La maison assassinée
Critique de lecture
La
maison assassinée / Pierre Magnan. – [Paris] : Denoël, 1991. -- 345 p. ; 18
cm. – ISBN 2-07-037659-1. – Coll. Folio ; 1659.
Quatrième de couverture :
Au début du siècle, cinq personnes sont massacrées à coup de couteau dans une
auberge de Haute-Provence. Seul un bébé de trois semaines échappe
miraculeusement à la mort. En 1920, un survivant croit découvrir les coupables,
mais deux d'entre eux, un nouveau riche et le propriétaire d'un moulin a huile,
sont assassinés à leur tour avant que Séraphin Monge ait pu accomplir sa
vengeance. Insensible à l’amour des filles, obsédé par le visage de sa mère qui
hante ses cauchemars, tout entier voué à la découverte d’il ne sait quel
secret, le justicier Monge entreprend par ailleurs de démolir la maison maudite
de fond en comble…
L’auteur :
Pierre
Magnan est né le 19 septembre 1922 à Manosque du département
Alpes-Haute-Provence. Il débuta ses études dans la sa ville natale jusqu’à
l’âge de 12 ans. Puis à 13 ans, il travaille comme typographe dans une
imprimerie de Manosque. À l’âge de 20 ans, pendant l’Occupation de la France,
il sera appelé aux Chantiers de jeunesse, mais n’y restera pas longtemps.
En 1946
paraît L’Aube insolite, son premier
roman acclamé par la critique mais que le public ignore. D’autres romans
suivent, mais n’ont pas plus de succès auprès du public. Il continue d’écrire
mais doit travailler pendant 27 ans dans une entreprise de transports
frigorifiques. Alors qu’en 1976, l’entreprise de transports doit le licencier
par manque de travail, il écrit un autre roman intitulé Le Sang des Atrides qui
obtient enfin le succès auprès de la critique mais aussi auprès du public. Il
reçoit en 1978, le prix du Quai des Orfèvres pour son œuvre.
Suivra
ensuite en 1984 son œuvre la plus connue, La
Maison assassinée, pour laquelle il obtient le prix RTL-Grand Public.
D’autres romans suivront dont plusieurs furent primés. Quelques unes de ces
œuvres furent également adaptées au cinéma dont La Maison assassinée.
Âgé
aujourd’hui de 85 ans, il vit encore dans le département Alpes-Haute-Provence,
dans la ville de Forcualquier. Amoureux de sa région, la plupart de ses romans
s’y situent. De ses propres mots, il aime « les vins rouges de
Bordeaux, les promenades, les animaux, les conversations et la contemplation de
son cadre de vie »… Il a surtout écrit des romans policiers mais pas
uniquement. Il se considère « l’écrivain des pauvres » et milite pour
que les livres soient publiés directement en format poche pour « épargner
tous les arbres sacrifiés ».
Site de l’auteur : http://www.lemda.com.fr/
Bibliographie
sommaire :
- L'aube
insolite (1946 - réédition 1998)
- Le Sang des Atrides (1977 –
réédition 2004)
- Le Commissaire dans la
truffière (1978)
- Le Secret des Andrônes (1980)
- Le Tombeau d'Helios (1980,
réédition 2004)
- Les Charbonniers de la mort (1982)
- La Biasse de mon père (1983)
- La Maison assassinée (1984)
- Les Courriers de la mort
(1986)
- La
naine (1987)
- L'Amant du poivre d'âne
(1988)
- Le mystère de Séraphin Monge (1990
- Pour saluer Giono (1990)
- Les secrets de Laviolette (1992)
- Périple d'un cachalot (manuscrit de 1940 – édité en 1951, 1986 et 1993)
- Les Promenades de Jean Giono, (album) (1994)
- La Folie Forcalquier (1995)
- Les Romans de ma Provence (album)
(1998)
- Un grison d'Arcadie (1999)
- Le parme convient à Laviolette (2000)
- L'Occitane
(2001)
- Mon théâtre d'ombres (2002)
- Apprenti (2003)
- Un monstre sacré (2004)
- L'enfant qui tuait le temps
(2004)
- Ma Provence d'heureuse
rencontre : Guide secret (2005)
- Laure du bout du monde (2006)
Citations :
« Une chevêche ululait dans un arbre. Au loin,
portée par la houle d’un vent sans racines, la musique d’une viole guidant un
bal mourant s’effilochait parmi les pins des collines. » p. 66
« Séraphin apporta une échelle double qu’il
dressa contre la façade. Il monta sur le toit. Il décolla une tuile. Il la
jeta. Elle éclata sur les dalles de la cour aux rouliers avec un bruit
d’assiette cassée. Et il recommença une fois, dix fois, cent fois. À la fin de
cette journée une plaie béait sur le toit de La Burlière. » p.85
Sources :
























