais. Mais en fait, pas tout à fait, pas complètement. Les autres émissions que j'écoutais étaient surtout des dessins animés et des émissions pour enfants. Je regardais La Petite Maison dans la Prairie et je savais que c'était une émission. Mais dans le fond de moi, en quelque part, j'avais l'impression que cette famille existait réellement et qu'on la filmait tous les jours. Et oui, je voyais bien que l'époque n'était pas la bonne. N'allez pas chercher à comprendre une petite fille très imaginative et passionnée des Ingalls.

Les deux choses étaient possibles. Ils existaient et je les regardais vivre toutes les semaines. Les acteurs étaient réellement les personnages, même si je savais qu'ils n'avaient pas vraiment les mêmes noms. Et donc, cela allait de soi que Charles et Caroline étaient mariés et s'aimaient. De lire le contraire m'a attérée et je crois que je n'ai pas écouté l'émission pendant quelques semaines. Je fus incapable - pour un certain temps - de regarder Charles et Caroline s'embrasser alors que je savais qu'ils ne s'aimaient pas dans la "vraie vie".

C'était un monde qui s'éclatait. Un imaginaire très réel qui s'évanouissait. Je n'avais plus vraiment le choix de savoir, d'admettre, que, finalement, ce n'était qu'une émission. Une fiction. (J'ai été bien heureuse plus tard de découvrir qu'une Laura Ingalls avait vraiment existé, mais ça c'est une autre histoire!) C'est très difficile à expliquer... je savais que c'était faux mais en quelque part, je voulais croire que c'était vrai. Et je le croyais. Mais un jour, mon imaginaire télévisuelle est devenue une réalité bien différente de ce que je croyais et j'ai perdu une partie de mon enfance.

little_house_on_the_prairieTitre original: Little House on the Prairie

  • Créé par : Micheal Landon
  • Producteurs éxécutifs : Micheal Landon, Kent McCray, John Hawkins
  • Musique : David Rose
  • Genre : Drame
  • Langue : Anglais
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Durée : 60 minutes
  • Nombres d’épisodes : 205 épisodes (9 saisons)
  • Années de diffusion : 1974 à 1983
  • Diffusion au Québec : à partir de septembre 1976
  • Diffusion en France : à partir de décembre 1976

Distribution :

Melissa Gilbert : Laura Ingalls (1974-1983)
Micheal Landon : Charles Ingalls (1974-1983)
Karen Grassle : Caroline Ingalls (1974-1982)
Melissa Sue Anderson : Mary Ingalls (1974-1981)
Lindsay et Sidney Greenbush : Carrie Ingalls (1974-1982)
Scottie MacGregor : Harriet Oleson (1974-1983)
Richard Bull : Nels Oleson (1974-1983)
Jonathan Gilbert : Willie Oleson (1974-1983)
Alison Arngrim : Nellie Oleson (1974-1982)
Matthew Laborteaux : Albert Quinn Ingalls (1976-1983)
Dean Butler : Almanzo James Wilder (1979-1983)
Victor French : Isaiah Edwards (1974-1983)

Série américaine basée sur un série de romans pour enfants par Laura Ingalls Wilder (1867-1957) décrivant l'enfance romancé de l'auteur. La série raconte l'histoire d'une famille américaine de fermiers vivant au XIXe siècle dans le Minnesota. Ils vivent à Plum Creek près d'un village du nom de Walnut Grove.

La série est pricipalement basée sur la vie de Laura Ingalls à partir de son arrivée dans le village, de son enfance à sa vie d'adulte.

La série connue un très grand succès et reçue de nombreux prix. Elle se termina en véritablement en 1982 et une "suite" fut crée autour de la vie de Laura et de son époux Almanzo : The Little House : A new Beginning. La série se termina en 1983. Quelques films pour la télévision et des émissions spéciales furent par la suite filmés.

Sites à consulter:

 

Posté par Laila_Seshat à 03:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


30 janvier 2011

Le moment captif d'un dimanche: dérailler

DSC_2262_copy"Je trouverai un chemin, ou j'en ferai un" [William Cecil Burleigh]

On suit un chemin. Puis un autre. Chaque jour amène un chemin. Parfois plusieurs. Il faut alors choisir.

Parfois, le chemin ne nous dit rien de bon. On le boude. On décide de ne pas le suivre. Et on attend qu'un autre chemin apparaisse.

Certains diront qu'il ne faut attendre qu'un chemin se décide à passer devant nous. Il faut le créer de toute pièce. Il faut en inventer le tracé. Il faut bâtir la route, mettre de l'asphalte, aligner les rails, dessiner son chemin.

Il faut suivre un chemin. Sans oublier de ne pas se laisser conduire. Car les chemins sont parfois difficiles. Parfois trompeurs. Le chemin peut parfois s'emparer de nous. Il se moque de nous. Il ne donne pas la bonne direction, se cache, se perd dans ses détours et des courbes.

Il faut regarder le chemin, l'évaluer, l'analyser, le rêver. Il faut l'observer et ne pas manquer de se renseigner sur la longueur du trajet. On prend le chemin, on l'adapte, on l'invente, on le suit et on oublie surtout pas de se laisser dérailler de temps à autre...

"Chaque homme doit inventer son chemin" [Jean-Paul Sartre]

Posté par Laila_Seshat à 07:44 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 janvier 2011

Pour en finir avec le Moyen Âge - Suite

Pour en finir avec le Moyen Âge / Régine Pernoud. -- [Paris] : Éd. du Seuil, 1979. -- 158 p. ; 18 cm. -- ISBN DSC_0601978-02-005074-6. -- (Coll. Points : Histoire ; no 38). -- Comprend un index.

Commentaires personnels

Publié en 1977, l'ouvrage de Régine Pernoud demeure malheureusement encore très pertinent. Toute la période que l'on appelle communément le "Moyen Âge" est encore méconnue et beaucoup d'idées reçues et clichés la définissent dans l'imaginaire des gens.

Régine Pernoud tente donc dans son livre de rectifier les erreurs sur le Moyen Âge. Elle aborde beaucoup de sujets: l'art, la femme, la féodalité,... Le livre est peut-être un peu court pour tant de sujets différents et on a parfois l'impression de ne faire qu'effleurer le sujet. Et on voudrait plus d'information. Mais l'ouvrage demeure très intéressant et divertissant. L'auteur prend un ton très familier et nous raconte plusieurs anecdotes personnelles.
Ce qui en fait peut-être un livre très subjectif. On note de toute évidence la passion de l'auteur pour le Moyen Âge, mais on ressent aussi son opinion négative sur la Renaissance. Il est vrai cependant que celle-ci a nettement contribué à donner une mauvaise image à l'époque qui la précédait.

Le livre est très facile d'accès et se laisse lire comme un roman. On passe de préjugé en préjugé et il est très intéressant de voir certaines visions de cette -ces- période corrigées. Il est aussi parfois très enrageant de voir qu'encore aujourd'hui beaucoup de gens ne connaissent pas cette période et conservent des idées négatives et fausses. Le Moyen Âge prend peu de place dans l'enseignement de l'histoire et c'est dommage. Tant de choses furent accomplies et découvertes pendant ces siècles... près de 1000 ans ! L'auteur analyse d'ailleurs la profession même d'historien pour la critiquer ouvertement.

Et avec une phrase comme ça, je ne peux qu'adorer !  "La règle, c'est que l'étudiant en littérature fasse une thèse sur Proust et que l'étudiant d'histoire accepte de s'intéresser à tout, sauf à la période médiévale" (p.132). Pour la "petite histoire", je voulais tout sauf faire une thèse sur Proust (brrrrr...) pendant mes Études littéraires et j'ai opté pour la littérature médiévale ! Alors !!! :D

L'avis de Schlabaya

Premier article

Extraits

 "... Dans la vision, dans la mentalité de ce temps (et non seulement du XVIe siècle, mais des trois siècles suivants) il y aurait eu deux époques de lumière : Antiquité et Renaissance - les temps classiques. Et, entre les deux, un « âge moyen » - période intermédiaire, bloc uniforme, « siècles grossiers », « temps obscurs »." p. 15

" [...] le passage bien connu du Trésor de Brunetto Latini expliquant à ses lecteurs, au milieu du XIIIe siècle la rotondité de la terre. "Tiens me dit-elle, très étonnée, je croyais que Galilée avait été brûlé vif au Moyen Âge pour avoir dit que la terre était ronde." Je lui expliquai que sa phrase contenait trois erreurs historiques : Galilée n'avait pas découvert que la terre était ronde ; on le savait depuis plus de quatre siècles. Ensuite il n'avait pas été brûlé vif, mais seulement emprisonné, ce qui était déjà une manière bien peu courtoise de traiter quelqu'un qui s'avisait pour la première fois que la terre tourne autour du soleil. Enfin le tout ne se passait pas au Moyen Âge. Là, pour la convaincre, j'ai dû avoir recours au Larousse en vingt volumes. C'Est avec un intense étonnement qu'elle a dû admettre que "l'affaire Galilée", que chacun attribut au Moyen Âge, appartient bien à l'époque classique, puisqu'elle a eu lieu en 1633." p. 100

Sources à consulter

Posté par Laila_Seshat à 00:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

24 janvier 2011

Pour en finir avec le Moyen Âge de Régine Pernoud

DSC_0601Pour en finir avec le Moyen Âge / Régine Pernoud. -- [Paris] : Éd. du Seuil, 1979. -- 158 p. ; 18 cm. -- ISBN 978-02-005074-6. -- (Coll. Points : Histoire ; no 38). -- Comprend un index.

Quatrième de couverture

Méprisés pendant des siècles, encensés par les Romantiques, ces mille ans d'histoire ont presque toujours été recouverts de la crasse de l'ignorance. Godiche ne vient-il pas de gothique ? Féodal ne désigne-t-il pas l'obscurantisme le plus indécrottable ? Moyenâgeux les vieilleries poussiéreuses ?

Grâce à ce livre décapant, mille ans d'histoire émergent enfin - le Moyen Age est mort, vive le Moyen Age !

L'auteur

Régine Pernoud est née en 1909 à Château-Chinon (Nièvre) en Bourgogne. Elle grandit à Marseille au sein d'une famille de 6 enfants. Elle obtient une licence de Lettres à l'Université d'Aix-en-Provence en 1929. Elle poursuit ses études à l'École nationale des chartes. Elle obtient son doctorat de lettres en 1933. Elle devra cependant attendre 14 ans avant d'obtenir un poste lié à ses études. Pendant ses études et avant d'obtenir un poste, elle travaillera comme répétitrice, préceptrice, pernoud1agente de classement de différents fonds d'archives. Elle poursuit également ses études en muséologie à l'École du Louvre pendant cette période et commence ses travaux d'historienne.

Finalement, en 1947, elle est nommée conservateur au musée de Reims. Elle sera ensuite, en 1949, conservateur au musée de l'Histoire de France, puis aux Archives nationales. Elle fondera en 1974 le centre de documentation historique Jeanne d'Arc d'Orléans. Pendant sa carrière d'historienne et médiéviste, elle publiera de nombrexu ouvrages scientifiques mais également de vulgarisation destinés au grand public.

Elle décède le 22 avril 1998 à Paris.

Bibliographie partielle

  • L'Unité française (1944)
  • Lumière au Moyen Âge (1944)
  • Les villes marchandes aux XIVe et XVe, impérialisme et capitalisme au Moyen Âge (1948)
  • Vie et mort de Jeanne d'Arc (1953)
  • Les grandes époques de l'art en Occident(1954)
  • Les Gaulois (1957)
  • Les croisés (1959)
  • Un Chef d'État, Saint Louis de France (1960)
  • Histoire de la bourgeoisie en France (2 vol.) (1960-1962)
  • Les Croisades (1960)
  • Histoire du peuple français (4 tomes) (1961)
  • Croyants et incroyants d'aujourd'hui (1962)
  • Jeanne d'Arc par elle-même et par ses témoins (1962)
  • Notre-Dame de Paris (1963)
  • L'Histoire des rois mages : selon l'Évangile de saint Matthieu (1964)
  • La Formation de la France (1966)
  • Aliénor d'Aquitaine (1966)
  • 8 mai 1429, la libération d'Orléans (1969)
  • L'histoire racontée à mes neveux (1969)
  • Jeanne devant les Cauchons (1970)
  • Héloïse et Abélard (1970)
  • Beauté du Moyen Âge (1971)
  • La Reine Blanche (1972)
  • Les Templiers (1974)
  • Pour en finir avec le Moyen Âge (1977)
  • Les Hommes de la Croisade (1977)
  • La femme au temps des cathédrales (1980)
  • Sources de l'art roman (1980)
  • Jeanne d'Arc (1981)
  • Christine de Pisan (1982)
  • Le Tour de France médiéval : l'histoire buissonnière (1982)
  • La Plume et le parchemin (1983)
  • Jeanne et Thérèse (1984)
  • Les Saints au Moyen Âge : la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ? (1984)
  • Saint Louis et le crépuscule de la féodalité (1985)
  • Le Moyen Âge pour quoi faire ?(1986)
  • Isambour : la reine captive (1987)
  • Richard Cœur de Lion (1988)
  • Jeanne d'Arc et la guerre de Cent ans (1990)
  • La Femme au temps des croisades (1990)
  • La Vierge et les saints au Moyen Âge (1991)
  • La spiritualité de Jeanne d'Arc (1992)
  • Villa Paradis : souvenirs (1992)
  •  Hildegarde de Bingen : conscience inspirée du XIIe siècle (1994)
  • Réhabilitation de Jeanne d'Arc, reconquête de la France (1995)
  • Les Templiers, chevaliers du Christ (1995)
  • Celui par qui la Gaule devint chrétienne (1996)
  • Jardins de monastères (1996)
  • Martin de Tours (1996)
  • Saint Jérôme : père de la Bible(1996)
  • Jeanne d'Arc, Napoléon : le paradoxe du biographe (1997)
  • Histoire et lumière (1998)
  • Visages de femmes au Moyen Âge (1998)

Résumé

L'ouvrage de Régine Pernoud entend démystifier cette grande période de notre histoire qui est le Moyen Âge. Elle s'attarde plus précisement au Moyen Âge français et aborde dans chacun des chapites un sujet différent: l'art, la place de la femme, la religion, l'éducation, la féodalité, etc.

Ce petit livre tente d'affronter et corriger les nombreuses idées reçues et préjugées sur cette période méconnue. L'auteur nous présente donc un Moyen Âge diversifié, étonnant, et composé en fait de périodes bien différentes.

Commentaires personnels à suivre...

Extraits

"Dans les actes notariés il est fréquent de voir une femme mariée agir par elle-même, ouvrir par exemple une boutique ou un commerce, et cela sans être obligée de produire une autorisation maritale. Enfin, les rôles de la taille (nous dirions les registres du percepteur), lorsqu'ils nous ont été conservés comme c'est le cas pour Paris à la fin du XIIIe siècle, montrent une foule de femmes exerçant des métiers : maîtresse d'école, médecin, apothicaire, plâtrière, teinturière, copiste, miniaturiste, religieuse, etc.

Ce n'est qu'à la fin du XVIe siècle, par un arrêt du Parlement daté de 1593, que la femme sera écartée explicitement de toute fonction dans l'état." p. 97

Sources à consulter

Posté par Laila_Seshat à 01:10 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

23 janvier 2011

Le moment captif d'un dimanche : insouciance

DSC_0581"Quand la souris nargue le chat, c'est que son trou n'est pas loin" [Proverbe nigérien]

Mais l'écureuil lui, même s'il sait que son nid n'est pas loin, n'y pense pas vraiment quand il vient manger tranquillement sur notre terrasse arrière. Il est bien tranquille. Il peut déguster tranquillement ses noix... il n'a pas peur du chat. Il le regarde même parfois... il le nargue calmement. Et le chat, lui, il devient fou. Il saute partout. Il plonge vers cette fenêtre qui l'empêche d'attraper cet effronté.

Qui le nargue et nargue, protégé par la fenêtre. Tous les jours. Il faut dire qu'on offre quotidiennement l'occasion à l'écureuil de venir narguer notre chat dans son salon. On pourrait lui mettre ses noix, près de l'arbre qu'il habite. Mais non, on les met devant la fenêtre.

Et le chat observe l'écureuil venir rassasier sa faim tous les jours. Et il se dit qu'il ne perd rien pour attendre.... le printemps arrivera bientôt. Et qu'il mange donc maintenant ses noix cet écureuil effronté... Car il se pense peut-être immortel mais quand le chat sortira, il a besoin d'y retourner rapidement dans son trou, car le chat prendra sa revanche.

C'est que c'est un félin sauvage notre chat. Il oublie ses manières quand il voit l'écureuil. Nous n'existons plus, il quitte nos genoux, et cesse de ronronner et il fonce vers la fenêtre, les oreilles baissés, le dos frémissant, les crocs sortis. Il se cache dans les rideaux pour l'observer et étudier cet étourdi. Il analyse et perfectionne sa technique de chasse. Il se pratique même sur des petits écureuils en peluche.

Ne vous inquiétez pas... nous les mettrons près de l'arbre les noix quand le chat sortira. Car il sortira, le chat.... et l'écureuil ne reviendra plus sur le balcon... enfin... j'espère !

"Au fond, personne ne croit à sa propre mort, et dans son inconscient, chacun est persuadé de son immortalité" [Sigmund Freud]

Posté par Laila_Seshat à 22:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,


21 janvier 2011

Les archives de Pauline: Encore un anniversaire

Une mère c'est l'amour, oui c'est l'amour
C'est un roman à chaque jour
Le roman d'un vie
D'un instant ou d'une seconde

[F. Gignac]


21

Comme chaque année
à cette date, je pense à toi.
Je me lève et je te souhaite silencieusement
un joyeux anniversaire.

Puis soeurette appelle
et me dit:
"tu sais que c'est aujourd'hui?"
Je lui réponds toujours
"oui, c'est aujourd'hui".
Et puis papa m'appelle.
Je ne dis rien...
j'attends qu'il en parle s'il le veut.

Habituellement, il parle de tout et de rien
mais juste avant de raccrocher, il le dit:
"elle aurait eu... ans, aujourd'hui"
et je réponds toujours
"oui, et elle n'aurait pas été contente!"

Tu aurais eu 71 ans
et tu aurais rouspété, encore.
Je sais, je sais...
mais je te souhaite tout de même
un joyeux anniversaire maman...

Posté par Laila_Seshat à 17:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

14 janvier 2011

Et il faut recommencer... allons-y pour un Top10

Bon, je l'avoue... j'ai du temps. Mes soirs ne sont plus envahis par les travaux et le dépaquetage de boîtes. Oh, nous n'avons pas fini et il reste encore beaucoup beaucoup de choses à faire... mais le gros coup est donné et on a décidé de prendre le mois de janvier relax... et recommencer petit à petit.

Books02_619x685_copyLes lectures et l'envie d'écriture sont revenus. Mais je bloque... je ne sais plus trop comment recommencer à écrire. Donc, j'ai décidé de tricher un peu et d'y aller avec la facilité... il y a quelques mardis, j'ai vu passé un Top 10 et je me suis dis que ça serait une façon intéressante de me lancer à l'eau. Ok, nous ne sommes n'y mardi et ce Top Ten date de quelques semaines... mais bon, j'ai déjà avoué que je trichais un peu, alors...  Et en plus... apparemment que ce Top Ten est un peu une petite tricherie avec les vrais Top Ten... enfin, je m'y perds un peu, mais on d'autres l'expliquent superbement... ;)

Donc, voici mon Top Ten "Les livres qu'on a lus et relus" - qui j'avoue n'est pas si facile que ça ! Parce que des livres que j'ai lus et relus, ben, y'en a un char pis une barge, comme on dit ! Surtout par plaisir, parfois par obligation (études littéraires obligent) et souvent pour les deux... 

10. En attendant Godot /
Samuel Beckett

Je crois avoir lu En attendant Godot au moins 3 o 4 fois, en plus de l'avoir vu au théâtre et en avoir joué des extraits dans un cours de théâtre. Je connais des extraits par coeur et quand je lis la pièce, je fais encore parfois certains gestes. Ma première lecture fut un véritable coup de foudre.

9. L'avalée des avalés /
Réjean Ducharme

J'ai deux exemplaires de ce livre. Une vieille édition que j'avais acheté pour à peine 2 $ et qui est toute usée par de nombreuses lectures: les miennes et celles d'autres lecteurs. Le livre tombe littéralement en morceaux, les pages sont jaunes, rugueuses et elles sentent le vieux livre. J'ai donc acheté une nouvelle édition du roman, mais sans pouvoir jeter la vieille... Elle a trop de vécu et de bons souvenirs... et en plus ça s'adonne que c'est une 1ère édition de ce roman que je lis régulièrement quand j'ai envie de jouer avec les mots.

8. Perceval ou le Roman du Graal / Chrétien de Troyes

De tous les romans de la Table Ronde, ce roman inachevé de Troyes demeure mon préféré. Je l'ai lu et étudié, j'ai rédigé des analyses et je l'ai relu... J'aime le fait qu'il soit inachevé, et tout le mystère qui plane sur les intentions de l'auteur. J'aime les conjonctures, les hypothèses et ses suites pas toujours heureuses.

7. Pride and Prejudice / Jane Austen

Mais oui... j'ai aussi lu et relu Jane Austen. De tous ses livres c'est celui que j'ai lu le plus grand nombre de fois et c'est celui que je visionne sans arrêt - avec Colin Firth, bien entendu ! Et si je n'ai pas encore commenté un livre d'Austen ici, c'est que tant d'autres l'ont fait que cela me gêne un tout petit peu ! J'adore ce roman et chaque fois que l'ouvre pour le lire (pas toujours en entier, souvent juste des passages) j'y découvre quelque chose de nouveau !

6. Viou /
Henri Troyat

Alors là... cette Viou, je l'ai tellement lu et relu que je ne prends pas la peine de compter. J'aimais tellement ce roman quand j'étais petite et j'ai déjà parlé de mon expérience de lecture une fois, je ne vous lasserai pas en la réexpliquant ! Et finalement, je l'ai encore feuilleté quand je l'ai sorti de sa boîte, il y a quelques semaines... évidemment !

5. Little Women / Louisa May Alcott

J'avoue que je n'ai pas lu Little Women avant mes 20 ans... avant je lisais Les Quatres filles du Docteur March ! Et ses suites... et j'ai vu les films encore et encore à diverses époques et avec différents acteurs. Je ne peux dire que j'aimais beaucoup Amy, et j'en veux toujours à Jo et à Laurie, et je rageais toujours aux mêmes endroits et les larmes me viennent toujours aux yeux encore aujourd'hui.

4.  The Outsiders / S.E. Hinton

Je ne calcule plus le nombre de fois que j'ai lu et vu ce film ! 20-30 fois ? Peut-être plus !
Les mots de S.E. Hinton ont marqué la jeune adolescente que j'étais lorsque j'ai vu le film tiré de son livre pour la première fois. Et ses mots m'ont encore conquise lors de la lecture de son oeuvre. Encore aujourd'hui, je ne peux voir le film sans aller me plonger dans le livre. Il est si court - trop court - que je le relis à chaque fois.

3.
Les Malheurs de Sophie - Les Petites filles modèles - Les Vacances / La Comtesse de Ségur

Disons que je les ai lus souvent. Je dis cela car enfin... je les ai lus plus que souvent ! Ils sont encore dans un tiroir bien à l'abri et il m'arrive de les feuilleter. C'est mon enfance, ces trois petits livres. Oh, j'avais bien d'autres livres de la Comtesse, mais ce sont ceux que j'ai lu le plus souvent. Et qui ont marqué le plus ma jeunesse. Je me rappelle vaguement avoir vu des images à la télé des Malheurs de Sophie, mais ce sont véritablement les livres qui m'ont marquée.

2. Le Survenant / Germaine Guèvremont

J'ai hésité ici... Le Survenant (que j'ai lu et relu) ou les Poésies complètes de Nelligan (qui ne cède pas sa place comme livre lu et relu !). Mais comme le Survenant demeure encore trop souvent un incompris, j'ai choisi ce roman. On ne parle jamais assez de ce magnifique roman !

1. Agatha Christie

Encore et encore et encore... j'ai exactement 80 petits livres d'Agatha Christie et je les ai tous lus et relus un nombre horrifiant de fois ! Et c'est sans compter quand je les empruntais à la bibliothèque pendant mon adolescence ! Et je continue toujours à en relire. Parfois quand j'ai une panne de lecture... je me tourne vers mes incontournables ! Et le goût revient. Même si maintenant, après toutes ces lectures, je connais pratiquement toutes les histoires par coeur (je peux même vous dire quand elle reprend certaines idées d'un roman à l'autre ;))... je ne me lasse jamais de les relire. Et maintenant, je veux les acheter et lire en anglais... J'aime absolument tout de ces romans !

Ouf... c'était finalement très difficile tout ça... et j'aurais pu faire un Top 50 de mes relectures. J'aurais pu mentionner Moi, Christiane F, que j'ai aussi lu des dizaines de fois et qui m'a vraiment troublée... Ou encore Different seasons de Stephen King que je lis et relis... ou Gigi de Colette, ou tous les Tolkien, ou, ou, ou.... oh il y en a trop ! Et moi qui court après mon temps pour lire les livres de ma PAL... ;)  Tant pis... je m'en vais me chercher un Agatha, tiens !

Posté par Laila_Seshat à 11:15 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

31 décembre 2010

Une nouvelle année !

DSC_9873Et une nouvelle année se pointe le bout du nez par la fenêtre. Elle se prépare... bien sûr elle est déjà arrivée pour plusieurs... elle arrive dans quelques heures pour nous. C'est qu'elle est coquine et s'étire dans tous les sens. Bonne amie du temps, elle peut jouer avec le moment de son arrivée... Et elle est secrète, la vilaine. Elle ne veut pas nous dire ce qu'elle nous réserve pour les jours qui seront marqués du 2011.

Partout on célèbre son arrivée. En famille, entre amis, dans les bars... en grand ou doucement ! Certains fêteront dans un club, d'autres souperont avec la famille, à minuit, plusieurs regarderont feux d'artifices. Du champagne, du cidre, du cava coulera, des raisins seront mangés...

Nous avons choisi de rester tous les deux cette année. Nous avions plusieurs invitations et demain, nous allons dans la famille, mais ce soir, c'est au coin du feu, tout doucement, que nous verrons l'année passée nous quitter et la nouvelle arrivée. La dernière année fut énervante, épuisante, épeurante et exitante... On verra ce que la prochaine année nous apportera ! 

Une Joyeuse et Heureuse
Nouvelle Année à tous !


et un gros merci
à vous tous qui passez ici et
ne m'oubliez pas...
vous m'avez beaucoup touché et
j'ai vraiment apprécié tous vos mots

À une prochaine année remplie
d'amitiés et de mots !

Posté par Laila_Seshat à 18:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

30 décembre 2010

Chanson de Noël : Vive le vent

Et les chansons de Noël ont retrouvé le chemin de ma maison encore une fois cette année. Et même de la voiture. Comme chaque année, j'ai sorti mon "album de Noël"... toujours plus de chansons viennent faire partie de ma liste... Mais bien sûr, les chansons traditionnelles font parties de ma liste et pour la plupart ce sont des chants que je connais depuis mon enfance:
"Au Royaume du Bonhomme Hiver", "Promenade en traîneau", "Mon beau sapin", "Il est né le divin enfant"... et ainsi de suite !

Évidemment, j'ai d'abord connu les chansons en français, puis certaines en anglais. J'ai ensuite connu les deux versions... Le Petit Rennes au Nez rouge et Rudolf the Rednose Reindear... J'ai Vu Maman Embrasser Le Père Noël et "I saw Mommy kissing Santa Claus"... Parfois les paroles sont sensiblement les mêmes, parfois fort différentes...

DSC_9885Une chanson que j'aime beaucoup est "Vive le Vent". J'ai d'abord connu la version en français... Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ! Une chanson que l'on apprenait à l'école et qui résumait bien l'hiver et le Temps des fêtes de mon enfance...

Vive le temps, vive le temps
Vive le temps d'hiver
Boule de neige et jour de l'an
Et bonne année grand-mère...

C'était festif, joyeux, entraînant... et encore aujourd'hui, cette chanson me rappelle les journées trop courtes à jouer dans la neige et les nuits scintillantes des repas et des veillées du Temps des Fêtes.

Quelques années plus tard, j'ai bien sûr entendu le Jingle Bells... j'imagine que c'est probablement dans les magasins... J'ai bien sûr réalisé que c'était le même air, mais je ne comprenais pas vraiment les mots. Et puis j'ai enfin appris l'anglais, et j'ai réalisé que les paroles étaient en fait, assez différente. Qu'importe, les deux versions sont belles et entraînantes... et font partie de mon disque de Noël !
DSC_9903
Mais je suis curieuse... quelle version est la première ? Alors, vous me connaissez... j'ai cherché, fait mes recherches booléennes et voici...

Et bien, c'est  James Lord Pierpont, un ministre, compositeur et organiste américain qui composa cette chanson en 1857. Il composa supposément sa chanson dans une taverne de Medford dans le Massachussetts. L'édifice porte encore une plaque disant que la chanson fut composée à cet endroit. Le titre original était "The One Horse Open Sleigh" et l'auteur se serait inspiré des courses de traîneaux en vogue à l'époque. Il modifia cependant le titre quelques années plus tard, en 1959, pour Jingle Bells. Le titre invitant les gens à faire tinter les cloches joyeusement en se promenant en traîneau.

Le premier enregistrement de la chanson date de 1898. Elle fut enregistrée par le Edison Male Quartet sur un cylindre phonographique.

Fait cocasse, la chanson fut tout d'abord composée pour l'Action de Grâce américaine, la Thanksgiving. Mais elle était si populaire qu'on la chantait aussi à Noël et elle est devenue rapidement un cantique des Fêtes.

Bing Crosby, The Andrew Sisters, Ella Fitzgerald, Elvis Presley, nombreux sont les artistes qui ont chanté Jingle Bells. Elle fut adaptée en français en 1948 par Francis Blanche. Titrée "Vive le Vent", elle fut interprétée par de nombreux artistes, Dalida, Mireille Mathieu, Ginette Reno, etc. Les paroles ont été changées pour la version française, mais l'esprit joyeux et la musicalité des cloches de Noël ont été gardé.

À lire:

Jingle Bells

Dashing through the snow
In a one horse open sleigh
O'er the fields we go
Laughing all the way
Bells on bob tails ring
Making spirits bright
What fun it is to laugh and sing
A sleighing song tonight

Oh, jingle bells, jingle bells
Jingle all the way
Oh, what fun it is to ride
In a one horse open sleigh
Jingle bells, jingle bells
Jingle all the way
Oh, what fun it is to ride
In a one horse open sleigh

A day or two ago
I thought I'd take a ride
And soon Miss Fanny Bright
Was seated by my side
The horse was lean and lank
Misfortune seemed his lot
We got into a drifted bank
And then we got upsot

Oh, jingle bells, jingle bells
Jingle all the way
Oh, what fun it is to ride
In a one horse open sleigh
Jingle bells, jingle bells
Jingle all the way
Oh, what fun it is to ride
In a one horse open sleigh yeah

Jingle bells, jingle bells
Jingle all the way
Oh, what fun it is to ride
In a one horse open sleigh
Jingle bells, jingle bells
Jingle all the way
Oh, what fun it is to ride
In a one horse open sleigh


Vive le vent


Sur le long chemin
Tout blanc de neige blanche
Un vieux monsieur s'avance
Avec sa canne dans la main
Et tout là-haut le vent
Qui siffle dans les branches
Lui souffle la romance
Qu'il chantait petit enfant :

Refrain:
Vive le vent, vive le vent
Vive le vent d'hiver
Qui s'en va sifflant, soufflant
Dans les grands sapins verts...
Oh ! Vive le temps, vive le temps
Vive le temps d'hiver
Boule de neige et jour de l'an
Et bonne année grand-mère...
Joyeux, joyeux Noël
Aux mille bougies
Quand chantent vers le ciel
Les cloches de la nuit,
Oh ! Vive le vent, vive le vent
Vive le vent d'hiver
Qui rapporte aux vieux enfants
Leurs souvenirs d'hier...

Et le vieux monsieur
Descend vers le village,
C'est l'heure où tout est sage
Et l'ombre danse au coin du feu
Mais dans chaque maison
Il flotte un air de fête
Partout la table est prête
Et l'on entend la même chanson :
(Refrain)

Boule de neige et jour de l'an
Et bonne année grand-mère !
Vive le vent d'hiver !

Posté par Laila_Seshat à 06:20 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

26 décembre 2010

Et c'est le Temps des Fêtes !

Il a neigé...
Que du blanc
devant la maison.

Après le réveillon du 24 décembre
dans notre chez nous
alors que nous recevions enfin
pour une première fois...
Après le repas du 25 décembre
dans la famille
où nous avons tous trop mangé...

DSC_0005

Ce soir,
nous faisons notre souper
de Noël...
tous les deux...

Un petit repas tranquille
quelques cadeaux...
Un moment pour réaliser
tous les changements...
pour profiter de notre nouvelle vie

Ce soir,
il fait froid.
Nous ferons du feu
dans la cheminée
pour la première fois.

Un Joyeux Noël à tous !

Et un superbe Temps des Fêtes !

Posté par Laila_Seshat à 15:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,